Non loin de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, ouverture d’un musée consacré au père Alexandre Men
Alexandre Vladimirovitch Men, né le 22 janvier 1935 à Moscou et mort assassiné le 9 septembre 1990 à Serguiev Possad(Russie), est un prêtre orthodoxe et théologien russe, prédicateur, auteur de livres sur la théologie et l'histoire du christianisme et des autres religions. Son meurtre reste à ce jour /2019/ impuni

Le musée de l’archiprêtre Alexandre Men a initialement été ouvert dans la maison qu’il occupait près de l’abbatiale Saint-Serge où il officiait régulièrement. Ensuite le musée Alexandre Men a été transféré à Moscou à la Bibliothèque de littérature étrangère.

Mais en raison du nombre important de pèlerins et de visiteurs qui se rendaient à l’endroit où le prêtre a été assassiné, il est apparu indispensable de créer une exposition permanente consacrée à la vie et au service ministériel de l’archiprêtre Alexandre Men.

Aussi, avec la bénédiction du métropolite Juvénal de Kroutitsky et Kolomna, le recteur de l’abbatiale, l’archiprêtre Victor Grigorenko, a décidé d’organiser une nouvelle exposition permanente.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2022 à 13:43 | 2 commentaires | Permalien

Lituanie 1941 - Ivan Tatarintsev  et ses compagnons
Vers l’année 1920, Ivan Efimovitch Tatrintsev terminait ses études de droit à l’université de Kovno en Lituanie et, après avoir prêté serment, s’inscrivait au barreau. Plus tard, il devint président de l’Union nationale russe de Lituanie.

A partir de l’année 1920 il devint membre du Conseil épiscopal de l’Eglise orthodoxe de Lituanie dont il fut plus tard le jurisconsulte. Tatarintsev se distinguait par sa profonde piété et par sa fidèle présence à tous les offices les dimanches et jours de fête.

Le 15 juin 1940, les bolcheviks envahissaient la Lituanie. Un mois ne s’était pas écoulé que, déjà, une abjecte terreur régnait sur tout le pays. Le 12 juillet, on comptait d’innombrables arrestations parmi les russes émigrés et les anciens officiers. Cette première vague épargna Ivan Tatarintsev mais, un mois plus tard, ce fut son tour. Les pensionnaires de tous ces centres de détention ne recevaient que du pain et de l’eau. Pendant les interrogatoires, les tchékistes se moquaient de leurs victimes et les frappaient souvent jusqu’à ce qu’ils perdissent connaissance.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Janvier 2022 à 07:29 | 1 commentaire | Permalien

L’enfance de Jésus
Les Evangiles canoniques n’en disent pas grand-chose et les apocryphes, abondants sur le sujet, versent souvent dans le pur merveilleux.

Pauvre parmi les pauvres d’Israël

Joseph, son père « adoptif », n’a rien d’un grand seigneur. Il est charpentier, ou tout simplement ouvrier du bâtiment, selon la manière dont on traduit le grec tektôn (Mt 13, 55). Lors de la présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance, ainsi que le prescrit la loi juive de l’époque, Joseph et Marie offrent le sacrifice des pauvres (Lc 2, 24), « un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes ». La famille de Jésus est donc comptée parme les pauvres d’Israël.

Cette condition modeste a peut-être gênée une partie des premiers croyants. D’ailleurs, la critique antichrétienne en a aussi longtemps fait un argument contre la divinité de Jésus. « Il n’y a rien là qui fasse pressentir le royaume de Dieu », se moque le Romain Celse (II siècle) dans son fameux discours « Contre les chrétiens ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2022 à 12:16 | -1 commentaire | Permalien

Le Journal  "La France Catholique" janvier 2022. « La foi pour tenir dans l’adversité » par Éléonore de Vulpillières
"France Catholique" publie dans la rubrique "Livres" un entretien d'Eléonore de Vulpillières avec Nikita Krivochéine, auteur de "Des miradors à la liberté" . Texte complet dans la revue papier

« La foi pour tenir dans l’adversité »

Passé par les geôles soviétiques, Nikita Krivochéine n’a eu de cesse de dénoncer le communisme et son hostilité à l’encontre de la foi. Il a récemment publié son témoignage. Nous l’avons rencontré chez lui, dans le 13e arrondissement de Paris.

La foi vous a-t-elle soutenu durant votre détention ?

Nikita Krivochéine : Il me serait difficile de donner une réponse circonstanciée, même à mon confesseur ! Je suis persuadé que la foi m’a sauvé la vie.

À mon âge, si je regarde ma vie, je peux dire que ma foi a existé en pointillé, qu’elle a souvent été interrompue. Alors que lorsque j’étais détenu, surtout en prison, mais aussi dans le camp, la prière quotidienne était pour moi la meilleure vitamine. Elle m’a aidé à tenir dans l’adversité.

Y avait-il des détenus qui partageaient cette foi avec vous ?
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Janvier 2022 à 23:38 | 3 commentaires | Permalien

Printemps 1918, le populaire archiprêtre Philosophe Ornatsky (1860-1918) , recteur de la cathédrale de la Mère de Dieu de Kazan à Pétrograd devient le second martyr du clergé de la capitale.

Pendant 20 ans le père Philosophe avait Saint Jean de Cronstadt pour père spirituel. En 1913 il est nommé recteur de la cathédrale de la Mère de Dieu de Kazan à Saint Pétersbourg. C’était un brillant prédicateur, un admirable orateur ainsi qu’un grand travailleur social. Généreux bienfaiteur, il avait fondé de nombreux établissements destinés aux familles pauvres.

Quand la révolution éclata, le père créa, auprès de son église, un foyer pour tous ceux qui cherchaient leur consolation dans la religion. Les bolcheviks surveillaient son activité et, le 9 août 1918, ils l’arrêtèrent avec ses deux fils, Nicolas et Boris, officiers de la Garde qui ont été fusillés plus tard. Ils ont été jetés dans la prison de la Tcheka. La veille de son arrestation l’archiprêtre avait célébré un office de requiem pour le repos des âmes des victimes de la terreur rouge. Les exécutions par fusillade étaient devenues courantes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Janvier 2022 à 12:31 | 1 commentaire | Permalien

Christophe Levalois: « En quête d’unité » par Patrice Mahieu et Alexandre Galaka (éditions Salvator)
Patrice Mahieu et Alexandre Galaka, « En quête d’unité. Dialogue d’amitié entre un catholique et un orthodoxe », éditions Salvator, décembre 2021, 214 pages, 20 euros.

Voilà un livre qui répond à bien des attentes. En effet, nombreuses sont les personnes qui s’interrogent sur les différences et les concordances entre le catholicisme et l’orthodoxie.

C’est par le biais d’un dialogue, d’une grande bienveillance, mais sans éluder les questions délicates, les différences et les nuances souvent subtiles, que Patrice Mahieu, moine-prêtre de l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes, membre du Comité mixte catholique-orthodoxe de France, et Alexandre Galaka, prêtre orthodoxe, recteur de la paroisse Saint-Alexandre-Nevsky-et-Séraphin-de-Sarov (Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale) à Liège en Belgique, se sont attelés à cette clarification très utile. Le père Patrice Mahieu connaît bien les orthodoxes notamment pour avoir suivi des cours à l’Institut Saint-Serge, principalement des pères Boris Bobrinskoy et Nicolas Lossky ainsi que de Michel Stavrou.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Janvier 2022 à 15:07 | 1 commentaire | Permalien

Nouveaux martyrs : le prêtre Yakov Vladimirov (+1918 )
Caricature des premières années d’après la révolution : le Tsar Nicolas II, un Prêtre et un paysan aisé ("Koulak") unis dans la haine du peuple

En 1918 le village de Poltava du Diocèse de Voronej avait, au début de la révolution, un prêtre du nom de Yakov Vladimirov qui s’occupait, non seulement des intérêts spirituels de ses paroissiens, mais aussi de leurs intérêts temporels. Comme un vrai père, il leur avait montré comment mieux cultiver leurs jardins et leurs champs comment avoir de belles ruches, comment diriger au mieux leurs affaires.

Grâce à ses conseils, les habitants du village avaient une situation sensiblement plus aisée que leurs voisins. Ce qui ne plut pas du tout aux bolcheviks qui qualifièrent immédiatement ces paysans de koulaks. Les koulaks, d’abord un peu ménagés par les révolutionnaires, furent anéantis quelques années plus tard par une famine artificiellement organisée et par de sanglantes répressions qui firent périr des millions de personnes.

Les bolcheviks de la région de Voronej se mirent rapidement à chercher des moyens de « liquider le clergé influent ». Un des habitants de Poltava, voleur de chevaux connu, qui était devenu bolchevik, vint alors les trouver pour dénoncer le père Yakov.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Décembre 2021 à 14:59 | 14 commentaires | Permalien

Il était une fois Noël... les souliers  sous le sapin !
Xénia Krivochéine

Attente, frissons d’impatience, pressentiments de la joie toute proche : bientôt une multitude d’invités, tant de bonnes choses sur la table, cadeaux, mystérieuses surprises : bientôt Noël ! Suspense qui commence au tout début de décembre.
Nous aplanissions le papier alu de nos chocolats à l’aide d’une cuillère à soupe et nous le mettions entre les pages d’un épais livre bien avant le début du carême. Nous emmaillotions dans ce papier noix et mandarines, nous le percions avec une aiguille, y fixions un fil pour accrocher le tout au sapin. L’odeur des mandarines se faisait chaque jour de plus en plus perceptible. Ainsi que celle des pommes.

Mon père les achetait par caisses entières où elles reposaient dans de fins copeaux dorés, telles de jeunes demoiselles présentant bien. Les caisses étaient étiquetées : N°6, « Soleil » ou « Rainettes dorées ». Variétés, dimensions et couleurs si variées.

Père commençait à apporter ces caisses bien avant Noël, maman les gardait sur des étagères entre les portes car il faisait plus frais à proximité du plafond. C’est également à cette hauteur qu’étaient stockés les pots de confiture que l’on gardait pour les ouvrir le jour de Noël.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Décembre 2021 à 17:18 | 0 commentaire | Permalien

1928 - Michel Tchernobyl était un homme profondément pieux...
Son attitude le prouva clairement lors de l’établissement du régime communiste qu’il regarda, dès le début, comme la préface du règne de l’Antéchrist.

Dans sa famille, on aimait étudier l’Ecriture Sainte, on lisait la Bible, du commencement jusqu’à la fin et, chaque jour, dans un ordre suivi, un passage du Nouveau Testament. On lisait aussi les prières domestiques ainsi que les prières liturgiques destinées aux laïcs. Michel, sans tenir compte de ses durs travaux, se levait régulièrement à minuit pour réciter les prières à cette heure-là qu’il accompagnait de nombreuses prosternations.

Il subissait parfois les assauts du démon. Ce chrétien observait strictement les jeûnes et les carêmes, ne prenait aucune nourriture les mercredis et vendredis avant trois heures de l’après-midi ou même avant le soir, quelque fût le travail qu’il avait à fournir. La maison de Michel était toujours ouvertes aux pèlerins, aux pauvres et aux moines ; il venait en aide aux asiles de vieillards et aux orphelins. Il dirigeait le champ modèle d’une école d’agriculture du Chersonèse, école qui fut transformée en pépinière par les communistes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Décembre 2021 à 09:00 | 0 commentaire | Permalien

ARCHIMANDRITE ZENON (THEODOR): Sa vie et son oeuvre
"PO" met en ligne un extrait de la biographie illustrée de l'archimandrite Zenon, célèbre iconographe russe contemporain

Par Aidan Hart, publié sur Orthodox arts journal / Traduction Nicolas Petit, pour "Iconophile"

Je ne suis pas donné à l'adulation: il place un fardeau trop lourd d'attente sur le malheureux destinataire, et entrave souvent l'adorateur. Mais je dois avouer que je suis à la limite de l'adulation pour les œuvres du peintre iconographe et fresquiste russe contemporain, l'archimandrite Zenon (Teodor).

De temps en temps un iconographe apparaît, qui est libre et traditionnel, un vent de fraîcheur, une nouvelle plante dans une forêt de conformité. Tel est le père Zenon. Ses œuvres résonnent d'authenticité. Il apprend constamment des différentes traditions iconographique, de l'Occident comme de l'Orient, s’exposant a de nouvelles influences - d'abord de l'école de Moscou d’André Roublev, puis d’ancienne oeuvre Byzantine, Romane, Arménienne, et plus récemment, des œuvres de Ravenne et de la Rome des premiers siècles. Il déterre les secrets des chefs-d’œuvre, les fait siennes, puis il peint sans travail apparent.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Décembre 2021 à 19:34 | 0 commentaire | Permalien

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
LA CATHÉDRALE RUSSE DE LA SAINTE-TRINITÉ est ouverte pour des visites chaque jour du mardi au vendredi de 15h00 à 19h00 et samedi, dimanche: de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 19h00

Chaque jour : Divine Liturgie à 10h et Vigiles /office du soir/ à 18h
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La librairie et la boutique du Centre spirituel et culturel sont très bien fournies. Vous trouverez un grand choix de livres de prière et d’histoire, de cartes postales, de calendriers, de publications pour enfants.

Beaucoup de titres en russe comme en français, un rayon est consacré aux ouvrages pour enfants, également dans les deux langues.

Les visiteurs trouveront des icônes sur bois et sur métal, des croix pectorales et de baptême. Souvenirs traditionnels russes. Cierges, prosphores, encens et chapelets. CD et DVD. Clochettes et objets en porcelaine. Livres d’art.

Une brochure en français, et récemment en anglais parue, consacrée à l’histoire de la construction du Centre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Décembre 2021 à 12:10 | Permalien

Il y a 84 ans le père Paul était exécuté dans le camp des Solovki: "le Père Paul (Pavel) Florensky et ses enfants"
Une rencontre entrecoupée de séparations "FOMA" par Dimitri Chévarov

"Chacun de mes enfants, je le comprends de l’intérieur, en tant qu’individu. Chaque enfant est unique et irremplaçable, et pour cette raison, il m’est impossible de comptabiliser mes soins à leur égard. Je voudrais les aider pour qu’ils grandissent en se souvenant de leur famille, de la Russie, de leur Foi en Dieu". p. Paul Florensky extrait d’une lettre à son épouse du 10/11 décembre 1936, camp des Solovki

Fusillé dans un camp stalinien, le Père Paul Florensky est avant tout connu comme théologien et scientifique. Les lettres adressées à ses enfants et à son épouse du camp des Solovki sont l’héritage de ses descendants.

Cette tragique expérience paternelle et sa compréhension du monde de l’enfance peut s’avérer utile de nos jours.

Dès l’arrestation du Père Paul, en 1933, des scientifiques, parmi lesquels le grand académicien V.I. Vernadsky, intercèdent pour lui.

Tomas Mazaryk, président de la Tchéquie adressa cette requête au gouvernement soviétique: « Nous demandons de libérer Florensky et de lui donner la possibilité d’émigrer à l’étranger avec sa famille, où il pourrait continuer son travail scientifique».
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 8 Décembre 2021 à 20:51 | -1 commentaire | Permalien

Le cycle de conférences en ligne: « Les Russes en France - leurs destins, leur foi et leur culture au XXe siècle »
Avec la bénédiction de Son Éminence Antoine, métropolite de Chersonèse et d'Europe occidentale, avec la coopération entre l'exarchat d'Europe occidentale et l'Université d'État de Smolensk.

Dans le cadre de cette coopération, une conférence aura lieu sur le thème « Les Russes en France - leurs destins, leur foi et leur culture au XXe siècle »

La première conférence aura lieu le 17 novembre à 18h00 heure de Paris - EN RUSSE

Rejoindre une réunion Zoom Numéro de conférence : 879 3412 6141
Code d'accès : 409294
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Novembre 2021 à 13:26 | 0 commentaire | Permalien

Exode de Crimée en 1920: des prêtres russes parlent des Blancs et des Rouges
L’évacuation de la Crimée débute le 10 novembre 1920. En trois jours, les 126 bateaux de tout tonnage rassemblés par le Général Wrangel embarquent troupes, familles de militaires, population civile des ports de Crimée, Sébastopol, Yalta, Féodossia (Théodosie) et Kertch.

L’École navale de Sébastopol est évacuée au complet : élèves, corps enseignant, personnel administratif, plus tout son précieux matériel pédagogique et sa bibliothèque de littérature russe. La plupart des élèves, dont les gardes-marine du collège naval de Vladivostok évacués en janvier 1920, ne reverront jamais leur famille.

La répression bolchevique, dirigée par Bela Kun, fera des milliers de morts. Au total, 145 693 personnes, plus les membres d’équipage, purent gagner Constantinople. 

A la suite de la révolution bolchévique de 1917, plus de 3 millions de ressortissants russes ont fui leur pays. Parmi eux, bon nombre ont trouvé refuge en Tunisie et au Maroc. Un siècle plus tard, leurs descendants se remémorent cet exil

Dans les années 1920, les 20 membres d’une petite chorale russe avaient l’habitude de se réunir chaque semaine. Non pas à Moscou, mais à Rabat, où s’installèrent des centaines de “Russes blancs” après un événement qui ébranla le monde : la Révolution bolchevique d’octobre 1917.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 30 Octobre 2021 à 08:00 | 0 commentaire | Permalien

Un « holocauste » chrétien en Union Soviétique
Andrea Riccardi

La lutte antireligieuse mena en Union soviétique à un holocauste de femmes et d’hommes qui professaient leur foi. Cette tragédie du peuple chrétien fut partagée par les croyants d’autres religions et par des hommes et des femmes dont les convictions s’écartaient de celles du régime et qui, à cause de leurs idées, connurent de grandes souffrances et parfois la mort.

En 1968, Athénagoras, patriarche orthodoxe de Constantinople, notait : « Les chrétiens russes ont vaincu le totalitarisme dans leur pays. Ils l’ont vaincu par la foi, la prière, la souffrance de leurs confesseurs et de leurs martyrs… » Et il ajoutait : « … leur victoire n’est pas encore visible. Beaucoup de choses lourdes s’attardent à la surface de l’Histoire; mais tout a déjà changé en profondeur »

La plupart de ceux qui souffrirent des persécutions sont inconnus, comme on l’a dit. Qu’est-il advenu des moniales et des moines des 1025 monastères orthodoxes existant en 1917, et qui furent tous fermés dans les années qui suivirent ? Comment ont-ils vécu après la dispersion ? Pour quelques-uns d’entre eux, on a quelques informations, mais dans la plupart des cas on perd leur trace 18. Beaucoup ont été engloutis dans l’univers concentrationnaire.

D’autres se sont dispersés dans l’immense monde soviétique. Ce fut le cas de la catholique Elena Plavskaïa, arrêtée en 1933 dans le cadre de l’enquête sur les catholiques russes et condamnée à cinq ans de camp de travail correctionnel au Bamlag. En 1937, elle fut libérée et envoyée en exil intérieur.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Octobre 2021 à 21:24 | 9 commentaires | Permalien

Une interview avec le père Pierre Mechtchérinov pour la recherche d'un christianisme « convenable »
« Toute cette didactique – jeûner, veiller toute la nuit, se confesser, communier – cesse de nourrir l'homme moderne. C'est impossible de tourner en rond tout le temps".

Maria Bozovitch a parlé avec le p. Pierre Mechtchérinov de la manière dont la sévérité formelle conduit à la désécclésialisation ou à la recherche d'un christianisme « convenable ».

***
L’Hégoumène Pierre (Mechtchérinov ) est le supérieur du monastère Saint Daniel, village de Dolmatovo. Trois hectares de terrain, un verger, des serres, des vaches. Il y a un tracteur. Il produit son propre beurre, sa crème , son fromage - tout est frais, très savoureux et va directement du monastère à Moscou.

Le père Pierre habite dans une maison en bois, dont il occupe le rez de chaussée. Une petite pièce pleine de livres. Ils ne sont pas entassés , comme c'est souvent le cas, mais se tiennent en parfait ordre sur les étagères, sur la table et sur le rebord de la fenêtre. Certains sont ouverts, marqués de signets, avec des notes au crayon dans les marges. Presque toutes les publications sont allemandes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Octobre 2021 à 11:36 | 0 commentaire | Permalien

RADIO MARIA: Interview de Nikita Krivochéine 2021-09-29 Livre : Des miradors à la liberté

LE MERCREDI 22 SEPTEMBRE À 16H00 AMPHITHÉÂTRE DU CENTRE culturel et spirituel

Participent : Guillaume d’Alançon, directeur des éditions LIFE
Georges Nivat, historien, professeur honoraire à l’université de Genève;
Rév. Marc Andronikof, prêtre du diocèse de Chersonèse et Nikita Krivochéine, auteur du livre.

RADIO NOTRE DAME: Interview de Nikita Krivochéine Ecoutez >>> ICI
Voir disponibilités en librairies La Procure
Vendu et expédié par Amazon
Le Centre culturel et spirituel orthodoxe russe le Diocèse de Chersonèse et l'Association KULTURA vous invitent à la présentation du livre "Des miradors à la liberté" de Nikita Krivochéine
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Septembre 2021 à 20:07 | -2 commentaire | Permalien

La martyre Tatiana Grimblit, exécutée pour avoir apporté son aide à des détenus
La martyre Tatiana Grimblit a été exécutée le 23 septembre 1937 au polygone de Boutovo et ensevelie dans une fosse commune.

Tatiana Grimblit (1903-1937)

C'est déjà en 1919, en pleine guerre civile, que Tatiana a commencé à secourir les malheureux arrêtés pour leur foi. Elle a perpétué son aide lors de la grande terreur et a été fusillée au polygone de Boutovo en 1937.

En 1920, alors âgée de 17 ans, elle devient orpheline de son père. La famine et le chaos régnaient en Russie. Tatiana, restée avec sa mère souffrante, devait gagner sa vie. Elle réussit à se faire embaucher monitrice dans une colonie pour jeunes sans-abris et orphelins. C'est là qu'elle voit pour la première fois ce qu'est la vie des détenus. Son salaire était très faible ce qui ne l'a pas empêché de consacrer presque tout son argent pour acheter de la nourriture et des effets aux détenus. Tatiana aidait aussi les prêtres que les autorités relâchaient. Elle les invitait, leur donnait à manger, de l'argent.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Septembre 2021 à 16:57 | 4 commentaires | Permalien

Quelques réflexions sur l'Exode du futur archimandrite Irénée, l'évêque Louis Charles Winnaert, ainsi que sur l'œuvre de l'Orthodoxie Occidentale qui a suivi.
par Emilie Van Taack

AVANT PROPOS

Ayant étudié l'histoire de l'archimandrite Irénée, j'ai été amenée à resituer certains évènements et j'aimerais exprimer ici quelques idées à ce propos. La première est le regret, qui devrait à mon avis être partagé par tous, qu'une œuvre aussi importante en son temps que l'Orthodoxie Occidentale se soit soldée par un échec. Cet échec n'a pas d'autre raison que les erreurs de ses dirigeants. Les nombreux fruits portés, cependant, nommément la conversion de tant d'occidentaux à l'Orthodoxie Universelle, manifestent l'aspect providentiel de l'entreprise.

Pour que l'œuvre elle-même puisse enfin recevoir sa pleine justification historique et qu'elle soit reconnue par tous, une tâche essentielle reste à accomplir: reconnaître les erreurs commises, les confesser devant Dieu et s'en repentir. Sans le repentir - le premier commandement de l'Evangile, l'Esprit Saint, l'Esprit de la Vérité, ne peut agir. En effet, « si nous disons que nous n'avons point de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la Vérité n'est point en nous. Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n'avons point de péché, nous Le faisons menteur, et Sa parole n'est point en nous. »
(1 Saint-Jean, 1, 8-10).

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Septembre 2021 à 14:21 | 15 commentaires | Permalien

Monseigneur Basile (Krivochéine). Un pionnier du renouveau patristique dans l'Eglise orthodoxe  (éd. du Cerf, 2020).
Serge Model

Le 22 septembre 1985 (jour de l’après-fête de la Nativité de la Mère de Dieu, selon la calendrier julien), à Saint-Pétersbourg (à l’époque Léningrad) fut rappelé à Dieu Mgr Basile (Krivochéine), archevêque orthodoxe russe de Bruxelles et de Belgique et l’un des pionniers du renouveau patristique contemporain.

C’était il y a exactement 35 ans. À l’occasion de cet anniversaire, les éditions du Cerf publient, dans la collection « Patrimoines », la première étude complète, en français, sur la vie, l’œuvre et la pensée de ce théologien orthodoxe majeur de notre temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Septembre 2021 à 12:09 | -4 commentaire | Permalien

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