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Le 17 mai 2007 restera dans l’histoire car c’est le jour de la réunion des deux branches de l’Eglise orthodoxe russe.
UNE HISTOIRE, DEUX MISSIONS
L’Eglise orthodoxe russe a vécu pendant la plus grande partie du XX siècle dans un état de division en deux branches : l’Eglise « dans le pays », Patriarcat de Moscou, et celle en dehors du pays, l’Eglise Orthodoxe Russe Hors-frontières (EORHF). Cette division s’est produite à la suite de l’avènement du pouvoir soviétique en 1917. L’existence séparée de ces deux branches s’est déroulée, il convient de le souligner, dans des conditions de très grande dignité.
Les Hors-Frontières ont pendant plus de 80 ans assumé la vie des diocèses et des paroisses étant en charge des fidèles russes, puis non seulement russes, en dehors du pays. L’EORHF a dès sa formation regroupé non seulement les évêques venant d’émigrer mais aussi les paroisses qui se situaient hors du pays, très nombreuses en Europe occidentale, le diocèse d’Amérique du Nord, les deux diocèses de l’Extrême-Orient, etc. ainsi que la mission orthodoxe en Palestine. Au prix d’efforts considérables le Synode de l’EORHF a réussi à regrouper tous les diocèses de Chine, du Japon, d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale.
L’EORHF s’en est tenue pendant toute son existence au maintien de la stricte tradition et a donc immuablement condamné le rénovationnisme et l’œcuménisme ainsi que ceux qui au XX siècle préconisaient ces dérives,essentiellement les représentants du Patriarcat de Constantinople.
UNE HISTOIRE, DEUX MISSIONS
L’Eglise orthodoxe russe a vécu pendant la plus grande partie du XX siècle dans un état de division en deux branches : l’Eglise « dans le pays », Patriarcat de Moscou, et celle en dehors du pays, l’Eglise Orthodoxe Russe Hors-frontières (EORHF). Cette division s’est produite à la suite de l’avènement du pouvoir soviétique en 1917. L’existence séparée de ces deux branches s’est déroulée, il convient de le souligner, dans des conditions de très grande dignité.
Les Hors-Frontières ont pendant plus de 80 ans assumé la vie des diocèses et des paroisses étant en charge des fidèles russes, puis non seulement russes, en dehors du pays. L’EORHF a dès sa formation regroupé non seulement les évêques venant d’émigrer mais aussi les paroisses qui se situaient hors du pays, très nombreuses en Europe occidentale, le diocèse d’Amérique du Nord, les deux diocèses de l’Extrême-Orient, etc. ainsi que la mission orthodoxe en Palestine. Au prix d’efforts considérables le Synode de l’EORHF a réussi à regrouper tous les diocèses de Chine, du Japon, d’Amérique du Nord et d’Europe occidentale.
L’EORHF s’en est tenue pendant toute son existence au maintien de la stricte tradition et a donc immuablement condamné le rénovationnisme et l’œcuménisme ainsi que ceux qui au XX siècle préconisaient ces dérives,essentiellement les représentants du Patriarcat de Constantinople.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Mai 2013 à 10:44
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Nicolas Ross
Parmi ceux qui espèrent le transfert de la propriété de l'église Saint-Alexandre-Nevski de Paris à la Fédérations de Russie, certains envisagent de s'adresser à la justice française, espérant la faire revenir sur sa décision du 5 avril 1928, qui avait exprimé le rejet des prétentions de l'URSS à la propriété de notre cathédrale parisienne.
L'arrêt du Tribunal de la Seine du 5 avril 1928, conformément aux lois de 1901 et de 1905 sur les associations, a reconnu à l'association cultuelle de la rue Daru un droit de possession et d'usage sur son église, tant qu'elle respecterait ses statuts officiels et, en tout premier lieu, son obligation d'y faire régulièrement célébrer le culte orthodoxe russe.
Si je comprends bien la situation, au cas où l'association cultuelle ne respecterait plus ses obligations et, particulièrement, ne ferait plus célébrer dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski le culte orthodoxe russe ( par exemple, en y introduisant une célébration en français ), la possession des biens qui lui ont été confiés perdrait sa justification légale et pourrait être remise en cause par les autorités françaises.
Vous pouvez consulter en PJ le texte de l'arrêt de la Première chambre du Tribunal de la Seine
Parmi ceux qui espèrent le transfert de la propriété de l'église Saint-Alexandre-Nevski de Paris à la Fédérations de Russie, certains envisagent de s'adresser à la justice française, espérant la faire revenir sur sa décision du 5 avril 1928, qui avait exprimé le rejet des prétentions de l'URSS à la propriété de notre cathédrale parisienne.
L'arrêt du Tribunal de la Seine du 5 avril 1928, conformément aux lois de 1901 et de 1905 sur les associations, a reconnu à l'association cultuelle de la rue Daru un droit de possession et d'usage sur son église, tant qu'elle respecterait ses statuts officiels et, en tout premier lieu, son obligation d'y faire régulièrement célébrer le culte orthodoxe russe.
Si je comprends bien la situation, au cas où l'association cultuelle ne respecterait plus ses obligations et, particulièrement, ne ferait plus célébrer dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski le culte orthodoxe russe ( par exemple, en y introduisant une célébration en français ), la possession des biens qui lui ont été confiés perdrait sa justification légale et pourrait être remise en cause par les autorités françaises.
Vous pouvez consulter en PJ le texte de l'arrêt de la Première chambre du Tribunal de la Seine
Jugement du 5 avril 1928 (1).jpg
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Jugement du 5 avril 1928 (2).jpg
(1.3 Mo)
Jugement du 5 avril 1928 (3).jpg
(1.07 Mo)
Serge Tchapnine: il déclare dans une interview que les Orthodoxe qui participent à l'érection du monument à Staline transgressent les canons de l'Eglise russe.
Un oligarque orthodoxe érige un buste à Staline pour honorer les vétérans
Cette histoire est particulièrement caractéristique de la confusion qui règne dans les esprits en Russie. Voici M. Mathieu Evséev, Directeur général de la société Almazy Anabara, l'une des entreprises les plus prospères de Yakoutie, spécialisée dans la production de diamants et pierres précieuses; il est aussi député du parti de Poutine "Russie Unie"… Bref, c'est l'un de ceux que les journalistes occidentaux appellent un oligarque local, même s'il n'apparait pas (encore?) dans le classement de "Forbes". L’archiprêtre Serge Klintzov, recteur de la cathédrale de la Transfiguration a Iakoutsk n'en dit que du bien: orthodoxe croyant, mécène, ayant financé la restauration de plusieurs églises… Et voilà que, le 8 mai dernier, il inaugure un buste de Staline dans la cour de son entreprise avec les dirigeants locaux du Parti communiste.
D'après la BBC, M. Evséev aurait déclaré pour expliquer son action: "si nous renonçons à Staline nous renonçons à la grandeur de la Russie"; pour Mgr Roman, évêque de Iakoutsk et Lena, il a pris cette décision à la demande de sa mère et des associations de vétérans, qui demandaient sans succès depuis longtemps l'érection d'un monument à Staline. "On peut honorer les vétérans sans ériger de monuments aux hommes politiques soviétiques" ajoute l'évêque en appelant au dialogue.
Un oligarque orthodoxe érige un buste à Staline pour honorer les vétérans
Cette histoire est particulièrement caractéristique de la confusion qui règne dans les esprits en Russie. Voici M. Mathieu Evséev, Directeur général de la société Almazy Anabara, l'une des entreprises les plus prospères de Yakoutie, spécialisée dans la production de diamants et pierres précieuses; il est aussi député du parti de Poutine "Russie Unie"… Bref, c'est l'un de ceux que les journalistes occidentaux appellent un oligarque local, même s'il n'apparait pas (encore?) dans le classement de "Forbes". L’archiprêtre Serge Klintzov, recteur de la cathédrale de la Transfiguration a Iakoutsk n'en dit que du bien: orthodoxe croyant, mécène, ayant financé la restauration de plusieurs églises… Et voilà que, le 8 mai dernier, il inaugure un buste de Staline dans la cour de son entreprise avec les dirigeants locaux du Parti communiste.
D'après la BBC, M. Evséev aurait déclaré pour expliquer son action: "si nous renonçons à Staline nous renonçons à la grandeur de la Russie"; pour Mgr Roman, évêque de Iakoutsk et Lena, il a pris cette décision à la demande de sa mère et des associations de vétérans, qui demandaient sans succès depuis longtemps l'érection d'un monument à Staline. "On peut honorer les vétérans sans ériger de monuments aux hommes politiques soviétiques" ajoute l'évêque en appelant au dialogue.
Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. Mais l'ange prit la parole, et dit aux femmes: Pour vous, ne craignez pas; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n'est point ici; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu'il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée: c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. Elles s'éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. (Mt. XXVIII, 1-8).
L’Ange du Seigneur dit à la Vierge pleine de grâce : * Vierge sainte, réjouis-toi ; * ne pleure plus, réjouis-toi, * car ton Fils est ressuscité * du tombeau, le troisième jour. * Peuples, réjouissez-vous ! (Matines de la Résurection, Ode 9)
L’Ange du Seigneur dit à la Vierge pleine de grâce : * Vierge sainte, réjouis-toi ; * ne pleure plus, réjouis-toi, * car ton Fils est ressuscité * du tombeau, le troisième jour. * Peuples, réjouissez-vous ! (Matines de la Résurection, Ode 9)
Ce troisième dimanche de Pâques nous célébrons la Fête des Saintes Femmes Myrophores ; nous faisons aussi mémoire de Joseph d'Arimathie, secret disciple du Seigneur ; et nous y ajoutons le souvenir de Nicodème, qui venait de nuit pour écouter Jésus.
Les Saintes Femmes Myrophores
offraient la myrrhe au Christ défunt :
à leur mémoire j'offre encore
une hymne en guise de parfum.
Certes, ce sont les femmes qui, les premières, ont vu la Résurrection et l'ont annoncée aux Disciples. Il fallait en effet que le sexe féminin, le premier qui succomba au péché et reçut comme héritage la malédiction, vit aussi le premier la Résurrection et le premier reçût l'annonce de la joie, lui qui s'était entendu dire : «Tu enfanteras dans les douleurs.» On les appelle Myrophores pour la raison suivante : comme c'était la fête de Pâques, le sabbat auquel préparait ce vendredi était un grand jour; aussi Joseph et Nicodème se hâtèrent d'ensevelir le corps du Seigneur ...suite
Et en russe
Les Saintes Femmes Myrophores
offraient la myrrhe au Christ défunt :
à leur mémoire j'offre encore
une hymne en guise de parfum.
Certes, ce sont les femmes qui, les premières, ont vu la Résurrection et l'ont annoncée aux Disciples. Il fallait en effet que le sexe féminin, le premier qui succomba au péché et reçut comme héritage la malédiction, vit aussi le premier la Résurrection et le premier reçût l'annonce de la joie, lui qui s'était entendu dire : «Tu enfanteras dans les douleurs.» On les appelle Myrophores pour la raison suivante : comme c'était la fête de Pâques, le sabbat auquel préparait ce vendredi était un grand jour; aussi Joseph et Nicodème se hâtèrent d'ensevelir le corps du Seigneur ...suite
Et en russe
La présentation du livre « Notre foi et la vie de quelques nouveaux martyrs et confesseurs russes » a eu lieu le 15 avril dans le centre de presse du quotidien « Vetchernija Moskva ».
Les archives de la période des répressions de masse sont de plus en plus difficiles d’accès. La Commission du Saint Synode en charge de la canonisation s’est vue forcée d’interrompre son travail. Intervenant le 15 mai lors de la présentation du livre « Notre foi et la vie de quelques nouveaux martyrs et confesseurs russes » consacré aux Nouveaux Martyrs et Confesseurs l’archiprêtre Vladimir Vorobiev a dit :
« Recteur de l’Université orthodoxe Saint Tikhon et membre de la Commission j’affirme que nous n’avons pas accès aux documents qui nous sont indispensables. Cela était bien plus facile auparavant mais de nos jours cela devient presque impossible. Nous poursuivons notre collaboration avec la Direction des archives du FSB (Services de sécurité). La publication de l’ouvrage que nous présentons aujourd’hui est l’un des résultats de cette collaboration. Cependant les chercheurs de notre université espéraient qu’à l’expiration du délai légal de 50 ans ils pourraient accéder à de nombreuses archives concernant les persécutions de l’Eglise.
Les archives de la période des répressions de masse sont de plus en plus difficiles d’accès. La Commission du Saint Synode en charge de la canonisation s’est vue forcée d’interrompre son travail. Intervenant le 15 mai lors de la présentation du livre « Notre foi et la vie de quelques nouveaux martyrs et confesseurs russes » consacré aux Nouveaux Martyrs et Confesseurs l’archiprêtre Vladimir Vorobiev a dit :
« Recteur de l’Université orthodoxe Saint Tikhon et membre de la Commission j’affirme que nous n’avons pas accès aux documents qui nous sont indispensables. Cela était bien plus facile auparavant mais de nos jours cela devient presque impossible. Nous poursuivons notre collaboration avec la Direction des archives du FSB (Services de sécurité). La publication de l’ouvrage que nous présentons aujourd’hui est l’un des résultats de cette collaboration. Cependant les chercheurs de notre université espéraient qu’à l’expiration du délai légal de 50 ans ils pourraient accéder à de nombreuses archives concernant les persécutions de l’Eglise.
V! Golovanow
Chroniques d'Abitibi 6 :En attendant de poursuivre son autobiographie, le père Georges propose cette réflexion sur cette forme bien peu reconnue de l'engagement orthodoxe.
«Saint Séraphin de Sarov disait qu'aucun coup de torchon fait pour l'amour de Dieu, dans une église, ne sera oublié ! »
Aujourd'hui, la grande difficulté est de trouver des personnes qui veulent bien s'engager. On veut bien parler de l'Orthodoxie, mais de là à faire concrètement quelque chose, il y a un pas… De plus en plus, chacun passe du temps à « chatter » sur Internet, enfermé dans sa bulle. Le risque, c'est de préférer un écran, aux véritables relations humaines, tellement plus riches pourtant. Nous parlons d'engagement : mais de quel engagement s'agit-il au juste ? Un jour, lisant le Synaxaire, je suis tombé sur la vie de saint Érasme de Kiev (+ vers 1160, commémoré le 24 février).
Son exemple m'a frappé. Saint Érasme passa sa vie à embellir les églises de Dieu, à couvrir les icônes de rizas, à offrir aux sanctuaires des vases sacrés et des accessoires du culte. Mais, comme le dit le Synaxaire, vers la fin de sa vie, « il fut assailli par des pensées qui lui reprochaient d'avoir dilapidé en vain ses richesses pour les églises, au lieu d'en faire profiter les pauvres ». Le Synaxaire précise qu’il prêta attention à ces idées négatives, car il était « insuffisamment exercé à la lutte contre les pensées ». Le discernement appliqué aux pensées est effectivement une science subtile et profonde. En proie au doute, Saint Érasme tomba dans ce que l'on appelle aujourd'hui une dépression nerveuse.
Chroniques d'Abitibi 6 :En attendant de poursuivre son autobiographie, le père Georges propose cette réflexion sur cette forme bien peu reconnue de l'engagement orthodoxe.
«Saint Séraphin de Sarov disait qu'aucun coup de torchon fait pour l'amour de Dieu, dans une église, ne sera oublié ! »
Aujourd'hui, la grande difficulté est de trouver des personnes qui veulent bien s'engager. On veut bien parler de l'Orthodoxie, mais de là à faire concrètement quelque chose, il y a un pas… De plus en plus, chacun passe du temps à « chatter » sur Internet, enfermé dans sa bulle. Le risque, c'est de préférer un écran, aux véritables relations humaines, tellement plus riches pourtant. Nous parlons d'engagement : mais de quel engagement s'agit-il au juste ? Un jour, lisant le Synaxaire, je suis tombé sur la vie de saint Érasme de Kiev (+ vers 1160, commémoré le 24 février).
Son exemple m'a frappé. Saint Érasme passa sa vie à embellir les églises de Dieu, à couvrir les icônes de rizas, à offrir aux sanctuaires des vases sacrés et des accessoires du culte. Mais, comme le dit le Synaxaire, vers la fin de sa vie, « il fut assailli par des pensées qui lui reprochaient d'avoir dilapidé en vain ses richesses pour les églises, au lieu d'en faire profiter les pauvres ». Le Synaxaire précise qu’il prêta attention à ces idées négatives, car il était « insuffisamment exercé à la lutte contre les pensées ». Le discernement appliqué aux pensées est effectivement une science subtile et profonde. En proie au doute, Saint Érasme tomba dans ce que l'on appelle aujourd'hui une dépression nerveuse.
Quelques questions modernes au sujet d'une pratique ancienne
Dans l'Église orthodoxe aujourd'hui, on peut noter une très graaade variété dans la pratique de la confession. Un colloque récent1 a montré que la compréhension de la confession pouvait varier d'un endroit à un autre. Les différences dans la pratique de la confession, qui est très ancienne, posent plusieurs questions à l'homme moderne :
1. Où la confession doit-elle avoir lieu? Dans une église, dans une pièce? Devant une icône, ou devant la croix et l'évangile? Le pénitent doit-il se tenir debout, s'agenouiller ou s'asseoir? Par exemple, de nos jours, dans les paroisses russes et ukrainiennes, le prêtre reçoit les confessions à l'église, et le pénitent est généralement agenouillé, alors qu’en Grèce, il est commun de recevoir les confessions dans un bureau alors que le pénitent est assis.
2. Quelle prière « d'absolution » utiliser? L'Euchologe byzantin en contient un grand nombre. Certains utilisent une formule déprécative (« Que Dieu te pardonne... »), alors que d'autres emploient une formule indicative « Je te pardonne et t'absous »), comme celle que l'on trouve dans le Trebnik de Pierre Moghila.
3. La confession est-elle optionnelle ou obligatoire? Est-il nécessaire de se confesser chaque fois que l'on se prépare à communier, ou doit-on s'approcher du mystère de la confession seulement lorsque l'on a conscience d'avoir quelque chose à confesser? La confession est-elle une pratique normale, à exercer de manière régulière, ou est-elle plutôt un événement extraordinaire, lié à un moment de crise? Est-elle une nécessité, comme un bain froid, ou plutôt une occasion, un moment où l'on peut faire l'expérience de la grâce divine? Un jour, un prêtre voulut obliger un vieux paroissien grec à venir se confesser. Le vieillard se fâcha et dit au prêtre : « Mon père, je suis marié depuis plus de cinquante ans, et je n'ai jamais commis d'adultère. Je n'ai donc rien à confesser! »
Dans l'Église orthodoxe aujourd'hui, on peut noter une très graaade variété dans la pratique de la confession. Un colloque récent1 a montré que la compréhension de la confession pouvait varier d'un endroit à un autre. Les différences dans la pratique de la confession, qui est très ancienne, posent plusieurs questions à l'homme moderne :
1. Où la confession doit-elle avoir lieu? Dans une église, dans une pièce? Devant une icône, ou devant la croix et l'évangile? Le pénitent doit-il se tenir debout, s'agenouiller ou s'asseoir? Par exemple, de nos jours, dans les paroisses russes et ukrainiennes, le prêtre reçoit les confessions à l'église, et le pénitent est généralement agenouillé, alors qu’en Grèce, il est commun de recevoir les confessions dans un bureau alors que le pénitent est assis.
2. Quelle prière « d'absolution » utiliser? L'Euchologe byzantin en contient un grand nombre. Certains utilisent une formule déprécative (« Que Dieu te pardonne... »), alors que d'autres emploient une formule indicative « Je te pardonne et t'absous »), comme celle que l'on trouve dans le Trebnik de Pierre Moghila.
3. La confession est-elle optionnelle ou obligatoire? Est-il nécessaire de se confesser chaque fois que l'on se prépare à communier, ou doit-on s'approcher du mystère de la confession seulement lorsque l'on a conscience d'avoir quelque chose à confesser? La confession est-elle une pratique normale, à exercer de manière régulière, ou est-elle plutôt un événement extraordinaire, lié à un moment de crise? Est-elle une nécessité, comme un bain froid, ou plutôt une occasion, un moment où l'on peut faire l'expérience de la grâce divine? Un jour, un prêtre voulut obliger un vieux paroissien grec à venir se confesser. Le vieillard se fâcha et dit au prêtre : « Mon père, je suis marié depuis plus de cinquante ans, et je n'ai jamais commis d'adultère. Je n'ai donc rien à confesser! »
Claude LOPEZ-GINISTY
Depuis que la Roumanie est devenue un pays libre bon nombre de ses saints des prisons viennent à la lumière et sont honorés par les fidèles.
Valériou Gafencou est né le 24 Décembre 1921, dans la partie nord de la Roumanie, près de la frontière russe à cette époque. Ses parents étaient tous deux chrétiens orthodoxes actifs. Son père devait être déporté en Sibérie par les Russes en 1940 pour son activité pro roumaine. Quand il était au lycée, Valériou rejoint une organisation de jeunesse orthodoxe appelée les confréries de la Croix, et, lorsque cela est devenu illégal au cours de la seconde guerre mondiale, il fut arrêté et condamné à 25 ans de travaux forcés. Il n'avait que 20 ans et, lors de son procès, ses camarades et les enseignants sont venus le défendre, en soulignant son innocence et ses qualités humaines remarquables. Au début, il fut envoyé dans une prison appelée Aiud.
Les premières années furent un temps pour réfléchir à son héritage chrétien. Il allait bientôt s'engager dans une vie de prière, tandis qu’il lisait avidement les Pères de l'Église. Pendant la guerre, bien que la Roumanie avait un régime dictatorial, la vie en prison n'est pas si stricte et quelques droits fondamentaux de l'homme étaient toujours considérés: les prisonniers pouvaient aller à l'église de la prison, se confesser à un prêtre et recevoir la Sainte Communion et aussi se rencontrer les uns avec les autres et lire des livres de leur choix.Donc, Valériou a beaucoup lu: la Sainte Bible, les quatre premiers volumes de la Philocalie (qui venaient d'être traduits en roumain par une autre sainte figure de l'église, le Père Dumitru Staniloe, qui devait également rencontrer les prisons communistes quelques années plus tard) et d'autres Pères de l'Église.
Depuis que la Roumanie est devenue un pays libre bon nombre de ses saints des prisons viennent à la lumière et sont honorés par les fidèles.
Valériou Gafencou est né le 24 Décembre 1921, dans la partie nord de la Roumanie, près de la frontière russe à cette époque. Ses parents étaient tous deux chrétiens orthodoxes actifs. Son père devait être déporté en Sibérie par les Russes en 1940 pour son activité pro roumaine. Quand il était au lycée, Valériou rejoint une organisation de jeunesse orthodoxe appelée les confréries de la Croix, et, lorsque cela est devenu illégal au cours de la seconde guerre mondiale, il fut arrêté et condamné à 25 ans de travaux forcés. Il n'avait que 20 ans et, lors de son procès, ses camarades et les enseignants sont venus le défendre, en soulignant son innocence et ses qualités humaines remarquables. Au début, il fut envoyé dans une prison appelée Aiud.
Les premières années furent un temps pour réfléchir à son héritage chrétien. Il allait bientôt s'engager dans une vie de prière, tandis qu’il lisait avidement les Pères de l'Église. Pendant la guerre, bien que la Roumanie avait un régime dictatorial, la vie en prison n'est pas si stricte et quelques droits fondamentaux de l'homme étaient toujours considérés: les prisonniers pouvaient aller à l'église de la prison, se confesser à un prêtre et recevoir la Sainte Communion et aussi se rencontrer les uns avec les autres et lire des livres de leur choix.Donc, Valériou a beaucoup lu: la Sainte Bible, les quatre premiers volumes de la Philocalie (qui venaient d'être traduits en roumain par une autre sainte figure de l'église, le Père Dumitru Staniloe, qui devait également rencontrer les prisons communistes quelques années plus tard) et d'autres Pères de l'Église.
Les croyants orthodoxes de la République de Sakha (Iakoutie - La capitale régionale Iakoutsk) viennent d’écrire une lettre ouverte à Mathieu Evséev, Directeur général de la société Almazy Anabara pour demander d’enlever le monument à Joseph Staline qui vient d’être érigé dans la cour de l’entreprise. L’archiprêtre Serge Klintzov, recteur de l’église de la Transfiguration, l’un des signataires de cette lettre, l’a fait savoir à Interfax-Religia.
Les auteurs de la pétition publient sur la toile une liste de personnes exécutées sur ordre personnel de Staline. Il est dit dans la lettre adressée à M. Evséev :
« Les documents d’archives prouvent que Staline est l’assassin de personnes innocentes. Si vous n’accordez pas crédit à ce qui est écrit noir sur blanc, venez chez nous, entretenez-vous avec les parents des victimes, allez dans la presqu’île de Kolyma où ces gens ont péri. En vertu de quels soit disant mérites le bourreau pourrait être innocenté de la mort de tant d’innocentes victimes ? En faisant ériger dans la cour de votre entreprise un monument à l’assassin de très nombreux évêques, prêtres, laïcs orthodoxes, à l’assassin d’innombrables Russes et Iakoutes vous avez manifesté votre profond mépris non seulement à l’égard des chrétiens orthodoxes de notre République mais aussi ceux de toute la Russie.
Les auteurs de la pétition publient sur la toile une liste de personnes exécutées sur ordre personnel de Staline. Il est dit dans la lettre adressée à M. Evséev :
« Les documents d’archives prouvent que Staline est l’assassin de personnes innocentes. Si vous n’accordez pas crédit à ce qui est écrit noir sur blanc, venez chez nous, entretenez-vous avec les parents des victimes, allez dans la presqu’île de Kolyma où ces gens ont péri. En vertu de quels soit disant mérites le bourreau pourrait être innocenté de la mort de tant d’innocentes victimes ? En faisant ériger dans la cour de votre entreprise un monument à l’assassin de très nombreux évêques, prêtres, laïcs orthodoxes, à l’assassin d’innombrables Russes et Iakoutes vous avez manifesté votre profond mépris non seulement à l’égard des chrétiens orthodoxes de notre République mais aussi ceux de toute la Russie.
Le 13 mai 2013, le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, en visite en Chine, s’est rendu à la cathédrale Sainte-Sophie de Harbin. Le Primat de l’Église russe était accompagné d’A. Denissov, ambassadeur de la Fédération de Russie en République populaire de Chine et d’autres personnalités dont Zhang Lebin, vice-directeur de la Direction d’état aux affaires religieuses auprès du Conseil d’état de la Chine.
Les employés du musée installé actuellement dans le bâtiment de l’église, ont retracé pour le Patriarche l’histoire de la cathédrale Sainte-Sophie.Le Primat de l’Église orthodoxe russe, mentionnant l’histoire de la destruction de l’église du Christ Sauveur à Moscou, a souligné l’importance de la conservation des monuments rappelant la présence russe en Chine pour le développement des relations sino-russes.Ensuite, le Patriarche Cyrille et les personnes qui l’accompagnaient ont chanté le tropaire pascal.
Les employés du musée installé actuellement dans le bâtiment de l’église, ont retracé pour le Patriarche l’histoire de la cathédrale Sainte-Sophie.Le Primat de l’Église orthodoxe russe, mentionnant l’histoire de la destruction de l’église du Christ Sauveur à Moscou, a souligné l’importance de la conservation des monuments rappelant la présence russe en Chine pour le développement des relations sino-russes.Ensuite, le Patriarche Cyrille et les personnes qui l’accompagnaient ont chanté le tropaire pascal.
Rowan Williams, ex-archevêque de Canterbury, qui a publié un livre sur Dostoëvski en 2008 a donné à cette occasion un interview au le site BBC Russian Service. Le blog " Parlons d'orthodoxie" met en ligne la traduction
BBC : Comment vous êtes-vous intéressés à la culture russe et, tout particulièrement, à Dostoïevski, à qui vous avez consacré un de vos livres?
Rowan Williams : Je me suis passionné pour la culture russe en général et après avoir regardé les films d’Eisenstein « Ivan le Terrible » et « Alexandre Nevsky ». Ensuite je me suis plongé dans la musique russe. C’est plus tard j’ai découvert Dostoïevski et la littérature russe. Pendant mes études de théologie, j’ai lu beaucoup d’ouvrages de philosophes et théologiens russes. Vladimir Lossky est devenu le plus important pour moi, je lui ai consacré ma thèse de doctorat. Telle est la longue histoire de mon intérêt pour la Russie.
BBC : Vous avez grandi dans le Pays de Galle. Parlez-vous gallois ?
R. W. : On parlait gallois chez nous. Mes parents et mes grands-parents passaient souvent à leur langue maternelle. Je ne parle pas aussi bien qu’eux, mais la tradition littéraire est importante pour moi comme pour eux.
BBC : Comment vous êtes-vous intéressés à la culture russe et, tout particulièrement, à Dostoïevski, à qui vous avez consacré un de vos livres?
Rowan Williams : Je me suis passionné pour la culture russe en général et après avoir regardé les films d’Eisenstein « Ivan le Terrible » et « Alexandre Nevsky ». Ensuite je me suis plongé dans la musique russe. C’est plus tard j’ai découvert Dostoïevski et la littérature russe. Pendant mes études de théologie, j’ai lu beaucoup d’ouvrages de philosophes et théologiens russes. Vladimir Lossky est devenu le plus important pour moi, je lui ai consacré ma thèse de doctorat. Telle est la longue histoire de mon intérêt pour la Russie.
BBC : Vous avez grandi dans le Pays de Galle. Parlez-vous gallois ?
R. W. : On parlait gallois chez nous. Mes parents et mes grands-parents passaient souvent à leur langue maternelle. Je ne parle pas aussi bien qu’eux, mais la tradition littéraire est importante pour moi comme pour eux.
Sainte-Tamara est commémorée le dimanche des Myrophores en plus de sa commémoration régulière le 1er mai.
En 1160, une fille, Tamar, est née au Roi George III (1155-1184) et à la Reine Burdukhan de la Géorgie. Le Roi proclama qu'il allait partager le trône avec sa fille depuis le jour de ses douze ans. Reine de Géorgie d'une très grande intelligence et d'une grande beauté, elle monta sur le trône à l'âge de vingt-quatre ans.
La cour royale à l'unanimité a promis son allégeance et son service à Tamar, et le père et la fille ont dirigés le pays pendant cinq ans. Après la mort du Roi Georges en 1184, la noblesse a reconnu la jeune Tamar comme le seul maître de toute la Géorgie.
La Reine Tamar fut intronisée comme souveraine de toute la Géorgie à l'âge de dix-huit ans. Elle est appelée "Roi" dans la langue géorgienne parce que son père n'avait pas de héritier mâle et donc elle a jugé comme un Monarque et non comme une épouse.
En 1160, une fille, Tamar, est née au Roi George III (1155-1184) et à la Reine Burdukhan de la Géorgie. Le Roi proclama qu'il allait partager le trône avec sa fille depuis le jour de ses douze ans. Reine de Géorgie d'une très grande intelligence et d'une grande beauté, elle monta sur le trône à l'âge de vingt-quatre ans.
La cour royale à l'unanimité a promis son allégeance et son service à Tamar, et le père et la fille ont dirigés le pays pendant cinq ans. Après la mort du Roi Georges en 1184, la noblesse a reconnu la jeune Tamar comme le seul maître de toute la Géorgie.
La Reine Tamar fut intronisée comme souveraine de toute la Géorgie à l'âge de dix-huit ans. Elle est appelée "Roi" dans la langue géorgienne parce que son père n'avait pas de héritier mâle et donc elle a jugé comme un Monarque et non comme une épouse.
Le mardi (ou le lundi dans certaines régions d'Ukraine) de la seconde semaine après Pâques, qui s'appelle la semaine de Thomas ou de «Radonitsa», l'Eglise Orthodoxe russe célèbre «Radonitsa», le jour de joie où les défunts sont particulièrement commémorés (je ne sais pas si cette tradition se retrouve ailleurs tellement elle est peu mentionnée en français; http://en.wikipedia.org/wiki/Radonitsa ne mentionne que l'Eglise russe …
Selon Saint Jean Chrisostome (IVème siècle), une commémoration était déjà célébrée après Pâques dans les cimetières chrétiens au tout début de notre ère. Néanmoins la fête russe nous vient plutôt d'une fête printanière païenne slave qui s'appelait «Navim dnièm», «Mogilkami», «Radavanitsami» ou bien «Triznani». Ethimologiquement, le mot «Radonitsa» vient des mots «rod» (génération), et «radostâ» (la joie). De plus, la place particulière de cette fête dans le cycle liturgique annuel, juste après la lumineuse semaine de Pâques, stimule le chrétien à ne pas se morfondre de la perte de ses proches, mais au contraire à se réjouir de leur naissance dans une autre vie à la vie éternelle. La victoire sur la mort, démontrée par la résurrection du Christ, nous enlève la peine occasionnée par l'absence temporaire de nos proches, et c'est pour cela que, selon le métropolite Antoine de Souroge, nous devons « avec foi, espoir, et vérité pascale nous tenir devant le tombeau de nos disparus ».
Selon Saint Jean Chrisostome (IVème siècle), une commémoration était déjà célébrée après Pâques dans les cimetières chrétiens au tout début de notre ère. Néanmoins la fête russe nous vient plutôt d'une fête printanière païenne slave qui s'appelait «Navim dnièm», «Mogilkami», «Radavanitsami» ou bien «Triznani». Ethimologiquement, le mot «Radonitsa» vient des mots «rod» (génération), et «radostâ» (la joie). De plus, la place particulière de cette fête dans le cycle liturgique annuel, juste après la lumineuse semaine de Pâques, stimule le chrétien à ne pas se morfondre de la perte de ses proches, mais au contraire à se réjouir de leur naissance dans une autre vie à la vie éternelle. La victoire sur la mort, démontrée par la résurrection du Christ, nous enlève la peine occasionnée par l'absence temporaire de nos proches, et c'est pour cela que, selon le métropolite Antoine de Souroge, nous devons « avec foi, espoir, et vérité pascale nous tenir devant le tombeau de nos disparus ».
Les chefs des Eglises chrétiennes de Jérusalem ont dénoncé dimanche la "punition brutale" infligée par la police israélienne à des prêtres et des pèlerins au cours des célébrations du "feu sacré", pendant la récente Pâque orthodoxe, au Saint-Sépulcre à Jérusalem.
"Nous, chefs des Eglises à Jérusalem avons assisté le coeur lourd aux scènes terribles du traitement brutal de notre clergé, de notre peuple et de nos pèlerins dans la Vieille ville de Jérusalem pendant le Samedi Saint", déplorent les patriarches orthodoxes et catholiques dans un communiqué.
"Nous, chefs des Eglises à Jérusalem avons assisté le coeur lourd aux scènes terribles du traitement brutal de notre clergé, de notre peuple et de nos pèlerins dans la Vieille ville de Jérusalem pendant le Samedi Saint", déplorent les patriarches orthodoxes et catholiques dans un communiqué.
Traduction Elena Tastevin
L'archiprêtre Dionisy Pozdniaiev, recteur de la paroisse Saints Pierre et Paul à Hong Kong
Cette année la Mission orthodoxe russe en Chine célèbre son 300 anniversaire. A partir de 1954 les associations religieuses ne pouvaient pas être dirigées par des étrangers d’où l’établissement en 1957 de l’Eglise Orthodoxe Autocéphale de Chine.
Les catholiques et les protestants ont mis en place des associations « patriotiques ». Les protestants de dénominations diverses se sont regroupés au sein d’une association unique, cela malgré des divergences théologiques. Les orthodoxes chinois n’ont pas réussi à s’organiser faute de soutien.
Tandis que les églises catholiques et protestantes de Chine étaient soutenues par les croyants en Europe de l’Ouest et en Amérique, l’Eglise Orthodoxe Russe elle-même persécutée n’avait pas la possibilité d’assister l’Eglise Orthodoxe de Chine. Par la suite les relations entre l’URSS et la Chine se sont détériorées à un tel point que les chinois qui avaient un lien avec la Russie ne le mentionnait nulle part de peur de gâcher leur carrière voire de perdre la liberté. Cette situation a duré des décennies, pendant toute la révolution culturelle de Chine.
L'archiprêtre Dionisy Pozdniaiev, recteur de la paroisse Saints Pierre et Paul à Hong Kong
Cette année la Mission orthodoxe russe en Chine célèbre son 300 anniversaire. A partir de 1954 les associations religieuses ne pouvaient pas être dirigées par des étrangers d’où l’établissement en 1957 de l’Eglise Orthodoxe Autocéphale de Chine.
Les catholiques et les protestants ont mis en place des associations « patriotiques ». Les protestants de dénominations diverses se sont regroupés au sein d’une association unique, cela malgré des divergences théologiques. Les orthodoxes chinois n’ont pas réussi à s’organiser faute de soutien.
Tandis que les églises catholiques et protestantes de Chine étaient soutenues par les croyants en Europe de l’Ouest et en Amérique, l’Eglise Orthodoxe Russe elle-même persécutée n’avait pas la possibilité d’assister l’Eglise Orthodoxe de Chine. Par la suite les relations entre l’URSS et la Chine se sont détériorées à un tel point que les chinois qui avaient un lien avec la Russie ne le mentionnait nulle part de peur de gâcher leur carrière voire de perdre la liberté. Cette situation a duré des décennies, pendant toute la révolution culturelle de Chine.
Ce deuxième dimanche de Pâques, nous fêtons le Renouveau de la Résurrection du Christ et l'attouchement du Saint Apôtre Thomas.
Thomas signifie abyme, ou jumeau, en grec Dydime : ou bien il vient de thomos qui veut dire division, partage. Il signifie abyme, parce qu'il mérita de sonder les profondeurs de la divinité, quand, à sa question, J.-C. répondit : « Je suis la voie, la vérité et la vie. » On l’appelle Dydime pour avoir connu de deux manières la résurrection de J.-C. Les autres en effet, connurent le Sauveur en le voyant, et lui, en le voyant et en le touchant. Il signifie division, soit parce qu'il sépara son âme de l’amour des choses du monde, soit parce qu'il se sépara des autres dans la croyance à la résurrection.
Saint Thomas était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée.
Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du cœur et du dévouement. Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant Sa Passion, Jésus veut retourner en Judée; les Apôtres Lui rappellent les menaces de Ses ennemis. Thomas seul s'écrie: "Eh bien! Allons et mourons avec lui!" Voilà le dévouement du cœur de l'Apôtre.
Thomas signifie abyme, ou jumeau, en grec Dydime : ou bien il vient de thomos qui veut dire division, partage. Il signifie abyme, parce qu'il mérita de sonder les profondeurs de la divinité, quand, à sa question, J.-C. répondit : « Je suis la voie, la vérité et la vie. » On l’appelle Dydime pour avoir connu de deux manières la résurrection de J.-C. Les autres en effet, connurent le Sauveur en le voyant, et lui, en le voyant et en le touchant. Il signifie division, soit parce qu'il sépara son âme de l’amour des choses du monde, soit parce qu'il se sépara des autres dans la croyance à la résurrection.
Saint Thomas était probablement originaire d'une pauvre famille de Galilée.
Il était dépourvu de connaissances humaines, mais d'un esprit réfléchi et d'une volonté ferme jusqu'à l'obstination; d'autre part, il avait du cœur et du dévouement. Ces deux caractères de sa physionomie paraissent en deux paroles que l'Évangile cite de lui. Peu avant Sa Passion, Jésus veut retourner en Judée; les Apôtres Lui rappellent les menaces de Ses ennemis. Thomas seul s'écrie: "Eh bien! Allons et mourons avec lui!" Voilà le dévouement du cœur de l'Apôtre.
La justice turque enquête sur un complot présumé visant à assassiner le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée Ier, chef spirituel des chrétiens orthodoxes du monde entier, et la sécurité a été renforcée aux abords du patriarcat à Istanbul, a déclaré vendredi le porte-parole du dignitaire.
Le patriarche n'a pas reçu lui-même de menaces directes, mais a eu vent de celles-ci par voie de presse, et la police a confirmé par la suite au patriarcat leur existence.
Le patriarche n'a pas reçu lui-même de menaces directes, mais a eu vent de celles-ci par voie de presse, et la police a confirmé par la suite au patriarcat leur existence.
Moscou (Mensuel KIFA , avril 2013)
Le 15 janvier 2013 Mgr Gabriel (de Vylder), archevêque de Comane, qui a pendant 10 ans été à la tête de l’ Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale a dû quitter sa chaire pour de graves raisons de santé. Le Métropolite Emmanuel, de France, Président de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France a été nommé locum tenens de l’Archevêché. Conformément aux statuts il doit faire procéder aux élections d’un nouvel archevêque dans un délai de quatre mois, c’est-à-dire avant le début de mai. C’est l’Assemblée de l’archevêché constituée de représentants du clergé et des laïcs qui procède statutairement à cette élection. Cependant, et c’est pour la première fois depuis que cette entité existe, que la liste des candidats établie le 13 février par le Conseil de l’archevêché n’a pas a été approuvée. Dans une lettre datée du 4 mars le patriarche Bartholomé a proposé au locum tenens d’assumer ses responsabilités à titre provisoire en tant qu’exarque du patriarche. Par conséquent l’Assemblée générale qui devait se tenir les 29 et 30 mars pour procéder à l’élection a été remplacée par une Assemblée extraordinaire sans pouvoir décisionnel. La rédaction de KIFA a sollicité à ce sujet les commentaires de M. D.Struve en russe et du père Georges Kotchetkov
Le 15 janvier 2013 Mgr Gabriel (de Vylder), archevêque de Comane, qui a pendant 10 ans été à la tête de l’ Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale a dû quitter sa chaire pour de graves raisons de santé. Le Métropolite Emmanuel, de France, Président de l’Assemblée des Evêques Orthodoxes de France a été nommé locum tenens de l’Archevêché. Conformément aux statuts il doit faire procéder aux élections d’un nouvel archevêque dans un délai de quatre mois, c’est-à-dire avant le début de mai. C’est l’Assemblée de l’archevêché constituée de représentants du clergé et des laïcs qui procède statutairement à cette élection. Cependant, et c’est pour la première fois depuis que cette entité existe, que la liste des candidats établie le 13 février par le Conseil de l’archevêché n’a pas a été approuvée. Dans une lettre datée du 4 mars le patriarche Bartholomé a proposé au locum tenens d’assumer ses responsabilités à titre provisoire en tant qu’exarque du patriarche. Par conséquent l’Assemblée générale qui devait se tenir les 29 et 30 mars pour procéder à l’élection a été remplacée par une Assemblée extraordinaire sans pouvoir décisionnel. La rédaction de KIFA a sollicité à ce sujet les commentaires de M. D.Struve en russe et du père Georges Kotchetkov
Le patriarche Cyrille espère que le nouveau pontife poursuivra le rapprochement avec l’Eglise Russe.
Le Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille a déclaré que l’Eglise Russe est disposée à approndir le dialogue avec les catholiques.
« Nous sommes prêts à dialoguer et à coopérer et nous espérons que le nouveau Pape y est également ouvert », a dit le patriarche dans son interview aux chaînes « Rossia 1 » et « Rossia 24 ». « L’époque des divergences face aux problèmes sociaux importants doit prendre fin ».
Cette tendance a marqué le pontificat de Benoît XVI et cela permet d’espérer que le Pape d’aujourd’hui vu sa sensibilité aux problèmes sociaux restera fidèle à cet esprit. Du temps de Benoit XVI les relations entre les deux Eglises se sont considérablement améliorées parce que certains projets comme, par exemple, la visite du Pape à Moscou ont été abandonnés.
Le Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille a déclaré que l’Eglise Russe est disposée à approndir le dialogue avec les catholiques.
« Nous sommes prêts à dialoguer et à coopérer et nous espérons que le nouveau Pape y est également ouvert », a dit le patriarche dans son interview aux chaînes « Rossia 1 » et « Rossia 24 ». « L’époque des divergences face aux problèmes sociaux importants doit prendre fin ».
Cette tendance a marqué le pontificat de Benoît XVI et cela permet d’espérer que le Pape d’aujourd’hui vu sa sensibilité aux problèmes sociaux restera fidèle à cet esprit. Du temps de Benoit XVI les relations entre les deux Eglises se sont considérablement améliorées parce que certains projets comme, par exemple, la visite du Pape à Moscou ont été abandonnés.
Derniers commentaires
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Un retour à la Russie de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski de Paris?
20/05/2013 20:36 - Nicolas Ross -
Un retour à la Russie de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski de Paris?
20/05/2013 20:00 - Vladimir -
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20/05/2013 19:04 - Daniel -
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20/05/2013 18:10 - Mischa -
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20/05/2013 15:28 - Nicolas Ross -
Un retour à la Russie de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski de Paris?
20/05/2013 12:49 - Daniel -
A propos de la situation au sein de l'Archevêché: "Ne pas répudier le patrimoine"
19/05/2013 19:11 - Clovis: Vladimir , Je suis tout à fait d'accord avec votre analyse -
Serge Tchapnine: "Toute apologie de Staline est contraire aux canons de l'Eglise russe"
19/05/2013 18:55 - Clovis -
A propos de la situation au sein de l'Archevêché: "Ne pas répudier le patrimoine"
19/05/2013 17:33 - Daniel FABRE -
A propos de la situation au sein de l'Archevêché: "Ne pas répudier le patrimoine"
19/05/2013 15:08 - Vladimir: En fait Daru est dans la pire des situations anticanoniques que souligne Daniel (27)
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