Le leader des schismatiques ukrainiens reconnaît avoir mené des tractations avec le patriarcat de Constantinople
Dans une interview à la revue ukrainienne Ukrain'ski tyjden', publiée également sur son site officiel, le chef du "patriarcat de Kiev", structure qui n'est reconnue par aucune autre Église orthodoxe locale, déclare avoir mené des négociations avec le patriarcat de Constantinople pour être reçu dans sa juridiction. Cependant, le "patriarche" Philarète ajoute que les conditions avancées par Constantinople furent jugées irrecevables par les schismatiques ukrainiens. Le "patriarcat de Kiev" est aujourd'hui la deuxième organisation ecclésiale par le nombre de fidèles, après l'Église orthodoxe autonome d'Ukraine laquelle est en communion avec le patriarcat de Moscou.

"Nous avions avec le patriarcat œcuménique des objectifs différents, explique Philarète dans son interview. Nous voulions rejoindre le patriarcat de Constantinople pour une brève période afin d'en sortir en tant qu'Église autocéphale. En revanche, Constantinople cherchait à faire du patriarcat de Kiev une partie de son Église et la renforcer à nos frais et puis, un jour peut-être, nous accorder l'autocéphalie". Selon le "patriarche" Philarète, "les conditions proposées à notre Église dans le patriarcat de Constantinople étaient pires que dans le patriarcat de Moscou." Ainsi, "nous devions proposer trois candidats au siège primatial et c'est le patriarche de Constantinople qui devait décider. Pour les membres du Saint-Synode, nous devions soumettre également trois candidats pour un siège et lui en choisirait un".

"Mais s'il faut être soumis à une autre Église locale, ajoute Philarète, pour nous il n'y a aucune différence d'être dans le patriarcat de Moscou ou dans celui de Constantinople. En quittant un joug, nous serions tombés sous un autre".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 01:05 | 6 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Selon le site officiel de l'OCA, le métropolite Jonas, primat de l'Église orthodoxe en Amérique, a rencontré son prédécesseur démissionnaire, le métropolite Germain, pour lui annoncer la décision du Saint-Synode de restreindre sa participation aux liturgies à l'église Saints-Pierre-et-Paul à Uniondale, PA.

"Le ministère de Votre Béatitude dans l'Eglise orthodoxe en Amérique est bien reconnue, écrit le métropolite Jonas à Mgr Germain, vos œuvres au monastère Saint-Tikhon seront remémorées pendant de longues années. Cependant, il n'y a aucun doute que c'est pendant le pontificat de Votre Béatitude que s'est développée une activité financière douteuse. Ses conséquences ont mis en péril la stabilité du monastère Saint-Tikhon et causé de sérieux dommages à la réputation de l'Église orthodoxe en Amérique".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 00:52 | 2 commentaires | Permalien

Selon les participants du colloque "Persécutions politiques contre le clergé et les croyants en Russie au XXe siècle" qui s'est tenu le 10 mars à l'académie des sciences de Russie, pour qu'un chrétien soit canonisé comme martyr, il ne suffit pas qu'il ait été assassiné ou qu'il fasse objet d'une vénération populaire. Il faut avoir la pleine certitude de la motivation chrétienne de sa mort et de l'intégrité de sa vie.

L'hégoumène Damascène Orlovski, membre de la commission synodale pour la canonisation des saints, considère qu'une responsabilité particulière incombe de ce fait aux historiens de l'Église chargés de la préparation des dossiers pour la canonisation de nouveaux saints. Selon le père Damascène, le fait qu'un chrétien ait trouvé la mort pendant les persécutions contre l'Église n'est pas suffisant pour qu'il soit considéré comme martyr. Pas plus que son appartenance au clergé ou au monachisme. Il est important de savoir quelle était sa disposition intérieure au moment de sa mort et tout au long de sa vie: "Un saint offre un modèle de la conduite chrétienne. Il convient donc de prendre en considération toutes les étapes de sa vie".
Rédigé par l'hégoumène Platon le 16 Mars 2009 à 16:26 | 2 commentaires | Permalien

Nous sommes heureux de vous accueillir sur ce blog collectif, destiné à être une plateforme libre de discussion. Tous les articles publiés ici peuvent être commentés et nous vous espérons nombreux à partager vos connaissances et vos réactions sur la vie de l'Église dans le monde.

Ce lieu de libre information, de réflexion et d'échanges sur l'actualité chrétienne n'exprime pas la position officielle de l'Église orthodoxe russe ni celle du diocèse de Chersonèse. C'est une initiative parmi tant d'autres visant à mettre au profit de la mission orthodoxe et de la communication entre chrétiens les moyens offerts par les technologies modernes.

Notre objectif consiste à partager des informations sur la vie des orthodoxes en France, en Russie et dans le monde, de proposer des sujets de réflexion, d'échanger des idées et des opinions sans polémique et dans le respect mutuel. Les modérateurs y veilleront. Nous espérons accueillir des auteurs de toute appartenance religieuse et juridictionnelle.

Le comité de rédaction
Rédigé par l'équipe de rédaction le 15 Mars 2009 à 01:25 | 6 commentaires | Permalien

Récit d'un pèlerinage sur les lieux de l'assassinat de la famille impériale russe
Ce récit se veut un témoignage du renouveau spirituel de la Russie. Ce renouveau, ancré dans le sacrifice de la famille impériale, a commencé par la présence discrète de premiers pèlerins sur le site du massacre dans les années 1970. Le mouvement s’amplifiant et la liberté religieuse acquise à la fin de la pérestroïka, ce sont à présent des dizaines de milliers de pèlerins qui se sont rassemblés à Ekatérinbourg en juillet 2008 à l’occasion du 90e anniversaire des événements tragiques de 1918.

Dès les années 1970, devant la maison Ipatiev, sur la place dite de la Vengeance du Peuple, on pouvait trouver des cierges allumés et des bouquets de fleurs déposés par des pèlerins furtifs et anonymes. Pour prévenir le danger de voir cette maison devenir un lieu de pèlerinage populaire, le comité exécutif du soviet municipal, dirigé à l’époque par Boris Eltsine, reçut l’ordre d’Andropov de détruire l’endroit du crime et avec lui le souvenir de l’empereur. Eltsine ignora cet ordre. La maison fut à nouveau entourée d’une haute palissade. Cependant l’ordre fut réitéré dix jours plus tard et il fallut se résoudre à l’exécuter. Le 16 septembre 1977, commença la démolition qui dura deux jours. Les débris furent emportés dans une décharge et le sol égalisé à l’aide de bulldozers (…).
Rédigé par Marie Genko le 14 Mars 2009 à 18:32 | 9 commentaires | Permalien

Le jeudi de la deuxième semaine du Carême, aux laudes (dernière partie des matines), nous chantons une magnifique stichère qui expose le véritable sens du Carême:

"C'est le temps de la conversion: le combat du Carême nous introduit dans la vie éternelle, s'il est accompagné de bonnes œuvres. Rien n'est aussi salutaire à l'âme que le partage des biens avec les ceux qui sont dans le besoin. C'est la miséricorde associée au jeûne qui délivre l'homme de la mort. Poursuivons-la plus que tout autre chose. Elle suffit vraiment pour sauver nos âmes."

C'est une très belle leçon qui rejoint ce que l'apôtre Paul disait au sujet de la charité.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 13 Mars 2009 à 10:20 | 2 commentaires | Permalien

Le patriarche Cyrille a annoncé qu'il ne souhaitait pas que pour la fête de son saint patron les évêques se déplacent à Moscou. Il préfère qu'ils restent dans leurs diocèses le jour des saints Cyrille et Méthode (11/24 mai). Il s'agit d'une rupture avec la tradition qui existait sous le patriarche Alexis II quand les évêques venaient célébrer solennellement la saint Alexis à Moscou autour du primat.

Le métropolite Juvénal, évêque de la région de Moscou, a rapporté les paroles suivantes du patriarche Cyrille: "Je ne vais pas inviter les évêques ce jour-là. Au contraire, je tâcherai de les dissuader de venir à Moscou pour la fête de mon saint patron. Je les inciterai à rester dans leur diocèse pour célébrer solennellement la Journée des lettres et de la culture slaves".

En effet, depuis plusieurs années, la mémoire des saints Cyrille et Méthode est devenue en même temps la fête de la culture slave.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 13 Mars 2009 à 02:57 | 0 commentaire | Permalien

Selon les chiffres publiés cette semaine par le Centre russe des recherches sur l'opinion publique (VCIOM), la proportion de Russes croyant que l'univers est l'œuvre de Dieu s'élève à 23 %. De même, 37 % considèrent que la science contemporaine ne fournit pas de réponse adéquate à la question des origines du monde et de l'homme.

En revanche, 19 % de la population russe est attaché à la théorie de l'évolution des espèces. Cette catégorie a diminué de 5 % depuis 2006. 8 % de répondants affirment que la question de l'origine du monde ne les intéresse pas, tandis que 3 % croient que la vie est arrivée sur terre en provenance d'autres univers.

La Russie n'a pas échappé à la stérile polémique entre les tenants de la théorie de l'évolution et les "créationnistes". Il n'est pas rare d'y entendre, comme dans d'autres pays, certains croyants professer une totale incompatibilité entre ces deux visions qui pourraient, pourtant, se compléter. Selon le VCIOM, 20 % de Russes souhaiteraient que la théorie de Darwin ne soit pas enseignée dans les écoles...
Rédigé par l'équipe de rédaction le 12 Mars 2009 à 14:42 | 1 commentaire | Permalien

Métropolite Nicolas de Mésogée (Grèce): "Le XXIe siècle sera celui de l'orthodoxie"
Au cours de sa visite au monastère de la Rencontre (Srétenski) de Moscou, le métropolite Nicolas de Mésogée (Église orthodoxe de Grèce) a rappelé l'œuvre du byzantinologue britannique Steven Runciman, devenu orthodoxe à la fin de sa vie, et sa conviction que le XXIe siècle serait celui de l'orthodoxie.

"On n'y croit pas en Occident, a affirmé Mgr Nicolas aux séminaristes du monastère Srétenski, mais ici, surtout en ce lieu, on se rend compte que Runciman n'avait pas tort. A vous tous, étudiants du séminaire, futurs ministres de l'Église, je souhaite de vous préparer dignement à porter le témoignage de l'orthodoxie au XXIe siècle. Il n'y a pas de meilleur sort que de devenir docteur de l'Église, apologète, confesseur et peut-être même martyr".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Mars 2009 à 23:47 | 2 commentaires | Permalien

Le grand rabbin de Russie reconnaissant au patriarche de Moscou pour la promotion du dialogue interreligieux
Le grand rabbin de Russie Berl Lazar a exprimé sa reconnaissance au patriarche Cyrille de Moscou pour la promotion du dialogue interreligieux en Russie. "J'aimerais vous dire mon immense gratitude pour tout ce que vous faites dans la promotion de la concorde entre les religions", a déclaré le grand rabbin au primat de l'Église russe le 11 mars 2009 à la rencontre des responsables des communautés religieuses de Russie.

Berl Lazar a rappelé notamment que l'actuel patriarche de Moscou, étant à l'époque président du département des relations extérieures de l'Église russe, a initié la création du conseil interreligieux de Russie.

Le grand rabbin a appelé par la même occasion le ministère russe de l'éducation à accorder plus d'importance à l'éducation des enfants dans l'esprit "du respect mutuel" et à donner plus d'importance à la tragédie de la seconde guerre mondiale et de l'holocauste.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Mars 2009 à 23:28 | 1 commentaire | Permalien

Message de l'archevêque de Chypre pour le dimanche du triomphe de l'orthodoxie
Dans le message adressé aux fidèles de l'Église orthodoxe de Chypre pour le dimanche du Triomphe de l'orthodoxie (8 mars 2009), l'archevêque Chrysostome de la Nouvelle Justiniane, rappelle que "l'Église ne se complaît pas à faire revivre le passé et ne se limite pas à des festivités. Elle sait que, dans ce monde, elle milite et fait l'objet d'incessantes attaques de la part du malin et de ses serviteurs. Elle comprend qu'elle doit livrer des batailles quotidiennes. C'est pourquoi elle exhorte ainsi ses fidèles: 'Frères, tenez bon, gardez fermement les traditions que vous avez apprises de nous' (2 Th 2, 15). L'Église dénonce ceux qui violent les prescriptions et vont à l'encontre de la piété définie par les Pères. Cependant, la persistance de l'Église n'est pas une nostalgie après un mode de vie idéal ni un simple attachement aux formes et valeurs du passé. C'est le désir de préserver le monde juste".

Plus loin, au sujet de la diversité des peuples: "La préservation et le renforcement de la diversité, ce n'est pas du chauvinisme ni du nationalisme. Nous ne sommes pas les seuls à pouvoir dire que nous sommes des personnes. Nous ne sommes pas l'unique peuple de l'histoire du monde. Les autres peuples ont, eux aussi, des traditions et des richesses remarquables. La reconnaissance de l'importance de la diversité va de pair avec la reconnaissance et le respect d'autrui et d'autres peuples... Chacun joue son propre rôle, chacun a droit à ses particularités".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Mars 2009 à 20:15 | 0 commentaire | Permalien

Une dépêche de l'Agence France Presse se penche sur le problème de la restitution et du droit de propriété des icônes ancienne russes:

A qui doit revenir l'honneur d'abriter les icônes anciennes qui ont réchappé au siècle exceptionnellement tourmenté que vient de traverser la Russie ? La controverse couve entre des musées sur la défensive et une Église orthodoxe de plus en plus influente.

A l'occasion d'un vernissage début février au très prestigieux musée Pouchkine, une commissaire d'exposition a dû disculper publiquement les collectionneurs qui avaient prêté des œuvres, assurant qu'ils n'étaient pas des "voleurs".

"Beaucoup de soupçons" pèsent sur leur compte et sur celui des musées, a reconnu la responsable, Alina Loguinova, alors qu'elle présentait une exposition de 130 icônes anciennes (des XIV-XVIè siècles, considérés comme les "siècles d'or" en la matière) issues --ce qui est très rare-- de collections privées.

Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Mars 2009 à 20:48 | 3 commentaires | Permalien

STALINE, UNE ICÔNE?

Le 5 mars au matin, il y a 56 ans, les trois chaînes de Radio Moscou annonçaient la mort du camarade Staline. Leurs auditeurs avaient été prudemment mis en condition par à peu près 72 heures de musique classique en huit interrompue seulement par des bulletins de santé, chacun plus lugubre que le précédent. Si la nouvelle avait été annoncée abruptement les conséquences en auraient été imprévisibles. La majorité des chercheurs situent l’évènement au 2 mars.

Les Moscovites n’ont guère eu besoin de se mettre en deuil, le noir était de toute façon la couleur largement prédominante des vestes ouatées que portaient les ouvriers et des pardessus qu’arboraient les fonctionnaires. Les passants n’ont pas eu d’effort à faire pour afficher des mines d’enterrement, les rares étrangers étaient immuablement frappés par le silence tombal dans lequel les foules se déplaçaient au quotidien en surface ou dans les palais souterrains du métro.

Le désespoir total et la déstabilisation complète causés par la disparition de leur bourreau était de toute façon entièrement sincères chez l’immense majorité des soviétiques jeunes et de la génération moyenne.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 4 Mars 2009 à 12:25 | 1 commentaire | Permalien

A la lumière des derniers développements dans le litige qui oppose l'évêque Basile (Osborne) à la communauté orthodoxe russe de Londres, il est peut être opportun de rappeler un texte paru en juin 2006, alors que Mgr Basile avait pris la décision de quitter le patriarcat de Moscou. Depuis il a obtenu dune lettre dimissoire qui a régularisé sa situation canonique. Le problème "humain" reste cependant entier, l'action en justice le montre bien.
N.K
.

Blessed are those who visited the world at its fateful hour…

[26.05.2006]
Nikita Krivocheine (Paris)

On Christmas Eve 1971 I found myself in London for the first time and for the first time I came to the Dormition Cathedral in Ennismore Gardens. Six months earlier I left the Soviet Union, as it seemed then, never to return.

It did not occur to me to attend matins in a church not belonging to the patriarchal see. I was born in Paris and spent my early years there followed by twenty five unwilling years in the land of the Soviets. There I became a conscious anti-Communist – active within my limited capabilities. At that time I also became a parishioner who deeply loved Russian church. It is to this church that I owe my spiritual survival in the last years of Stalin’s life as well as later when I had to spend three years in prison camps and later still in the airless years of “stagnation”.

My loving gratitude to the Russian church was not blind. It so happened that during the sixties I came to know well much of the internal life and opinions of the then church leaders and their parishes. So that if I had to tell of all that was depressing and even repugnant in the history of that church under the Soviets I am afraid I would have had to expand the memory of my computer.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 2 Mars 2009 à 10:33 | 17 commentaires | Permalien

Seulement 40 % d'hommes russes atteignent l'âge de la retraite
L'archimandrite Tikhon, supérieur du monastère Sretenski de Moscou, a été un des initiateurs d'une publicité à la télévision publique russe contre l'abus d'alcool. Dans un entretien télévisé récent, il parle des ravages que l'alcoolisme cause en Russie:

"Selon l'Organisation mondiale de la santé, des 100 jeunes qui terminent l'école secondaire en 2009, 90 britanniques atteindront l'âge de la retraite, tandis qu'en Russie, ils ne seront que 40. Un des principaux fléaux chez nous est l'alcool.

L'espérance de vie des hommes en Russie est de 59 ans. C'est moins que dans les pays comme Honduras, Cambodge, Bangladesh, Tadjikistan. Dans les territoires palestiniens où le niveau de vie est terrible, dans la plupart des pays les plus pauvres d'Asie et d'Amérique latine, dans de nombreux pays africains l'espérance de vie des hommes est supérieure à la nôtre."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Février 2009 à 16:36 | 0 commentaire | Permalien

Archimandrite Cyrille Hovorun: L'autocéphalie n'est qu'un moyen de gouvernement de l'Eglise
L'archimandrite Cyrille Hovorun, président du département des relations extérieures de l'Église orthodoxe d'Ukraine, considère que l'autocéphalie est une notion technique et non politique: "Un phénomène aussi technique que l'autocéphalie - qui n'est rien d'autre qu'un moyen du gouvernement de l'Église - a pris des formes surprenantes de nos jours et est devenu une sorte de mythologie aux propriété politiques, voire civilisationnelles."

Selon le père Cyrille, cette politisation de la question d'autocéphalie rend compliquée toute discussion à ce sujet. "L'autocéphalie, telle qu'elle est présentée aujourd'hui en Ukraine est inspirée par des mouvements nationaux de libération auxquels l'Empire ottoman s'était confronté dans les Balkans - Grèce, Bulgarie, Serbie etc., puis sur le territoire de l'ancien Empire russe. Le fondement du nouveau mythe d'autocéphalie, c'est la lutte pour l'indépendance des anciens parties de ces empires", a déclaré le père Cyrille.

C'est pourquoi, a-t-il conclu, "l'autocéphalie est un grand bien pour certains et une très mauvaise chose pour d'autres".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Février 2009 à 16:21 | 0 commentaire | Permalien

Le nonce apostolique en Russie commente l'élection du patriarche Cyrille
Le service de presse religieux Zenit rapporte les propos de Mgr Antonio Mennini, nonce apostolique en Russie, sur l'élection du patriarche Cyrille et les relations entre l'Église catholique romaine et le patriarcat de Moscou.

Le nonce affirme notamment que le patriarche Cyrille a hérité d'Alexis II une Église plus forte et se montre particulièrement préoccupé « par l'éducation à la foi et à l'appartenance ecclésiale. Il a visité les principaux monastères du pays, cherchant le dialogue et rappelant sa fidélité à la tradition, son engagement pour la défense de l'intégrité de la famille. Il a cherché à témoigner (et il l'a fait avec succès) que les accusations de ceux qui voyaient en lui des attitudes d'ouvertures excessives envers les autres Églises, même envers l'Église catholique, étaient infondées ».

Selon le nonce, le nouveau patriarche « devra sûrement et voudra être très attentif aux équilibres internes de l'Église orthodoxe russe, mais ne renoncera pas à faire avancer le dialogue avec les autres Églises, en particulier avec l'Église catholique »
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Février 2009 à 10:40 | 2 commentaires | Permalien

Le Patriarcat de Jérusalem proteste

Suite aux graves blasphèmes proférés il y a une semaine contre le Christ et la Mère de Dieu au cours d’une émission télévisée israélienne, les réactions furent immédiates, tant de la part des catholiques que des arméniens, maronites et chaldéens vivant en Terre Sainte. Ils ont tous fermement condamné cette émission et souligné que “ce fait s’inscrit dans le cadre d’incessantes attaques contre les chrétiens depuis des années partout en Israël et ont demandé qu’une enquête officielle soit menée ».

Pour sa part, le saint-synode du Patriarcat de Jérusalem a publié le communiqué suivant : « Par la voix de son représentant à Nazareth, le Patriarcat de Jérusalem a condamné les expressions et prises de positions provocantes à l’encontre la personne de Jésus-Christ et de la très sainte Mère de Dieu, et qui ont été diffusées au cours d’un programme satirique du canal télévisé 10 en Israël. Par la suite, au cours de sa 44e séance tenue le 11/24 février 2009, le saint et sacré synode a condamné toute expression et manifestation diffamante à l’encontre des personnes et symboles de toutes les religions, et a affirmé sa ferme intention de poursuivre le dialogue interreligieux que le Patriarcat de Jérusalem cultive pour promouvoir de la coexistence pacifique et la coopération constructive des croyants de toutes les religions dans le cadre du respect mutuel».

Source: Orthodoxie.com et Romfea.gr
Rédigé par Nikita Krivochéine le 27 Février 2009 à 17:49 | 0 commentaire | Permalien

Les problèmes démographiques qui concernent aujourd'hui presque la totalité des pays européens peuvent être un domaine de coopération entre chrétiens de différentes Églises, surtout celles attaches aux valeurs éthiques et familiales traditionnelles. En effet, il semblerait que l'ampleur des défis dans ce domaine soit telle que seuls des efforts joints des chrétiens pourraient porter ne serait-ce que quelques fruits positifs.

Dans le livre d'Aymeric Chauprade, Chronique du choc des civilisations, éditions Chronique, 2009, on peut lire l'affirmation suivante: "L'Europe est la seule région du monde dont la population va diminuer durant le premier tiers de ce siècle. L'évolution de deux grands peuples européens qui se sont massacrés mutuellement à Stalingrad illustre d'ailleurs ce déclin général: dans vingt-cinq ans, le peuple allemand aura fondu de 10 millions et le peuple russe (deux avortements pour une naissance) de 15 millions. Sur les vingt-cinq pays de l'Union élargie, dix-sept (dont ceux de l'Europe centrale) connaissent des excédents de décès par rapport aux naissances" (p. 58).
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Février 2009 à 23:16 | 4 commentaires | Permalien

Léonce de Jérusalem, théologien du VIe siècle, dans son Traité contre les Nestoriens, rapporte les propos suivants des adversaires du concile de Chalcédoine, notamment de ceux qui refusaient l'unité hypostatique du Seigneur Jésus:

"Si les hypostases de Dieu et de l'homme ne sont pas séparées, comme le sont les natures [divine et humaine], cela voudrait dire que Dieu n'est pas vraiment Dieu sans l'homme, tandis que l'homme n'est pas vraiment homme sans Dieu" (Adv. Nestor. II, 27). Ainsi, pour les Nestoriens, les hypostases de Dieu et de l'homme, étant parfaitement autonomes, ne peuvent que demeurer distinctes et séparées même dans le Christ.

C'est en lisant de tels propos qu'on prend conscience de la grâce d'être orthodoxes chalcédoniens. En effet, si pour les adversaires nestorianisants de Chalcédoine, le caractère définitif et irréversible de l'unité de Dieu et de l'homme en Christ est un scandale, pour nous autres, c'est le fondement même de notre salut. Il est vrai que Dieu reste Dieu en l'absence de l'homme. Mais l'homme peut-il vraiment être homme sans Dieu?
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 25 Février 2009 à 22:06 | 0 commentaire | Permalien

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