La police chypriote a annoncé mardi avoir arrêté six personnes, dont deux moines orthodoxes, qui manifestaient contre une conférence prônant le dialogue entre orthodoxes et catholiques. Une centaine d'orthodoxes, dont des moines et des prêtres, ont manifesté le week-end dernier à Paphos (sud-ouest) devant l'hôtel où se réunit la Commission mixte pour le dialogue théologique entre les Eglises catholique et orthodoxe.
L'Eglise de Chypre, orthodoxe, qui accueille cette conférence, avait alors averti les manifestants qu'elle appellerait la police s'ils ne cessaient pas leurs actions. "Malgré les demandes répétées de la police pour qu'ils se retirent pacifiquement, les manifestants n'ont pas écouté", a déclaré à la presse le porte-parole de la police Michalis Katsounotos. Il a en outre annoncé l'ouverture d'une enquête interne, après qu'une télévision eut montré des images d'"un moine en train d'être traîné par les cheveux lors de son arrestation".
L'archevêque Chrysostomos II a menacé d'excommunier les religieux qui protestaient contre la conférence qui se poursuit jusqu'à vendredi.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Octobre 2009 à 09:26 | 3 commentaires | Permalien

UNE REUNION DE HAUT NIVEAU
Le dialogue théologique entre orthodoxes et catholiques se poursuit

Un communiqué du 19.10. 2009 du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou indique que la nouvelle session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre les orthodoxes et les catholiques a lieu, comme prévu, du 17 au 23 octobre à Paphos (Chypre). Elle est consacrée au « rôle de l’évêque de Rome dans la communion de l’Eglise au cours du premier millénaire ».

Un document a été préparé par le comité de coordination de la Commission mixte il y a un an et a fait l'objet de remarques critiques de la part de la délégation russe dès avant l'ouverture de cette session. L'Église russe participe en effet à cette session, contrairement à la précédente (cf. notes dédiées), la délégation étant dirigée par Mgr Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures. Les autres Églises orthodoxes participantes sont: Chypre, Constantinople, Alexandrie, Serbie, Roumanie, Géorgie, Grèce, Pologne, Tchéquie et Slovaquie, Jerusalem et Albanie.

Remarque VG: l'Église de Bulgarie ne participe pas; Antioche n'est pas citée, l'Église orthodoxe en Amérique (OCA) n'y a jamais été invitée. L'Église russe a donc obtenu que la juridiction estonienne de Constantinople n'y soit plus représentée.

DES PROBLEMES ENTRE ORTHODOXES

Mais, comme je l'indiquai dans la note citée plus haut, cette réunion suscite l'opposition de certains milieux orthodoxes qui, cette fois, se manifeste publiquement. Ainsi le site religo.ru, citant le journal chypriote "Sandy Mail", rapporte que des moines du monastère de Stavrovuni et des laïcs du diocèse de Larnaca ont manifesté dans la rue leur opposition à la tenue de dialogue et ont exigé de Mgr Chrisostome II, primat de l'Eglise de Chypre, qu'il y mette fin. Les manifestants déclaraient que la prière commune avec les Catholiques était anti-canonique et que le but du dialogue était de soumettre l'Orthodoxie au Vatican… La prière commune, qui devait réunir les délégations orthodoxe et catholique dans la cathédrale Saint-Georges de Paphos, a été annulée à la suite de cette manifestation.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 20 Octobre 2009 à 21:34 | 4 commentaires | Permalien

Le pape a ouvert mardi la porte de l'Eglise catholique aux anglicans traditionnalistes déçus par leur Eglise, y compris des prêtres mariés, une préfiguration de ce qu'il pourrait offrir aux intégristes catholiques lefebvristes, relèvent les vaticanistes.

Le cardinal William Joseph Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, a annoncé à la presse la publication imminente d'une "Constitution apostolique" signée par Benoît XVI. Celle-ci donne un cadre permettant d'accueillir au sein de l'Eglise romaine, dans le respect de certaines de leurs traditions, ces anglicans qui ne se reconnaissent plus dans l'Eglise fondée en 1534 par le roi Henri VIII d'Angleterre.
Ces dissidents dénoncent notamment l'ordination sacerdotale et la consécration de femmes ainsi que les bénédictions de mariages homosexuels. La nouvelle structure permettra l'ordination comme prêtres catholiques d'anciens membres du clergé anglican déjà mariés. Mais l'ordination d'évêques anglicans mariés ne sera en revanche pas possible, a précisé Mgr Levada. Ces nouveaux fidèles auront également une liturgie spéciale, a-t-il relevé. Mgr Levada a chiffré à "20 à 30 évêques et quelques centaines de personnes" les anglicans qui ont souhaité revenir dans le giron de Rome. Cette annonce surprise - la conférence de presse avait été convoquée la veille au soir, un fait inhabituel au Vatican - intervient à quelques jours de l'ouverture du dialogue doctrinal avec les lefebvristes, prévue lundi. Un observateur relève que "le Vatican montre qu'il peut renouer avec des fidèles issus d'un schisme vieux de près de 500 ans et donc, pourquoi pas, à plus forte raison, avec des catholiques qui se sont séparés il y a une vingtaine d'années", en 1988. Mgr Levada a réfuté toute coïncidence entre ces deux événements autre que "temporelle". "Je crois que les coïncidences temporelles n'arrivent pas par hasard", rétorque Sandro Magister, vaticaniste de l'hebdomadaire L'Espresso.
Pour lui, le retour de ces anglicans dans l'Eglise catholique, qui s'effectue avec une "facilité certaine car ils sont déjà en total accord sur le fond et on leur offre des facilités sur la forme", peut servir d'exemple à certains fidèles lefebvristes. "Une grande partie d'entre eux est prête au retour aux conditions proposées par Rome", relève-t-il, soulignant qu'il n'y a que quatre évêques lefebvristes. Marco Politi, vaticaniste du quotidien La Repubblica, estime de façon plus directe que la structure spécifique "est une indication de la voie" qui pourrait être proposée aux lefebvristes. "On a une structure juridique qui peut fonctionner avec les anglicans, les lefebvristes ou d'autres" comme par exemple, à l'avenir, d'autres mouvements protestants ou des orthodoxes.
"On crée des satellites qui ont leur profil de rite et de liturgie et sont rattachés à l'Eglise catholique", affirme-t-il, relevant que dans le passé, Rome avait déjà accueilli, mais à titre individuel, d'anciens prêtres anglicans mariés. Comme les fidèles de la Fraternité Saint Pie X, ces anglicans que Rome reçoit sont opposés à la modernité. "Tous les pas en avant du Vatican sont vers la tradition", souligne Sandro Magister. Même le fait qu'avec eux, Rome accepte des prêtres mariés n'est "pas une libéralisation du mariage des prêtres" puisque ceux-ci sont mariés avant d'être ordonnés prêtres catholiques.
Rédigé par l'équipe rédaction le 20 Octobre 2009 à 20:02 | 1 commentaire | Permalien

Le chœur de l’église de la Dormition à Sainte Geneviève des Bois,
Toutes les informations pour passer une commande sont ICI
Rédigé par l'équipe rédaction le 20 Octobre 2009 à 10:57 | 1 commentaire | Permalien

L'Ordre de l'Aigle blanc au père Popieluszko 25 ans après son assassinat
Le président polonais Lech Kaczynski décernera lundi à titre posthume l'Ordre de l'Aigle blanc, la plus haute distinction polonaise à l'aumônier de Solidarité, le père Jerzy Popieluszko, 25 ans après son assassinat par la police politique communiste (SB).

"Le président remettra aujourd'hui l'Ordre de l'Aigle blanc à la famille du père Popieluszko à l'issue d'une messe solennelle célébrée à l'église de Saint Stanislaw Kostka à Zoliborz où officiait le père Popieluszko", a déclaré à l'AFP un conseiller du président Pawel Wypych. Jerzy Popieluszko, assassiné à 37 ans, symbolise aux yeux des Polonais la lutte commune de l'opposition démocratique et de l'Eglise catholique contre un régime totalitaire.
"Nous espérons que la mère du père Popieluszko sera présente et recevra la distinction", a-t-il ajouté. Marianna Popieluszko qui a aujourd'hui 89 ans vient tous les ans le jour anniversaire de son assassinat se recueillir sur la tombe de son fils, enterré près de l'église de Saint Stanislaw Kostka. Dimanche, dans le cadre des commémorations du 25e anniversaire de sa mort une messe a été célébrée au bord du barrage sur la Vistule près de Wloclawek (centre), où son corps avait été jeté. Le père Jerzy a été enlevé par trois officiers de la SB le 19 octobre 1984, après avoir célébré à Bydgoszcz (centre) sa dernière messe. Ses ravisseurs l'ont torturé à mort avant de le jeter dans les eaux de la Vistule, à 120 km au nord de Varsovie.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Octobre 2009 à 17:07 | 3 commentaires | Permalien

Rôle croissant de l’Eglise orthodoxe russe dans le débat public
Moscou, 11 octobre 2009

L’Eglise orthodoxe russe s’est prononcée en septembre contre la mise en place d’une phrase faisant l’éloge de Joseph Staline dans une station de métro de Moscou. Dans le même temps, l’Eglise se retrouve prise dans un débat sur l’héritage d’un général de l’armée soviétique qui a rejoint les nazis pour lutter contre le dictateur soviétique.

Ces deux affaires reflètent la confusion qui règne au sein de la société russe au sujet de cette période de l’histoire du XXe siècle, ainsi que le rôle croissant de l’Eglise orthodoxe russe dans le débat public.

Des usagers du métro se sont montrés ravis en voyant les deux phrases sur Staline, mais des militants des droits de l’homme se sont dit choqués lorsque la station de métro Kourskaïa a rouvert le 25 août après une année de restaurations minutieuses.
Rédigé par l'équipe rédaction le 17 Octobre 2009 à 16:00 | 1 commentaire | Permalien

Père Alexandre Schmemann

Librairie « Les Editeurs Réunis »
le jeudi 22 octobre à 18h 30 et sera consacrée à
la présentation de la traduction française du

"JOURNAL (1973-1983)"
du Père Alexandre Schmemann


paru aux Editions des Syrtes

avec la participation des traducteurs : René Marichal, Anne Davidenkoff, Anne Kichilov, Daniel Struve.
Seront également présentés les homélies et entretiens en langue russe du P.A. Schmemann, parus en livres et en DVD et le recueil de ses articles théologiques et littéraires récemment parus en russe.

.............................................

"Journal" d'une grande figure de l'orthodoxie russe dans lequel sont consignées ses joies et ses peines, ses interrogations spirituelles. Compte rendu intime de sa vie, ces écrits évoquent ses souvenirs et ses rencontres, abordent les problèmes de l'Eglise et de la foi, de la hiérarchie ecclésiastique ou encore les événements politiques de cette période.
L'existence de ce journal n'a été révélée qu'après la mort du père Alexandre Schmemann, le 13 décembre 1983, lorsqu'on retrouva huit cahiers de notes dans son bureau du séminaire de Saint-Vladimir, à New York.

En 1973, lorsqu'il entreprend de tenir son journal, Alexandre Schmemann a cinquante-deux ans et est une figure éminente de l'Orthodoxie.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Octobre 2009 à 14:45 | 1 commentaire | Permalien

«Tzar», un film de Pavel Lounguine
Avec un tel personnage, Pavel Lounguine se devait d'imposer un souffle imposant à ce moment d'une richesse dramatique intense. Il n'y parvient que par intermittences et passe donc à côté du grand film annoncé.
Nicolas Schiavi

Il a filmé les espoirs et les dérives de la perestroïka, avant de plonger au tréfonds de l'âme russe. Avec Ivan le Terrible, Pavel Lounguine s'attaque à l'un des personnages les plus complexes de l'histoire russe.
Pendant cinq mois, le réalisateur de "Taxi Blues", d'"Un nouveau Russe" et "L'île" a tourné ce film ambitieux, qui retrace la confrontation entre le tsar despotique et le métropolite Philippe, symbole de la conscience éclairée, à Souzdal, au coeur de la Russie éternelle.
"Pour moi, c'est un film sur la contradiction entre le pouvoir absolu et l'idée du Christ, de spiritualité. Il y a là quelque chose de profondément antinomique", explique Pavel Lounguine, dont le film est monté à Moscou en vue d'une sortie au printemps 2009.

Se croyant investi d'une mission divine dans une Russie en proie aux complots et au désordre, Ivan le Terrible (1530-1584) instaura un pouvoir absolu en écrasant, avec une cruauté légendaire, tous ceux qui pouvaient le gêner.
Dans ce climat de terreur, le métropolite Philippe, grand érudit, ami d'Ivan, osa se lever et dénoncer la tyrannie mystique du souverain, malgré la certitude d'une mort brutale. Il finit exilé dans un monastère, où un des hommes de main du tsar l'étouffa dans sa cellule.

"C'est l'histoire d'une amitié trahie, entre deux personnages très shakespeariens, dont l'un est devenu un saint et l'autre un monstre", constate Pavel Lounguine qui rejette toute idée de film politique et tout lien avec la Russie d'aujourd'hui, beaucoup plus "paisible", note-t-il.
Rédigé par Xenia Krivochéine le 17 Octobre 2009 à 09:21 | 2 commentaires | Permalien

Vers une rencontre entre Moscou et Rome ?

La récente rencontre à Castel Gandolfo pourrait marquer un tournant décisif

ROME, Mercredi 30 septembre 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous une analyse des relations entre catholiques et orthodoxes, que le journaliste américain Robert Moynihan, directeur du mensuel « Inside the Vatican », propose aux lecteurs de ZENIT.

* * *

Parfois il n'y a pas de feux d'artifice. Les tournants peuvent s'opérer dans le silence, passer presque inaperçus.
Il pourrait en être ainsi avec le « Grand Schisme », la plus grave division de toute l'histoire de l'Eglise. La fin du schisme peut venir plus vite, et de façon plus inattendue, que beaucoup peuvent l'imaginer.

Le 18 septembre dernier, à Castel Gandolfo, le palais d'été des papes situé à une quarantaine de kilomètres de Rome, un archevêque orthodoxe russe du nom de Hilarion Alfeyev, 43 ans (un érudit, théologien, spécialiste en liturgie, compositeur et amateur de musique), a rencontré Benoît XVI, 82 ans (lui aussi un érudit, théologien, spécialiste en liturgie et amateur de musique), pendant près de deux heures, selon des sources bien informées. (Pour le moment, il n'y a pas de sources « officielles » sur cette réunion - et le Saint-Siège n'a toujours pas publié de communiqué.)

Ce silence laisse à penser que ce qui s'est passé était important - tellement important peut-être que le Saint-Siège n'estime pas prudent pour le moment de révéler publiquement la teneur de l'entretien.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 15 Octobre 2009 à 19:26 | 1 commentaire | Permalien

Une nouvelle querelle orthodoxe autour de l'œcuménisme et du "document de Ravenne"
Nous avons signalé dans plusieurs notes tous les signes qui inclinent à l'optimisme et montrent que la marche vers l'unité dans l'Orthodoxie est en bonne voie. Oui, il semblait possible d'envisager la fin des divisions nées depuis plus d'un siècle, et surtout à la suite des tragédies du XXe. Mais voilà qu'une nouvelle division nous menace par suite de la grande maladresse de quelques théologiens qui ne sentent pas les convictions profondes du "Peuple orthodoxe", pourtant seul détenteur de la Vérité. Il s'agit de l'opposition au "document de Ravenne" qui semble se transformer en un grand mouvement anti-œcuménique.

Une naissance aux forceps

Je ne vais pas revenir en détail sur le "document de Ravenne" en lui-même: JF Colosimo lui a consacré un "Bloc note" très détaillé et orthodoxie.com en a publié le texte en français. Mais voici quelques points essentiels à la compréhension de la situation:
* Ce texte a été discuté et approuvé par les membres de la « Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique romaine et l’Église orthodoxe » lors de la dixième session plénière de la Commission à Ravenne (8–15 octobre 2007), sans l’Eglise orthodoxe russe, dont la délégation avait quitté la rencontre à cause de la présence des représentants de l’Eglise apostolique d’Estonie. La validité du texte était déjà posée…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 15 Octobre 2009 à 18:50 | 139 commentaires | Permalien

Le Métochion Saint Serge à Jérusalem
Monsieur Serge Stépachine qui est à la tête de la Société Palestinienne Impériale et Président de la Cour des comptes de la Fédération de Russie a exprimé sa gratitude au gouvernement de l’Etat d’Israël pour la restitution à la Russie du métochion Saint Serge à Jérusalem. Le métochion deviendra après des travaux de réfection l’un des plus beaux édifices de la ville, a-t-il dit. M.Stépachine a exprimé l’espoir de voir les actuels locataires de l’édifice libérer les lieux au plus vite. C’est le 28 décembre dernier que le gouvernement de Tel-Aviv a pris la décision de remettre le bâtiment du métochion la Russie. C’est en l’honneur du grand duc Serge Romanov, gouverneur général de Moscou et premier président de la Société russe des études palestiniennes que le métochion a été nommé.
Rédigé par l'équipe rédaction le 14 Octobre 2009 à 21:12 | 0 commentaire | Permalien

Eglise de la Dormition à Sainte Geneviève des Bois
PHOTOGRAPHIES JUBILE

SAMEDI 10 OCTOBRE 2009
Аlbums photos du jubilé sont disponibles à cette adresse [
Rédigé par l'équipe rédaction le 14 Octobre 2009 à 21:03 | 0 commentaire | Permalien

Sainte-Geneviève-des-Bois
70e anniversaire de la consécration de l’église de la Dormition de la Mère de Dieu à Sainte-Geneviève-des-Bois

CHERS AMIS

Vous avez raison de souligner que notre situation, ici en Europe occidentale, est bien différente de celle qui s’est formée en Ukraine. Nous en avons eu la preuve éclatante dimanche à Sainte Geneviève des Bois.

Mgr Gabriel de Comane, exarque du Patriarche de Constantinople, ayant à sa droite Mgr Innocent de Chersonèse du Patriarcat de Moscou et à sa gauche Mgr Michel de Genève de l’Eglise orthodoxe russe hors frontières bien voulu accueillir dans la petite église de l’Assomption de la Très Sainte Mère de Dieu les fidèles des trois juridictions russe de France.

Comme je l’ai promis , je vais m’efforcer de vous faire le récit de cette journée complètement extraordinaire. L’église est elle-même un lieu miraculeux où reposent les différents évêques de l’archevêché. Nous avons pu descendre dans la crypte et nous recueillir un instant devant les pierres tombales de ceux qui ont donné leur vie au service du troupeau orthodoxe disséminé sur les terres d’occident. La présence de ces grands pasteurs est bien tangible, et ils étaient sans aucun doute parmi nous durant la glorieuse liturgie célébrée par trois prélats en témoignage de l’unité de notre religion orthodoxe.

Dans la chapelle du haut, un joyau de fresques claires obscures chante la Résurrection. Sous le regard des Séraphins aux six ailes l’admirable chœur de la paroisse, dirigé par Alexis Tchertkoff à répondu aux voix masculines d’un chœur venu de Russie. Toute la magnificence de la liturgie russe portée par ces voix puissantes, ou angéliques, s’est envolée avec ferveur vers le ciel. Les visages des trois évêques rayonnaient. Il me semble bien que, pour la première fois de leur plein gré, ils ont voulu témoigner de leur volonté de fraternité. Et après toutes les querelles, qui ont si durement divisé l’émigration russe, nous pouvons mesurer la vacuité des divergences politiques, qui, quatre vingt années plus tard, sont bel et bien tombées en désuétude. De nombreux paroissiens de Meudon de l’EORHF étaient parmi nous. Car ce sont nos morts qui aujourd’hui nous rassemblent. Nous avons voulu honorer nos parents, ces exilés tragiques qui ont semé sur le sol de France et d’Occident la semence de la Foi orthodoxe.

Ce dimanche 11 octobre marque le soixante-dixième anniversaire de la création du cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois. L’importance de cet évènement n’a échappé à personne car la municipalité a voulu marquer par la présence de son maire et d’un premier adjoint la solennité de cette date. Deux prêtres catholiques, délégués par leur évêque diocésain étaient aussi parmi nous.
Rédigé par Marie Genko le 12 Octobre 2009 à 14:43 | 8 commentaires | Permalien

Commémoration du 80 anniversaire de la naissance du métropolite Nicodème
Les enfants spirituels du métropolite Nicodème (Rotov) dont le patriarche Cyrille I commémorent le 12 octobre à Saint Pétersbourg le quatre vingtième anniversaire de sa naissance.

Voici le texte d’une allocution du patriarche Cyrille ("Messager de l’Eglise Orthodoxe Russe" N°11, 2009) Ce numéro 11 est consacré au métropolite Nicodème (Rotov) de Leningrad et Novgorod, une des personnalités majeures de l'Église orthodoxe au XXe siècle.

Allocution du métropolite Cyrille de Smolensk et de Kaliningrad à la conférence consacrée au trentième anniversaire du décès du métropolite Nicodème (Rotov) de Leningrad et de Novgorod

Nous commémorons aujourd’hui le trentième anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur Nicodème (Rotov), éminent hiérarque de notre Eglise. Son action continue de nos jours à déterminer dans une grande mesure la vie de notre Eglise, nous sommes nombreux à garder dans nos cœurs le souvenir de cette éminente personnalité.

La vie terrestre du métropolite défunt était avant tout une floraison d’idées hardies et profondes, de vastes projets, d’immenses travaux à la mesure de ces projets. Une vie d’une très grande intensité et, malheureusement, trop brève. Mgr Nicodème, comme s’il avait eu le pressentiment de la brièveté de son séjour en ce monde, comme s’il savait que le temps qui lui était imparti n’était pas suffisant pour réaliser tout ce à quoi il aspirait voulait hâter le cours des évènements. Il aimait répéter la phrase du généralissime Souvorov : « Il me faut combattre, à l’histoire de me juger ». Mgr Nicodème a été un guerrier sage, puissant et tenace de l’Eglise du Christ. Les trente ans qui se sont écoulés depuis qu’il nous a quitté sont amplement suffisants pour que nous puissions évaluer sa personnalité sub specie aeternitatis.

Il peut, à première vue, nous paraître paradoxal que c’est sur les années soixante du dernier siècle, période de persécutions administratives cruelles contre l’orthodoxie russe, que tombe la période la plus intense du service pastoral et ecclésialo-politique de Mgr Nicodème. En effet, ce n’était plus l’époque féroce quand, et il en a été ainsi au cours de plusieurs décennies, en réponse aux ordres cannibales de Lénine, des télégrammes étaient envoyés au Kremlin disant : « La ville de Kazan est nettoyée. Il n’y reste plus un seul pope, pas un seul moine, aucun bourgeois. Personne à fusiller ».

Or, les années soixante du XXe siècle, considérées comme « végétariennes », bien que Khrouchtchev avait alors promis de montrer « le dernier pope du pays » à la télévision, ont été pour l’orthodoxie russe une terrible épreuve. Jamais dans l’histoire russe, même à ses pires époques, les ennemis du Christ, n’ont levé la main sur l’existence institutionnelle de l’Eglise Russe en tant que telle. Ni la Horde d’Or (les occupants tatars au Moyen Age), ni le III Reich ne s’étaient fixés de tels buts. Le régime déicide a été le seul à formuler et commencer à mettre en œuvre cet objectif.

Il va de soi que Nikita Khrouchtchev n’était pas féru des écrits de Saint Justinien. Il y est dit « Le bien-être de l’Eglise, c’est la solidité de l’Empire ». Mais Mgr Nicodème, homme d’Eglise et patriote russe, était parfaitement conscient du bien fondé de ces paroles.
Aussi, la tâche de sauvegarder l’Eglise institutionnelle pour le bien de la Russie future était aux yeux de Mgr Nicodème primordiale et vitale. Il était en cela en harmonie avec notre contemporain Alexandre Soljenitsyne qui estimait que l’idée nationale russe essentielle et l’impératif de notre survie commune consistent en premier lieu à sauvegarder physiquement et moralement notre peuple.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 12 Octobre 2009 à 10:16 | 0 commentaire | Permalien

Henri Pierre Rinckel "Diviniser l'homme"
Les actes du péché provoquent les passions ; les passions, les pensées ; et les pensées les imaginations.
La mémoire est cause des réflexions ; et l’oubli de la mémoire. L’ignorance enfante l’oubli ; et la négligence l’ignorance. La convoitise engendre la négligence. Le mouvement qui altère est mère des désirs. Et l’énergie de l’acte est mère du mouvement. L’acte, c’est l’impulsion déraisonnable du mal qui nous fait disposer du sensible et des sens.

Grégoire le Sinaïte, sentences diverses, 62
(Agora, 2008)
Rédigé par l'équipe de rédaction le 12 Octobre 2009 à 10:09 | 0 commentaire | Permalien

Canonisation de Jeanne Jugan n’est plus un rêve !
Le 11 octobre 2009 le Pape Benoît XVI proclame « Sainte » Jeanne Jugan,
Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres, à Rome.


Fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres

29 août 1879 : le glas tinte au clocher de La Tour Saint Joseph. Il apprend au voisinage le retour à Dieu de la Petite Sœur Marie de la Croix, Jeanne Jugan pour ceux qui l’ont connue quarante ans plus tôt.
Sans bruit, la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres a rejoint Celui qu’elle avait « si grande envie de voir ». Sa mission terrestre est achevée. Deux mille quatre cents Petites Sœurs ont appris d’elle comment répondre à l’appel de Dieu dans le service des personnes âgées pauvres.

Quatre-vingt-six ans auparavant, Jeanne naît à Cancale, en pleine Révolution. Terre-neuvas comme la plupart des hommes de son pays, son père est à la grande pêche en ce 25 octobre 1792. Quatre ans plus tard, il disparaît en mer. Jeanne et ses trois frère et sœurs connaissent très tôt la pauvreté et le travail. Servante, aide-cuisinière dans un manoir proche de Cancale, infirmière à l’hôpital du Rosais de Saint Servan, employée de maison et garde-malade à domicile ..., Jeanne Jugan l’est successivement. A la demande en mariage d’un jeune marin, elle répondra : « Dieu me veut pour Lui, Il me garde pour une œuvre qui n’est pas connue, pour une œuvre qui n’est pas fondée ».

Jeanne Jugan ne veut que servir Dieu et les autres
,
les pauvres surtout, les plus faibles, les plus démunis, fidèle à l’idéal de configuration à Jésus par Marie qu’enseigne saint Jean Eudes aux membres du Tiers Ordre de la Mère Admirable, association qu’elle rejoint vers l’âge de 25 ans.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Octobre 2009 à 14:46 | 2 commentaires | Permalien

Joseph Maïla, le «M. Religion» du Quai d'Orsay
Jean-Marie Guénois. Le Figaro.

La religion est partout. Même au ministère des Affaires étrangères.

L'ancien recteur de la Catho de Paris vient de faire sa première rentrée au ministère des Affaires étrangères pour conseiller les ambassadeurs.

Cet été, le Quai d'Orsay s'est doté d'un «pôle religions». Voulue par Bernard Kouchner, cette instance inédite a trouvé place au sein de «la direction de la prospective», chargée de discerner les enjeux d'avenir de la diplomatie française. Comme l'économie ou la politique, le facteur religieux entre désormais de plain-pied dans l'analyse des évolutions du monde. «Le fait religieux, commente le ministère, joue un rôle important dans les rapports entre les nations.»
Alors à qui confier une telle charge dans le cadre de la République laïque ? Paradoxalement, c'est un catho­lique qui a été choisi ! Non pour sa religion, évidemment, mais pour sa compétence, internationalement reconnue. Joseph Maïla, universitaire de 60 ans, spécialiste de l'islam, a passé sa vie à étudier les ressorts les plus subtils des conflits, et parmi eux la fougue ou la sagesse religieuse, facteurs souvent ignorés par les spécialistes des rapports de forces. Natif du Liban, Joseph Maïla, à côté d'une brillante carrière de professeur, en France où il vit depuis quarante ans, en Allemagne, au Canada, en Belgique, en Espagne et aux États-Unis, a souvent été appelé comme expert, en Afrique et au Moyen-Orient, pour débloquer des situations. Cette expérience, il l'a transformée en fondant le Centre de recherche sur la paix et l'Institut de formation à la médiation au sein de l'Institut catholique de Paris, dont il a été aussi le recteur. Au Quai d'Orsay, il n'est pas inconnu puisqu'il a siégé à la commission Juppé, qui a produit le livre blanc sur la politique étrangère et européenne de la France. Mais son véritable examen d'entrée, il l'a passé à la fin du mois d'août dernier, lors de la conférence des ambassadeurs, où un atelier sur les religions était pro­posé. Maïla, «jeune» titulaire du nouveau poste, fut ­stupéfait de voir affluer un nombre considérable d'ambassadeurs. Le public l'a harcelé de questions. Dès lors, le «pôle religions» s'imposait comme une nécessité. Depuis, les demandes ne cessent d'affluer sur son bureau. Pour y répondre, un secrétariat et deux chargés de mission, soit quatre personnes sur le total de 16 000 fonctionnaires du ministère. À qui il faut ajouter le conseiller pour les affaires religieuses et son équipe, fonction qui existe depuis 1920, en charge des relations institutionnelles avec les religions présentes en France, désormais complémentaire du «pôle religions».
Rédigé par l'équipe rédaction le 11 Octobre 2009 à 14:08 | 0 commentaire | Permalien

UN SÉMINAIRE POUR TOUS LES ORTHODOXES
18 mois après avoir été décidé par le Saint Synode de l'Église russe, le séminaire russe en France a effectué sa première rentrée le 5 octobre 2009 et pravoslavie.ru lui consacre un grand article de Sergei Moudrov (Сергей Мудров). Je ne vais pas m'attarder sur la description des lieux, les conditions d'accueil et les programmes dispensés, ils sont disponible sur le site du séminaire, mais l'interview du recteur le hiéromoine Alexandre (Siniakov) donne un nouvel éclairage à l'ensemble du projet.

Dès le départ, le p. Alexandre insiste sur le coté multiculturel du projet: Paris a été choisi pour bénéficier du contexte intellectuel et universitaire français"; l'enseignement se fait en russe et français, ceux qui ne maitrisent pas notre langue suivant des cours accélérés car les séminaristes suivent des cours à la Sorbonne et à l'École pratique des hautes études, où ils devront passer des examens pour obtenir un double diplôme: celui du séminaire et un mastère de philosophie.
Les séminaristes devront aussi apprendre l'anglais et une autre langue européenne…

Ouvrant les contacts avec l'Occident pour les séminaristes venant de CEI, ce séminaire répond aussi aux besoins des enfants des nouveaux immigrants, ceux qui sont arrivés après 1990: ces jeunes ont des difficultés à étudier en Russie, par exemple pour des questions de visas, et "comme résultat, durant les 15 dernières années, nous avons ordonnés des prêtres qui n'avaient pas suivi de formation religieuse.

Le séminaire de Paris est appelé à palier ce problème" signale le p. Alexandre. Les professeurs viendront aussi tant de CEI que d'Europe occidentale. Comme le séminaire bénéficie du soutien des pouvoirs publics, il ne devrait pas y avoir de problèmes de visas pour les professeurs et les séminaristes venant de pays hors UE.

Une initiative panorthodoxe

Puis le P. Alexandre parle du coté interdiocésain, qui devient même inter-juridictionnel: "tous les évêques de l'Église orthodoxe russe en Europe centrale et occidental font partie du conseil de surveillance du séminaire (…), ainsi que Mgr Gabriel de Comane (qui a accepté d'y participer).
(iVG: le dernier communiqué de l'Archevêché parle "de la visite qu’il / Mgr Gabriel/ a effectuée, au début du mois de septembre au [Séminaire russe, d’Epinay-sous-Sénart, à l’invitation de la direction du séminaire"]i).
Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Octobre 2009 à 14:27 | 1 commentaire | Permalien

POURQUOI L'EMPEREUR NICOLAS II A-T-IL ÉTÉ CANONISÉ ?
La canonisation e la famille Impériale a provoqué en Russie des réactions très différenciées: si d'une part il y a des hagiographes qui s'en félicitent, comme le fait par exemple le livre de Victor Loupan cité par ailleurs, d'autres, qui ne sont pas tous des nostalgiques du bolchévisme, s'indignent en soulignant les erreurs et les faiblesses de l'empereur et de sa famille. Dans tous les cas, personne ne comprend vraiment ce que signifie une canonisation et pourquoi Nicolas II a été proclamé "strastoterptsy". Un article dans le N° du 7/08/2009 du journal KIFA fait appel au p. Georges Mitrofanov (1) pour répondre aux questions les plus courantes sur le sujet. J'en reprends les principaux arguments.

Le p. Georges commence par affirmer que "les faits historiques ne permettent pas de considérer les membres de la famille impériale comme des martyres chrétiens. Mourir en martyre présuppose la possibilité de renier le Christ pour sauver sa vie. Mais la famille impériale a été massacrée comme famille impériale, par des gens qui la considérait comme le symbole de cette Russie impériale qu'ils détestaient.

La famille impériale a donc été mise au rang "strastoterptsy", continue le p. Georges, spécifique a l'Église russe, comme l'ont été les princes qui ont accepté les souffrances et la mort de la mains de leurs adversaires politiques, dans un esprit d’abnégation chrétienne. La commission de canonisation a étudié 7 rapports: 5 ont présenté l'action politique et ecclésiale du dernier empereur, et la commission a jugé qu'il n'y avait pas là matière à canonisation, mais les deux derniers, consacrés "aux derniers jours de la famille impériale" et "Positon de l'Église concernant le rang de "strastoterptsy" ont emporté la décision.
Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Octobre 2009 à 13:32 | 21 commentaires | Permalien

Premiers pas vers l'unité  en Ukraine
Plusieurs communiqués ont annoncé l'issue positive de la réunion des groupes de travail pour le dialogue crées par l'Eglise Autonome d'Ukraine – Patriarcat de Moscou (EAU-MP) et le "patriarcat de Kiev" (KP) (cf. note dédiée et commentaire qui s'est déroulée le 2 octobre à la Laure des Grottes de Kiev. Le site Bogoslov.ru publie le texte complet du protocole d'accord et une analyse intéressante, qu'on peut trouver sur plusieurs sites religieux ukrainiens, par exemple kiev-orthodox.org.

Cette analyse relève en particulier plusieurs points marquants.

Rappelons d'abord que les deux groupes de travail ont été crées par les synodes respectifs des deux Églises, ce qui marque déjà un changement claire: on veut passer de la confrontation, parfois musclée quand il s'agissait de prendre le contrôle d'une église, au dialogue. Et il faut replacer l'événement dans le contexte crée par la visite patriarche Cyrille I en Ukraine: il a clairement souligné à plusieurs reprises qu'il souhaite mettre fin è la confrontation et ouvrir un dialogue avec les juridictions non canoniques d'Ukraine. Nous avons donc là la suite concrète des initiatives annoncées par patriarche Cyrille I. Le fait qu'un protocole commun ait été signé dès la première réunion est de bon augure, même s'il est bien spécifié qu'il ne s'agit pas de l'ouverture du dialogue mais uniquement de sa préparation, la suite dépendant de la décision des synodes: il y a maintenant un document accepté par les deux parties comme base pour l'ouverture du dialogue et c'est un pas en avant.

Certains point du document sont particulières significatifs:
Le point 4 proclame que "le dialogue doit se faire dans un esprit de paix et de concorde": cela semble un lieu commun mais devient très concret dans un contexte où des paroisses changent de juridiction avec violence, comme nous l'avons souligné, car cala rend bien évidement tout dialogue impossible. Il faudra donc que, dès le début du dialogue, les parties définissent une procédure de conciliation en cas de confrontation entre communautés paroissiales /commentaire de VG: nous connaissons aussi cette situation chez nous!/
Rédigé par Vladimir Golovanow le 9 Octobre 2009 à 10:35 | 4 commentaires | Permalien

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