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EXCUSE ET PARDON
10. N'ayez point de disputes ou terminez-les au plus tôt; que la colère ne devienne pas de la haine, le simple fétu, une poutre énorme et l'âme homicide; car il est écrit . « Celui qui hait son frère est homicide (1). »
Quiconque en outrageant, en maudissant ou même en imputant un crime, a blessé quelqu'un, doit s'empresser de réparer au plus tôt le mal qu'il a fait, et celui qui a été blessé pardonner sans discussion.
S'ils se sont blessés mutuellement, mutuellement ils doivent se pardonner, comme vous y obligent ces prières que vous devez faire d'autant plus saintement que vous les répétez plus souvent.
Mieux vaut celui qui souvent tenté de colère, s'empresse de demander pardon à celui qu'il reconnaît avoir offensé, que cet autre qui plus lent à se fâcher, est aussi plus lent à s'excuser. Celui qui ne veut point pardonner à son frère ne doit pas espérer d'être exaucé dans sa prière, et celui qui ne veut jamais demander pardon ou qui ne le demande pas sincèrement, n'a aucune raison de demeurer dans le monastère, quoiqu'on ne l'en chasse pas.
Evitez donc entre vous les paroles amères, et s'il en échappe à votre bouche, que votre bouche s'empresse de guérir la blessure qu'elle a faite. Quand, pour la correction des mœurs, la nécessité de la règle vous pousse à dire des paroles dures, eussiez-vous excédé dans le mode, on n'exige pas que vous demandiez pardon à ceux qui vous sont soumis, dans la crainte qu'en donnant trop à l'humilité, vous ne rompiez auprès d'eux le lien de l'autorité.
10. N'ayez point de disputes ou terminez-les au plus tôt; que la colère ne devienne pas de la haine, le simple fétu, une poutre énorme et l'âme homicide; car il est écrit . « Celui qui hait son frère est homicide (1). »
Quiconque en outrageant, en maudissant ou même en imputant un crime, a blessé quelqu'un, doit s'empresser de réparer au plus tôt le mal qu'il a fait, et celui qui a été blessé pardonner sans discussion.
S'ils se sont blessés mutuellement, mutuellement ils doivent se pardonner, comme vous y obligent ces prières que vous devez faire d'autant plus saintement que vous les répétez plus souvent.
Mieux vaut celui qui souvent tenté de colère, s'empresse de demander pardon à celui qu'il reconnaît avoir offensé, que cet autre qui plus lent à se fâcher, est aussi plus lent à s'excuser. Celui qui ne veut point pardonner à son frère ne doit pas espérer d'être exaucé dans sa prière, et celui qui ne veut jamais demander pardon ou qui ne le demande pas sincèrement, n'a aucune raison de demeurer dans le monastère, quoiqu'on ne l'en chasse pas.
Evitez donc entre vous les paroles amères, et s'il en échappe à votre bouche, que votre bouche s'empresse de guérir la blessure qu'elle a faite. Quand, pour la correction des mœurs, la nécessité de la règle vous pousse à dire des paroles dures, eussiez-vous excédé dans le mode, on n'exige pas que vous demandiez pardon à ceux qui vous sont soumis, dans la crainte qu'en donnant trop à l'humilité, vous ne rompiez auprès d'eux le lien de l'autorité.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Janvier 2010 à 21:17
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Permalien
La Fédération de Russie participera à l’appel d’offres pour l’achat d’un terrain dans la capitale française afin d’y faire construire une cathédrale orthodoxe. M. Victor Khrekov, secrétaire de presse de responsable de l’Administration présidentielle, a déclaré que son Administration agissant au nom de la Fédération de Russie a, conformément à une décision adoptée en Conseil des ministres, participe à l’appel d’offres public en vue d’acquérir un terrain dans le centre de Paris.
Si la Fédération emportait cette appel d’offres une cathédrale ainsi qu’un centre religieux et culturel russes seraient construits sur ce terrain.
Si la Fédération emportait cette appel d’offres une cathédrale ainsi qu’un centre religieux et culturel russes seraient construits sur ce terrain.
Nous espérions que les autorités religieuses allaient élever le débat. Malheureusement c'est plutôt le contraire qui se passe: Orthodoxie.com publie un commentaire du p. Jean Gueit radiodiffusée sur RCF Côte d'Azur. Il ne peut que nous plonger dans une profonde affliction. Le p. Jean ne propose aucune ouverture et continue à consacrer l'essentiel du discours au plan séculier en "aménageant" la réalité à sa façon:
* Quand il décrit le financement de la cathédrale, il omet le terrain, alors que c'est la base du bail emphytéotique (mise à disposition gratuite du terrain pour 99 ans pour une construction qui revient au propriétaire à la fin du bail) sur lequel s'est fondée la cour.
* Il conteste la décision de justice (c'est contraire au droit français qu'il cite lui même), insinue que la cour a subi des pressions, prétend qu'il n'y a pas eu débat alors que les avocats ont effectivement plaidé.
* Il utilise l'étrange argument qu'un lieu de culte en France ne peut appartenir à un état, alors que la majorité des églises françaises appartiennent à l'état ou aux communes.
* Quand il décrit le financement de la cathédrale, il omet le terrain, alors que c'est la base du bail emphytéotique (mise à disposition gratuite du terrain pour 99 ans pour une construction qui revient au propriétaire à la fin du bail) sur lequel s'est fondée la cour.
* Il conteste la décision de justice (c'est contraire au droit français qu'il cite lui même), insinue que la cour a subi des pressions, prétend qu'il n'y a pas eu débat alors que les avocats ont effectivement plaidé.
* Il utilise l'étrange argument qu'un lieu de culte en France ne peut appartenir à un état, alors que la majorité des églises françaises appartiennent à l'état ou aux communes.
Mgr Hilarion, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a proposé à M. John Byerly, ambassadeur des Etats-Unis en Russie, la participation de l’Eglise à l’élaboration du rapport annuel sur la liberté de conscience dans le monde. Selon Mgr Hilarion l’Eglise Russe pourrait présenter des données qui seraient utiles à la rédaction de ce rapport. Cela le rendrait plus objectif.
Mgr Hilarion a rappelé que ce document évolue vers plus d’objectivité ces dernières années.
Mgr Hilarion a rappelé que ce document évolue vers plus d’objectivité ces dernières années.
Vladimir Legoyda, responsable du service « Communications » du Saint Synode, estime qu’il ne serait pas opportun de faire traduire les textes liturgiques orthodoxes en russe moderne. L’expérience de la venue à l’Eglise de nos contemporains montre que la majorité de ceux qui se mettent à assister fréquemment aux offices apprennent à comprendre le slavon d’église ainsi que l’ordo. V.Legoyda est tombé sur la traduction en russe moderne du premier verset du premier Psaume « Heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies ». Cela donnait : « Un homme bien est un homme qui n’assiste pas aux réunions des hommes mauvais ». Que peut-on en dire ? La langue des offices doit certes être compréhensible, les fidèles doivent pouvoir s’imprégner des saintes Ecritures.
De très nombreux livres bilingues (slavon-russe) ainsi que des catéchismes ont été publiés ces dernières années en Russie. Des cours de catéchisation sont organisés dans les paroisses.
Texte en russe" Argoumenti i faktie"
De très nombreux livres bilingues (slavon-russe) ainsi que des catéchismes ont été publiés ces dernières années en Russie. Des cours de catéchisation sont organisés dans les paroisses.
Texte en russe" Argoumenti i faktie"
Des parlementaires du Conseil de l'Europe ont critiqué jeudi la Cour européenne des droits de l'Homme qui a condamné en novembre l'Italie pour la présence de crucifix dans les écoles.
Dans une déclaration écrite, vingt-sept membres de l'Assemblée parlementaire (APCE) estiment que cette décision est "politique" et "excède en cela les compétences de la Cour".
"Nous nous inquiétons de la manière dont cette décision affectera les droits des pays dotés d'une religion d'Etat d'afficher des symboles religieux dans les espaces publics", écrivent les signataires.
Dans une déclaration écrite, vingt-sept membres de l'Assemblée parlementaire (APCE) estiment que cette décision est "politique" et "excède en cela les compétences de la Cour".
"Nous nous inquiétons de la manière dont cette décision affectera les droits des pays dotés d'une religion d'Etat d'afficher des symboles religieux dans les espaces publics", écrivent les signataires.
Le nouveau patriarche de l'Eglise orthodoxe serbe, Irinej, a tendu la main jeudi en direction du Vatican, proposant une grande rencontre oecuménique en 2013 en Serbie.
S'exprimant lors de sa première conférence de presse depuis son élection vendredi dernier, le patriarche Irinej a proposé que cette rencontre se tienne à Nis, dans le sud de la Serbie, à l'occasion du 1700-ème anniversaire de l'édit de Milan (313), aux termes duquel l'empereur Constantin reconnut officiellement la religion chrétienne dans l'empire romain.
Un tel anniversaire à Nis, la ville natale de l'empereur Constantin, "sera peut-être l'occasion pour nos Eglises d'établir un premier contact et, avec un peu de chance, de poursuivre ces contacts et de prendre une nouvelle voie", a déclaré le patriarche.
"Cette nouvelle voie serait chrétienne et sincère avec le souhait de constituer une seule Eglise du Christ", a-t-il ajouté.
S'exprimant lors de sa première conférence de presse depuis son élection vendredi dernier, le patriarche Irinej a proposé que cette rencontre se tienne à Nis, dans le sud de la Serbie, à l'occasion du 1700-ème anniversaire de l'édit de Milan (313), aux termes duquel l'empereur Constantin reconnut officiellement la religion chrétienne dans l'empire romain.
Un tel anniversaire à Nis, la ville natale de l'empereur Constantin, "sera peut-être l'occasion pour nos Eglises d'établir un premier contact et, avec un peu de chance, de poursuivre ces contacts et de prendre une nouvelle voie", a déclaré le patriarche.
"Cette nouvelle voie serait chrétienne et sincère avec le souhait de constituer une seule Eglise du Christ", a-t-il ajouté.
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a insisté sur les racines chrétiennes de l'Europe, ce qui est une belle avancée par rapport aux textes et discours précédents, mais il a oublié l'Orthodoxie …
Le discours intégral de Van Rompuy à l'Alliance française
AP
« Les deux premiers moments d'unification européenne ont été, d'abord, la Chrétienté latine du Moyen-Age, puis la République des Lettres du 18e siècle », a-t-il affirmé.
« Du 12e au 15e siècle, la chrétienté latine était unie religieusement et donc culturellement. Partout en Europe, la foi chrétienne structurait la vie quotidienne. Pensez aux prêtres qui célébraient la même liturgie dans la même langue (…). Partout, les gens de culture utilisaient le Latin et disposaient des mêmes références intellectuelles. (…) Partout, les écoles et les universités avaient le même programme. Partout, dans les arts plastiques, la tapisserie et la peinture, l'inspiration venait des mêmes modèles », a-t-il détaillé.
Le discours intégral de Van Rompuy à l'Alliance française
AP
« Les deux premiers moments d'unification européenne ont été, d'abord, la Chrétienté latine du Moyen-Age, puis la République des Lettres du 18e siècle », a-t-il affirmé.
« Du 12e au 15e siècle, la chrétienté latine était unie religieusement et donc culturellement. Partout en Europe, la foi chrétienne structurait la vie quotidienne. Pensez aux prêtres qui célébraient la même liturgie dans la même langue (…). Partout, les gens de culture utilisaient le Latin et disposaient des mêmes références intellectuelles. (…) Partout, les écoles et les universités avaient le même programme. Partout, dans les arts plastiques, la tapisserie et la peinture, l'inspiration venait des mêmes modèles », a-t-il détaillé.
"Ejednevny Journal"
Un article de Nikita Krivochéine
Et le calendrier et le cours de ce que l’on appelle « le temps » sont différents pour l’Église de ce qu’ils sont pour le commun des incroyants : ce n’est donc pas pécher que de ne pas respecter le décompte des mois par douzaines. Ce décompte « pas très canonique » est d’autant plus pratique que de nombreux événements ont eu lieu en janvier, aux alentours du Nouvel An grégorien.
Il y a une semaine, à l’église de la Mère de Dieu du Signe, les Parisiens étaient invités à écouter l’archiprêtre Georges Mitrofanov parler de son livre La Tragédie de la Russie – Sujets « interdits » du xxe siècle. Bien que cet événement ait été annoncé à l’avance, on vérifia le principe « beaucoup d’appelés… ». Peut-être que là est la preuve de ce qu’il y a toujours une distance entre la métropole et les déjà plus très jeunes petits-enfants des émigrants qui avaient une conscience russe. Malgré la chute du rideau de fer, la possibilité que les émigrants ont depuis de se rendre fréquemment en Russie, il y a beaucoup d’aberrations dans la perception de ce pays, ils ressemblent aux Québécois qui ne cessent de maugréer contre la France : rien n’est semblable à l’original « d’alors ». Qu’est-ce qui pourrait encore être semblable ? Les Français émigrés au Québec vivent séparés de la métropole depuis plus de trois siècles ! Pour les Russes la séparation a été moins longue, mais la rupture avec le milieu ambiant a été beaucoup plus douloureuse.
Et pourtant au petit groupe qui l’a applaudi le père Georges a annoncé que les Russes n’ont pas non plus une conscience suffisante de ce qui se passe dans leur pays. Par exemple, dans leur réflexion sur la chute, presque sans effusion de sang, des Soviets et la répression des mouvements de protestation en 1991 et 1993. Selon son interprétation, cette variante de contre-révolution « soft » n’est pas vraiment une contre-révolution, mais la manifestation d’une fatigue et d’une indifférence nationales.
Un article de Nikita Krivochéine
Et le calendrier et le cours de ce que l’on appelle « le temps » sont différents pour l’Église de ce qu’ils sont pour le commun des incroyants : ce n’est donc pas pécher que de ne pas respecter le décompte des mois par douzaines. Ce décompte « pas très canonique » est d’autant plus pratique que de nombreux événements ont eu lieu en janvier, aux alentours du Nouvel An grégorien.
Il y a une semaine, à l’église de la Mère de Dieu du Signe, les Parisiens étaient invités à écouter l’archiprêtre Georges Mitrofanov parler de son livre La Tragédie de la Russie – Sujets « interdits » du xxe siècle. Bien que cet événement ait été annoncé à l’avance, on vérifia le principe « beaucoup d’appelés… ». Peut-être que là est la preuve de ce qu’il y a toujours une distance entre la métropole et les déjà plus très jeunes petits-enfants des émigrants qui avaient une conscience russe. Malgré la chute du rideau de fer, la possibilité que les émigrants ont depuis de se rendre fréquemment en Russie, il y a beaucoup d’aberrations dans la perception de ce pays, ils ressemblent aux Québécois qui ne cessent de maugréer contre la France : rien n’est semblable à l’original « d’alors ». Qu’est-ce qui pourrait encore être semblable ? Les Français émigrés au Québec vivent séparés de la métropole depuis plus de trois siècles ! Pour les Russes la séparation a été moins longue, mais la rupture avec le milieu ambiant a été beaucoup plus douloureuse.
Et pourtant au petit groupe qui l’a applaudi le père Georges a annoncé que les Russes n’ont pas non plus une conscience suffisante de ce qui se passe dans leur pays. Par exemple, dans leur réflexion sur la chute, presque sans effusion de sang, des Soviets et la répression des mouvements de protestation en 1991 et 1993. Selon son interprétation, cette variante de contre-révolution « soft » n’est pas vraiment une contre-révolution, mais la manifestation d’une fatigue et d’une indifférence nationales.
Interfax.
Des centaines de cosaques se sont réunis dans la cathédrale du monastère de la Vierge du Don, à Moscou, où un office funèbre a été célébré à la mémoire des victimes de la terreur communiste. L’office a été dit par Mgr Cyrille, évêque de Pavlovo-Possad. « Nous récoltons,- à dit Mgr Cyrille,- les fruits de notre asservissement à un régime athée. Cependant la présence à cet office de très nombreux jeunes nous fait espérer le renaissance de l’Eglise en Russie ».
La date de cette cérémonie a été choisie en souvenir su 24 janvier 1919 quand avait signée la directive secrète du Comité Central prescrivant au Commissariat de l’agriculture de prendre des mesures en vue d’organiser la migration massive de paysans pauvres dans les terres cosaques. La directive était signée par Yakov Sverdlov
( Cf."La mort du dernier tsar: la fin d'un mystère" Par Nicolas Ross)
Des centaines de cosaques se sont réunis dans la cathédrale du monastère de la Vierge du Don, à Moscou, où un office funèbre a été célébré à la mémoire des victimes de la terreur communiste. L’office a été dit par Mgr Cyrille, évêque de Pavlovo-Possad. « Nous récoltons,- à dit Mgr Cyrille,- les fruits de notre asservissement à un régime athée. Cependant la présence à cet office de très nombreux jeunes nous fait espérer le renaissance de l’Eglise en Russie ».
La date de cette cérémonie a été choisie en souvenir su 24 janvier 1919 quand avait signée la directive secrète du Comité Central prescrivant au Commissariat de l’agriculture de prendre des mesures en vue d’organiser la migration massive de paysans pauvres dans les terres cosaques. La directive était signée par Yakov Sverdlov
( Cf."La mort du dernier tsar: la fin d'un mystère" Par Nicolas Ross)
Voici un extrait du long article publié par l’hebdomadaire américain « Times » :
« La communauté orthodoxe de Nice n’a pas, dans un avenir prévisible, l’intention de revenir sous l’omophore du Patriarcat de Moscou. Le recteur de la cathédrale Saint Nicolas, l’archiprêtre Jean Gueit, a déclaré que sa communauté a l’intention d’abandonner la juridiction du patriarcat de Constantinople. Lorsque cela se produira ce nouveau « mouvement des non-alignés » attirera d’autres communautés.
Ceci indépendamment de l’avenir de la cathédrale.
« Times » Suite
« La communauté orthodoxe de Nice n’a pas, dans un avenir prévisible, l’intention de revenir sous l’omophore du Patriarcat de Moscou. Le recteur de la cathédrale Saint Nicolas, l’archiprêtre Jean Gueit, a déclaré que sa communauté a l’intention d’abandonner la juridiction du patriarcat de Constantinople. Lorsque cela se produira ce nouveau « mouvement des non-alignés » attirera d’autres communautés.
Ceci indépendamment de l’avenir de la cathédrale.
« Times » Suite
Revue « Foma »
Les contes populaires russes – que d’émotions y trouvons nous…
Des images nous reviennent en mémoire : la grenouille couleur d’émeraude et son aigrette scintillante, le tsarévitch Ivan, coiffé de sa haute chapka en maroquin, frayant son chemin dans une forêt touffue, la noire isba enfumée de la sorcière Baba Yaga.
Ces images, chères à notre enfance, font surgir les noms de leurs auteurs dans nos mémoires : Victor Vasnetzov, Ivan Bilibine, Igor Ershov. Il est inutile de présenter Vasnetzov et Bilibine, ces grands maîtres du siècle d’argent russe, leur stature est mondiale. Il en est de même pour Igor Ivanovitch Ershov (1916-1985), qui fut leur élève et leur disciple.
Le peintre Xénia Krivochéine, la fille de ce dernier, qui fut aussi son amie et son co-auteur, nous parle du souvenir de son père.
Igor Ivanovitch grandit dans un milieu étonnant. Ses parents Ivan Ershov et Sophie Akimova étaient des chanteurs d’opéra célèbres à Saint-Pétersbourg, puis à Leningrad. Leurs amis étaient Boris Koustodiev et Ilia Repine. Ils correspondaient avec Saint-Saëns et Cosima Wagner. Le poète Alexandre Blok, leur voisin, était un grand admirateur du talent de mon grand-père…Dans notre famille la musique était reine, se souvient Xenia Krivochéine:Rimsky-Korsakov, Prokofiev, Wagner. La poésie épique de « L’anneau du Nibelung » était aimée autant que « La ville de Kitej » et « Les contes d’Hoffman »
C’est dans cette atmosphère de contes de fées, au sens propre de ce mot, que fut éduqué mon père. Le souvenir de cette sensation de mystère attaché à notre immense appartement familial resurgit de mon enfance. Tous les murs des chambres et des corridors étaient couverts de photographies de mes grands-parents en scène. Il y avait aussi des sculptures et des tableaux de Koustodiev (il faisait des modelages et dessinait souvent mon grand-père). Il y avait des dessins de Repine et des esquisses de costumes de Benoît pour les cycles de Wagner. Nous avions deux pianos dans cet appartement, des armoires remplies de musiques, et des quantités d’étagères chargées de livres qui s’élevaient jusqu’au plafond. Même sur nos canapés et nos fauteuils traînaient des fourrures, des épées, le bouclier de Siegfried, la cithare de Sadko et de nombreuses boîtes de fard de scène, sans oublier les miroirs aux formes et aux dimensions les plus diverses.
Les contes populaires russes – que d’émotions y trouvons nous…
Des images nous reviennent en mémoire : la grenouille couleur d’émeraude et son aigrette scintillante, le tsarévitch Ivan, coiffé de sa haute chapka en maroquin, frayant son chemin dans une forêt touffue, la noire isba enfumée de la sorcière Baba Yaga.
Ces images, chères à notre enfance, font surgir les noms de leurs auteurs dans nos mémoires : Victor Vasnetzov, Ivan Bilibine, Igor Ershov. Il est inutile de présenter Vasnetzov et Bilibine, ces grands maîtres du siècle d’argent russe, leur stature est mondiale. Il en est de même pour Igor Ivanovitch Ershov (1916-1985), qui fut leur élève et leur disciple.
Le peintre Xénia Krivochéine, la fille de ce dernier, qui fut aussi son amie et son co-auteur, nous parle du souvenir de son père.
Igor Ivanovitch grandit dans un milieu étonnant. Ses parents Ivan Ershov et Sophie Akimova étaient des chanteurs d’opéra célèbres à Saint-Pétersbourg, puis à Leningrad. Leurs amis étaient Boris Koustodiev et Ilia Repine. Ils correspondaient avec Saint-Saëns et Cosima Wagner. Le poète Alexandre Blok, leur voisin, était un grand admirateur du talent de mon grand-père…Dans notre famille la musique était reine, se souvient Xenia Krivochéine:Rimsky-Korsakov, Prokofiev, Wagner. La poésie épique de « L’anneau du Nibelung » était aimée autant que « La ville de Kitej » et « Les contes d’Hoffman »
C’est dans cette atmosphère de contes de fées, au sens propre de ce mot, que fut éduqué mon père. Le souvenir de cette sensation de mystère attaché à notre immense appartement familial resurgit de mon enfance. Tous les murs des chambres et des corridors étaient couverts de photographies de mes grands-parents en scène. Il y avait aussi des sculptures et des tableaux de Koustodiev (il faisait des modelages et dessinait souvent mon grand-père). Il y avait des dessins de Repine et des esquisses de costumes de Benoît pour les cycles de Wagner. Nous avions deux pianos dans cet appartement, des armoires remplies de musiques, et des quantités d’étagères chargées de livres qui s’élevaient jusqu’au plafond. Même sur nos canapés et nos fauteuils traînaient des fourrures, des épées, le bouclier de Siegfried, la cithare de Sadko et de nombreuses boîtes de fard de scène, sans oublier les miroirs aux formes et aux dimensions les plus diverses.
La communauté orthodoxe de Brême projette la construction d’une église dont l’architecture sera conforme à la tradition architecturale russe. Les coupoles en seront en forme « d’oignon ». Un iconographe russe se chargera de la décoration de cette nouvelle église.
Ce projet, le premier du genre en Allemagne depuis 100 ans, a été élaboré par l’architecte Joachim Kammler.
Un centre culturel russe sera construit à proximité de l’église. Des démarches sont actuellement en cours en vue d’obtenir un permis de construire.
Ce projet, le premier du genre en Allemagne depuis 100 ans, a été élaboré par l’architecte Joachim Kammler.
Un centre culturel russe sera construit à proximité de l’église. Des démarches sont actuellement en cours en vue d’obtenir un permis de construire.
Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe a désigné vendredi l’évêque Irinej de Nis nouveau patriarche de Serbie. Un choix d’ouverture pour une Église souvent taxée de nationalisme et tentée par le repli identitaire
Lové dans un vallon boisé, à l’écart du centre-ville de Belgrade, le monastère orthodoxe de Rakovica est devenu un lieu de mémoire pour des centaines de Serbes. C’est dans ce paisible sanctuaire du XIVe siècle que le patriarche Pavle, décédé le 15 novembre à l’âge de 95 ans, avait souhaité reposer, fidèle à sa réputation d’ascète.
Lové dans un vallon boisé, à l’écart du centre-ville de Belgrade, le monastère orthodoxe de Rakovica est devenu un lieu de mémoire pour des centaines de Serbes. C’est dans ce paisible sanctuaire du XIVe siècle que le patriarche Pavle, décédé le 15 novembre à l’âge de 95 ans, avait souhaité reposer, fidèle à sa réputation d’ascète.
L’Eglise russe prévient du danger qui consiste à voir des miracles et des signes dans les phénomènes de la nature. Mgr Mercure, évêque de Zaraïsk, responsable du Département de l’instruction religieuse et de la catéchisation du P.M., a raconté au cours d’une conférence de presse tenue à Moscou le cas d’un village dont les habitants auraient vu « l’image de la Vierge sur la coupe d’un tronc d’arbre ». La nouvelle se propagea rapidement, de très nombreux pèlerins venaient s’incliner devant ce tronc d’arbre. Les gens disaient « la Vierge est apparue sur un poirier ».
Nos gens éprouvent le besoin de voir la Vierge sur un tronc d’arbre scié, c’est un désir qui peut être compris. Mais n’ont-ils pas réfléchi au fait que, et ceci quotidiennement, la divine liturgie est dite dans nos églises, le Seigneur y est présent dans Sa chair et Son san
Nos gens éprouvent le besoin de voir la Vierge sur un tronc d’arbre scié, c’est un désir qui peut être compris. Mais n’ont-ils pas réfléchi au fait que, et ceci quotidiennement, la divine liturgie est dite dans nos églises, le Seigneur y est présent dans Sa chair et Son san
L'Eglise orthodoxe serbe vient d'élire Mgr Irénée (Gavrilović), évêque de Nis, comme nouveau patriarche serbe. Les 45 évêques constituant l'assemblée électorale de l'Église orthodoxe serbe ont désigné ce matin trois évêques candidats : Mgr Amphiloque, métropolite du Montenégro, Mgr Irénée de Backa et Mgr Irénée de Nis. Ce dernier a été choisi par tirage au sort. Mgr Irénée a été pendant 35 ans l'évêque du diocèse de Nis. Baptisé Miroslav, il est né en 1930 à Vidovo, près de Cacak (Serbie), et après avoir terminé ses études secondaires au lycée de Cacak, il s'est inscrit au séminaire de Prizren et a accompli ses études supérieures à la faculté de théologie de Belgrade. Avant de devenir professeur au séminaire de Prizren en 1959, il est tonsuré moine et ordonné prêtre, prenant le nom monastique d'Irénée. Après quelques années passées à Athènes pour ses études doctorales, il est nommé en 1969 à la tête de l'école monastique du monastère d'Ostrog, pour ensuite être désigné recteur du séminaire de Prizren.
Nous apprenons de source fiable que le conseil juridique de l’ACOR a introduit le 22 janvier un appel de la décision rendue le 20 par le TGI de Nice .
l’ACOR s'est également réservé d'initier en référé devant le Premier Président de la Cour d’Aix en Provence une démarche en vue afin de tenter d’arrêter l’exécution provisoire. Ce référé sera éventuellement examiné dans les deux semaines qui suivraient son dépôt. Cependant, le jugement reste exécutoire
Il appartient donc à la Fédération de Russie, légitime propriétaire du terrain Tzarevitch et de la Cathédrale de fixer les modalités et les délais de la mise en œuvre du jugement.
l’ACOR s'est également réservé d'initier en référé devant le Premier Président de la Cour d’Aix en Provence une démarche en vue afin de tenter d’arrêter l’exécution provisoire. Ce référé sera éventuellement examiné dans les deux semaines qui suivraient son dépôt. Cependant, le jugement reste exécutoire
Il appartient donc à la Fédération de Russie, légitime propriétaire du terrain Tzarevitch et de la Cathédrale de fixer les modalités et les délais de la mise en œuvre du jugement.
Philarète (né Basile Drozdov en 1782) fut métropolite de Moscou de 1821 à 1867, il est mort le 19 novembre 1867.
Il fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle.
"Saint Philarète de Moscou, qui avait introduit l’usage du russe dans les séminaires, lisait d’abord Saint Grégoire de Nazianze en latin" Source: diocèse de Bordeaux
"Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification"
A lire aussi: Calendrier Orthodoxe - Fêtes et Saints de la Sainte Eglise Orthodoxe
Il fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle.
"Saint Philarète de Moscou, qui avait introduit l’usage du russe dans les séminaires, lisait d’abord Saint Grégoire de Nazianze en latin" Source: diocèse de Bordeaux
"Comme le notait le saint évêque Philarète de Moscou au XIXe s., la vraie et sainte Tradition ne consiste pas uniquement en une transmission visible et verbale des enseignements, des règles, des institutions et des rites : elle est en même temps une communication invisible et actuelle de grâce et de sanctification"
A lire aussi: Calendrier Orthodoxe - Fêtes et Saints de la Sainte Eglise Orthodoxe
Jean-Marie Guénois - Envoyé spécial à Nice
La justice française doit dire aujourd'hui si l'édifice appartient à la Fédération de Russie ou à une association cultuelle fondée par des familles fuyant le bolchevisme au début du XXe siècle. Un bras de fer judiciaire mais aussi politique, diplomatique et religieux.
Il ne lui manque que la neige. Regardez la cathédrale orthodoxe de Nice, puis fermez les yeux, et vous êtes en Russie… Rien d'étonnant, c'est l'un des joyaux de l'architecture religieuse russe, bâtie en 1903. Même la semaine dernière, quand la France était blanche de neige, Nice, unique enclave, échappait aux flocons et les bulbes torsadés et colorés de l'église, insolents, semblaient se jouer du temps.
Pourtant, vue de Moscou, cette carte météo et sa petite poche niçoise ressemblaient ce jour-là plutôt à la carte de France des albums d'Astérix ! Avec un empire, la Fédération de Russie, en conflit avec une poignée de résistants. Ce ne sont pas les redoutables Gaulois, mais des Français, de religion orthodoxe, pour une part, issus à deux ou trois générations, de l'immigration «blanche». Ils quittèrent leur patrie avec la révolution d'Octobre 1917. Leurs familles finirent par s'installer durablement dans cette cité fétiche, et favorite, de l'élite russe. L'objet du conflit ? Rien de moins que la propriété de la cathédrale ! L'association cultuelle qui utilise la cathédrale depuis 1923 récuse la volonté de la Fédération de Russie de reprendre la propriété du bâtiment. Le bail emphytéotique de 99 ans, signé le 9 janvier 1909, est pourtant arrivé à terme le 31 décembre 2007. Mais il y a désaccord frontal et sur sa validité, et son autorité juridique.
La justice française doit dire aujourd'hui si l'édifice appartient à la Fédération de Russie ou à une association cultuelle fondée par des familles fuyant le bolchevisme au début du XXe siècle. Un bras de fer judiciaire mais aussi politique, diplomatique et religieux.
Il ne lui manque que la neige. Regardez la cathédrale orthodoxe de Nice, puis fermez les yeux, et vous êtes en Russie… Rien d'étonnant, c'est l'un des joyaux de l'architecture religieuse russe, bâtie en 1903. Même la semaine dernière, quand la France était blanche de neige, Nice, unique enclave, échappait aux flocons et les bulbes torsadés et colorés de l'église, insolents, semblaient se jouer du temps.
Pourtant, vue de Moscou, cette carte météo et sa petite poche niçoise ressemblaient ce jour-là plutôt à la carte de France des albums d'Astérix ! Avec un empire, la Fédération de Russie, en conflit avec une poignée de résistants. Ce ne sont pas les redoutables Gaulois, mais des Français, de religion orthodoxe, pour une part, issus à deux ou trois générations, de l'immigration «blanche». Ils quittèrent leur patrie avec la révolution d'Octobre 1917. Leurs familles finirent par s'installer durablement dans cette cité fétiche, et favorite, de l'élite russe. L'objet du conflit ? Rien de moins que la propriété de la cathédrale ! L'association cultuelle qui utilise la cathédrale depuis 1923 récuse la volonté de la Fédération de Russie de reprendre la propriété du bâtiment. Le bail emphytéotique de 99 ans, signé le 9 janvier 1909, est pourtant arrivé à terme le 31 décembre 2007. Mais il y a désaccord frontal et sur sa validité, et son autorité juridique.
Le président russe Dmitri Medvedev a félicité Irinej, le nouveau patriarche de l'Eglise orthodoxe serbe intronisé samedi, exprimant l'espoir qu'il allait contribuer à renforcer les "liens de fraternité" entre les Russes et les Serbes. "J'espère que suivant l'exemple du (défunt) patriarche Pavle et de plusieurs autres de vos prédécesseurs, vous apporterez une contribution importante pour renforcer les liens de fraternité séculaires entre les peuples russe et serbe", a déclaré le président russe dans un message diffusé par le service de presse du Kremlin.
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