V. Golovanow

C’est le titre d’un article de Fabrice Deprez, jeune journaliste qui a travaillé en Ukraine, en Russie et dans les pays Baltes et qui tente une synthèse des évènements pour le journal catholique de référence en France "La Croix" (article réservé aux abonnés (1). Mais cet article se révèle en fait très approximatif alors même qu’il sera la référence pour l’opinion française.

UNE APPROXIMATION DE TAILLE

Après avoir rappelé l’élection du métropolite Épiphane (Doumenko), que notre chroniqueur baptise curieusement "I’Epifani", il fait un micro-trottoir: "Avec quelques milliers d’autres Ukrainiens, Constantine a bravé le froid hivernal, samedi 15 décembre, pour se rendre devant la cathédrale Sainte Sophie et assister à la création d’une nouvelle Église orthodoxe ukrainienne. « C’est un événement historique », s’enthousiasme cet électricien venu de la région de Tcherkassy, dans le sud du pays. Une bandelette aux couleurs du drapeau ukrainien noué sur la poitrine, il attend patiemment la confirmation du succès du concile, une journée que « nos enfants étudieront à l’école », assure-t-il."

"Concrètement, explique ensuite très justement Fabrice Deprez, le concile a fusionné l’Église du Patriarcat de Kiev (la plus importante du pays d’après plusieurs sondages) et la minoritaire Église autocéphale, deux organisations religieuses qui n’étaient alors pas reconnues comme canoniques."
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Décembre 2018 à 12:26 | 10 commentaires | Permalien

Le Département d'Etat des USA  estime que l'apparition de l'Eglise d'Ukraine est un événement historique
Robert Palladino, respponsable du service de presse du Département d'Etat, a déclaré le 17 décembre 2018: "La création de cette Eglise est devenue pour l'Ukraine un événement historique. Nous allons continuer à soutenir l'Ukraine, nous estimons qu'aucun obstacle extérieur ne doit entraver la liberté de conscience". Les Etats-Unis ont félicité le métropolite Épiphane de son élection.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Décembre 2018 à 12:03 | 2 commentaires | Permalien

Sainte Barbe ou Barbara
Avant la révolution de 1917 et jusque la fin de la guerre civile de très nombreux militaires de l'Armée impériale et des armées blanches avaient sur eux une petite icône de sainte Barbe.

Sainte-Barbe vivait au milieu du III ème siècle (vers 235 ) à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie.

Dioscore, son père, était un être d'une humeur bizarre et d'un naturel cruel ayant toutes les inclinations d'un barbare. Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l'adolescence, était d'une beauté très remarquable, et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l'exposer ses grâces jointes à une immense fortune, imagina de l'enfermer dans une forteresse inaccessible. La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu'à une prison.

Barbe profita de l'absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. De même elle y traça des signes de croix.

Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes. Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix. Dioscore entra dans une grande colère en voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens : elle fut obligée de fuir.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Décembre 2018 à 06:00 | 0 commentaire | Permalien

 Le « bras droit » de  Philarète Denissenko,  Épiphane (Doumenko) élu primat de « l’Église orthodoxe d’Ukraine »
L'Eglise orthodoxe russe estime que le concile soit disant de réunification qui s'est tenu à Kiev est un événement de nature politique et non ecclésiale. Il découle des statuts de la nouvelle entité qu'elle sera dirigée par un métropolite et non par le patriarche. L'union de trois églises locales au sein de cette nouvelle entité ne s'est pas faite. Deux entités schismatiques l'ont rejointe.

L'archiprêtre Nicolas Balachov a précisé: "La portée canonique du concile de réunification souhaité par le patriarche œcuménique est par Porochenko insignifiante. Il faudra que le patriarcat de Constantinople explique son attitude à l'ensemble du monde orthodoxe. Il lui faudra convaincre les Eglises locales de considérer comme leurs égaux les schismatiques d'hier".

L'Eglise orthodoxe d'Ukraine dirigée par le métropolite Onuphre n' pas été dupe des intrigues et des ordres qui lui ont été adressés. Elle reste entière si l'on ne compte pas deux transfuges qui l'ont abandonnée ( les métropolites Alexandre Drabinko et Siméon de Vinnitsa ) Les deux métropolites Symeon et Alexandre ont été destitués par le Saint Synode de l'Eglise Orthodoxe d'Ukraine qui a siégé aujourd'hui en séance extraordinaire sous la présidence du metropolite Onuphre de Kiev et toute l'Ukraine.
..................

Mgr Épiphane Doumenko, métropolite de Pereyaslav-Khmelnitsy (Patriarcat de Kiev) a été élu le 15 novembre primat de la nouvelle « Église orthodoxe d’Ukraine » unifiée par les participants du « concile de réunification » à Kiev.

Après l’élection, Mgr Épiphane s’est adressé aux fidèles réunis devant la cathédrale Sainte-Sophie, en remerciant le président Porochenko pour ses efforts qui ont contribué à la création de l’Église orthodoxe ukrainienne unie, mais aussi Mgr Philarète qui « est père spirituel de tous les Ukrainiens », ainsi que tous les membres du « concile de réunification ».

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Décembre 2018 à 15:55 | 18 commentaires | Permalien

1928 - Michel Tchernobyl était un homme profondément pieux...
Son attitude le prouva clairement lors de l’établissement du régime communiste qu’il regarda, dès le début, comme la préface du règne de l’Antéchrist.

Dans sa famille, on aimait étudier l’Ecriture Sainte, on lisait la Bible, du commencement jusqu’à la fin et, chaque jour, dans un ordre suivi, un passage du Nouveau Testament. On lisait aussi les prières domestiques ainsi que les prières liturgiques destinées aux laïcs. Michel, sans tenir compte de ses durs travaux, se levait régulièrement à minuit pour réciter les prières à cette heure-là qu’il accompagnait de nombreuses prosternations.

Il subissait parfois les assauts du démon. Ce chrétien observait strictement les jeûnes et les carêmes, ne prenait aucune nourriture les mercredis et vendredis avant trois heures de l’après-midi ou même avant le soir, quelque fût le travail qu’il avait à fournir. La maison de Michel était toujours ouvertes aux pèlerins, aux pauvres et aux moines ; il venait en aide aux asiles de vieillards et aux orphelins. Il dirigeait le champ modèle d’une école d’agriculture du Chersonèse, école qui fut transformée en pépinière par les communistes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Décembre 2018 à 09:00 | 0 commentaire | Permalien

Suite à l’assemblée pastorale tenue le 15 décembre 2018 à l’église Saint-Serge, à laquelle a participé la quasi-totalité du clergé de l’archevêché, Son Éminence Monseigneur Jean de Charioupolis, archevêque dirigeant des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, en concertation avec le conseil de l’Archevêché réuni immédiatement après l’assemblée pastorale, convoque une assemblée générale extraordinaire de l’Union directrice diocésaine des associations orthodoxes russes en Europe occidentale, dont il est le président.

L’assemblée générale extraordinaire, convoquée en application de l’article 34 des statuts, aura lieu le samedi 23 février 2019, à Paris. Elle réunira tout le clergé et les laïcs délégués par les paroisses et les communautés de l’Archevêché.

Ordre du jour : délibération sur la décision du Patriarcat oecuménique de « réorganiser le statut de l’exarchat » publiée dans le communiqué du 29 novembre 2018 du Saint-Synode du Patriarcat oecuménique.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Décembre 2018 à 08:25 | 55 commentaires | Permalien

Le Starets Serge: La maîtrise de soi et la paix
Il faut, enseigne le Starets, veiller à être toujours alerte, dans un état de dynamisme, ce que Saint Paul appelle « le zèle ». Il faut exclure toute passivité, ne pas se laisser aller, mais prendre sa vie en mains ; ne pas se laisser guider par ses sensations, son imagination, ses impressions, mais être en tout et toujours maître de soi.

C’est la vérité que les Pères appellent « la tempérance » en son sens le plus large.

Nous avons reçu pour cela la force de grâce, que nous avons reçue dans les sacrements.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Décembre 2018 à 11:18 | -1 commentaire | Permalien

p. Georges Kotchetkov:" Après sa dissolution par Constantinople, l’archevêché des églises russes en Europe occidentale doit choisir"
Après sa dissolution par Constantinople, l’archevêché des églises russes en Europe occidentale doit choisir : ou se dissoudre ou se soumettre et… rejoindre l’Église orthodoxe russe ? Ou encore créer une nouvelle situation transitoire ?

Le père Georges Kotchetkov , recteur de l’institut Saint Philarète à Moscou, a pendant longtemps été proche du professeur Nikita Struve et du cercle que celui-ci animait. Il y a un certain temps il a changé d’attitude à l’égard des responsables de l’archevêché et de l’Institut Saint Serge: A propos de la situation au sein de l'Archevêché: "Ne pas répudier le patrimoine" Voici un texte qui montre à quel point il est préoccupé par la situation actuelle

Il est difficile de dire ce qui se passe à l’archevêché après sa dissolution par Constantinople le 27 novembre et, comme il est dit dans le communiqué, l’affectation des paroisses « à différentes métropoles du Patriarcat ». C’est difficile non seulement parc que la situation est dramatique et impossible à résoudre au mieux dans la concorde, mais aussi, pour parler vrai, c’est démasquer les uns et verse du sel sur les plaies des autres. Aucun ne s’est montré sous son meilleur jour, ni Moscou, ni Constantinople (Istamboul), ni l’Archevêché.

Grâce à leur amour pour l’Église russe, l’orthodoxie est devenue le thème principal de la chrétienté mondiale.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Décembre 2018 à 10:59 | 8 commentaires | Permalien

A l'église Saint André qui appartient à l'Etat et relève du musée Sainte Sophie, un premier office épiscopal vient d' être célébré par l’archevêque Daniel de Pamphilon des États-Unis et l’évêque Hilarion d’Edmonton , tous deux exarques du patriarche œcuménique. Pendant l'office Monseigneur Emmanuel, métropolite de France s'est adressé aux fidèles en anglais .

Près de 50 personnes s'y étaient rassemblés, la majorité d'entre elles étaient des journalistes. Il y avait également des représentants du musée Saint Sophie et de l'administration municipale de Kiev ainsi que M. Rostislav Pavlenko, conseiller du président, . Il convient de rappeler que le droit d'y célébrer avait été conféré au patriarcat œcuménique. L'office a été dit en ukrainien, en grec, slavon et en anglais.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Décembre 2018 à 15:07 | 6 commentaires | Permalien

Saint André Apôtre et martyr (+ 62)
Déjà en Ukraine, on considère saint André comme le premier évangélisateur de Kiev, première capitale historique de la Russie. C'est pourquoi, l'ordre de la Russie tsariste le plus prestigieux était l'ordre impérial de Saint-André.
La Russie actuelle a rétabli la croix de saint André bleue sur fond blanc sur les pavillons de ses navires de guerre, comme le faisaient autrefois les marins du tsar Pierre Ier depuis 1690.

Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche. C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : " Voici l'agneau de Dieu ", il le suivit pour ne plus le quitter.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Décembre 2018 à 07:00 | 4 commentaires | Permalien

Cinq jours avant la tenue du concilе, Philarète de Kiev exprime ses dissensions avec Constantinople
Il existe deux divergences de principe entre Kiev et Constantinople, ceci cinq jours avant la tenue du concile.

Philarète de Kiev souhaite que seuls les évêques puissent participer au concile alors qu'Istanbul insiste sur la présence de simples membres du clergé et de laïcs. Il estime que l'élection du primat de l'Eglise doit se faire à scrutin ouvert alors que Constantinople préconise le scrutin secret.

Philarète rappelle que le patriarcat de Kiev est une entité très importante et libre de décider de par elle même. "Mes évêques n'accepteront pas les directives du patriarcat œcuménique en ce qui concerne la procédure des travaux".
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Décembre 2018 à 19:11 | 12 commentaires | Permalien

Article du père Michel Polsky, écrit en 1952: Aperçu de la situation de l’Exarchat russe dans la juridiction œcuménique
SUITE le texte inédit traduit pour PO par Marie Genko

Par la suite en démêlant cet écheveau d’erreurs, l’assemblée diocésaine de l’exarchat russe d’Europe occidentale, (17 octobre 1946) décida de prévenir une éventuelle répétition de la dernière faute, et elle alla plus loin dans la définition de sa position, en se tournant cette fois ci, sans aucune condition, vers la juridiction du patriarcat de Constantinople.

Enfin il exprima la dépendance directe du diocèse envers le patriarcat Constantinople dans l’accord écrit du 6 mars 1947, et en ne stipulant rien à propos de son caractère provisoire. La raison du silence à propos de la forme de la nouvelle soumission était évidente, mais elle était dissimulée vis-à-vis des fidèles par les instances dirigeantes du diocèse.

Ce n’est que récemment qu’une nouvelle assemblée diocésaine de l’exarchat (du 29 septembre au 5 octobre 1949) déclara avec précision qu’il rejette une position provisoire et confirme l’établissement permanent du diocèse dans la juridiction du patriarche œcuménique; et en essayant d’argumenter les principes de ses nouveaux droits, il appelle les autres églises et les autres juridictions de suivre son exemple.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Décembre 2018 à 14:27 | 0 commentaire | Permalien

Article du père Michel Polsky, écrit en 1952: Aperçu de la situation de l’Exarchat russe dans la juridiction œcuménique
Texte inédit traduit pour PO par Marie Genko

Aperçu de la situation de l’Exarchat russe dans la juridiction œcuménique Holy Trinity monastery Jordanville USA

Le diocèse russe en Europe occidentale, à présent exarchat du patriarcat œcuménique de Constantinople, est composé des anciennes et des nouvelles paroisses et églises des exilés russes et il faisait partie du corps de l’Eglise de Russie jusqu’en 1931 lorsqu’il se soumit au patriarcat œcuménique.

L’archevêque Eloge fut nommé le 2 octobre 1920 à la tête des églises russes d’Europe occidentale de façon provisoire. Cela fut une décision de la Haute administration ecclésiale, formée en 1919 et qui se trouvait au sud de la Russie en raison de la guerre civile et à cause de la séparation d’une partie des diocèses du centre de l’Eglise.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Décembre 2018 à 09:12 | 0 commentaire | Permalien

Emilie Van Taack: Léonide Ouspensky pour le 30 ème anniversaire de son rappel à Dieu
Quelques réflexions sur la liturgie des défunts célébrée le lundi 11 décembre 2017 par monseigneur Nestor de Chersonèse à la mémoire de Léonide Ouspensky pour le 30ième anniversaire de son rappel à Dieu

Lors de la liturgie des défunts célébrée le lundi 11 décembre 2017 pour le 30ième anniversaire du rappel à Dieu de Léonide Alexandrovitch Ouspensky, certains éléments apparemment fortuits ont contribué à ajouter une signification particulière à l'évènement, déjà riche de la personnalité de celui qui était commémoré. Ce sont d'une part le Saint fêté dans le Ménée du jour ainsi que la lecture évangélique appropriée prescrite par le Typikon.

Lydia Alexandrovna, l'épouse d'Ouspensky, affirmait qu'il était mort dans la nuit du 11 au 12 décembre avant minuit. Hormis les différences de fuseau horaire, la date du 11 est donc incontestable et cela, pour la raison suivante également. L'office du 11 décembre/28 novembre (ancien style) est consacré à la mémoire du Saint Moine Martyr et Confesseur des Saintes Icônes, Etienne le Jeune (ou Stéphane le Nouveau, selon les traductions), martyrisé en novembre 765, après de longues épreuves, par les sbires de l'empereur iconoclaste Constantin V (dit Copronyme pour avoir souillé l'eau de son baptême), sbires analogues aux fameux Opritchniks d'Yvan le Terrible et cela, naturellement, sans ordre formel mais par l'effet d'un zèle bien récompensé (1) .

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Décembre 2018 à 05:38 | 0 commentaire | Permalien

Un monde sans Arche de Noé
Un article de Xenia KRIVOCHEINE traduit par Laurence Guillon

Revue "MILOSERDIE"

Du plus loin que je me rappelle, nous avons toujours eu des chiens, des chats et autres animaux à la maison. Dans les années soixante, l’intelligentsia russe se tournait vers la campagne, nous n’étions pas une exception, et nous élevions là bas des lapins, des poules, et la vache Dotcha.

Les lapins, nous ne pouvions pas les égorger, et ils se reproduisaient sans pitié, nous devions les distribuer aux voisins ; les poules pondaient des œufs et parfois se retrouvaient dans la soupe, pas sans larmes du côté de ma mère, cependant, et la vache, qui répondait au doux nom de Dotcha et avait de très beaux yeux bruns, nous donnait beaucoup de lait.

J’appris à la traire et même à faucher l’herbe. Et à Paris aussi, nous avons toujours vécu avec des chats et des chiens, pour nous occuper de tout ce petit monde, nous dûmes augmenter les dépenses auprès du vétérinaire et de l’assurance médicale. Cette assurance fut notre salut, car notre chien se révéla une créature souffreteuse. Il vécut 17 ans, mais il était constamment malade : opérations, prophylaxie, piqûres, vitamines, médicaments… des dépenses incommensurables !
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Décembre 2018 à 18:00 | 15 commentaires | Permalien

Lettre ouverte de Serge Runge

Pendant toute l’ère communiste en Russie, l’Archeveché des Eglises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale et l’Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières ont été les héritiers et les perpétuateurs de la spiritualité, des valeurs et de la tradition de l’Eglise Russe.

Aujourd’hui, l’Eglise Hors Frontières est revenue au Patriarcat de Moscou et le Patriarcat Œcuménique à qui l’Archevêché avait demandé sa protection a repris le Tomos qu’il lui avait accordé.

A la lumière des autres attaques récentes du Patriarcat Œcuménique vis-à-vis de l’Eglise Russe, il est inutile d’envisager qu’il revienne sur cette décision, à supposer que certains le souhaitent.

En retirant le Tomos le Patriarcat Œcuménique nous a rendu notre liberté.et a renoncé à toute forme d’autorité sur nous.

* En aucun cas le Patriarcat Œcuménique ne peut s’approprier les fidèles et les paroisses de l’Archevêché.

* En aucun cas le Patriarcat Œcuménique ne peut rattacher de force nos paroisses à qui que ce soit, ni en disposer à sa convenance, ni décider de leur destin.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Décembre 2018 à 17:25 | 4 commentaires | Permalien

Claude LOPEZ-GINISTY: Vie des saints orthodoxes de la terre d'Helvétie
Claude Lopez-Ginisty est hypodiacre de l’Église orthodoxe russe qui vit en Suisse, spécialiste de la prière, et des vies des saints. Il a également publié des livres de spiritualité sur les Fols-en-Christ, saint Séraphim de Sarov, saint Silouane l’Athonite et Abraham de Natpar.

Les saints occidentaux des dix premiers siècles appartiennent à l’Église orthodoxe, tout autant que les saints d’Orient. Ils partagent la même foi, la même vie spirituelle et indiquent de la même façon la voie vers le salut. C’est pour cette raison que les orthodoxes ayant fui leurs pays après les tragiques événements de la révolution russe ont fait revivre le culte de ces saints, oubliés en Occident et encore inconnus en Orient.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Décembre 2018 à 14:55 | 0 commentaire | Permalien

Alexandre Guezalov : « Il faut arrêter de plaindre les orphelins mais en Russie, un enfant sur cent est orphelin »
Benjamin Hutter

Alexandre Guezalov est sorti de l’orphelinat à 16 ans. Parmi ses 14 « frères », il est le seul encore en vie. Père de trois enfants, décoré par Dmitriï Medvedev pour son action de soutien aux orphelins, il jongle aujourd’hui entre l’écriture, sa fondation « Changer la vie » et la construction d’églises.

Le Courrier de Russie : À quoi ressemble le quotidien d’un orphelin ?

Alexandre Guezalov : Les journées d’un pensionnaire d’orphelinat suivent toujours le même rythme : l’enfant se réveille, déjeune, va à l’école, revient, fait ses devoirs, dîne et se couche. On pourrait croire que cette routine est la même que celle de n’importe quelle famille – mais il y manque l’essentiel : les parents. Eux seuls peuvent transmettre l’expérience empirique nécessaire à la vie dans le monde, la relation tactile, la communication familiale.

LCDR : Rien n’est fait pour pallier l’absence des parents ?

A.G. : Non. À l’orphelinat, les enfants s’habituent aux repas à heures fixes, aux bénévoles qui leur courent toujours après, aux fêtes sans but. Les nombreux « bienfaiteurs » qui soutiennent les orphelinats se contentent généralement de fournir aux enfants des jouets, des séjours à l’étranger et des écrans plasmas. Aujourd’hui, les orphelins sont éduqués principalement par la télévision. Vous trouverez, dans n’importe lequel de ces établissements, de grands écrans auxquels les petits restent scotchés.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 10 Décembre 2018 à 08:37 | 2 commentaires | Permalien

Le prêtre orthodoxe américain  Mark Tyson a quitté le patriarcat de Constantinople pour rejoindre l'EORHF
Le père Mark Tyson , recteur de l'église de la Dormition à Blue Field (USA), a quitté l'obédience du patriarcat œcuménique pour rejoindre l'Eglise orthodoxe russe hors frontières.

Dans une lettre adressée à son évêque il explique sa décision: "Il y a quelques jours le patriarche que je commémorais dans mes prières pendant vingt ans a décidé, chose sans précédent, de rétablir le statut canonique de la bande mutine de clercs démis de leur statut en Ukraine ( il s'agit du prétendu patriarche Philarète). Je rejoins l'Eglise canonique hors frontières pour montrer mon soutien à l'orthodoxie en Ukraine. Nous voyons se déployer une guerre civile religieuse, ceci avec l'approbation officielle du patriarche Bartholomé. Je cesse de le commémorer.

Ma conscience est nette, j'ai simplement décidé d'être en communion avec l'Eglise d'Ukraine qui souffre tant". Selon la chancellerie de l'EORHF aux Etats-Unis le père Thysen a été reçu et nommé dans une paroisse de Virginie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Décembre 2018 à 11:46 | 0 commentaire | Permalien

Il y a 81 ans le père Paul était exécuté dans le camp des Solovki: "le Père Paul (Pavel) Florensky et ses enfants"
Une rencontre entrecoupée de séparations "FOMA" par Dimitri Chévarov

"Chacun de mes enfants, je le comprends de l’intérieur, en tant qu’individu. Chaque enfant est unique et irremplaçable, et pour cette raison, il m’est impossible de comptabiliser mes soins à leur égard. Je voudrais les aider pour qu’ils grandissent en se souvenant de leur famille, de la Russie, de leur Foi en Dieu". p. Paul Florensky extrait d’une lettre à son épouse du 10/11 décembre 1936, camp des Solovki

Fusillé dans un camp stalinien, le Père Paul Florensky est avant tout connu comme théologien et scientifique. Les lettres adressées à ses enfants et à son épouse du camp des Solovki sont l’héritage de ses descendants.

Cette tragique expérience paternelle et sa compréhension du monde de l’enfance peut s’avérer utile de nos jours.

Dès l’arrestation du Père Paul, en 1933, des scientifiques, parmi lesquels le grand académicien V.I. Vernadsky, intercèdent pour lui.

Tomas Mazaryk, président de la Tchéquie adressa cette requête au gouvernement soviétique: « Nous demandons de libérer Florensky et de lui donner la possibilité d’émigrer à l’étranger avec sa famille, où il pourrait continuer son travail scientifique».
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 8 Décembre 2018 à 20:51 | -1 commentaire | Permalien

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