Saint Apôtre et Evangéliste LUC
Il est considéré comme l'auteur du Troisième Évangile de Jésus Christ et des Actes des Apôtres.

Saint Luc était originaire de la ville d'Antioche la Grande. De noble naissance, il s'était appliqué depuis sa jeunesse à progresser dans la sagesse et l'étude des sciences et des arts, il voyageait de par le monde afin d'étancher sa soif de connaissances, et excellait en particulier dans les domaines de la science médicale et de l'art pictural.

Outre la langue grecque, il connaissait également l'hébreux et le syriaque. Sous le règne de l'empereur Claude (vers 42 ap. J.C.), alors qu'ils dispensait ses soins aux malades de la région de Thèbes en Béotie, il rencontra l'Apôtre Paul, dont les paroles de feu le convainquirent que la vérité absolue qu'il recherchait depuis tant d'années se trouvait effectivement chez les disciples de Jésus-Christ.

Il abandonna alors sans hésiter tous ses biens et ce qui le rattachait aux erreurs de ses pères, et abandonna la médecine des corps pour devenir, à la suite de Paul,médecin des âmes. Il suivit l'Apôtre des païens dans ses voyages missionnaires, parcourant sans relâche les routes du monde afin d'y proclamer la Bonne-Nouvelle (dans les Actes des Apôtres, il apparaît aux côtés de Paul dans les passages suivants: Actes 16:10-17; 20:5-21, 8:27, 1).

Il l'accompagna jusqu'à Rome pour son ultime voyage.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Octobre 2016 à 19:17 | 0 commentaire | Permalien

MONSEIGNEUR PIERRE MÉTROPOLITE DE KROUTITSK (1863- 1936 )
Les nouveaux martyrs de la terre russe

Le métropolite de Kroutitsk fut l’un des successeurs du Patriarche Tikhon.


Né en 1863, dans la province de Voronèje, Pierre Féodorovitch Poliansky terminait en 1892 ses études de théologie à la Faculté de Moscou où il demeura un certain temps comme aide de l’inspecteur, puis il fut nommé surveillant de l’institut théologique de Jiroviets, dans la province de Grodno, après quoi on l’invita à devenir secrétaire du Comité d’éducation religieuse auprès du Saint-Synode. Devenu membre laïc de ce comité, il exerça jusqu’à la révolution les fonctions d’inspecteur des établissements d’éducation religieuse.

Obligé de parcourir de long en large toute la Russie, il eut l’occasion de connaître beaucoup de monde et de se faire de nombreuses relations dans le haut clergé et dans l’enseignement supérieur. Très doué intellectuellement et d’un caractère sociable, il était hautement apprécié des larges cercles qu’il avait à fréquenter.

Sa fermeté de caractère et son tact exercèrent une grande influence sur l'éducation religieuse et l’enseignement en Russie.Pendant la révolution, Pierre Féodorovitch participa aux travaux du Concile national de l’Eglise Russe de 1917-1918, à Moscou. Le Patriarche Tikhon en fit l’un de ses plus proches collaborateurs. En 1920, Pierre Féodorovitch se fit moine. Il reçut l’habit des mains du Patriarche qui, rapidement, le consacra évêque pour en faire son vicaire. Plus tard, il l'éleva au rang de métropolite de Kroutitsk, dans le diocèse de Moscou.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Octobre 2016 à 10:52 | 2 commentaires | Permalien

Saint Patriarche Tikhon: «Ils sont morts pour leur foi»
Aujourd'hui , le 9 octobre, nous vénérons la mémoire du Saint Patriarche Tikhon

"Que de larmes je devrai avaler!" YOUTUBE

" En janvier 1918 le patriarche Tikhon écrivit: «La sainte Eglise orthodoxe du Christ vit actuellement un temps difficile en Russie: des ennemies manifestes ou latents de la vérité du Christ se sont dressés contre elle et tentent de faire périr l’œuvre du Christ... Nous vous exhortons tous, enfants fidèles de l’Eglise: défendez notre Sainte Mère humiliée et persécutée…

Et s’il faut souffrir pour l’œuvre du Christ nous vous appelons à ces souffrances avec nous par les paroles du saint apôtre: ‘Qui nous séparera de l’amour du Christ: chagrin, peine, persécution, famine, nudité, malheur ou glaive?’ (Rom. 8, 35)».

L’Eglise orthodoxe russe en a souffert particulièrement. La persécution contre elle a commencé dès l’accession des bolcheviques au pouvoir.

Pendant la guerre civile du début des années 20 un grand nombre de fidèles orthodoxes, dont les évêques, les prêtres et les moines, fut fusillé et incarcéré. Un de ceux qui a souffert pendant la campagne de la nationalisation des biens ecclésiaux fut le métropolite Benjamin de Petrograd. La veille de son exécution il écrivit dans sa prison: «Dans mon enfance et adolescence je me passionnais pour la lecture des vies des saints dont l’héroïsme m’impressionnait; je regrettais de toute mon âme que les temps avaient changé et qu’il n’y avait plus d’occasion de vivre ce qu’ils avaient vécu. Mais les temps ont changé de nouveau la possibilité se présente de souffrir pour le Christ de la part des siens et des étrangers. Il est difficile de souffrir, mais au fur et à mesure que nos peines augmentent, abondent aussi la grâce et la consolation de Dieu».
Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Octobre 2016 à 09:00 | 1 commentaire | Permalien

Le camp orthodoxe, qui se trouve dans le couvent Sainte Martyre Elisabeth Fiodorovna, existe depuis six ans
L’archevêque Marc a nommé la moniale Marie (Sidiropoulos) higoumène. Ce fut pour tous les présents un heureux et inattendu évènement. Mère Marie est l’une des fondatrices du monastère, c’est elle qui a trouvé le bâtiment, devenu depuis une belle demeure non seulement pour les moniales mais aussi pour les très nombreux pèlerins qui se rendent à Buchendorf. Par la force de sa personnalité, par son charisme elle a persuadé les sœurs de l’ordre catholique Mary Ward de mettre à disposition de l’EORHF ces excellents locaux.

Mère Marie (Sidiropoulos), higoumène du monastère, nous parle du camp et du couvent.

Le camp des Saintes-Marthe-et-Marie, qui se trouve dans le couvent de la Sainte Martyre Elisabeth Fiodorovna existe depuis six ans. Une cinquantaine de fillettes, âgées de 8 à 13 ans, viennent l’été chez nous, d’Allemagne et d’autres pays. L’objectif du camp – donner à des enfants orthodoxes, qui vivent en dehors de la Russie, dans un milieu avec une autre langue et une autre religion, une possibilité unique non seulement de se rencontrer et de faire connaissance, mais d’apprendre aussi les traditions de l’Eglise Orthodoxe Russe, de vivre dans un milieu monastique, de prendre des habitudes pieuses, qu’elles vont, en tant que futures mères, perpétuer dans leurs familles.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Septembre 2016 à 13:19 | 0 commentaire | Permalien

PARIS: 92, rue St Denis (m. Etienne Marcel)

L’ACATHISTE AUX STS CONSTANTIN ET HELENE
est récité tous les vendredis à 16h à partir du 2 septembre 2016 jusqu’au 30 juin 2017

Il n’y aura pas d’office orthodoxe:
- le vendredi de la première semaine du Grand Carême
- le vendredi de la Passion du Christ (semaine sainte selon les calendriers catholiques et orthodoxes)

VENDREDI 18 NOVEMBRE la célébration solennelle en commémoration de la translation des reliques de Ste Hélène à Paris. 17h
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Août 2016 à 16:36 | 5 commentaires | Permalien

Le saint amiral Fiodor (Théodore) Ouchakov
Vladimir Golovanow

J'ai appris la canonisation du saint amiral Fiodor Ouchakov (1744-1817) lors d'un voyage touristique dans les iles ioniennes: son icône occupe une place d'honneur dans bon nombre d'églises, à commencer par Corfou, et les nombreux cierges allumés devant montrent une véritable ferveur populaire.

Il est en effet considéré comme un "fondateur de l'état grec dans les iles ioniennes" (1)

Fiodor Ouchakov (en russe : Фёдор Фёдорович Ушаков) est né en 1744 à Bournakovo (actuellement Rybinsk, 350 Km au NE de Moscou); il étudia à l'École navale du Corps des cadets de Saint-Pétersbourg.

Montant très rapidement les échelons, notamment grâce à ses victoires dans la guerre contre les Turcs de 1787-1792, il fut envoyé en Méditerranée afin de soutenir la Campagne d'Italie du général Alexandre Souvorov (1799). Au cours de cette expédition navale, il conquit les îles Ioniennes occupées par le Français.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Août 2016 à 09:45 | 0 commentaire | Permalien

La Mère de Dieu dite aux trois mains
L’origine de cette icône remonte au VIII° s.Jean Damascène, grand défenseur du culte des icônes, fut condamné à avoir la main droite tranchée.Après l’exécution de la sentence, le Saint homme implora la Vierge Marie avec une confiance absolue en priant : il obtint un miracle, et sa main droite lui fut rendue.Jean Damascène fit ciseler une main d’argent qu’il suspendit à l’icône miraculeuse.C’est de là que vient le nom de Vierge aux trois mains.

* * *

L'histoire de l'icône de la Mère de Dieu aux trois mains commence lorsque l'empereur Léon III l'Isaurien prescrit de détruire les saintes images, en 730, Saint Jean Damascène s'y oppose très vigoureusement. Pour éliminer cet intelligent adversaire, l'empereur Léon III envoie au Calife une lettre rédigée par des faussaires, selon laquelle Jean ne se proposait rien moins que de lui livrer Damas. Saint Jean Damascène servait le calife comme ministre.

Photo: lcône du Mont Athos, dans le Monastère de Hilandar
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Juillet 2016 à 10:05 | 0 commentaire | Permalien

ARCHIPRÊTRE ALEXANDER PONOMARENKO: JE N'AURAIS PAS L'AUDACE D'ÉCARTER DE LA COMMUNION UN PAROISSIEN
V.G.

Extrait d'une interview du père archiprêtre Alexandre Ponomarenko, recteur de l'église de la Sainte Trinité de Jovti Vody, diocèse de Krivoï Rog, Ukraine, par Oksana Golovko

Le mauvais Krishnaïte

J'ai entendu dire qu'un jeune adepte de Krishna est allé à l'église voisine pour regarder la célébration. Entrant dans l'église il a vu que tout le monde faisait la queue pour quelque chose. Les gens s'approchaient du Calice. Il se mit dans la queue et, bien que le matin il avait mangé et fumé (car il était mauvais Krishnaïte), il a communié.

Et le Seigneur lui donna une telle joie après la communion, comme il n'en avait jamais ressenti auparavant. Après, quand il revint à sa vie habituelle, il senti qu'il avait perdu cette joie. Alors il se mit à aller à l'église, il se fit baptiser en pleine conscience et, plus tard, il devint prêtre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2016 à 09:44 | -2 commentaire | Permalien

Émigration russe en Chine. Saint Jean de Shanghai au milieu des enfants de l’orphelinat de saint Tikhon de Zadonsk.
Kira Pozdnyaeva
Traduction Élisabeth Toutounov

Émigration russe en Chine.
Saint Jean de Shanghai au milieu des enfants de l’orphelinat de saint Tikhon de Zadonsk.

L’orphelinat était l’œuvre de Monseigneur Jean. Dès son arrivée à Shanghai, en 1934, Monseigneur avait commencé à recueillir les orphelins et les enfants de parents pauvres. Souvent il ramassait les enfants dans la rue, dans des bouges , des terrains vagues.

La directrice de l’orphelinat M.A. Chakhmatov se souvient que pendant la guerre l’orphelinat manquait de tout. Il n’y avait rien à donner à manger aux enfants ; mais Monseigneur en amenait encore et encore. Un jour, elle se mit en colère, et lui exprima son mécontentement dans les termes les plus vifs, disant que l’orphelinat avait besoin à tout le moins de gruau et que les enfants n’avaient pas de quoi déjeuner. Monseigneur s’enferma dans sa cellule, et durant de longs moments Maria Alexandrovna l’entendit prier et se prosterner. Le matin suivant, un étranger sonna à la porte ; c’était le représentant d’une compagnie céréalière. Il déclara qu’il souhaitait remettre à l’orphelinat leurs excédents - plusieurs sacs de semoule d’avoine.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2016 à 08:04 | 0 commentaire | Permalien

Hégoumène Ephrem Meziani: mon chemin vers l'Eglise Orthodoxe russe
V. Golovanow

PARTIE 2: VERS L'ÉGLISE RUSSE

La première partie de notre interview avec l'hégoumène Ephrem Meziani se terminait à la fin des années 1970, quand le père Ephrem rejoignait «l’archevêché russe-orthodoxe en Europe occidentale» mais l'illustration finale, où on le voit célébrer avec Mgr. Nestor de Chersonèse à la Maison russe à Sainte-Geneviève-des-Bois annonçait la suite de son parcours.

Père Ephrem : En effet, et ce parcours fut aussi marqué par des rencontres remarquables. Mais avant cela je commençais par faire des remplacements dans les paroisses de l'Archevêché, en particulier pour les fêtes, et il faut noter que ma méconnaissance du slavon n'a jamais fait problème alors que c'était encore partout le règle à cette époque. Je me souviens en particulier d'une célébration de Pâques où je suis reçu par une délégation de paroissiens d'âge respectable qui m'annoncent: "surtout pas de français" ! J'ai fait de mon mieux, en utilisant tout le peu de slavon que je connaissais… et pendant les agapes j'ai eu les remerciements pour mon service "en grec"…
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Juin 2016 à 20:28 | 0 commentaire | Permalien

PERE PLACIDE(*): DE LA MESSE LATINE A LA LITURGIE ORTHODOXE
V. Golovanow

La théologie de la messe est fondamentalement la même dans les Églises orthodoxe et catholique : la messe est le sacrement de la Nouvelle Alliance qui actualise l'unique sacrifice du Christ et, par la puissance du Saint-Esprit, rend le Christ ressuscité réellement présent sous les apparences du pain et du vin.

Photo: Une messe à l'abbaye cistercienne Notre-Dame de la Trappe, à Soligny-la-Trappe (Orne)

Le déroulement de la messe catholique comprend : 1° le rite d'ouverture, qui a pour but de constituer le rassemblement des fidèles autour du prêtre et de préparer l'assemblée à entendre la parole de Dieu et à célébrer l'eucharistie ; 2° la liturgie de la Parole, constituée par des lectures bibliques avec des chants intercalaires, une homélie qui commente les lectures, la profession de foi et la prière universelle ; 3° la liturgie eucharistique, qui reproduit l'essentiel de la dernière Cène de Jésus ; après le Notre Père et le geste de paix mutuelle, la fraction du pain manifeste l'unité des fidèles qui communient à un seul pain et forment un seul corps ; 4° le rite de conclusion, très bref, comprenant la bénédiction du prêtre et le renvoi (missa) de l'assemblée. Encyclopédie "Larousse"
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juin 2016 à 10:58 | 7 commentaires | Permalien

Saint Nicolas de Myre: Homélie et prière pour la fête de saint Nicolas
Saint Nicolas provient de Nicolas de Myre appelé aussi Nicolas de Bari.

Né à Patara au sud ouest de l'actuelle Turquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270 après JC, il fut le successeur de son oncle l'évêque de Myre. La basilique de Bari abrite les reliques de Saint-Nicolas

De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux. Saint Nicolas serait décédé un 6 décembre 343, victime de persécutions sous l'Empire Romain. Il fut enterré à Myre, mais ses ossements furent volés en 1087 par des marchants italiens qui les emportèrent à Bari en Italie.L’évêque Nicolas de Myre en Lycie est certainement le saint chrétien le plus populaire, le plus universel. Pourtant, nous savons peu de choses personnelles sur lui, c’est un illustre inconnu de l’histoire chrétienne. Au fond, cela lui va très bien : sa notoriété est due surtout à son humilité, à sa modestie et à sa simplicité pastorale.

Homélie et prière pour la fête de saint Nicolas
Seigneur Dieu, toi qui abaisses les orgueilleux et élèves les humbles, tu as bien voulu faire de saint Nicolas le modèle du pasteur grand dans sa simplicité et fort dans sa foi orthodoxe, reçois aujourd’hui, par son intercession, nos prières et notre action de grâce.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 22 Mai 2016 à 07:30 | 0 commentaire | Permalien

 « RADONITSA »  (JOUR DE JOIE) : JOUR PARTICULIER DE COMMEMORATION DES DEFUNTS
Le mardi (ou le lundi dans certaines régions) de la seconde semaine après Pâques, qui s'appelle la semaine de Thomas ou de «Radonitsa», l'Eglise Orthodoxe russe célèbre «Radonitsa», le jour de joie où les défunts sont particulièrement commémorés (je ne sais pas si cette tradition se retrouve ailleurs tellement elle est peu mentionnée en français; http://en.wikipedia.org/wiki/Radonitsa ne mentionne que l'Eglise russe …

Selon Saint Jean Chrisostome (IVème siècle), une commémoration était déjà célébrée après Pâques dans les cimetières chrétiens au tout début de notre ère. Néanmoins la fête russe nous vient plutôt d'une fête printanière païenne slave qui s'appelait «Navim dnièm», «Mogilkami», «Radavanitsami» ou bien «Triznani». Ethimologiquement, le mot «Radonitsa» vient des mots «rod» (génération), et «radostâ» (la joie). De plus, la place particulière de cette fête dans le cycle liturgique annuel, juste après la lumineuse semaine de Pâques, stimule le chrétien à ne pas se morfondre de la perte de ses proches, mais au contraire à se réjouir de leur naissance dans une autre vie à la vie éternelle. La victoire sur la mort, démontrée par la résurrection du Christ, nous enlève la peine occasionnée par l'absence temporaire de nos proches, et c'est pour cela que, selon le métropolite Antoine de Souroge, nous devons « avec foi, espoir, et vérité pascale nous tenir devant le tombeau de nos disparus ».
Rédigé par Vladimir GOLOVANOW le 10 Mai 2016 à 12:38 | 5 commentaires | Permalien

La Vierge d'Iverie ( Iverskaya )
un texte de Xenia KRIVOCHEINE

Les fidèles de la paroisse des Trois Docteurs, diocèse de Chersonèse, patriarcat de Moscou, se rendent régulièrement en pèlerinage dans les lieux saints de France.

Une icône miraculeuse de la Vierge d'Iverie se trouve par la grâce de Dieu dans cette église. Des émigrés russes en France ont réussi à sauver cette icône qui risquait de disparaître irrémédiablement dans une brocante parisienne. A.N. Pavlov, un émigré natif de Moscou, remarqua en 1930 une grande icône dans la vitrine d'un « bric à brac ». Il entra dans l'échoppe et reconnut immédiatement la Vierge Iverskaya.

Pavlov questionna le commerçant afin de connaître la provenance de l'icône. Il apprit que l'objet avait été emporté de Moscou en 1812 par un officier français et que les descendants de ce militaire souhaitaient maintenant le vendre. La nouvelle fit rapidement le tour de la colonie russe de Paris et en fut perçue plus que comme un signe particulier mais comme un véritable miracle!

Nous savons que les soldats de Napoléon qui pillèrent en 1812 la capitale russe ne firent pas exception pour les églises. De grandes quantités d'objets en or et en argent furent volées dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin. L'icône de la Vierge d'Iverie disparut de la chapelle érigée en son honneur à Moscou. Une copie fidèle en fut peinte en 1852 et c'est cette copie qui fut vénérée dans la chapelle Iverskaya jusqu'à la révolution de 1917.
Rédigé par Xenia KRIVOCHEINE le 3 Mai 2016 à 09:51 | 20 commentaires | Permalien

Message pascal du Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie
Message pascal du Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et à tous les fidèles enfants de l’Église orthodoxe russe

Voyez quelle manifestation d’amour le Père nous a donnée pour que nous soyons appelés enfants de Dieu.
(I Jn 3, 1)



Éminences, vénérables prêtres et diacres, moines et moniales aimant Dieu, chers frères et sœurs,

LE CHRIST EST RESSUSCITÉ !


Mes bien-aimés, je vous salue tous de ces mots joyeux et vivifiants, vous congratulant à l’occasion de la Pâque grande et salutaire.

L’Église appelle ce saint jour fête des fêtes et solennité des solennités par la voix d’un des docteurs universels, saint Grégoire le Théologien. Ces expressions contiennent un sens spirituel profond car « Pâque surpasse toutes les solennités, non seulement humaines et terrestres, mais même celles du Christ et celles célébrées pour le Christ, d’aussi loin que le soleil surpasse les étoiles. » La glorieuse Résurrection du Seigneur Jésus, cet évènement central dans l’histoire du salut du genre humain, constitue le sens même, l’essence profonde de notre foi, le cœur et la force du message chrétien au monde. En ces jours, notre prédication toute entière est contenue en trois mots. « Christ est ressuscité ! Lorsque j’ai dit ceci, que puis-je dire de plus ? Tout est dit ! » s’exclame saint Philarète, métropolite de Moscou (Homélie du jour de Pâques, 18 avril 1826).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Avril 2016 à 14:36 | 0 commentaire | Permalien

Dimanche des Rameaux!
Tropaire

AVANT TA PASSION, TU NOUS AS DONNÉ FOI EN LA RÉSURRECTION DE TOUS,

TU AS RESSUCITÉ LAZARE DES MORTS, Ô CHRIST DIEU.AUSSI COMME LES ENFANTS, PORTANT LES SYMBOLES DE TA VICTOIRE, NOUS TE CHANTONS COMME AU VAINQUEUR DE LA MORT :"HOSANNA AU PLUS HAUT DES CIEUX,BÉNI SOIT CELUI QUI VIENT AU NOM DU SEIGNEUR".

COMMENTAIRE LITURGIQUE DU DEBUT DE LA SEMAINE SAINTE (du samedi de Lazare au Mercredi saint)

Evangile de la Liturgie (Jean 12, 1-18)

Six jours avant la Pâque, Jésus arriva à Béthanie, où était Lazare, qu'il avait ressuscité des morts. Là, on lui fit un souper; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.

Marie, ayant pris une livre d'un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum. Un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer, dit: Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers, pour les donner aux pauvres? Il disait cela, non qu'il se mît en peine des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que, tenant la bourse, il prenait ce qu'on y mettait.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 24 Avril 2016 à 09:00 | 23 commentaires | Permalien

Les quarante Saints Martyrs de Sébaste  (✝ 320)
Quarante soldats romains refusent d’offrir des sacrifices aux idoles et se déclarent chrétiens. Ils sont exposés, nus, sur le lac gelé de Sébaste, en Petite Arménie.

Ils étaient quarante militaires de la XIIe légion, Fulminata (la Fulminante), cantonnée à Sébaste en Petite-Arménie, lorsque l'empereur Licinius ordonna à toute l'armée de renouveler son serment de fidélité en sacrifiant aux dieux. Saint Vivien et les martyrs de Sébaste, paroisse de Pouilly.

Ces quarante soldats se déclarèrent chrétiens et ils furent condamnés à être jetés, nus, sur un étang gelé et à mourir de froid, lentement, alors qu'au bord de l'étang des thermes bien chauffés tentaient de les séduire. Un seul apostasia et fut immédiatement remplacé par le gardien des thermes, impressionné par leur courage.

Au matin, ceux qui étaient encore en vie, furent tués à coups de barres de fer. Leurs reliques furent tout de suite l'objet d'un culte très populaire.

Cette icône est datée et signée du nom d’un artiste inconnu, Nikitarea.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Mars 2016 à 08:10 | 0 commentaire | Permalien

Dimanche du Triomphe de l'Orthodoxie
Ce premier Dimanche de Carême, nous faisons mémoire du rétablissement des Saintes Icônes advenu sous le règne de Michel, empereur de Constantinople, et de sa mère Théodora, d'éternelle mémoire, et sous le pontificat du Saint Patriarche et Confesseur Méthode.

Les Icônes jadis avaient été bannies :
j'exulte quand je vois leur culte rétabli.

Lorsque Léon l'Isaurien, d'artisan et d'ânier qu'il était, prit le sceptre de l'empire, par concession de Dieu, le Patriarche Germain, qui tenait alors le gouvernail de l'Eglise, fut aussitôt appelé par lui pour s'entendre dire : « A ce qui me semble, Monseigneur, les Saintes Images ne diffèrent en rien des idoles ; ordonne donc qu'elles soient rapidement enlevées. Si elles représentent vraiment les Saints, qu'elles soient mises plus haut, afin que les pécheurs que nous sommes ne les souillent pas constamment de leurs baisers. » Le Patriarche, cherchant à détourner l'empereur d'une telle aversion, lui dit : « Sire, ne te fâche pas, mais qui entendons-nous parler contre les Saintes "Icônes"? quelqu'un qui porte le nom de "Conon"! » Et lui : « Oui, c'est ainsi que j'étais appelé, quand j'étais enfant. » Comme le Patriarche ne se laissait pas convaincre de se ranger à l'avis de l'empereur, celui-ci l'exila et mit à sa place Anastase, qui partageait ses idées. Et c'est ainsi que fut déclarée la guerre contre les Saintes Icônes. Suite
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 20 Mars 2016 à 10:05 | 12 commentaires | Permalien

TRIODE
"Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion. Aux saules de ses vallées nous avions suspendu nos harpes. Car là, ceux qui nous tenaient captifs nous demandaient des hymnes et des cantiques, nos oppresseurs , des chants joyeux: «Chantez-nous un cantique de Sion!» Comment chanterions-nous le cantique de Yahweh, sur la terre de l'étranger?Si jamais je t'oublie, Jérusalem; que ma droite oublie de se mouvoir!...

Que ma langue s'attache à mon palais, si je cesse de penser à toi, si je ne mets pas Jérusalem au premier rang de mes joies! Souviens-toi, Yahweh, des enfants d'Edom; quand au jour de Jérusalem, ils disaient: «Détruisez, détruisez-la, jusqu'en ses fondements!» Fille de Babylone, vouée à la ruine, heureux celui qui te rendra le mal que tu nous as fait! Heureux celui qui saisira et brisera tes petits enfants contre la pierre! "


Psaume 137 chanté aux matines des trois dimanches préparatoires après le polyeleos

Le « Triode » et son temps

Nous sommes entrés dans la période du Triode qui va nous conduire vers Pâques. Le Triode, ou période pré-pascale, est l’une des trois grandes périodes de l’année liturgique qui se place entre celle de l’Octoèque (la plus longue, qui recouvre toute l'années du cycle fixe) et celle du Penticostaire (huit semaines depuis les Pâques).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Février 2016 à 22:52 | 0 commentaire | Permalien

 Semaine du Pharisien et du Publicain
Synaxe des saints Néomartyrs et Confesseurs de Russie
Commémoration de tous les défunts décédés pendant les années de persécutions antichrétiennes

Hymnographie]b
Stichères au Lucernaire des vêpres (ton 1):

Frères, ne prions pas comme le Pharisien
Car celui qui s'élève lui-même sera abaissé
Humilions nous devant Dieu
appelant dans le jeûne comme le Publicain
Dieu, pardonne nous qui avons péché.

Le Pharisien vaincu par la vanité
et le Publicain courbé sous le repentir
s'approchèrent de Toi le seul Maître
L'un qui se glorifiait fut privé des biens
Mais l'autre qui n'osait parler fut digne des dons
Dans ces gémissements affermis-moi
Christ Dieu qui aimes l'homme.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Février 2016 à 09:22 | 1 commentaire | Permalien

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