Nous sommes reconnaissants au père Serge Model qui nous a fait parvenir ce passionnant article. Regrettons de ne pas pouvoir en donner la traduction et espérons qu’il y aura des bénévoles qui s’y attelleront. D’avance, merci.

Le sujet de la participation d’officiers russes émigrés à la guerre d’Espagne est sans doute traité pour la première fois en Russie.
Rien d’étonnant à ce que les anciens combattants de la guerre civile n’aient pas laissé passer l’occasion de prendre, ne fût-ce que symboliquement, leur revanche après les combats en Kouban, les défaites de Crimée et en Extrême-Orient.Ils savaient que les soi-disant « Républicains » étaient les continuateurs de l’armée ouvrière et paysanne rouge instituée par Trotzky. Soviétiques et communistes espagnols procédaient à une extermination massive du clergé, des moine et des moniales espagnols. Les actes blasphématoires étaient systématiques. Plusieurs prêtres émigrés se rendaient fréquemment dans les unités afin d’y conforter les combattants orthodoxes. Dont l’archimandrite, futur évêque, Jean Shakovskoy.

L’auteur ne parle pas d’un contre-exemple : le diacre Alexis Eisner s’imprégna à la fin des années trente du même patriotisme soviétique qui animait Tzvetaeva, Efron, Klepinine (frère du père Dimitri). Eisner se défroqua et alla rejoindre les « Républicains ». Après leur défaite il fut évacué en ex-URSS par les soviétiques. Dès l’arrivée il fut arrêté et envoyé dans les camps de la Kolyma dont il sortit seulement après la mort de Staline. Ses mémoires furent publiés dans le « Novy Mir » de Tvardovsky. Mais il restait fidèle à sa nouvelle foi communiste, ceci jusqu’en 1968 et l’intervention en Tchécoslovaquie. Ce n’est qu’alors qu’il y vit plus clair disant à ses amis : je n’ai pas été intelligent… (Nikita Krivocheine)

Русские священники на гражданской войне в Испании

Едва ли среди тех, кто постарше, найдется человек, который не помнит песню о парне, который «хату покинул, пошел воевать, чтоб землю Гренады крестьянам отдать». О советских добровольцах, воевавших на стороне республиканцев, в России известно многим, о «белых» русских добровольцах в Испании – почти никому.
Неудивительно — советская историография не видела другого пути, кроме как представить республиканцев как героев, а тех, кто сражался на стороне Франко, – как фашистов.
Свидетельства об участии «белых» добровольцев в Гражданской войне были собраны в книге «Русские Добровольцы в Испании», изданной в Сан-Франциско в 1983 году.Бóльшую часть книги занимает дневник А. П. Яремчука – после войны он остался в Испании, работал на национальном радио и скончался в Мадриде в 1985 году. Ряд публикаций в эмигрантском военном журнале «Часовой» также были посвящены войне в Испании. В 1936 журнал вместе со своим бессменным издателем В. В. Ореховым вынужден был переехать из Парижа в Брюссель — Франция поддерживала республику.

Гражданская война 1936-1939 гг. является страницей истории не только Испании, но и Русской Православной Церкви. Несколько раз к русским воинам приезжали священники; в частности, архимандрит (впоследствии архиепископ) Иоанн (Шаховской), протоиерей (впоследствии протопресвитер) Александр Шабашев, и игумен (в прошлом полковник лейб-гвардии Московского полка, впоследствии архиепископ) Никон (Греве). Им и посвящена эта публикация.
Продолжение "Православие и мир"
А также статья о.Андрея Кордочкина Испанские письма о воинстве: Литургия в горах

Rédigé par Nikita Krivocheine le 8 Février 2012 à 11:22 | 0 commentaire | Permalien

Syrie: L’Europe doit pousser à un compromis, demande le patriarche Grégoire III
Son pays, otage d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et la Russie

La Syrie est devenue otage d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et la Russie, déplore le patriarche melkite Grégoire III Laham. Le chef de l’Eglise grecque-catholique, résidant habituellement à Damas, en Syrie, se trouve actuellement dans la résidence patriarcale de Raboué, au Liban, où se tient du 6 au 8 février le synode de l’Eglise grecque-melkite catholique.

Ce synode réunit à la résidence patriarcale de Raboué l’ensemble des éparques des éparchies du territorial patriarcal (Syrie, Liban, Egypte, Terre Sainte, Jordanie) et de la diaspora. C’est un synode électoral qui doit pourvoir aux sièges de Tripoli (Archiéparchie de Tripoli – Liban), de Khabab (Métropole de Bosra et Hauran – Syrie) et de Homs (Métropole de Homs, Hama et Yabroud), déclarés vacants.

Interrogé par Fady Noun, journaliste au quotidien francophone libanais "L’Orient-Le Jour", le patriarche estime que son pays, la Syrie, est devenue otage d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et la Russie. Le chef de l’Eglise grecque-catholique, comme certaines personnalités de l’opposition ou des chefs religieux en Syrie, espère un changement interne, tout en étant conscient de sa difficulté, dans la structure actuelle du parti unique.

Depuis quelques mois, le patriarche Grégoire III n’a cessé d’appeler les responsables arabes à se mettre à l’écoute de leurs peuples. Ces appels ont été constants, en particulier pour deux des pays du territoire patriarcal, l’Egypte et la Syrie. Dans ce dernier pays, sa patrie, il pense qu’un changement est encore possible, surtout si l’Europe s’y met, relève Fady Noun. "Pour lui, il n’y a peut-être rien à attendre des Etats-Unis, mais l’Europe, celle de la Mare Nostrum, peut encore beaucoup faire en faveur d’un compromis qui épargnerait à la Syrie les affres de la violence aveugle et de la guerre civile".

Les événements de Syrie, "le résultat d’un cumul de frustrations"

Le patriarche, qui appelle au dialogue "de toutes les parties en Syrie et en dehors de la Syrie", voit déjà son pays devenir otage d’une lutte d’influence entre les Etats-Unis et la Russie. Le journaliste de "L’Orient-Le Jour", qui a rencontré le patriarche grec-catholique au siège patriarcal de Raboué à la veille de la réunion annuelle du synode de son Eglise, demande si ce qui se passe en Syrie relève d’un complot, thèse officielle du régime, ou d’une révolution.

"Sans vouloir critiquer la Syrie, répond Grégoire III, je voudrais dire que je n’aime pas le terme de complot. Pour moi, c’est un signe de faiblesse. C’est dire qu’autour de vous, il n’y a que des ennemis. Mais peut-on pour autant parler de révolution ? Ce qui se passe n’est pas propre à la Syrie. Je pense que les pays arabes sont entrés dans un phénomène de révolution, sans qu’on puisse parler d’une vraie révolution. En général, celle-ci se prépare. Je décrirais ce qui se passe, plutôt, comme le résultat d’un cumul de frustrations. Mais la politique s’y est mêlée et a tout faussé".

La violence plutôt qu’un compromis politique ?

Sans chercher à défendre aveuglément le régime, relève Fady Noun, le patriarche grec-catholique s’étonne qu’on veuille entraîner l’Eglise en Syrie dans la campagne visant à l’effondrement du système. Il reproche à l’Europe de pousser à la violence, plutôt qu’à un compromis politique. Plutôt que de viser à changer le régime, lance le patriarche melkite, il faut plutôt aider le régime en place en Syrie à changer.

"Je crois qu’il s’agit là d’une vision juste des choses. Et pour ça, l’Eglise est là et elle a beaucoup fait!" Mais est-il réaliste de demander au Baas de changer ? "Bien sûr, répond le patriarche. Ne regardez plus vers le passé. Le passé est passé. Apprenons de la guerre du Liban. Quinze ans de guerre, pourquoi ? C’est une leçon pour tous. La violence engendre la violence. D’ailleurs, regardons les choses en face. Il faut voir plus large que ce qui se passe en Syrie. Nous sommes devant des arsenaux considérables. Est-ce raisonnable, dans ce cas, de crier ’aux armes !’. En tout cas, l’Eglise ne peut le faire. Ne lui demandez pas de jouer un autre rôle que le sien!"

"Je crois que la Syrie, après ces onze mois d’expérience, ne sera plus jamais la même. Je crois qu’il y aura un changement de base, et je crois que le président Bachar el-Assad le veut aussi". Le patriarche déplore en outre que la crise syrienne semble échapper à ses protagonistes, devenus otages d’un conflit qui les dépasse, entre les Etats-Unis et la Russie.

Ce n’est pas encore l’exode des chrétiens

Le patriarche affirme que malgré les troubles, on n’assiste pas encore à l’exode des chrétiens de Syrie. "La Syrie a toujours eu le pourcentage d’émigration le plus bas du monde arabe. C’est significatif. C’est dû au fait que ce régime est vraiment laïc. C’est l’avenir. Certes, il y a quelques départs justifiés par la peur, mais ce n’est pas l’exode. Tout ce que je peux dire, c’est: n’ayez pas peur. Comme chrétien, je ne suis pas une cible pour un groupe, même pas pour les salafistes. En Egypte, la situation est différente. Je ne dis pas que qu’il n’y aura pas des gestes extrémistes, mais nous faisons nôtres les paroles d’Athénagoras: Je n’ai pas peur, parce que je me suis désarmé!"

Pour Grégoire III Laham, il faut poser le problème en termes sociaux, "parler citoyens syriens, et non pas chrétiens". Il estime que le problème n’est pas religieux, même si certains introduisent cet élément dans leur analyse. "Aux députés européens qui se trouvaient au Liban pour un colloque sur les chrétiens d’Orient, à Kaslik, en novembre dernier, j’ai dit: ’Venez non pour l’avenir des chrétiens, mais pour l’avenir de ce monde. Pour nous, c’est le moment non de demander nos droits, mais de redécouvrir notre mission dans un monde arabe qui vit une nouvelle naissance. Prêcher la paix, l’égalité, la justice est notre manière d’accompagner ce qui se passe, soit en dehors, soit au-dedans".

Des médias "destructeurs"

Aux reproches adressés à l’Eglise de rester dans une zone grise, de ne pas dénoncer les graves violations des droits de l’homme qui se commettent dans son pays, Grégoire III répond que c’est faux. "J’ai appelé à l’arrêt de l’effusion du sang dans toutes mes déclarations. Mais je ne suis ni politicien, ni agent de sécurité, ni journaliste. Je ne peux entrer dans les détails. Je n’en ai ni les moyens ni la volonté. L’Eglise ne peut donner de solutions, mais seulement des orientations. Par ailleurs, elle agit par des canaux qui ne sont pas publics".

Le patriarche dénonce, par ailleurs, "les exagérations" et "la désinformation" véhiculées par une partie des médias. "Nous sommes là dans une vraie guerre moderne", assure-t-il, accusant certains d’entre eux de jouer un rôle "destructeur".

Pourquoi ne fait-on rien pour résoudre le problème palestinien ?

Au sujet des bilans quotidiens des victimes paraissant dans la presse, le patriarche considère qu’il y a des falsifications des deux côtés, de la part de l’Europe aussi. "Tout est politisé et, dans ce sens-là, oui, il y a un complot. Je pense que le mot d’ordre du moment est: ’Il faut détruire Carthage!’"......SUITE Apic

Rédigé par APIC le 8 Février 2012 à 10:15 | 0 commentaire | Permalien

Mgr Panteleimon de Smolensk et de Viazma nous parle de la première confession: dans " Que signifie la confession?" il suggère "de lire le merveilleux livre de l'archimandrite Jean (Krestyankine) «L'expérience d'une confession», où il explique ce que signifient pour l'homme moderne les commandements de l'Ancien Testament… et conclut "Le Seigneur peut vous libérer de la puissance du diable; vous soulager de ce qui vous fait souffrir; de ce qui fait peser sur votre âme ce fardeau invisible mais tellement lourd."
Voici la suite (traduction VG)

2. Pourquoi se confesser?

Il ne suffit pas, après avoir lu le livre, de se repentir devant Dieu par la prière. Certains me demandent: "Pourquoi devrais-je me confesser? Je me remémore déjà tous mes péchés chaque jour et j'en demande pardon à Dieu." Alors je leur pose question: mais comment savez-vous que vos péchés sont pardonnés? Après tout, nos sens peuvent nous tromper. Il arrive parfois que, assis dans le train, il nous semble que le train part, mais en fait notre train ne bouge pas et c'est le train voisin qui part et que nous voyons bouger par la fenêtre. Les impressions sont trompeuses dans cette vie.

. Et ici aussi: il y a sur terre des gens qui ont reçu le pouvoir de pardonner les péchés et c'est à eux qu'il faut s'adresser: ce sont les prêtres; ils ont chacun un pouvoir donné par Dieu pour guérir les âmes. Par le prêtre, quel qu'il fût, quand quelqu'un vient à lui avec foi en Dieu, Dieu lui-même agit. Ce n'est pas le prêtre qui pardonne les péchés - Dieu pardonne les péchés. Le prêtre est seulement un médiateur entre Dieu et vous.Et sans le médiateur qui dit: «Dieu t'a pardonné," qui en témoigne le jour de la confession et aussi le Jour du Jugement, il est impossible de recevoir le pardon des péchés; il est impossible de savoir exactement ce qu'il en est. Bien entendu, si quelqu'un vit dans le désert, et il qu'il n'y a pas de prêtre à proximité, Dieu peut le pardonner directement. Mais si il y a une église, si il ya une personne spéciale que Dieu a mise là, et vous le dédaignez - comment pouvez-vous obtenir le pardon des péchés?

3. A qui se confesser?

Pour organiser une rencontre avec le prêtre, mieux vaut ne pas demander à ceux qui travaillent dans l'église car ils ne vous aideront pas objectivement: ils protègent généralement "leur" prêtre, considérant qu'il a beaucoup à faire; il vaut mieux s'adresser directement au prêtre lui-même. Mais avant cela, voyez donc comment il agit avec les autres: s'il est plein de bonté, s'il sourit, s'il parle à quelqu'un avec gentillesse, alors vous pouvez vous approcher franchement. Il est très important de trouver un bon prêtre pour la première confession; ensuite vous choisirez peut-être comme père spirituel un vieux starets strict, qui va faire votre éducation…. et ce sera bénéfique. Mais pour la première fois, pour la première confession, il faut un prêtre qui se tient à la porte, comme un portier, et laisse chacun entrer dans l'église.

Si vous habitez une grande ville, où il y a beaucoup d'églises, vous pouvez aussi choisir un prêtre qui vous soit proche: une personne éduquée a besoin d'un prêtre intellectuel, quelqu'un de simple – un prêtre plus simple, et un autre pourrait encore vouloir que le prêtre ait le sens de l'humour. Mais il vaut mieux choisir un prêtre d'âge mûr, expérimenté, qui a entendu beaucoup de confessions: ce que vous direz ne va probablement pas l'étonner et il réagira calmement à ce que vous lui révélerez. Un prêtre bon et expérimenté - voilà ce qu'il vous faut. Et pour le trouver il faut absolument en faire la prière à Dieu.

A suivre…

" Neskoutchny sad "

Rédigé par Vladimir Golovanow le 7 Février 2012 à 17:47 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Xénia (ou Ksenija) de Pétersbourg
Xénia Grigorievna était mariée à un brillant colonel de la Garde impériale de Saint Petersbourg. Elle menait une vie aisée et mondaine au sein de l'aristocratie impériale. Le décès de son époux changea totalement sa vie. Elle décida de simuler la folie pour s'offrir, avec résignation, à l'image du Christ en sa Passion, aux moqueries et aux mauvaises farces des garnements. Sans gîte, pieds nus, revêtue été comme hiver de haillons bariolés, elle n'acceptait l'aumône que pour la redistribuer aux pauvres. Peu à peu les habitants reconnurent sa sainteté et cherchèrent ses conseils. Grande fut alors son influence et sa renommée de sainteté. Elle s'endormit dans le Seigneur à l'âge de 71 ans et sa sépulture fut l'objet d'un véritable culte. Le tsar Alexandre III ayant été très gravement atteint lors d'un attentat au 19e siècle attribua sa guérison à sainte Xenia qu'il avait priée.

Elle fut canonisée en 1987 par le patriarcat de Moscou.
SAINTE XENIA (+ 1806)

Tropaire, ton 7

Pour avoir chéri la pauvreté du Christ, /tu goûtes à l'immortelle table à présent;/ ayant dénoncé la folie du monde par ta prétendue folie,/ par l'humilité de la croix tu as reçu la force de Dieu,/ par cela tu reçus le don des miracles secourables/ bienheureuse Xénia prie le Christ Dieu/ pour nous délivrer de tout mal par le repentir,.

Нищету Христову возлюбивши,/ безсмертныя трапезы ныне наслаждаешися,/ безумием мнимым безумие мира обличивши,/ смирением крестным силу Божию восприяла еси,/ сего ради дар чудодейственныя помощи стяжавшая,/ Ксение блаженная, моли Христа Бога// избавитися нам от всякаго зла покаянием.

Kondak, ton 3

En ce jour la ville de saint Pierre se réjouit/ Car une multitude de malheureux obtiennent la consolation,/ espérant en tes prières, / toute bienheureuse Xénia,/tu es la gloire et la fierté de cette ville.

Днесь светло ликует град святаго Петра,/ яко множество скорбящих обретают утешение,/ на твоя молитвы надеющеся,/ Ксение всеблаженная,// ты бо еси граду сему похвала и утверждение.

Traduction VG
Plus de détails ICI
Et Nominis

Rédigé par Vladimir Golovanow le 6 Février 2012 à 18:55 | 1 commentaire | Permalien

"La marche de l’histoire" par Jean Lebrun avec Georges Nivat écouter cette émission !!!

Le vénérable Alexis II, prédécesseur de l'actuel patriarche, avait certes dit que la coopération de l'Eglise et de l'Etat ne constituait pas un mariage. En tout cas, avec la hiérarchie ecclésiastique actuellement en place à Moscou, il n'y a pas de risque de divorce. Dans le scrutin présidentiel verrouillé du 4 mars, Poutine n'a pas à compter l'Eglise parmi ses opposants; davantage, il la considère comme son alliée dans sa lutte contre toute évolution trop libérale ou trop occidentale du pays. En apparence, tout se passe comme si la Russie, revenue de son voyage au bout de l'athéisme, retrouvait son assiette traditionnelle : le trône et l'autel.

En apparence seulement. D'une part, la pratique et l'instruction religieuses ne retrouveront pas le niveau d'avant la Révolution. D'autre part, avant la Révolution, sauf exception, le tsar ne se posait pas en guide religieux non plus que le patriarche ne prétendait à la conduite de l'état: c’était tout le pays qui se concevait comme une société de chrétienté, ce n'est certes plus ainsi que la Russie peut être unie.

Ce qui demeure en revanche et se renouvelle en profondeur, c'est le courant "spirituel", souvent radical. Il a surgi tout de suite, dès la naissance de la chrétienté russe. Il a fait éclore au long de l'histoire mille fleurs de sainteté que les Russes respirent d'âge en âge: moines, pères spirituels, pèlerins miraculeux et autres fols en Christ... Il existe peut-être 700 monastères maintenant à travers le pays. Le clergé visible peut, comme à l'accoutumée, bénir le pouvoir; la direction spirituelle de l'Eglise passe, comme à l'accoutumée, par les monastères et la parole la plus influente par le silence.

France-inter

Rédigé par Vladimir Golovanow le 6 Février 2012 à 15:00 | 8 commentaires | Permalien

Lyon: un jeune site pour une paroisse ancienne
La paroisse Notre dame de toute Protection de Lyon (*), diocèse de Chersonèse a ouvert un site

Fondée en 11 octobre 1924 , la doyenne des paroisses orthodoxes lyonnaises avait brillamment fêté ses 85 ans en 2009. Ce site montre, photos à l'appui, son dynamisme retrouvé. Son recteur, Mgr Nestor, évêque de Chersonèse, les pères Joseph, Georges et Alexis viennent régulièrement célébrer les offices en slavon et français (cf. calendrier des offices sur la page d'accueil du site).

(*) La paroisse est dédiée à la fête du "Pokrov" dont la traduction en français varie. J'ai expliqué par ailleurs pourquoi je préfère "Notre Dame de Toute Protection".

Photo: Mgr Nestor, évêque de Chersonèse

Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 5 Février 2012 à 19:52 | 1 commentaire | Permalien

Les nouveaux martyrs et confesseurs de la foi, chrétiens morts pour la foi dans l'URSS, restent encore étrangers à la sensibilité religieuse de nombreux orthodoxes d'aujourd'hui. C'est ce que le père Georges Mitrofanov, professeur de l'académie de théologie de Saint-Pétersbourg et membre de la commission synodale pour la canonisation des saints, a déploré lors d'un colloque à Moscou, à la Maison russe de l'émigration A. Soljénitsyne.

"Il n'y a pas chez nous de vénération pour les nouveaux martyrs, même les plus illustres et connus. La raison en est simple: ils restent étrangers à notre mentalité", a affirmé le père G. Mitrofanov. Il a souligné notamment qu'après la canonisation de ces martyrs du XXe siècle, les diocèses n'entreprenaient rien pour les faire connaître et leur mémoire n'était célébrée que dans de très rares églises. Le père Mitrofanov ajoute que la famille de Nicolas II fait partie des nouveaux martyrs les plus vénérés "à cause des exagérations dont certaine presse les a entourés". Mais, dit-il, la famille impériale est bien moins vénérée que sainte Matrone ou Théodose de Caucase, un saint populaire qui n'a jamais été canonisé !


"La fête des nouveaux martyrs a été introduite dans notre calendrier liturgique, mais c'est une solennité de plus et rien d'autre !

Nous n'avons pas compris ce qui s'est passé, nous n'avons pas voulu comprendre vraiment ! L'idée que la canonisation des nouveaux martyrs est l'occasion de réévaluer de façon critique notre chemin historique ne vient même pas à l'esprit de nombreux orthodoxes".
Selon le prêtre, "l'esprit de triomphalisme qui dévore notre Église nous empêche de voir le terrible défi que nous lancent les nouveaux martyrs. Pourtant, ce défi a dû être relevé par eux-mêmes. A l'époque, il leur avait été lancé par leurs propres confrères qu'ils avaient si mal initié à la foi qu'ils s'en prirent à leurs maîtres et à leurs propres églises".

Le père Mitrofanov a appelé à réfléchir à la responsabilité "non seulement des bolchéviks athées, mais aussi de l'Église elle-même pour ce qui s'est passé, car une grande partie de ces bolchéviks ennemis de Dieu sortait des écoles religieuses et même des séminaires où on leur avait pourtant appris le catéchisme".

Traduction "Parlons d'orthodoxie"
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"PO" Nouveaux-martyrs et confesseurs russes
Témoins de Lumière

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 5 Février 2012 à 12:30 | 1 commentaire | Permalien

Sept questions sur la première confession (I)
V. GOLOVANOW

Pourquoi tant de gens qui se disent chrétiens orthodoxes, savent si peu au sujet de la vie spirituelle? Pourquoi le nombre de chrétiens orthodoxes dans notre pays est en croissance, mais il n'y a pas plus d'amour? C'est qu'en fait les gens ne savent pas ou ont oublié ces paroles que le Seigneur a dites une seule fois, mais qu'Il a dites pour tous ceux qui vivent et qui vont vivre, «... Repentez-vous car le royaume des cieux est proche» (Matthieu 4: 17). Qu'est-ce que la repentance? Comment lutter contre le péché en vous-même?
Mgr Panteleimon de Smolensk et de Viazma nous parle de la première confession.

1. Que signifie la confession?

Dieu est Amour: La plupart des gens ne savent pas comment se repentir de leurs péchés, ne savent pas ce qu'est le péché. Ils ne connaissent pas l'amour de Dieu, qui peut purifier leurs âmes de tous les pires péchés et les plus terribles. Croyant en Dieu, ils ne croient pas en l'Amour. Ils connaissent le calendrier des fêtes et des carêmes, mais ils ne savent pas l'essentiel: que Dieu est Amour. Qu'Il est venu sur terre pour nous purifier du mal et du péché.

Ils ne savent pas qu'il a pris sur Lui nos péchés et détruit leur pouvoir. Le péché ne prend force que si nous l'acceptons. Mais il est impuissant si nous lui résistons. Et chacun a la possibilité d'éviter le péché, de se débarrasser de la puissance du diable et de vivre ici, sur terre, comme dans le Royaume des Cieux, rempli de joie, de lumière et de grâce. Cette force, cette connaissance, cette possibilité chacun les reçoit en faisant un pas décisif: en allant se confesser.

Les racines du péché sont profondes: Beaucoup pensent: «Mais qu'est ce que j'ai comme péchés? Je ne suis pas avide, je ne bois pas, je n'ai tué personne. Je ne suis pas aussi méchant que mon chef. Pas aussi fruste que le concierge. Je vais de temps en temps à l'église. En fait je ne pèche pas vraiment. De quoi devrai-je me repentir? Bien sur, j'ai eu quelques péchés de jeunesse, mais qui ne n'a pas péché dans ma jeunesse? Et maintenant je ne ressens pas le besoin de me confesser,... " A tous ces gens je veux dire: chers amis, malheureusement, vous ne pouvez même pas imaginer à quel point le péché vous a envahi, combien le mal tient votre âme en son pouvoir. Vous ne voyez que de petites feuilles sur ce que vous pensez être un germe de péché dans votre âme, mais ses racines sont en fait terriblement profondes! Et pour détruire le péché en soi, pour qu'il n'enserre plus votre âme de ses rets, il vous faut impérativement y réfléchir, vous rappeler tout ce que vous avez fait un jour, vous repentir.

La guérison par le Christ: Je vous suggèrerais de lire le merveilleux livre de l'archimandrite Jean (Krestyankin) «L'expérience d'une confession», où il explique ce que signifient pour l'homme moderne les commandements de l'Ancien Testament, ceux que vous connaissez tous: tu ne tueras, tu ne voleras pas, etc., et comment comprendre les commandements donné par le Christ pour notre bonheur. Je pense que les yeux s'ouvriront pour nombre d'entre vous et vous vous rendrez compte que votre vie est bel et bien remplie de graves péchés. Mais ce n'est pas une raison de se laisser aller au désespoir, savoir cela ne doit pas vous écraser. Cette connaissance doit vous ramener à Dieu, vous conduire au Christ. Si nous reconnaissons nos péchés, ce n'est pas pour pleurer et nous désoler, bien que cela soit parfois nécessaire, mais pour qu'ayant diagnostiqué notre maladie de pécheur, nous allions chez le médecin, le Christ, et recevions la guérison. Le Seigneur peut vous libérer de la puissance du diable; vous soulager de ce qui vous fait souffrir; de ce qui fait peser votre âme ce fardeau invisible mais tellement lourd.

" Neskoutchny sad "
Traduction V.G.

Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 5 Février 2012 à 11:26 | 4 commentaires | Permalien

L’université de Venise reçoit une conférence internationale consacrée à la pensée du père Paul Florensky. Des spécialistes de l’œuvre de cet éminent philosophe, théologien et penseur russe sont venus de nombreux pays. Les communications qu’ils présentent portent sur la philosophie esthétique du père Paul ainsi que sur l’influence que sa pensée a exercé sur ses contemporains et les générations qui ont suivi.
Le 125 anniversaire de la naissance du père Paul ainsi que le 70 anniversaire de sa mort en martyr pour le Christ une conférence s’était déjà tenue à Venise. Monseigneur Cyrille, métropolite de Smolensk et de Kaliningrad, actuellement patriarche de Moscou, y avait pris part. Le métropolite Cyrille avait alors également pris part à la célébration du cinquième anniversaire de la création à Venise de la paroisse orthodoxe russe des Saintes Femmes.

Le père Alexis Yastrebov, recteur de cette paroisse, est intervenu aujourd’hui à la conférence. Il a dit : « En dix ans notre communauté s’est considérablement développée. Le père Paul est pour nous un repère spirituel ».

Le 4 février la conférence a poursuivi ses travaux à Vicenze. La petite-fille du père Paul Olga Nikitina, née Troubatcheva, a présenté une communication ainsi que Paul Florensky jr. petit-fils du théologien et de nombreux auteurs venus des Etats-Unis et d’Europe.

PRAVMIR
Traduction "PO"
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"PO" Le Père Paul (Pavel) Florensky et ses enfants
Une soirée consacrée à la mémoire des déportés des camps Solovki
Une soirée consacrée à la mémoire du père Paul Florensky et d’autres déportés des camps Solovki



Rédigé par L'équipe Rédaction le 4 Février 2012 à 15:53 | 0 commentaire | Permalien

Vladimir Poutine vient de valider le projet de l’introduction dans les programmes scolaires 2012-2013 des "Fondements de la religion et de l’éthique laïque". Le site du Conseil des ministres publie une décision conformément à laquelle les enseignants chargés de cette discipline devront recevoir une formation spécifique. Des enseignants auxiliaires seront également formés.

Les enseignés et leurs parents devront avant la fin de mars 2012 opter pour un programme d’enseignement ce qui permettra aux écoles de commander les manuels nécessaires.

Le Ministère de l’éducation a mis en place des sites où l’on pourra trouver les informations indispensables sur l’introduction de cette nouvelle matière dans les programmes scolaires.

Interfax religion
Traduction "PO"
..........................................
"PO" Premier bilan mitigé de l’introduction de cours de religion(s) et de morale à l’école primaire en Russie
Apprendre la tolérance à travers la religion
Une majorité des élèves russes ont opté pour le cours de morale

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 4 Février 2012 à 15:43 | 1 commentaire | Permalien

Saints Tite et Timothée
Disciples et compagnons de saint Paul (1er s.)

L'Eglise en Occident les unit comme disciples très chers de saint Paul qui leur confie la charge épiscopale dans l'Eglise naissante.

Timothée, que Paul appelle "son vrai fils dans la foi" est né en Asie mineure d'un père grec et d'une mère juive. Converti lors de la première mission de saint Paul, il devient son disciple et son collaborateur fidèle. Pour le faire accepter des juifs et des judéo-chrétiens, Paul le fait circoncire. Timothée partagera la première captivité de Paul qui, lors de sa seconde captivité, le réclamera encore.
Selon la tradition, saint Timothée serait mort évêque d'Ephèse.

Tite est un grec converti, mais non circoncis. C'est un diplomate habile à qui Paul confie des missions délicates, tout en lui demandant d'être ferme et catégorique. Il ramènera la paix dans la communauté de Corinthe et organisera les communautés naissantes de Crète.
La tradition nous dit en effet qu'il meurt évêque de Cnossos en Crète.

"Si je t'ai laissé en Crète, c'est pour que tu finisses de tout organiser et que, dans chaque ville, tu institues des Anciens comme je te l'ai commandé"(Saint Paul à Tite – Tt 1, 5)

Saint Tite de Kiev (+ 1190)

Moine vertueux, devenu prêtre, il vit monter en son coeur une haine violente contre Evagre, un autre moine. Ils avaient tous deux un caractère obstiné et les autres frères ne purent les réconcilier. Au moment où il sentit la mort s'approcher, il voulut demander pardon à Evagre qui lui refuse cette réconciliation. Evagre mourut alors et saint Tite passa le reste de ses jours dans la pénitence et la charité fraternelle.

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 4 Février 2012 à 13:00 | 0 commentaire | Permalien

Le 1 février 2012 le patriarche Cyrille a fait part de sa vision de la situation politique en Russie dans l'allocution qu'il a prononcée à l'occasion du troisième anniversaire de son élection :

Les orthodoxes ne savent pas manifester, ils font la queue pour vénérer la Ceinture de la Très Sainte Vierge et si cette Ceinture était restée non pas un mois, mais six, il auraient été non pas trois millions, mais quarante ou cinquante à faire la queue. Nous le savons avec exactitude, car nous vivons dans un pays qui dans sa majorité est orthodoxe. Ces gens ne vont pas manifester, ils prient dans le silence des monastères, dans leurs cellules, dans leurs maisons, mais ils sont de tout leur coeur préoccupés par ce qui se passe aujourd'hui avec notre peuple, car dans leur conscience ils établissent des parallèles historiques clairs avec les égarements, l'inconscience des années précédant la Révolution, avec le chaos, les dérives, la destruction du pays dans les années 90.

Note force est dans la prière et si nous prions tous ensemble aujourd'hui pour toute la Sainte Rous [c'est ainsi que le patriarche appelle la Russie, l'Ukraine, la Biélorussie, ainsi que l'ensemble du "Monde russe"], pour notre Russie, pour l'Eglise, alors le Seigneur se montrera miséricordieux. Ce n'est pas par la force, mais par la vérité et la grâce divine que le Seigneur a en un seul jour fait cesser toute persécution contre l'Eglise et a changé le cours historique de notre peuple. Nous croyons qu'exactement de la même façon en un instant Dieu peut faire entendre raison et donner des forces à notre peuple pour qu'il prenne le chemin qui contribuera au développement spirituel et moral de la personne et de la société, au développement de la conscience nationale, des valeurs de base dans la vie de notre peuple multinational.

Mais à part la prière, nous devons faire preuve de vigilance. Et aujourd'hui, je vous appelle à cette vigilance. Sachez distinguer les esprits et rappelez-vous que le cri le plus fort, la parole la plus frappante ne sont pas toujours corrects, justes, honnêtes. C'est ainsi que notre peuple a été séduit deux fois et peut-être même plus au cours des cent et quelques dernières années. Notre force est dans la prière, dans l'exploit spirituel, parce qu'au fond de cet exploit nous avons la révélation de la vérité et du projet Divins, y compris au sujet de notre Patrie, au sujet de la Sainte Rous. Nous voyons ce projet et, aujourd'hui, unissant par nos efforts et nos prières la force Divine à la force humaine, nous devenons capables d'influer sur le cours de l'histoire.

SOURCES: Pravmir et ACER

Rédigé par L'équipe Rédaction le 3 Février 2012 à 18:07 | 0 commentaire | Permalien

Le 12 février à 20 h 30  à l’occasion de la fête paroissiale de la Cathédrale orthodoxe russe des Trois Saints Docteurs
Concert exceptionnel
"Festival de musique sacrée"

Eglise Saint Lambert de Vaugirard, 2 rue Gerbert, 75015, Paris, Métro Vaugirard


Entrée libre

Chorale de la cathédrale
Chœur d’hommes de la cathédrale
Elèves de l’école paroissiale
Chœur du Séminaire orthodoxe russe en France
Ensemble de musique ancienne « Chersonèse »
Chœur «Slava», musique sacrée de J.S. Bach


Rédigé par Diocèse de Chersonès le 3 Février 2012 à 17:38 | 1 commentaire | Permalien

Préparatifs de la célébration du cinquième anniversaire du rétablissement de l'unité de l'Eglise orthodoxe russe.

Le 2 février 2012, en la résidence patriarcale officielle au monastère Saint Daniel à Moscou, a eu lieu une rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec le métropolite Hilarion de New York, primat de l’Église russe Hors-Frontières. Dans le cadre de celle-ci ont été discutées les questions liées à la prochaine célébration du cinquième anniversaire de la signature de l’acte canonique rétablissant l’unité de l’Église russe. Le patriarche Cyrille a chaleureusement salué le métropolite Hilarion, soulignant l’importance du futur jubilé pour le renfoncement de l’unité ecclésiale. Un groupe de travail a été constitué pour discuter de ces questions. Il s'est réuni à Moscou en novembre 2011.
"Nous espérons,- a précisé le métropolite Hilarion,- venir en Russie afin d'y célébrer avec l'ensemble des fidèles cet important anniversaire".

The Patriarch Meets With the First Hierarch of the Russian Church Abroad

On February 2, 2012, His Holiness Patriarch Kirill of Moscow and All Russia met with His Eminence Metropolitan Hilarion of Eastern America and New York, First Hierarch of the Russian Orthodox Church Outside of Russia, at the Patriarchal Residence at Danilov Monastery in Moscow. They discussed matters pertaining to the upcoming fifth anniversary of the signing of the Act of Canonical Communion.

The head of the Russian Orthodox Church expressed his heartfelt greetings to Metropolitan Hilarion, stressing the importance of the coming anniversary in strengthening church unity. These celebrations will take place in May 2012. The signing of the Act of Canonical Communion took place on May 17, 2007, in Christ the Savior Cathedral....Press Service of the Patriarch of Moscow and All Russia

...................................
2 февраля 2012 года в официальной Патриаршей резиденции в Даниловом монастыре состоялась встреча Святейшего Патриарха Московского и всея Руси Кирилл с митрополитом Восточно-Американским и Нью-Йоркским Иларионом, Первоиерархом Русской Зарубежной Церкви. В ходе встречи обсуждались вопросы, связанные с предстоящим празднованием пятилетия подписания Акта о каноническом общении.

Предстоятель Русской Православной Церкви, сердечно приветствуя митрополита Илариона, подчеркнул важность грядущего юбилея для утверждения церковного единства.

В преддверии празднования пятилетия исторического события была создана рабочая группа для обсуждения вопросов укрепления церковного единства, учрежденная Святейшим Патриархом Кириллом с учетом поступившего обращения членов Архиерейского Синода Русской Зарубежной Церкви. Первое заседание рабочей группы состоялось в Москве в ноябре 2011 года.

Первоиерарх Русской Зарубежной Церкви проинформировал Его Святейшество, что Архиерейский Синод проводит подготовку к празднованию. «Мы надеемся с Вашего благословения прибыть в Россию в сам юбилей и разделить со всей паствой здесь пятилетие восстановления нашего единства», — сообщил митрополит Иларион.

Празднование юбилея пройдет в мае 2012 года. Подписание Акта о каноническом общении состоялось 17 мая 2007 года в кафедральном соборном Храме Христа Спасителя.

Пресс-служба Патриарха Московского и всея Руси

Rédigé par L'équipe Rédaction le 3 Février 2012 à 12:23 | 2 commentaires | Permalien

Les Journées du livre orthodoxe en France à Paris les 17 et 18 février 2012 : Programme et les auteurs qui dédicaceront leurs ouvrages
Journées du livre orthodoxe Sous le haut patronage de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

Vendredi 17 février 2012, de16 h. à 20 h.
et Samedi 18 février 2012 de 11 h. à 19 h.


à la Mutuelle Saint-Christophe
277, rue Saint-Jacques - 75005 Paris

Invités d’honneur au grand auditorium Jean XXIII : Le Métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk
* Conférence pour l’inauguration, vendredi 17 février à 18 h.

Le Hiéromoine Macaire du monastère Simonos Petras au Mont-Athos
* Conférence, samedi 18 février à 12 h.

Auteurs qui dédicaceront

Bertrand VERGELY - Jean-François COLOSIMO - P. Placide DESEILLE - P. Michel EVDOKIMOV - Nathalie BEAUX-GRIMAL - Alain DUREL - Hiéromoine MACAIRE de Simonos-Petras (Mont-Athos) - Jean-Claude LARCHET - Christine CHAILLOT - Bernard LE CARO - Nicolas ROSS - P. Marc-Antoine COSTA DE BEAUREGARD - Antoine ARJAKOVSKY - Marina COPSIDAS - Hiéromoine Nicolas MOLINIER - Michel STAVROU - P. Jean BOBOC - Jean-Paul LEFEBVRE-FILLEAU - Moniale NECTARIA du monastère de Bussy-en-Othe - Emilie VAN TAACK - Claude LAPORTE - P. Philippe DAUTAIS - P.Serge MODEL - Marc ANDRONIKOFF - Jacqueline DAUXOIS - P. Stéphane HEADLEY - Anne KHOUDOKORMOFF-KOTSCHOUBEY - Bojko BOJOVIC – Anca VASILIU.....suite



Concerts vendredi 19 h. :
Choeur des Choeur des séminaristes du Séminaire orthodoxe russe en France,

Choeur « Harmonie orthodoxe »
dirigé par Nana Péradze, samedi 15 h.

• Tables rondes, présentation de livres
• Stands d’exposition de livres, librairie, dédicace par les auteurs
................................................

PROGRAMME des Journées du livre orthodoxe


Vendredi 17 février

- 16h00 : Ouverture des portes. Librairie. Dédicaces.
- 18h00: Cérémonie d’inauguration. Mot d’accueil, par Henri Brischoux, directeur général de la Mutuelle Saint-Christophe. Introduction, par le métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.

- 18h15 : Conférence du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.

- 19h00 : Concert du choeur des séminaristes du Séminaire orthodoxe russe en France.
- 20h00 : Fermeture.

Samedi 18 février
- 11h00 : Ouverture. Librairie et dédicaces (en continu toute la journée).
- 11h15 : Table-ronde : « Le livre orthodoxe : situation et enjeux », avec Jean-François Colosimo, P. Nicolas-Jean Sed, Nikita Struve. Modérateur : François Maillot, directeur général de La Procure.

- 11h45 : Présentation de la participation orthodoxe à la TOB par Sophie Stavrou.
- 12h00 : Conférence du hiéromoine Macaire du monastère Simonos-Petras (Mont-Athos) : « Le Synaxaire : tradition vivante de l’Eglise ».
- 13h15 : Présentation de la Sélection des Journées du livre orthodoxe.
- 14h30 : Table-ronde sur les grandes collections éditoriales orthodoxes.
- 15h15 : Concert du choeur « Harmonie orthodoxe » dirigé par Nana Péradze.
- 15h55 : Lecture de textes et chants orthodoxes (ensemble Chersonèse).
- 17h00: Conférence de l’archimandrite Placide (Deseille) : « Les traductions des Pères de l’Eglise du Moyen-âge à nos jours » (sous réserve).
- 18h00 : Librairie et dédicaces.
- 19h00 : fermeture

Entrée libre aux Journées du livre orthodoxe dans l’enceinte de la Mutuelle Saint-Christophe.
..............................................................

Informations pratiques

Adresse : 277, rue Saint-Jacques, Paris 5e (juste avant le Val-de-Grâce).
Métro : Ligne 6 : station Saint-Jacques ou Raspail. Ligne 7 : station Les Gobelins
RER : Ligne B : station Luxembourg ou Port Royal
Voiture : Le lieu est facilement accessible par les transports en commun parisiens. Le parking est difficile dans le quartier (Soufflot est le plus proche : face au 22 rue Soufflot à Paris 5e).

Contact :
P. Jivko Panev: jpanev@gmail.com P.Christophe Levalois: chr.levalois@gmail.com

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 3 Février 2012 à 10:41 | 0 commentaire | Permalien

C’est avec la bénédiction de Monseigneur Nestor de Chersonèse qu’un cycle d’entretiens et de conférences consacrés à des sujets théologiques et historiques commencera le 29 janvier 2012.

Seront invités des clercs, des théologiens et des experts.
Début chaque dimanche vers 13 h 30, après la fin de la liturgie.

Le 29 janvier conférence de l’archiprêtre Nicolas Rehbinder : « Les offices orthodoxes et leurs sens. Notre participation aux offices ».
Le 5 janvier conférence du diacre Georges Sheshko: « Bientôt la fête de la paroisse. Les Trois Docteurs : qui sont-ils ? Leurs vies, leur apport à la théologie ».

Vous êtes tous les bienvenus. Adresse: 5, rue Pétel - 75015 Paris

Дорогие братья и сестры!

По благословению Владыки Нестора, с 29 января с.г. в храме Трех Святителей будут проводиться воскресные беседы на богословские, исторические и другие темы, в которых примут участие священнослужители, богословы и специалисты в различных областях.

Начало встреч - по окончании богослужения, ориентировочно в 13:30.

29 января – лекция протоиерея Николая Ребиндера на тему
«Православное богослужение: его смысл и наше участие в нем».

5 февраля – лекция диакона Георгия Шешко на тему
«Готовимся к престольному празднику. Три Святителя – кто они? Житие и их вклад в богословие Церкви».

О темах дальнейших бесед будет сообщено позднее. Приглашаем всех желающих принять участие в этих встречах!

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 2 Février 2012 à 20:00 | 0 commentaire | Permalien

Pour une juste redistribution des biens

Des responsables du patriarcat de Moscou ont appelé le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a mettre en œuvre son idée d’introduire une taxe sur certains produits de luxe, a rapporté l’agence Interfax, le 31 janvier 2012. "Une taxe sur les produits de luxe serait une juste décision attendue depuis longtemps par la société russe", a déclaré le responsable du Département de l’information synodale, Vladimir Legoyda, le 31 janvier devant la presse.

Selon lui, les produits de luxe témoignent du niveau de vie élevé de ceux qui les achètent. De plus, ils ne constituent pas des biens de première nécessité. "Il est naturel que les citoyens qui ont plus de moyens paient plus d’impôts. Apic

Русская православная церковь поддерживает идею премьер-министра, кандидата в президенты РФ Владимира Путина о введении дополнительного налога на богатство.

Об этом во вторник, 31 января, сообщает сайт Московского патриархата. По мнению председателя Синодального информационного отдела РПЦ Владимира Легойды, товары «класса люкс» не являются предметами первой необходимости.

В рамках реализации предложения премьера необходимо выработать критерии определения категории дорогих товаров, на которые будет распространяться налог «на престижное потребление», считает Легойда. «Подобное решение не должно превратиться в чисто популистскую меру, а также не должно задевать интересы граждан со средним уровнем достатка. Эта должен быть шаг к действительно справедливому перераспределению материальных благ в обществе», — подчеркнул глава СИНФО.

В своей статье «Нам нужна новая экономика», опубликованной в понедельник в газете «Ведомости», Путин, в частности, заявил, что в России существует резерв роста налоговых доходов по ряду направлений, связанных с престижным потреблением. По словам премьер-министра, решения о введении дополнительного налога на роскошь должны быть приняты уже в этом году.

KM.ru

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 2 Février 2012 à 17:42 | 0 commentaire | Permalien

L’archiprêtre Alexandre Borissov : « A la Loubianka, on m’a prévenu que j’allais avoir des problèmes »
Traduction Laurence Guillon pour "Parlons d'orthodoxie"
Мikhaïl Oustiougov

Le recteur de la paroisse des saints Cosme et Damien à Choubino, près de Moscou, l’archiprêtre Alexandre Borissov a dans sa biographie pas mal d’épisodes piquants. Pendant les années soviétiques, il a failli se retrouver derrière les barreaux pour « dissidence ». Au début des années 90, il menait une campagne active contre le GKTchéPé (les instigateurs de la tentative du putsch communiste). Plus tard, il publia un livre : « Les champs blanchis », consacrés aux problèmes douloureux de l’Eglise. Cet ouvrage suscita de vives discussions. Pourtant, le père Alexandre, intellectuel distingué et paisible, n’a aucune prétention à l’héroïsme. Voici ce qu’il a raconté des moments les plus importants de sa vie.

Comment Dieu s’est révélé à un amoureux.

L’archiprêtre Alexandre Borissov:

"Je naquis en 1939 à Moscou. Maman enseignait le dessin à l’école, elle s’était séparée de mon père avant la guerre. J’étais dans la même classe que Pavel Men, le frère cadet d’Alexandre (et nous sommes restés amis jusqu’à présent). Je devins très introduit dans leur famille, c’est là que je vis pour la première fois des icônes, que je feuilletai la Bible illustrée par Gustave Doré. Mais le monde de la foi m’était alors étranger. Je le respectais mais n’éprouvais pas le besoin d’y pénétrer. J’avais le mien : je m’intéressais plus que tout à la biologie.

A 17 ans, il m’arriva d’entrer avec des amis dans l’église de la Résurrection dans le passage Brioussov. L’office avait commencé, et nous restions figés dans l’entrée, quand tout à coup une grand-mère se mit à nous invectiver : «Qu’est-ce que vous faites-là ? Espions ! » Il nous fallut sortir. Trente cinq ans plus tard, quand j’étais déjà recteur à Choubino, il s’avéra que l’icône de notre église, celle des saints Cosme et Damien, était gardée précisément dans celle du passage Brioussov. On nous la rendit.

Après l’école, je travaillai comme artisan et acquis de l’ancienneté pour entrer à l’université. Je tombai amoureux. La jeune fille vivait dans les environs de Moscou. Un jour d’été, je la raccompagnai et, debout sur le quai, j’attendais le train de banlieue. C’était par un merveilleux coucher de soleil estival. Tout à coup, je ressentis que derrière tout ce qui m’entourait, il y avait Dieu. « Et s’il en est ainsi, me vint-il à l’esprit, alors les croyants sont dans le vrai. » Je courus chez mon ami Pavel, je lui demandai un Evangile. Je me mis à apprendre les prières, à me préparer au baptême. J’étais aidé par Elena Semionovna Men, mère de Pavel et Alexandre. Ce fut elle qui devint ma marraine.
La veille de mon baptême, je fus la proie d’une tempête de doutes. Je priai comme je pus. Je fus baptisé dans l’église de la Déposition de la Tunique de la rue Donskaïa par le père Nikolaï Gouloubtsov qui, un an et demie auparavant, y avait baptisé la fille de Staline, Svetlana Allilouïeva. C’est lui qui devint mon premier père spirituel.

La jeune fille que j’aimais considérait ma foi avec perplexité. Et cela jeta vite un froid entre nous.

…Je comprenais qu’il valait mieux ne pas afficher sa foi, qu’il valait mieux la cacher autant que possible. Je me souviens qu’en 1959, pour le Vendredi Saint, nous allions à l’église de « la Joie de tous les affligés », rue Ordynka. C’était le 1 mai. A notre rencontre se déplaçaient des milliers de gens, les travailleurs, après la manifestation, descendaient l’Ordynka depuis la place Rouge. Et nous allions en sens inverse, à l’office de « l’ensevelissement du Christ ». Nous sentîmes alors très nettement que nous étions à contre-courant ".

Comment je ne dormis pas pendant quatre jours

" En 1972, j’eus le sentiment que je vivais dans la facilité. Diplômé de la faculté des sciences, je travaillais dans un centre de recherches, j’avais devant moi une carrière d’enseignant, une thèse de doctorat… J’avais envie d’être utile dans un domaine plus important pour mon pays, celui de son état spirituel. Bien que j’aimasse et appréciasse beaucoup mon travail. « En fin de compte, la science ne périra pas sans moi, me dis-je, tandis que l’Eglise, voilà justement la partie de notre vie dont dépendent toutes les autres. » Finalement, je décidai de devenir prêtre.

Il y avait là, naturellement, un risque. Je pris conseil de ma femme, elle était croyante et m’apporta son soutien. Nos filles étudiaient alors en CP. Et voilà que mon père spirituel, Alexandre Men, s’efforça de m’en dissuader pendant presque un an. A toutes mes prières, il répondait : « On a aussi besoin de chrétiens dans la science. » Mais tout de même, je finis par le persuader.

J’entrai en quatrième classe au séminaire. Le dimanche, je servais à l’autel auprès du père Vladimir Rojkov dans l’église du prophète Elie à Tcherkizovo et j’étudiai ensuite par correspondance au séminaire. Mon ordination au rang de diacre, en 1973, ne se déroula pas sans difficultés. Le recteur du séminaire, monseigneur Vladimir (Sabodan) dit qu’en ce qui me concernait, il y avait « une grande opposition ». Visiblement, chaque ordination se décidait après consultation avec le représentant du Comité aux affaires religieuses.

Pourtant, je devins diacre. Evènement merveilleux ! Je me souviens qu’après mon ordination, je ne dormis presque pas de quatre jours et me sentais merveilleusement bien, tellement j’étais enthousiaste".

Comment ne pas avoir beaucoup de voix ne m’a pas gêné dans mes fonctions de diacre

"Le KGB chercha à me recruter dès le séminaire. Quelqu’un m’appela au téléphone et me donna rendez-vous dans le hall de l’hôtel Moskva. Il me précisa : « J’aurai à la main un numéro du journal « la Pravda ». On m’appela trois jours de suite, on essayait de me briser par tous les moyens. « Vous êtes un proche du père Alexandre Men, il y a beaucoup de jeunes autour de lui, une atmosphère antisoviétique, il faut nous en référer. » Je refusai. On essaya même de me faire honte : « Mais vous êtes pourtant soviétique ! » Pour finir, on me prévint : « Si c’est comme ça, vous allez avoir des problèmes ! »

Pour le moment, je ne pensais pas que cela fût sérieux. J’espérais devenir prêtre d’ici un an ou deux. J’en fis ensuite chaque année la requête au Patriarche, mais le Patriarche Pimen refusait avec délicatesse : il n’y avait pas de places de prêtres vacantes pour le moment, restez diacre. J’écrivis au Patriarche que je n’avais pas beaucoup de voix pour un diacre. Il me répondit délicatement : les dimensions de l’église où vous officiez ne sont pas non plus très grandes. .. Et de la sorte pendant seize ans.

…Le travail ne manquait pas. Le père Alexandre Men avait beaucoup d’enfants spirituels et il se mit à les réunir en petits groupes. Une fois par semaine, dix ou quinze personnes se rassemblaient dans un appartement, lisaient l’Evangile, organisaient des soirées, des spectacles pour Noël. Sans que cela s’ébruite. J’avais deux ou trois groupes dans différents quartiers de Moscou. Plus le samizdat. Nous réimprimions la Bible, les commentaires, les textes des pères de l’Eglise. Il nous fallait trouver une dactylo, du carbone, du papier, relier tout cela. Quand la photocopieuse devint accessible, nous nous mîmes à faire des photocopies… "

Comment la milice trouva 40 Evangiles antisoviétiques

"Je fus perquisitionné deux fois. La première en 1974. Alors vint de Belgique, avec un groupe de touristes, un ami à moi, prêtre catholique officiant selon le rite oriental. Il aimait beaucoup la Russie et parlait le russe. Les étrangers avaient le droit de passer la frontière avec un seul Nouveau Testament sous prétexte d’apprendre la langue. Et voilà que chaque membre du groupe la passa avec un seul livre. De sorte que mon ami put nous apporter 40 Evangiles identiques. Il les rassembla à l’hôtel et me les apporta. Apparemment, quelqu’un le vit et nous dénonça. On vint me perquisitionner le jour même, quelques heures plus tard. C’étaient des gens de la milice et du parquet. « Nous avons des témoignages selon lesquels on vous aurait livré de la littérature antisoviétique… » On me confisqua l’Evangile, une machine à écrire et d’autres livres édités à l’étranger..

Ensuite, on me convoqua à la Loubianka

On me dit : « Vous avez déjà eu affaire à nos collègues, vous étiez parvenus à une compréhension mutuelle… » Je réponds : « Si vous considérez mon refus comme de la compréhension mutuelle, alors oui, nous y sommes parvenus… »

La deuxième fois, ils apparurent en 1983, sous Andropov. Ils arrivèrent tôt le matin, vers sept heures. On sonne à la porte : « Un télégramme ! ». J’ouvre : la milice, des témoins… Plus tard, au cours de la conversation, on me demanda : « Mais comment cela, vous ne nous croyez pas ?! » - « Et comment vous croire, si vous m’avez trompé dès la première phrase ? » - « Ce n’est pas de la tromperie ! me disent-ils, c’est une tactique ! » Ils trouvèrent un carnet dans lequel ma femme et moi notions ce que nous donnions à lire et à qui. Par bonheur, tous nos amis se conduisirent comme il se doit : ils dirent qu’ils ne nous avaient emprunté aucun livre. Naturellement, la menace était réelle.

Le KGB déclara, à l’une de mes paroissiennes :
« Si votre Borissov veut jouer au héros national, nous allons lui en donner l’occasion ! » Ce qui les enragea le plus contre moi, c’est quand je refusai de montrer sur le carnet quelles notes étaient de ma main et quelles étaient celles de ma femme. « Vous pourrez distinguer les écritures ? »- « Je le pourrai ! » - « Alors mettez une croix devant vos notes ». Je pris le carnet, réfléchis et dis : « Non. » -« Comment ? » - « J’ai changé d’avis ». L’enquêteur se mit en colère : « Vous aviez promis ! Vous ne tenez pas votre parole ! Vous ne vous conduisez pas comme un homme ! » Maintenant, cela paraît amusant, mais alors, on n’avait pas envie de rire. La conversation avait lieu à la Loubianka, et le refus pouvait avoir des conséquences plus que désagréables.
Mais tout se termina paisiblement : on me contraignit à écrire une « explication » et on me libéra.

Photo : L’archiprêtre Alexandre Borissov officie une panikhide pour le repos des âmes des sans abris décédés







L’archiprêtre Alexandre Borissov : « A la Loubianka, on m’a prévenu que j’allais avoir des problèmes »
Tout est pour le mieux

"En 1978, je terminai le séminaire et soutint une thèse de doctorat en théologie. J’espérais qu’après cela, on m’ordonnerait prêtre, mais je dus attendre 1989.

Par moments, mon âme en éprouvait de l’amertume. Mais maintenant que je regarde en arrière, je comprends qu’il devait en être ainsi. Dieu m’a donné la possibilité de mieux participer à l’éducation de mes enfants (si j’avais été prêtre, on ne m’aurait pas vu à la maison) et aussi de mûrir. Je ne regrette pas du tout d’avoir été ordonné à 50 ans, et pas auparavant. Etre un jeune prêtre, c’est parfois beaucoup de tentations, une trop haute idée de soi-même et de ses possibilités. Peut-être qu’il n’en est pas ainsi pour les autres, mais cela aurait pu m’arriver. C’est pourquoi je rends grâce à Dieu que tout se soit passé de cette manière.."


Sept faits marquants de la vie du père Alexandre Borissov

1 . A 30 ans, il est diplômé en biologie. Son opposant à la défense de sa thèse fut le généticien renommé Nikolaï Vladimirovitch Timoféïev-Ressovski.

2. Dans les années 7O, il apprend à relier des livres. Des dizaines de livres du Samizdat (principalement des commentaires de la Bible) se trouvent encore aujourd’hui dans sa bibliothèque.

3. Le 19 août 1991, il est l’auteur de l’appel de la municipalité de Moscou aux troupes entrées dans la capitale sur l’ordre des putschistes. Il se rendit lui-même auprès des soldats pour leur distribuer ces appels et des Evangiles (on en distribua 2000 exemplaires)

4. Ses filles jumelles, chirurgiennes, travaillèrent en Afrique, elles vivent à présent en France, où elles conservent la nationalité russe et la foi orthodoxe.

5. Il ne va pas au théâtre, ne regarde pas la télé, n’aime pas la pêche ni le sport (il se contente de faire de la gymnastique à la maison), il consacre tout son temps libre aux livres.

6. En 1991, il fut élu président de la société Biblique Russe.

7. Il n’a ni datcha, ni voiture. Il y a quelques années, il se rendait à l’église et à ses obligations dans une petite voiture mais il y a renoncé à cause des bouchons et circule maintenant en métro.

L’interview a été publié en version abrégée dans le journal orthodoxe « Krestovsli Most ». « Krestovski Most » est diffusé gratuitement dans les églises et les établissements à caractère social de la capitale.
...................................
PRAVOSLAVIE i MIR: Протоиерей Александр Борисов: «На Лубянке предупредили, что мне придётся трудно»

A lire également: Archiprêtre Alexandre Borissov : Interdire de nourrir les sans-abris est tout ce qu’il y a de plus facile !



Rédigé par Laurence Guillon le 2 Février 2012 à 15:44 | 0 commentaire | Permalien

Rassemblement international pour la civilisation de la vie et de l'amour

Une cérémonie intitulée « Acte d’abandon dans les mains de la Mère de Dieu : protection de la civilisation de la vie et de l’amour dans le monde », promue par « Human Life International », s’est déroulée samedi dernier 28 janvier, à Jasna Góra, sanctuaire national de la Vierge Noire de Czestochowa.
Des représentants des mouvements pour la vie de 18 pays ont participé à cet événement : Pologne, Biélorussie, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Autriche, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Royaume-Uni et Etats-Unis.

Les représentants des prêtres orthodoxes et des mouvements pour la vie en Russie, Ukraine et Biélorussie étaient aussi présents à cette rencontre de prière. Suite ZENIT
P. Mariusz Frukacz
Traduction d’Hélène Ginabat]i

Rédigé par Zenit le 2 Février 2012 à 10:25 | 0 commentaire | Permalien

Lugano, 1er février 2012
La communauté orthodoxe de Suisse italienne fêtera le 5 février l’ordination sacerdotale de Gabriel Popescu. Il s’agit de la première ordination d’un prêtre orthodoxe en Suisse italienne, indique la communauté dans un communiqué. Agé de 35 ans, de nationalité roumaine, Gabriel Popescu est marié et père de deux enfants. Il sera ordonné le 5 février à 11h15 à l’église du Sacré-Cœur à Lugano par l’archevêque Iosif Pop, métropolite pour l’Europe Occidentale et Méridionale (Apic)

Rédigé par APIC le 2 Février 2012 à 09:19 | 1 commentaire | Permalien

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