Une exposition de photographies d'Alexandra Catière, paroissienne du diocèse de Chersonèse
GALERIE LACEN
tel. 01 42 77 34 44

VERNISSAGE LE 10 SEPTEMBRE 0 PARTIR DE 18H30

Exposition du 10 septembre au 31 octobre




Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Septembre 2009 à 10:21 | 0 commentaire | Permalien

Selon un article du quotidien La Croix:

L’écrivain, à la fin de ses jours, poussé par ses disciples, était devenu une sorte de nouveau prophète, apôtre de la charité et de la non-violence, contestant l’enseignement de l’Église

Le 22 février 1901, le saint-synode de l’Église orthodoxe russe annonce l’excommunication de Léon Tolstoï . C’est l’aboutissement d’une évolution de l’écrivain. Dès 1881, il est revenu vers la religion, après avoir longtemps été sous l’influence des idées rationalistes. Il a entrepris de se rendre régulièrement à l’église.

Les dernières pages d’Anna Karénine, son roman paru en 1877, témoignent de cette évolution. Lévine, son personnage, est soudain illuminé de l’intérieur par l’évidence de sa foi nouvelle : « “Est-ce vraiment la foi ?” pensa-t-il, n’osant pas croire à son bonheur. “Mon Dieu, je Te remercie”, murmura-t-il retenant ses sanglots », fait-il dire à son personnage.
Mais Tolstoï le croyant se montre rapidement critique avec le clergé. Il lui reproche de flatter les riches et les puissants, quand le Christ prônait la pauvreté et la charité absolue. Le christianisme de Léon Nikolaïevitch est une recherche de l’abandon de soi dans l’amour de son prochain. L’écrivain veut vivre le message du Christ dans sa vie quotidienne. Il se sépare de ses biens au profit de sa famille, s’habille pauvrement, devient végétarien.
Rédigé par L'équipe de rédaction le 28 Août 2009 à 14:35 | 0 commentaire | Permalien

Troisième Rome ou rêve de Byzance?
Les premiers déplacements à l'étranger du patriarche Cyrille de Moscou montrent un nouveau style et une nouvelle présence de l'Église russe dans le monde orthodoxe. La rencontre avec le patriarche Barthélemy de Constantinople, comme la visite pastorale en Ukraine (voir les notes et commentaires dédiés) démontrent son rayonnement bien au-delà des frontières de la Russie: dans son entretien avec le président Iouchtchenko, le patriarche Cyrille a souligné que dans le tomos du patriarche de Constantinople instituant le patriarcat de Moscou (1589) son titre était "Patriarche de Moscou, de Russie et de tous les pays du nord". Il n'en faut pas plus pour relancer les spéculations sur les idées "byzantines" qui ont, parfois effectivement fleuri en Russie.

Le Courrier de Russie avait publié un article sur ce sujet le 9 juillet et j'en reproduis ci-dessous in extenso la deuxième partie. Il fait un point complet de la question et donne un éclairage intéressant et réellement partagé par certains milieux intellectuels russes. De plus son style journalistique rend la lecture attrayante, même si le manque de sources référencées nous met dans l'impossibilité d'en vérifier toutes les assertions…

Article de Inna Doulkina, "C’est Byzance !" Le Courrier de Russie, 9 Juillet 2009
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Août 2009 à 11:26 | 1 commentaire | Permalien

Dépêche de l'Agence France Presse:

Quelque 400 manifestations dans les domaines de la culture, de l'éducation, de l'économie et de la jeunesse sont prévues dans le cadre de l'année de la Russie en France et de la France en Russie en 2010, a annoncé mercredi à Moscou le comité d'organisation.

L'exposition "Sainte-Russie : de la Rus' de Kiev à la Russie de Pierre le Grand" au musée du Louvre à Paris et "Chefs-d'oeuvre des collections du Musée national Picasso" à Moscou et Saint-Pétersbourg figurent dans la liste des événements retenus, a déclaré le président du comité d'organisation pour la France, Louis Schweitzer, au cours d'une conférence de presse.

Le coup d'envoi des festivités sera donné fin janvier "dans le cadre d'une tournée de l'orchestre du théâtre Marie de Saint-Pétersbourg, qui présentera à Paris l'intégrale des symphonies de Tchaïkovski", a déclaré pour sa part le coprésident du comité d'organisation pour la Russie, Mikhaïl Chvydkoï.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Juillet 2009 à 21:53 | 0 commentaire | Permalien

Le film « Le Miracle » d'Alexandre Prochkine
par Dimitri Sokolov – Mitritch

« Le Miracle » tourné par un réalisateur bien connu, Alexandre Prochkine, a reçu le prix spécial du jury au festival international de cinéma de Moscou . Le président du jury était Pavel Lounguine, l’auteur du film « l’Ile ».
Le sujet du film « Le Miracle » est tiré d’un fait divers réel, survenu à Kouïbychev en 1956, et connu comme « Zoïa statufiée »
L’archiprêtre Vsevolod Tchapline, président du département du saint synode chargé des relations de l’Eglise avec la société a déclaré :
« Zoïa statufiée», est un phénomène mystérieux dont nous avons de nombreux témoins. C’est une joie, qu’aujourd’hui l’attention du public soit à nouveau attirée vers cet évènement grâce à ce film de talent . Mais l’essentiel pour un chrétien est une relation au Seigneur dans la communion aux mystères de l’Eglise, car une vie juste en Eglise, est plus sûre que n’importe quels miracles ou n’importe quels autres phénomènes ayant trait à l'univers animé. »
En réalité, l' histoire, qui est à l’origine de ce film, s'est passée dans la ville de Kouïbychev (ou Samara) dans la rue Tchkalov, au moment des fêtes du Nouvel An 1956. C’est justement à cet endroit que se produisit l’évènement appelé « Zoïa statufiée» qui est considéré comme un grand miracle.
Une ouvrière, Zoïa Karnaoukhova, jeune beauté et ardente militante athée, voulut blasphémer à la table de réveillon. Elle reçut immédiatement un terrible châtiment. Cette jeune fille fut statufiée et resta sans signe apparent de vie durant 128 jours. La nouvelle terrifia toute la ville depuis les simples citoyens jusqu’aux dirigeants du comité régional du parti.
Rédigé par Marie Genko le 7 Juillet 2009 à 17:24 | 2 commentaires | Permalien

RENCONTRE AVEC  BRIGITTE DE MONTCLOS,  COMMISSAIRE DE  L’EXPOSITION  « Splendeurs des Romanov »
- Vous étiez déjà la commissaire de l’exposition « Impérial Saint Saint-Pétersbourg » en 2004 qui mettait à l’honneur l’œuvre de dignes représentants des Roma Romanov, à nov, l’image de Pierre le Grand et de Catherine II. Est Est-ce l’histoire qui se répète ?

« Ce n’est pas du tout la même exposition qui recommence. Ici on prend le sujet des
Romanov dans son cœur en focalisant sur Moscou, la vieille capitale qui symbolise le
véritable esprit de la Russie à travers l’Histoire. Pourquoi dans son désir de conquête,
Napoléon est-il allé jusqu’à Moscou et non pas à Saint-Pétersbourg ? Parce qu’il
voulait asservir l’âme de ce pays…Pourtant fondateur de Saint-Pétersbourg, Pierre le Grand lui-même a succombé au souffle historique de Moscou en s’y faisant couronner Tsar mais aussi Empereur.
De nombreux auteurs du XIXè siècle comme Théophile Gautier, Alexandre Dumas,
Jules Verne ont exhorté l’âme russe de Moscou, en opposition à Saint-Pétersbourg
l’occidentale.
- En quoi le terme « Splendeurs des Romanov » va va-t-il prendre ici un caractère exceptionnel ?

« Tout d’abord, il faut rappeler que lorsque Michel, Premier des Romanov, accède au
Trône en 1613, la Russie sort du « temps des troubles » qui a vu se succéder à sa tête des imposteurs et des étrangers et qui ont plongé le pays dans le marasme
économique. Cette splendeur retrouvée va être symbolisée par les cérémonies de couronnement qui se préparaient pas moins d’un an à l’avance, le temps de réunir et de confectionner les plus beaux tissus, les plus riches dentelles, les objets les plus exceptionnels, qui étaient ensuite pieusement rangés au Palais des Armures du Kremlin. C’est dans cette renaissance du faste que va nous entraîner l’exposition du Grimaldi Forum ».

Rédigé par Xenia Krivochéine le 25 Juin 2009 à 10:33 | 6 commentaires | Permalien

Un disque avec des oeuvres liturgiques de compositeurs de l'émigration russe
La maison d'édition du patriarcat de Moscou fait paraître un quatrième disque de la série consacrée aux œuvres liturgiques des compositeurs de l'émigration russe. Cette fois-ci il s'agit des chants pour le Grand Carême et la Pâque de Boris Ledkovski (+ 2004), chef de chœur de l'église synodale Notre-Dame du Signe à New York.

Les œuvres de Ledkovski sont chantées sur ce disque par le chœur de l'église de la Résurrection au cimetière Semenovski de Moscou, sous la direction d'Alexeï Mouratov.

D'autres disque sont prévus dans la même série.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Juin 2009 à 12:57 | 2 commentaires | Permalien

Un communiqué d'Interfax, une fois n'est pas coutume, donne le départ à une énigme: peu de temps avant sa mort, la grand compositeur russe Anton Rubinstein (1829-1894, ne pas confondre avec son homonyme Arthur Rubinstein, 1887-1982) a composé un opéra qui s'appellerait "Le Christ" (Христос). Je n'en ai trouvé aucune trace car il n'aurait été joué qu'une fois, sous la direction de l'auteur, en 1994 à Lucerne (le maître est mort en novembre de cette année). J'ai toutefois trouvé une mention de sa représentation à Brème, en 1895, avec 450 artistes… Puis personne n'en a entendu parler jusqu'à ce que les organisateurs d'un festival "les saisons de Diagilev: Perm-Petersbourg-Paris", dont j'apprends aussi l'existence (mais le programme est surprenant!), décide de la monter à l'opéra de Perm. La représentation a lieu ce soir 20 mai. D'après Interfax, cet opéra tient une place unique dans l'œuvre du compositeur et réunit des musiques religieuses orthodoxes, catholiques et protestantes…

Si quelqu'un avait une information sur cette œuvre mystérieuse merci de la partager…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 21 Mai 2009 à 07:11 | 0 commentaire | Permalien

“La Rose blanche” et “Le Buisson ardent”
Voici un nouveau texte consacré à la résistance des chrétiens contre le nazisme, puis en Roumanie contre le communisme:

Malheureusement, dans les pays à majorité orthodoxe, on ne connaît pas l’histoire du groupe de Munich, appelé par ses membres, "La rose blanche".

Mais l’histoire de ce groupe peut-être très intéressante pour le public orthodoxe, car elle présente quelques caractéristiques qui la rapprochent de l’expérience politique et spirituelle d’un groupe analogue, "Le buisson ardent" de Bucarest.

Récemment, un film est sorti dans les cinémas parisiens – "Sophie Scholl", un film allemand (“Sophie Scholl. Die letzten Tage”; réalisateur: Marc Rothemund; sortie en Allemagne: 24.02.2005). Le film retrace les dernières heures des trois des membres qui ont fondé "La Rose blanche". C’est un film très sobre, mais qui est loin d’être un simple documentaire sur ce groupe de résistance. Plusieurs livres ont été publiés sur "La Rose blanche". Les deux jeunes hommes et la jeune fille (mais ils seront six en total à être décapités) qui ont été condamnés à mort par le régime hitlérien finissant, sont considérés aujourd’hui par les historiens comme des icônes de la résistance allemande face à un régime plus que destructeur. Mais malgré cette reconnaissance régionale dans leur pays d’origine, “La Rose blanche” sortent seulement maintenant, en 2006, d’un anonymat curieux. C’est vrai que déjà en 1982, leur histoire était portée à l’écran par le cinéaste Michael Verhoevens, mais c’est pour la premier fois qu’on leur rend hommage par un document artistique à la hauteur de leur légende, qui soit reconnu en tant que tel (car “Sophie Scholl” a été nominalisé cette année pour l’Oscar du meilleur film étranger).
Rédigé par Nikita et Xenia Krivochéine le 18 Mai 2009 à 13:47 | 0 commentaire | Permalien

Editions "L'Age d'Homme"
Chers amis

Nous vous donnons RV le mercredi 27 mai 2009 pour la 5ème séance des
« mercredis de la rue Férou » (18-20h).
Le thème : la collection des « Classiques slaves »,
fleuron des éditions l’Âge d’Homme.
Invités :
Gérard Conio
Vladimir Dimitrijevic
Georges Nivat
(directeurs de la collection).
Présentation, débats, nouveautés…

Le travail des traducteurs est primordial dans ces collections de « L'Archipel
slave ». Ils seront nombreux le mercredi 27 mai 2009.

5 rue Férou 75006 PARIS
M° Saint-Sulpice
01 55 42 79 79


Rédigé par l'équipe de rédaction le 16 Mai 2009 à 17:34 | 0 commentaire | Permalien

"La Rose Blanche": jeunes chrétiens allemands antinazis
La revue "Neskoutchny Sad" (Moscou, mai 2009) publie un texte de Xenia Krivochéine consacré à l'organisation de résistance antinazie "La Rose Blanche" dont faisaient partie cinq jeunes chrétiens allemands. Dont Alexandre Schmorell, orthodoxe, de parents russes émigrés. Ce groupe d'universitaires comptait également des catholiques et des protestants. Les cinq membres de la Rose Blanche furent tous arrêtés par la gestapo en 1943 et exécutés.
L'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières envisage de canoniser le martyre Alexandre. D'ores et déjà une icône le représentant orne la cathédrale russe de Munich.
Texte en russe, lire la suite....
Rédigé par l'équipe de rédaction le 13 Mai 2009 à 15:56 | 1 commentaire | Permalien

Un film sur Varlam Chalamov
Voici un film qui nous en dit sur la foi, l'orthodoxie en Russie et le martyre plus que vingt thèses traitant du droit canon!
Pour visionner cliquer sur le lien, la projection démarre toute seule.
Très beau et douloureux, aide à la compréhension. Basé sur une autobiographie de l'écrivain. Le film n'a été programmé par les chaînes russes qu'une seule fois, de nuit, ceci en 1991.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 12 Mai 2009 à 09:17 | 0 commentaire | Permalien

Les 8 et 12 juin prochains, à l’occasion du 40e anniversaire du bienheureux repos du

grand iconographe et moine du skite du Saint-Esprit

LE PERE GREGOIRE (KRUG), 1908-1969,

le diocèse de Chersonèse organise deux journées commémoratives:

Le 8 juin , lundi de Pentecôte et fête du Saint Esprit, la divine liturgie sera célébrée dans l’église du skite, au Mesnil-Saint-Denis, suivie d’une pannikhide sur la tombe du père Grégoire.

Un autobus partira de l’église des Trois-Saints-Docteurs, 5 rue Pétel, à 8h30, et emmènera les pèlerins jusqu’au skite pour les ramener ensuite à Paris. Ceux qui sont intéressés sont priés de s’inscrire à la caisse.


Le vendredi 12 juin à 8h00, jour anniversaire de la mort du père Grégoire la divine liturgie, suivie d’une pannikhide, sera célébrée sous la présidence de l'archevêque Innocent de Chersonèse, en l’église des Trois-Saints-Docteurs.

Ce même jour, à 20h00, dans la salle paroissiale de l’église des Trois-Saints-Docteurs, le père Nicolas Ozoline et Anne Philippenko, feront revivre pour nous sa personne et son œuvre.


Soyez tous les bienvenus !
Rédigé par Emilie van Taack le 8 Mai 2009 à 09:09 | 0 commentaire | Permalien

Georges Nivat: "Trésors du siècle d'or russe de Pouchkine à Tolstoï", suite
Le professeur émérite de l’université de Genève Georges Nivat, slaviste éminent et spécialiste reconnu de la vie et de l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne a aimablement accepté de faire paraître sur notre plateforme la préface qu’il a rédigée pour le catalogue de l’exposition « Trésors du siècle d’or russe, de Pouchkine à Tolstoï » (Fondation Martin Bodmer, Genève).

Ce texte dira beaucoup à ceux qui sont conscients de l’imprégnation de la culture russe par foi orthodoxe.
Nous avons fragmenté cette préface en plusieurs parties car elle est assez volumineuse.

En voici la fin :


Il fut redécouvert par la génération de l’Âge d’Argent, Il fut élevé au rang de génie sacré de a nation par Staline, pour les fêtes de 1947 qui célébrèrent le centenaire de sa mort. Ses manuscrits sont rassemblés en la Maison Pouchkine de Saint-Pétersbourg, mais n’en sortent pas, c’est le Saint des Saints, et, comme à Jérusalem, seul le grand prêtre y a accès… Cette sacralisation est un des extrêmes de la mémoire russe. L’autre étant l’oubli, l’amnésie ordonnée d’en haut, l’éradication à laquelle se livre le communisme au temps de sa plus virulente crise de destruction, dont toutes les religions fanatiques sont coutumières. En ces temps-là l’émigration russe était un esquif de mémoire et de survie culturelle. En ces temps-là Paris et Genève fêtaient le centenaire à leur façon, et des esprits malicieux comme Alexis Remizov faisaient ressusciter non seulement la Russie du grand miracle du XIXe siècle, mais celle d’avant, celle des enluminures des monastères et des vieux Croyants, celle des croyances populaires, des proverbes, des légendes épiques ou « bylines ».
Rédigé par Nikita Krivochéine le 7 Mai 2009 à 08:09 | 1 commentaire | Permalien

La Trinité d'André Roublev serait dans un état critique
L'une des icônes russes les plus célèbres et extraordinaires - la Trinité de saint André Roublev - serait dans un état critique, selon le ministre russe des affaires étrangères Alexandre Avdeev, cité par l'agence Blagovest-Info. Selon le ministre, elle ne pourrait donc pas être transportée, ne serait-ce que provisoirement, à la laure Trinité-Saint-Serge pour laquelle elle fut peinte. L'icône comporterait une fissure de quelques millimètres du haut en bas.

Par sa valeur artistique, l'icône est comparable à la Joconde de Léonard de Vinci, affirme A. Avdeev. Son prix dépasse 600 millions de dollars: pour la transporter, il faudrait donc une assurance de plus de 4 millions de dollars !

C'est dommage pour la laure qui ne verra pas chez elle une de ses plus belles icônes conservée depuis l'époque soviétique à la galerie Trétiakov à Moscou. C'est dommage aussi pour nous qui gardions un mince espoir de la voir exposée au Louvre en 2010 dans le cadre de l'exposition "Sainte Russie" pour l'année croisée de la France en Russie et de la Russie en France.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Mai 2009 à 23:10 | 4 commentaires | Permalien

Trésors du siècle d'or russe de Pouchkine à Tolstoï
Le professeur émérite de l’université de Genève Georges Nivat, slaviste éminent et spécialiste reconnu de la vie et de l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne, a aimablement accepté de faire paraître sur notre plateforme la préface qu’il a rédigée pour le catalogue de l’exposition « Trésors du siècle d’or russe, de Pouchkine à Tolstoï » (Fondation Martin Bodmer, Genève).

Ce texte dira beaucoup à ceux qui sont conscients de l’imprégnation de la culture russe par foi orthodoxe.
Nous avons fragmenté cette préface en plusieurs parties car elle est assez volumineuse.

Voici la première partie:


« Dans l’âge de fer, dis-moi, qui devinait le siècle d’or ? » Ce vers d’Alexandre Pouchkine nous met en face de deux questions : les notions d’âge liées à la métallurgie sont-elles applicables à la culture, et comment les appliquer à la culture russe ?

La notion de siècle d’or de la poésie russe est née après coup, une fois inventée la formule de « siècle d’argent », siècle ou âge est tout un en russe : le mot « vek » s’appliquant à la durée d’une génération, d'une vie humaine autant qu’à la mesure chronologique fondée sur les multiples de cent. La formule semble avoir été inventée oralement, dans un salon, par le philosophe Nicolas Berdiaef, elle fut reprise par le poète de l’émigration Sergueï Makovski. Et pourtant l’idée d’un soleil de la poésie russe s’imposa dès la morte d’Alexandre Pouchkine. Odoïevski s’écria : « le soleil de notre poésie s’est couché ! » et ce symbole du soleil est resté jusqu’aux somptueux vers qu’écrivit Anna Akhmatova à la mort d’Alexandre Blok :
Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Mai 2009 à 09:41 | 4 commentaires | Permalien

Alexandre Avdéev, ministre de la culture de la Fédération de Russie, a déclaré que le statut des biens de nature religieuse se trouvant en possession des musées du pays doit être déterminé conformément à la loi. L'Église, de même que les musées doivent agir de sorte à ce que l'avenir de chacun des musées soit déterminé dans le respect de la législation. Il arrive, a dit le ministre, que des conflits surviennent entre les et l'Église, cela rend très difficile le partage des collections. Dans l'ensemble les représentants du clergé et les responsables des musées perviennent à s'entendre. Les biens meubles ont commencé il y a longtemps à être transmis à l'Église. Q'il s'agit d'icône nous exigeons des paroisses des conditions de conservation satisfaisantes. Un projet de loi portant sur la transmission à l'Église des biens de nature religieuse se trouvant dans les musées est en cours d'élaboration. Il sera bientôt soumis à la Douma. Il est important, a conclu M. Avdéev, d'éviter toute manifestation d'extrémisme.

Source: Interfax
Rédigé par Nikita Krivochéine le 26 Avril 2009 à 16:37 | 1 commentaire | Permalien

La Croix: "De Moscou à Paris, la quête de Kandinsky"
Un article de Sabine Gignoux dans le quotidien français catholique La Croix présente l'exposition à Beaubourg de plus de 90 œuvres de Vassily Kandinsky, le "père de l'abstraction". "Né à Moscou en 1866 dans une famille fortunée, venu à l’art sur le tard, après avoir travaillé comme juriste et ethnologue, Vassily Kandinsky n’a cessé au long de sa vie de déménager à travers l’Europe. Parfois par choix, comme lorsqu’il séjourne en 1906 à Paris pour se frotter à l’avant-garde, avant de s’installer en 1908 en Bavière, à Murnau et Munich."

Inventeur de l’abstraction, il ne renonce pas pour autant aux figures symboliques qui hantaient ses premiers tableaux, mais les réduit à l’état de signes, discrets et allusifs […]. Puis change brusquement d’inspiration avec son exil à Paris. Voilà qu’il revient à des formes biomorphes, et même microscopiques, un ballet de paramécies, parfois des semis de points colorés (Mouvement I) qui rappellent le folklore russe, avec un brin de nostalgie."

"La quête métaphysique de celui qui écrivit Du Spirituel dans l’art se trouve ainsi curieusement escamotée. Est-ce une vision parisienne ? On oublie trop souvent que Kandinsky est d’abord pétri de culture orientale, qu’il a grandi dans la foi orthodoxe, dans l’environnement des icônes. Il s’est intéressé aussi à la théosophie de Rudolf Steiner. Et aspire à un art qui élève l’âme, à l’opposé du matérialisme et du positivisme de l’Occident. Tout l’élan qui emporte sa peinture vient de là", écrit S. Gignoux.
Rédigé par l'équipe rédaction le 9 Avril 2009 à 15:35 | 0 commentaire | Permalien

Gogol vu par Wikipedia francophone
Aujourd'hui, le 200e anniversaire de Nicolas Gogol, alors qu'en Russie, Ukraine et un peu partout dans le monde orthodoxe slave, on ne tarit pas d'éloges à son sujet, voici ce que j'ai trouvé dans le Wikipedia francophone au sujet d'une des œuvres spirituelles les plus importantes de l'écrivain, Passages choisis d'une correspondance avec des amis, publiée en 1846. Il est sans doute impossible de savoir qui a écrit ces lignes (c'est la particularité du Wikipedia), mais il est évident qu'il fait partie de ceux que visent les paroles du métropolite Juvénal, prononcées aujourd'hui sur la tombe de Gogol à Moscou. Mgr Juvénal affirme que nous n'avons pas encore compris la véritable portée spirituelle de l'œuvre de Gogol. L'auteur de l'article de Wikipedia semble l'avoir comprise de façon plutôt négative:

Cet ouvrage est présenté comme une suite de lettres écrites entre 1843 et 1846. Celles-ci touchent à des thèmes extrêmement variés: la littérature (Les Âmes mortes et leur véritable signification, en particulier), l'éducation des serfs par les propriétaires fonciers, les obligations des épouses de gouverneurs etc. Leur contenu est ultra-conservateur, voire obscurantiste. Elles ont le ton du prêche.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 1 Avril 2009 à 17:00 | 5 commentaires | Permalien

Mgr Juvénal: Nous n'avons pas encore saisi toute la portée spirituelle de l'oeuvre de Gogol
Le 1er avril, anniversaire de Nicolas Gogol, né il y a exactement 200 ans, le métropolite Juvénal de Kroutitsy, évêque de la région de Moscou et un des membres les plus anciens du Saint-Synode, a rappelé que la vie spirituelle de l'écrivain fut très intense.

Dans son homélie après l'office des défunts sur la tombe de Gogol au cimetière du monastère Novodevitchi à Moscou, Mgr Juvénal a souligné que l'écrivain "avait un désir ardent de partager sa foi avec le monde, de lui transmettre sa vision de l'aspect mystique de notre existence. Il semble qu'il n'ait jamais été entendu, mais ce n'était pas sa faute. La portée véritable de sa quête spirituelle n'a pas encore été complètement comprise".

Le métropolite a rappelé également que Gogol considérait le verbe comme le meilleur sacrifice que l'homme peut offrir à Dieu dont le Verbe est devenu chair. Mgr Juvénal s'est réjoui aussi que Gogol reste très connu en Russie: il n'y a pas un homme dans le pays, dit-il, qui ne connaisse pas son nom ou n'ait pas lu ne serait-ce que certaines de ses œuvres !
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Avril 2009 à 15:58 | 2 commentaires | Permalien

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