« C’est vous qui périrez par le glaive » : le Saint patriarche Tikhon au Conseil des commissaires du peuple
Traduction pour "PO" Nikita Krivocheine

Le jour du premier anniversaire de la révolution, le 13 (26) octobre 1918, le patriarche Tikhon a rédigé une lettre adressée au parti bolchevik. C’est avec profondeur et précision qu’il y dresse le premier bilan de la prise du pouvoir par les soviets. Voici cette lettre :
« Tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive » (Mt,26,52).

* * *
Nous vous renvoyons à cette prophétie du Sauveur, vous qui régissez les destinées de la patrie, vous qui vous nommez vous-mêmes « commissaires du peuple ». Voilà toute une année que vous détenez les rênes du pouvoir. Vous vous apprêtez à célébrer le premier anniversaire de la révolution d’octobre. Mais le sang de nos frères impitoyablement tués sur vos ordres clame au ciel et Nous ordonne de vous dire la vérité, si amère soit-elle.

Quelles ont été les promesses que vous avez faites au peuple en vous emparant du pouvoir et en l’appelant à vous faire confiance ? Qu’avez-vous fait de ces promesses ? En vérité « vous lui avez donné une pierre à la place du pain et un serpent à la place du poisson » (Mt,7,9-10). Vous avez promis la paix à un peuple exténué par une guerre sanguinaire vous avez promis « la paix sans annexions et sans contributions ».
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 18 Novembre 2018 à 13:23 | 3 commentaires | Permalien

Surprenantes fresques dans un monastère en Serbie
Le monastère de Visoki Dečani se situe au Kosovo, entre les villes de Peć et de Gjakovë. Créé au XIVe siècle sous le règne du roi Étienne III Decanski , sa construction se déroula entre 1327 et 1335.

Une inscription sur le portail annonce que le monastère fut construit par « fra Vita, moine de l’ordre de Petits frères, protomaître de Kotor, ville royale ». On sait également que le moine-bâtisseur avait quelques assistants : le maître Georges avec ses confrères Dobroslav et Nicolas. Ceux-ci furent des maîtres expérimentés qui, avant d’ériger ce monastère, avaient déjà construit plusieurs églises en Serbie.

En 1350 les murs de l’église furent ornés par des fresques il y en a un nombre considérable – plus d’un millier. On estime que c’est l’un des monastères les plus richement ornés en Europe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Novembre 2018 à 10:29 | 9 commentaires | Permalien

Le son de la renaissance
Les cloches russes sont plus lourdes que les cloches d’Europe. Pour les faire sonner, on utilise surtout la langue de la cloche car à trop solliciter un tel géant de bronze on prend le risque de démolir la chapelle ! Plus la cloche est imposante, plus le son est bas, et plus il porte au loin.

Aujourd’hui, malheureusement, aussi lourdes qu’elles puissent être, le son des mégalopoles, envahies par les bruits de voitures et de chantiers, couvre de plus en plus celui des cloches.


Grigori Koubatiane

Les cloches d'églises ont toujours eues une valeur singulière en Russie. C’est ainsi que les gens apprenaient tous les événements importants, de la fête à l’incendie. Après 1917, les bolchéviques ont commencé à détruire les cloches. C'était non seulement un acte de vandalisme mais un geste remplit d’un sombre sens mystique qui, pendant longtemps, a privé le pays de son ouïe et de sa voix.

Entre les renaissances et les chutes de l'URSS, les cloches russes se taisaient : brisées, emportées à l'étranger, oubliées dans les locaux annexes des églises. Avant la révolution d'octobre 1917, les volumes du moulage annuel de cloches en Russie atteignaient 2 mille tonnes. Et la plus grande cloche du monde est la Cloche-Roi de Moscou qui pèse plus de 200 tonnes. Si la Russie prérévolutionnaire avait uniquement de tels géants, il en serait sorti pas moins de 10 pièces chaque année !

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Novembre 2018 à 18:22 | 0 commentaire | Permalien

Un album de 190 photographies du XVIe Congrès orthodoxe en Europe occidentale
Un album de 190 photographies (dont celle-ci-dessus) du XVIe Congrès orthodoxe en Europe occidentale est en ligne à partir de cette page Photos: A. Belopopsky
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Novembre 2018 à 15:39 | 1 commentaire | Permalien

Un chaos total s’est installé dans les relations entre l’Eglise d’Ukraine et le président Porochenko.
P.O. s’applique à suivre la situation, elle change de jour en jour.


40 prêtres de la ville de Vinnitsia /Ukraine/ se sont prononcés contre l’attitude de leur métropolite, Mgr Syméon, qui a refusé de signer la déclaration de l’épiscopat canonique ukrainien

Comme l'a dit l'archiprêtre Igor Yamkimtchouk le "prétendu concile" de réunification doit se réunir le 22 novembre. L'Eglise orthodoxe d'Ukraine n'y participera pas à titre officiel. Même, si en infraction à la décision qui a été prise, un ou plusieurs évêques de l'Eglise d'Ukraine y viennent , ils ne représenteront qu'eux-mêmes. Leur présence ne conférera en rien la canonicité à l'étrange action en voie de préparation.

C'est à Monseigneur Emmanuel, métropolite de France, qu'a été assignée la mission de présider cette étrange assemblée. Celui-ci à plusieurs reprises, ouvertement assuré que l'assemblée envisagée ne signifie en rien une légitimation des schismatiques. Tour ce qui vient de se produire montre avec évidence le prix qu'il convient d'attacher aux déclarations de Constantinople

Poroshenko a refusé de rencontrer les évêques de l’Église orthodoxe ukrainienne /patriarcat de Moscou/ 13 novembre 2018.

Le président ukrainien Poroshenko a renoncé à la rencontre avec les évêques prévue aujourd’hui pendant le synode et le concile de l’Église orthodoxe ukrainienne (patriarcat de Moscou) qui se tiennent à la Laure des Grottes de Kiev.

Selon les éditions ukrainiennes « Strana » (le Pays), vendredi dernier déjà, au cours d’une conversation téléphonique avec le métropolite Onuphre, le président Poroshenko a tenté de convaincre le primat d’organiser cette rencontre non pas à la Laure, mais à la Maison d’Ukraine. Le métropolite est resté sur ses positions, c’est à la Laure que la rencontre doit avoir lieu. À la Laure sont présents 83 des évêques de l’Église orthodoxe ukrainienne sur les 90 disposant d’un droit de vote au synode épiscopal, alors que la majorité requise est de 56 voix.
La session a débuté à 14 heures, mais le président n’était pas là.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Novembre 2018 à 13:05 | 0 commentaire | Permalien

L’édification de l’église Sainte-Barbara s’intègre dans l’histoire de la présence russe sur la Riviera vaudoise dans la 2e moitié du XIXe siècle. De nombreux Russes, aristocrates, étudiants, révolutionnaires séjournaient en effet au bord du Léman. Le développement du tourisme sur la Riviéra attirait une clientèle aisée. Le comte Chouvalov a voulu cette église. Il souhaitait en effet que sa fille, morte en couche avec sa fille nouveau-née, soit enterrée en terre orthodoxe près d’une église.

L’aristocrate russe a donc demandé l’autorisation de bâtir une église et s’est engagé à financer sa construction. Les conditions préalables à l’édification du lieu de culte étant remplies, le chantier a débuté en 1873 et s’est achevé en 1878. L’église devait canoniquement dépendre de celle de Genève (datant de 1866), le comte devait acquérir le terrain au nom de l’Eglise orthodoxe et assurer une rente pour l’entretien de l’édifice. L’église constitue un exemple architectural typique du style religieux traditionnel russe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Novembre 2018 à 14:59 | 0 commentaire | Permalien

LE TEMPS MONASTIQUE ATHONITE
Non seulement les monastères du Mont Athos ont conservé le calendrier julien, mais ils continuent en outre à utiliser la division du temps romain ou byzantin - ce sont les derniers endroits sur terre à préserver cette pratique.

Tout au long de l'histoire, l'homme a pris l'habitude de compter le temps à partir du coucher du soleil.

Ceci est en accord avec la description biblique de la création du temps: " Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était sans forme et vide; et les ténèbres étaient sur ​​la face de l'abîme. Et l'Esprit de Dieu planait sur ​​la face des eaux. Puis Dieu dit: Que la lumière soit; «Et la lumière fut. (Genèse 1: 1-3) "

Le jour, suivant l'horloge byzantine, commence donc au coucher du soleil. Cela peut être quelque peu arbitraire, car "coucher de soleil" peut signifier "quand le soleil descend sous l'horizon sur la mer», ou "quand le soleil descend sous la crête de la montagne." En outre, la longueur des jour croît et décroît tout au long de l'année.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Novembre 2018 à 12:30 | 0 commentaire | Permalien

Les relations entre le Saint patriarche Tikhon et le patriarcat de Constantinople
Nos lecteurs seront surpris d’apprendre que Constantinople a collaboré avec le régime soviétique dès son instauration, quitte à sacrifier le saint patriarche Tikhon. Les relations entre les deux patriarcats sont jusqu’à présent restées difficiles.

Le patriarche Meletios IV est le premier à avoir pratiqué la politique destructrice inhérente au Phanar. Un mois après son sacre, le 1 mars 1922 , il a abrogé le Tomos accordé aux paroisses grecques des Etats-Unis. Il a ainsi rétabli pour ces paroisses la juridiction de Constantinople. Cette décision a été désapprouvée par l’Eglise de Grèce. Ces dissensions persistent jusqu’à aujourd’hui.

En mars 1922 Meletios IV élabore, sans se concerter avec qui que ce soit, un autre Tomos « Sur le droit de Constantinople de superviser directement et de gérer l’ensemble des paroisses orthodoxes d’Eurоpe, d’Amérique, etc. En 1923 un autre Tomos annonce que le diocèse de Revel relevant de l’Eglise orthodoxe russe appartient désormais à sa juridiction sous le nom de Métropole orthodoxe d’Estonie. Un troisième Tomos annonce la création de l’Eglise orthodoxe de Finlande relevant du patriarcat de Constantinople.

***
Par Dimitri Safonov

Le patriarche Tikhon a dû, en juin 1924, faire face à des dangers suscités par la politique du patriarcat de Constantinople.

Le patriarche de Constantinople est traditionnellement considéré comme étant le primus inter pares. Il n’en découle cependant pas qu’il dispose de droits particuliers en ce qui concerne les Eglises orthodoxes locales. Au début des années 1920 la politique conduite par les patriarches de Constantinople a changé du tout au tout s’écartant de plus en plus de la tradition orthodoxe. [
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2018 à 20:05 | 24 commentaires | Permalien

Une conférence consacrée à « La Russie entre passé et avenir : conserver et créer » s’est tenue à l’initiative de la Fraternité de la Transfiguration et l'Institut Saint-Philarèt - du 6 au 8 novembre 2018 dans le domaine Bogoyavlenskoïe, région de Moscou.

Ce n’est pas la première fois au cours de ces dernières années que des personnes s’en tenant à des visions différentes se réunissent dans ce domaine restauré ayant appartenu aux Karpov-Krivochéine : historiens, hommes de lettres, philosophes, théologiens, poètes et artistes s’y expriment librement. Ces conférences ont lieu chaque année. Leurs sujets relèvent de l’histoire, on y traite de la destinée de ceux qui sont restés dans le pays ainsi que de ceux qui l’ont quitté. L’effondrement de l‘ex-URSS en 1991 donne aux émigrés la possibilité de revenir en Russie. Très peu nombreux sont ceux qui le font.

Dans leur intervention Nikita et Xenia Krivochéine répondent à une série de questions :

- Faut-il de nos jours inviter les émigrés et les descendants de ceux qui ont été chassés du pays à y revenir ?
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2018 à 17:40 | 0 commentaire | Permalien

La bénédiction du meurtre
Le 11 novembre 2018, le patriarche Bartholomée a levé l'anathème de Mr. Mykhailo Antonovytch Denysenko (ex-métropolite Philarète), ancien Exarque de l'Église orthodoxe ukrainienne, se faisant appeler : "Patriarche de Kiev et de toutes les Ukraine-Russie".

Ce dernier a été suspendu de son sacerdoce en 1992, puis anathématisé par le Patriarcat de Moscou en 1997, ce sujet relevant canoniquement de sa compétence. Cependant, le patriarche Bartholomée étant intervenu dans des affaires éloignées d'Istanbul a amnistié ce personnage iconoclaste!

En cela, la vie M. Denysenko mérite un récit exhaustif à la fin du quel il sera nécessaire de se poser quelques questions.

Pour certaines personnes, peu familières avec les réalités de la vie de l’Eglise sur l’espace post-soviétique, certains détails de la biographie du faux patriarche de Kiev Philarète peuvent sembler invraisemblables : un homme devenu prêtre, diront-ils, ne peut agir de façon si sacrilège et inconvenante aux yeux de n’importe quel chrétien.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Novembre 2018 à 10:38 | Permalien

Saint Cosme et Saint Damien procédant à une guérison miraculeuse par la transplantation d'une jambe
Notre lectrice Nina nous a envoyé un document et un commentaire très intéressants :

«Une vie peut dépendre de la décision que vous prendrez », est-il dit dans la Déclaration conjointe des services des relations avec la société, de la bienfaisance et du service social du Saint Synode. L’Eglise encourage les personnes qui décident de donner une partie de leur corps afin de sauver la vie du prochain

NINA : « Oui, la greffe sauve beaucoup de vies, aide et participe aussi à l'évolution positive de la médecine et des soins ; mais ne faut il pas tenir compte malgré tout des effets indésirables apportées par les médicaments antirejet et qui ne sont pas anodins?

De plus, que sait on réellement de la "perception" du corps pendant cette phase située juste après la mort ? On ne connaît pas vraiment ce que l'on peut ressentir, vivre après le décès ? N'y aurait il pas "souffrance" ? Qu'en est il du relèvement des corps d'Ezechiel ? »

* * *

Saint Côme et saint Damien sont des martyrs du début de la Chrétienté qui, selon la légende, pratiquaient gratuitement la médecine.

Leur représentation pour le public a donc été celle d'un idéal en matière médicale. Sur ce retable espagnol, les deux saints, vêtus de la parure complète des médecins universitaires, sont représentés dans une vision miraculeuse où ils procèdent à la transplantation d'une jambe. Cette vision est décrite dans un livre écrit en 1275 par Jacques de Voragine. Legenda aurea (La légende dorée). Cette vision a été reçue dans l'église de Côme et Damien, à Rome, par un bedeau atteint d'une maladie qui rongeait la chair de sa jambe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Novembre 2018 à 13:30 | 29 commentaires | Permalien

Ces reliques avaient été volées à la cathédrale Saint Nicolas de Nice, c'est Catherine Dolgorouki , le veuve de l'empereur Alexandre II , qui les avait donnée. Elle avait précieusement conservé ces objets et les avait légués à la cathédrale.

S.E. Alexis Mechkov, ambassadeur de la Fédération de Russie en France, a dit lors de la cérémonie: "Ces objets ont été trouvés et remis à la Fédération de Russie grâce au soutien des autorités française ainsi qu'à l'aide de nos avocats. Parmi ces objets il y a les vêtements dans lesquels l'empereur a passé les derniers jours de sa vie: son uniforme, trois mouchoirs brodés de ses initiales, un gilet et une chemise portant des traces de sang. Le Tsar les portait le jour de l'attentat du 13 mars 1881.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Novembre 2018 à 08:37 | 7 commentaires | Permalien

Monseigneur Nicodème (Kononov), évêque de Belgorod (1871-1918), nouveau martyr
La séparation de l’Eglise et de l’Etat fut interprétée par les bolcheviks, à qui elle servit de prétexte pour interdire la prédication dans les églises. Le martyr de l’évêque Nicodème le prouve clairement.

Mgr Nicodème, évêque de Belgorod, a laissé derrière lui un lumineux souvenir, tant comme guerrier intrépide du Christ que comme père spirituel, toujours prêt à donner sa vie pour ses brebis. Son ministère ne fut pas très long mais, dès le premier jour, il sut s’attirer l’amour de son troupeau.
Monseigneur arriva à Belgorod peu de temps avant la canonisation du bienheureux Josaphat, qui fut évêque de cette ville au XVIII siècle et il apporta une large contribution à la préparation de cet évènement, si remarquable pour la ville. Monseigneur Nicodème savait parler et enseigner. Ses sermons se distinguaient par leur extraordinaire puissance de vérité théologique, par leur beauté, leur force d’expression et de conviction. Chaque sermon de l’évêque gravait dans l’esprit, d’une manière ineffaçable, la pensée principal du sujet développé.

Sur le plan charitable, Mgr Nicodème suivit les traces de son saint prédécesseur, Mgr Josaphat, et il fonda des Maisons d’assistance pour personnes âgées et pour orphelins et apporta son soutien à celles qui existaient déjà. Il prit aussi personnellement à sa charge les frais d’éducation de deux élèves des écoles du clergé.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Novembre 2018 à 08:00 | 1 commentaire | Permalien

Une livre de l'archiprêtre André Kordotchkine "Le christianisme en Espagne au premier millénaire"
Издательство "Алетейя" Mater Hispania.Христианство а Испании в I тысячелетии OZON и ОСТРОВ КНИГ

Les éditions "Aleteia" viennent de faire paraître à Saint Saint-Pétersbourg un livre du père André Kordotckine, recueil de textes consacrés à l'histoire du christianisme en Espagne.

Parmi eux: Les hagiographies des martyrs espagnols du IV au X e siècles; textes consacrés à l'ascèse datant du VI au IX e siècles; textes poétiques et liturgiques d'auteurs chrétiens du VIIe siècle. C'est la première publication d'un calendrier mozarabe commémorant les anciens saints d'Espagne.

L'ouvrage contient de nombreuses illustrations: architecture, pierre taillée, enluminures.

Le père André précise que la sortie de cet ouvrage ayant nécessité un long travail coïncide avec la glorification de la synaxe des Saints d'Espagne et du Portugal qui a eu lieu le 7 octobre 2018 à Saragosse.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Novembre 2018 à 07:34 | 0 commentaire | Permalien

2012/2013 - Mgr Emmanuel: "Nous ne soutenons pas les schismatiques d'Ukraine"
P.O. estime utile de rappeler la déclaration faite en 2012/2013 par le métropolite Emmanuel. Ce n'est pas le première fois que Constantinople oublie sur ses déclarations précédentes.

"Le patriarcat de Constantinople n’a aucun lien avec les schismatiques (alors que le prétendu patriarcat de Kiev fait courir des rumeurs à propos de consultations portant sur une éventuelle reconnaissance par le patriarcat de Constantinople). Le patriarcat de Constantinople n’a pas reconnu et ne reconnaîtra pas le prétendu patriarcat de Kiev. Il ne saurait être question d’une reconnaissance unilatérale des schismatiques. Immuablement le patriarcat de Constantinople ne s’est pas inspiré de ses intérêts propres, nous avons toujours aspiré à défendre les intérêts du plérôme de l’Eglise orthodoxe
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Novembre 2018 à 06:05 | 19 commentaires | Permalien

LE CHEMIN VERS L’ORTHODOXIE DU PÈRE GIOVANNI
Serge Moudrov, traduction A. Nazarov

Jean La Mitchela est né à Gênes. Il fut baptisé dans L'Église catholique, mais il quitta l’Église, quand il était adolescent, étant porté vers l’athéisme pendant quelque temps. Jean se convertit à l’orthodoxie en 1989. Il a été ordonné à la prêtrise en 2000. Au cours de la même année, il devint recteur de l’église de la Transfiguration à Gênes.

Gênes est une ancienne ville italienne, située au bord de la mer Ligure. Elle est bien connue pour son port maritime.

Ce lieu est célèbre pour son climat doux et ses plages . Gênes abrite également l'un des plus beaux musées océanographiques d'Europe.

Les Génois, comme la plupart des Italiens, confessent majoritairement le catholicisme. Les églises orthodoxes à Gênes appartiennent à trois juridictions : Patriarcat de Constantinople, Église orthodoxe de Roumanie et Patriarcat de Moscou. L’Église orthodoxe la plus fréquentée (comme d’ailleurs partout en Italie) est l’Église de Roumanie. L’Église du Patriarcat de Constantinople reçoit surtout des Grecs. Notons que l’Église de Grèce à Gênes est la première des Églises par l’antériorité. L’Église du Patriarcat de Moscou est la plus multiethnique et, semble-t-il, la plus orientée vers la mission. Le recteur de l’église, l’archiprêtre Jean ( Giovanni ) la Mitchela, est un Italien de souche, converti à l’ orthodoxie grâce à une longue quête spirituelle.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Novembre 2018 à 03:19 | 0 commentaire | Permalien

Philarète Denissenko et Macaire Maletitch, les deux leaders schismatiques, refusent d'être nommés à la tête de la nouvelle église autocéphale en Ukraine
Selon les médias, un concile appelé à débattre de la formation d'une nouvelle église autocéphale en Ukraine devrait se réunir le 22 novembre. L'ordre du jour de ce concile n'est pas connu. En effet, les deux dirigeants ecclésiaux qui ne sont plus sous anathème ont envoyé à Constantinople des messages dans lesquels ils se déclarent indignes de devenir les responsables de la nouvelle entité car manquant d'expérience et d'autorité.

L'agence "Vesti Ukraine" annonce que c'est un représentant de Constantinople qui se porterait candidat à cette fonction: il s'agirait soit de l'archevêque Job (Getcha), soit de l'exarque Daniel (Zelinsky).

Philarète continue à marchander. Il souhaiterait présider le synode de la nouvelle église, il se consacre à promouvoir le métropolite Epiphane, son bras droit, au poste de vicaire de la nouvelle structure.

Le président Porochenko a également son protégé, Mgr Siméon, métropolite de Vinnitza (EOU). Le métropolite Onuphre se refuse à participer à la mise en place de la nouvelle entité.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Novembre 2018 à 13:27 | 5 commentaires | Permalien

L’Eglise Orthodoxe Russe hors frontières : le patriarche Bartholomée n’est pas libre de ses actes, derrière lui se tiennent des forces particulières, éloignées de l’Eglise du Christ.

Sur la demande dela rédaction, l’archiprêtre Seraphim Gan en charge des affaires de la chancellerie du Synode épiscopal, secrétaire du Premier hiérarque de l’Eglise Russe Hors Frontières, a commenté les décisions du patriarche Bartholomée et donné son appréciation des actes du Phanar.

- Nos pensées, nos profondes inquiétudes et nos prières brûlantes accompagnent sa Béatitude le métropolite Onuphre, les archipasteurs, les pasteurs, les habitants et les pèlerins des laures des Grottes de Kiev, de Potchaïev et Sviatogorsk, les moines et les laïcs et de toute l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne, cœur de l’Orthodoxie de la sainte Russie. Notre Eglise Orthodoxe Ukrainienne n’est pas seulement le cœur de toute l’Eglise Russe mais aussi de chacune de ses parties autonomes, y compris l’Eglise Russe Hors Frontières.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Novembre 2018 à 18:56 | 2 commentaires | Permalien

Georges et Akoulina
Au cours de l’hiver 1918, les bolcheviks complètement débrides se livraient à tous les excès imaginables dans la région du Don. Ils massacraient tous les cosaques qui ne leur plaisaient pas et profanaient les églises.

Près du village Velokoknijeskaya, demeurait un faible d’esprit, Georges ainsi qu’une jeune épileptique, Akoulina.

Tous deux étaient de fervents croyants qui se rendaient chaque dimanche, depuis leur hameau, jusqu’à l’église du village.

Un jour, ils virent les bolcheviks qui faisaient entrer un cheval dans l’église. Profondément émus, ils se mirent à protester. Alors les bolcheviks les arrêtèrent et les lièrent l’un à l’autre ; après quoi ils célébrèrent pour eux un mariage sacrilège. Ceci fait, ils les amenèrent, toujours liés l’un à l’autre, jusqu’à la prison.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Novembre 2018 à 18:00 | 0 commentaire | Permalien

Dans la vie de l'Eglise, les meilleurs moments sont les temps de persécutions
Les périodes les plus terribles pour l’Eglise sont les temps de paix. Nous vivons actuellement une période de croissance vers un âge plus adulte.

Pour nous chrétiens, le sol, sous nos pieds, ressemble à un marécage. Nous sommes obligés de faire des efforts, d’aller de l’avant, car si nous restons au même endroit, il est certain que nous allons nous enfoncer.

Sans qu’il le remarque, le chrétien qui reste immobile descendra toujours plus bas, jusqu’à ce qu’il s’étouffe dans sa propre insensibilité. C’est ce qui caractérise les temps de paix. Cela concerne aussi bien le clergé que les laïcs. On s’aigrit de l’intérieur sans le savoir.

La prière du matin et la prière du soir grincent comme un vieux plancher. Sans l’huile de la grâce, l’âme grince, puis meurt, comme une vieille dame quinteuse.

Ce n’est pas pour rien si l’essor du monachisme est né au moment où la foi orthodoxe cessa d’être une chose interdite. A cette époque, au lieu du rugissement des fauves dans les théâtres romains et du sang des martyrs, on entendait cliqueter l’or dans la bourse des évêques. Le salaire alléchant des clercs attirait des hommes prêts à suivre le Christ, plutôt dans le but d’avoir une carrière ecclésiastique que par amour pour Lui. C’est alors que le sang des véritables chrétiens se mit à couler silencieusement dans les déserts d’Egypte et de Syrie. L’exploit du martyre fut remplacé par celui de la crucifixion de la chair avec ses passions et ses concupiscences. Le mariage entre l’Eglise et l’Etat produit toujours des enfants difformes : c’est une loi valable pour tous les temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Novembre 2018 à 10:56 | 6 commentaires | Permalien

1 2 3 4 5 » ... 269


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile