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Nous commémorons aujourd'hui, 13 août, l'un des premiers martyrs de la terreur athée qui a suivi le coup d'État d'octobre 1917. Sont également commémorés l'archevêque Serge ainsi que Georges et Jean qui ont partagé ses souffrances.
Le métropolite Benjamin connu pour son zèle pastoral, tout spécialement à l'égard des populations ouvrières, fut élu pour le siège de Pétrograd (actuellement Saint-Pétersbourg) en 1917. Il entreprit aussitôt une réforme des paroisses et s'efforça de libérer l'Église de toute implication dans les affaires politiques. Sa parole, simple et spirituelle, attirait les foules dans les églises où il célébrait, et malgré sa haute charge, il continuait de visiter les pauvres et les ouvriers. Lors de la famine de 1921, conséquence de la Révolution d'octobre et de la guerre civile, qui fit plus de six millions de victimes, le Métropolite n'hésita pas à livrer à l'État tous les biens de l'Église, à condition qu'ils restent un don délibéré, sévèrement contrôlé par le Clergé et les fidèles.
Les bolcheviques semblèrent alors devenir plus conciliants; mais la position intransigeante du Métropolite contre le mouvement de l'"Église Vivante", qui avait pour but le démembrement de l'Église et de la Tradition, raviva leur haine. Arrêté le 29 mai 1922, avec quatre-vingt-cinq autres clercs et laïcs, il fut jugé devant un tribunal révolutionnaire, tandis qu'une foule immense de cent mille personnes se pressaient autour de l'immeuble, soutenant leur père spirituel par leur silence et leur prière. Le métropolite réfuta avec calme toutes les accusations portées contre lui pour menées antirévolutionnaires et résista aux calomnies des clercs de "l'Église Vivante", véritables "incarnations de Judas". Appelé à se justifier de ces ignobles accusations, il dit: « Ce qui me coûte le plus est d'entendre que je suis un ennemi du peuple ». Et il ajouta: « Quelle que soit votre sentence, je tourne mes yeux vers le ciel et, faisant mon signe de Croix, je dit: "Gloire à Toi pour tout, Seigneur, mon Dieu!" »
Le métropolite Benjamin connu pour son zèle pastoral, tout spécialement à l'égard des populations ouvrières, fut élu pour le siège de Pétrograd (actuellement Saint-Pétersbourg) en 1917. Il entreprit aussitôt une réforme des paroisses et s'efforça de libérer l'Église de toute implication dans les affaires politiques. Sa parole, simple et spirituelle, attirait les foules dans les églises où il célébrait, et malgré sa haute charge, il continuait de visiter les pauvres et les ouvriers. Lors de la famine de 1921, conséquence de la Révolution d'octobre et de la guerre civile, qui fit plus de six millions de victimes, le Métropolite n'hésita pas à livrer à l'État tous les biens de l'Église, à condition qu'ils restent un don délibéré, sévèrement contrôlé par le Clergé et les fidèles.
Les bolcheviques semblèrent alors devenir plus conciliants; mais la position intransigeante du Métropolite contre le mouvement de l'"Église Vivante", qui avait pour but le démembrement de l'Église et de la Tradition, raviva leur haine. Arrêté le 29 mai 1922, avec quatre-vingt-cinq autres clercs et laïcs, il fut jugé devant un tribunal révolutionnaire, tandis qu'une foule immense de cent mille personnes se pressaient autour de l'immeuble, soutenant leur père spirituel par leur silence et leur prière. Le métropolite réfuta avec calme toutes les accusations portées contre lui pour menées antirévolutionnaires et résista aux calomnies des clercs de "l'Église Vivante", véritables "incarnations de Judas". Appelé à se justifier de ces ignobles accusations, il dit: « Ce qui me coûte le plus est d'entendre que je suis un ennemi du peuple ». Et il ajouta: « Quelle que soit votre sentence, je tourne mes yeux vers le ciel et, faisant mon signe de Croix, je dit: "Gloire à Toi pour tout, Seigneur, mon Dieu!" »
« Une partie particulièrement terrorisée du clergé était d'avis qu'il fallait, pour préserver quelques "forces vives", être prêt à tout. En réponse à ce point de vue, le saint métropolite Benjamin de Pétrograd écrivait de prison, peu de temps avant d'être fusillé, qu'un tel comportement traduisait une absence de foi en Christ car, en fin de compte, ce ne sont pas les "Benjamins" ou autres hommes qui sauvent l'Eglise, mais le Christ en personne en tant que son Chef, tandis que les croyants ne devaient pas reculer devant la mort pour défendre la foi et la vérité, qu'ils ne devaient pas la craindre, de même qu'ils ne devaient pas craindre pour le destin de l'Église.
Le saint martyr Benjamin a donné lui-même l'exemple d'une telle fermeté. Il n'a accepté un certain compromis avec le pouvoir athée que dans une limite pouvant être compatible avec la vérité divine, telle qu'elle est exprimée dans les paroles citées de l'apôtre Paul. Ce qui lui valut d'être fusillé et pour cette raison même glorifié au nombre des saints! »
Par le père Lev LEBEDEV
Le saint martyr Benjamin a donné lui-même l'exemple d'une telle fermeté. Il n'a accepté un certain compromis avec le pouvoir athée que dans une limite pouvant être compatible avec la vérité divine, telle qu'elle est exprimée dans les paroles citées de l'apôtre Paul. Ce qui lui valut d'être fusillé et pour cette raison même glorifié au nombre des saints! »
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