CANON DE REPENTANCE DU MARTYR BASILE D’OPTINO († 5/18 avril 1993)
La traduction inédite du canon de hiéromoine Basile d'Optino fait par Laure Durand-Viel

Le hiéromoine Basile est né en 1960 à Moscou sous le nom d’Igor Rosliakov.

Après des études de journalisme, il est entré au monastère d’Optino en 1988 où il est devenu moine puis hiéromoine sous le nom de Basile. Le père Basile aimait célébrer, et il était un excellent prédicateur. Toujours humble et gai, il marquait ses proches par la ferveur de sa prière. Dans une conversation avec ses enfants spirituels, il avait dit qu’il aimerait mourir à Pâques. Le Seigneur a non seulement exaucé ce souhait, mais il lui a donné la couronne incorruptible du martyre. Le 18 avril 1993, le matin de Pâques, le hiéromoine Basile et les moines Trophime et Théraponte ont été assassinés au monastère d’Optino par un sataniste.

Le hiéromoine Basile a laissé de nombreux textes hymnographiques et des œuvres poétiques ou littéraires qui témoignent de la profondeur de son amour de Dieu. Ses prières sont à la fois très personnelles et imprégnées de la tradition de l’Eglise.

CANON DE REPENTANCE DU MARTYR BASILE D’OPTINO († 5/18 avril 1993)
HIRMOS 1

Les flots de la mer se sont écartés devant Israël qui s'humiliait, mais ils se sont rassemblés en sombre tempête sur la tête orgueilleuse des Egyptiens, glorifiant le Seigneur dans les siècles, car Il est le véritable Juge et Libérateur.

Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi


Où trouverai-je la racine de mon mal ? Si je regarde alentour, je me lamente, si je regarde en moi je m’afflige, car des ténèbres profondes m’environnent. O unique étoile, Christ mon Sauveur, touche-moi des rayons de Ta grâce.

Je gémis maintenant avec Adam : comment chanterai-je la Lumière perdue ? Comment annoncerai-je la joie disparue ? Si je dis que je n’ai pas vu le Seigneur, où irai-je, moi qui ai tout laissé derrière moi ? Toi seul, Seigneur, es mon espérance et mon salut.

Gloire : Je n’ai pas, Seigneur, le don de l’éloquence, je ne sais pas tenir de sages discours, mais comme nos pères depuis les siècles, je Te clame : aie pitié de moi, ô Dieu, et sauve-moi.

Et maintenant : Je ne cacherai pas par hypocrisie mes actions mauvaises, mais je te dirai tout, Vierge pure, et pourtant si je fais cela, ce n’est pas plein d’humilité mais plutôt parce que je ne sais plus en rougir. Mais toi, source très pure de douceur, lave mon âme endurcie dans le péché et fais revivre en moi la pureté.

HIRMOS 3

Un seul jour t’a suffi pour révéler les traits de l’éternité, Seigneur, c’est pourquoi les choeurs célestes s’unissent pour te clamer : « il n’est de Saint que Toi, Seigneur ».


Combien de vêtements déchirerai-je, misérable, pour trouver la paix de l’âme ? Combien de cendre verserai-je sur ma tête souillée pour ne plus avoir de pensées funestes ? De quel sac me vêtirai-je pour ne plus voir mes transgressions ? Je m’agite en vain, en vain je songe au repentir. Mais Toi, Maître, qui as dit « sans moi, vous ne pouvez rien faire », pénètre par Ton Verbe dans mes membres, brise la pierre de mes entrailles et fais-en jaillir la source des larmes du repentir.

Quand je ne parviens pas à faire ce que je veux, l’envie me tourmente cruellement, et quand j’acquiers un savoir-faire, je suis irrésistiblement emporté par l’orgueil ; Seigneur, le péché insatiable me poursuit, mon âme ne connaît pas de repos, accueille ma faiblesse et ma contrition car je n’ai pas, ô Maître, d’autres dons ni sacrifices à t’offrir.

Gloire : Où trouverai-je des larmes, si ce n’est auprès de Toi, ô Dieu ? Où viendrai-je au jour de tristesse, si ce n’est dans Ton temple, ô Maître ? Où trouverai-je la consolation, si ce n’est dans Tes paroles, ô Saint ? Ne me rejette pas, Seigneur, et souviens-toi de moi.

Et maintenant :
Jette les yeux sur mes actions, ô Souveraine, et consume tout ce qui est indigne et impur, pour que je n’accroche pas une meule à mon cou, mais que j’apporte la cendre de mes péchés au Christ Dieu, afin qu’il la dissipe par Son Esprit, loin de mon visage prosterné.

CATHISME

Ayant quitté la lumière de la vérité, je me tiens en silence dans les ténèbres, comme Pierre, pris par la crainte, et j’allume le feu de ma propre sagesse pour ne pas avoir peur de la nuit de la mort ; relève-Toi vite, Seigneur, mon soleil, et fais-moi revivre par la chaleur de Ton Esprit.


Gloire : A Toi, Maître, j’apporte en offrande ma vie, mais je mets secrètement mon espoir dans mes propres forces ; je Te rends gloire, mais je me hâte de Te cacher une partie de ma méchanceté. Seigneur, ne méprise pas le repentir de mon coeur et aie pitié de moi.

Et maintenant : Avec toutes mes afflictions, grandes et petites, avec mes blessures secrètes et mon amère tristesse, j’accours à Toi, Mère de Dieu, comme un enfant fuyant ceux qui lui font du mal, je t’apporte tout, Vierge pure, pour trouver la consolation auprès de ta tendresse maternelle.



HIRMOS 4

Toi qui as appelé le monde à surgir du néant, et qui as fait d’une poignée de terre un fils de Lumière, fais s’élever dans mon âme la joie, et affermis-la sur la pierre inébranlable de la foi.

Je viens à Toi, Seigneur, et je songe à cacher, comme Ananias et Saphira, une partie de mon âme pour des oeuvres honteuses ; jette les yeux sur ma faiblesse, réduis en cendres mes secrets et fais-moi apparaître sans reproche devant Toi.

Mon âme n’accepte aucune consolation : si je regarde autour de moi, je vois s’approcher l’hypocrite et le malin, si la nuit tombe sur moi, l’impiété de mon coeur me glace, partout je ne trouve qu’affliction et outrages, et je n’ai pas de refuge ; les larmes seules me raffermissent et m’apaisent.

Gloire : Père, relève-moi, qui suis agenouillé devant le péché ; Fils, fais-moi sortir de la prison de ma vie ; Saint, sanctifie la nuit de mon exil ; Trinité inaccessible, fais que je parvienne à Toi par un repentir sans limites.

Et maintenant : Mère de Dieu compatissante, adoucis l’amertume de cette vie en me donnant les larmes du repentir ; atténue la dureté de ce monde en me donnant la contrition du coeur. Car tu peux tout obtenir par tes prières incessantes, toi qui te tiens auprès de la Face du Christ Dieu.

HIRMOS 5

Dans la nuit, baigné de larmes, j’ai été saisi d’étonnement en contemplant l’immensité céleste ; et voyant le jour révolu, parvenu à l’aurore et au premier rayon du soleil, j’ai encore été saisi par l’éclat de tes prophéties.

Comme Saül, je m’irrite contre Toi, ô Dieu, et rempli de zèle, je chasse Ta grâce loin de moi, mais Toi, Maître, apparais Toi-même à mon coeur et aveugle-le de la lumière de Ton amour, pour que moi, le misérable, je m’écrie : que me faut-il faire, Seigneur ?

Tu as vu mon péché, Seigneur, et me voici prosterné devant Toi ; j’ai couvert mes yeux de mes cheveux, pour que la nuit même ne voie pas mes larmes, afin que Toi seul, ô Dieu, connaisses mon affliction. Ne me laisse pas plongé dans le trouble, mais visite-moi et sauve-moi.

Gloire : ce n’est pas la faim qui affame mon âme, ce n’est pas la soif qui déssèche mon coeur, mais c’est pour les paroles de Dieu que je me consume, c’est de Ta vérité que j’ai faim, ô Christ ; jette les yeux sur ma faiblesse et donne-moi la manne de Tes paroles.

Et maintenant : Toi qui comme une lumière sans déclin verses des flots de larmes sur la terre, Vierge de toute clarté qui te tiens auprès du Roi céleste, donne-moi ta lumière et ta chaleur, et adoucis mon coeur plein de dureté.

HIRMOS 6

Etendu sur ma couche baignée de larmes comme sur le fond de la mer, comment me relèverai-je, moi qui suis mortel, du lieu de la calomnie et du mépris ? Mon Seigneur et mon Dieu, relève-moi qui suis près de périr.

Lorsque mon ami proche m’accuse injustement, c’est vers Toi, ô Dieu, que se tourne mon âme ; et lorsque même mon âme se dessèche, mes lèvres appellent mon Maître. Mais où irai-je, Seigneur, si Tu dis : « Je ne te connais pas » ? La terre ne me recouvrira pas, le ciel ne s’ouvrira pas pour m’accueillir. O Dieu, ne me rejette pas loin de Ta Face.

Ce qui est à Toi et qui vient de Toi, je te l’apporte, ô Dieu, dans la joie ; et je me hâte, comme Simon le magicien, pour recevoir l’Esprit Saint en récompense de mes prières et de mes oeuvres. Pardonne-moi, Seigneur, et ne te souviens-pas de mon impiété.

Gloire : Mes lèvres te confessent, ô Dieu, mon corps se prépare aux efforts et aux souffrances ; mais mon âme reste silencieuse et se prépare à l’heure de mon reniement. Seigneur, brise mon coeur endurci et relève-moi du sommeil de l’insensibilité.

Et maintenant : Etendant tes mains très pures, et versant des larmes, ô Mère de Dieu très glorieuse, tu te tiens en prière dans les cieux, faisant tomber sur la terre la rosée de la grâce, et élevant vers Dieu d’ardentes prières. O échelle toute sainte, qui as tout accompli par ta vie et ta dormition, miracle plus grand que tout miracle.

KONDAKION

Je me tiens sur la rive, Seigneur, et je pleure, en Te voyant de l’autre côté des eaux infranchissables ; tourne les yeux vers moi, ô Sauveur, et aie pitié de moi.

autre Kondakion : J’entends Ta voix, Seigneur, comme une brise légère, et je ne sais d’où elle vient ni où elle va ; ô Christ Sauveur, ouvre les oreilles de mon coeur, et permets-moi de voir Ta gloire face à Face, relève-moi et sauve-moi.

IKOS

Le Soleil de Justice s’est obscurci en moi, et le froid terrestre m’a saisi, je me réchauffe au feu de mes passions, je m’abrite dans des palais étrangers, misérable ; surgis, Seigneur, dans le ciel de mon coeur, et annonce-moi le jour du salut.

HIRMOS 7

La fournaise de Babylone, comme une partie du brasier de l’iniquité des hommes, a laissé indemnes les saints adolescents, qui annonçaient le salut par leurs chants : « Tu es béni, Dieu de nos pères ».

Même si je T’abandonne, ô Dieu, Toi, ne m’abandonne pas jusqu’à la fin. Prends en patience ma folie et mes transgressions, couvre la honte de mon impiété. Si je t’appelle au jour de tristesse, pardonne-moi et ne te souviens pas de mon inconstance et de ma duplicité.

J’ai honte de te faire des demandes, moi le misérable, je ne trouve pas de paroles pour m’adresser à Toi, Seigneur, j’étends seulement mes mains et mon coeur, et comme un pauvre, rejeté et méprisé de tous, je demande l’aumône de Ton pardon.

Je Te cherche, Seigneur, et je ne Te trouve pas ; je Te cherche comme un aveugle qui n’a pas de guide. La ténèbre m’a enveloppé et le désespoir m’a saisi. Je suis assis au bord du chemin et j’attends que Tu passes et que Tu entendes mes gémissements.

Gloire : J’entends Ton commandement : « frappez, et on vous ouvrira », mais Seigneur, la tristesse m’a envahi, elle a lié mes mains et mes pieds, elle a privé mon âme de son courage ; je suis assis sans force devant la porte, pleurant en silence : ouvre, Seigneur, et jette les yeux sur moi comme jadis sur le paralytique.

Et maintenant : Nous qui avons l’image de Ton visage et qui chantons tes paroles, nous te confessons en vérité comme la Mère de Dieu, toi qui es la beauté et la douceur sans déclin.

HIRMOS 8

Mon âme n’a pas été saisie d’effroi, mon coeur n’a pas pris peur devant l’épreuve de feu envoyée pour me purifier par le Seigneur miséricordieux. Faites mémoire de Sa passion, chantez Sa résurrection et exaltez-Le dans tous les siècles.

Je T’ai juré fidélité, Seigneur, et à la première occasion de crainte j’ai cédé et je t’ai renié ; Te voyant livré à l’outrage, alors que Tu Te tournes vers moi, je me souviens, misérable, de mon serment, je sors et pleure amèrement.

Judas le pitoyable aimait lui aussi Jésus, mais par amour du gain ; et moi, dans ma faiblesse, je fais de même, je n’accueille pas la force de l’Amour divin, je m’effondre aveuglé par la nuit de ma vanité ; sauve-moi, Seigneur, pour que je ne tombe pas dans l’abîme de la trahison et de la perdition éternelle.

Gloire : Judas, toi qui avais reçu de Dieu le don de guérison et l’avais répandu sur les hommes, tu es devenu riche en gloire ; toi qui gardais les dons et distribuais les aumônes, tu prenais plaisir aux remerciements ; et moi, le triple misérable, ayant amassé la richesse de la vanité, j’ai peur de livrer un jour Dieu ; sauve-moi, Seigneur, pour qu’à Toi seul je rende gloire et grâces.

Et maintenant : Les puissances angéliques et les choeurs des hommes, ô Mère de Dieu, furent dans la stupeur en contemplant Ta divine maternité.

HIRMOS 9

Je chante avec audace mon adoption par la Mère du Seigneur, mais je suis dans la crainte et le tremblement, comme au pied de la Croix. Dresse-toi devant moi, ô Mère, dans ce lieu de mort, et console-moi en faisant resplendir sur moi ton visage très pur.

Tu ne me réponds rien, Seigneur, quand je crie vers Toi, aide-moi, car mon âme est cruellement affligée ; tourne-Toi vers moi, ô mon Sauveur, car je ne peux supporter d’être ainsi abandonné, et aie pitié de moi.

Je sais, Seigneur, je sais que tu corriges tout fils que tu accueilles, et pourtant je n’ai pas la force de retenir mes larmes en voyant la punition de Tes enfants, pardonne-moi, Seigneur, et accorde-moi la patience et la reconnaissance.

Gloire : Je comprends par la raison que tu prépares des couronnes glorieuses pour ceux qui pleurent et sont accablés, pourtant mon âme ne peut se consoler à la pensée de la récompense à venir, la tristesse me saisit lorsque je vois l’outrage qui frappe ceux qui me sont chers ; aie pitié de moi, Seigneur, et apprends-moi à prier sans cesse pour mes ennemis.

Et maintenant : La Reine des cieux ne s’offense pas de nos pauvres demandes, la Souveraine ne se détourne pas de la terre en entendant nos prières indignes, mais elle les accueille toutes avec amour et douceur, comme la Mère du Dieu Sauveur du monde.



CANON DE REPENTANCE DU MARTYR BASILE D’OPTINO († 5/18 avril 1993)

PRIERE :

Seigneur Jésus Christ, Tu es le Pain de vie, et celui qui vient à Toi n’aura plus faim, et celui qui croit en Toi n’aura plus jamais soif. Seigneur, Tu es le Pain de vie descendu du ciel, et celui qui mange de ce Pain ne mourra pas, mais aura la Vie éternelle.

Seigneur, ce Pain est Ton Corps que Tu as donné pour la vie du monde, c’est pourquoi Tu as dit : « celui qui mange Mon Corps et boit Mon Sang aura la vie éternelle, et Je le ressusciterai au dernier jour ».

Ainsi,nous venons aujourd’hui vers Toi selon Ta parole. Et maintenant, tu nous mets à l’épreuve en disant : et vous, ne voulez-vous pas partir vous aussi ? Alors nous, comme jadis Pierre, nous te clamons : « Seigneur ! Où irions-nous ? C’est Toi qui as les paroles de vie éternelle, Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant, Tu es l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, Tu es Dieu, Roi et Seigneur, et nous glorifions Ta puissance et Ta miséricorde, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles, Amen. »

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«Духовность России — это Христос»
Предсмертное интервью иеромонаха Василия (Рослякова)






Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Mars 2015 à 10:27 | 2 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Père Joachim le 11/03/2015 13:52
Merci pour ce beau texte d'une si belle fraicheur spirituelle qui fait penser à Saint André de Crête avec en plus un élan juvénile. Ces textes mériteraient d’être édités en précisant aussi la possibilité de leur utilisation liturgique dans la prière.

2.Posté par Vladimir G: La "Prière des derniers starets d'Optino" le 22/07/2019 13:53
Un très bon billet "d'Albocicade" *


Optina Poustine

Publié le 22 juillet 2019 par Albocicade

C'était il y a bien des années, dans la petite paroisse russe de banlieue parisienne où nous allions. Petit à petit, le slavon laissait la place au français dans la liturgie. Le chœur alternait les "Seigneur prend pitié !" avec les "Gospodi pomilouï" et même les "Kyrié éléisson" (de sorte qu'Alexandre Sergiévitch le marguillier regardait tout autour de lui, les yeux écarquillés, l'air de dire "Mais où sont les grecs ?"). De temps à autre, tel tropaire célèbre, telle hymne bien connue revenait spontanément dans la langue ancienne. Ambiance de transition dans la continuité, de passage dans la permanence de la foi.

C'est là que je l'ai vue pour la première fois. En français. La "Prière des derniers starets d'Optino" du nom de ce monastère russe célèbre, devenu par la suite (et par le mauvais vouloir des autorités soviétiques) exploitation agricole, puis musée, puis camps de prisonniers…
Cette prière est une sorte d'abandon volontaire à Dieu, au-delà de notre compréhension immédiate, un pari de la foi dans la miséricorde divine.
Elle m'a accompagné durant des années, puis s'est peu à peu estompée de mon quotidien, jusqu'à n'être plus qu'un souvenir. Souvenir certes plaisant, agréable, mais souvenir quand même.
Et là, je l'ai revue, copiée sur une feuille discrètement punaisée à côté de la petite fenêtre de l'église, derrière le comptoir des cierges.

Seigneur,
accorde-moi d'accueillir dans la paix de l'âme,
tout ce que m'apportera le jour qui vient.
Accorde-moi de m'abandonner entièrement à Ta Sainte Volonté.
A chaque heure de ce jour, instruis-moi et soutiens-moi.
Quelles que soient les nouvelles que j'apprendrai au cours de la journée,
enseigne-moi à les recevoir avec une âme paisible
et la ferme assurance que sur toute chose règne Ta Sainte Volonté.
Dirige mes pensées et mes sentiments
dans toutes mes paroles et dans chacun de mes actes.
Accorde-moi de ne jamais oublier que chaque événement inattendu
nous vient de Toi.
Apprends-moi à agir avec chaque membre de ma famille
avec droiture et sagesse, sans jamais troubler ni peiner personne.
Seigneur, accorde-moi la force de supporter la fatigue du jour qui vient
et d'accepter toute chose qui m'attend durant la journée.
Dirige ma volonté,
et apprends-moi à prier, à croire, à espérer et à acquérir la patience.
Apprends-moi à pardonner et à aimer.

Du coup, je l'ai copié dans le "bloc note" de mon téléphone... Histoire que, de "souvenir" elle redevienne nourrissement dans mon petit quotidien.

NB : L'icône provient d'une page du blog "orthodoxologie", donnant quelques apophtegmes des Starets d'Optino


*http://cigales-eloquentes.over-blog.com/2019/07/optina-poustine.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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