La  Sainte Croix  du Christ
Troisième dimanche de Carême, semaine de la Sainte Croix comprend un rituel spécifique de vénération de la Croix qui prépare les fidèles à la commémoration de la Crucifixion et à la Résurrection du Seigneur.

Extrait de : Archevêque Basile ( Krivochéine)

« L’œuvre salvatrice du Christ sur la croix et dans la résurrection »
Dieu, l’homme, l’Eglise. Lecture des Pères

Nous devons tout d’abord souligner que, pour la conscience théologique ecclésiale orthodoxe, toute l’œuvre du Christ, en particulier sa crucifixion sur la croix et sa mort rédemptrice, est un mystère insondable et inexprimable, son sens et sa portée ne peuvent être exprimés complètement et avec exactitude dans le langage des notions humaines sans risque d’être déformés ou réduits.

Pour la raison humaine non éclairée par la grâce, la croix du Seigneur restera toujours quelque chose d’inacceptable et d’abject, alors que pour nous, croyants, elle est une « puissance invincible, indestructible et divine » (grandes complies) (1) . Comme l’écrit l’apôtre Paul : « Les Juifs demandent des signes et les Grecs recherchent la sagesse, mais nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-24).
Rédigé par Prêtre Serge MODEL le 3 Avril 2016 à 06:04 | 2 commentaires | Permalien

Marie Genko : En ce temps de Carême, je voudrais partager avec mes amis de Parlons d’Orthodoxie, le texte suivant

Paroles de Saint Charbel “ recueillies par le moine maronite Hanna Skandar publié par les Editions Artège en 2014

Votre voyage dans ce monde est un cheminement vers la sainteté

Toute sécurité est une illusion sans la paix du Christ. Le repos loin du cœur est une duperie. Ne craignez pas de vous libérer du rivage et de quitter le port; livrez-vous à Dieu pour vous affranchir de vos chaines.
C’est sa Parole qui vous oriente, et son Esprit qui souffle dans vos voiles; ainsi vous arriverez à la rive de lumière.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mars 2016 à 17:04 | 4 commentaires | Permalien

L'archimandrite Élie (Ragot): l’Espérance (partie II)
L'archimandrite Élie (Ragot), aumônier du monastère de la Transfiguration, Terasson, France.
Eglise des Trois saints Docteurs, Paris

Suite de la Conférence sur l’espérance

Mais pourtant on prie pour…

Donc, l’objet de l’Espérance n’est pas l’amélioration de notre condition humaine pour notre confort terrestre. Et pourtant l’Église prie constamment pour la guérison d’un tel, pour bénir des constructions, des entreprises diverses, des troupeaux, pour la délivrance des prisonniers, pour la fin des schismes dans l’Église… je ne sais quoi encore. On prie pour la Paix, pour la prospérité des saintes Églises de Dieu, etc. Alors, au regard de ce que je viens de dire, est-ce que l’Église se trompe, s’occupe-t-elle de notre sort ici-bas tout de même ?

Le ton est donné dès le début de la divine Liturgie : « Pour la Paix d’en-Haut », im-plore le diacre. Eh bien oui, on désire tous la paix entre les nations et entre les hommes. Ce serait le résultat légitimement attendu d’un amour idéal entre les hommes, d’une société bien réglée dans laquelle chacun se préoccuperait du bien de l’autre sans chercher le sien propre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Février 2016 à 12:39 | 2 commentaires | Permalien

L'archimandrite Élie (Ragot): l’Espérance (partie I)
L'archimandrite Élie (Ragot), aumônier du monastère de la Transfiguration, Terasson, France.
Eglise des Trois saints Docteurs, Paris

Conférence sur l’espérance

Mes chers, mes frères en Christ

Lorsque notre amie de longue date, Émilie, m’a proposé de vous adresser quelques mots, j’ai bondi de joie à la perspective de vous rencontrer, ce que j’aurai voulu faire depuis longtemps, mais nous habitons loin… et je viens peu à Paris. Je souhaite pourtant que les kilo-mètres ne vous empêchent pas de faire le trajet jusque dans notre monastère si vous le souhai-tiez ! Bien qu’il soit francophone par nécessité, et canoniquement relié au mont Athos, il me semble que vous n’y seriez pas dépaysés ; en tout cas vous y seriez bien reçus et nous considérerions votre visite comme un honneur et une bénédiction.

Vous me sollicitez donc pour que je vous entretienne du thème de l’Espérance. Les mois passés, vous avez déjà parlé, si j’ai bien compris, de deux autres vertus, la Foi et la Charité. Je ne sais ce que vous en avez dit ou retenu, ni comment ces sujets ont été traités, mais je voudrais vous prévenir que je n’ai pas l’intention de vous faire aujourd’hui une conférence savante, ni vous faire des révélations particulières ou originales sur ce sujet.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Février 2016 à 10:51 | 0 commentaire | Permalien

Saint Jean Chrysostome (+ 407)
Le 9 février l'Église Orthodoxe commémore la translation des reliques de Saint Jean Chrysostome
Evêque de Constantinople, Docteur de l'Eglise


Le 30 janvier, les Eglises d'Orient font mémoire de la translation, à Constantinople, des reliques de saint Jean Chrysostome que l'Eglise d'Occident célèbre le 13 septembre. Son surnom 'Chrysostome' veut dire 'bouche d'or'. Il soutint la foi catholique même contre la pression du pouvoir impérial. Ce qui lui valut d'être destitué de son siège patriarcal de Constantinople et d'être exilé sur les bords de la mer Noire, aux confins du Caucase, à Soukhoumi en Abkhazie géorgienne.

Lire aussi: Benoît XVI lors des audiences générales des 19 et 26 septembre 2007
Un pére de la doctrine sociale chrétienne
Le Pape a évoqué sa nomination en 397 comme évêque de Constantinople, capitale de l'empire romain d'orient, puis son projet de réforme de l'Eglise. "L'austérité de sa résidence -a précisé le Saint-Père- devait être un exemple pour tous", comme fut exemplaire "sa sollicitude envers les pauvres qui le fit surnommer l'aumônier... Il créa des institutions caritatives très appréciées".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Février 2016 à 09:01 | -1 commentaire | Permalien

Le diacre Viatcheslav PATRINE a soutenu en Sorbonne une thèse de doctorat en histoire des religions et anthropologie religieuse
Le 21 janvier 2016, le diacre Viatcheslav PATRINE, titulaire de la chaire des disciplines humaines et des sciences de la vie à l’Université orthodoxe de Tsaritsyne et membre du clergé du diocèse de Volgograd, a soutenu en Sorbonne une thèse de doctorat en histoire des religions et anthropologie religieuse.

La thèse du diacre Viatcheslav Patrine, préparée sous la direction du professeur Bernard Flusin, célèbre byzantiniste, est consacrée à un sujet qui concerne tous les chrétiens orthodoxes et qui est de tout temps actuelle : la pratique de la prière. L’auteur a étudié dans le détail cette pratique chez les pères égyptiens du IVe siècle et du début du Ve, ceux dont la vie est encore de nos jours un idéal chrétien.

Leur pratique ascétique a été fixée dans des recueils de brefs récits (apophtegmes) des Pères du désert connus du lecteur russe sous deux appellations : Patericon ancien (recension systématique des apophtegmes) Apophtegmata Patrum et Récits mémorables… (collation alphabétique d’apophtegmes) Sentences des Pères du désert.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Février 2016 à 15:19 | 2 commentaires | Permalien

À PROPOS DE L'ÉGLISE
Père Georges Leroy - Étude XXI

PO avait publiéles textes racontant le parcours du père Georges Leroyvers l'Orthodoxie Je vous propose ci-après son Étude XXI "À propos de l'Église" (V.G.)

QUELS SONT LES OBJECTIFS QUE NOUS NOUS PROPOSONS D'ATTEINDRE ?

Après nous être mis à l'écoute de la pensée riche et variée du Père Georges Florovsky, il est temps d'orienter notre réflexion vers des thèmes plus spécifiques, tels que celui de l'Église, de l'Au-delà, de l'univers angélique, et de la Mère de Dieu.

Nous n'avions pas abordé ces thèmes de façon détaillée, auparavant, car nous nous sommes d'abord attachés à dresser un tableau aussi complet que possible de la théologie de la Rédemption. Maintenant, nous pouvons nous permettre de concentrer notre attention sur des sujets plus particuliers.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Janvier 2016 à 17:27 | 23 commentaires | Permalien

81 ans de  la naissance du  père Alexandre Men (1935-1990) “Le Christianisme ne fait que commencer”.
par le père SERGE MODEL

« L’essence du christianisme, c’est l’humanité unie à Dieu. C’est l’union de l’esprit humain, borné et limité dans le temps, à l’Esprit divin infini. C’est la sanctification du monde, la victoire sur le mal, les ténèbres et le péché. C’est la victoire de Dieu. Elle a commencé la nuit de la résurrection et continuera tant que le monde existera. »

C’est par ces paroles que, le 8 septembre 1990 à Moscou, le père Alexandre Men acheva sa conférence sur « le christianisme ». Le lendemain matin, ce prêtre orthodoxe russe renommé, prédicateur et écrivain brillant, père spirituel de l’intelligentsia, était assassiné par un inconnu. Une fin de martyr venait sceller une vie consacrée à l’annonce de l’Évangile.

UN PRÊTRE AU PAYS DES SOVIETS

Né à Moscou le 22 janvier 1935 dans une famille juive non-religieuse, Alexandre Men auraît pu devenir un « homo sovieticus », considérant que « toute idée religieuse, toute conception d’un pouvoir divin, même n’importe quelle insignifiance à l’égard de Dieu est une abomination indescriptible, un fléau méprisable » (Lénine) et estimant que « le marxisme-léninisme, enrichi par Staline, est la seule théorie philosophique donnant un tableau scientifique du monde, défendant les principes et les méthodes scientifiques d’explication de la nature et de la société, fournissant à l’humanité travailleuse l’instrument de la lutte pour la construction du communisme » (manuel scolaire stalinien).

Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Janvier 2016 à 13:24 | 6 commentaires | Permalien

Saint Philippe  de Moscou et son ami d’enfance d’Ivan IV, dit le Terrible
Métropolite de Moscou et de toute la Russie (1507- 1569)

En 1565, Ivan tira son ami d’enfance de son monastère de Solovki pour le mettre à la tête de l’Église orthodoxe. Désigné pour être métropolite de Moscou, il sut résister aux cruautés du tsar Ivan et il lui dit la Vérité dans la cathédrale même de la Dormition au Kremlin. Le nouveau prélat, loin d’être un allié, va s’opposer corps et âme au tsar. Au péril de sa vie. Conflit spirituel, incandescent et violent. Tortures, décapitation, supplices en tout genre. Il est impossible de comprendre la Russie sans s’interroger sur ce personnage qui demeure le plus important de notre histoire. Ivan IV fut le premier à se donner le titre de Tsar (du latin caesar) et il a créé la matrice du pouvoir russe qui demeure inchangée.

Sa personnalité complexe a beaucoup compté : c’était un homme éminemment doué et instruit, à la fois musicien et écrivain, mais en même temps son cas ressort de la maladie mentale avec une double, voire une triple personnalité ! Il n’était pas seulement un tyran, mais aussi un tortionnaire doublé d’un maniaque.Le métropolite Philippe c’est un homme de la Renaissance, ouvert et tourné vers l’avenir- mais aussi un brillant inventeur et un architecte.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 22 Janvier 2016 à 12:52 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour la fête de sainte Geneviève de Paris
Quelques années après la mort de sainte Geneviève, une âme pieuse et lettrée écrivit sa vie. Bien lui en a pris ! Grâce à ce chrétien diligent, nonobstant le style très hagiographique de son œuvre, nous sommes bien informés sur Geneviève ; on ne peut pas en dire autant de tous les saints du premier millénaire.

Cette Vie de sainte Geneviève, rédigée en latin, date donc du VIe siècle. Ce qui m’a frappé à la lecture de cet écrit gallo-romain – que je vous recommande chaleureusement, d’autant qu’une traduction française est disponible sur Gallica en accès libre – c’est la présence en plein milieu de cette œuvre d’une référence à saint Siméon le Stylite, contemporain aîné de sainte Geneviève (elle avait environ trente-cinq ans quand il est mort), remarquable saint syrien, rendu célèbre grâce à la plume de Théodoret de Cyr, son contemporain. Voici ce que la Vie de sainte Geneviève dit au sujet de Siméon :Il y avait pour lors du côté d’Orient, en Syrie, un saint homme appelé Siméon, célèbre par le mépris qu’il avait fait des plaisirs et des richesses du siècle et pour être aussi demeuré près de quarante ans sur une colonne près de la ville d’Antioche.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Janvier 2016 à 12:26 | 0 commentaire | Permalien

Miracles de saint Jean de Cronstadt (1829-1908)
Nous reprenons une très actuelle publication du site de Claude LOPEZ-GINISTY "Orthodoxologie"

Svetlana Tvirko: "Ils voulaient amputer la jambe de ma belle-mère"


En 2012, j'étudiai à Saint-Pétersbourg pendant cinq jours. Le premier jour, après mon cours, je suis allé au monastère Saint-Jean, où je n'étais jamais allée auparavant.

Je voulais beaucoup le faire afin d'aller sur la tombe du père Jean. Ma mère devait aller le lendemain faire des examens médicaux, et les médecins s'attendaient au pire. Ma belle-mère était également à l'hôpital. Elle avait soixante-six ans à l'époque. Ils voulaient amputer sa jambe, elle avait la gangrène et elle devenait noire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Janvier 2016 à 11:13 | -1 commentaire | Permalien

Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)
Archimandrite Placide Deseille
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 345, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean. Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.
Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par cœur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Novembre 2015 à 02:00 | 3 commentaires | Permalien

Emilie Van Taack

Colloque international réuni à Metz, les 20 et 21 octobre derniers.

Marie-Anne Vannier, née en 1957, à la fois philosophe et théologienne, est spécialiste d'Augustin d'Hippone, de Jean Cassien et des mystiques rhénans. Elle est également rédactrice en chef de la revue Connaissance des Pères de l’Église depuis 1992, et professeur de théologie à l'Université de Lorraine (plate-forme de Metz), où elle dirige l'Equipe de recherche sur les mystiques rhénans.

"Les trois termes qui composent le titre de ce colloque : le renouveau, les Pères de l’Église et l’œcuménisme, écrit l'organisatrice, Anne-Marie Vannier, dans sa conférence d'ouverture, sont d’une certaine manière indissociables. En effet, les Pères ont été et sont source de renouveau, ils ont, comme le soulignait le P. de Lubac, « une actualité de fécondation".
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Octobre 2015 à 08:31 | 49 commentaires | Permalien

Saint Zacharie et Sainte Elisabeth
Parents de saint Jean-Baptiste et de la parenté de la Vierge Marie.

Saint Zacharie était prêtre et c'est pendant qu'il accomplissait son service que l'ange Gabriel vint lui dire qu'il pourrait enfin avoir l'enfant tant attendu. Zacharie émet des doutes en raison de son âge et il en devint muet jusqu'au jour de la naissance de Jean le Baptiste. Sa joie éclatera dans l'hymne du "Benedictus". Quant à Elisabeth, sa joie, quelques semaines auparavant, avait été le tressaillement de son propre enfant au jour de la Visitation où jaillit l'action de grâces du "Magnificat".

Lire dans le premier chapitre de l'Evangile selon saint Luc:
"Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron ; elle s'appelait Élisabeth."et "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle"

Le Christ est toujours source de joie et de bonheur!
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Septembre 2015 à 19:55 | 0 commentaire | Permalien

Saint Irénée de Lyon (+ v. 201) un homme de paix au service de l’Église
Irénée est né vers 135-145, à Smyrne (Izmir) en Asie Mineure. Il est vraisemblable qu’il quitta sa ville natale à l’adolescence pour compléter sa formation à Rome. En 177, Irénée arrive à Lyon, la capitale des Gaules. Des chrétiens de Vienne et de Lyon, prisonniers en raison des persécutions, l’invitent à transmettre un message au pape Éleuthère (175 ? - 189). Ils y expriment leur sentiment sur le montanisme, un mouvement prophétique qui commence à se répandre en Phrygie. Irénée se rend donc à Rome avec cette lettre qui est le document écrit le plus ancien de l’Église des Gaules.

Peut-être ce voyage lui épargna-t-il d’être lui-même victime de la persécution qui s’abat alors sur cette communauté chrétienne. De retour à Lyon, Irénée est nommé évêque de la cité gauloise en remplacement de l’évêque Pothin décédé des suites des mauvais traitements dont il avait été victime.

Sous le pontificat de Victor (189-198), Irénée (dont le nom signifie la paix) agit en véritable homme de paix. Alors que les communautés chrétiennes de Rome et d’Asie mineure célébraient Pâques à des dates différentes, Victor, soucieux peut-être d’éviter un retour aux pratiques juives, cherchait à imposer la coutume romaine à l’ensemble des Églises.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 5 Septembre 2015 à 11:25 | 0 commentaire | Permalien

Saint Augustin (354-430) " La mort de Monique, sa maman"
Sa mère Monique lui est si attachée que Peter Brown la traite de « mère abusive » et qu'Augustin lui-même estime que son amour pour lui était à certains égards « trop charnel » . Chrétienne ardente, elle sait se montrer ferme avec son fils. Lorsqu'il devient manichéen, elle le chasse de la maison. Malgré tout, elle tient absolument à demeurer proche de lui. Elle veut d'abord le suivre à Rome obligeant Augustin qui veut être seul à mentir, mensonge qu'il se reproche et qui assombrit son séjour à Rome.

Cependant, elle ne se décourage pas. Elle le suit à Milan et à Cassiacum où Augustin passe plusieurs mois de retraite philosophique avec certains de ses amis et relations. Là, elle fait office de maîtresse de maison tout en participant aux discussions. Monique meurt à Ostie sur le chemin de retour en Afrique durant l'été 387. Augustin dans son livre les Confessions évoque cette disparition et les moments qui ont précédé en ces termes.

Vous trouverez ici le récit, par son fils saint Augustin, des derniers instants de sainte Monique.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Août 2015 à 10:30 | 1 commentaire | Permalien

Père Hildo Bos: Aux côtés de Nicolas Ossorguine
Ce texte a été publié dans " LES NOUVELLES DE SAINT SERGE" № 38, voir P.J. en fin de publication
IN MEMORIAM NICOLAS OSSORGUINE /1924 - 2014/

L'essence de la musique liturgique? L'exemple d'un enseignement vivant: "Aux côtés de Nicolas Michaïlovitch Ossorguine" par le père Hildo Bos

La ville de Paris connaît beaucoup de lieux saints. Certains attirent des foules de pèlerins, d’autres sont moins connus. Parmi ces derniers je compte le kliros (1) de l’église Saint-Serge. Il ne s’agit pas du lieu de quelque miracle ou martyre. Il n’est pas lié à la vie d’une seule personne non plus. C’est un dépositoire de la tradition millénaire de la prière monastique orthodoxe, un maillon dans cette tradition, un lieu composé des efforts et des prières collectives de personnes innombrables.

C’est un lieu en quelque sorte invisible, composé d’éléments précieux, visibles uniquement pour ceux qui connaissent leur lien mutuel, leur fonctionnement pour la gloire de Dieu. Plus encore : ceux qui le connaissent, en reconnaissent les fruits dans des églises du monde entier, dans les œuvres de grands théologiens, dans des mélodies, dans un certaine attitude de vie que je qualifierai de liturgique. J’ai eu la chance et le privilège de partager la vie de ce lieu saint pendant plusieurs années aux côtés de son gardien, Nicolas Mikhaïlovich Ossorguine.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Août 2015 à 17:50 | 0 commentaire | Permalien

Le Starets Serge « Vivre au jour le jour »
Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge"

« Le détachement doit s’exercer vis-à-vis du présent, mais aussi de l’avenir et du passé. De là le conseil fréquemment donné par le Starets, de « vivre au jour le jour ».

Pour établir et entretenir cet état d’esprit, il recommande de prendre l’habitude de commencer chaque journée sans regarder en arrière et sans penser au lendemain, comme si elle était entièrement nouvelle et comme si c’était la seule que l’on eût devant soi.

D’une part, il ne faut pas s’inquiéter pour l’avenir : d’abord par ces craintes, on ne peut rien changer (l’enseignement du starets est ici axé sur l’enseignement du Christ dans l’Evangile, Lc, 22-31)

Ensuite, en se projetant dans l’avenir, on s’éloigne du présent et on risque de passer toute son existence à le négliger. Le Starets ne pousse pas pour autant à l’imprévision. Il affirme en même temps qu’ « il faut préparer l’avenir ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Août 2015 à 18:12 | 0 commentaire | Permalien

Deux miracles accomplis par le starets Païssios
La veille du jour de la fête du vénérable Païssios de la Sainte Montagne d'Athos (le 12 juillet) agionoros.ru publie un récit de l'archimandrite Ephrem de Vatopède sur deux miracles peu connus accomplis par le moine.

« Les saints modernes sont glorifiés par Dieu qui leur offre beaucoup de grâce. Ils nous aident beaucoup.
Un jour le conducteur d'une voiture qui allait de Ferm à Thessalonique était arrêté par un moine qui lui a demandé de l'emmener à Thessalonique. Le jeune homme a acquiescé et le moine s'est assis à côté de lui en disant:

«Constantin (il l'a appelé par son prénom bien que cela ait été leur première rencontre) tu as un début du cancer des poumons. Tu dois te rendre rapidement à l'hôpital ». Et le moine a disparu. Le jeune homme était bouleversé. Il a raconté cette histoire à ses amis qui lui ont montré des photos de différents moines et sur une des photos il a reconnu le starets Païssios.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Août 2015 à 16:17 | 1 commentaire | Permalien

Professeur Alexis Osipov: "De ceux qui vivent une autre vie"
Traduction Elena Tastevin

La suite de la 3-e partie

Quel corps avait l’homme avant sa chute ?

Actuellement, vu le grand nombre de faits dont dispose la médecine amassa (il n’est pas question de récits oraux propres au folklore populaire mais de faits établis) on peut faire la conclusion : ce que la religion disait toujours surtout le christianisme est une vérité incontestable.


Il s’avère que l’homme n’est pas uniquement un corps, n’est pas simplement un psychisme élémentaire et des nerfs mais avant tout il est l’âme, qui est une substance immortelle qui a une conscience de soi-même et une personnalité indestructible. L’âme a deux formes d'existence. La première, familière et évidente pour nous, c’est celle dans le corps. La deuxième est une existence posthume sans corps, en dehors du corps. Le christianisme entrouvre le rideau de la vie posthume.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Juillet 2015 à 16:29 | 0 commentaire | Permalien

1 ... « 2 3 4 5 6 7 8 » ... 21


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile