Mgr Innocent considère qu'il "n'est pas convenable d'instrumentaliser le dialogue entre les Eglises"
Dans l'interview récente accordée au Messager et au site de l'Église orthodoxe russe en France, l'archevêque Innocent de Chersonèse aborde l'élection du patriarche Cyrille de Moscou, les défis des communautés orthodoxes russes en France et le dialogue avec les autres juridictions orthodoxes, ainsi qu'avec l'Église catholique.

Selon l'archevêque, le diocèse de Chersonèse qui a la charge pastorale des communautés orthodoxes russes en France "a vocation à être un pont entre les chrétiens de France et ceux de Russie. Vivant en France, nous devons toujours avoir à l’esprit le rôle particulier qu’a l’Église catholique romaine dans ce pays. Nous sommes heureux d’entretenir de bonnes et fraternelles relations entre le diocèse de Chersonèse et l’Église catholique qui est en France. La visite du patriarche Alexis à Paris en 2007 et celle du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, à Moscou en 2008, ont été des moments historiques qui ont renforcé nos liens."

"Je pense, ajoute Mgr Innocent, que toutes les Églises orthodoxes représentées en France seront d’accord avec moi pour dire qu’il faut déployer des efforts permanents afin que règne entre les chrétiens de France une plus grande confiance et une sincère bienveillance. Chaque Église orthodoxe, étant par définition indépendante et autonome, doit, me semble-t-il, travailler activement dans cette direction, parce que c’est important pour tous les chrétiens de France."

De même, l'archevêque insiste sur le fait qu' "aucune des Églises orthodoxes ne doit prétendre à un monopole ou à une suprématie dans les contacts et le dialogue avec l’Église catholique romaine, les autres Églises chrétiennes et les institutions publiques françaises. Il est tout à fait inacceptable qu’une Église orthodoxe, recherchant ce monopole, fasse pression, par l’intermédiaire de ses hauts représentants, sur les membres de l’Église catholique et de la société civile qui œuvrent au développement des contacts avec l’Église orthodoxe russe. Nous sommes profondément chagrinés par de tels agissements, car il n’est pas convenable d’instrumentaliser le dialogue entre les Églises au profit d’une seule juridiction orthodoxe. Il convient plutôt d’unir les efforts de tous les chrétiens face aux défis actuels communs et de se soutenir mutuellement."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Mars 2009 à 21:20 | 22 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Je viens d’apprendre sur le site de l’Église catholique de France que la Conférence des évêques de France a approuvé la nomination pour trois ans de Frère Franck Lemaitre à la direction du Service pour l’unité des chrétiens.

Il remplacera dans cette mission le père Michel Mallèvre qui avait auparavant tenu ce poste pendant six ans. C’est vers la fin du mandat du père Mallèvre que se situe la visite en France du défunt patriarche Alexis II. Peut-on surestimer l’importance de cette visite pour toute l’Europe chrétienne ? Certes non, il s’agit d’un évènement qui, comme disent les Allemands, « a fait époque ». Or, le père Mallèvre ne s’est pas beaucoup impliqué pour faciliter et organiser le voyage du patriarche. Le souhaitait-il vraiment ?

N’oublions pas, toutefois, de nous réjouir de la visite de Mgr Maurice Gardès, président du Conseil pour l’unité des chrétiens, à Moscou, ceci pour préparer le voyage d’Alexis II en France.

Le séjour du défunt patriarche nous a laissé à tous des souvenirs inoubliables : allocution à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, prières communes devant la Couronne d’épines dans la cathédrale Notre Dame de Paris, office des défunts au cimetière orthodoxe de Sainte Geneviève des Bois, audience très constructive et amicale chez le Président de la République. A cette occasion le patriarche a pu fraternellement s’entretenir avec le cardinal Roger Etchegarray, son vieil ami.

Les relations entre les orthodoxes russes et les catholiques de France se sont resserrées, un tournant radical vers le mieux a été pris, bien des choses restent encore à accomplir.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 21 Mars 2009 à 21:52 | 17 commentaires | Permalien

Le quotidien russe "Vedomosti" affirme que dans les années 1980 Ronald Reagan avait cherché à faire évoluer le régime communiste à l'aide de la foi en Dieu. Le journal se réfère aux enregistrements des conversations entre Reagan et Gorbatchev, conservés à la bibliothèque Reagan en Californie. Les notes rapportent que le président américain voulait convaincre Gorbatchev que Dieu existe.

Reagan et Gorbatchev se sont rencontrés à maintes reprises entre 1983 et 1985. Connu comme un optimiste, le président américain était dès cette époque persuadé que Gorbatchev pouvait changer le cours de l'histoire de l'Union soviétique et croyait que la religion y serait un des principaux facteurs. Reagan pensait que le système soviétique était vulnérable à cause de son attitude négative envers la religion.

Vedomosti raconte qu'un jour Reagan demanda à Gorbatchev ce qui adviendrait à l'Union soviétique si les religions retrouvaient leur liberté de culte et d'expression. Gorbatchev ne répondit pas directement à la question, mais avoua qu'il avait été "baptisé dans l'enfance", mais ne croyait plus en Dieu et que "cette évolution reflétait celle de la société soviétique".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mars 2009 à 17:50 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

L'agence catholique Zenit rappelle dans sa lettre électronique d'hier que le lundi 16 mars, le Grand-duc Henri II de Luxembourg a dû promulguer la loi légalisant l'euthanasie adoptée par les députés le 18 décembre dernier.

Après les Pays-Bas et la Belgique, le Luxembourg devient donc le troisième pays de l'Union européenne à dépénaliser l'euthanasie. Rappelons que le Grand-duc ne voulait pas signer ce texte, ce qui est à l'origine d'une évolution constitutionnelle majeure limitant les pouvoirs du souverain : désormais, il ne peut plus que promulguer les lois et non plus les sanctionner comme par le passé.

Par ailleurs, en France, les députés verts Noël Mamère (Gironde), François de Rugy (Loire-Atlantique), Yves Cochet et Martine Billard (Paris) devraient déposer aujourd'hui une proposition de loi visant à dépénaliser l'euthanasie, alors même que sort le livre de Denis Labayle "Pitié pour les hommes, l'euthanasie, le droit ultime" et qu'est lancé un manifeste signé notamment par les députés Henriette Martinez (UMP) et Manuel Valls (PS).


Devons-nous, orthodoxes en Europe, nous en inquiéter ?
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mars 2009 à 12:35 | 5 commentaires | Permalien

Pour le vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, le père Vsévolod Tchapline, le principal danger pour la Russie contemporaine n'est pas la crise économique en tant que telle, mais l'éventuelle division de la société qu'elle peut engendrer: "Je crois que le principal danger qui découle des problèmes économiques, ce ne sont pas les conséquences économiques en elles-mêmes, mais les tentatives de diviser la société selon des critères sociaux et régionaux".

Le père Tchapline est persuadé qu'au XXe siècle les conditions de vie en Russie étaient bien pires qu'actuellement et "pourtant nous trouvions les forces nécessaires pour garder l'unité sociale et étions capables de répondre aux défis les plus difficiles".

"La Russie ne survivra pas à une deuxième révolution comme celle de 1917. C'est pourquoi, il faut faire tout le nécessaire pour que la société russe comprenne que les conflits sociaux se transforment facilement en conflits ethniques et régionaux. Ces conflits ne rendront jamais et personne heureux, ne résoudront pas les problèmes économiques, mais conduiront à des difficultés encore plus grandes. Ces dernières peuvent être suivies de l'anarchie. Et l'anarchie est toujours suivie par la dictature", a affirmé le père V. Tchapline.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 21 Mars 2009 à 11:41 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Patriarche Barthélemy: Chiara Lubich a été un don pour les orthodoxes comme pour les catholiques
L'agence de presse Zenit cite les propos du patriarche Barthélemy de Constantinople sur Chiara Lubich, la fondatrice du mouvement des Focolari. Selon le patriarche, elle fut un "don non seulement pour l'Église de Rome, dont elle fut une fille fidèle et active, mais aussi pour notre Église de Constantinople".

Le patriarche Barthélemy lui a dédié son homélie à la fin de l'office des vêpres le 22 mars, premier anniversaire de la mort de Chiara Lubich. L'office était célébré dans l'église de la Mère de Dieu à Belgrad Kapi à Istanbul. Une délégation catholique venue de Rome y participait. "Aujourd'hui, nous ne sommes pas en deuil, mais dans la joie, a déclaré le patriarche, se souvenant "de la force désarmante et persuasive du sourire" de Chiara Lubich.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Mars 2009 à 16:31 | 1 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Le site du diocèse de Chersonèse publie le commentaire du père Vsévolod Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, sur les propos du pape Benoît XVI au sujet des moyens de lutte contre le SIDA:

"Il est faux de considérer les préservatifs comme un moyen d'enrayer la propagation du SIDA", a déclaré le 20 mars l'archiprêtre Vsévolod Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, commentant la polémique suscitée par les propos du pape de Rome en voyage en Afrique. Selon le père Tchapline, ce ne sont pas les moyens extérieurs de contraception qui peuvent diminuer la propagation du SIDA, mais une éducation juste et un mode de vie raisonnable.

"Si une personne mène une vie peccamineuse, débauchée, se drogue, n'a pas de sens ni de modération dans son existence, elle périra de toute façon d'une maladie ou d'une autre. Aucun préservatif et aucun médicament ne pourront l'en sauver". Selon le père Tchapline, "la propagation du SIDA ne peut être arrêtée que par une éducation éthique de la population concernée et non par le recours aux préservatifs".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Mars 2009 à 11:35 | 6 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Un archevêque russe adresse un message aux pasteurs protestants de sa région
L'archevêque Zosime d'Elista et de Kalmykie (république autonome faisant partie de la Fédération de Russie), préoccupé par "les sentiments anti-orthodoxes" qui règnent, selon lui, dans les communautés protestantes de sa région, a adressé un message aux pasteurs responsables de ces communautés.

"Pour aider les protestants de Kalmykie à dépasser les stéréotypes négatifs au sujet de la foi orthodoxe", l'archevêque les invite à s'associer à un cycle de conférences que le diocèse d'Elista organise ce printemps avec la participation de théologiens, historiens et missionnaires venus de différentes villes de Russie. "Si vous cherchez sincèrement la vérité, écrit Mgr Zosime, si vous voulez être honnêtes envers vous-mêmes, nous vous invitons à rencontrer les théologiens orthodoxes et à étudier en toute fraternité les questions de foi qui vous intéressent".

Selon Mgr Zosime, "après la chute de l'Union soviétique, des milliers de prédicateurs étrangers ont afflué en Russie, cherchant à y ériger leurs 'églises'. Le succès de leur mission était en grande partie dû à l'absence de connaissances religieuses positives chez la plupart des citoyens de l'Etat athée... La critique de la foi orthodoxe et non la proclamation du Christ fut le coeur du message de certains de ces missionnaires."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Mars 2009 à 15:33 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Quelques extraits du discours de l'archevêque Chrysostome de Chypre à l'inauguration de la représentation de son Eglise à Bruxelles, publiés par le site du diocèse de Chersonèse, témoignent de sa détermination à dénoncer "la profanation et le pillage des églises orthodoxes" dans la partie nord de l'île. Son témoignage permettra-t-il l'appaisement de la situation douloureuse des Chypriotes?

Le Chypre est divisé en deux parties depuis 1974 où la Turquie a occupé 37 % du territoire de l'île. Selon l'Eglise de Chypre, 522 églises furent depuis détruites ou transformées en mosquées, boîtes de nuit, morgues ou écuries. Mgr Chrysostome a déploré le fait que toutes les tentatives des orthodoxes de restaurer ces églises restent sans succès. "Cependant, dit-il, notre gouvernement entretient les lieux saints musulmans dans la partie méridionale de l'île. Bien plus, les musulmans sont autorisés à les visiter aussi souvent qu'ils le souhaitent".

"Nous considérons qu'il est de notre devoir de faire connaître aux institutions de l'Union européenne ce qui se passe sur les 37 % du territoire occupé de Chypre, membre de la famille européenne, a déclaré l'archevêque. Nous rappèlerons toujours à nos partenaires que la destruction, la profanation et le pillage de nos monuments se poursuit sous le régime des occupants turcs." .
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Mars 2009 à 15:11 | 7 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

C'est peut-être trop idéaliste et difficile à imaginer à notre époque, mais l'Eglise orthodoxe, elle aussi, considère que l'amour chaste et pur est le plus sûr moyen de mettre l'homme à l'abri de toute sorte de maladies sexuellement transmissibles. Ce n'est pas le préservatif qui nous délivre de la mort, mais la maîtrise de nos pulsions et une éducation sexuelle responsable. C'est du reste la leçon du Carême que nous vivons ces jours-ci.

Voilà ce que les Fondements de la doctrine sociale de l'Eglise orthodoxe russe au sujet de l'amour que l'Eglise professe (ch. X, 6):

"Le corps humain est une merveilleuse création de Dieu, appelée à devenir temple de l’Esprit Saint . En condamnant la pornographie et la fornication, l’Église est loin d’appeler au dédain du corps et de la proximité sexuelle en tant que tels, car les rapports charnels de l’homme et de la femme sont bénis par Dieu dans le mariage, où ils deviennent source de la continuité du genre humain et expression de l’amour chaste, de la communion totale, « de la communauté des âmes et des corps » des époux, ce pour quoi l’Église prie dans le rite du couronnement nuptial .

C’est, au contraire, la réduction de ces relations pures et dignes, selon le dessein du Seigneur, et du corps humain lui-même, à l’état d’objet d’exploitation humiliante et de commerce destiné à une satisfaction égoïste, impersonnelle, corrompue et dénuée de tout amour, qui mérite d’être condamnée. Pour cette même raison, l’Église condamne invariablement la prostitution et la propagande de l’amour prétendument « libre », qui séparent totalement la proximité physique de la communion spirituelle et personnelle, de l’offrande de soi et de la responsabilité de l’un pour l’autre, qui sont possibles seulement dans la fidélité conjugale tout au long de la vie
."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Mars 2009 à 09:21 | 10 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Bulgarie: Plusieurs prêtres dissidents reviennent dans l'Eglise canonique
Le Saint-Synode de l'Église orthodoxe de Bulgarie a annoncé que plusieurs prêtres dissidents ont décidé de revenir dans l'Église orthodoxe canonique. Le métropolite Néophite, membre du Saint-Synode, a affirmé que le dialogue s'est instauré au niveau de plusieurs diocèses au sujet de la réintégration de ces prêtres. Ils prévoient de faire leur amende honorable pendant la Semaine Sainte.

Le métropolite Néophite a souligné que l'Église orthodoxe bulgare "recevra tous ceux qui feront un repentir sincère et qui n'ont pas sur leur compte de violations graves du droit canonique, comme un second mariage ou des actes criminels. Les réticents seront réduits à l'état laïc".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 16:18 | 1 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Un prêtre russe appelle à durcir les peines pour les crimes contre les mineurs
L'archiprêtre Vsévolod Chaplin, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a soutenu dans une déclaration à l'agence de presse Interfax la proposition du président russe Dimitri Medvedev de durcir les peines requises contre les crimes commis sur des mineurs. "Je suis heureux, dit le père Chaplin, que le chef de l'État a prêté attention aux voix de très nombreuses personnes qui appellent à durcir les peines pour ceux qui s'en prennent aux enfants". C'est ainsi qu'il a commenté la déclaration faite par D. Medvedev lundi dernier.

Selon le père Vsevolod Chaplin, "il est aujourd'hui évident pour tous que les pédophiles, les colporteurs de la pornographie avec des enfants, les proxénètes se sentent presque impunis. Ce ne doit pas être ainsi dans notre pays. Tout le monde le dit: députés, enseignants, juristes, médecins, prêtres, recteurs de mosquées, rabbins. Les journalistes y jouent un rôle particulièrement positif et il faut les en remercier".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 14:46 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Un évêque italien, Mgr Ghidelli, au sujet de "la crise du schisme d'Orient"
Le site du Comité pédagogique synodal de l'Église orthodoxe russe a publié en russe le texte de la conférence donnée par Mgr Carlo Ghidelli, archevêque de Lanciano-Ortona (Italie), au colloque international "La Parole de Dieu dans les Traditions orientale et occidentale". Mgr Ghidelli propose une brève analyse intéressante des causes et des conséquences de la division entre les chrétientés grecque et latine. Voici deux extraits significatifs de son intervention:

"Il est bien connu que les motivations de ce schisme étaient à la fois d'ordre doctrinal (la célèbre question du Filioque) et disciplinaire. De notre côté, il faut noter qu'il y a eu trois ruptures: celle de la communion à la table eucharistique, celle de la communion ecclésiale et celle de la communion à la table de la Parole de Dieu. Bien sûr, la rupture fut très lourde de conséquences et il ne fallut pas attendre longtemps pour en voir l'ampleur...

Sans aucun doute, après cette séparation douloureuse, l'Église catholique s'est appauvrie, en devenant moins sûre et, dans une certaine mesure, désemparée. La lumière que la Parole de Dieu répandait dans la communion fraternelle, in sinu Ecclesiae (au sein de l'Église), s'est affaiblie, si elle ne s'est éteinte dans certains endroits."
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 12:19 | 6 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Le président de l'Union des écrivains chrétiens de l'Ukraine K. Chapovalov a annoncé que le prix "L'homme de l'année dans le christianisme ukrainien" est attribué en 2008 à Viktor Iouchtchenko, président de l'Ukraine. La deuxième place est occupée par l'archimandrite Longin Zhar, supérieur d'un monastère dans le diocèse de Cernovtsy, qui s'occupe des enfants atteints de SIDA.

En 2007, le même prix "le chrétien de l'année" avait été attribué à Madame Ekaterina Iouchtchenko, la femme du président ukrainien.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 10:30 | 0 commentaire | Permalien

La télévision russe diffuse depuis le 19 janvier dernier plusieurs spots publicitaires contre l'abus d'alcool. Cette publicité fait partie du projet social "Œuvre commune" (qui la finance), dans lequel l'Église orthodoxe russe participe activement. Son objectif est de lutter contre le fléau national que représente l'alcoolisme en Russie.

Voici un exemple d'une telle publicité qui présente le danger de l'alcool pour le fonctionnement du cerveau humain (d'autres épisodes parlent du foie, du cœur, du système digestif, du sang, de l'estomac etc.). Les mots de la fin: "Prend soin de toi".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 01:07 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Un groupe de fidèles catholiques de Russie a publié sur le forum A la lumière de l'Évangile une protestation contre le fait qu'aucun représentant de l'Église catholique n'ait été invité à la dernière réunion du Conseil à la coopération avec les organisations religieuses auprès du président de la Fédération de Russie. Cette réunion s'est tenue à Toula le 11 mars et a rassemblé les représentants des Églises orthodoxe, vieille-croyante, arménienne, évangéliques, baptistes, des musulmans, des juifs et des bouddhistes.

Cette absence de l'archevêque catholique, alors qu'aux réunions précédentes l'Église catholique avait toujours été invitée, a suscité des débats dans la presse russe. Le même forum catholique annonce aujourd'hui qu'en réponse à l'article paru dans le journal Kommersant, les autorités russes ont déclaré qu'il ne s'agissait pas là "d'un acte de malveillance envers les catholiques". Il semblerait que la coordination du Conseil n'ait pas encore eu le temps de prendre en compte le départ de Mgr Tadeusz Kondrusiewicz, nommé il y a un an archevêque catholique à Minsk, et remplacé à Moscou par Mgr Paolo Pezzi.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 17:29 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Selon le père André Lorgus (Russie), prêtre et psychologue, le sens du mariage chrétien consiste dans la recherche de l'unité spirituelle de deux êtres aimants et non dans la procréation qui en est une des conséquences. "La raison du mariage est d'opérer l'unité spirituelle de deux personnes. la naissance des enfants est la suite naturelle du mariage et non son objectif", a déclaré le père A. Lorgus lors d'une conférence au centre moscovite œcuménique "Bibliothèque de l'esprit". Ses propos résonnent comme un écho au débat actuel en France sur le "droit aux enfants" que réclament certaines personnes.

Selon le prêtre orthodoxe, le commandement divin sur la procréation est secondaire du point de vue théologique, psychologique et pastoral. "Le sens du mariage consiste dans le rétablissement de l'unité qui avait été donnée par Dieu dans le paradis. Les deux ne feront plus qu'une seule chair - c'est dit au sujet des époux et non de leurs enfants".

"Si l'on considère que la naissance des enfants est le but du mariage, alors celui des couples stériles devra être considéré comme un mariage non abouti. Les époux qui s'aiment et se comprennent, mais n'ont pas d'enfants devrait donc penser qu'ils n'ont pas accompli le précepte de Dieu. L'absence d'enfants ne doit pas porter atteinte à l'intégrité du mariage".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 12:50 | 4 commentaires | Permalien

Le catholicos de Géorgie a décidé de rencontrer les jeunes une fois par semaine
Le catholicos et patriarche Élie II de Géorgie a déclaré que désormais il rencontrerait des jeunes fidèles de son Église tous les mardis à 15 h. Il prononcera devant eux une conférence et répondra à leurs questions.

Ces rencontres hebdomadaires auront lieu dans le Centre du développement spirituel et intellectuel de la jeunesse, fondé par le patriarcat de Géorgie. L'accès à ces conférences du patriarches sera entièrement libre.

Source: Nouvelles de Géorgie.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 12:41 | 0 commentaire | Permalien

Déclaration du Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe serbe à l'occasion du 10e anniversaire des bombardements du pays
A l'occasion du dixième anniversaire des bombardements de la Serbie et de Monténégro et du cinquième anniversaire des pogroms anti-serbes au Kosovo et Métochie, le Saint-Synode de l'Église orthodoxe serbe a publié une déclaration où il déplore que "jusqu'à présent aucun homme n'a eu à répondre de la violence commise et des crimes perpétrés". "Les forfaits commis à l'époque et les actes de violence sont restés non seulement impunis, mais ont même été récompensés par la partition d'un État reconnu au niveau international, membre de l'ONU, et cela malgré les conventions et les garanties internationales".

Le Synode rappelle que plus de 4 000 Serbes furent contraints de quitter leurs foyers "à cause des pogroms organisés par les terroristes albanais". Un nombre minime parmi eux put regagner leur patrie, alors que de nombreuses églises, monastères et maisons gisent dans les ruines.

Convaincus que "Dieu réside non dans la force, mais dans la justice, les Pères synodaux appellent les chrétiens à commémorer le 17 mars toutes les victimes "des pogroms terroristes au Kosovo et Métochie".
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 12:23 | 3 commentaires | Permalien

L'oeuvre de Gogol possède un grand potentiel missionnaire
Le hiéromoine Syméon Tomatchinski, directeur des éditions du monastère Sretensky à Moscou, est convaincu que l'œuvre de Nicolas Gogol renferme un grand potentiel missionnaire: elle aide l'homme contemporain à comprendre le sens des sacrements de l'Église. "Il faut davantage éditer et faire connaître les œuvres de Gogol", considère le père Syméon, persuadé que Gogol est "l'écrivain le plus religieux de la littérature russe, non seulement par sa vision des choses, mais aussi par le mode de vie".

Parmi les œuvres spirituelles de Gogol, il accorde la place la plus importante aux Méditations sur la divine liturgie, "oubliées" pendant l'époque soviétique. Cet écrit est destiné à ceux "qui veulent comprendre le sens profond de la liturgie et ne se contentent pas d'être de simples spectateurs de ce qui se passe dans les églises". Le père Syméon rappelle que la lecture de cette œuvre de Gogol était recommandée aux chrétiens par les starets du célèbre monastère d'Optina Poustyn. Pour écrire ces Méditations, Gogol avait même appris la langue grecque.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 01:09 | 19 commentaires | Permalien



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