Le patriarche Cyrille estime qu’il n’existe aucun fondement canonique à la présence en Estonie d’une juridiction ecclésiale sous l’omophore du patriarcat de Constantinople.

Intervenant hier au cours d’une réunion du Conseil de rédaction de l’Encyclopédie orthodoxe le patriarche a mentionné le projet d’une édition du livre consacré par le défunt Alexis II à l’histoire de l’orthodoxie en Estonie. Il a dit: « Cet ouvrage rigoureusement scientifique montre que la présence de la foi orthodoxe dans les pays baltes résulte des activités missionnaires conduites par l’Eglise orthodoxe russe et que la culture orthodoxe dans cette région relève de la tradition russe.

Les évènements tragiques du XX siècle ont fait que pour une période assez courte l’Eglise orthodoxe d’Estonie a relevé de la juridiction du patriarche œcuménique. Cet intermède ne saurait justifier le maintien de l’orthodoxie estonienne sous l’omophore de Constantinople. Les activités des structures ecclésiales de l’Eglise de Constantinople en Estonie ne peuvent être considérées comme légitimes, canoniquement fondées et ayant des racines historiques.
Rédigé par l'équipe rédaction le 30 Avril 2010 à 13:56 | 33 commentaires | Permalien

Le site Bogoslov.ru poste un extrait du journal de P.Kovalevsky (1946 et 1949), une publication de Nicolas Ross: ICI
Pour se mettre dans l’ambiance de l’époque trouble et décisive pour l’avenir de l’Exarchat russe d’Europe occidentale du Patriarcat de Constantinople. Il s’agit de la traduction d’un extrait du Journal de Pierre Kovalevsky, daté du mercredi 29 août 1945 et tirée d’un livre à paraître prochainement.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Avril 2010 à 13:00 | 0 commentaire | Permalien

Saint Martin, pape et confesseur de la foi, mort en 655 à Chersonèse
L'Église catholique fête aujourd'hui un saint commun avec les orthodoxes: Martin, pape de Rome (+ 655), mort comme confesseur de la foi en exil à Chersonèse, en Crimée. Aujourd'hui, c'est l'archevêque de Chersonèse qui a la charge pastorale (extra-territoriale) des communautés du patriarcat de Moscou en France, Espagne, Suisse et Portugal, ainsi que, provisoirement, en Italie.

Dans le calendrier orthodoxe, saint Martin est célébré le 14 avril (27 avril selon le calendrier julien). De sa captivité à Constantinople, saint Martin écrivait: "On ne m’a pas encore donné un peu d’eau pour me laver. Je grelotte de froid, la dysenterie m'épuise. Je vomis la nourriture que je prends. En ces épreuves, Dieu qui voit tout me regarde. J’ai confiance en lui." Et puis, dans une autre lettre à ses amis: "Mes épreuves vont-elles continuer ? Aurai-je un peu de repos ? Comme il plaira au Seigneur ! Il est proche, le Seigneur, que craindrai-je ? Que, de sa puissante main, Dieu vous garde de toute tentation !"

Voici la vie de ce saint pape (proposée par le site de la Conférence des évêques de France):
Rédigé par l'équipe de rédaction le 28 Avril 2010 à 17:14 | 4 commentaires | Permalien

François-Xavier MAIGRE

Des dizaines de milliers de pèlerins sont attendus en Galice en cette année jubilaire compostellane, marquée par une visite de Benoît XVI au sanctuaire le 6 novembre 2010

Qu’est qu’une « année sainte jacquaire » ?

Chaque fois que la fête de saint Jacques (25 juillet) tombe un dimanche, l’année est déclarée « année sainte jacquaire » ou « année jubilaire compostellane ». Les pèlerins ayant atteint le sanctuaire galicien peuvent bénéficier d’une indulgence plénière, accordée par l’Église sous conditions : visiter la cathédrale Saint-Jacques ; prier aux intentions du pape ; se confesser et communier. La précédente année sainte remonte à 2004 : 200 000 personnes avaient assisté aux célébrations à Compostelle. En 1999, ils étaient 154 000. Des records d’affluence sont donc à prévoir cet été sur le Camino. ...suite "La Croix"
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Avril 2010 à 18:34 | 1 commentaire | Permalien

Service de presse du patriarcat de Moscou, le 27 avril

Dans son intervention liminaire à la séance inaugurale du Sommet des responsables religieux réuni à Bakou le patriarche de Moscou et de Russie Cyrille I a rappelé que les communautés religieuses de par le monde doivent résister à de graves menaces parmi lesquelles la volonté de certains d’évincer la religion de la vie de la société. " Ce n’est qu’avec l’ensemble des droits et des libertés qu’il est envisageable d’évincer la religion de nos vies! " dit le patriarche Cyrille. "Nombreux sont ceux dans le monde moderne, en Europe essentiellement, qui considèrent que le rapport de l’homme à Dieu serait un facteur qui freine le progrès et le développement et qu’il convient pour le bien commun de laisser dans le passé. La morale traditionnelle, le mariage en tant qu’union entre un homme et une femme, la nature sacrée de la vie humaine seraient également des concepts appartenant au passé. Si aux yeux de ces milieux la religion et la morale peuvent être tolérées dans la sphère privée elles doivent être évincées de la vie sociale.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Avril 2010 à 15:06 | 3 commentaires | Permalien

LE CHRIST EST RESSUSCITE !

La pannichida (office des défunts) du 9 ème jour sera célébrée par le Père Nestor (Sirotenko) le mardi 27 avril à 19h30 en la Cathédrale des Trois Saints Docteurs
5, rue Pétel 75015 PARIS – Métro Vaugirard.

La pannichida (office des défunts) du 40 ème jour sera célébrée par le Père Anatole Rakovitch le vendredi 28 mai à 19h00 en la cathédrale saint Alexandre Nevsky

Le Serviteur de Dieu Ygor est décédé suite à un accident le lundi 19 avril 2010 à 18h03 à l’hôpital Militaire Percy à Clamart entouré de sa famille.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Avril 2010 à 06:14 | 4 commentaires | Permalien

Nous publions ci-dessous la réaction de M. Basile de Tiesenhausen à l'article de Nikita Struve sur l'église russe de Nice, publié dans le journal SOP en son n° 347 d’avril 2010, p. 30-31.

On peut rappeler que le SOP est dirigé par M. Antoine Nivière, membre éminent et parmi les décisionnaires du Conseil de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe Occidentale (exarchat du patriarcat de Constantinople, rue Daru). Tout comme l’est M. N. Struve.
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Le titre du point de vue de N. Struve est :
« Un déni de l’oeuvre historique visant à édifier une église indépendante de toute coloration nationaliste et de toute pression venant d’un pays étranger »

J’ignorai que l’empereur Nicolas II et le gouvernement de Russie qui ont été à l’origine de la construction de la cathédrale Saint Nicolas à Nice avaient pris leur décision avec ce ferme objectif, découvert par N . Struve. Ils voyaient loin.

N. Struve écrit « L’action intentée (demande faite par le gouvernement de Russie à la justice française de faire reconnaître un bail emphytéotique que l’autre partie ne veut plus honorer) ne fait pas honneur au Patriarcat de Russie qui a été sans aucun doute à l’origine de cette tentative d’expropriation »

- D’après les documents que j’ai pu lire l’action intentée par le gouvernement russe est l’acte formel par lequel un propriétaire, qui a donné (par un acte notarié), pour une durée précise, son bien en usage à quelqu’un et veut le récupérer à l’issue du délai (et qui se trouve en face de ce quelqu’un qui à l’issue du délai ne veut plus lui rendre son bien).
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Avril 2010 à 15:42 | 8 commentaires | Permalien

Vladimir GOLOVANOW

Le résumé d'Interfax dont rend compte le post "Nous-avons-expié" dénature en grande partie l'importante homélie (texte complet sur patriarchia.ru ) prononcée par le patriarche Cyrille le dimanche 18 avril lors de la consécration de l'église basse de la Cathédrale-mémorial sur le Sang Versé / Храм-памятник на Крови /(1) de Ekaterinenbourg. Cette cathédrale est construite à l'endroit même ou fut massacrée la famille impériale et cette église basse est dédiée aux saints Néo-martyres de Russie; elle renferme une crypte située à l'emplacement exacte de la pièce ou furent fusillés les martyres impériaux et conserve des vestiges du soubassement d'origine de la "maison du martyre".

Le patriarche a commencé par affirmer: "C'était des années terribles, quand des milliers, des dizaines de milliers de personnes ont été exterminées. Ce ne fut pas seulement l'époque de l'exécution de la famille impériale, du massacre de représentants de notre peuples pris individuellement: ce fut l'époque du massacre de la Russie historique. Et ensuite, quand certains ont voulu recréer sur ce sang répandu une Russie historique, et en faire un état puissant et fort, et bien, en sacrifiant à nouveau une quantité énorme de vies humaines à ce objectif, ils ont échoué et n'ont pu atteindre leur but. Ce qu'on essayait de construire sans Dieu en réinventant la Russie historique a été anéanti pratiquement en trois jours, sans un coup de feu. En un sens, l'exécution de la famille impériale est le symbole, sanglant et terrible, de tous ces événements qui ont radicalement changé la vie de notre peuple en le faisant passer par nombres de tentations, de rêves, d'utopies, et par le sang."
Rédigé par Vladimir Golovanow le 24 Avril 2010 à 14:02 | 1 commentaire | Permalien

Les convictions se transmettent davantage par les souffrances que par le confort. La mémoire des martyrs de la famille impériale augmente la foi en Dieu et le triomphe de la vérité sur le mensonge, la trahison, le sacrilège, a déclaré le Patriarche, de Moscou et de toute la Russie Cyrille visitant samedi les lieux de la destruction par le feu et l’acide des corps de Nicolas II, des membres de sa famille et de leurs serviteurs, dans la fosse de Ganina, proche d’Ekaterinenbourg .
«Les convictions se transmettent mieux par la souffrance et la douleur que dans des conditions de confort et d’amollissement » a dit le Patriarche.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 23 Avril 2010 à 22:27 | 0 commentaire | Permalien

Nicolas ROSS : Basile Maklakov et la rue Daru
« Parlons d’orthodoxie » a récemment publié un court rappel chronologique de quelques faits marquants qui ont conditionné le statut actuel de la paroisse de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski de Paris. A ma grande surprise, cette publication à caractère purement historique a déclenché dans les cercles dirigeants de l’Archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale des réactions émotionnelles mettant en cause mes compétences, substitut bien inapproprié au débat de fond qu’on pouvait espérer de la part d’éventuels contradicteurs.

Je comprends bien que seuls certains des faits rappelés dans ma petite chronologie aient suscité cette étonnante réaction. L’un d’entre eux est sans aucun doute la référence aux pourparlers entre la paroisse de la rue Daru et l’ambassadeur de Russie à Paris Basile Maklakov, encore reconnu par les autorités françaises et en poste au printemps 1923.

conseil_daru_1.pdf Conseil Daru 1.pdf  (960.66 Ko)
conseil_daru_2.pdf Conseil Daru 2.pdf  (1.02 Mo)
conseil_daru_3.pdf Conseil Daru 3.pdf  (1.2 Mo)
conseil_daru_4.pdf Conseil Daru 4.pdf  (1.35 Mo)
conseil_daru_5.pdf Conseil Daru 5.pdf  (1.14 Mo)
conseil_daru_6.pdf Conseil Daru 6.pdf  (596.19 Ko)

Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Avril 2010 à 11:00 | 14 commentaires | Permalien

Ce texte nous a été adressé par Cathortho en tant que commentaire. Nous avons préféré en faire un post

Les articles de Georges Nivat, russophile de grand talent, sont toujours du plus grand intérêt, et l'article que nous fait connaître aujourd'hui l'équipe de rédaction ne déroge certes pas à la règle. Comme à son habitude Mr Nivat lit dans cet événement tragique et étrange les conséquences historiques profondes dont il est porteur, conséquences des plus positives puisque, comme il le démontre, il " aura sans doute des conséquences heureuses sur les rapports entre les deux frères slaves russes et polonais bien au-delà de ce qui est déjà esquissé. " Et cela, comme l'induit le titre de son article, pour le plus grand profit de l'Europe tout entière, une Europe qui inclut la Sainte Russie, Europe de l'Atlantique à l'Oural souhaitée par le général De Gaulle, et que les forces atlantistes, aidées par leurs idiots utiles russophobes de notre pays, tentent et ne cesseront jamais, par tous les moyens, de tenter qu'elle ne se réalise pas.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Avril 2010 à 10:55 | 1 commentaire | Permalien

Georges Nivat - " LE TEMPS"

Georges Nivat, ancien professeur de langue et littérature russes, observe l’incroyable rapprochement entre deux frères ennemis après l’accident d’avion du président Lech Kaczinski
L’accident tragique de l’avion du président Kaczynski aura sans doute des conséquences heureuses sur les rapports entre les deux frères slaves russes et polonais bien au-delà de ce qui est déjà esquissé. Quelque chose semble inversé dans le cours orageux et souvent sanglant des relations entre les deux grands voisins, dont l’un choisit le christianisme latin, et l’autre le grec, l’un fut une monarchie républicaine soumise à l’anarchie de sa petite noblesse jusqu’aux fameux trois partages de la fin du XVIIIe siècle entre Russie, Empire autrichien et royaume de Prusse. Katyn, lieu du crime de guerre le plus monstrueux de l’histoire ordonné par Staline et son Politburo, fut un point de presque non-retour dans les relations entre les deux pays. Or Katyn vient de réconcilier les deux nations.....suite "Le Temps"
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Avril 2010 à 10:50 | 2 commentaires | Permalien

Le rôle du pape de Rome actuel dans les dialogue interconfessionnel a suscité ces dernières années de nombreuses critiques. Or, les relations entre le Vatican et l’Eglise orthodoxe russe se sont nettement améliorées sous le pontificat de Benoît XVI.

Dans une interview accordée à la radio « Deutsche Welle » M. Thomas Bremer, professeur à l’institut œcuménique de l’université de Münster, a estimé que les cinq premières années de la papauté de Joseph Ratzinger ont permis une amélioration considérable dans les relations entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe russe.

Le professeur Bremer a dit : «Ces relations laissaient vraiment à désirer au début du siècle. Nous pouvons constater un tournant vers le mieux à partir de l’élection du pape Benoît XVI. Il y a cela plusieurs raisons. N’oublions pas que Jean-Paul II était polonais et à l’époque cela ne contribuait en rien aux bonnes relations.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Avril 2010 à 11:41 | 1 commentaire | Permalien

Mgr Hilarion, métropolite de Volokolamsk, président du Département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, estime que le problème du statut canonique des Eglises d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud ne peut avoir de solution que strictement conforme au droit canon. Il a déclaré dans le cadre d’une rencontre organisée à Moscou par les jeunes orthodoxes du Caucase :

«Ce n’est que dans le respect de la canonicité que seront trouvés des réponses aux questions que pose le statut des Églises d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. L’Eglise orthodoxe russe hors frontières a été, par exemple, séparée du patriarcat de Moscou pendant près de quatre-vingt ans. Nous pouvons dire qu’il s’agissait d’un schisme et que l’EORHF n’était pas pendant cette période une entité ecclésiale canonique.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Avril 2010 à 10:24 | 31 commentaires | Permalien

La joie de Macha
Anne Khoudokormoff-Kotschoubey

Des temps difficiles peuvent cacher des moments heureux. Voici un cadeau pour beaucoup qui pourrait réconcilier quelques uns d’entre nous qui ont tant désespérés récemment à cause de la situation précaire qui a prévalu cet été (*).

Il vous suffit de vous promener à la gare de Kiev ( bâtie sans étage, nommée gare de Briansk jusqu'en 1934) Levez vos yeux sur la façade principale, vous verrez à gauche et à droite deux splendides majoliques colorées représentants saint Georges, l’emblème de Moscou, et l’archange Michel, l’emblème de Kiev. Magnifique et superbe art.

Oui. Et alors ?

Alors tout ceci est extraordinaire. C’est une sorte de miracle car quelques mois auparavant vous n’auriez pas pu les admirer. Pourquoi ? Parce que ces majoliques étaient cachées par deux énormes emblèmes soviétiques d’un type si répandu dans le passé et encore actuellement.

Voici le secret. Mon amie Macha, que je connais depuis de nombreuses années (depuis notre premier poste dans les années 1970) m’a dit plusieurs fois qu’elle croyait que deux œuvres capitales de son grand-père étaient encore présentes dans ces murs. Mais après 60 ans de peur, de silence, elle n’osait pas bouger… Récemment, son père mourut. Macha trouva en-dessous de son lit une quantité énorme de documents, de photos de toutes sortes liés à l’art de son grand-père, et, encouragée par les changements dans le pays à l’occasion du 850ème anniversaire de la naissance de Moscou en septembre dernier, elle alla, bravement, son cœur battant, pour parler au directeur de la gare. Le directeur fut très excité par cette révélation… et même déterminé de prendre la décision d’enlever les emblèmes soviétiques.
Rédigé par l'équipe rédaction le 20 Avril 2010 à 21:13 | 0 commentaire | Permalien

L’archiprêtre Georges Mitrofanov, professeur de l‘Académie de théologie de Saint-Pétersbourg, estime que la majorité des séminaires existant en Russie ne sont pas à la hauteur des critères modernes d’enseignement.

Le père Georges a dit dans une interview accordée à l’hebdomadaire " Ogoniok" : « De moins en moins de jeunes viennent étudier dans nos séminaires qui n’organisent plus de concours d’entrée, une simple inscription suffit. Souvent ce sont des bacheliers ou des jeunes venant de terminer leurs études dans des lycées techniques et qui ne savent pas où aller. Le niveau spirituel, social et culturel des étudiants laisse énormément à désirer. Seulement sept établissements environ sont comparables quant à leur niveau avec les séminaires de Moscou et de Saint-Pétersbourg.

Dans certains séminaires le nombre d’étudiants par cycle n’est que de cinq ou six. Le séminaire de Saint-Pétersbourg compte vingt étudiants par cycle, il y en avait le double il y a dix ans. De très nombreuses églises ont été ouvertes ces dernières années, leurs fidèles ne représentent qu’une très faible partie de la population du pays.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Avril 2010 à 15:31 | 2 commentaires | Permalien

« Nous avons expié ! »
Le patriarche Cyrille estime que le peuple russe a expié les pêchés de l’athéisme et du régicide. Au cours d’une homélie prononcée dans l’église de la crypte de la cathédrale Saint Sauveur sur le Sang Versé à Ekaterinenbourg le patriarche a dit : « C’est précisément là, à cet endroit sanctifié, que je tiens à dire que nos péchés ont lavés par le sang. Il ne s’agit pas de s’attendrir faussement, je pense aux terribles souffrances endurées par notre peuple, au sang qu’il a versé. L’assassinat de la famille impériale en est le symbole et la première manifestation. Quelles sont les raisons qui ont rendu possible cet assassinat commis en 1918 ?
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Avril 2010 à 13:13 | 2 commentaires | Permalien

Le site Orthodoxie.com publie le 17 avril un « Appel à l’unité et à la dignité de l’Eglise orthodoxe », réaction de vingt-huit "personnalités orthodoxes" en Europe Occidentale à l' « Appel à l’unité et à la dignité roumaine de l’Eglise orthodoxe de Roumanie » (document daté du 11 février 2010).

Cet Appel du Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe roumaine a fait l’objet de nombreuses interventions sur notre blog ainsi que sur d’autres sites orthodoxes. Comment ne pas rappeler ici la lettre adressée le 1 avril 2003 par le défunt patriarche de Moscou Alexis II aux fidèles orthodoxes russes en Europe Occidentale Les décision prises récemment par nos frères roumains semblent en adéquation avec cette lettre.

Il est également à noter que les membres du clergé ayant signé « L’appel des vingt-huit » s’abstiennent d’indiquer leur appartenance à telle ou telle Église locale:

"Réaction d'un groupe de vingt-huit personnalités orthodoxes en Europe occidentale"

Issus des différentes migrations du XXe siècle ou d’origine occidentale, tous, nous avons reçu de nos pères l’Orthodoxie comme « l’Église du Christ sur terre », réalité qui prime sur tout enracinement social, culturel, national.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Avril 2010 à 11:49 | 34 commentaires | Permalien

Interview avec l’archiprêtre Antony Ilin
De nombreux Européens, ont oublié le nom du Christ et l’ont effacé de leur tradition

En mars, à Bruxelles, le Comité des représentants des Églises orthodoxes après de l’Union européenne a débuté ses travaux. La tâche essentielle de cette nouvelle structure sera d’assurer le dialogue entre les communautés politiques de l’Union et les Églises orthodoxes. Le patriarcat de Moscou sera représenté par l’archiprêtre Antony Ilin qui assure l’intérim du représentant de l’Église orthodoxe russe auprès de l’Union européenne.

Interview de l’archiprêtre Antony Ilin par Igor Ilin.

Père Antony, dites-nous quelle est l’origine de ce Comité des représentants des Églises orthodoxe auprès de l’Union européenne?

p. A.- L’initiative de ce comité consultatif revient au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe. Cette suggestion a vivement intéressé le métropolite Emmanuel des Gaules et a été activement discutée au cours de l’an passé par tous les chefs d’États et finalement s’est providentiellement concrétisée alors qu’entre en vigueur le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne qui, dans son article 17, institue un dialogue ouvert, transparent et régulier entre l’Union européenne et les Églises.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 16 Avril 2010 à 09:19 | 11 commentaires | Permalien

Prier à Turin
Vladimir Golovanow

Faire réfléchir les baptisés sur les mystères de l’Incarnation et de la Passion

Notre diocèse de Chersonèse organise pour la première fois un pèlerinage pour vénérer le saint Suaire qui démarre demain (16 avril, suivre le lien pour le programme détaillé). Comme prés de deux millions de personnes (dont 22 000 Français) attendues jusqu’au 23 mai, nos pèlerins vont en particulier suivre le parcours méditatif organisé autour de l’Homme crucifié dont j'emprunte la description à un article de Frédéric MOUNIER ( La Croix) : c'est d'abord un parcours didactique, sobre et recueilli, qui montre l’histoire du christianisme en images et en musique, et un écran géant donne à chacun, en huit langues, les clés de lecture du suaire.Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Puis les pèlerins pénètrent dans la cathédrale, baignée dans une douce obscurité. Seul le linceul est éclairé. Une volontaire lit lentement, toutes les cinq minutes, une prière écrite par le cardinal Severino Poletto, archevêque de Turin, gardien du Saint Suaire. Sur le tissu (4,42 m sur 1,12 m), le visage de l’Homme crucifié se discerne à peine. Il est ainsi, en lui-même, un mystère. Les regards convergent, en silence. La sobriété est ici le maître mot.

Rédigé par Vladimir Golovanow le 15 Avril 2010 à 14:06 | 7 commentaires | Permalien

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