La vidéo de l’émission “L’orthodoxie, ici et maintenant“, sur KTO, du mois de novembre. Elle a pour thème: « La Russie cent ans après, hier et aujourd’hui », à l’occasion de deux centenaires, l’un celui de la révolution d´octobre 1917 et l’autre, celui du rétablissement du patriarcat le 17 novembre 1917. Les invités sont le père Alexandre Siniakov et Antoine Arjakovsky. Au cours de l’émission un extrait du reportage du père Jivko Panev pour Orthodoxie.com, avec la voix d’Emilia Panev, sur l’exposition « La peinture à l’aiguille ».

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Novembre 2017 à 18:33 | 8 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Vincent le 11/11/2017 15:42
Je ne suis finalement pas très surpris par les ropos préliminaire du Prêtre Alexandre Siniakov sur les bienfaits de la révolution de 1917 qui a permis de se débarasser de l'Ancien Régime.

Que vous-voulez vous, il est difficile de se débarasser de l'éducation soviétique.....


2.Posté par N.B. le 11/11/2017 19:56
@Vincent
Ne dites pas de bêtises, lisez le livre du père Alexandre

3.Posté par père Joachim le 12/11/2017 00:01
Oui vraiment de bien sympathiques débatteurs qui relèvent le niveau très moyen de cette émission.

Ils laissent présager du débat qui s'ouvrira bientôt dans les locaux de l'Institut Saint Serge et qui tardera à se clore par la suite.

Il semble que les deux débatteurs montrent une unité comme le dit le présentateur, mais c'est une vieille Russie "relookée"qui évoque très vite la perte de ses biens et de ses avantages (oui c'est très triste ! et on compati avec affliction et sans retenue...)
Et une nouvelle Russie spirituelle qui ose se démarquer des "pouvoirs", qui dit ne pas se préoccuper de 'géopolitique", mais qui voie dans le Concile de 17, une invitation à approfondir la "CATHOLICITE"de l'église.(le mot est prononcé 4/5 fois)

Cette deuxième approche encre dans l'histoire les intuitions de cette assemblée et en favorise la RECEPTION (peut être en en corrigeant ou en valorisant certains aspects ?)

Mais bien plus fort que les réflexions en un tête à tête dépassé, qui lui est proposé, le Père ALEXANDRE ouvre les acquis de 17, à une réception UNIVERSELLE de l’élaboration d'ores et déjà catholique des décisions du Concile pan-russe de 1917, qui viendrait ENRICHIR celui de CRÊTES de 2016
.............................
Programme « La réception du Concile de Moscou de 1917-1918 » (Paris, 8-10 décembre)

4.Posté par NK le 12/11/2017 09:27
L'une des (nombreuses) lacunes de l'Empire, à sa fin, était l'absence d'équipes politiques "alternatives", un personnel politique, surtout après l'assassinat de Stolypine, de très faible niveau, opposition adéquate. Enfin, le maintien du concordat (non sous ses formes britanniques ou allemandes), Eglise régie par un ministère.

L'Eglise, d'ailleurs, a été la première à trahir le règne, révocation immédiate du serment militaires-fonctionnaires, tenue d'un Concile marqué par un rénovationnisme à tout crin...
Vaste sujet, comme disait l'autre.

5.Posté par Marie Genko le 12/11/2017 14:32
Il y a deux approches dans ce débat, celle d'Antoine Ajarkovsky qui est une approche incarnée et celle du Père Alexandre qui est son contraire.
Pour imager leur personnalités respectives, je dirai qu'un homme s'entretient avec un ange.

Et ils discutent d'un concile qui a eu lieu dans un contexte complètement révolutionnaire, avec pour but premier de sauver l'Eglise orthodoxe russe dans la tempête qui s'abat sur elle.

Je vais essayer d'exprimer ce que m'inspire cette discussion.

Le Père Alexandre Siniakov dit tout d'abord que la révolution de février a eu le mérite de renverser un régime autocratique, qui devenait obsolète et même nuisible à la Russie!

Après avoir lu pas mal de souvenirs sur ce sujet, je dirai que les membres du gouvernement provisoire étaient des dindons auto-satisfaits, et francs-maçons de surcroit, qui ont pavé le chemin des Bolcheviques.
Les Kerensky, Rodzianko et Cie portent une lourde part de responsabilité dans les drames et les massacres qui vont suivre.
Obliger l'empereur à abdiquer était rompre la dernière digue capable d'arrêter un ouragan de sang et de larmes.
Même si ce souverain n'a pas été capable de sauver l'empire, je vénère la personnalité de Nicolas II et celle de sa famille, non pas parce que je suis monarchiste, je ne le suis pas, mais parce qu'ils ont été des victimes innocentes mises au rang des martyrs par l'Eglise orthodoxe russe.

Par contre je suis tout à fait consciente que le Père Alexandre a raison lorsqu'il dit que des réformes étaient nécessaires dans l'Eglise russe.
Elles étaient nécessaires puisque une bonne partie des Orthodoxes russes n'allaient participer aux offices que pour les principales fêtes liturgiques.
Sans oublier la mode des cartomanciennes et magiciens en tous genre dans la Société prérévolutionnaire.
Il était tout à fait nécessaire de rétablir le patriarcat!
Et donner un rôle de catéchètes aux Laïcs était certainement aussi une excellente chose, ne serait-ce que pour les responsabiliser.
Le sang des Martyrs a certainement permis la renaissance de la Foi en Russie.
Mais pour moi c'est la volonté de Satan qui inspire aux hommes leur propre auto-destruction.

Antoine Arjakovsky rappelle que le Père Serge Boulgakov et Nicolas Berdiaev, qui se font entendre dans ce Concile, sont des supporters de l'œcuménisme, de la langue vernaculaire, de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, et enfin ils voulaient créer un rôle des femmes dans l'Eglise.
Antoine Arjakovsky est l'un des continuateurs de ces penseurs dans le sein de l'exarchat russe du Patriarcat de Constantinople.
Il est lui aussi persuadé que les réformes et l'Esprit du Concile de 1917 doivent s'appliquer à toute l'Orthodoxie.
Je pense nécessaire de rappeler que Nicolas Berdiaev et le Père Serge Boulgakov étaient des hommes de gauche, il est important de ne pas l'oublier pour comprendre l'influence de leur "modernité" dans notre monde actuel..
J'ajouterai que l'ennui avec les Hommes de gauche est que, consciemment ou pas, ils sont totalitaires.
L'Histoire nous l'a assez montré.
Vouloir du jour au lendemain mettre en pratique toutes les réformes proposées ci-dessus est complètement irréaliste.
Il est pédagogique de procéder par étapes.

Sans oublier que le BIEN-FONDE de certaines de ces réformes est encore discutable et à prouver !
Si une réforme est acceptée par le peuple de Dieu et donne de bons fruits, alors il est alors temps de passer à la suivante.
Toutes les réformes proposées dans ce concile sont-elles nécessairement bonnes?

Vaste sujet comme l'écrit N K ci-dessus.
Chaque point mérite ses bémols

Par exemple est-ce une bonne chose de démocratiser l'Eglise et de donner un pouvoir aux Laïcs?
Pour ma part, je répondrai "NON" tout de suite!
Et cela à cause des évènement récents que nous avons pu vivre, autant au sein de l'Exarchat, avec l'exigence des laïcs à renvoyer l' Archevêque Job, et au sein de l'Eglise russe Hors frontières avec les exigences de la paroisse de Genève.

Nous ne devons pas oublier que l'Eglise est faite d'hommes de chair et de sang.
Même si elle est Sainte, l'Eglise est humaine et la force de la Tradition construite par les Pères de notre Eglise a fait ses preuves au fil des siècles.

De Grâce, Pas de révolution totalitaire pour l'Orthodoxie.

6.Posté par Affeninsel le 12/11/2017 21:52
A Vincent : pourtant, un saint aussi grand que saint Jean de Cronstadt avait prévenu de la décadence spirituelle de la Russie, et annoncé le châtiment divin. Comme on préférait se goberger de la gloire de la patrie et du luxe moderne et occidental, on ne l'écouta pas, et Dieu lui donna raison. Michel Eltchaninoff, pour le coup, a bien raison de dire que la Russie était dans une logique de domination ; laquelle, aux yeux du Christ, est haïssable, et cause de chute.

7.Posté par Daniel le 13/11/2017 09:47
@ Affeninsel

A quel écrit de saint Jean de Cronstadt faites-vous référence ?

8.Posté par Affeninsel le 13/11/2017 16:05
Cité par le père Séraphin (Rose) de bienheureuse mémoire : Thus, St. John of Kronstadt said, in a sermon delivered in 1904: “Russia, if you fall away from your faith, as many of the intellectual class have already fallen away, you will no longer be Russia or Holy Russia. And if there will be no repentance in the Russian people — then the end of the world is near. God will take away the pious Tsar and will send a whip in the person of impious, cruel, self-appointed rulers, who will inundate the whole earth with blood and tears” [Father John of Kronstadt, 50th Anniversary Book, Utica, NY, 1958, p.164].

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