Suisse: Liturgie orthodoxe à la chapelle de l’hospice Saint Jacques
Avec la bénédiction de Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, une liturgie orthodoxe a été célébrée à la chapelle Saint Jacques auprès du monastère Saint Maurice. Officiait le père Augustin Sokolowski, docteur en théologie de l'université de Fribourg (Suisse), membre du clergé de la cathédrale de la Sainte Trinité. Il s’agit de la première liturgie orthodoxe dans l’histoire de l’abbaye

Ont concélébré le père Ilya Petrov, l’hypodiacre Constantin Markovsky, membres de la métropole de Saint Pétersbourg venus pour vénérer les reliques du Saint martyr Maurice.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juin 2018 à 13:01 | 0 commentaire | Permalien

10 juin 2018 - Hommage à Maxime Kovalevsky
HOMMAGE A MON FRÈRE MAXIME

Pierre Kovalevsky - 30 Août/12 Septembre 1973.

En tant que seul témoin des vingt cinq premières années de vie et d'activités de mon frère Maxime, je crois de mon devoir d'en dire quelque mots lors de son soixante dixième anniversaire 30 Août 1903-30 Août 1973.

Mon frère est né le jour de Saint Alexandre Nevsky à Saint Petersbourg et tout indiquait qu'il devait porter le nom du patron de la ville qui, consacrée à Saint Pierre l'Apôtre, avait néanmoins en tant que protecteur le héros national, dont les reliques reposaient dans l'archi-abbaye de la capitale.

Nous n'avions cependant d'Alexandre dans la famille et son parrain choisi, oncle de notre père, le sociologue très connu, portait le nom de Maxime. Ce nom était fréquemment donné dans la famille Kovalevsky depuis le XVIIIe siècle.

Vu que Maxime Kovalevsky habitait la France, Paris et Beaulieu-sur-Mer, on eut recours à un parrain supplémentaire, le cousin de notre père le professeur Eugène Markov, géographe réputé, avec qui notre père avait fait en 1888 l'ascension du Mont Ararat. Maxime eut donc exceptionnellement deux parrains. Maxime Kovalevsky rentra en Russie en 1904, mais l’on­cle Eugène resta néanmoins parrain.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juin 2018 à 08:24 | -1 commentaire | Permalien

Père Serge Model: l'archevêque Basile Krivochéine et la redécouverte de Grégoire Palamas
IRENIKON/ № 2 - Revue des Moines de Chevetogne

Pionnier du renouveau patristique orthodoxe, l’archevêque russe Basile Krivocheine (1900-1985) est surtout connu en tant que spécialiste de Syméon le Nouveau Théologien. Mais son « premier amour » fut Grégoire Palamas. Dès 1936, Krivocheine publiera une étude remarquée sur le docteur de l’hésychasme byzantin.

S’efforçant de répondre aux critiques modernes du « palamisme », Krivocheine explique que la distinction palamite entre l’essence et les énergies divines doit être « comprise comme ayant un caractère ontologique, objectif », mais sans introduire de complexité en Dieu, les énergies « n’étant pas des réalités hypostatiques » mais Dieu « dans son activité et sa révélation au monde ».

Considérant Palamas comme l’expression la plus aboutie de la spiritualité orthodoxe, le futur Mgr Basile affirme que sa pensée peut fonder théologiquement l’expérience spirituelle, « puisque ce n’est qu’en partant de cette doctrine que l’on peut affirmer de façon cohérente la réalité de la communion entre Dieu et l’homme et de la déification, sans tomber dans une confusion panthéiste entre le Créateur et la créature ». S. Model synthétise l’approche de Palamas par Krivocheinе, avant de répondre à la question : « Y a-t-il un palamisme Кrivochéiniene ? ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juin 2018 à 23:22 | 5 commentaires | Permalien

L'OLTR, maintenant ! - Editorial de Juin 2018
Il y a plus de 2 mois, notre président, Séraphin Rehbinder était rappelé à Dieu.

Mémoire éternelle ! Puisse le Seigneur recevoir en Son Royaume ce serviteur infatigable et dévoué à son Eglise.

Pour nous, désormais, les choses sont différentes. Au-delà de la peine que nous avons ressentie, c’est aussi une très grande perte que nous subissons. Notre association OLTR se retrouve privée de ce guide si précieux et si clairvoyant. Une réflexion de fond sur notre avenir a été engagée.

Il nous semble indispensable de conserver la substance des idées que nous avons toujours prônées, d’apporter notre point de vue, de partager nos réflexions ou de susciter, éventuellement, de nouveaux débats.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juin 2018 à 23:09 | 0 commentaire | Permalien

Allemagne, à partir du 1er juin: Un crucifix dans chaque bâtiment public en Bavière
Des crucifix trônent déjà dans les salles de classes des écoles primaires et les salles d'audience des tribunaux bavarois.

La Bavière veut imposer un crucifix dans les halls d'entrée de ses bâtiments publics, à partir du 1er juin. Le choix des conservateurs de la CSU qui dirigent cette région du sud de l'Allemagne fait polémique dans tout le pays.

Un affichage de "la culture chrétienne" peu apprécié

Aucune trace d’un quelconque crucifix n'apparaît dans le hall de la mairie de Ratisbonne. Dans cette ville pourtant très religieuse de Bavière, les autorités locales ne semblent pas pressées d’appliquer la nouvelle réglementation. Peu d'administrés défendent la décision du président de région, Markus Söder. Une habitante tente de faire la part des choses. "Nous autres Bavarois sommes imprégnés de culture chrétienne, et beaucoup sont attachés au symbole que représente la croix, dit-elle, mais je ne pense pas que ce soit nécessaire dans les bâtiments publics."
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juin 2018 à 21:12 | 0 commentaire | Permalien

Saint Dimitri Donskoi (+ 1389)
Dimitri IV Donskoï, né à Moscou le 12 octobre 1350 et mort à Moscou le 19 mai 1389

Après l'époque de la longue et implacable domination tatare qui avait réduit la Russie à un état lamentable, Dimitri rénova le royaume et l'Eglise, préparant ainsi l'émancipation du joug mongol. Il y fut aidé par saint Serge de Radonège et saint Théodore de Rostov.

Il réunifia les principautés russes de Souzdal, de Riazan et de Tver, affronta les Tatares et les Lituaniens, puis, dans la plaine de Koulikovo, sa victoire sur la Horde d'Or marqua le réveil spirituel et national du peuple russe. Les Tatares continuèrent leurs invasions , mais il sut les contenir sans jamais les vaincre totalement.


Ce Grand-Prince de Moscou et de Vladimir et le prince de Novgorod, régna depuis l’âge de 9 ans, d’abord sous la régence du métropolite Alexis avant de voler de ses propres ailes.

Au 14ème siècle la Russie était constituée d’une nébuleuse de principautés apanagées morcelées sans aucune cohésion nationale et territoriale. Les princes allaient à la Horde d’Or où ils recevaient leur mandat et se livraient en outre aux luttes intestines. Dans ces conditions, avant d’affronter la Horde, Dmitri Donskoï dut faire d’abord la guerre à Tver et Riazan.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juin 2018 à 14:59 | 0 commentaire | Permalien

Pour sa onzième édition, le Prix Panorama-La Procure du livre de spiritualité est décerné à Comme l'éclair part de l'Orient d'Alexandre Siniakov (paru aux Éditions Salvator en août 2017).

Selon le site de La Procure, le "jury a tenu à distinguer le témoignage de ce jeune religieux orthodoxe russe né en 1981, dont la singularité mérite d'être saluée. Itinéraire d'un prêtre entre l'Orient et l'Occident chrétien, méditation profonde sur les enjeux spirituels de notre temps, cet ouvrage très personnel est tissé dans une langue virtuose qui nous emporte dès les premières pages.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mai 2018 à 10:59 | 0 commentaire | Permalien

Le Starets Serge: LA PRIÈRE
Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge"

On demanda au starets Serge (Chevitch) : « Quand on commence à pratiquer la prière d’une façon continuelle, ne passe-t-on pas nécessairement par des difficultés psychologiques ?

- Les difficultés psychologiques ne sont pas inévitables. Il n’ya aucun danger si l’on a une profonde humilité et si l’on n’est pas impatient d’arriver tout de suite à des résultats et à plus forte raison à des merveilles. Mais dès que la moindre pointe d’orgueil survient, des troubles se manifestent. La pratique de la prière doit aller de pair avec une vie morale et spirituelle stricte. Elle est incompatible avec les passions.

L’homme qui voudrait pratiquer la prière tout en vivant dans le péché, notamment d’orgueil et d’impureté, court à la catastrophe. Ca peut même rapidement le conduire à la folie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mai 2018 à 09:20 | 0 commentaire | Permalien

Pourquoi les églises sont-elles décorées de branches de bouleau le jour de la Pentecôte ?
Par l'archiprêtre Boris Stark, très connu dans la diaspora russe en France, ayant réintégré l'ex-URSS en 1948, décédé à Yaroslavl (1909-1996)

La coutume de décorer les églises et les maisons de branches de bouleau et de fleurs le jour de la Pentecôte existe depuis longtemps. Beaucoup se demandent quelles sont ses origines. L’une des raisons est historique et théologique, l’autre est symbolique.

Les branches nous rappellent les chênes de Mambre, le Seigneur y a visité Abraham sous l’apparence de trois anges : icônes de la Trinité.

Le jour de la Pentecôte où le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres, les juifs fêtaient leur exode d’Egypte. Le cinquantième jour ils se sont approchés du Mont Sinaï où le Seigneur a donné à Moïse les 10 commandements qui dirigent notre vie jusqu’aujourd’hui. Cela s’est produit au printemps lorsque le Sinaï était couvert d’arbres florissants. Aussi, des branches de bouleau et des fleurs pour la Pentecôte nous transfèrent mentalement au Mont Sinaï à côté de Moïse.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Mai 2018 à 20:35 | 1 commentaire | Permalien

Le métropolite Hilarion estime: « Que le discours à propos du projet de la création d’une prétendue Eglise locale en Ukraine mentionne malheureusement un autre groupe, celui des gréco-catholiques ukrainiens avec à leur tête l’archevêque Sviatoslav (Shevtchuk).

Celui-ci à plus d’une fois dit qu’il soutenait la création d’une Eglise locale unie d’Ukraine. Il précise que l’unité de cette Eglise doit se fonder sur le successeur de l’apôtre Pierre, c’est-à-dire le pape de Rome.

Il s’agît là d’attirer les orthodoxes d’Ukraine vers l’église uniate. Trois groupes soutiennent ce projet : les autorités laïques, les entités schismatiques et les gréco-catholiques. Ce genre de tentatives avait été déjà entrepris dans le passé ».
Lien et "PO"

Lire aussi Un changement de position des Gréco-catholiques?

***
Le métropolite Hilarion de Volokolamsk : Ce n’est pas aux autorités civiles de dicter à l’Église quelles formes d’existence elle doit choisir >>>>
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Mai 2018 à 16:20 | 1 commentaire | Permalien

Nicolas Ross : “Ils ont tué le tsar… Les bourreaux racontent”
En juillet 2018, le patriarche Cyrille a l’intention de se rendre en pèlerinage dans l’Oural à l’occasion du centenaire de l’assassinat de la famille de Nicolas II

Choix et rédaction des documents, avant-propos et notes de Nicolas Ross - Documents traduits du russe par Jean Christophe Peuch

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 mourraient Nicolas II et sa famille à Ekaterinbourg, dans la maison de l’ingénieur Ipatiev, où ils étaient détenus depuis le 30 avril. Contrairement à ce qu’on a pu croire, les exécutants et les complices de et assassinat ont beaucoup parlé et beaucoup écrit, mais sous le sceau d’un secret bien gardé jusqu’aux dernières années de l’existence de l’URSS.

Avant de donner la parole aux acteurs de ces événements, Nicolas Ross revient sur le massacre de la famille impériale, la disparition puis la réapparition de ses restes. Ce court récit facilite la lecture des seize témoignages qui suivent.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mai 2018 à 18:52 | 1 commentaire | Permalien

L’église orthodoxe de Maaloula, en Syrie, sera entièrement reconstruite dans un mois
L’église Sainte Thècle à Maaloula, province de Damas /Syrie/, qui avait détruite par les combattants de DAESH sera bientôt entièrement reconstruite. Le père Ilias, recteur de l’église, a dit aux médias :

« En décembre 2013 les moniales du monastère Sainte Thècle avaient été capturées par les combattants de DAESH. En mars 2014 elles avaient été échangées contre des membres des familles des terroristes. Sous peu la ville avait été libérée par des unités gouvernementales syriennes.

Les terroristes avaient détruits et profané de nombreux sanctuaires chrétiens. Dès que le territoire a été libéré de leur emprise nous nous sommes mis à la reconstruction. Il ne nous reste aujourd’hui qu’à meubler les cellules. Dans un mois les sœurs pourront réintégrer les monastères où les offices quotidiens auront repris. La population de la ville consiste pour les deux tiers de chrétiens appartenant à diverses confessions. Les offices sont également célébrés en araméen. ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mai 2018 à 10:47 | 0 commentaire | Permalien

Dix icônes de la Sainte Trinité
Par Marie Sentchoukova, agrégée de philosophie, professeur de culture orthodoxe et de l'histoire des religions

Traduction N.Krivocheine Pravoslavie i Mir

La Trinité

Aristote a écrit « la philosophie commence avec l’étonnement ». Cela se rapporte entièrement à la dogmatique chrétienne : comment pourrait-elle ne pas commencer avec l’étonnement ? Les univers bâtis par Tolkien, Carol Lewis et Michael Ende, avec toutes leurs énigmes féeriques, sont loin d’atteindre les profondeurs mystiques et paradoxales des dogmes chrétiens. Le christianisme se fonde sur le grand mystère de la Très Sainte Trinité.

C’est là le mystère de l’Amour Divin révélé en et par cette inconcevable unicité. Vladimir Lossky disait que nous voyons en la Trinité l’unité dans laquelle réside l’Eglise. De même que les Personnes de la Trinité ne sont pas fusionnées mais constituent un Tout, nous sommes tous réunis en un seul et unique Corps du Christ. Ce n’est ni une métaphore, ni un symbole mais une simple réalité, semblable à celle de la présence du Corps et du Sang du Christ dans l’eucharistie.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Mai 2018 à 10:00 | 2 commentaires | Permalien

  LE MYSTÈRE DE L’ASCENSION
Père Vladimir Zelinsky, patriarcat de Constantinople, Italie

«  Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes », dit Jésus (Gn 12,32). Il part avec une promesse, enracinée dans la mémoire de son séjour sur la terre. La promesse et la mémoire s’unissent, remplissent notre temps.

Ce temps est « évangélisé » désormais, il est comblé par une vie une fois vécue. Cette vie continue en nous ici et maintenant.

Or, irréversiblement elle appartient au passé, la Révélation de Dieu est close dans l’histoire, fermée dans les circonstances, dans les mots, dans les événements qui ne se produiront plus.

La parole de Dieu est mise tout entière en un personnage historique, dans ce qu’il a dit, dans ce qu’il a fait.

Mais l’Homme de Nazareth n’habite plus à Nazareth et ne célèbre pas la Pâque à Jérusalem. Or, sa Résurrection est célébrée sur toute la terre, et la création entière lui sert une habitation.

Nous reconnaissons Jésus dans « les plus petits de ses frères » : pauvres, torturés, tués. Son visage apparaît aussi dans les yeux de l’enfant qui vient au monde, dans chaque créature appelée à la vie par l’amour du Créateur. Clouée dans un petit coin de l’histoire humaine, Dieu se révèle partout, et sa brève existence terrestre est élargie à tout ce qui existe et passe à travers le temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2018 à 15:47 | 3 commentaires | Permalien

Père Jean Meyendorff: « Le mariage dans la perspective orthodoxe »
V.G. Un prêtre a répondu à ma question sur le "divorce religieux" en m'envoyant le chapitre suivant du livre du p. Jean Mayendorff sur le mariage* avec le commentaire suivant:

"Tu verras que l'appréhension du mariage chrétien par les gens est loin de l'enseignement de l'Eglise.
Ce qu'il faut retenir, me semble-t-il, c'est que les jeunes qui se marient demandent à Dieu de leur accorder une grâce particulière pour la vie commune et, comme conséquence de cette grâce reçue, ils doivent grandir en spiritualité et faire fructifier leur amour - ce qui demande de l'humilité, des efforts, de l'abnégation...

D'autre part, le mariage chrétien est unique et contracté pour l'éternité, mais l'Eglise connait la faiblesse de l'être humain et admet que l'amour peut s'épuiser et même disparaître."


NB: les passages en gras dans le texte sont de mon ami prêtre. J'ai rajouté des sous-titres pour faciliter la lecture
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2018 à 09:40 | 1 commentaire | Permalien

Homélie prononcée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk en la cathédrale de la Sainte-Trinité le dimanche 20 mai 2018
Homélie prononcée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk en la cathédrale de la Sainte-Trinité le dimanche 20 mai 2018 et Homélie en russe

Aujourd'hui, lors de la lecture de l'Évangile de Jean (la lecture de cet Évangile a commencé dans la nuit pascale et se terminera le jour de la Pentecôte), nous avons entendu que le Seigneur Jésus Christ, après avoir parlé pour la dernière fois à ses disciples lors de la sainte Cène, a adressé une prière à son Père céleste. La prière commence par ces paroles : « Père, l'heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés ! » (Jn 17, 1-2).

Que veut dire le Seigneur Jésus-Christ à propos de cette heure pour laquelle il est venu sur terre? A Cana de Galilée, en accomplissant son premier miracle à la demande de sa Mère, Jésus lui a adressé ces mystérieuses paroles que ceux qui l'entouraient ne comprenaient pas encore : « Mon heure n'est pas encore venue » (Jn 2, 4). Mais, parlant à ses disciples peu de temps avant sa mort, le Sauveur dit : « Maintenant mon âme est troublée », et il ajouta : « C'est pour cela que je suis venu à cette heure » (Jn 12, 27).

Et le voici maintenant, parlant de l'heure de sa souffrance et de sa mort comme de celle où la gloire de Dieu serait révélée - non pas dans le tonnerre et les éclairs comme cela avait été montré à Moïse, mais dans l'humiliation et la souffrance de celui que Dieu a envoyé sur terre pour sauver ce monde et pour ouvrir la voie de la vie éternelle pour chaque homme.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Mai 2018 à 10:00 | 1 commentaire | Permalien

 Saints Cyrille et Méthode, créateurs du premier alphabet slave
Deux frères Cyrille et Méthode originaires de Thessalonique par la création du premier alphabet slave.Méthode est né en 815, Constantin qui adopta le nom de Cyrille lorsqu’il fut sacré évêque, est né en 827.Méthode reprit le poste de son père

Cyrille et Méthode étaient d’une famille de grande réputation. Leur père Lion (Лъв) fut le gouvernant militaire de la région de Thessalonique, leur mère était d’origine slave, elle s’appelait Marie

A l’époque où les grands états européens Byzance et l’Empire des Francs se partageaient le monde, les peuples slaves s’opposèrent à l’assimilation politique et culturelle en créant leurs états indépendants et leur propre culture. Ce fut l'initiative des deux frères Cyrille et Méthode originaires de Thessalonique par la création du premier alphabet slave, le glagolitique, donnant ainsi aux Slaves l’idée de leur identité ethnique et culturelle. Jusque là les Slaves utilisaient des alphabets étrangers – latin et grec – et cela renforçait le risque d’être assimilés.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Mai 2018 à 08:03 | 12 commentaires | Permalien

Persécutions de l’Eglise pendant les années Khrouchtchev
En URSS au début des années 60, une calamité, du type de celles qui se produisent périodiquement, se déclencha quand, sur l’ordre de Nikita Khrouchtchev furent fermées en l’espace de quelques années près de la moitié des églises orthodoxes (pas moins de 10.000), plus de la moitié des monastères, ainsi qu’une multitude de maisons de prières appartenant aux protestants.

Depuis lors, les chrétiens ont sollicité à maintes reprises que ces locaux ne soient pas détruits mais, dans tous les cas dont nous avons connaissance, leurs pétitions n’ont abouti à aucun résultat.

Quant à leurs requêtes que soient ouverts de nouveaux temples, elles ont subi un sort analogue. Nous ne connaissons pas un seul cas où ces demandes ont été prises en considération.

Durant la même période, quatre des sept Séminaires orthodoxes furent fermés, en dépit du fait que l’insuffisance des effectifs du clergé se fait de plus en plus sentir et que, par ailleurs, le nombre de ceux qui désirent recevoir une formation ecclésiastique s’accroît d’année en année.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Mai 2018 à 19:17 | -1 commentaire | Permalien

Présentation à Moscou de l’édition russe de l’ouvrage de Joseph Ratzinger: « Théologie de la liturgie »
Le livre s’ouvre sur un Avertissement signé par le métropolite Hilarion: « J’espère que cet ouvrage non seulement apportera sa contribution à ouvrir l’esprit de nos contemporains sur le catholicisme, mais aussi servira à nos auteurs pour résoudre certains problèmes de la théologie orthodoxe comme les aspects anthropologiques de la liturgie ou les bases théologiques de la musique religieuse.

Ce livre peut nourrir la réflexion sur les questions de l’existence de l’église dans le monde contemporain, dans un dialogue simple avec la société civile et la culture. »

Le 23 mai, à la Bibliothèque de littérature étrangère M.I. Rudimino (Moscou – 1, rue Nikoloïamskaïa) sera présentée l’édition russe de Théologie de la liturgie du pape émérite Benoît XVI (Joseph Ratzinger).

La version russe de l’ouvrage a été éditée par le fonds de bienfaisance Saint Grégoire le Théologien en 2017, cette parution célèbre le 90e anniversaire de l’auteur. L’ouvrage sera présenté par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures et l’archevêque Celestino Migliore, nonce apostolique près la Fédération de Russie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Mai 2018 à 10:10 | Permalien

Le vrai visage de saint Nicolas de Myre
La popularité immense de saint Nicolas soi-disant « saint du peuple dans l’Europe de l’Est d’aujourd'hui fait parfois de lui un « dieu russe » pour des yeux européens. Cependant, la formation de la vénération particulière de ce saint a connu une histoire spécifique, qui ne s’est cristallisée qu’à la fin du Moyen Âge pour parvenir à son état actuel aux Temps Modernes autrement dit aux XVIIIe-XIXe siècles.

En fait, on observe que le culte de saint Nicolas aux XIe-XIIe siècles était réservé avant tout aux couches aristocratiques de la société russe médiévale. En plus, le prénom de Nicolas, utilisé très rarement à l’époque dans l’ensemble de la population, se trouve fréquemment chez les représentants du clergé grec et des moines. On ne connaît qu’un seul prince de la famille de Riourikides et quelques nobles qui portaient ce prénom.

Très récemment, des spécialistes ont reconstitué le visage du saint Nicolas d’après ses reliques - PHOTOS Sur la base de recherches archéologiques, anatomiques et anthropologiques, les chercheurs russes ont décrit l’apparence du saint : sa taille, son teint et même les traits de son visage. Ils ont également défini les maladies dont il souffrait. L’étude anthropologique des reliques témoigne que saint Nicolas s'abstenait de manger de la viande, il se contentait de nourriture végétale. Saint Nicolas mesurait 1,67 m.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Mai 2018 à 09:48 | 8 commentaires | Permalien

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