Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Néomartyr Alexandre (Schmorell) (16 sept. 1917 - 13 juil. 1943) canonisé à Munich (4-5/02/2012)
Новомученик Александр ШМОРЕЛЬ моли Бога о нас (16 сен.1917-13 июля 1943) канонизирован РПЦЗ 4-5 февраля 2012г.

Alexandre Schmorell a été décapité à Munich le 13 juillet 1943 par les nazis pour son activité au sein de le "Rose Blanche" — petit groupe chrétien opposé au régime hitlérien.

Il repose au cimetière Am Perlacher Forst où se trouve également la tombe de ses amis assassinés par les nazis, situé — providentiellement — en face de la cathédrale orthodoxe russe actuelle de Munich

Cette exposition a été organisée pour commémorer le centenaire de la naissance d’Alexandre Schmorell, l’un des deux organisateurs du groupe antinazi « La Rose Blanche». Alexandre a été canonisé en 2007 par l’EORHF, aussi une importante délégation du diocèse de Munich avec à sa tête Monseigneur Marc (Arndt) assistait à la cérémonie ainsi que Madame Nora Teich, consul général de la RFA à Ekaterinbourg et des membres de la famille Schmorell.

Les parents d'Alexandre étaient tous deux originaires d'Orenbourg.

Des photos de famille et des documents concernant l’action clandestine de la « Rose Blanche », entre autre procès-verbaux des interrogatoires de Schmorell par la Gestapo ainsi que le refus opposé par SS Heinrich Himmler à la demande en grâce présentée par des membres de la famille Schmorell.

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Alexandre Schmorell, orthodoxe, de parents russes émigrés. Avant son exécution Alexandre s’est confessé auprès d’un prêtre auquel il a remis une lettre adressée à son amie Nellie de la ville de Gjatsk. Le prêtre a conservé ce petit mot et l’a remis aux parents d’Alexandre.

On voit dans les salles de l’exposition des tracts de l’organisation clandestine comme flotter sous le plafond. Cinq jeunes chrétiens allemands appartenaient à ce groupe. Le groupe comprenait des jeunes catholiques et des protestants. Plusieurs livres ont été publiés sur "La Rose blanche". Cinq membres de la « Rose Blanche » furent arrêtés par la Gestapo en 1942 et exécutés en 1943.

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Christoph Probst (24 ans, lors de son exécution), Hans Scholl, 25 ans et Sophie Scholl, 22 ans, ont été pris dans un engrenage infernal. On les avait condamnés à mort pour donner un exemple à tous les défaitistes.

Hans Scholl – en quelque sorte, le chef de la bande – avait commencé dans la Jeunesse hitlérienne. Vite lassé par les abus évidents de ses idoles politiques et par l’ “idéal” véhiculé dans ces milieux-là, il rentre dans une des “Jugendschaft” - groupe de jeunes cultivés, et survivance en temps de dictature de la “Jeunesse Confédérée” allemande, interdite par la Gestapo.

Ces groupes, assez communs pour l’Europe du nord et qui ont prit leur essor à l’époque romantique, étaient de sociétés estudiantines qui apprenaient surtout la liberté intérieure. SUITE

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L’une des places de Munich a été nommée en l’honneur de Schmorell.

Monseigneur Benjamin, métropolite d’Orenbourg et Monseigneur Marc, évêque de Berlin, ont concélébré le 29 avril 2017 les mâtines à la cathédrale Saint Nicolas. Le dimanche 30 avril ils ont concélébré la divine liturgie. Un concert organisé par les élèves du gymnase orthodoxe Saint Jean de Cronstadt a été donné dans la grande salle de la Philharmonie en l’honneur de l’évènement. PHOTOS Igor Khramov Traduction "PO"

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Lire aussi L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte : 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell


В субботу, 29 апреля, в музее истории Оренбурга при большом стечении общественности была открыта выставка «Александр Шморель – немецкое Сопротивление с русской душой». Экспозиция посвящена 100-летию со дня рождения выходца из оренбургской купеческой семьи Шморель – одного из двух организаторов немецкой антифашистской группы «Белая роза»

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Поскольку Александр был канонизирован Русской православной церковью в 2012 году, в церемонии открытия принимала участие делегация германской епархии РПЦЗ. В этой связи в Оренбург прибыла и атташе по культуре генерального консульства Германии в Екатеринбурге госпожа Нора Тех. Ее встреча с министром культуры и внешних связей Оренбургской области Евгенией Шевченко прошла в пушкинском зале музея.

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В субботу митрополит Оренбургский и Саракташский Вениамин и архиепископ Берлинский и Германский Марк совершили всенощное бдение в Никольском кафедральном Соборе. Утром воскресенья 30 апреля оба архипастыря будут служить там же божественную литургию,

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Septembre 2017 à 15:37 | 6 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Tchetnik le 30/04/2017 19:25
"Avec une âme Chrétienne" serait plus juste comme intitulé.

2.Posté par Galina le 30/04/2017 20:34
super événement!!!

3.Posté par Noël Ruffieux le 30/04/2017 23:12
Je suis content que Parlons d’Orthodoxie rende hommage à Alexander Schmorell. Je me permets de vous envoyer le texte que j’avais écrit pour l’hebdomadaire Echo Magazine de Genève, publié le 5 avril 2012 dans la chronique L’or du temps.

Le martyr à la rose blanche

Le 5 février 2012, à Munich, l’Eglise orthodoxe russe a canonisé un jeune homme de 26 ans, Alexander Schmorell, décapité le 13 juillet 1943.
« Il n'est rien de plus indigne d'un peuple civilisé que de se laisser, sans résistance, régir par l'obscur bon plaisir d'une clique de despotes. Chaque Allemand honnête n'a-t-il pas honte aujourd'hui de son gouvernement ? » Ainsi commence un tract distribué à Munich le 27 juin 1942. Ses auteurs, Alexander Schmorell et Hans Scholl, en appellent à la dignité du peuple allemand, à son héritage chrétien, pour que se lève « une Résistance contre ce fléau de l'humanité, le fascisme, ou tout autre système de dictature semblable ».
Tout part d’un groupe œcuménique d’étudiants en médecine. Hans et Sophie Scholl, des protestants, Alexander Schmorell, orthodoxe de mère russe, Willi Graf, Christoph Probst et le professeur Kurt Huber, des catholiques. Ces jeunes ont été formés dans la mystique nazie. « D’une manière presque imperceptible, écrit Sophie, on nous entraîna à marcher au pas, à entrer dans les rangs, à ne jamais objecter et à penser tous ensemble. Nous aimions tous l’Allemagne sans nous demander pourquoi et comment. Le pouvoir hitlérien s’est mis à nous expliquer pourquoi et comment il fallait aimer la patrie. » Passionnés de culture, « summum de l’épanouissement humain », ils lisent Goethe, Dostoïevski, saint Augustin, écoutent la musique de Haendel, fréquentent l’église. De bonne famille, ils sont bien dans leur peau, font du sport, aiment leurs études.
Un jour, tout bascule : dans leurs discussions passionnées la lumière de midi éclaire leur conscience. A force de lire des textes sur la dignité humaine, sa liberté infrangible, quelque chose en eux refuse ce que le système leur impose. « L'espérance… L'heure est venue où je retrouve mes amis assemblés dans la nuit pour le silence sans sommeil et le beau mot de liberté : on le murmure, on le bredouille, jusqu'à la nouveauté inouïe : sur les degrés de notre temple nous le crions dans un nouvel enthousiasme : Liberté ! » Comment lire impunément ces vers de Goethe ? Die weisse Rose - La Rose blanche est née.
Sans lien avec les ennemis de l’extérieur de l’Est ou de l’Ouest, simplement, aurait dit Camus, ces jeunes prennent conscience que le destin absurde de leur pays contredit leur foi, leur culture. Ils luttent avec leurs moyens : mots, parole, écrit, tracts et graffiti.
En juin et juillet 42, quatre tracts, ronéotypés à des centaines d’exemplaires, sont envoyés à des connaissances, distribués à l’université, dans les cafés de Munich. « Nous allons vous montrer que chacun est en mesure de coopérer à l'abolition de ce régime. Que des hommes convaincus et énergiques s'unissent, parfaitement d'accord sur les moyens à employer pour atteindre notre but. Nous n'avons guère à choisir entre ces moyens, un seul nous est donné : la résistance passive. » Ils en appellent à la conscience chrétienne : « Peux-tu, toi, chrétien, hésiter encore lorsque la conservation des biens les plus précieux est en cause, ajourner ta décision avec l'espoir qu'un autre prenne les armes pour te défendre ? Dieu ne t'a-t-il pas donné la force et le courage de combattre ? Nous devons attaquer l'esprit mauvais où il est le plus néfaste, aujourd'hui, dans la force de Hitler. »
Fin juillet 42, Hans, Alexander, Christoph et Willi sont envoyés comme aides-médecins sur le front russe. Providentiellement, ils restent ensemble et constituent ce que Scholl appelle la cinquième colonne. De son pays maternel, Alexander écrit à son père : « Aujourd’hui nous sommes allés avec Hans à l’église, dans une foule de vieux, de femmes et d’enfants qui priaient. Comme ils chantaient, comme ils priaient ! Comment ne pas s’étonner en voyant que ce peuple a su préserver sa foi malgré toutes ces années de pouvoir athée. Ni les persécutions, ni les camps n’ont eu raison des croyants. Lorsque la guerre sera finie je retournerai en Russie… »
Revenus à Munich, en janvier 43, ils témoignent de l’horreur de la guerre. Bientôt il sera trop tard. Le cinquième tract, Appel à tous les Allemands !, en milliers d’exemplaires grâce à un ami imprimeur, diffusés en Allemagne et en Autriche, est plus politique et fait des propositions pour l’avenir. Le sixième sera mortel. Arrestations et condamnations se suivent. Hans, Sophie et Christoph sont décapités le 22 février, Alexander et Kurt le 13 juillet. Le 12 octobre, avant d’être exécuté, Willi demande le baptême. On le lui refuse.
En canonisant son fils Alexander, l’Eglise russe reconnaît que le martyre, ce n’est pas seulement confesser le Dieu unique, c’est aussi refuser de sacrifier aux idoles de toutes sortes qui nient la personne humaine créée à l’image de Dieu, image blessée, écrasée, humiliée par les tyrans. La dignité chrétienne est exigeante, la liberté ne se construit que sur la responsabilité et ses engagements.
En 2002, à Rome, le pape Jean-Paul II a dédié la basilique San Bartolomeo aux martyrs du 20e siècle, canonisés ou non, de toutes Eglises et de tous continents.

4.Posté par Tchetnik le 01/05/2017 12:41
Les lettres d'adieu d'Alexander Schmorell;

http://www.katjasdacha.com/whiterose/alexbriefe_d.html


5.Posté par Nikolas le 01/05/2017 13:19
Bien dit Tchenik

6.Posté par Affeninsel le 03/05/2017 15:19
C'est naturellement la russéité de l'âme qui lui a donné la force spirituelle d'aller au martyr.

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