Le prélat grec attaque l’archevêque catholique d’Athènes pour "prosélytisme"

"Dans son article 3, alinéa 3, elle précise même (la Constitution hellénique) que "le texte des Saintes Ecritures reste inaltérable". Sa traduction officielle sans l’approbation de l’Eglise de Grèce est même interdite. Ainsi, selon la Constitution, il est interdit de traduire la Bible sans le consentement orthodoxe."

La belle affaire ! Les massorètes avaient fait mieux au Xème siècle è.c., Ils avaient compté toutes les lettres de chaque livre de la Bible dans le but de la protéger contre toute tentation d'amendement. Personne n'y a vu à mal. En tout ce qui concerne la transmission des Ecritures il est normal d'être prudent.


De toute façon la Grèce, son peuple, sa Constitution, son Eglise sont attaqués de toutes parts et programmés pour disparaître : "L'Europe s'arrête là où commence l'orthodoxie" avait déclaré un ministre autrichien catholique, cité par le SOP de juillet-août 1999. Et le SOP de continuer avec les propos d'un article de Henry Kissinger publié en 1997 dans le Turkish Daily, dont il cite un aperçu : "Les Grecs sont difficiles à gouverner, aussi devons-nous les frapper au plus profond de leur héritage culturel, (…) Je pense que nous devons porter des coups sur leur langue, leur religion, leur culture et leur patrimoine historique, afin d'éliminer chez eux toute possibilité de progrès, de prééminence et de domination, et qu'ainsi ils n'aient plus rien à dire dans les Balkans, la Méditerranée orientale et le Moyen-Orient, qui sont des zones stratégiquesd'une importance vitale pour la politique des Etats-Unis."

Et comme si cela ne suffisait pas voilà que les catholiques grecs (descendants des Italiens qui occupèrent le Dodécanèse au début du XXème s. pendant 35 ans ?) s'y mettent de l'intérieur trop contents de souffler sur le feu … Est-ce le moment d'ameuter l'Europe et de partir en croisade ? On voulait même lui prendre ses plus belles îles pour rembourser sa dette, la Grèce futur Kosovo ? Ne peut-on pas laisser vivre tranquille ce petit pays de 132 000 km2 et ses 11 millions d'habitants, artisans pour la plupart ? Ou plutôt mourir tranquilles ?

N'y a-t-il pas mieux à faire que de se joindre à la curée nous qui sommes censés partager fraternellement la même foi et la même culture ? Mieux à faire que de se pavaner en donneurs de leçons se drapant dans nos bonnes consciences faussement eûûcuméniques ? (et parfaitement stériles). Rassurez-vous, la Grèce est à l'agonie, elle, la mère de l'Europe. Elle reçoit le coup de grâce de ceux qu'elle a engendré. Nous risquons de la suivre de près.

Rédigé par Perplexio le 31 Mai 2012 à 09:48 | 7 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Childeric le 31/05/2012 10:23
@Perplexio,

Pourquoi ne pas vous portez volontaire auprès du Trésor public afin que votre IR soit triple pour secourir les descendants de Pénélope?

Rappelons qu'apres 1945 ce pays à tout fait pour rejoindre le bloc socialiste et devenir une démocratie populaire à l'albanaise. Le grand Churchill n'a pas laissé faire.
Mais la propension à l'assistanat comme mode vie est restée...
L'observance des preçeptes de Calvin est nettement plus propice à l'économie nationale que les acathistes.

2.Posté par vladimir le 31/05/2012 19:24
GRECE: LE TON MONTE

NB: cet article de LA VIE me semble donner de façon complète et intéressante le point de vue des Catholiques. Il est clair que je laisse à son auteur la responsabilité entière des jugements et des expressions. VG

Natalia Trouiller - publié le 31/05/2012
Un nouvel incident diplomatique dû au patriarche orthodoxe Séraphin du Pirée s'envenime. Et pourrait bien mener l'Eglise catholique devant la Cour européenne des droits de l'homme pour obtenir justice.
Grèce: catholiques et orthodoxes se déchirent

Séraphin, patriarche du Pirée de l'Eglise Orthodoxe Grecque, est peut-être l'actuel prélat orthodoxe le plus tristement connu au monde. Ses débordements antisémites, qui feraient passer Mgr Williamson pour un fervent adepte du dialogue judéo-chrétien, ont fait à maintes reprises le tour de la planète. Ainsi, en 2010, déclarait-il que "Adolf Hitler était un instrument du sionisme mondial et a été financé par la célèbre famille Rothschild dans le but de convaincre les Juifs de quitter les rivages de l’Europe et de se rendre en Israël pour établir un nouvel empire", accusant, pour faire bonne mesure, "les Juifs comme Rockefeller, Rothschild et la Fondation Soros de contrôler le système bancaire international qui contrôle la mondialisation", celle-ci n'étant rien moins qu'un "complot visant à asservir la Grèce et l'orthodoxie chrétienne en encourageant les familles monoparentales et le mariage gay".

> Mais ni les Juifs, ni les francs-maçons - qu'il accuse également de tous les maux - ne sont les seules cibles de Séraphin. Il n'aime pas non plus l'Eglise catholique, et ne perd jamais une occasion de le faire savoir. Dernier exemple en date: il vient d'attaquer en justice l'archevêque catholique d'Athènes, Mgr Nikolaos Foskolos pour "prosélytisme illégal". Le tort de l'archevêque? Administrer une école catholique dans son diocèse, qui est aussi celui de Séraphin.

> La Constitution grecque, qui reconnaît la liberté religieuse, stipule toutefois que le prosélytisme est interdit. C'est donc en vertu de cette disposition que Mgr Foskolos se retrouve devant les tribunaux.

> Le plus inquiétant dans cette histoire n'est pas l'issue du procès: l'Eglise catholique, agacée par les attaques répétées de Séraphin, est prête à se rendre à la Cour européenne des droits de l'homme pour faire cesser la discrimination d'Etat que subissent les confessions non-orthodoxes. Ce qui est davantage préoccupant, c'est la réaction du patriarcat orthodoxe d'Athènes, ou plutôt sa non-réaction. Pour le comprendre, il faut comprendre l'attachement viscéral du patriarcat orthodoxe à l'indépendance de son Eglise, véritable marque identitaire de l'orthodoxie. Or, en mars dernier, l'intervention du patriarche oecuménique Bartholomée de Constantinople, inquiet des dérapages de Séraphin, avait provoqué une réaction épidermique chez les patriarches grecs. Plutôt que de condamner Séraphin pour avoir prononcé des anathèmes en bonne et due forme contre l'Eglise catholique et les partisans de l'oecuménisme lors d'une messe, les patriarches orthodoxes grecs se sont sentis rabaissés par Bartholomée et ont condamné unanimement cette "ingérence sans précédent dans les affaires intérieures d'une autre Eglise".

> Privilégier l'esprit de corps plutôt que de condamner les dérapages d'un mouton noir, tel semble être le choix de l'Eglise orthodoxe grecque. Mais dans une Grèce terrassée par la crise, où le peuple considère de façon pas toujours juste que l'Eglise orthodoxe tire sans problème son épingle du jeu, le pari est risqué. Comme partout en Occident, la sécularisation gagne du terrain en Grèce; la carte œcuménique semble difficilement contournable dans les prochaines années.


3.Posté par Daniel le 01/06/2012 10:02
Je note avec stupeur qu'oecuménisme ou pas, les journalistes sont toujours aussi mal informés ou mal formés tout simplement sur les questions religieuses. Le hic est que "La Vie" est je pense, un journal religieux... On apprend ainsi qu'il existe un patriarcat orthodoxe d'Athènes, des messes et des patriarches orthodoxes grecs.

4.Posté par vladimir le 01/06/2012 11:52
Mieux que cela: Natalia Trouiller est journaliste catholique. C’est comme cela qu’elle se présente sur son blog...

5.Posté par justine le 03/06/2012 20:32
En lisant le reportage Apic (Agence de Presse Internationale Catholique) sur la plainte portée par le métropolite Séraphin contre M. Foskolos (voir "Le prélat grec attaque..."), on constate une fois de plus avec quelle manque de scrupules certains déforment les faits. Il est dit en effet que "Mgr Nikolaos Foskolos est accusé de violer la Constitution grecque parce qu’il administre une école catholique au Pirée, le port d’Athènes". Or, le fait est que l'accusation concerne des hiéropraxies (actes sacramentels) effectuées par des prêtres catholiques sur des enfants orthodoxes, alors que l'ordre canonique demande que ces actes soient effectués pour les enfants orthodoxes par des prêtres orthodoxes. Voir la réponse du Métropolite Séraphin aux accusations catholiques et sa lettre de mise en garde qui avait précédé la déposition de la plainte: http://aktines.blogspot.gr/2012/04/blog-post_24.html#more
Les malintentionnés profitent bien sûr de la situation difficile actuelle en Grèce pour faire avancer leurs projets, misant sur le fait que l'attention de la plupart est tournée vers les problèmes économiques. Mais ils oublient que Dieu est vivant et qu'Il a Ses fideles serviteurs.

6.Posté par Marie Genko le 04/06/2012 14:12

Merci à Perplexio pour cet intéressant article!

Je pense que vous avez cité le SOP et les paroles d'Henry Kissinger très à propos, car elle nous obligent à réfléchir à la situation actuelle de la Grèce.

Il est compréhensible aussi que certains, comme Childeric ci-dessus, trouvent une certaine injustice à encourager l'assistanat envers tout un pays, fut-il la mère de notre civilisation européenne.

Ma réaction instinctive est qu'il faut protéger l'orthodoxie grecque.
Peut-elle être protégée dans la structure actuelle de l'Union Européenne, voilà la véritable question.

Car le système financier qui nous régit tous, visiblement fonctionne de plus en plus mal!

Il serait donc nécessaire de revoir la copie de l'Europe et de son fonctionnement à sa racine même. C'est à dire en redonnant davantage d'autonomie et de responsabilité politique et financière à chacune de nos nations.

Dans ce cas la Grèce pourrait parfaitement rester dans le sein de l'UE tout en étant responsable de ses propres dépenses et recettes.

Je pense qu'endetter chaque jour davantage un pays, quel qu'il soit, représente une solution amorale.
Et cette solution n'est certainement profitable à personne.




7.Posté par Marie Genko le 05/06/2012 09:08

Il me semble nécessaire d'ajouter à mon message précédent que les droits de l'homme, tels qu'il sont voulus et observés par l'Union Européenne, s'éloignent progressivement des interdits qui nous sont enseignés par notre religion chrétiennne.

Sous prétexte de "LIBERTE" nos sociétés se trouvent confrontées à de plus en plus de pornographie dans la littérature, la publicité, le cinéma, les gay pride etc.

Nos sociétés européennes sont en réalité de plus en plus LIBERTICIDES, car nous ne disposons plus de cette liberté élémentaire qui consiste à préserver l'innocence de nos enfants!!!

Une telle conception de la Liberté n'est certainement pas une approche orthodoxe!
Et dans ce cas, il est souhaitable que chaque Etat européen retrouve un minimum d'autonomie!

OUI, pour la libre circulation des Biens et des personnes.
NON, pour l'amoralité érigée en loi.


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