Selon « Vesti », les statuts de « l’Église locale unie » élaborés par Constantinople ne prévoient pas d’accorder l’autocéphalie tant attendue des autorités ukrainiennes.

Fort de ses sources, « Vesti » donne les principales dispositions du projet de statut qui font apparaître qu’il est impossible de parler d’indépendance (autocéphalie) pour la nouvelle structure ecclésiale, il s’agit plutôt d’une totale soumission à Constantinople (il s’agirait d’un statut de « métropole »).

« Il semble bien que l’autonomie de la nouvelle structure que le patriarcat de Constantinople s’apprête à créer en Ukraine soit de rang inférieur à l’indépendance dont dispose actuellement l’Église canonique ukrainienne, » écrit Vladimir Legoïda, responsable du Département synodal aux Relations avec la société et les médias du patriarcat de Moscou.

Parmi les points importants de ces futurs statuts, on retiendra que l’Église ukrainienne est « indissolublement attachée » au patriarcat de Constantinople et à travers lui à toutes les Églises (ce qui ne diffère en rien de la situation de l’Église orthodoxe ukrainienne qui est rattachée au monde orthodoxe par l’Église orthodoxe russe).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Décembre 2018 à 10:38 | 6 commentaires | Permalien

Présentation de la Vierge Marie au Temple
L’Évangile ne nous apprend rien de l’enfance de Marie.

Son titre de Mère de Dieu efface tout le reste. Mais la tradition est plus explicite ; elle nous apprend que la Sainte Vierge, dans Son enfance, fut solennellement offerte à Dieu dans Son Temple. Cette présentation est le sujet de la fête qu’on célèbre aujourd’hui.

Où mieux que loin du monde, dans l’enceinte du temple, Marie se fût-Elle préparée à Sa mission ?

Douze années de recueillement, de prière, de contemplation, telle fut la préparation de l’Élue de Dieu.

Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le "protévangile de Jacques". La piété populaire et la spiritualité mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie, à l'égard de la volonté divine. Tant en Orient qu'en Occident, cette fête connut un grand succès.

Marie est bien prédestinée à devenir le temple vivant de la divinité. La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe: Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Lorsqu'elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un prêtre l'accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l'enfant s'assied sur les marches de l'autel. "Tout le peuple d'Israël l'aima". Cette fête est attestée dès le VIe siècle.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 4 Décembre 2018 à 06:00 | 13 commentaires | Permalien

L’«Exarchat russe» supprimé par Constantinople refuse de se dissoudre dans l’immédiat
L’archevêque Jean de Charioupolis, primat de « l’exarchat russe » en Europe occidentale, a l’intention de continuer à diriger son exarchat malgré sa suppression décidée la semaine dernière par le synode d’Istamboul.

« Il convient de préciser que, au plan canonique, l’Archevêque Jean, comme Archevêque dirigeant, n’a ni demandé l’abrogation du statut d’exarchat, ni sa propre mise à la retraite. Il demeure donc pleinement en charge pastorale des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale. » est-il écrit dans le communiqué parvenu ce samedi à Interfax.

Ce document souligne que, en raison de son caractère inopiné, cette décision « appelle une profonde réflexion » et que pour y répondre l’archevêque doit consulter les clercs et les laïcs. Dans ce but l’archevêque Jean invite les ministres du culte à une assemblée pastorale le 15 décembre, après quoi sera convoquée une assemblée générale de l’exarchat à laquelle participeront tous les clercs, ainsi que des délégués élus dans chaque paroisse et communauté.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Décembre 2018 à 11:34 | 50 commentaires | Permalien

Le Centre Culturel Mère Marie (Skobtsov)  a été créé a Paris
Le Centre Culturel Mère Marie /Skobtsov 1891-1945 / a été créé cet été pour mettre en valeur l'héritage culturel, social, spirituel et caritatif de Mère Marie.

Le Centre propose, organise, ou participe à des actions, des rencontres, des échanges, permettant une réflexion élargie autour de la personne de Mère Marie, et de faire vivre son héritage et à le faire mieux connaître au-delà des milieux orthodoxes. Mère Marie a en effet su toucher des gens de milieux et de cercles très divers, croyants ou non croyants.

Les activités du centre pourront porter sur des expositions, conférences, publications, projections, activités théâtrales, traductions, et tout ce qui contribue à la transmission du message de Mère Marie et à sa connaissance. Mère Marie devient de plus en connue de par le monde. Des ouvrages, des conférences, des expositions lui sont consacrés.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Décembre 2018 à 09:24 | 0 commentaire | Permalien

Saint Philarète de Moscou sur le sens de la chasteté
Voici ce que saint Philarète, métropolite de Moscou, un des Pères les plus remarquables du XIXe siècle, dit au sujet de la chasteté que tout chrétien s'efforce à cultiver toute sa vie, mais surtout pendant le Carême:

"Mener une vie chaste signifie vivre sous la direction d'un raisonnement intègre, pur et sain, ne se permettre aucun plaisir qui ne serait justifié par le bon sens, garder l'intelligence hors d'atteinte des pensées impures, ne pas laisser les voluptés malsaines contaminer notre cœur et ne pas maculer notre corps par des œuvres malpropres."

Beaucoup disent que c'est un idéal inaccessible. A cela, l'archevêque Ambroise (Kliutcharev) de Kharkov (1820-1901) répondait que "pour être fidèle à sa nature, l'homme doit être ascète. Même les philosophes antiques païens le reconnaissaient. Alors, comment le chrétien ne serait-il pas ascète, lui qui cherche à manifester dans sa nature composée le bel idéal de la vrai vie humaine que l'Évangile lui a montré?"
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 2 Décembre 2018 à 19:28 | 0 commentaire | Permalien

« Le monde radieux de Catherine Sérébriakoff » - Exposition du  5  au 30 décembre 2018
Du 5 au 30 décembre 2018 le Centre Culturel et Spirituel Orthodoxe Russe à Paris accueillera l’exposition « Le monde radieux de Catherine Sérébriakoff ».

Organisée par le diocèse de Chersonèse, et plus particulièrement par l’Association KULTURA, ainsi que par la Fondation moscovite Zinaïda Serebriakova, l’exposition offrira la belle occasion de découvrir ce monde radieux de Catherine Sérébriakoff.

Deuxième fille du célèbre peintre russe Zinaïda Serebriakova, Catherine est née en 1913 à Tsarskoïe Selo, le « Versailles russe ».

Arrivée à Paris, elle pratique avec son frère Alexandre la rare spécialité du portrait d’intérieur, laissant un témoignage minutieux des décors et fêtes de la haute société française. Le réalisme et la précision quasi photographique de ses œuvres lui valent d’être hautement appréciée par des grands collectionneurs et aristocrates du XX siècle : Charles de Beistegui, Arturo Lopez-Willshaw, le duc et la duchesse de Windsor, les Rothschild.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Décembre 2018 à 12:48 | 0 commentaire | Permalien

CONSTANTINOPLE BOULEVERSE LA CARTE DE L’ORTHODOXIE EUROPÉENNE
Pierre Sautreuil

L’annonce inattendue a pourtant jeté un trouble profond dans l’archevêché, qui a précisé dans un communiqué qu’une telle décision « n’a aucunement été demandée », et que l’archevêque Jean, qui a appris cette décision lors d’un entretien privé avec le Patriarche à Istanbul, « n’a pas été consulté préalablement ». L’archevêché a annoncé une réunion de son conseil « dans les jours qui viennent » afin de débattre de la question, et appelle d’ici là ses clercs et ses fidèles à « garder leur calme » et à « se recueillir dans la prière ».

Au trouble se mêle la perplexité des observateurs, qui peinent à discerner les motifs derrière la décision du Patriarcat de Constantinople.

« Je suis très étonné par cette décision »,
avoue Yves Hamant, professeur émérite des universités, « cela va être difficile à avaler pour les paroissiens de l’archevêché, qui célèbrent la liturgie en slavon, accordent une grande place aux laïcs, et sont très attachés à leur autonomie ».

Une autonomie qui s’était ouvertement manifestée par un désaccord entre le conseil de l’archevêché et le Patriarcat au moment de l’élection d’un nouvel archevêque en 2013, et qui « ne reçoit pas l’approbation unanime du Patriarcat de Constantinople », note Jivko Panev, maître de conférences à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris. « Difficile de déterminer dans quelle mesure cette autonomie a motivé la décision du Patriarcat de Constantinople », nuance-t-il cependant.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Novembre 2018 à 11:01 | 53 commentaires | Permalien

Le Synode du Patriarcat œcuménique n’ a pas fixé la date du concile unificateur de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine
Le Synode réuni du 27 au 29 novembre 2018 n’a pas validé le Tomas octroyant l’autocéphale à la future Eglise d’Ukraine et n’a pas fixé la date du futur concile de réunification de l’Eglise d’Ukraine tout en approuvant ses statuts.

Communiqué du Patriarcal œcuménique.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Novembre 2018 à 20:05 | 8 commentaires | Permalien

Un album de 190 photographies du XVIe Congrès orthodoxe en Europe occidentale
Un album de 190 photographies (dont celle-ci-dessus) du XVIe Congrès orthodoxe en Europe occidentale est en ligne à partir de cette page Photos: A. Belopopsky
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Novembre 2018 à 09:34 | 2 commentaires | Permalien

Le Saint Synode du Patriarcat œcuménique, dans sa session du 27 novembre 2018, a décidé de révoquer le tomos patriarcal de 1999 par lequel il octroyait le soin pastoral et l’administration des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale à son archevêque-exarque.

Cette décision répond aux besoins pastoraux et spirituels de notre époque, dans le plus grand respect du droit canonique et de la responsabilité spirituelle qui nous incombe.

En effet, les circonstances historiques ayant conduit à sa création d’une telle structure au lendemain de la Révolution russe d’octobre 1917, il y a tout juste une centaine d’années, ont profondément évolué.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Novembre 2018 à 16:55 | 25 commentaires | Permalien

La Fin d'une  « belle Epoque »
Père Andrew Phillips nous a envoyé un texte en anglais’ il s’agit de la situation de l’Archeveche

« The End of an Era »

The Rue Daru Exarchate, composed of a few largely Moldovan parishes in Paris and a few dozen tiny communities of converts mainly without their own properties scattered for the most part through France. Benelux and England, has today been dissolved by the Phanar. Over ninety years of history since Rue Daru broke away from the Russian Orthodox Church Outside Russia have thus ignobly ended.

Founded largely by aristocratic and intellectual traitors to the Tsar from Saint Petersburg, the only surprise is that this anti-Russian and anti-monastic group has survived so long. Nearly four generations on, with its last Russian bishop dying in 1981 and without monasteries, it was clear that it would come to depend on widowers and celibate convert rejects from Roman Catholicism, such as its present Archbishop from Bordeaux.

Rue Daru’s failure to return to the Russian Church, when freedom gradually came in the two decades after the collapse of atheist rule in the former Russian Empire in 1991 was lamentable.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Novembre 2018 à 15:22 | 13 commentaires | Permalien

Ils ont préféré la mort
Anatole Krasnov-Levitine

(1930-1991, écrivain orthodoxe, il a été à plusieurs reprises arrêté. Expulsé d’URSS en 1975, il termine ses jours à Lucerne et Paris. Auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’orthodoxie)

* * *
De nos jours, tous les termes vieillissent à une vitesse effrayante. Cela s’explique par le rythme précipité de notre vie. Autrefois, dans les années 50, l’Eglise orthodoxe russe était l’Eglise du silence. Mais, avec les années 60, l’Eglise du silence s’est mise à parler.D’abord doucement, sans assurance, par la voix du Samizdat religieux, puis de plus en plus fort, et enfin de toute sa voix, pour le monde entier.


Cela se passait le 13 décembre 1965, quand fut publiée ma pétition de deux prêtres moscovites, les pères Gleb Iakounine et Nikolai Echliman. Et depuis, l’Eglise russe ne s’est plus tue : elle parle par la bouche de l’archevêque Hermogène et d’Alexandre Issaevitch Soljenitsyne, par celles du père Alexandre Men et du père Serge Jeloudkov, et dans les sermons du père Dimitri Doudko.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Novembre 2018 à 13:38 | 1 commentaire | Permalien

L’édification de l’église Sainte-Barbara s’intègre dans l’histoire de la présence russe sur la Riviera vaudoise dans la 2e moitié du XIXe siècle. De nombreux Russes, aristocrates, étudiants, révolutionnaires séjournaient en effet au bord du Léman. Le développement du tourisme sur la Riviéra attirait une clientèle aisée. Le comte Chouvalov a voulu cette église. Il souhaitait en effet que sa fille, morte en couche avec sa fille nouveau-née, soit enterrée en terre orthodoxe près d’une église.

L’aristocrate russe a donc demandé l’autorisation de bâtir une église et s’est engagé à financer sa construction. Les conditions préalables à l’édification du lieu de culte étant remplies, le chantier a débuté en 1873 et s’est achevé en 1878. L’église devait canoniquement dépendre de celle de Genève (datant de 1866), le comte devait acquérir le terrain au nom de l’Eglise orthodoxe et assurer une rente pour l’entretien de l’édifice. L’église constitue un exemple architectural typique du style religieux traditionnel russe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Novembre 2018 à 04:59 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarcat oecuménique vient de dissoudre l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Jivko Panev - 27 novembre

De source bien informée, nous avons appris que le Saint-Synode du Patriarcat oecuménique réuni à ce jour au Phanar vient de décider de dissoudre l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale en abrogeant le Tomos patriarcal de 1999. Le communiqué officiel avec les détails à venir !
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Novembre 2018 à 18:45 | 15 commentaires | Permalien

Une conférence consacrée à « La Russie entre passé et avenir : conserver et créer » s’est tenue à l’initiative de la Fraternité de la Transfiguration et l'Institut Saint-Philarèt - du 6 au 8 novembre 2018 dans le domaine Bogoyavlenskoïe, région de Moscou.

Ce n’est pas la première fois au cours de ces dernières années que des personnes s’en tenant à des visions différentes se réunissent dans ce domaine restauré ayant appartenu aux Karpov-Krivochéine : historiens, hommes de lettres, philosophes, théologiens, poètes et artistes s’y expriment librement. Ces conférences ont lieu chaque année. Leurs sujets relèvent de l’histoire, on y traite de la destinée de ceux qui sont restés dans le pays ainsi que de ceux qui l’ont quitté. L’effondrement de l‘ex-URSS en 1991 donne aux émigrés la possibilité de revenir en Russie. Très peu nombreux sont ceux qui le font.

Dans leur intervention Nikita et Xenia Krivochéine répondent à une série de questions :

- Faut-il de nos jours inviter les émigrés et les descendants de ceux qui ont été chassés du pays à y revenir ?
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Novembre 2018 à 17:40 | 2 commentaires | Permalien

Nicolas Berdiaeff: L’ homme dans la civilisation technique
Il y a 70 ans, Nicolas BERDIAEV /1874-1948/, célèbre philosophe russe, était rappelé à Dieu

Conférence du 4 septembre I947 - Rencontres internationales de Genève

Il est devenu presque banal de dire que l’homme européen moderne vit dans l’angoisse et se trouve dans un état proche de l’agonie. Il lui fut difficile de supporter deux guerres mondiales. Les fondements de son existence sont ébranlés, il se sent perdu dans un monde chaotique. Il a perdu son équilibre intérieur. La structure psychique et même la structure physique de l’homme se trouvent en désaccord avec la civilisation technique moderne.

Cette structure s’est formée à une époque où l’homme vivait encore aux rythmes de la nature, où l’ordre cosmique comptait encore pour lui et se reflétait dans l’ordre social. L’homme avait ses liens avec la terre, il y était solidement enraciné. Mais l’époque tellurique de l’histoire humaine touche à sa fin.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 27 Novembre 2018 à 09:06 | 0 commentaire | Permalien

La CROIX
Haute de 120 mètres,la cathédrale du Salut-de-la-Nation-Roumaine pourra accueillir jusqu’à 5 000 fidèles, et elle s’élèvera plus haut encore que le bâtiment du Parlement roumain, deuxième plus important bâtiment administratif au monde après le Pentagone aux États-Unis.

Votée en 2004, la construction a été entamée en 2011 sur un terrain de 11 hectares offert par le gouvernement. Pour l’heure, la cathédrale n’est pas encore achevée. Outre les travaux de décoration extérieurs et intérieurs, doivent toujours s’ajouter un musée du christianisme, un hôtel, une bibliothèque, la résidence du Patriarche, des bureaux pour les médias du Patriarcat, ainsi que quatre pavillons portant le nom des apôtres Saint-André, Saint-Pierre, Saint-Paul et Saint-Luc, consacrés chacun à des tâches particulières, parmi lesquelles l’action médicale et sociale, l’accueil des pèlerins, et des actions culturelles.u[
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Novembre 2018 à 14:55 | 2 commentaires | Permalien

Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)
Archimandrite Placide Deseille
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 345, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean. Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.

Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par cœur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Novembre 2018 à 07:00 | 3 commentaires | Permalien

Le Conseil du diocèse de Chersonèse a exprimé son soutien aux décisions du Saint synode de l’EOR quant à l’impossibilité de rester en communion eucharistique avec le patriarcat de Constantinople
Le 22 novembre 2018 la session annuelle de l’association diocésaine Chersonèse s’est tenue au Centre spirituel du quai Branly, à Paris.

Participaient à la réunion : Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse ; le père Maxim Politov, secrétaire de l’administration diocésaine ; les membres permanents du Conseil ; des recteurs de paroisse ainsi que des fidèles.

Ayant débattu de la situation créée par l’action anti canonique du patriarcat de Constantinople en Ukraine le Conseil a, à l’unanimité, soutenu la décision du Saint synode de l’EOR en date du 15 octobre 2018 /Procès-verbaux N°71/ sur l’impossibilité de rester en communion eucharistique avec le patriarcat de Constantinople ; le Conseil a exprimé sa gratitude filiale à Sa Sainteté Cyrille pour sa défense ferme et immuable des canons et de la doctrine de l’Église orthodoxe. Le Synode exprime son soutien fraternel à Monseigneur Onuphre, métropolite de Kiev et d’Ukraine ainsi qu’aux évêques qui lui sont fidèles. Il convient de continuer à prier de tout cœur pour le peuple d’Ukraine.

Le Conseil a approuvé les comptes du diocèse pour 2017 et débattu du projet d’accord entre le séminaire Sainte Geneviève à Epinay Sous-Sénart et la municipalité du lieu quant à l’aménagement du territoire de la partie Est du parc du séminaire.

Note : l’association diocésaine de l’EOR en France a été créée par le diocèse de Chersonèse en avril 2008. C’est la première association diocésaine non catholique en France reconnue par l’Etat. Elle est présidée par Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse.
Source

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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Novembre 2018 à 15:28 | 3 commentaires | Permalien

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