Plateforme libre de discussion |
Le 1 février 2012 le patriarche Cyrille a fait part de sa vision de la situation politique en Russie dans l'allocution qu'il a prononcée à l'occasion du troisième anniversaire de son élection :
Les orthodoxes ne savent pas manifester, ils font la queue pour vénérer la Ceinture de la Très Sainte Vierge et si cette Ceinture était restée non pas un mois, mais six, il auraient été non pas trois millions, mais quarante ou cinquante à faire la queue. Nous le savons avec exactitude, car nous vivons dans un pays qui dans sa majorité est orthodoxe. Ces gens ne vont pas manifester, ils prient dans le silence des monastères, dans leurs cellules, dans leurs maisons, mais ils sont de tout leur coeur préoccupés par ce qui se passe aujourd'hui avec notre peuple, car dans leur conscience ils établissent des parallèles historiques clairs avec les égarements, l'inconscience des années précédant la Révolution, avec le chaos, les dérives, la destruction du pays dans les années 90.
Les orthodoxes ne savent pas manifester, ils font la queue pour vénérer la Ceinture de la Très Sainte Vierge et si cette Ceinture était restée non pas un mois, mais six, il auraient été non pas trois millions, mais quarante ou cinquante à faire la queue. Nous le savons avec exactitude, car nous vivons dans un pays qui dans sa majorité est orthodoxe. Ces gens ne vont pas manifester, ils prient dans le silence des monastères, dans leurs cellules, dans leurs maisons, mais ils sont de tout leur coeur préoccupés par ce qui se passe aujourd'hui avec notre peuple, car dans leur conscience ils établissent des parallèles historiques clairs avec les égarements, l'inconscience des années précédant la Révolution, avec le chaos, les dérives, la destruction du pays dans les années 90.
Note force est dans la prière et si nous prions tous ensemble aujourd'hui pour toute la Sainte Rous [c'est ainsi que le patriarche appelle la Russie, l'Ukraine, la Biélorussie, ainsi que l'ensemble du "Monde russe"], pour notre Russie, pour l'Eglise, alors le Seigneur se montrera miséricordieux. Ce n'est pas par la force, mais par la vérité et la grâce divine que le Seigneur a en un seul jour fait cesser toute persécution contre l'Eglise et a changé le cours historique de notre peuple. Nous croyons qu'exactement de la même façon en un instant Dieu peut faire entendre raison et donner des forces à notre peuple pour qu'il prenne le chemin qui contribuera au développement spirituel et moral de la personne et de la société, au développement de la conscience nationale, des valeurs de base dans la vie de notre peuple multinational.
Mais à part la prière, nous devons faire preuve de vigilance. Et aujourd'hui, je vous appelle à cette vigilance. Sachez distinguer les esprits et rappelez-vous que le cri le plus fort, la parole la plus frappante ne sont pas toujours corrects, justes, honnêtes. C'est ainsi que notre peuple a été séduit deux fois et peut-être même plus au cours des cent et quelques dernières années. Notre force est dans la prière, dans l'exploit spirituel, parce qu'au fond de cet exploit nous avons la révélation de la vérité et du projet Divins, y compris au sujet de notre Patrie, au sujet de la Sainte Rous. Nous voyons ce projet et, aujourd'hui, unissant par nos efforts et nos prières la force Divine à la force humaine, nous devenons capables d'influer sur le cours de l'histoire.
SOURCES: Pravmir et ACER
Mais à part la prière, nous devons faire preuve de vigilance. Et aujourd'hui, je vous appelle à cette vigilance. Sachez distinguer les esprits et rappelez-vous que le cri le plus fort, la parole la plus frappante ne sont pas toujours corrects, justes, honnêtes. C'est ainsi que notre peuple a été séduit deux fois et peut-être même plus au cours des cent et quelques dernières années. Notre force est dans la prière, dans l'exploit spirituel, parce qu'au fond de cet exploit nous avons la révélation de la vérité et du projet Divins, y compris au sujet de notre Patrie, au sujet de la Sainte Rous. Nous voyons ce projet et, aujourd'hui, unissant par nos efforts et nos prières la force Divine à la force humaine, nous devenons capables d'influer sur le cours de l'histoire.
SOURCES: Pravmir et ACER
Concert exceptionnel
Eglise Saint Lambert de Vaugirard, 2 rue Gerbert, 75015, Paris, Métro Vaugirard
Entrée libre
Chorale de la cathédrale
Chœur d’hommes de la cathédrale
Elèves de l’école paroissiale
Chœur du Séminaire orthodoxe russe en France
Ensemble de musique ancienne « Chersonèse »
Chœur «Slava», musique sacrée de J.S. Bach
Eglise Saint Lambert de Vaugirard, 2 rue Gerbert, 75015, Paris, Métro Vaugirard
Entrée libre
Chorale de la cathédrale
Chœur d’hommes de la cathédrale
Elèves de l’école paroissiale
Chœur du Séminaire orthodoxe russe en France
Ensemble de musique ancienne « Chersonèse »
Chœur «Slava», musique sacrée de J.S. Bach
Préparatifs de la célébration du cinquième anniversaire du rétablissement de l'unité de l'Eglise orthodoxe russe.
Le 2 février 2012, en la résidence patriarcale officielle au monastère Saint Daniel à Moscou, a eu lieu une rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec le métropolite Hilarion de New York, primat de l’Église russe Hors-Frontières. Dans le cadre de celle-ci ont été discutées les questions liées à la prochaine célébration du cinquième anniversaire de la signature de l’acte canonique rétablissant l’unité de l’Église russe. Le patriarche Cyrille a chaleureusement salué le métropolite Hilarion, soulignant l’importance du futur jubilé pour le renfoncement de l’unité ecclésiale. Un groupe de travail a été constitué pour discuter de ces questions. Il s'est réuni à Moscou en novembre 2011.
"Nous espérons,- a précisé le métropolite Hilarion,- venir en Russie afin d'y célébrer avec l'ensemble des fidèles cet important anniversaire".
The Patriarch Meets With the First Hierarch of the Russian Church Abroad
On February 2, 2012, His Holiness Patriarch Kirill of Moscow and All Russia met with His Eminence Metropolitan Hilarion of Eastern America and New York, First Hierarch of the Russian Orthodox Church Outside of Russia, at the Patriarchal Residence at Danilov Monastery in Moscow. They discussed matters pertaining to the upcoming fifth anniversary of the signing of the Act of Canonical Communion.
Le 2 février 2012, en la résidence patriarcale officielle au monastère Saint Daniel à Moscou, a eu lieu une rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec le métropolite Hilarion de New York, primat de l’Église russe Hors-Frontières. Dans le cadre de celle-ci ont été discutées les questions liées à la prochaine célébration du cinquième anniversaire de la signature de l’acte canonique rétablissant l’unité de l’Église russe. Le patriarche Cyrille a chaleureusement salué le métropolite Hilarion, soulignant l’importance du futur jubilé pour le renfoncement de l’unité ecclésiale. Un groupe de travail a été constitué pour discuter de ces questions. Il s'est réuni à Moscou en novembre 2011.
"Nous espérons,- a précisé le métropolite Hilarion,- venir en Russie afin d'y célébrer avec l'ensemble des fidèles cet important anniversaire".
The Patriarch Meets With the First Hierarch of the Russian Church Abroad
On February 2, 2012, His Holiness Patriarch Kirill of Moscow and All Russia met with His Eminence Metropolitan Hilarion of Eastern America and New York, First Hierarch of the Russian Orthodox Church Outside of Russia, at the Patriarchal Residence at Danilov Monastery in Moscow. They discussed matters pertaining to the upcoming fifth anniversary of the signing of the Act of Canonical Communion.
The head of the Russian Orthodox Church expressed his heartfelt greetings to Metropolitan Hilarion, stressing the importance of the coming anniversary in strengthening church unity. These celebrations will take place in May 2012. The signing of the Act of Canonical Communion took place on May 17, 2007, in Christ the Savior Cathedral....Press Service of the Patriarch of Moscow and All Russia
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2 февраля 2012 года в официальной Патриаршей резиденции в Даниловом монастыре состоялась встреча Святейшего Патриарха Московского и всея Руси Кирилл с митрополитом Восточно-Американским и Нью-Йоркским Иларионом, Первоиерархом Русской Зарубежной Церкви. В ходе встречи обсуждались вопросы, связанные с предстоящим празднованием пятилетия подписания Акта о каноническом общении.
Предстоятель Русской Православной Церкви, сердечно приветствуя митрополита Илариона, подчеркнул важность грядущего юбилея для утверждения церковного единства.
В преддверии празднования пятилетия исторического события была создана рабочая группа для обсуждения вопросов укрепления церковного единства, учрежденная Святейшим Патриархом Кириллом с учетом поступившего обращения членов Архиерейского Синода Русской Зарубежной Церкви. Первое заседание рабочей группы состоялось в Москве в ноябре 2011 года.
Первоиерарх Русской Зарубежной Церкви проинформировал Его Святейшество, что Архиерейский Синод проводит подготовку к празднованию. «Мы надеемся с Вашего благословения прибыть в Россию в сам юбилей и разделить со всей паствой здесь пятилетие восстановления нашего единства», — сообщил митрополит Иларион.
Празднование юбилея пройдет в мае 2012 года. Подписание Акта о каноническом общении состоялось 17 мая 2007 года в кафедральном соборном Храме Христа Спасителя.
Пресс-служба Патриарха Московского и всея Руси
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2 февраля 2012 года в официальной Патриаршей резиденции в Даниловом монастыре состоялась встреча Святейшего Патриарха Московского и всея Руси Кирилл с митрополитом Восточно-Американским и Нью-Йоркским Иларионом, Первоиерархом Русской Зарубежной Церкви. В ходе встречи обсуждались вопросы, связанные с предстоящим празднованием пятилетия подписания Акта о каноническом общении.
Предстоятель Русской Православной Церкви, сердечно приветствуя митрополита Илариона, подчеркнул важность грядущего юбилея для утверждения церковного единства.
В преддверии празднования пятилетия исторического события была создана рабочая группа для обсуждения вопросов укрепления церковного единства, учрежденная Святейшим Патриархом Кириллом с учетом поступившего обращения членов Архиерейского Синода Русской Зарубежной Церкви. Первое заседание рабочей группы состоялось в Москве в ноябре 2011 года.
Первоиерарх Русской Зарубежной Церкви проинформировал Его Святейшество, что Архиерейский Синод проводит подготовку к празднованию. «Мы надеемся с Вашего благословения прибыть в Россию в сам юбилей и разделить со всей паствой здесь пятилетие восстановления нашего единства», — сообщил митрополит Иларион.
Празднование юбилея пройдет в мае 2012 года. Подписание Акта о каноническом общении состоялось 17 мая 2007 года в кафедральном соборном Храме Христа Спасителя.
Пресс-служба Патриарха Московского и всея Руси
Journées du livre orthodoxe Sous le haut patronage de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France
Vendredi 17 février 2012, de16 h. à 20 h.
et Samedi 18 février 2012 de 11 h. à 19 h.
à la Mutuelle Saint-Christophe
277, rue Saint-Jacques - 75005 Paris
Invités d’honneur au grand auditorium Jean XXIII : Le Métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk
* Conférence pour l’inauguration, vendredi 17 février à 18 h.
Le Hiéromoine Macaire du monastère Simonos Petras au Mont-Athos
* Conférence, samedi 18 février à 12 h.
Auteurs qui dédicaceront
Bertrand VERGELY - Jean-François COLOSIMO - P. Placide DESEILLE - P. Michel EVDOKIMOV - Nathalie BEAUX-GRIMAL - Alain DUREL - Hiéromoine MACAIRE de Simonos-Petras (Mont-Athos) - Jean-Claude LARCHET - Christine CHAILLOT - Bernard LE CARO - Nicolas ROSS - P. Marc-Antoine COSTA DE BEAUREGARD - Antoine ARJAKOVSKY - Marina COPSIDAS - Hiéromoine Nicolas MOLINIER - Michel STAVROU - P. Jean BOBOC - Jean-Paul LEFEBVRE-FILLEAU - Moniale NECTARIA du monastère de Bussy-en-Othe - Emilie VAN TAACK - Claude LAPORTE - P. Philippe DAUTAIS - P.Serge MODEL - Marc ANDRONIKOFF - Jacqueline DAUXOIS - P. Stéphane HEADLEY - Anne KHOUDOKORMOFF-KOTSCHOUBEY - Bojko BOJOVIC – Anca VASILIU.....suite
Vendredi 17 février 2012, de16 h. à 20 h.
et Samedi 18 février 2012 de 11 h. à 19 h.
à la Mutuelle Saint-Christophe
277, rue Saint-Jacques - 75005 Paris
Invités d’honneur au grand auditorium Jean XXIII : Le Métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk
* Conférence pour l’inauguration, vendredi 17 février à 18 h.
Le Hiéromoine Macaire du monastère Simonos Petras au Mont-Athos
* Conférence, samedi 18 février à 12 h.
Auteurs qui dédicaceront
Bertrand VERGELY - Jean-François COLOSIMO - P. Placide DESEILLE - P. Michel EVDOKIMOV - Nathalie BEAUX-GRIMAL - Alain DUREL - Hiéromoine MACAIRE de Simonos-Petras (Mont-Athos) - Jean-Claude LARCHET - Christine CHAILLOT - Bernard LE CARO - Nicolas ROSS - P. Marc-Antoine COSTA DE BEAUREGARD - Antoine ARJAKOVSKY - Marina COPSIDAS - Hiéromoine Nicolas MOLINIER - Michel STAVROU - P. Jean BOBOC - Jean-Paul LEFEBVRE-FILLEAU - Moniale NECTARIA du monastère de Bussy-en-Othe - Emilie VAN TAACK - Claude LAPORTE - P. Philippe DAUTAIS - P.Serge MODEL - Marc ANDRONIKOFF - Jacqueline DAUXOIS - P. Stéphane HEADLEY - Anne KHOUDOKORMOFF-KOTSCHOUBEY - Bojko BOJOVIC – Anca VASILIU.....suite
Concerts vendredi 19 h. :
Choeur des Choeur des séminaristes du Séminaire orthodoxe russe en France,
Choeur « Harmonie orthodoxe »
dirigé par Nana Péradze, samedi 15 h.
• Tables rondes, présentation de livres
• Stands d’exposition de livres, librairie, dédicace par les auteurs
................................................
PROGRAMME des Journées du livre orthodoxe
Vendredi 17 février
- 16h00 : Ouverture des portes. Librairie. Dédicaces.
- 18h00: Cérémonie d’inauguration. Mot d’accueil, par Henri Brischoux, directeur général de la Mutuelle Saint-Christophe. Introduction, par le métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.
- 18h15 : Conférence du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.
- 19h00 : Concert du choeur des séminaristes du Séminaire orthodoxe russe en France.
- 20h00 : Fermeture.
Samedi 18 février
- 11h00 : Ouverture. Librairie et dédicaces (en continu toute la journée).
- 11h15 : Table-ronde : « Le livre orthodoxe : situation et enjeux », avec Jean-François Colosimo, P. Nicolas-Jean Sed, Nikita Struve. Modérateur : François Maillot, directeur général de La Procure.
- 11h45 : Présentation de la participation orthodoxe à la TOB par Sophie Stavrou.
- 12h00 : Conférence du hiéromoine Macaire du monastère Simonos-Petras (Mont-Athos) : « Le Synaxaire : tradition vivante de l’Eglise ».
- 13h15 : Présentation de la Sélection des Journées du livre orthodoxe.
- 14h30 : Table-ronde sur les grandes collections éditoriales orthodoxes.
- 15h15 : Concert du choeur « Harmonie orthodoxe » dirigé par Nana Péradze.
- 15h55 : Lecture de textes et chants orthodoxes (ensemble Chersonèse).
- 17h00: Conférence de l’archimandrite Placide (Deseille) : « Les traductions des Pères de l’Eglise du Moyen-âge à nos jours » (sous réserve).
- 18h00 : Librairie et dédicaces.
- 19h00 : fermeture
Entrée libre aux Journées du livre orthodoxe dans l’enceinte de la Mutuelle Saint-Christophe.
..............................................................
Informations pratiques
Adresse : 277, rue Saint-Jacques, Paris 5e (juste avant le Val-de-Grâce).
Métro : Ligne 6 : station Saint-Jacques ou Raspail. Ligne 7 : station Les Gobelins
RER : Ligne B : station Luxembourg ou Port Royal
Voiture : Le lieu est facilement accessible par les transports en commun parisiens. Le parking est difficile dans le quartier (Soufflot est le plus proche : face au 22 rue Soufflot à Paris 5e).
Contact :
P. Jivko Panev: jpanev@gmail.com P.Christophe Levalois: chr.levalois@gmail.com
Choeur des Choeur des séminaristes du Séminaire orthodoxe russe en France,
Choeur « Harmonie orthodoxe »
dirigé par Nana Péradze, samedi 15 h.
• Tables rondes, présentation de livres
• Stands d’exposition de livres, librairie, dédicace par les auteurs
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PROGRAMME des Journées du livre orthodoxe
Vendredi 17 février
- 16h00 : Ouverture des portes. Librairie. Dédicaces.
- 18h00: Cérémonie d’inauguration. Mot d’accueil, par Henri Brischoux, directeur général de la Mutuelle Saint-Christophe. Introduction, par le métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.
- 18h15 : Conférence du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.
- 19h00 : Concert du choeur des séminaristes du Séminaire orthodoxe russe en France.
- 20h00 : Fermeture.
Samedi 18 février
- 11h00 : Ouverture. Librairie et dédicaces (en continu toute la journée).
- 11h15 : Table-ronde : « Le livre orthodoxe : situation et enjeux », avec Jean-François Colosimo, P. Nicolas-Jean Sed, Nikita Struve. Modérateur : François Maillot, directeur général de La Procure.
- 11h45 : Présentation de la participation orthodoxe à la TOB par Sophie Stavrou.
- 12h00 : Conférence du hiéromoine Macaire du monastère Simonos-Petras (Mont-Athos) : « Le Synaxaire : tradition vivante de l’Eglise ».
- 13h15 : Présentation de la Sélection des Journées du livre orthodoxe.
- 14h30 : Table-ronde sur les grandes collections éditoriales orthodoxes.
- 15h15 : Concert du choeur « Harmonie orthodoxe » dirigé par Nana Péradze.
- 15h55 : Lecture de textes et chants orthodoxes (ensemble Chersonèse).
- 17h00: Conférence de l’archimandrite Placide (Deseille) : « Les traductions des Pères de l’Eglise du Moyen-âge à nos jours » (sous réserve).
- 18h00 : Librairie et dédicaces.
- 19h00 : fermeture
Entrée libre aux Journées du livre orthodoxe dans l’enceinte de la Mutuelle Saint-Christophe.
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Informations pratiques
Adresse : 277, rue Saint-Jacques, Paris 5e (juste avant le Val-de-Grâce).
Métro : Ligne 6 : station Saint-Jacques ou Raspail. Ligne 7 : station Les Gobelins
RER : Ligne B : station Luxembourg ou Port Royal
Voiture : Le lieu est facilement accessible par les transports en commun parisiens. Le parking est difficile dans le quartier (Soufflot est le plus proche : face au 22 rue Soufflot à Paris 5e).
Contact :
P. Jivko Panev: jpanev@gmail.com P.Christophe Levalois: chr.levalois@gmail.com
C’est avec la bénédiction de Monseigneur Nestor de Chersonèse qu’un cycle d’entretiens et de conférences consacrés à des sujets théologiques et historiques commencera le 29 janvier 2012.
Seront invités des clercs, des théologiens et des experts.
Début chaque dimanche vers 13 h 30, après la fin de la liturgie.
Le 29 janvier conférence de l’archiprêtre Nicolas Rehbinder : « Les offices orthodoxes et leurs sens. Notre participation aux offices ».
Le 5 janvier conférence du diacre Georges Sheshko: « Bientôt la fête de la paroisse. Les Trois Docteurs : qui sont-ils ? Leurs vies, leur apport à la théologie ».
Vous êtes tous les bienvenus. Adresse: 5, rue Pétel - 75015 Paris
Seront invités des clercs, des théologiens et des experts.
Début chaque dimanche vers 13 h 30, après la fin de la liturgie.
Le 29 janvier conférence de l’archiprêtre Nicolas Rehbinder : « Les offices orthodoxes et leurs sens. Notre participation aux offices ».
Le 5 janvier conférence du diacre Georges Sheshko: « Bientôt la fête de la paroisse. Les Trois Docteurs : qui sont-ils ? Leurs vies, leur apport à la théologie ».
Vous êtes tous les bienvenus. Adresse: 5, rue Pétel - 75015 Paris
Дорогие братья и сестры!
По благословению Владыки Нестора, с 29 января с.г. в храме Трех Святителей будут проводиться воскресные беседы на богословские, исторические и другие темы, в которых примут участие священнослужители, богословы и специалисты в различных областях.
Начало встреч - по окончании богослужения, ориентировочно в 13:30.
29 января – лекция протоиерея Николая Ребиндера на тему
«Православное богослужение: его смысл и наше участие в нем».
5 февраля – лекция диакона Георгия Шешко на тему
«Готовимся к престольному празднику. Три Святителя – кто они? Житие и их вклад в богословие Церкви».
О темах дальнейших бесед будет сообщено позднее. Приглашаем всех желающих принять участие в этих встречах!
По благословению Владыки Нестора, с 29 января с.г. в храме Трех Святителей будут проводиться воскресные беседы на богословские, исторические и другие темы, в которых примут участие священнослужители, богословы и специалисты в различных областях.
Начало встреч - по окончании богослужения, ориентировочно в 13:30.
29 января – лекция протоиерея Николая Ребиндера на тему
«Православное богослужение: его смысл и наше участие в нем».
5 февраля – лекция диакона Георгия Шешко на тему
«Готовимся к престольному празднику. Три Святителя – кто они? Житие и их вклад в богословие Церкви».
О темах дальнейших бесед будет сообщено позднее. Приглашаем всех желающих принять участие в этих встречах!
Pour une juste redistribution des biens
Des responsables du patriarcat de Moscou ont appelé le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a mettre en œuvre son idée d’introduire une taxe sur certains produits de luxe, a rapporté l’agence Interfax, le 31 janvier 2012. "Une taxe sur les produits de luxe serait une juste décision attendue depuis longtemps par la société russe", a déclaré le responsable du Département de l’information synodale, Vladimir Legoyda, le 31 janvier devant la presse.
Des responsables du patriarcat de Moscou ont appelé le premier ministre russe, Vladimir Poutine, a mettre en œuvre son idée d’introduire une taxe sur certains produits de luxe, a rapporté l’agence Interfax, le 31 janvier 2012. "Une taxe sur les produits de luxe serait une juste décision attendue depuis longtemps par la société russe", a déclaré le responsable du Département de l’information synodale, Vladimir Legoyda, le 31 janvier devant la presse.
Selon lui, les produits de luxe témoignent du niveau de vie élevé de ceux qui les achètent. De plus, ils ne constituent pas des biens de première nécessité. "Il est naturel que les citoyens qui ont plus de moyens paient plus d’impôts. Apic
Русская православная церковь поддерживает идею премьер-министра, кандидата в президенты РФ Владимира Путина о введении дополнительного налога на богатство.
Об этом во вторник, 31 января, сообщает сайт Московского патриархата. По мнению председателя Синодального информационного отдела РПЦ Владимира Легойды, товары «класса люкс» не являются предметами первой необходимости.
В рамках реализации предложения премьера необходимо выработать критерии определения категории дорогих товаров, на которые будет распространяться налог «на престижное потребление», считает Легойда. «Подобное решение не должно превратиться в чисто популистскую меру, а также не должно задевать интересы граждан со средним уровнем достатка. Эта должен быть шаг к действительно справедливому перераспределению материальных благ в обществе», — подчеркнул глава СИНФО.
В своей статье «Нам нужна новая экономика», опубликованной в понедельник в газете «Ведомости», Путин, в частности, заявил, что в России существует резерв роста налоговых доходов по ряду направлений, связанных с престижным потреблением. По словам премьер-министра, решения о введении дополнительного налога на роскошь должны быть приняты уже в этом году.
KM.ru
Русская православная церковь поддерживает идею премьер-министра, кандидата в президенты РФ Владимира Путина о введении дополнительного налога на богатство.
Об этом во вторник, 31 января, сообщает сайт Московского патриархата. По мнению председателя Синодального информационного отдела РПЦ Владимира Легойды, товары «класса люкс» не являются предметами первой необходимости.
В рамках реализации предложения премьера необходимо выработать критерии определения категории дорогих товаров, на которые будет распространяться налог «на престижное потребление», считает Легойда. «Подобное решение не должно превратиться в чисто популистскую меру, а также не должно задевать интересы граждан со средним уровнем достатка. Эта должен быть шаг к действительно справедливому перераспределению материальных благ в обществе», — подчеркнул глава СИНФО.
В своей статье «Нам нужна новая экономика», опубликованной в понедельник в газете «Ведомости», Путин, в частности, заявил, что в России существует резерв роста налоговых доходов по ряду направлений, связанных с престижным потреблением. По словам премьер-министра, решения о введении дополнительного налога на роскошь должны быть приняты уже в этом году.
KM.ru
Traduction Laurence Guillon pour "Parlons d'orthodoxie"
Мikhaïl Oustiougov
Le recteur de la paroisse des saints Cosme et Damien à Choubino, près de Moscou, l’archiprêtre Alexandre Borissov a dans sa biographie pas mal d’épisodes piquants. Pendant les années soviétiques, il a failli se retrouver derrière les barreaux pour « dissidence ». Au début des années 90, il menait une campagne active contre le GKTchéPé (les instigateurs de la tentative du putsch communiste). Plus tard, il publia un livre : « Les champs blanchis », consacrés aux problèmes douloureux de l’Eglise. Cet ouvrage suscita de vives discussions. Pourtant, le père Alexandre, intellectuel distingué et paisible, n’a aucune prétention à l’héroïsme. Voici ce qu’il a raconté des moments les plus importants de sa vie.
Comment Dieu s’est révélé à un amoureux.
L’archiprêtre Alexandre Borissov:
"Je naquis en 1939 à Moscou. Maman enseignait le dessin à l’école, elle s’était séparée de mon père avant la guerre. J’étais dans la même classe que Pavel Men, le frère cadet d’Alexandre (et nous sommes restés amis jusqu’à présent). Je devins très introduit dans leur famille, c’est là que je vis pour la première fois des icônes, que je feuilletai la Bible illustrée par Gustave Doré. Mais le monde de la foi m’était alors étranger. Je le respectais mais n’éprouvais pas le besoin d’y pénétrer. J’avais le mien : je m’intéressais plus que tout à la biologie.
Мikhaïl Oustiougov
Le recteur de la paroisse des saints Cosme et Damien à Choubino, près de Moscou, l’archiprêtre Alexandre Borissov a dans sa biographie pas mal d’épisodes piquants. Pendant les années soviétiques, il a failli se retrouver derrière les barreaux pour « dissidence ». Au début des années 90, il menait une campagne active contre le GKTchéPé (les instigateurs de la tentative du putsch communiste). Plus tard, il publia un livre : « Les champs blanchis », consacrés aux problèmes douloureux de l’Eglise. Cet ouvrage suscita de vives discussions. Pourtant, le père Alexandre, intellectuel distingué et paisible, n’a aucune prétention à l’héroïsme. Voici ce qu’il a raconté des moments les plus importants de sa vie.
Comment Dieu s’est révélé à un amoureux.
L’archiprêtre Alexandre Borissov:
"Je naquis en 1939 à Moscou. Maman enseignait le dessin à l’école, elle s’était séparée de mon père avant la guerre. J’étais dans la même classe que Pavel Men, le frère cadet d’Alexandre (et nous sommes restés amis jusqu’à présent). Je devins très introduit dans leur famille, c’est là que je vis pour la première fois des icônes, que je feuilletai la Bible illustrée par Gustave Doré. Mais le monde de la foi m’était alors étranger. Je le respectais mais n’éprouvais pas le besoin d’y pénétrer. J’avais le mien : je m’intéressais plus que tout à la biologie.
A 17 ans, il m’arriva d’entrer avec des amis dans l’église de la Résurrection dans le passage Brioussov. L’office avait commencé, et nous restions figés dans l’entrée, quand tout à coup une grand-mère se mit à nous invectiver : «Qu’est-ce que vous faites-là ? Espions ! » Il nous fallut sortir. Trente cinq ans plus tard, quand j’étais déjà recteur à Choubino, il s’avéra que l’icône de notre église, celle des saints Cosme et Damien, était gardée précisément dans celle du passage Brioussov. On nous la rendit.
Après l’école, je travaillai comme artisan et acquis de l’ancienneté pour entrer à l’université. Je tombai amoureux. La jeune fille vivait dans les environs de Moscou. Un jour d’été, je la raccompagnai et, debout sur le quai, j’attendais le train de banlieue. C’était par un merveilleux coucher de soleil estival. Tout à coup, je ressentis que derrière tout ce qui m’entourait, il y avait Dieu. « Et s’il en est ainsi, me vint-il à l’esprit, alors les croyants sont dans le vrai. » Je courus chez mon ami Pavel, je lui demandai un Evangile. Je me mis à apprendre les prières, à me préparer au baptême. J’étais aidé par Elena Semionovna Men, mère de Pavel et Alexandre. Ce fut elle qui devint ma marraine.
La veille de mon baptême, je fus la proie d’une tempête de doutes. Je priai comme je pus. Je fus baptisé dans l’église de la Déposition de la Tunique de la rue Donskaïa par le père Nikolaï Gouloubtsov qui, un an et demie auparavant, y avait baptisé la fille de Staline, Svetlana Allilouïeva. C’est lui qui devint mon premier père spirituel.
La jeune fille que j’aimais considérait ma foi avec perplexité. Et cela jeta vite un froid entre nous.
…Je comprenais qu’il valait mieux ne pas afficher sa foi, qu’il valait mieux la cacher autant que possible. Je me souviens qu’en 1959, pour le Vendredi Saint, nous allions à l’église de « la Joie de tous les affligés », rue Ordynka. C’était le 1 mai. A notre rencontre se déplaçaient des milliers de gens, les travailleurs, après la manifestation, descendaient l’Ordynka depuis la place Rouge. Et nous allions en sens inverse, à l’office de « l’ensevelissement du Christ ». Nous sentîmes alors très nettement que nous étions à contre-courant ".
Comment je ne dormis pas pendant quatre jours
" En 1972, j’eus le sentiment que je vivais dans la facilité. Diplômé de la faculté des sciences, je travaillais dans un centre de recherches, j’avais devant moi une carrière d’enseignant, une thèse de doctorat… J’avais envie d’être utile dans un domaine plus important pour mon pays, celui de son état spirituel. Bien que j’aimasse et appréciasse beaucoup mon travail. « En fin de compte, la science ne périra pas sans moi, me dis-je, tandis que l’Eglise, voilà justement la partie de notre vie dont dépendent toutes les autres. » Finalement, je décidai de devenir prêtre.
Il y avait là, naturellement, un risque. Je pris conseil de ma femme, elle était croyante et m’apporta son soutien. Nos filles étudiaient alors en CP. Et voilà que mon père spirituel, Alexandre Men, s’efforça de m’en dissuader pendant presque un an. A toutes mes prières, il répondait : « On a aussi besoin de chrétiens dans la science. » Mais tout de même, je finis par le persuader.
J’entrai en quatrième classe au séminaire. Le dimanche, je servais à l’autel auprès du père Vladimir Rojkov dans l’église du prophète Elie à Tcherkizovo et j’étudiai ensuite par correspondance au séminaire. Mon ordination au rang de diacre, en 1973, ne se déroula pas sans difficultés. Le recteur du séminaire, monseigneur Vladimir (Sabodan) dit qu’en ce qui me concernait, il y avait « une grande opposition ». Visiblement, chaque ordination se décidait après consultation avec le représentant du Comité aux affaires religieuses.
Pourtant, je devins diacre. Evènement merveilleux ! Je me souviens qu’après mon ordination, je ne dormis presque pas de quatre jours et me sentais merveilleusement bien, tellement j’étais enthousiaste".
Comment ne pas avoir beaucoup de voix ne m’a pas gêné dans mes fonctions de diacre
"Le KGB chercha à me recruter dès le séminaire. Quelqu’un m’appela au téléphone et me donna rendez-vous dans le hall de l’hôtel Moskva. Il me précisa : « J’aurai à la main un numéro du journal « la Pravda ». On m’appela trois jours de suite, on essayait de me briser par tous les moyens. « Vous êtes un proche du père Alexandre Men, il y a beaucoup de jeunes autour de lui, une atmosphère antisoviétique, il faut nous en référer. » Je refusai. On essaya même de me faire honte : « Mais vous êtes pourtant soviétique ! » Pour finir, on me prévint : « Si c’est comme ça, vous allez avoir des problèmes ! »
Pour le moment, je ne pensais pas que cela fût sérieux. J’espérais devenir prêtre d’ici un an ou deux. J’en fis ensuite chaque année la requête au Patriarche, mais le Patriarche Pimen refusait avec délicatesse : il n’y avait pas de places de prêtres vacantes pour le moment, restez diacre. J’écrivis au Patriarche que je n’avais pas beaucoup de voix pour un diacre. Il me répondit délicatement : les dimensions de l’église où vous officiez ne sont pas non plus très grandes. .. Et de la sorte pendant seize ans.
…Le travail ne manquait pas. Le père Alexandre Men avait beaucoup d’enfants spirituels et il se mit à les réunir en petits groupes. Une fois par semaine, dix ou quinze personnes se rassemblaient dans un appartement, lisaient l’Evangile, organisaient des soirées, des spectacles pour Noël. Sans que cela s’ébruite. J’avais deux ou trois groupes dans différents quartiers de Moscou. Plus le samizdat. Nous réimprimions la Bible, les commentaires, les textes des pères de l’Eglise. Il nous fallait trouver une dactylo, du carbone, du papier, relier tout cela. Quand la photocopieuse devint accessible, nous nous mîmes à faire des photocopies… "
Comment la milice trouva 40 Evangiles antisoviétiques
"Je fus perquisitionné deux fois. La première en 1974. Alors vint de Belgique, avec un groupe de touristes, un ami à moi, prêtre catholique officiant selon le rite oriental. Il aimait beaucoup la Russie et parlait le russe. Les étrangers avaient le droit de passer la frontière avec un seul Nouveau Testament sous prétexte d’apprendre la langue. Et voilà que chaque membre du groupe la passa avec un seul livre. De sorte que mon ami put nous apporter 40 Evangiles identiques. Il les rassembla à l’hôtel et me les apporta. Apparemment, quelqu’un le vit et nous dénonça. On vint me perquisitionner le jour même, quelques heures plus tard. C’étaient des gens de la milice et du parquet. « Nous avons des témoignages selon lesquels on vous aurait livré de la littérature antisoviétique… » On me confisqua l’Evangile, une machine à écrire et d’autres livres édités à l’étranger..
Ensuite, on me convoqua à la Loubianka
On me dit : « Vous avez déjà eu affaire à nos collègues, vous étiez parvenus à une compréhension mutuelle… » Je réponds : « Si vous considérez mon refus comme de la compréhension mutuelle, alors oui, nous y sommes parvenus… »
La deuxième fois, ils apparurent en 1983, sous Andropov. Ils arrivèrent tôt le matin, vers sept heures. On sonne à la porte : « Un télégramme ! ». J’ouvre : la milice, des témoins… Plus tard, au cours de la conversation, on me demanda : « Mais comment cela, vous ne nous croyez pas ?! » - « Et comment vous croire, si vous m’avez trompé dès la première phrase ? » - « Ce n’est pas de la tromperie ! me disent-ils, c’est une tactique ! » Ils trouvèrent un carnet dans lequel ma femme et moi notions ce que nous donnions à lire et à qui. Par bonheur, tous nos amis se conduisirent comme il se doit : ils dirent qu’ils ne nous avaient emprunté aucun livre. Naturellement, la menace était réelle.
Le KGB déclara, à l’une de mes paroissiennes : « Si votre Borissov veut jouer au héros national, nous allons lui en donner l’occasion ! » Ce qui les enragea le plus contre moi, c’est quand je refusai de montrer sur le carnet quelles notes étaient de ma main et quelles étaient celles de ma femme. « Vous pourrez distinguer les écritures ? »- « Je le pourrai ! » - « Alors mettez une croix devant vos notes ». Je pris le carnet, réfléchis et dis : « Non. » -« Comment ? » - « J’ai changé d’avis ». L’enquêteur se mit en colère : « Vous aviez promis ! Vous ne tenez pas votre parole ! Vous ne vous conduisez pas comme un homme ! » Maintenant, cela paraît amusant, mais alors, on n’avait pas envie de rire. La conversation avait lieu à la Loubianka, et le refus pouvait avoir des conséquences plus que désagréables.
Mais tout se termina paisiblement : on me contraignit à écrire une « explication » et on me libéra.
Photo : L’archiprêtre Alexandre Borissov officie une panikhide pour le repos des âmes des sans abris décédés
Après l’école, je travaillai comme artisan et acquis de l’ancienneté pour entrer à l’université. Je tombai amoureux. La jeune fille vivait dans les environs de Moscou. Un jour d’été, je la raccompagnai et, debout sur le quai, j’attendais le train de banlieue. C’était par un merveilleux coucher de soleil estival. Tout à coup, je ressentis que derrière tout ce qui m’entourait, il y avait Dieu. « Et s’il en est ainsi, me vint-il à l’esprit, alors les croyants sont dans le vrai. » Je courus chez mon ami Pavel, je lui demandai un Evangile. Je me mis à apprendre les prières, à me préparer au baptême. J’étais aidé par Elena Semionovna Men, mère de Pavel et Alexandre. Ce fut elle qui devint ma marraine.
La veille de mon baptême, je fus la proie d’une tempête de doutes. Je priai comme je pus. Je fus baptisé dans l’église de la Déposition de la Tunique de la rue Donskaïa par le père Nikolaï Gouloubtsov qui, un an et demie auparavant, y avait baptisé la fille de Staline, Svetlana Allilouïeva. C’est lui qui devint mon premier père spirituel.
La jeune fille que j’aimais considérait ma foi avec perplexité. Et cela jeta vite un froid entre nous.
…Je comprenais qu’il valait mieux ne pas afficher sa foi, qu’il valait mieux la cacher autant que possible. Je me souviens qu’en 1959, pour le Vendredi Saint, nous allions à l’église de « la Joie de tous les affligés », rue Ordynka. C’était le 1 mai. A notre rencontre se déplaçaient des milliers de gens, les travailleurs, après la manifestation, descendaient l’Ordynka depuis la place Rouge. Et nous allions en sens inverse, à l’office de « l’ensevelissement du Christ ». Nous sentîmes alors très nettement que nous étions à contre-courant ".
Comment je ne dormis pas pendant quatre jours
" En 1972, j’eus le sentiment que je vivais dans la facilité. Diplômé de la faculté des sciences, je travaillais dans un centre de recherches, j’avais devant moi une carrière d’enseignant, une thèse de doctorat… J’avais envie d’être utile dans un domaine plus important pour mon pays, celui de son état spirituel. Bien que j’aimasse et appréciasse beaucoup mon travail. « En fin de compte, la science ne périra pas sans moi, me dis-je, tandis que l’Eglise, voilà justement la partie de notre vie dont dépendent toutes les autres. » Finalement, je décidai de devenir prêtre.
Il y avait là, naturellement, un risque. Je pris conseil de ma femme, elle était croyante et m’apporta son soutien. Nos filles étudiaient alors en CP. Et voilà que mon père spirituel, Alexandre Men, s’efforça de m’en dissuader pendant presque un an. A toutes mes prières, il répondait : « On a aussi besoin de chrétiens dans la science. » Mais tout de même, je finis par le persuader.
J’entrai en quatrième classe au séminaire. Le dimanche, je servais à l’autel auprès du père Vladimir Rojkov dans l’église du prophète Elie à Tcherkizovo et j’étudiai ensuite par correspondance au séminaire. Mon ordination au rang de diacre, en 1973, ne se déroula pas sans difficultés. Le recteur du séminaire, monseigneur Vladimir (Sabodan) dit qu’en ce qui me concernait, il y avait « une grande opposition ». Visiblement, chaque ordination se décidait après consultation avec le représentant du Comité aux affaires religieuses.
Pourtant, je devins diacre. Evènement merveilleux ! Je me souviens qu’après mon ordination, je ne dormis presque pas de quatre jours et me sentais merveilleusement bien, tellement j’étais enthousiaste".
Comment ne pas avoir beaucoup de voix ne m’a pas gêné dans mes fonctions de diacre
"Le KGB chercha à me recruter dès le séminaire. Quelqu’un m’appela au téléphone et me donna rendez-vous dans le hall de l’hôtel Moskva. Il me précisa : « J’aurai à la main un numéro du journal « la Pravda ». On m’appela trois jours de suite, on essayait de me briser par tous les moyens. « Vous êtes un proche du père Alexandre Men, il y a beaucoup de jeunes autour de lui, une atmosphère antisoviétique, il faut nous en référer. » Je refusai. On essaya même de me faire honte : « Mais vous êtes pourtant soviétique ! » Pour finir, on me prévint : « Si c’est comme ça, vous allez avoir des problèmes ! »
Pour le moment, je ne pensais pas que cela fût sérieux. J’espérais devenir prêtre d’ici un an ou deux. J’en fis ensuite chaque année la requête au Patriarche, mais le Patriarche Pimen refusait avec délicatesse : il n’y avait pas de places de prêtres vacantes pour le moment, restez diacre. J’écrivis au Patriarche que je n’avais pas beaucoup de voix pour un diacre. Il me répondit délicatement : les dimensions de l’église où vous officiez ne sont pas non plus très grandes. .. Et de la sorte pendant seize ans.
…Le travail ne manquait pas. Le père Alexandre Men avait beaucoup d’enfants spirituels et il se mit à les réunir en petits groupes. Une fois par semaine, dix ou quinze personnes se rassemblaient dans un appartement, lisaient l’Evangile, organisaient des soirées, des spectacles pour Noël. Sans que cela s’ébruite. J’avais deux ou trois groupes dans différents quartiers de Moscou. Plus le samizdat. Nous réimprimions la Bible, les commentaires, les textes des pères de l’Eglise. Il nous fallait trouver une dactylo, du carbone, du papier, relier tout cela. Quand la photocopieuse devint accessible, nous nous mîmes à faire des photocopies… "
Comment la milice trouva 40 Evangiles antisoviétiques
"Je fus perquisitionné deux fois. La première en 1974. Alors vint de Belgique, avec un groupe de touristes, un ami à moi, prêtre catholique officiant selon le rite oriental. Il aimait beaucoup la Russie et parlait le russe. Les étrangers avaient le droit de passer la frontière avec un seul Nouveau Testament sous prétexte d’apprendre la langue. Et voilà que chaque membre du groupe la passa avec un seul livre. De sorte que mon ami put nous apporter 40 Evangiles identiques. Il les rassembla à l’hôtel et me les apporta. Apparemment, quelqu’un le vit et nous dénonça. On vint me perquisitionner le jour même, quelques heures plus tard. C’étaient des gens de la milice et du parquet. « Nous avons des témoignages selon lesquels on vous aurait livré de la littérature antisoviétique… » On me confisqua l’Evangile, une machine à écrire et d’autres livres édités à l’étranger..
Ensuite, on me convoqua à la Loubianka
On me dit : « Vous avez déjà eu affaire à nos collègues, vous étiez parvenus à une compréhension mutuelle… » Je réponds : « Si vous considérez mon refus comme de la compréhension mutuelle, alors oui, nous y sommes parvenus… »
La deuxième fois, ils apparurent en 1983, sous Andropov. Ils arrivèrent tôt le matin, vers sept heures. On sonne à la porte : « Un télégramme ! ». J’ouvre : la milice, des témoins… Plus tard, au cours de la conversation, on me demanda : « Mais comment cela, vous ne nous croyez pas ?! » - « Et comment vous croire, si vous m’avez trompé dès la première phrase ? » - « Ce n’est pas de la tromperie ! me disent-ils, c’est une tactique ! » Ils trouvèrent un carnet dans lequel ma femme et moi notions ce que nous donnions à lire et à qui. Par bonheur, tous nos amis se conduisirent comme il se doit : ils dirent qu’ils ne nous avaient emprunté aucun livre. Naturellement, la menace était réelle.
Le KGB déclara, à l’une de mes paroissiennes : « Si votre Borissov veut jouer au héros national, nous allons lui en donner l’occasion ! » Ce qui les enragea le plus contre moi, c’est quand je refusai de montrer sur le carnet quelles notes étaient de ma main et quelles étaient celles de ma femme. « Vous pourrez distinguer les écritures ? »- « Je le pourrai ! » - « Alors mettez une croix devant vos notes ». Je pris le carnet, réfléchis et dis : « Non. » -« Comment ? » - « J’ai changé d’avis ». L’enquêteur se mit en colère : « Vous aviez promis ! Vous ne tenez pas votre parole ! Vous ne vous conduisez pas comme un homme ! » Maintenant, cela paraît amusant, mais alors, on n’avait pas envie de rire. La conversation avait lieu à la Loubianka, et le refus pouvait avoir des conséquences plus que désagréables.
Mais tout se termina paisiblement : on me contraignit à écrire une « explication » et on me libéra.
Photo : L’archiprêtre Alexandre Borissov officie une panikhide pour le repos des âmes des sans abris décédés
Tout est pour le mieux
"En 1978, je terminai le séminaire et soutint une thèse de doctorat en théologie. J’espérais qu’après cela, on m’ordonnerait prêtre, mais je dus attendre 1989.
Par moments, mon âme en éprouvait de l’amertume. Mais maintenant que je regarde en arrière, je comprends qu’il devait en être ainsi. Dieu m’a donné la possibilité de mieux participer à l’éducation de mes enfants (si j’avais été prêtre, on ne m’aurait pas vu à la maison) et aussi de mûrir. Je ne regrette pas du tout d’avoir été ordonné à 50 ans, et pas auparavant. Etre un jeune prêtre, c’est parfois beaucoup de tentations, une trop haute idée de soi-même et de ses possibilités. Peut-être qu’il n’en est pas ainsi pour les autres, mais cela aurait pu m’arriver. C’est pourquoi je rends grâce à Dieu que tout se soit passé de cette manière.."
Sept faits marquants de la vie du père Alexandre Borissov
1 . A 30 ans, il est diplômé en biologie. Son opposant à la défense de sa thèse fut le généticien renommé Nikolaï Vladimirovitch Timoféïev-Ressovski.
2. Dans les années 7O, il apprend à relier des livres. Des dizaines de livres du Samizdat (principalement des commentaires de la Bible) se trouvent encore aujourd’hui dans sa bibliothèque.
3. Le 19 août 1991, il est l’auteur de l’appel de la municipalité de Moscou aux troupes entrées dans la capitale sur l’ordre des putschistes. Il se rendit lui-même auprès des soldats pour leur distribuer ces appels et des Evangiles (on en distribua 2000 exemplaires)
4. Ses filles jumelles, chirurgiennes, travaillèrent en Afrique, elles vivent à présent en France, où elles conservent la nationalité russe et la foi orthodoxe.
5. Il ne va pas au théâtre, ne regarde pas la télé, n’aime pas la pêche ni le sport (il se contente de faire de la gymnastique à la maison), il consacre tout son temps libre aux livres.
6. En 1991, il fut élu président de la société Biblique Russe.
7. Il n’a ni datcha, ni voiture. Il y a quelques années, il se rendait à l’église et à ses obligations dans une petite voiture mais il y a renoncé à cause des bouchons et circule maintenant en métro.
L’interview a été publié en version abrégée dans le journal orthodoxe « Krestovsli Most ». « Krestovski Most » est diffusé gratuitement dans les églises et les établissements à caractère social de la capitale.
...................................
PRAVOSLAVIE i MIR: Протоиерей Александр Борисов: «На Лубянке предупредили, что мне придётся трудно»
A lire également: Archiprêtre Alexandre Borissov : Interdire de nourrir les sans-abris est tout ce qu’il y a de plus facile !
"En 1978, je terminai le séminaire et soutint une thèse de doctorat en théologie. J’espérais qu’après cela, on m’ordonnerait prêtre, mais je dus attendre 1989.
Par moments, mon âme en éprouvait de l’amertume. Mais maintenant que je regarde en arrière, je comprends qu’il devait en être ainsi. Dieu m’a donné la possibilité de mieux participer à l’éducation de mes enfants (si j’avais été prêtre, on ne m’aurait pas vu à la maison) et aussi de mûrir. Je ne regrette pas du tout d’avoir été ordonné à 50 ans, et pas auparavant. Etre un jeune prêtre, c’est parfois beaucoup de tentations, une trop haute idée de soi-même et de ses possibilités. Peut-être qu’il n’en est pas ainsi pour les autres, mais cela aurait pu m’arriver. C’est pourquoi je rends grâce à Dieu que tout se soit passé de cette manière.."
Sept faits marquants de la vie du père Alexandre Borissov
1 . A 30 ans, il est diplômé en biologie. Son opposant à la défense de sa thèse fut le généticien renommé Nikolaï Vladimirovitch Timoféïev-Ressovski.
2. Dans les années 7O, il apprend à relier des livres. Des dizaines de livres du Samizdat (principalement des commentaires de la Bible) se trouvent encore aujourd’hui dans sa bibliothèque.
3. Le 19 août 1991, il est l’auteur de l’appel de la municipalité de Moscou aux troupes entrées dans la capitale sur l’ordre des putschistes. Il se rendit lui-même auprès des soldats pour leur distribuer ces appels et des Evangiles (on en distribua 2000 exemplaires)
4. Ses filles jumelles, chirurgiennes, travaillèrent en Afrique, elles vivent à présent en France, où elles conservent la nationalité russe et la foi orthodoxe.
5. Il ne va pas au théâtre, ne regarde pas la télé, n’aime pas la pêche ni le sport (il se contente de faire de la gymnastique à la maison), il consacre tout son temps libre aux livres.
6. En 1991, il fut élu président de la société Biblique Russe.
7. Il n’a ni datcha, ni voiture. Il y a quelques années, il se rendait à l’église et à ses obligations dans une petite voiture mais il y a renoncé à cause des bouchons et circule maintenant en métro.
L’interview a été publié en version abrégée dans le journal orthodoxe « Krestovsli Most ». « Krestovski Most » est diffusé gratuitement dans les églises et les établissements à caractère social de la capitale.
...................................
PRAVOSLAVIE i MIR: Протоиерей Александр Борисов: «На Лубянке предупредили, что мне придётся трудно»
A lire également: Archiprêtre Alexandre Borissov : Interdire de nourrir les sans-abris est tout ce qu’il y a de plus facile !
Rassemblement international pour la civilisation de la vie et de l'amour
Une cérémonie intitulée « Acte d’abandon dans les mains de la Mère de Dieu : protection de la civilisation de la vie et de l’amour dans le monde », promue par « Human Life International », s’est déroulée samedi dernier 28 janvier, à Jasna Góra, sanctuaire national de la Vierge Noire de Czestochowa.
Des représentants des mouvements pour la vie de 18 pays ont participé à cet événement : Pologne, Biélorussie, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Autriche, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Royaume-Uni et Etats-Unis.
Une cérémonie intitulée « Acte d’abandon dans les mains de la Mère de Dieu : protection de la civilisation de la vie et de l’amour dans le monde », promue par « Human Life International », s’est déroulée samedi dernier 28 janvier, à Jasna Góra, sanctuaire national de la Vierge Noire de Czestochowa.
Des représentants des mouvements pour la vie de 18 pays ont participé à cet événement : Pologne, Biélorussie, Ukraine, Russie, Kazakhstan, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, République tchèque, Hongrie, Autriche, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Portugal, Royaume-Uni et Etats-Unis.
Les représentants des prêtres orthodoxes et des mouvements pour la vie en Russie, Ukraine et Biélorussie étaient aussi présents à cette rencontre de prière. Suite ZENIT
P. Mariusz Frukacz
Traduction d’Hélène Ginabat]i
P. Mariusz Frukacz
Traduction d’Hélène Ginabat]i
Lugano, 1er février 2012
La communauté orthodoxe de Suisse italienne fêtera le 5 février l’ordination sacerdotale de Gabriel Popescu. Il s’agit de la première ordination d’un prêtre orthodoxe en Suisse italienne, indique la communauté dans un communiqué. Agé de 35 ans, de nationalité roumaine, Gabriel Popescu est marié et père de deux enfants. Il sera ordonné le 5 février à 11h15 à l’église du Sacré-Cœur à Lugano par l’archevêque Iosif Pop, métropolite pour l’Europe Occidentale et Méridionale (Apic)
La communauté orthodoxe de Suisse italienne fêtera le 5 février l’ordination sacerdotale de Gabriel Popescu. Il s’agit de la première ordination d’un prêtre orthodoxe en Suisse italienne, indique la communauté dans un communiqué. Agé de 35 ans, de nationalité roumaine, Gabriel Popescu est marié et père de deux enfants. Il sera ordonné le 5 février à 11h15 à l’église du Sacré-Cœur à Lugano par l’archevêque Iosif Pop, métropolite pour l’Europe Occidentale et Méridionale (Apic)
Par le père Jean Valentin Istrati (prêtre roumain)
J’ai eu récemment connaissance d’un article décrivant toute la diversité des moyens techniques de surveillance audio et vidéo. Il s’agissait de micro caméras que l’on peut agrafer au revers de son veston, fixer sur un téléphone ou une paire de lunettes, etc. Tous ces engins ont pour destination d’enregistrer et, éventuellement de rendre publics, les aspects les plus intimes de nos vies. Nos téléphones mobiles nous permettent de converser avec des interlocuteurs n’importe où dans le monde. Le logiciel "Google" earth nous montre le chapeau qu’arbore une vieille dame perchée au troisième étage de la Tour Effel.
Nous sommes tous et chacun observés d’une manière incessante par des caméras de vidéosurveillance.
J’ai eu récemment connaissance d’un article décrivant toute la diversité des moyens techniques de surveillance audio et vidéo. Il s’agissait de micro caméras que l’on peut agrafer au revers de son veston, fixer sur un téléphone ou une paire de lunettes, etc. Tous ces engins ont pour destination d’enregistrer et, éventuellement de rendre publics, les aspects les plus intimes de nos vies. Nos téléphones mobiles nous permettent de converser avec des interlocuteurs n’importe où dans le monde. Le logiciel "Google" earth nous montre le chapeau qu’arbore une vieille dame perchée au troisième étage de la Tour Effel.
Nous sommes tous et chacun observés d’une manière incessante par des caméras de vidéosurveillance.
Chaque menu détail de nos existences, si banal puisse-t—il paraître, peut faire les délices de la foule, en soif de sensationnel.
Les médias s’introduisent dans le domaine du privé, nous sommes espionnés et il nous est impossible d’échapper au regard vigilant de Big Brother. La nouvelle société de consommation tend d’une manière monstrueuse à émuler Dieu qui voit tout. L’arsenal moderne de la télésurveillance et de la sécurité a perdu d’avance dans la compétition qu’il a engagée avec le Créateur omniscient.
Tout ce qui est secret sera dans le Royaume de Dieu mis en évidence et proclamé aux yeux de tous, « sur les toits », comme le précisent les Ecritures. Ce qui nous est le plus intime, les mystères de nos âmes seront exposés au regard de nuées d’anges ainsi que de tous les humains. Cette « glasnost » deviendra la cause de lamentations et de pleurs. Nos archives personnelles ultra confidentielles, même celles que nous avions détruites, seront accessibles à tous et diront la vérité absolue sur chaque être humain, cela sans aucune interprétation subjective possible. Tout sera soupesé, jaugé par le juste et aimant Tribunal Divin et nous conduira soit à la béatitude, soit à la condamnation éternelle. Notre monde est envahi par les systèmes de contrôle : ordinateurs, médias, engins électroniques, politiques, etc. Tout cela nous prévient de la venue prochaine du temps de la Vérité qui sera proclamée des toits de l’univers. Prophétie amère…
Nous vivons dans la promiscuité du village global mais nous ressentons de plus en plus douloureusement nos solitudes. Nous ne sommes éloignés de l’Amérique que par la vitesse du son. Mais toute une éternité nous sépare du Ciel et, surtout des âmes de nos prochains. Près des corps, loin des âmes.
Que nous reste-il à faire ?
Nous sommes filmés, enregistrés, observés, étudiés, par une masse de regards électroniques. Nous veulent-ils du bien, ou du mal ? « Oui, nous avons été livrés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes » (I Cor, 9, 4). De nous tout est connu, nous jouons sur une immense scène illuminée par des milliers de projecteurs. Mais nous ne voyons jamais nos spectateurs, ils restent cachés derrière leurs écrans. Ils sont de plus en plus nombreux. Que faire pour ne pas avoir à éprouver de la honte pour nos actes ? Il nous faut vivre conformément à la Vérité, nous maintenir tout le temps dans le champ de vision aimant et constant de Dieu. La caméra qui voit tout incorporée à nos âmes est la demeure du Saint Esprit, l’amour de Notre Seigneur Jésus Christ qui apporte la joie et l’immortalité.
Un gadget, si perfectionné soit-il, n’est pas capable d’enregistrer nos sentiments de compassion et de pardon.
La terreur des caméras cachée n’est opérante que là où nous avons quelque chose à ne pas divulguer. Une personne bonne, miséricordieuse et pieuse mène une vie naturelle et qui ne comporte pas de zones d’ombre. On aura beau l’épier, on ne verra qu’une vie consacrée à Dieu, à la prière et à l’amour.
Traduction Nikita Krivochéine
Pravoslavie.ru
...............................................
PO
Les métaphores du désespoir
L’amour véritable consiste à aimer la vérité
Les médias s’introduisent dans le domaine du privé, nous sommes espionnés et il nous est impossible d’échapper au regard vigilant de Big Brother. La nouvelle société de consommation tend d’une manière monstrueuse à émuler Dieu qui voit tout. L’arsenal moderne de la télésurveillance et de la sécurité a perdu d’avance dans la compétition qu’il a engagée avec le Créateur omniscient.
Tout ce qui est secret sera dans le Royaume de Dieu mis en évidence et proclamé aux yeux de tous, « sur les toits », comme le précisent les Ecritures. Ce qui nous est le plus intime, les mystères de nos âmes seront exposés au regard de nuées d’anges ainsi que de tous les humains. Cette « glasnost » deviendra la cause de lamentations et de pleurs. Nos archives personnelles ultra confidentielles, même celles que nous avions détruites, seront accessibles à tous et diront la vérité absolue sur chaque être humain, cela sans aucune interprétation subjective possible. Tout sera soupesé, jaugé par le juste et aimant Tribunal Divin et nous conduira soit à la béatitude, soit à la condamnation éternelle. Notre monde est envahi par les systèmes de contrôle : ordinateurs, médias, engins électroniques, politiques, etc. Tout cela nous prévient de la venue prochaine du temps de la Vérité qui sera proclamée des toits de l’univers. Prophétie amère…
Nous vivons dans la promiscuité du village global mais nous ressentons de plus en plus douloureusement nos solitudes. Nous ne sommes éloignés de l’Amérique que par la vitesse du son. Mais toute une éternité nous sépare du Ciel et, surtout des âmes de nos prochains. Près des corps, loin des âmes.
Que nous reste-il à faire ?
Nous sommes filmés, enregistrés, observés, étudiés, par une masse de regards électroniques. Nous veulent-ils du bien, ou du mal ? « Oui, nous avons été livrés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes » (I Cor, 9, 4). De nous tout est connu, nous jouons sur une immense scène illuminée par des milliers de projecteurs. Mais nous ne voyons jamais nos spectateurs, ils restent cachés derrière leurs écrans. Ils sont de plus en plus nombreux. Que faire pour ne pas avoir à éprouver de la honte pour nos actes ? Il nous faut vivre conformément à la Vérité, nous maintenir tout le temps dans le champ de vision aimant et constant de Dieu. La caméra qui voit tout incorporée à nos âmes est la demeure du Saint Esprit, l’amour de Notre Seigneur Jésus Christ qui apporte la joie et l’immortalité.
Un gadget, si perfectionné soit-il, n’est pas capable d’enregistrer nos sentiments de compassion et de pardon.
La terreur des caméras cachée n’est opérante que là où nous avons quelque chose à ne pas divulguer. Une personne bonne, miséricordieuse et pieuse mène une vie naturelle et qui ne comporte pas de zones d’ombre. On aura beau l’épier, on ne verra qu’une vie consacrée à Dieu, à la prière et à l’amour.
Traduction Nikita Krivochéine
Pravoslavie.ru
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Les métaphores du désespoir
L’amour véritable consiste à aimer la vérité
Christine Chaillot, spécialiste des Eglises d'Orient, nous a fait parvenir ces Videos avec le commentaire ci-dessous
"Admirable ! Voilà la ferveur des chrétiens persécutés, une réalité que les médias français ne montrent pas.
Des milliers d’Égyptiens criant JÉSUS pendant 10 minutes consécutives.
Cette vidéo a filmé en direct "la Nuit de Prière et le Retour à Dieu" pendant laquelle le peuple s'est réuni pour prier pendant 12 heures en continu dans l'Église de la Caverne au Caire, le 11-11-2011. La congrégation priait pour que la paix règne sur l’Égypte et sur les pays voisins vivant dans le trouble. Cliquez sur les liens ci-dessous et visionnez les vidéo suivantes, Youtube1 et Youtube 2 et Youtube 3 et Youtube 4 qui nous montrent ce qui se passe parmi les Coptes d’Égypte, si persécutés ces temps derniers...
De quoi réfléchir et louer Dieu pour Sa fidélité et Sa grâce qu'Il répand en Afrique du Nord.
Bénédictions à tous !"
"Admirable ! Voilà la ferveur des chrétiens persécutés, une réalité que les médias français ne montrent pas.
Des milliers d’Égyptiens criant JÉSUS pendant 10 minutes consécutives.
Cette vidéo a filmé en direct "la Nuit de Prière et le Retour à Dieu" pendant laquelle le peuple s'est réuni pour prier pendant 12 heures en continu dans l'Église de la Caverne au Caire, le 11-11-2011. La congrégation priait pour que la paix règne sur l’Égypte et sur les pays voisins vivant dans le trouble. Cliquez sur les liens ci-dessous et visionnez les vidéo suivantes, Youtube1 et Youtube 2 et Youtube 3 et Youtube 4 qui nous montrent ce qui se passe parmi les Coptes d’Égypte, si persécutés ces temps derniers...
De quoi réfléchir et louer Dieu pour Sa fidélité et Sa grâce qu'Il répand en Afrique du Nord.
Bénédictions à tous !"
Une glorification qui souligne un dépassement de notre époque dont on ne perçoit pas encore toutes les implications. La canonisation d'Alexandre Schmorell, nouveau martyr, décapité le 13 juillet 1943 à Munich, aura donc lieu le week-end prochain (4-5 février) à Munich
Alexandre Schmorell naquit en 1917 à Orenbourg. Sa mère était russe, (fille de prêtre), et son père était originaire d’une famille commerçante allemande. Bien qu’il partît avec sa famille à Munich en 1921, il ressentit jusqu’à sa mort son lien spirituel avec la Russie, et il fut paroissien de la communauté russe orthodoxe. En 1942, Alexandre Schmorell, alors étudiant en médecine, avec son ami Hans Scholl et d’autres encore, commença à répandre des tracts antihitlériens. En 1943, ce groupe de résistants fut découverts, et ses membres furent condamnés à mort et guillotinés. Alexandre fut exécuté le 13 juillet 1943 à la prison munichoise de Stadelheim pour activité antinazie et confession de la foi orthodoxe.
La Rose Blanche, un groupe d'amis
La Rose Blanche a été un groupe de jeunes aimant la vie, partageant des activités comme le sport, la marche en montagne, l'expression corporelle, un groupe ouvert aux autres, jeunes et moins jeunes, comme Kurt Huber, membre du groupe à l'âge de 50 ans. Son histoire pourrait être celle d'autres groupes de jeunes de notre époque et déjà ainsi elle en dit long sur l'amitié.
Alexandre Schmorell naquit en 1917 à Orenbourg. Sa mère était russe, (fille de prêtre), et son père était originaire d’une famille commerçante allemande. Bien qu’il partît avec sa famille à Munich en 1921, il ressentit jusqu’à sa mort son lien spirituel avec la Russie, et il fut paroissien de la communauté russe orthodoxe. En 1942, Alexandre Schmorell, alors étudiant en médecine, avec son ami Hans Scholl et d’autres encore, commença à répandre des tracts antihitlériens. En 1943, ce groupe de résistants fut découverts, et ses membres furent condamnés à mort et guillotinés. Alexandre fut exécuté le 13 juillet 1943 à la prison munichoise de Stadelheim pour activité antinazie et confession de la foi orthodoxe.
La Rose Blanche, un groupe d'amis
La Rose Blanche a été un groupe de jeunes aimant la vie, partageant des activités comme le sport, la marche en montagne, l'expression corporelle, un groupe ouvert aux autres, jeunes et moins jeunes, comme Kurt Huber, membre du groupe à l'âge de 50 ans. Son histoire pourrait être celle d'autres groupes de jeunes de notre époque et déjà ainsi elle en dit long sur l'amitié.
Cela pouvait en rester là mais les événements de la seconde guerre mondiale en ont décidé autrement, car ils ont avivé chez les membres de la Rose Blanche le désir de vivre ce qui est le meilleur au plus profond de chacun. Un processus de construction intérieure est intervenu, très rapide car pressé par l'urgence de la situation, et a développé chez eux un état supérieur d'éveil de la conscience.
Dans un texte publié par le site russe " Pravoslavie i mir " Xenia Krivochéine dit :
« Récemment encore on croyait en Russie que le mouvement de résistance antinazie en Europe avait été le monopole de la clandestinité communiste. Il n’y avait pas ou presque de publications consacrées aux groupes de résistants organisés par des chrétiens.
La Gestapo a réussi à démasquer en 1943 en Allemagne un groupe antinazi nommé « La Rose Blanche ». Ses membres étaient cinq étudiants de l’université de Munich, Hans et Sophie Scholl, Alexander Schmorell, Willi Graf et Christoph Probst ainsi que l’un de leurs enseignants, le professeur Kurt Huber. Tous furent condamnés à mort et exécutés. Qui étaient-ils ?
Ils n’étaient pas issus de la classe ouvrière, n’étaient pas imprégnés de la mentalité de la lutte des classes et de la clandestinité. Tous les adhérents de la Rose Blanche venaient de familles aisées et réussissaient bien dans la vie. Ils avaient en commun la foi chrétienne. Hans et Sophie Scholl étaient protestants, Willi Graf était catholique, Alexander Schmorell confessait l’orthodoxie alors que Willi Graf était croyant bien que non baptisé. La veille de son exécution il demanda à recevoir le sacrement du baptême mais cela lui fut refusé. Leurs amis parlaient d’eux comme de personnes gaies et légères. Les photos nous montrent des jeunes gens d’une indéniable beauté. Etudiants de la faculté de médecine de l’université de Munich ils se connurent et se lièrent d’amitié car ils nourrissaient des intérêts similaires pour la musique, la littérature et la politique. Ils étaient passionnés de Goethe et de Dostoïevski, aimaient écouter du Haendel, allaient à la messe, priaient ensemble. Saint Augustin était l’un de leurs auteurs préférés… Mais leurs vies ont subitement changé. Les tracts qu’ils diffusaient contenaient souvent des citations des Pères de l’Eglise.
Sophie Scholl a écrit : « Nous et nos amis étions très différents. Nous étions persuadés que la culture était le summum de l’épanouissement humain. Or, il s’est trouvé que la culture était précisément ce qui menaçait le plus la nation, l’idée de la nation. D’une manière presque imperceptible on nous entraîna à marcher au pas, à entrer dans les rangs, à ne jamais objecter et à penser tous ensemble. Nous aimions tous l’Allemagne sans nous demander pourquoi et comment. Le pouvoir hitlérien s’est mis à nous expliquer pourquoi et comment il fallait aimer la patrie ».
La Rose Blanche n’était pas une organisation dans le sens strict du mot.
C’était un groupe de jeunes gens liés par l’amitié et voulant résister au régime. En été 1942 les activités de la cellule s’interrompent car ses organisateurs Hans Scholl et Alexander Schmorell sont mobilisés et envoyés au front de l’Est. Ils se retrouvent auxiliaires médicaux d’une unité cantonnée dans la ville de Gjatsk. Dans les lettres qu’il envoie à son père Alexander dit comment il perçoit la Russie : « Aujourd’hui nous sommes allés avec Hans à l’église. Nous étions dans une foule de vieux, de femmes et d’enfants qui priaient. Il faut voir comment ils chantaient, comment ils priaient ! Comment ne pas s’étonner en voyant que ce peuple a su préserver sa foi malgré toutes ces années de pouvoir athée. Ni les persécutions, ni les camps n’ont eu raison des croyants. Lorsque la guerre sera finie je retournerai en Russie… » (N’est-ce pas ce dont rêvait à Ravensbrück mère Marie Skobtzov ?)
L’un des derniers tracts diffusés par la "Rose Blanche" cite des vers de Novalis, poète romantique du XIX siècle.
Ces paroles restent prophétiques : «Le sang continuera à couler en Allemagne tant que les nations ne prendront pas conscience de la folie qui les anime, tant que les peuples ne reviendront pas vénérer la religion de leurs ancêtres, ne se remettront au labeur pacifique et ne glorifieront la paix sur les champs des batailles récentes. La religion, et seule la religion, est à même d’éveiller la conscience des Européens et à garantir les droits des peuples. Ce n’est qu’alors que le christianisme se remettra à illuminer nos terres, c’est lui qui apportera la paix ». X.K. Pravoslavie i mir (Святой антифашист : Православие и мир)
L'histoire de la « Rose blanche » a fait l'objet d'un film, "Sophie Scholl - les derniers jours" (récemment passé à la télévision, tard le soir…) dans lequel on voit l'engagement religieux mais où Alexandre Schmorell apparait peu…
Un grand signe d'unité
Annoncée en 2007 comme une canonisation locale par Mgr Marc de Berlin et d’Allemagne (Église russe hors frontières), la glorification d'Alexandre Schmorell sera en fait la première réalisée conjointement avec l'ensemble du Patriarcat de Moscou, ce qui en fait aussi un acte fort pour l'approfondissement de l'union des deux Eglises; l’office de canonisation aura lieu les 4 et 5 février prochains à Munich, où Alexandre Schmorell avait été martyrisé. Seront présents l’archevêque Marc de Berlin et le métropolite Valentin d’Orenbourg, où est né le martyre, ainsi que de l’archevêque Cyrille de San Francisco et de l'Ouest des États-Unis et d’autres évêques de Russie et d’Ukraine.
Vladimir Golovanow
......................................
La Moinillon "la Rose Blanche"
«Белая роза» и «Резистанс»
Dans un texte publié par le site russe " Pravoslavie i mir " Xenia Krivochéine dit :
« Récemment encore on croyait en Russie que le mouvement de résistance antinazie en Europe avait été le monopole de la clandestinité communiste. Il n’y avait pas ou presque de publications consacrées aux groupes de résistants organisés par des chrétiens.
La Gestapo a réussi à démasquer en 1943 en Allemagne un groupe antinazi nommé « La Rose Blanche ». Ses membres étaient cinq étudiants de l’université de Munich, Hans et Sophie Scholl, Alexander Schmorell, Willi Graf et Christoph Probst ainsi que l’un de leurs enseignants, le professeur Kurt Huber. Tous furent condamnés à mort et exécutés. Qui étaient-ils ?
Ils n’étaient pas issus de la classe ouvrière, n’étaient pas imprégnés de la mentalité de la lutte des classes et de la clandestinité. Tous les adhérents de la Rose Blanche venaient de familles aisées et réussissaient bien dans la vie. Ils avaient en commun la foi chrétienne. Hans et Sophie Scholl étaient protestants, Willi Graf était catholique, Alexander Schmorell confessait l’orthodoxie alors que Willi Graf était croyant bien que non baptisé. La veille de son exécution il demanda à recevoir le sacrement du baptême mais cela lui fut refusé. Leurs amis parlaient d’eux comme de personnes gaies et légères. Les photos nous montrent des jeunes gens d’une indéniable beauté. Etudiants de la faculté de médecine de l’université de Munich ils se connurent et se lièrent d’amitié car ils nourrissaient des intérêts similaires pour la musique, la littérature et la politique. Ils étaient passionnés de Goethe et de Dostoïevski, aimaient écouter du Haendel, allaient à la messe, priaient ensemble. Saint Augustin était l’un de leurs auteurs préférés… Mais leurs vies ont subitement changé. Les tracts qu’ils diffusaient contenaient souvent des citations des Pères de l’Eglise.
Sophie Scholl a écrit : « Nous et nos amis étions très différents. Nous étions persuadés que la culture était le summum de l’épanouissement humain. Or, il s’est trouvé que la culture était précisément ce qui menaçait le plus la nation, l’idée de la nation. D’une manière presque imperceptible on nous entraîna à marcher au pas, à entrer dans les rangs, à ne jamais objecter et à penser tous ensemble. Nous aimions tous l’Allemagne sans nous demander pourquoi et comment. Le pouvoir hitlérien s’est mis à nous expliquer pourquoi et comment il fallait aimer la patrie ».
La Rose Blanche n’était pas une organisation dans le sens strict du mot.
C’était un groupe de jeunes gens liés par l’amitié et voulant résister au régime. En été 1942 les activités de la cellule s’interrompent car ses organisateurs Hans Scholl et Alexander Schmorell sont mobilisés et envoyés au front de l’Est. Ils se retrouvent auxiliaires médicaux d’une unité cantonnée dans la ville de Gjatsk. Dans les lettres qu’il envoie à son père Alexander dit comment il perçoit la Russie : « Aujourd’hui nous sommes allés avec Hans à l’église. Nous étions dans une foule de vieux, de femmes et d’enfants qui priaient. Il faut voir comment ils chantaient, comment ils priaient ! Comment ne pas s’étonner en voyant que ce peuple a su préserver sa foi malgré toutes ces années de pouvoir athée. Ni les persécutions, ni les camps n’ont eu raison des croyants. Lorsque la guerre sera finie je retournerai en Russie… » (N’est-ce pas ce dont rêvait à Ravensbrück mère Marie Skobtzov ?)
L’un des derniers tracts diffusés par la "Rose Blanche" cite des vers de Novalis, poète romantique du XIX siècle.
Ces paroles restent prophétiques : «Le sang continuera à couler en Allemagne tant que les nations ne prendront pas conscience de la folie qui les anime, tant que les peuples ne reviendront pas vénérer la religion de leurs ancêtres, ne se remettront au labeur pacifique et ne glorifieront la paix sur les champs des batailles récentes. La religion, et seule la religion, est à même d’éveiller la conscience des Européens et à garantir les droits des peuples. Ce n’est qu’alors que le christianisme se remettra à illuminer nos terres, c’est lui qui apportera la paix ». X.K. Pravoslavie i mir (Святой антифашист : Православие и мир)
L'histoire de la « Rose blanche » a fait l'objet d'un film, "Sophie Scholl - les derniers jours" (récemment passé à la télévision, tard le soir…) dans lequel on voit l'engagement religieux mais où Alexandre Schmorell apparait peu…
Un grand signe d'unité
Annoncée en 2007 comme une canonisation locale par Mgr Marc de Berlin et d’Allemagne (Église russe hors frontières), la glorification d'Alexandre Schmorell sera en fait la première réalisée conjointement avec l'ensemble du Patriarcat de Moscou, ce qui en fait aussi un acte fort pour l'approfondissement de l'union des deux Eglises; l’office de canonisation aura lieu les 4 et 5 février prochains à Munich, où Alexandre Schmorell avait été martyrisé. Seront présents l’archevêque Marc de Berlin et le métropolite Valentin d’Orenbourg, où est né le martyre, ainsi que de l’archevêque Cyrille de San Francisco et de l'Ouest des États-Unis et d’autres évêques de Russie et d’Ukraine.
Vladimir Golovanow
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La Moinillon "la Rose Blanche"
«Белая роза» и «Резистанс»
Ce film a été tourné par les séminaristes du Séminaire orthodoxe russe en France, on y voit une journée au séminaire en commençant par l'office matinal et jusqu'aux vêpres...et le dîner le soir, en passant par les cours, les moments de récréations, les taches quotidiennes...
Réalisation: Alexey Vozniuk et Alexey Vlasov
Réalisation: Alexey Vozniuk et Alexey Vlasov
l’Institut Saint-Serge, 9-11 février 2012
Du 9 au 11 février 2012 l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris organise un colloque international pour honorer le 20e anniversaire du décès du Protopresbytre Jean Meyendorff, l’un des théologiens orthodoxes les plus renommés du siècle dernier.
Né le 17 février 1926 à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, dans une famille appartenant à l’aristocratie balte, le baron Ioan Théophilevich a passé son enfance et ses années d’adulte dans le milieu des émigrés russes à Paris. Ayant accompli son éducation secondaire, le jeune Meyendorff s’était inscrit en 1944 à l’Institut Saint-Serge. Ce dernier était à l’époque le foyer du renouveau de la théologie orthodoxe, comptant parmi ses professeurs les intellectuels les plus grands de la Russie qui avaient été forcés d’émigrer ou étaient simplement expulsés de leur patrie, tels les PP. Serge Boulgakov, Georges Florovsky, Cyprien Kern, Nicolas Afanassieff, le professeur Antoine Kartachov…
Du 9 au 11 février 2012 l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris organise un colloque international pour honorer le 20e anniversaire du décès du Protopresbytre Jean Meyendorff, l’un des théologiens orthodoxes les plus renommés du siècle dernier.
Né le 17 février 1926 à Neuilly-sur-Seine, près de Paris, dans une famille appartenant à l’aristocratie balte, le baron Ioan Théophilevich a passé son enfance et ses années d’adulte dans le milieu des émigrés russes à Paris. Ayant accompli son éducation secondaire, le jeune Meyendorff s’était inscrit en 1944 à l’Institut Saint-Serge. Ce dernier était à l’époque le foyer du renouveau de la théologie orthodoxe, comptant parmi ses professeurs les intellectuels les plus grands de la Russie qui avaient été forcés d’émigrer ou étaient simplement expulsés de leur patrie, tels les PP. Serge Boulgakov, Georges Florovsky, Cyprien Kern, Nicolas Afanassieff, le professeur Antoine Kartachov…
Parmi ses condisciples à l’Institut se trouvait le futur Père Alexandre Schmemann, avec lequel il s’était lié d’amitié déjà depuis son enfance. Pendant cette période Jean Meyendorff commençait déjà à suivre des cours à la Sorbonne, et il enseigna à Saint-Serge des cours d’histoire de l’Église et de grec ancien après avoir terminé ses études à l’Institut. Il a couronné ses études par une thèse de doctorat d’État à la Sorbonne sur le théologien byzantin Grégoire Palamas en 1958. L’année suivante il était ordonné prêtre et il partit avec sa famille pour les États-Unis, ayant été invité par le P. Alexandre Schmemann qui enseignait au Séminaire Saint-Vladimir à New York depuis 1951. C’est là qu'il a continué ses activités académiques et ecclésiales jusqu’à la fin de sa vie. Il enseigna la Patrologie et l’Histoire de l’Église à Saint-Vladimir et l’Histoire byzantine à l’Université Fordham à New York.
Avec sa thèse sur Palamas, publiée en 1959, et dont la version française est épuisée depuis longtemps, le P. Jean s’est acquis une réputation notable non seulement dans le milieu orthodoxe, mais aussi dans le monde académique.
Ce livre qui porte le titre modeste Introduction à l’étude de Grégoire Palamas reste jusqu’à aujourd’hui un livre classique dont aucun étudiant de la théologie byzantine ne peut se passer. Le P. Jean a contribué à la redécouverte de ce grand et important théologien byzantin du 14e siècle, déjà commencée par les œuvres des PP. Dumitru Staniloae, Basile Krivochéine (plus tard Archevêque), Cyprien Kern et de Vladimir Lossky.
Le P. Jean est généralement reconnu comme un des représentants principaux de ce courant dans la théologie orthodoxe connu sous le nom de « synthèse néo-patristique » (le terme est du P. Georges Florovsky), le « néo » indiquant qu’il ne s’agit pas d’un simple retour à l’étude des Pères de l’Eglise ou d'une « théologie de la répétition », mais d'une redécouverte créative de la Tradition vivante de l’Église. Les œuvres théologiques du P. Jean Meyendorff sont profondément marquées par une approche historique qui a marqué de son empreinte la théologie orthodoxe du XXe siècle. En ceci il se montre le disciple par excellence du P. Georges Florovsky. Celui-ci n’a pas été son professeur de patrologie à Saint-Serge (à cette époque les cours de patrologie furent enseignés par le Père Cyprien Kern), mais le Père Jean a connu le Père Georges personnellement et il montrait toujours une grande appréciation pour ses œuvres théologiques et historiques.
Les activités du P. Jean Meyendorff ne sont pas limitées au monde académique et aux études théologiques et historiques. Il était engagé dans la vie de l’Eglise et c’est pourquoi il s’est gagné un grand respect dans le monde ecclésial, aussi bien orthodoxe qu’œcuménique. Il a été co-fondateur et président de « Syndesmos », la Fédération mondiale des Mouvements de Jeunesse orthodoxe ; il était membre de « Foi et Constitution » et il a présidé cette section du Conseil Œcuménique des Eglises pendant presque dix ans, de 1967 à 1976. Aux États Unis il a contribué, avec son collègue et son ami P. Alexandre Schmemann, à la fondation de l’autocéphalie de la « Métropole russe » en 1970, qui depuis porte le nom « Orthodox Church in America » (OCA).
Au colloque de février 2012 l’Institut Saint-Serge va honorer la mémoire de son ancien étudiant et enseignant, en organisant des communications et une Table ronde touchant aux domaines variés où il a travaillé : la théologie dans tous ses aspects, l’histoire de l’Eglise (Byzance et le monde slave) et l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui.
Parmi ses œuvres les plus importantes il faut mentionner : Le Christ dans la théologie byzantine (Paris, Cerf, 2010²), Initiation à la théologie byzantine (Paris, Cerf, 2010²), Unité de l’Empire et divisions des Chrétiens (Paris, Cerf, 1993), Byzantium and the Rise of Russia (Cambridge University Press, 1981).
Pour le Programme et le Bulletin d’inscription, voir ICI
Avec sa thèse sur Palamas, publiée en 1959, et dont la version française est épuisée depuis longtemps, le P. Jean s’est acquis une réputation notable non seulement dans le milieu orthodoxe, mais aussi dans le monde académique.
Ce livre qui porte le titre modeste Introduction à l’étude de Grégoire Palamas reste jusqu’à aujourd’hui un livre classique dont aucun étudiant de la théologie byzantine ne peut se passer. Le P. Jean a contribué à la redécouverte de ce grand et important théologien byzantin du 14e siècle, déjà commencée par les œuvres des PP. Dumitru Staniloae, Basile Krivochéine (plus tard Archevêque), Cyprien Kern et de Vladimir Lossky.
Le P. Jean est généralement reconnu comme un des représentants principaux de ce courant dans la théologie orthodoxe connu sous le nom de « synthèse néo-patristique » (le terme est du P. Georges Florovsky), le « néo » indiquant qu’il ne s’agit pas d’un simple retour à l’étude des Pères de l’Eglise ou d'une « théologie de la répétition », mais d'une redécouverte créative de la Tradition vivante de l’Église. Les œuvres théologiques du P. Jean Meyendorff sont profondément marquées par une approche historique qui a marqué de son empreinte la théologie orthodoxe du XXe siècle. En ceci il se montre le disciple par excellence du P. Georges Florovsky. Celui-ci n’a pas été son professeur de patrologie à Saint-Serge (à cette époque les cours de patrologie furent enseignés par le Père Cyprien Kern), mais le Père Jean a connu le Père Georges personnellement et il montrait toujours une grande appréciation pour ses œuvres théologiques et historiques.
Les activités du P. Jean Meyendorff ne sont pas limitées au monde académique et aux études théologiques et historiques. Il était engagé dans la vie de l’Eglise et c’est pourquoi il s’est gagné un grand respect dans le monde ecclésial, aussi bien orthodoxe qu’œcuménique. Il a été co-fondateur et président de « Syndesmos », la Fédération mondiale des Mouvements de Jeunesse orthodoxe ; il était membre de « Foi et Constitution » et il a présidé cette section du Conseil Œcuménique des Eglises pendant presque dix ans, de 1967 à 1976. Aux États Unis il a contribué, avec son collègue et son ami P. Alexandre Schmemann, à la fondation de l’autocéphalie de la « Métropole russe » en 1970, qui depuis porte le nom « Orthodox Church in America » (OCA).
Au colloque de février 2012 l’Institut Saint-Serge va honorer la mémoire de son ancien étudiant et enseignant, en organisant des communications et une Table ronde touchant aux domaines variés où il a travaillé : la théologie dans tous ses aspects, l’histoire de l’Eglise (Byzance et le monde slave) et l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui.
Parmi ses œuvres les plus importantes il faut mentionner : Le Christ dans la théologie byzantine (Paris, Cerf, 2010²), Initiation à la théologie byzantine (Paris, Cerf, 2010²), Unité de l’Empire et divisions des Chrétiens (Paris, Cerf, 1993), Byzantium and the Rise of Russia (Cambridge University Press, 1981).
Pour le Programme et le Bulletin d’inscription, voir ICI
V.G.
Le hiéromoine Joseph ( Pavlinciuc), diocèse de Chersonèse, de la paroisse des Trois-Saints-Hiérarques de Paris a participé le 25 janvier 2012 au séminaire sur la « Confortation des expatriés, tâche stratégique de l’Église, de l’état et de la société » organisé par le Département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou (DREE) pour parler de la pastorale des expatriés.
Il y avait aussi d'autres représentants de la diaspora venant du Portugal, d'Italie du Danemark, d’Estonie et du Kazakhstan ainsi que des membres du DREE, de la Direction de la Fondation « Monde russe », du Département du Ministère des affaires étrangères russe pour le travail avec les expatriés, de l’organisation « Rossotroudnitchestvo et de " la Maison de la Russie à l’étranger " A. Soljenitsyne.
Le hiéromoine Joseph ( Pavlinciuc), diocèse de Chersonèse, de la paroisse des Trois-Saints-Hiérarques de Paris a participé le 25 janvier 2012 au séminaire sur la « Confortation des expatriés, tâche stratégique de l’Église, de l’état et de la société » organisé par le Département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou (DREE) pour parler de la pastorale des expatriés.
Il y avait aussi d'autres représentants de la diaspora venant du Portugal, d'Italie du Danemark, d’Estonie et du Kazakhstan ainsi que des membres du DREE, de la Direction de la Fondation « Monde russe », du Département du Ministère des affaires étrangères russe pour le travail avec les expatriés, de l’organisation « Rossotroudnitchestvo et de " la Maison de la Russie à l’étranger " A. Soljenitsyne.
Les participants ont discuté de leur expérience de travail pastoral, juridique et social avec les expatriés, des efforts des structures ecclésiastiques, étatiques et publiques pour la confortation et le soutien de leurs compatriotes résidant à l’étranger, ainsi que des problèmes qui subsistent dans ce domaine. Les comodérateurs et plusieurs participants ont présenté des exposés suivis d’une discussion fructueuse.
Dans son intervention, l’archiprêtre Serge Zvonariov (DREE) a parlé des moyens de rassembler les expatriés et des problèmes qui gênent cet rassemblement: «c'est dans la tradition spirituelle, la culture, la langue maternelle, la mémoire historique du peuple... en un mot, tout ce qui unit l’homme à sa patrie et à ses ancêtres, qui lui permet d’appréhender sa mentalité propre, qu'il faut chercher les bases pour réunir les expatriés». Il a également parlé du travail des institutions de l’Église russe en vue de conforter et de soutenir les expatriés.
V. Istratov a relaté l’histoire de la Fondation « Monde russe » et décrit ses activités. L’un de ses objectifs principaux est de financer des projets pour la diffusion de la langue et de la culture russe. Il a évoqué l’expérience positive que représente la collaboration de la Fondation avec l’Église.
A. Tchepourine, du Ministère des affaires étrangères, a souligné l’importance de la participation des représentants de l’Église orthodoxe russe aux conseils de coordination des expatriés dans chaque pays. Il a également noté le rôle positif joué par l’Église russe dans le rassemblement des expatriés, assurant que le ministère et les représentations diplomatiques à l’étranger devraient continuer à lui apporter leur soutien dans ce domaine. Concluant son intervention, le haut fonctionnaire a parlé des projets mis en œuvre par son Département pour l’année 2012 dans le domaine du travail avec les expatriés.
V. Pougatchev de l’agence « Rossotroudnitchestvo a rappelé que le gouvernement russe avait récemment confié à cet organisme le soin de s'occuper des sépultures russe à l’étranger. Il évoqué les travaux de restauration effectué dans les cimetières russes par les Centres russes de science et de culture.
V. Moskvine, directeur de la Maison de la Russie à l’étranger «A. Soljenitsyne», a souligné que cet organisme est, en Russie, le plus grand centre d’étude de l’héritage de l’émigration russe. Il a parlé en particulier du projet d'étude de l’histoire des paroisses à l’étranger, avec systématisation des archives paroissiales et préparation d’expositions photographiques et interactives sur la vie des paroisses. V. Moskvine a invité les représentants des institutions ecclésiastiques à l’étranger à prendre part à ce projet.
Mospat.ru
Dans son intervention, l’archiprêtre Serge Zvonariov (DREE) a parlé des moyens de rassembler les expatriés et des problèmes qui gênent cet rassemblement: «c'est dans la tradition spirituelle, la culture, la langue maternelle, la mémoire historique du peuple... en un mot, tout ce qui unit l’homme à sa patrie et à ses ancêtres, qui lui permet d’appréhender sa mentalité propre, qu'il faut chercher les bases pour réunir les expatriés». Il a également parlé du travail des institutions de l’Église russe en vue de conforter et de soutenir les expatriés.
V. Istratov a relaté l’histoire de la Fondation « Monde russe » et décrit ses activités. L’un de ses objectifs principaux est de financer des projets pour la diffusion de la langue et de la culture russe. Il a évoqué l’expérience positive que représente la collaboration de la Fondation avec l’Église.
A. Tchepourine, du Ministère des affaires étrangères, a souligné l’importance de la participation des représentants de l’Église orthodoxe russe aux conseils de coordination des expatriés dans chaque pays. Il a également noté le rôle positif joué par l’Église russe dans le rassemblement des expatriés, assurant que le ministère et les représentations diplomatiques à l’étranger devraient continuer à lui apporter leur soutien dans ce domaine. Concluant son intervention, le haut fonctionnaire a parlé des projets mis en œuvre par son Département pour l’année 2012 dans le domaine du travail avec les expatriés.
V. Pougatchev de l’agence « Rossotroudnitchestvo a rappelé que le gouvernement russe avait récemment confié à cet organisme le soin de s'occuper des sépultures russe à l’étranger. Il évoqué les travaux de restauration effectué dans les cimetières russes par les Centres russes de science et de culture.
V. Moskvine, directeur de la Maison de la Russie à l’étranger «A. Soljenitsyne», a souligné que cet organisme est, en Russie, le plus grand centre d’étude de l’héritage de l’émigration russe. Il a parlé en particulier du projet d'étude de l’histoire des paroisses à l’étranger, avec systématisation des archives paroissiales et préparation d’expositions photographiques et interactives sur la vie des paroisses. V. Moskvine a invité les représentants des institutions ecclésiastiques à l’étranger à prendre part à ce projet.
Mospat.ru
La querelle sur la propriété des églises en Ukraine occidentale n’est pas résolue
Pour le patriarche de Moscou Cyrille Ier, une rencontre avec le pape Benoît XVI n’est pas possible à l’heure actuelle. Le chef de l’Eglise orthodoxe russe a déclaré le 30 janvier qu’il faut d’abord résoudre "les problèmes qui existent entre nous", en mentionnant la "confiscation" d’églises orthodoxes par les gréco-catholiques en Ukraine.
Dans une interview accordée au journal serbe "Vecherniye Novosti", dont la traduction en anglais a été postée lundi 30 janvier sur le site du Patriarcat de Moscou (www.mospat.ru), Cyrille Ier souligne que l’Eglise russe avait suggéré récemment de relancer les discussions de la Commission mixte quadripartite qui comprend le Saint-Siège, le Patriarcat de Moscou, l’Eglise orthodoxe ukrainienne et l’Eglise gréco-catholique ukrainienne de rite byzantin. Apic
— Недавно многие газеты опубликовали сообщение о возможности Вашей встречи с Папой Бенедиктом XVI. Настаиваете ли Вы и дальше на том, чтобы сначала решить все спорные вопросы, так как в противном случае эта встреча не имеет смысла?
Pour le patriarche de Moscou Cyrille Ier, une rencontre avec le pape Benoît XVI n’est pas possible à l’heure actuelle. Le chef de l’Eglise orthodoxe russe a déclaré le 30 janvier qu’il faut d’abord résoudre "les problèmes qui existent entre nous", en mentionnant la "confiscation" d’églises orthodoxes par les gréco-catholiques en Ukraine.
Dans une interview accordée au journal serbe "Vecherniye Novosti", dont la traduction en anglais a été postée lundi 30 janvier sur le site du Patriarcat de Moscou (www.mospat.ru), Cyrille Ier souligne que l’Eglise russe avait suggéré récemment de relancer les discussions de la Commission mixte quadripartite qui comprend le Saint-Siège, le Patriarcat de Moscou, l’Eglise orthodoxe ukrainienne et l’Eglise gréco-catholique ukrainienne de rite byzantin. Apic
— Недавно многие газеты опубликовали сообщение о возможности Вашей встречи с Папой Бенедиктом XVI. Настаиваете ли Вы и дальше на том, чтобы сначала решить все спорные вопросы, так как в противном случае эта встреча не имеет смысла?
— Да, я по-прежнему считаю, что для успеха этой встречи необходимо если не решить полностью, то, по крайней мере, более энергично решать конфликтные вопросы.
Средства массовой информации подчеркивают исключительно сенсационный аспект возможной встречи. Мне бы как раз очень не хотелось, чтобы ее эффект свелся только к ее сенсационности. Для того, чтобы она была действительно полезна для дальнейшего развития отношений между Русской Православной Церковью и Римско-Католической, необходимо совместными усилиями радикально изменить к лучшему атмосферу этих отношений посредством урегулирования существующих между нами проблем.
— Во времена бывшего Папы представители Ватикана часто говорили, что они не могут влиять на греко-католиков в Украине, которые захватывали православные храмы. Изменилась ли сейчас ситуация или все осталось по-старому?
— Хотя украинские греко-католики всячески подчеркивают свою лояльность Римскому престолу, они вместе с тем настаивают на своей автономии. Когда в 1990 году была создана четырехсторонняя комиссия с участием Ватикана, Московского Патриархата, Украинской Православной Церкви и УГКЦ с целью урегулирования ситуации в Западной Украине, то греко-католики фактически сорвали ее работу. Мы предлагали совсем недавно возродить эту комиссию, но католическая сторона отнеслась к нашему предложению весьма прохладно.
В ходе регулярных контактов с руководством Римско-Католической Церкви мы постоянно поднимаем вопрос о разрешении ситуации с православными храмами в Западной Украине. И Папа Римский, и главы ответственных ватиканских конгрегаций выражают понимание нашей озабоченности, однако проблема так и остается нерешенной.
— В Австрии в Граце в 1997 году должна была состояться встреча русского Патриарха с Папой. За 10 дней до встречи из документа, который готовился к подписанию, в Ватикане вычеркнули часть о вреде прозелитизма и конфликте православных и униатов в Украине. С 90-х годов в более чем 200 российских городах открыты католические церкви. Стали ли ближе сейчас позиции Москвы и Ватикана, когда речь идет о прозелитизме, или все осталось без изменений?
— Следует отметить, что ситуация в православно-католических отношениях в России за последние 10 лет заметно улучшилась. Проблема прозелитизма уже не стоит так остро, как это было в 90-е годы, когда католические миссионеры приезжали в Россию, чтобы вести здесь активную деятельность. Свою положительную роль сыграла созданная в 2004 году Смешанная группа по рассмотрению проблем в отношениях между Русской Православной и Римско-Католической Церквами в России. Она стала хорошей площадкой для открытого и честного обсуждения между представителями двух Церквей конкретных сложных вопросов, а также совместной выработки рекомендаций по их решению.
Необходимо развивать сотрудничество между православными и католиками, хранящими христианскую традицию и имеющими близкие взгляды на личную и социальную этику, научно-технический прогресс, биоэтику, другие вопросы современности. Все более актуальной проблемой становится христианофобия, преследование христиан за их веру. В области защиты прав христиан тесное православно-католическое взаимодействие мне представляется перспективным, важным и своевременным.
Продолжение
Средства массовой информации подчеркивают исключительно сенсационный аспект возможной встречи. Мне бы как раз очень не хотелось, чтобы ее эффект свелся только к ее сенсационности. Для того, чтобы она была действительно полезна для дальнейшего развития отношений между Русской Православной Церковью и Римско-Католической, необходимо совместными усилиями радикально изменить к лучшему атмосферу этих отношений посредством урегулирования существующих между нами проблем.
— Во времена бывшего Папы представители Ватикана часто говорили, что они не могут влиять на греко-католиков в Украине, которые захватывали православные храмы. Изменилась ли сейчас ситуация или все осталось по-старому?
— Хотя украинские греко-католики всячески подчеркивают свою лояльность Римскому престолу, они вместе с тем настаивают на своей автономии. Когда в 1990 году была создана четырехсторонняя комиссия с участием Ватикана, Московского Патриархата, Украинской Православной Церкви и УГКЦ с целью урегулирования ситуации в Западной Украине, то греко-католики фактически сорвали ее работу. Мы предлагали совсем недавно возродить эту комиссию, но католическая сторона отнеслась к нашему предложению весьма прохладно.
В ходе регулярных контактов с руководством Римско-Католической Церкви мы постоянно поднимаем вопрос о разрешении ситуации с православными храмами в Западной Украине. И Папа Римский, и главы ответственных ватиканских конгрегаций выражают понимание нашей озабоченности, однако проблема так и остается нерешенной.
— В Австрии в Граце в 1997 году должна была состояться встреча русского Патриарха с Папой. За 10 дней до встречи из документа, который готовился к подписанию, в Ватикане вычеркнули часть о вреде прозелитизма и конфликте православных и униатов в Украине. С 90-х годов в более чем 200 российских городах открыты католические церкви. Стали ли ближе сейчас позиции Москвы и Ватикана, когда речь идет о прозелитизме, или все осталось без изменений?
— Следует отметить, что ситуация в православно-католических отношениях в России за последние 10 лет заметно улучшилась. Проблема прозелитизма уже не стоит так остро, как это было в 90-е годы, когда католические миссионеры приезжали в Россию, чтобы вести здесь активную деятельность. Свою положительную роль сыграла созданная в 2004 году Смешанная группа по рассмотрению проблем в отношениях между Русской Православной и Римско-Католической Церквами в России. Она стала хорошей площадкой для открытого и честного обсуждения между представителями двух Церквей конкретных сложных вопросов, а также совместной выработки рекомендаций по их решению.
Необходимо развивать сотрудничество между православными и католиками, хранящими христианскую традицию и имеющими близкие взгляды на личную и социальную этику, научно-технический прогресс, биоэтику, другие вопросы современности. Все более актуальной проблемой становится христианофобия, преследование христиан за их веру. В области защиты прав христиан тесное православно-католическое взаимодействие мне представляется перспективным, важным и своевременным.
Продолжение
Les Eglises orthodoxes locales ont concélébré hier à l’église du saint Apôtre Paul à Strasbourg le 29 janvier.
L’office était présidé par le métropolite Emmanuel, ordinaire de la métropole du patriarcat de Constantinople en France. Près de 300 fidèles s’étaient réunis pour cet office qui a été dit en grec, en slavon d’église, en géorgien, en roumain et en français. La communauté grecque commémorait ce jour là ses protecteurs célestes, Saints Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome.
L’office était présidé par le métropolite Emmanuel, ordinaire de la métropole du patriarcat de Constantinople en France. Près de 300 fidèles s’étaient réunis pour cet office qui a été dit en grec, en slavon d’église, en géorgien, en roumain et en français. La communauté grecque commémorait ce jour là ses protecteurs célestes, Saints Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome.
Une procession s’est dirigée vers la rivière Ill, une grande bénédiction des eaux y a été effectuée. Le métropolite Emmanuel prononcé une homélie dans laquelle il a dit : « Nous procédons aujourd’hui à une grande bénédiction des eaux quelques jours plus tard que ne nous l’indiquent les canons de l’Eglise. En effet, ce n’est que maintenant que les circonstances nous l’ont permis. Mais il est indispensable de le faire en début d’année afin d’appeler la bénédiction de Dieu sur l’ensemble du monde créé ».
"Pravoslavie i Mir"
Traduction "PO"
"Pravoslavie i Mir"
Traduction "PO"
« Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10, 11) --- Communiqué de l’AEOF en date du 28 janvier au sujet du décès tragique le 25 janvier dernier du Père Basilios NASSAR (Diocèse de Hama, Syrie, Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche).
Communiqué --- Paris le 28 janvier 2012
Nous apprenons avec peine la mort tragique de l'Hiéromoine Basilios NASSAR, prêtre du diocèse de HAMA, du Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche en SYRIE, décédé á la suite de ses blessures causées par des tirs qu'il a reçu alors qu'il tentait, au risque d'attenter à sa propre vie, de sauver la vie d'un blessé dans la rue.
Communiqué --- Paris le 28 janvier 2012
Nous apprenons avec peine la mort tragique de l'Hiéromoine Basilios NASSAR, prêtre du diocèse de HAMA, du Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche en SYRIE, décédé á la suite de ses blessures causées par des tirs qu'il a reçu alors qu'il tentait, au risque d'attenter à sa propre vie, de sauver la vie d'un blessé dans la rue.
Le Père Basilios (né en 1982), détenteur d'une maîtrise en théologie de l'université de BALAMAND (LIBAN), était connu pour son humilité, sa vertu, et son dévouement dans la pastorale et surtout la diaconie auprès des jeunes, et dans l'enseignement du chant liturgique orthodoxe. Les évêques orthodoxes de France qui prient le Seigneur de rétablir la paix en Syrie, pays de convivialité où coexistent plusieurs communautés religieuses, présentent leurs sincères et fraternelles condoléances á Sa Béatitude le Patriarche Ignace IV, primat de l'Eglise orthodoxe d'Antioche, á l'ensemble du clergé et des fidèles de l'Eglise orthodoxe d'Antioche et à la famille de l'Hiéromoine Basilios. Que sa mémoire soit éternelle !
Carol Saba - Responsable de la Communication
Carol Saba - Responsable de la Communication
Marie Genko
Le 30 juillet 1904 l’empereur Nicolas II écrivit dans son journal :
« C’est un grand jour inoubliable pour nous, la miséricorde divine a bien voulu s’étendre sur nous. Alix a mis au monde un fils, nous l’avons appelé Alexis, en l’accompagnant de nos prières.»
Le monde entier connaît la richesse du musée des marionnettes du grand théâtre académique d’Etat, portant le nom de Serge Obraztsov. Ce fut une surprise d’y découvrir les marionnettes du tsarévitch Alexis. Le 30 juillet 2007 fut retrouvé le paravent d’un guignol français et quelques marionnettes : Arlequin, Caporal et la Fiancée. Sur chacune des marionnettes, une étiquette en papier avec quatre lignes écrites à l’encre : « Palais Alexandre, étagère de l’héritier du trône Alexis, jeu N° 333 » L’étiquette figurant sur le paravent, mentionne que ce jeu est une exclusivité, vendue à Paris dans le magasin de jouets « Le monde des enfants ».
Ces marionnettes n’avaient pas fini de nous étonner : elles avaient une grande ressemblance avec l’empereur Nicolas, son épouse l’impératrice Alexandra Fédorovna, ce qui amena à rechercher d’autres similitudes. L’une des figurines s’avéra ressembler à l’impératrice douairière, Marie Fédorovna, une autre, « Polichinelle » au sérénissime prince Gortchakoff. « Arlequin » coquin et goinfre, mélange de grossièreté, de sottise et de grâce, avec son immense nez et sa barbe, cachés sous un masque noir, rappelait Grégory Raspoutine, l’ami de la famille impériale. Et la marionnette la moins attrayante, habillée en servante (Madelon, femme de Polichinelle) ressemblait indubitablement à M.I. Vechniakova, la nurse du tsarévitch.
Le 30 juillet 1904 l’empereur Nicolas II écrivit dans son journal :
« C’est un grand jour inoubliable pour nous, la miséricorde divine a bien voulu s’étendre sur nous. Alix a mis au monde un fils, nous l’avons appelé Alexis, en l’accompagnant de nos prières.»
Le monde entier connaît la richesse du musée des marionnettes du grand théâtre académique d’Etat, portant le nom de Serge Obraztsov. Ce fut une surprise d’y découvrir les marionnettes du tsarévitch Alexis. Le 30 juillet 2007 fut retrouvé le paravent d’un guignol français et quelques marionnettes : Arlequin, Caporal et la Fiancée. Sur chacune des marionnettes, une étiquette en papier avec quatre lignes écrites à l’encre : « Palais Alexandre, étagère de l’héritier du trône Alexis, jeu N° 333 » L’étiquette figurant sur le paravent, mentionne que ce jeu est une exclusivité, vendue à Paris dans le magasin de jouets « Le monde des enfants ».
Ces marionnettes n’avaient pas fini de nous étonner : elles avaient une grande ressemblance avec l’empereur Nicolas, son épouse l’impératrice Alexandra Fédorovna, ce qui amena à rechercher d’autres similitudes. L’une des figurines s’avéra ressembler à l’impératrice douairière, Marie Fédorovna, une autre, « Polichinelle » au sérénissime prince Gortchakoff. « Arlequin » coquin et goinfre, mélange de grossièreté, de sottise et de grâce, avec son immense nez et sa barbe, cachés sous un masque noir, rappelait Grégory Raspoutine, l’ami de la famille impériale. Et la marionnette la moins attrayante, habillée en servante (Madelon, femme de Polichinelle) ressemblait indubitablement à M.I. Vechniakova, la nurse du tsarévitch.
Quelques détails des costumes des marionnettes témoignent aussi qu’elles représentaient en effet les membres de la famille de Nicolas II et son entourage. Sur les boutons de l’habit de la marionnette ressemblant à Nicolas II, figure une ancre. Dans la symbolique chrétienne, l’ancre signifie le Salut et l’Espoir. Il faut ajouter que le nom Nicolas, associé à l’ancre, rappelle un autre Nicolas, Saint Nicolas, protecteur des marins.
Sur la tête de la marionnette représentant Alexandra Fédorovna, on peut voir quelques minuscules clous, vraisemblablement pour aider à fixer une parure, peut-être un diadème, qui était la parure favorite de l’impératrice. La marionnette ressemblant à l’impératrice douairière, Marie Fedorovna ne possède plus la partie frontale de sa coiffure, mais restent encore les orifices des petits clous, sur lesquels il était possible d’ajuster un chapeau. Sur sa nuque subsiste encore l’élément d’une natte, reproduction de la coiffure que Marie Fédorovna porta tout au long de sa vie.
La marionnette qui ressemble le moins à son modèle est celle de l’officier en tricorne, mais il ne fait aucun doute, qu’il s’agit du tsarévitch lui-même. Sous le tricorne se cachent des cheveux aussi blancs que neige, symbole de la grandeur divine.
A l’intérieur des têtes de certaines marionnettes furent retrouvés des lambeaux de papier, à l’aide desquels on enveloppait l’index de la main pour mieux ajuster la marionnette. En général, il s’agissait de papier kraft, mais dans l’une des têtes se trouvait un morceau de papier calque avec le fragment du plan d’un édifice. La disposition des chambres, les colonnes, les balcons, de même que les indications y figurant : « sanitaire » et « linge sale » permettent de supposer qu’il s’agit d’un morceau du plan du palais Catherine. Dans ce palais se trouvait l’infirmerie de Sa Majesté l’Impératrice Alexandra Fédorovna, où l’impératrice et ses deux filles aînées se dévouaient durant les années de la guerre 1914-17. L’héritier du trône s’y rendait également. On organisait pour les blessés des concerts auxquels se produisaient des artistes des théâtres impériaux. Il est possible que ces marionnettes aient participé, elles aussi, à des représentations semblables.
Il est probable que ce fut Raymond Poincaré, alors premier ministre français, qui apporta ce cadeau peu ordinaire, durant sa visite officielle à Saint-Pétersbourg, le 9 juillet 1914. Nicolas II nota à ce sujet dans son agenda : « A 11h30, Poincaré apporta lui-même des cadeaux pour Alix et les enfants. »
Alexandre Ligoussov,
artiste restaurateur du théâtre de marionnettes Obraztsov (Moscou)
Sur la tête de la marionnette représentant Alexandra Fédorovna, on peut voir quelques minuscules clous, vraisemblablement pour aider à fixer une parure, peut-être un diadème, qui était la parure favorite de l’impératrice. La marionnette ressemblant à l’impératrice douairière, Marie Fedorovna ne possède plus la partie frontale de sa coiffure, mais restent encore les orifices des petits clous, sur lesquels il était possible d’ajuster un chapeau. Sur sa nuque subsiste encore l’élément d’une natte, reproduction de la coiffure que Marie Fédorovna porta tout au long de sa vie.
La marionnette qui ressemble le moins à son modèle est celle de l’officier en tricorne, mais il ne fait aucun doute, qu’il s’agit du tsarévitch lui-même. Sous le tricorne se cachent des cheveux aussi blancs que neige, symbole de la grandeur divine.
A l’intérieur des têtes de certaines marionnettes furent retrouvés des lambeaux de papier, à l’aide desquels on enveloppait l’index de la main pour mieux ajuster la marionnette. En général, il s’agissait de papier kraft, mais dans l’une des têtes se trouvait un morceau de papier calque avec le fragment du plan d’un édifice. La disposition des chambres, les colonnes, les balcons, de même que les indications y figurant : « sanitaire » et « linge sale » permettent de supposer qu’il s’agit d’un morceau du plan du palais Catherine. Dans ce palais se trouvait l’infirmerie de Sa Majesté l’Impératrice Alexandra Fédorovna, où l’impératrice et ses deux filles aînées se dévouaient durant les années de la guerre 1914-17. L’héritier du trône s’y rendait également. On organisait pour les blessés des concerts auxquels se produisaient des artistes des théâtres impériaux. Il est possible que ces marionnettes aient participé, elles aussi, à des représentations semblables.
Il est probable que ce fut Raymond Poincaré, alors premier ministre français, qui apporta ce cadeau peu ordinaire, durant sa visite officielle à Saint-Pétersbourg, le 9 juillet 1914. Nicolas II nota à ce sujet dans son agenda : « A 11h30, Poincaré apporta lui-même des cadeaux pour Alix et les enfants. »
Alexandre Ligoussov,
artiste restaurateur du théâtre de marionnettes Obraztsov (Moscou)
Natalia Trouiller
Depuis quelques temps, le patriarcat de Moscou multiplie les prises de position sur l'orthodoxie mondiale, au risque d'incommoder son alter ego de Constantinople, plus prestigieux historiquement mais politiquement très affaibli.
LE PATRIARCAT DE MOSCOU SE POSE EN LEADER DE L'ORTHODOXIE MONDIALE
Ce fut d'abord une série de prises de position retentissantes dans l'excès à propos de l'affaire de l'arrestation de l'higoumène Ephrem du monastère de Vatopédi, dans le cadre d'une enquête immobilière, une arrestation qualifiée d' "attaque contre la spiritualité athonite et l'orthodoxie toute entière" par le patriarcat de Moscou. Agacé par les multiples déclarations de dignitaires orthodoxes russes pour défendre l'higoumène, le patriarcat de Constantinople dut publier une mise au point assez cinglante afin de défendre la neutralité de l'Eglise orthodoxe face à l'institution judiciaire grecque. (сf.1, PO)
Depuis quelques temps, le patriarcat de Moscou multiplie les prises de position sur l'orthodoxie mondiale, au risque d'incommoder son alter ego de Constantinople, plus prestigieux historiquement mais politiquement très affaibli.
LE PATRIARCAT DE MOSCOU SE POSE EN LEADER DE L'ORTHODOXIE MONDIALE
Ce fut d'abord une série de prises de position retentissantes dans l'excès à propos de l'affaire de l'arrestation de l'higoumène Ephrem du monastère de Vatopédi, dans le cadre d'une enquête immobilière, une arrestation qualifiée d' "attaque contre la spiritualité athonite et l'orthodoxie toute entière" par le patriarcat de Moscou. Agacé par les multiples déclarations de dignitaires orthodoxes russes pour défendre l'higoumène, le patriarcat de Constantinople dut publier une mise au point assez cinglante afin de défendre la neutralité de l'Eglise orthodoxe face à l'institution judiciaire grecque. (сf.1, PO)
Puis il y eut cette semaine la visite du patriarche d'Alexandrie Théodore II à Moscou, durant laquelle le titulaire d'un des plus anciens patriarcats de l'Eglise reçut le prix de la Fondation internationale de l'unité des peuples orthodoxes, une fondation russe, et durant laquelle le patriarche Kirill promit l'aide "par tous les moyens" de l'Eglise orthodoxe russe aux chrétiens persécutés du Moyen-Orient. Durant cette visite, la quatrième depuis l'élection de l'alexandrin, Théodore n'a pas tari d'éloges sur l'orthodoxie russe, "dont le soutien est crucial pour ma mission", a-t-il souligné.
> Suite à l'assassinat en Syrie, dans des circonstances encore obscures, du jeune prêtre grec-orthodoxe Basile Nassar la semaine dernière, c'est le métropolite Hilarion, le "ministre des affaires étrangères" de Kirill et étoile montante de l'orthodoxie russe, qui a réagi le premier, tandis que ni le site du patriarcat d'Antioche dont dépendait le jeune hiéromoine, ni le site du patriarcat de Constantinople ne soufflent mot de l'affaire. Et Hilarion n'a pas hésité à déclarer que "Basile Nassar est un nouveau martyr"
> De même, il est peu probable que l'aide généreuse offerte par le patriarcat russe à la Grèce soit du goût de Constantinople. Kirill, recevant en audience Antonis Samaras, chef du parti grec Nouvelle démocratie (conservateur), a en effet déclaré avoir "donné sa bénédiction pour rassembler des fonds dans les églises de Russie pour aider les Grecs qui font face à des problèmes en raison de la crise".Une proposition que Bartholomée de Constantinople serait bien en peine de faire, alors que son siège patriarcal est sous le contrôle étroit d'un Etat turc qui ne semble guère pressé de rendre son prestige à un siège patriarcal longtemps rival de Rome et de Moscou. En fait, la succession de Bartholomée et la pérennité de son siège patriarcal dépendent largement du bon vouloir des autorités turques, qui refusent toujours la réouverture du séminaire de Halki, crucial pour la formation d'un successeur. L'orthodoxie russe, en revanche, affiche une santé insolente.....
SUITE "La Vie"
...................................
(Cf. 1- PO)
De Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, numéro deux et ministre des Affaires étrangères du patriarcat de l’Église orthodoxe russe, a réagi par une interview cinglante qu’il a accordée à l'agence Interfax.
La personnalité de l'higoumène Éphrem – a déclaré Hilarion – est si haute et si respectée dans le monde entier, son zèle pour donner de la vitalité au monachisme du Mont Athos est si impressionnant et si reconnu par tout le monde, que son arrestation ne peut être qu’"une attaque hostile contre les moines du Mont Athos et contre toute l’Église orthodoxe" :
> Le métropolite Hilarion : "Une attaque contre le monachisme athonite et l'orthodoxie"
Le patriarche Kirill a envoyé, également de Moscou, un message au président de la république grecque, Karolos Papoulias, pour exprimer la peine qu’ont ressentie des "millions de croyants de Russie, de Biélorussie, d’Ukraine, de Moldavie et d’autres pays" en apprenant l’arrestation d’un moine aussi illustre "juste au moment où l’Église orthodoxe grecque célèbre la Nativité du Christ" et pour demander sa libération "Chiesa Espresso"
"PO" L'Eglise russe décoré le Patriarche d'Alexandrie, Mahmoud Abbas et Novak Djokovic
> Suite à l'assassinat en Syrie, dans des circonstances encore obscures, du jeune prêtre grec-orthodoxe Basile Nassar la semaine dernière, c'est le métropolite Hilarion, le "ministre des affaires étrangères" de Kirill et étoile montante de l'orthodoxie russe, qui a réagi le premier, tandis que ni le site du patriarcat d'Antioche dont dépendait le jeune hiéromoine, ni le site du patriarcat de Constantinople ne soufflent mot de l'affaire. Et Hilarion n'a pas hésité à déclarer que "Basile Nassar est un nouveau martyr"
> De même, il est peu probable que l'aide généreuse offerte par le patriarcat russe à la Grèce soit du goût de Constantinople. Kirill, recevant en audience Antonis Samaras, chef du parti grec Nouvelle démocratie (conservateur), a en effet déclaré avoir "donné sa bénédiction pour rassembler des fonds dans les églises de Russie pour aider les Grecs qui font face à des problèmes en raison de la crise".Une proposition que Bartholomée de Constantinople serait bien en peine de faire, alors que son siège patriarcal est sous le contrôle étroit d'un Etat turc qui ne semble guère pressé de rendre son prestige à un siège patriarcal longtemps rival de Rome et de Moscou. En fait, la succession de Bartholomée et la pérennité de son siège patriarcal dépendent largement du bon vouloir des autorités turques, qui refusent toujours la réouverture du séminaire de Halki, crucial pour la formation d'un successeur. L'orthodoxie russe, en revanche, affiche une santé insolente.....
SUITE "La Vie"
...................................
(Cf. 1- PO)
De Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, numéro deux et ministre des Affaires étrangères du patriarcat de l’Église orthodoxe russe, a réagi par une interview cinglante qu’il a accordée à l'agence Interfax.
La personnalité de l'higoumène Éphrem – a déclaré Hilarion – est si haute et si respectée dans le monde entier, son zèle pour donner de la vitalité au monachisme du Mont Athos est si impressionnant et si reconnu par tout le monde, que son arrestation ne peut être qu’"une attaque hostile contre les moines du Mont Athos et contre toute l’Église orthodoxe" :
> Le métropolite Hilarion : "Une attaque contre le monachisme athonite et l'orthodoxie"
Le patriarche Kirill a envoyé, également de Moscou, un message au président de la république grecque, Karolos Papoulias, pour exprimer la peine qu’ont ressentie des "millions de croyants de Russie, de Biélorussie, d’Ukraine, de Moldavie et d’autres pays" en apprenant l’arrestation d’un moine aussi illustre "juste au moment où l’Église orthodoxe grecque célèbre la Nativité du Christ" et pour demander sa libération "Chiesa Espresso"
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