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Officiellement "à l’invitation de Mgr Patrick Jacquin, recteur de Notre-Dame de Paris", le président de la Fédération de Russie, M. Medvedev, et son épouse, effectueront un "pèlerinage spirituel" à Notre-Dame de Paris pour vénérer la Sainte Couronne d’épines le mardi 2 mars dans l’après-midi.
M. et Mme Medvedev seront accompagnés du métropolite Hilarion de Volokolamsk et de l’archevêque Innocent de Chersonèse. La cérémonie se déroulera en présence de Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris et du père Jean Quris, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France.
Les reliques de la Passion présentées à Notre-Dame de Paris sont constituées par un morceau de la Croix conservée à Rome et ramené par Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, un clou de la Passion et la Sainte Couronne d'épines.
M. et Mme Medvedev seront accompagnés du métropolite Hilarion de Volokolamsk et de l’archevêque Innocent de Chersonèse. La cérémonie se déroulera en présence de Mgr Jérôme Beau, évêque auxiliaire de Paris et du père Jean Quris, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France.
Les reliques de la Passion présentées à Notre-Dame de Paris sont constituées par un morceau de la Croix conservée à Rome et ramené par Sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, un clou de la Passion et la Sainte Couronne d'épines.
Un don de saint Louis
Parmi ces reliques, la Sainte Couronne a été ramenée de Constantinople par saint Louis en 1239. Son authenticité ne peut être scientifiquement attestée mais elle est porteuse de plus de seize siècles de prière fervente de la chrétienté.
La couronne déposée à la cathédrale de Paris est un cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d'or. C'est sur ce cercle tressé, d'un diamètre de 21 centimètres, que se trouvaient les épines. Ces dernières ont été dispersées au cours des siècles par les dons effectués, soit par les empereurs de Byzance, soit par les rois de France. On en compte 70, de même nature, qui s'en affirment originaires.
L'allusion faite à la Couronne d'épines et aux instruments de la Passion du Christ pendant les premiers siècles est déjà mentionnée dans les récits de pèlerins se rendant à Jérusalem au IVe siècle. Entre les VIIe et Xe siècles, les reliques seront progressivement transférées à Constantinople dans la chapelle des empereurs byzantins, en particulier pour les mettre à l'abri de pillages semblables à ceux subis par le Saint Sépulcre, lors des invasions perses. En 1238, Byzance est gouvernée par Baudouin de Courtenay, un empereur latin. En grande difficulté financière, il décide de mettre les reliques en gage auprès de banquiers vénitiens pour en obtenir des crédits.
Saint Louis, roi de France, intervient alors et dédommage les Vénitiens. Le 19 août 1239, la relique arrive à Paris ; le roi délaisse alors ses atours royaux, endosse une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu'à Notre-Dame de Paris. Pour les conserver, il édifie un reliquaire à sa mesure : la Sainte Chapelle.
Durant la Révolution française, les reliques seront déposées à la Bibliothèque nationale. Suite au Concordat de 1801, elles seront remises à l'archevêque de Paris qui les affectera au trésor de la Cathédrale le 10 août 1806 où elles se trouvent toujours aujourd'hui.
La démarche du président russe dans la cathédrale "capitale" de la Fille aînée de l'Eglise est un témoignage de foi qui inspire le respect. Sera-t-il accompagné par un officiel français ? Puissent la délicatesse et la courtoisie françaises vaincre les réticences laïcistes qui risquent, hélas, de se manifester à l'occasion de cet événement.
Source : www.eglise.catholique.fr.
Communiqué de la Conférence des évêques de France.
Parmi ces reliques, la Sainte Couronne a été ramenée de Constantinople par saint Louis en 1239. Son authenticité ne peut être scientifiquement attestée mais elle est porteuse de plus de seize siècles de prière fervente de la chrétienté.
La couronne déposée à la cathédrale de Paris est un cercle de joncs réunis en faisceaux et retenus par des fils d'or. C'est sur ce cercle tressé, d'un diamètre de 21 centimètres, que se trouvaient les épines. Ces dernières ont été dispersées au cours des siècles par les dons effectués, soit par les empereurs de Byzance, soit par les rois de France. On en compte 70, de même nature, qui s'en affirment originaires.
L'allusion faite à la Couronne d'épines et aux instruments de la Passion du Christ pendant les premiers siècles est déjà mentionnée dans les récits de pèlerins se rendant à Jérusalem au IVe siècle. Entre les VIIe et Xe siècles, les reliques seront progressivement transférées à Constantinople dans la chapelle des empereurs byzantins, en particulier pour les mettre à l'abri de pillages semblables à ceux subis par le Saint Sépulcre, lors des invasions perses. En 1238, Byzance est gouvernée par Baudouin de Courtenay, un empereur latin. En grande difficulté financière, il décide de mettre les reliques en gage auprès de banquiers vénitiens pour en obtenir des crédits.
Saint Louis, roi de France, intervient alors et dédommage les Vénitiens. Le 19 août 1239, la relique arrive à Paris ; le roi délaisse alors ses atours royaux, endosse une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu'à Notre-Dame de Paris. Pour les conserver, il édifie un reliquaire à sa mesure : la Sainte Chapelle.
Durant la Révolution française, les reliques seront déposées à la Bibliothèque nationale. Suite au Concordat de 1801, elles seront remises à l'archevêque de Paris qui les affectera au trésor de la Cathédrale le 10 août 1806 où elles se trouvent toujours aujourd'hui.
La démarche du président russe dans la cathédrale "capitale" de la Fille aînée de l'Eglise est un témoignage de foi qui inspire le respect. Sera-t-il accompagné par un officiel français ? Puissent la délicatesse et la courtoisie françaises vaincre les réticences laïcistes qui risquent, hélas, de se manifester à l'occasion de cet événement.
Source : www.eglise.catholique.fr.
Communiqué de la Conférence des évêques de France.
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