Léonce de Jérusalem, théologien du VIe siècle, dans son Traité contre les Nestoriens, rapporte les propos suivants des adversaires du concile de Chalcédoine, notamment de ceux qui refusaient l'unité hypostatique du Seigneur Jésus:

"Si les hypostases de Dieu et de l'homme ne sont pas séparées, comme le sont les natures [divine et humaine], cela voudrait dire que Dieu n'est pas vraiment Dieu sans l'homme, tandis que l'homme n'est pas vraiment homme sans Dieu" (Adv. Nestor. II, 27). Ainsi, pour les Nestoriens, les hypostases de Dieu et de l'homme, étant parfaitement autonomes, ne peuvent que demeurer distinctes et séparées même dans le Christ.

C'est en lisant de tels propos qu'on prend conscience de la grâce d'être orthodoxes chalcédoniens. En effet, si pour les adversaires nestorianisants de Chalcédoine, le caractère définitif et irréversible de l'unité de Dieu et de l'homme en Christ est un scandale, pour nous autres, c'est le fondement même de notre salut. Il est vrai que Dieu reste Dieu en l'absence de l'homme. Mais l'homme peut-il vraiment être homme sans Dieu?
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 25 Février 2009 à 22:06 | 1 commentaire | Permalien

Difficultés de l'Eglise orthodoxe en Bulgarie
Le Saint-Synode de l'Église orthodoxe de Bulgarie a confié au métropolite Galaktion de Staro-Zagora la tâche de mener le dialogue avec les schismatiques. Mgr Galaktion avait lui-même été auparavant directeur spirituel de l'actuel "primat" de l'Église schismatique bulgare, selon l'information de l'agence de presse religieuse russe Blagovest-Info.

Rappelons qu'en 1992, une partie de l'épiscopat orthodoxe bulgare, soutenue par les autorités civiles, s'était rebellée contre le patriarche Maxime, mettant en cause la canonicité de son ordination et ses éventuels liens avec le pouvoir communiste. En 1996, un patriarche alternatif a été désigné, il s'agissait du métropolite Pimène. En 1998, un concile de l'Église orthodoxe bulgare où sept patriarche et des représentants des autres Églises orthodoxes autocéphales ont participé, a réaffirmé son soutien au patriarche Maxime et appelé les schismatiques à la pénitence. Ce n'est pourtant qu'en 2003 que l'État bulgare a reconnu l'Église orthodoxe canonique du pays.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Février 2009 à 21:46 | 7 commentaires | Permalien

Propos du patriarche Cyrille sur les rapports entre l'Eglise russe et le pouvoir civil
Dans son homélie pour la fête de saint Alexis, métropolite de Kiev-Moscou, le 25 février 2009, le patriarche Cyrille de Moscou a établi une comparaison entre le ministère difficile de saint Alexis au XIVe siècle, dans une Russie soumise à la domination de la Horde d'Or et aux tentatives de division, et le ministère du patriarche Alexis II, à la fin du XXe siècle. Il affirme également que, dans les deux cas, l'Église russe a su échapper à la tentation de s'assimiler au pouvoir civil et d'en devenir une émanation:

"Saint Alexis a fait appel à toutes ses forces pour protéger notre pays, son Église de la terrible menace que représentait la Horde d'Or. Il voulait conférer au peuple un maximum de liberté car seule la liberté pouvait permettre le renforcement spirituel et matériel du pays. L'objectif final étant de s'émanciper de l'asservissement. D'autre part, saint Alexis voulait par dessus tout maintenir l'unité de notre Église et ne pas laisser Kiev, ville du siège primatial, être séparée du reste du pays". Le patriarche Cyrille a souligné que cette mission de saint Alexis s'est trouvé particulièrement ardue. En effet, saint Alexis faisait de son mieux pour aller visiter les régions occidentales de la Russie, mais l'accès à Kiev lui était refusé.

"Sa Sainteté Alexis II dût, pendant la période où il a été à la tête de notre Église, faire face exactement aux mêmes difficultés que le saint métropolite Alexis: les forces diverses aspiraient de nouveau à démembrer notre Église. Elles s'appliquaient, et cela sur des lignes de démarcation similaires, à détacher Kiev, Mère des villes russes, de l'unité de la Rus ancienne. Le défunt patriarche Alexis II a dû déployer d'immenses efforts pour maintenir l'unité. Par la grâce de Dieu, tous les conciles auxquels participaient l'ensemble des évêques de notre Église, tenus dans les années 1990, ainsi qu'au début du XXIe siècle, ont à nouveau témoigné de la volonté indéfectible de la vieille Russie orthodoxe de rester unie".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Février 2009 à 21:30 | 0 commentaire | Permalien

Le père Vsévolod Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, rapporte, dans son livre "Lambeaux" ("Лоскутки"), une belle histoire sur le rapport entre l'épiscopat et l'ascèse. La voici traduite en français:

"Un évêque m'a raconté un jour qu'il avait surpris la conversation suivante entre deux supérieurs de monastère:

'Mon Père, pourquoi Monseigneur vient si rarement chez vous, alors qu'il est très souvent chez nous? Nous n'en pouvons plus de lui préparer des repas, de réunir de grandes chorales, de repeindre chaque fois l'église...'

'Eh bien, nous, nous ne faisons rien de tout cela. Quand il vient, nous lui proposons de célébrer immédiatement un acathiste, puis les vigiles complètes sans rien abréger. Ensuite le repas monastique, de la kacha et du pain. Le lendemain, la liturgie à l'aube, suivie d'une autre hymne acathiste... Tu te souviens: Cette espèce-là ne peut être expulsée que par le jeûne et la prière..."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Février 2009 à 20:32 | 0 commentaire | Permalien

La place de l'homélie dans la liturgie orthodoxe
De nos jours, la place de l'homélie dans la liturgie orthodoxe varie selon les régions. Souvent, elle est complètement omise. En Russie, par exemple, l'homélie a lieu soit à la fin de la liturgie, soit avant la communion des fidèles et juste après celle du clergé. En Europe occidentale, les prêtres orthodoxes prêchent souvent à la fin de la liturgie. Il faut reconnaître objectivement que de telles pratiques n'ont pas de logique liturgique.

L'ordo liturgique prévoit, dès l'antiquité, que l'homélie soit prononcée juste après la lecture de l'Évangile. Des partisans de l'homélie à la fin de la liturgie disent quelquefois qu'une prédication après la lecture de l'Évangile interrompt inutilement le cours de la prière et distrait de la méditation. Une telle explication n'est valable que si l'homélie ne porte pas sur l'Évangile qui vient d'être lu. Ce qui ne doit pas être le cas. Par définition, la prédication liturgique est un commentaire des lectures apostolique et évangélique du jour. En revanche, rien n'empêche le célébrant de rajouter quelques mots sur un autre sujet à la fin de la liturgie, avant la vénération de la croix par les fidèles.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 25 Février 2009 à 17:47 | 0 commentaire | Permalien

Chaque lecteur de ce site peut laisser un commentaire sur les articles publiés (en cliquant en-bas de l'article sur le lien "commentaires"). Vous pouvez également envoyer un courrier électronique au modérateur du site.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Février 2009 à 17:19 | Permalien

Ce lieu de libre information, de réflexion et d'échanges sur l'actualité chrétienne est initié par des fidèles orthodoxes vivant en France. Les contributions qui y sont publiées n'expriment la position officielle ni de l'Église orthodoxe russe ni du diocèse de Chersonèse. C'est une initiative parmi tant d'autres visant à mettre au profit de la mission orthodoxe et de la communication entre chrétiens les moyens offerts par les technologies modernes.

L'objectif de cette plateforme est de partager des informations sur la vie des orthodoxes en France, en Russie et dans le monde, de proposer des textes de réflexion sur diverses questions d'actualité et d'échanger des réactions, dans le respect de la diversité des opinions et sans aucune polémique - ce à quoi veilleront les modérateurs.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 16 Février 2009 à 19:23 | 27 commentaires | Permalien

1 ... « 294 295 296 297


Recherche

Sondage
Approuvez-vous la décision de l'archevêque Jean Renneteau et de la majorité du clergé de l'archevêché "de la rue Daru" de rejoindre le patriarcat de Moscou?


Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile