Le « patriarche » de Kiev Philarète : « Le règlement proposé par les Grecs ne nous satisfait pas. Il faut de nouveaux statuts pour notre Église »
Le « patriarche d’honneur » Philarète (Denisenko) a donné sa première interview au site ukrainien "GLAVCOM". C’est aussi la première fois qu’il s’exprime sur les événements qui se sont produits la veille du « concile de réunification » à Kiev et explique pourquoi il n’était pas invité à Constantinople pour la remise du tomos.

– Votre Sainteté, quelles émotions avez-vous éprouvées lorsque l’Ukraine a reçu le tomos ?

– Naturellement, nous sommes heureux que l’Église orthodoxe ukrainienne ait finalement reçu le tomos d’autocéphalie du patriarche œcuménique Bartholomée. Nous nous sommes adressés à lui plus d’une fois à ce sujet. Nous nous sommes adressés à lui au motif que, en 1924, l’Église de Pologne avait reçu l’autocéphalie, or elle était une partie de la métropole de Kiev. Ensuite, le patriarche œcuménique a fondé [notre autocéphalie] sur le fait qu’en 1686, la métropole de Kiev avait été illégalement réunie au Patriarcat de Moscou. Cela signifie que la Pologne est le territoire canonique du Patriarcat de Constantinople. Nous avons procédé de la même manière. Mais, pendant 25 ans, il [le patriarcat] ne se décidait pas à octroyer le tomos.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Mars 2019 à 11:11 | 0 commentaire | Permalien

Père Serge  MODEL: étude approfondie sur le p. Alexandre Men, parue dans "Irenikon"
P. Serge Model: Je me permets de vous adresser, en annexe, l’un de mes textes qui pourrait vous intéresser /étude approfondie sur le p. Alexandre Men, parue dans "Irenikon", revue des moines de Chevetogne/.

Alors que, dans la Russie soviétique, la religion était combattue par le pouvoir, dans la deuxième moitié du XXe siècle, le christianisme y renaîtra de ses cendres, grâce à des personnalités hors du commun. Parmi celles-ci, le père Alexandre Men (1935-1990), prêtre orthodoxe d’origine juive, bibliste et historien des religions, prédicateur et écrivain, pasteur et père spirituel de nombreux intellectuels, et qui, par sa mort en martyr à la fin de la perestroïka, deviendra sans doute l’une des dernières victimes du communisme.

Basée sur de larges extraits des écrits du père Alexandre lui-même, la présente étude évoque à la fois le parcours de ce véritable « phénomène » de l’Église russe (depuis la quasi-clandestinité à l’époque stalinienne jusqu’à une authentique célébrité sous Gorbatchev) et son œuvre écrite (une quinzaine d’ouvrages – publiés, pour la plupart, à Bruxelles – et des centaines d’articles), centrée sur l’annonce de l’Évangile à l’homme contemporain. La question d’une canonisation éventuelle du père Alexandre est également posée.

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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Mars 2019 à 11:31 | 2 commentaires | Permalien

MARIAGE: Chez les orthodoxes, l’école de la deuxième chance
Marie-Lucile Kubacki

Souvent évoqué comme une piste de réflexion pour résoudre le problème de l'accès au sacrement pour les divorcés remariés, le modèle orthodoxe mérite d'être examiné.

Certes, le remariage est autorisé, mais il n’est pas sacramentel. Il n’est pas pour autant bradé, puisqu’il fait l’objet d’un discernement nécessitant l’accord de l’évêque. Avec la miséricorde à la clé. Décryptage.

Jean-Pierre, catholique en instance de divorce, a rencontré Anne, veuve orthodoxe, il y a 20 ans. « Je me suis marié à 21 ans avec une certaine pression familiale, raconte-t-il. Quand je n’écrivais pas à ma fiancée, mes parents me rappelaient à l’ordre…

Mon couple ne fonctionnait pas. » Anne acquiesce : « Dans ma famille, on considérait qu’il valait mieux mourir que divorcer. Mon père m’a interdit de sortir l’année qui a précédé mon mariage, celle de mes 18 ans. À l’époque, il n’y avait pas de préparation au mariage».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Mars 2019 à 10:43 | 5 commentaires | Permalien

Le président Porochenko s’est engagé auprès du patriarche  Bartholomée de lui transmettre des biens immobiliers en échange du Tomos
C’est ce qu’annonce la publication Oukrainskie Novosti qui a obtenu une copie de cet accord de l’administration présidentielle ukrainienne .

Texte de l' accord >>> ICI

Dans un accord secret de coopération entre l’Ukraine et Constantinople il est précisé que le président Piotr Porochenko donne au patriarche Bartholomée le droit de jouir de plusieurs bâtiments, locaux et autres biens. Cela serait indispensable pour le bon fonctionnement des métochions du patriarcat œcuménique en Ukraine.

Cet accord a été signé le 3 novembre 2018 entre le président ukrainien et le patriarche Bartholomé lors d’une visite officielle de Porochenko en Turquie. La teneur de cet accord est restée jusqu’à présent confidentielle.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Mars 2019 à 14:47 | 5 commentaires | Permalien

La revue et le site "Foma" ont produit un film de une minute pour raconter la vie et le destin de Mère Marie /Skobtsov/ 1891-1945

Au cours des dernières décennies le nom de cette femme admirable est devenu connu dans le monde entier: des ouvrages, de nombreux sites lui sont consacrées, des conférences se réunissent pour en parler
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Mars 2019 à 22:06 | 0 commentaire | Permalien

Chers amis,

Ce mercredi 13 mars marquera le 1er anniversaire du décès de Séraphin Rehbinder. A cette occasion, vous
êtes invités à participer à la panikhide qui sera célébrée mercredi 13 mars, à 19:30, en l'église des Trois Saints Docteurs, 5 rue Pétel.

MEMOIRE ETERNELLE !
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Mars 2019 à 12:16 | 1 commentaire | Permalien

Canon de saint André de Crète qui est lu les quatre premiers jours du carême : du lundi au jeudi.
Film (1 h) réalisé à la laure des Grottes de Kiev.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Mars 2019 à 10:53 | 0 commentaire | Permalien

L’Église orthodoxe albanaise refuse de reconnaître l’Église orthodoxe en Ukraine
Le 8 mars, l’agence grecque Romféa, a annoncé que le synode de l’Église orthodoxe albanaise l’une des quinze Églises orthodoxes locales dans le monde, a refusé de reconnaître la nouvelle Église créée en Ukraine par le patriarcat de Constantinople.

La session du synode albanais où a été prise cette décision s’est tenue le 4 janvier, cependant c’est seulement le 7 mars que le texte en a été rendu public.

Les évêques de l’Église albanaise ont dit leur inquiétude devant la reconnaissance « tardive » par Constantinople du sacre épiscopal de Philarète Denissenko, excommunié et frappé d’anathème, « dont le sacre est invalide et privé de l’action et de la grâce de l’Esprit Saint ». De plus, l’Église albanaise s’interroge sur la canonicité du sacre d’Épiphane Doumenko primat de la toute nouvelle « Église orthodoxe d’Ukraine ».

« Comment peut-on, par condescendance, reconnaître en ces consécrations l’action de l’Esprit Saint, alors qu’elles ont été une offense à l’Esprit Saint ? »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Mars 2019 à 09:56 | 14 commentaires | Permalien

Archiprêtre Serge Boulgakov: Le Dimanche du Pardon
Dimanche de l’expulsion d’Adam du Paradis

Là où il n’y a pas de pardon, il ne peut y avoir d’amour, et nous nous éloignons de Dieu.

Le monde crée est mû par la vengeance, la loi vétérotestamentaire était la loi de la vérité mais non de l’amour : œil pour œil.

Le pardon est l’œuvre en nous de la grâce divine mais cette grâce ne nous est pas donnée sans notre acceptation.

L’Evangile nous apprend le pardon dans la prière de Jésus, dans la parabole de l’esclave implacable, dans le commandement de pardonner sept fois soixante-dix fois, telle est la volonté de Dieu exprimée aux apôtres.

Dieu, en la personne du Christ, a pardonné. Le don du pardon est une manifestation de notre similitude à Dieu, Dieu nous octroie et crée en nous la faculté du pardon. Colère de Dieu contre le refus du pardon, signe de non repentir. Le repentir est un élan du cœur vers Dieu et, par conséquent, une libération du péché, un état d’humilité. Le refus du pardon lorsqu’on est prisonnier de la hargne, lorsque l’on se détourne de Dieu, c’est la victoire du mal et du diable, la tentation par le mal, c’est s’éloigner de Dieu.

En quoi est la force du pardon, quelle en est la nature et qu’est-ce qu’elle n’est pas ? Il existe des contrefaçons du pardon : 1) l’indifférence par rapport au bien et au mal ou l’oubli sous couvert de non condamnation.

De même que Dieu ne tolère pas le mal et le péché quoi qu’en les pardonnant, de même l’homme ne doit pas tolérer le mal ; 2) l’impunité du mal, la non résistance au mal. Le mal, le péché demandent châtiment, ceci tout d’abord pour le bien de celui qui a transgressé ainsi que pour celui de la société, combat contre le mal, combat armé, s’il le faut. Le pardon n’a pas à laisser le mal se renforcer et au péché de triompher.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Mars 2019 à 13:35 | -2 commentaire | Permalien

"Parlons d'orthodoxie" met en ligne cette analyse de l'émission hostile « Russie : l’influence de l’Église orthodoxe » la chaîne de télévision Public Sénat (13e chaîne), dans le cadre de l’émission " Un monde en docs". Il a été diffusé samedi 9 février et rediffusé le lendemain.

L'un des deux réalisateurs du documentaire est un journaliste catholique à La Croix et au Pèlerin, qui se présente par ailleurs comme œcuménique mais, qui comme beaucoup d'œcuménistes catholiques, se révèle être au fond hostile à l'Église orthodoxe.

Le documentaire est très tendancieux, partial et malveillant. Se limitant à l'aspect politique et accumulant des petits morceaux de reportages sur des rencontres du patriarche Kirill avec Vladimir Poutine ou d'autres chefs d'État, il donne très largement une vision fausse de ce qu'est l'Église russe. Il est cependant en tout point conforme à la "pensée unique" véhiculée par les médias occidentaux "mainstream". Bien sûr Poutine est diabolisé, est présenté comme manipulant l'Église russe et le patriarche est présenté comme son complice et comme un serviteur du pouvoir.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Mars 2019 à 09:53 | 10 commentaires | Permalien

L’Assemblée générale des paroisses orthodoxes d’Europe occidentale  s’est tenue le 23 février à Paris. Communiqué de l’Archevêché
Rappelons que le 27 novembre 2018 Sa Sainteté Bartholomée, patriarche œcuménique, a révoqué le Tomos de l’Archevêché. Il a en même temps suggéré aux paroisses de tradition russe de s’incorporer aux diocèses grecs locaux dépendant du Patriarcat de Constantinople.

L’Assemblée qui s’est tenue le 23 février 2019 était présidée par l’archevêque Jean de Charioupolis .

Sur les 206 participants 191 se sont prononcés pour le maintien de l’identité de l’archevêché. Il n’y a eu que 15 voix pour la dissolution de l’Archevêché. Il s’agit par conséquent d’un refus définitif opposé au patriarche Bartholomée. Les paroisses auront donc à choisir la juridiction dont elles vont dépendre.

Des sources fiables ont fait savoir que Monseigneur Jean a appelé de toutes ses forces à rejoindre le patriarcat de Moscou qui garantit une autonomie totale de l’archevêché. A la veille de l'assemblée Mgr Jean a, au cours d'un entretien avec un journaliste du site Orthodoxia.info Jorgos Ferdis, a précisé: "Rejoindre le PM est la seule voie envisageable pour l'archevêché". L'archevêque s'est dit désemparé par la décision du Phanar de dissoudre l'exarchat. Il a ajouté que trois métropolites relevant de Constantinople ont fomenté cette décision. Il s'agit de Mgr Emmanuel de France, de Mgr Athénagoras de Belgique et de Mgr Guennadios d'Italie.

Malheureusement l’Assemblée n’a pris aucune décision en ce qui concerne son appartenance canonique. Il a été décidé que la prochaine session de l’assemblée se tiendra en juin 2019. Monseigneur Jean dans son intervention de clôture a déclaré que s’il lui arrivait quelque chose l’Archevêché disparaîtrait et que si il était interdit par Constantinople il rejoindrait à titre personnel le patriarcat de Moscou. De surcroît il a exprimé le souhait que l’on cesse de commémorer le patriarche Bartholomée, ceci dans la Cathédrale de même que dans les autres paroisses.

Il a été donné lecture d’un message du métropolite Antoine (Sevriouk) archevêque de Vienne et de Budapest, dont la traduction est jointe ( et en russe) .

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Mars 2019 à 08:05 | Permalien

Allocution prononcée par l’archimandrite Savva (Toutounov) lors de son sacre épiscopal
Le 1er mars 2019 Sa Sainteté Cyrille Patriarche de Moscou et de toute la Russie a présidé au rite de nomination du vice-chancelier du Patriarcat de Moscou l’archimandrite Savva (Toutounov) au titre d’’évêque de Zelenograd, vicaire du Patriarche de Moscou et de toute la Russie. Au cours de sa nomination, l’archimandrite Savva s’est adressé au primat de l’Église orthodoxe russe et aux hiérarques concélébrants par un discours de nomination.

Votre Sainteté, Monseigneur très vénéré et saint ! Vénérables évêques !

En ce jour mes sentiments et mes pensées sont pleins de confusion. Sur votre décision, Votre Sainteté, et sur celle du Saint Synode, je m’engage sur un chemin auquel rien, si ce n’est la puissance divine, ne peut préparer l’homme.

« Le Dieu de nos pères t'a prédestiné à connaître sa volonté » (Actes, 22:14), voilà ce qu’a entendu jadis le futur apôtre des gentils. J’ose m’approprier cette parole. J’avais cinq ans lorsque pour la première fois j’ai franchi le seuil du sanctuaire du Seigneur dans une petite chapelle de la banlieue parisienne. Dans cette église se réunissaient pour prier ceux qui avaient quitté leur patrie et leurs descendants. Je n’ai pas gardé le souvenir des sentiments qu’il y a 35 ans a éprouvé ce tout jeune acolyte, mais plus jamais je n’ai quitté l’église ; je ne m’imagine pas vivre loin de l’espace sacré du sanctuaire, loin de la beauté, de la grandeur céleste des célébrations de notre Église.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Mars 2019 à 08:22 | 34 commentaires | Permalien

Le patriarche Bartholomée refuse de débattre de la question ukrainienne avec l’ensemble des Églises orthodoxes
De sa réponse au patriarche Jean d’Antioche, il apparaît que le patriarche Bartholomée n’est pas disposé à débattre de la question de l’Église ukrainienne avec l’ensemble des Églises orthodoxes.

« Comme quatre Églises orthodoxes ont, sans raison ni ecclésiale, ni théologique, refusé de participer au saint Concile œcuménique [en Crète, en 2016 — IF], ce qui est injustifiable, et votre vénérable Église en faisait partie, le patriarche œcuménique est en droit de s’abstenir d’une telle assemblée de l’ensemble des Églises orthodoxes qui sera inutile et ne mettra en lumière que notre accord commun à reconnaître qu’il n’y a pas d’accord entre nous », est-il écrit dans la lettre du patriarche Bartholomée publiée ce matin sur le site officiel de l’Église orthodoxe russe.

Le primat de l’Église de Constantinople assure ne s’être mêlé du problème ecclésial en Ukraine que par « amour et abnégation […] sans intérêt ni pression, dans le seul souci de l’unité du peuple ukrainien, de la fin des divisions et du schisme […] selon la tradition et les canons. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Mars 2019 à 08:54 | 6 commentaires | Permalien

L'ÉGLISE CONSTITUE-T-ELLE UN NOUVEAU GROUPE SOCIAL EN RUSSIE ?
V.G.

Dans la Russie impériale, le clergé constituait l'un des 5 "états" (soslovie en russe) qui organisaient la société russe* comme les 3 états de la France monarchique. Le clergé constituait une catégorie socio-professionnelle très spécifique, d'autant plus qu'elle était quasi héréditaire car les séminaires donnaient la priorité aux enfants issus des familles d'ecclésiastiques (les "popovichi") qui, d'ailleurs, n'avaient pas tellement d'autres voies /cf. /
Au recensement de 1897 il y avait prés de 600 000 membres du clergé, ce qui représentait 0,4% de la population (125 millions).

*(les 4 autres sont la noblesse, les marchands-entrepreneurs (kupsy), les bourgeois (meschani: artisans, employés, boutiquiers et colporteurs…) et les paysans. Pour tous les détails sur la société russe, lire l'excellent "Les Russes avant 1917" de Kyril Fitzlyon. 2003, éditions Autrement – collection "Mémoires".)
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Mars 2019 à 12:38 | 5 commentaires | Permalien

MASLENNITSA – LE « MARDI GRAS » RUSSE QUI DURE UNE SEMAINE !
Vladimir Golovanow

Faisant donc partie du "cycle pascal", mobile car basé sur un calendrier lunaire, la semaine des laitages aura lieu cette année 2019 du 4 au 10 mars

C'est la dernière semaine avant le début du Grand Carême qui est aussi appelée "semaine de l’abstention de viande" (мясопустная неделя en russe) car les Orthodoxes ne mangent déjà plus de viande.

Après le début du Grand Carême, on s'abstiendra aussi de poisson, de laitages et d’œufs – un véritable régime végan en dehors des dimanche et fêtes, où le poisson est admis... et on s’efforce aussi de s’abstenir de tout ce qui pourrait les distraire de la vie spirituelle (fêtes, danse, musique et spectacles profanes...) La semaine des laitages nous offre donc une dernière chance de déguster des produits à base de fromage, lait, œufs etc. et de donner cours à ces activités sociales qui seront proscrites pour la période de prière intense, de sobriété et d’introspection des 8 semaines suivantes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Mars 2019 à 16:01 | -2 commentaire | Permalien

Attitude hostile du patriarche Bartholomée quant à la présence de prêtres russes à Istamboul
Selon l’archiprêtre Nicolas Balashov, vice responsable du département des Relations ecclésiales extérieures de l’Église orthodoxe russe, le patriarche de Constantinople Bartholomée a toujours été réticent à la présence de prêtres russes à Istamboul.

« Déjà feu le patriarche Alexis II avait personnellement demandé l’accord du patriarche Bartholomée pour envoyer à Istamboul un prêtre russe qui aurait officié en partie sur le territoire de la datcha de l’ambassade russe, du consulat général aujourd’hui. Cette demande a été catégoriquement refusée, en des termes cassants et offensants pour feu le patriarche, » a déclaré le père Nicolas ce mercredi lors de la présentation du livre de Mikhaïl Shkarovski, historien de l’église, sur les relations entre les deux Églises.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Février 2019 à 13:45 | 11 commentaires | Permalien

Jusqu’en 1917

Au XIXe siècle les églises russes en Europe occidentale dépendent de trois instances: le métropolite de Saint-Pétersbourg (subordination ecclésiastique), le Saint-Synode (nominations, contrôle) et le ministère des Affaires étrangères (nominations, contrôle, traitements du clergé).

1907-1911 : ces églises passent sous la juridiction de l’évêque de Cronstadt (Mgr Vladimir), auxiliaire du métropolite de Saint-Pétersbourg. Les nominations se font sur sa proposition, après consultation des autres instances. Mgr Vladimir assure les ordinations. Sa résidence est fixée à Rome.

En 1911, l’ordre ancien est rétabli.

1917-1940

Mars 1922 : Mgr Euloge, archevêque de Volhynie, est nommé par Mgr Benjamin, métropolite de Pétrograd, administrateur provisoire des paroisses russes en Europe occidentale (en qualité de vicaire du métropolite de Pétrograd). Il s’adresse à l’Administration ecclésiale suprême provisoire pour obtenir confirmation de ses pouvoirs (cet organisme est né en 1919, avec l’accord du patriarche Tikhon, dans le Sud blanc de la Russie).

5 mai 1922 : Le patriarche Tikhon dissout l’Administration ecclésiale, installée à Karlovtsy en Yougoslavie, qui reste cependant en fonctions. Il nomme Mgr Euloge, élevé à la dignité de métropolite, à la tête de toutes les paroisses russes en Europe. Mais Mgr Euloge refuse cette responsabilité, reste soumis à l’Administration ecclésiale en qualité de vice-président, et se contente de la direction des églises russes en Europe occidentale.

1923 : Mgr Euloge s’adresse au Concile de l’Église russe hors-frontières en proposant la création d’une métropole autonome en Europe sous la juridiction du patriarche de Moscou, ce qui est refusé par Karlovtsy. La même année, l’Administration ecclésiale provisoire hors-frontières, présidée par Mgr Antoine de Kiev, proclame qu’elle constitue (provisoirement) le pouvoir suprême dans l’Église russe toute entière.

1925 : L’Administration ecclésiale se transforme en Synode épiscopal en conservant les mêmes pouvoirs. La même année (en novembre), le Synode reconnaît l’autorité du métropolite Pierre qui dirige l’Église de Russie à titre provisoire.

1926 : Rupture de Mgr Euloge avec le Synode de Karlovtsy, qui a retiré de sous sa juridiction ses paroisses d’Allemagne.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Février 2019 à 21:10 | 12 commentaires | Permalien

Le Saint Synode du Patriarcat de Moscou a décidé, entre autre ...
Le remplaçant du responsable des affaires intérieures du Patriarcat de Moscou, l’archimandrite Savva (Sabbas ) Toutounov a été élu vicaire du patriarche de Moscou et de toutes les Russie avec le titre d’ « évêque de Zélénograd » en conservant ses responsabilités au sein du département des affaires intérieures du Patriarcat de Moscou

Lire Archimandrite Sabba /Toutounov/: ma vocation à l’Eglise correspond à ma vocation autrefois dans la science
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Février 2019 à 15:33 | 6 commentaires | Permalien

L'Eglise de Roumanie pose ses conditions à la reconnaissance de la nouvelle Eglise d’Ukraine avec à sa tête le métropolite Épiphane
La prochaine session du Synode l'Eglise de Roumanie sera saisie de plusieurs questions: Garantie par les autorités d'Ukraine des droits et des libertés des communautés roumaines; mise en place d'un vicariat roumain intégré à la nouvelle Eglise du métropolite Épiphane ; publications d'ouvrages religieux en roumain; situation des 127 paroisses roumaines, principalement en Bukovine Nord intégrées actuellement à l'EOU (PM).

Il est dit dans la déclaration du patriarcat roumain: "Il nous est indispensable d'obtenir des autorités laïques et religieuses d'Ukraine une promesse écrite de préserver l'identité ethnique et religieuse des Roumains en territoire ukrainien. Le vicariat orthodoxe ukrainien existe en Roumanie depuis 1990. En outre, le patriarcat de Roumanie souhaite que Constantinople éclaircisse son attitude quant aux évêques non canoniques ( Philarète Denissenko, Macaire Maletich etc.) qui ont été acceptés dans la nouvelle entité du patriarcat de Constantinople.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Février 2019 à 12:41 | 9 commentaires | Permalien

L’INSTITUT SAINT-SERGE, JOYAU TERNI DE L’ORTHODOXIE FRANÇAISE
La CROIX, Pierre Sautreuil , le 20/02/2019

En perte continue d’influence dans le monde orthodoxe, après avoir été un centre théologique de premier plan au XXe siècle, l’Institut Saint-Serge traverse une crise qui a provoqué le départ récent de son président.

Tout comme l’océan se reflète dans une goutte d’eau, le marasme que connaît l’Institut Saint-Serge semble épouser les contours de la crise qui ébranle l’orthodoxie mondiale. Alliant l’infiniment grand des questions ecclésiologiques à l’infiniment petit des chicanes immobilières, le déclin du plus prestigieux institut théologique orthodoxe d’Europe s’inscrit dans le temps long. La démission de son président, Jean-François Colosimo fin janvier, n’en est que la manifestation la plus récente.

Fondé en 1925 par des intellectuels et des théologiens russes ayant fui la révolution d’Octobre, l’Institut Saint-Serge est rapidement devenu un des centres les plus dynamiques de la théologie orthodoxe, que renouvelle dans l’exil une brillante génération de penseurs. Dès ses débuts, l’Institut assume une mission double.

Ancré dans l’Archevêché des églises russes en Europe occidentale (AERO, lié au Patriarcat de Constantinople), il en forme les clercs, tout en tâchant d’être un laboratoire libre de l’unité pan-orthodoxe, « un pont entre l’Orient et l’Occident », comme l’avait qualifié Jean-François Colosimo.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Février 2019 à 12:52 | 5 commentaires | Permalien

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