Père Mikhaïl Vinogradov, prêtre et nouveau martyr
Le père Mikhaïl est né le 6 mai 1873 dans le village Staraïa Sitnia (canton de Biélopiésotsk, district de Serpoukhov, province de Moscou) dans la famille du prêtre Nikolaï Ivanovitch Vinogradov.

En 1887, Mikhaïl a terminé ses études primaires, il est entré au grand séminaire de Moscou, en 1895. De 1896 à 1902, Mikhaïl a enseigné dans l’une des deux classes de l’école paroissiale de l’Ermitage de l’Ascension et David du district de Serpoukhov, de 1902 à 1906, il a servi comme psalmiste à l’église Sainte-Élisabeth du cimetière Dorogomilovski de Moscou.

En 1906, il est ordonné prêtre et affecté l’ermitage de la Trinité-Saint Zosime (district de Vereïsk, province de Moscou), en 1911, il devient professeur titulaire de l’école du Saint-Archange située non loin de l’ermitage. En 1930, le père Mikhaïl est muté dans le village Lisintsevo (district de Naro-Fominsk) à l’église du Signe, auprès de laquelle vivent trois moniales de l’ermitage Saint-Zosime.

Le 22 mai 1931, sont arrêtés le père Mikhaïl et cinq moniales de l’ermitage Saint-Zosime domiciliée à Lisintsevo et à Loukino, le village voisin.

Le jour même ont été reçus les témoignages de l’ancien président du conseil de village et du président du kolkhoze de Lisintsevo, qui ont déclaré : « Vinogradov qui voulait attirer plus de monde dans son église a, avec les religieuses, tout fait briller dans l’église, a organisé avec les moniales et des croyants un chœur magnifique c’est pourquoi le nombre des croyants fréquentant l’église a augmenté et après les offices religieux dans les villages de Lisintsevo et Loukino s’est sensiblement accrue l’opposition au kolkhoze.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Mai 2021 à 03:42 | 0 commentaire | Permalien

Le prêtre Feodor Guidaspov (1875-1918), parmi les premiers nouveaux martyrs
La modeste chapelle de la Mère de Dieu à Kazan s’élève près des murs blancs du couvent de la Vierge. C’est une des plus anciennes églises de la ville. C’est là qu’au XVI siècle, Hermogène, plus tard patriarche de l’Eglise Russe et martyr, exerça son ministère en ses jeunes années, peu après la conquête de la ville par les Polonais, quand ils entrèrent en Russie.

La célèbre icône miraculeuse de la Vierge, connue sous le nom de « Notre-Dame de Kazan » fut découverte, en 1579, dans une maison brûlée, à quelques pas de la jolie chapelle près de laquelle on construisit alors un grand couvent de femmes. La ville de Kazan, située au bord de la Volga, fut créée par les Tatars lors de leur invasion au XIII siècle.

En 1917, quand commença la révolution, c’était un vieux et modeste prêtre, le père Feodor Guidaspov qui s’occupaiot de la petite chapelle.

L’année d’après, Kazan fut occupée par l’armée populaire qui cherchait, à la défendre contre l’assaut des Bolcheviks ; ceux-ci la bombardaient depuis la Volga, avec leurs canonnières. Tandis que continuait la lutte le père Feodor faisait chaque jour le tour de sa pauvre paroisse à la tête d’une procession.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Avril 2021 à 08:48 | 0 commentaire | Permalien

NOTRE DAME DE VILNIUS ( LITUANIE ) Ostrabrama
Vilnius- Вильнюс: Остробрамская икона Божией Матери

La porte de l'Aurore chapelle de la Sainte Vierge Marie Mère de Miséricorde. La peinture de la Sainte Vierge Marie, Mère de la Miséricorde de Aušros Vartai (la Porte de l'Aurore) est la seule en Lituanie si largement connue pour ses guérisons miraculeuses et d'autres grâces, elle est vénérée par des pèlerins de nombreux pays. La Bienheureuse Vierge Marie de Aušros Vartai est considérée comme la protectrice de la Lituanie, ainsi qu’un symbole de concorde.

Quatre peuples et deux confessions religieuses se réunissent pour l’adorer : les Lituaniens, les Polonais, les Biélorusses et les Russes, catholiques comme orthodoxes.

Les plus hauts hiérarques orthodoxes russes et lituaniens catholiques - Alexy II, le Patriarche de Moscou et de toute la Russie, et Audrys Juozas Bačkis, archevêque de l'archidiocèse de Vilnius - priaient ensemble dans Aušros Vartai le 28 Juillet 1997. Ils ont encouragé quelques milliers de croyants qui étaient rassemblés en face de la Porte de vivre dans l'esprit de l'amour chrétien, de la paix et de la concorde.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Avril 2021 à 10:58 | Permalien

Les Coptes au présent, avec Christian Cannuyer
En 640, l’Égypte chrétienne passe sous le contrôle des armées arabo-musulmanes. Le destin de la communauté copte bascule : héritière des pharaons et des Ptolémées, elle doit désormais faire vivre son identité dans un pays où elle est devenue minoritaire.

Christian Cannuyer évoque pour nous ce destin exemplaire entre spiritualité, foi et martyre - au sens de témoin - une minorité qui fait corps avec son pays.

En l’absence de recensement officiel, on estime que les Coptes sont environ 10% de la population (5% selon l’État, 20% selon l’Église), soit une dizaine de millions. Ils se répartissent sur le territoire entier, du nord au sud, ainsi que dans l’ensemble des classes sociales.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Avril 2021 à 11:56 | -1 commentaire | Permalien

Les bolcheviks, le schisme rénovateur et le prolétariat de Constantinople
Michel Shkarovsky, docteur és sciences historiques, chercheur et archiviste en chef des Archives centrales de Saint-Pétersbourg, conférencier à l'Institut de la culture de Saint-Pétersbourg, professeur à l'Académie de théologie de Saint-Pétersbourg , membre du Conseil de l'Institut de recherche comparée des relations entre l'Église et l'État à Berlin


L'interaction entre les patriarches de Constantinople et les bolcheviks a commencé plusieurs années après octobre 1917. Ces contacts étaient mutuellement bénéfiques. Si les bolcheviks voulaient légaliser leurs rénovateurs avec l'aide de Constantinople, alors le Phanar voulait se protéger de la pression des Turcs, également intéressés par des relations stables avec l'URSS. L'Église orthodoxe russe, dirigée par le patriarche Tikhon, a été piégée par ce triangle. Considérons les principales étapes des relations entre les bolcheviks et Constantinople au cours de la première décennie qui a suivi le coup d'État d'octobre.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Avril 2021 à 11:46 | 3 commentaires | Permalien

la Croix reposant sur la Jérusalem Céleste
Croix "cosmique" XIII ème siècle

La basilique Saint-Jean-de-Latran (San Giovanni in Laterano), connue à l'origine sous le nom de basilique du Saint-Sauveur. L'abside date de 1880 mais la mosaïque du XIII ème siècle a été conservée.

Elle reprend le thème de la Croix reposant sur la Jérusalem Céleste. La croix glorieuse (vision de Constantin lors de sa victoire sur Maxence au pont Milivius et victoire de la Croix sur le paganisme) est plantée sur une montagne.

Au-dessus de la croix, apparaît le symbole de la colombe de qui procèdent les flots de la vie. Ces flots descendent, par delà les bras de la croix, qui porte en son centre une représentation du baptême de Jésus jusqu'à la montagne où ils se divisent en quatre fleuves. Des cerfs et des agneaux viennent s'abreuver aux eaux vives.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Avril 2021 à 15:56 | 0 commentaire | Permalien

Nicolas BERDIAEV (1874-1948), célèbre philosophe russe!
Николай Александрович Бердяев родился (6 (18) марта 1874) скончался ( - 24 марта 1948), русский религиозный и политический философ.

Nikolaï Aleksandrovitch Berdiaev né le 6 mars 1874 (18 mars 1874 dans le calendrier grégorien) à Kiev (Empire russe), et décédé le 24 mars 1948 à Clamart (France), est un philosophe chrétien russe de langues russe et française.

Le 24 mars 1948, assis à son bureau de son domicile, rendait l’âme l’un des plus célèbres représentants de la pensée philosophique russe du XXe siècle:Nicolas Alexandrovitch Berdiaev (1874-1948).

Depuis cette date, les fidèles de l’exarchat d’Europe occidentale (aujourd’hui diocèse de Chersonèse) l’Église orthodoxe russe prennent soin non seulement de la « maison Berdiaev », de sa tombe au cimetière de Clamart, de sa bibliothèque et du musée créé en son honneur, ils prient aussi pour le repos de l’âme de cet éminent enfant de Russie et contribuent autant que faire se peut au rayonnement, en France et à l’étranger, de la pensée berdiaévienne (que le philosophe appelait « philosophie de l’esprit »).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Mars 2021 à 03:53 | -2 commentaire | Permalien

Association des Amis du Compositeur Liamine
Chantre du Seigneur - partie 1

Olivier Clément avait publié dans la revue " Contacts" 1987, une étude du liturgiste Nicolas Lossky, auteur d'une "Théolgie du Chant Liturgique"

Par le père Nicolas Lossky


"...quelques-unes des compositions liturgiques de ce compositeur mort prématurément. Ces pièces présentent un intérêt non seulement musical et esthétique, mais également et surtout liturgique. En effet, elles révèlent qu' Jean Liamine avait parfaitement assimilé les principe les plus essentiels de la musique liturgique. Parole et musique sont unies d'une union si parfaite qu'on ne peut plus les distinguer ou les dissocier.

La musique ne fait pas écran par rapport au texte chanté. Elle ne détourne pas l'attention sur elle-même par un effet d'esthétique pure. L'esthétique a certes sa place dans la musique liturgique mais elle n'y est pas un but en soi. Elle est intégrée au tout. Et le tout est un mariage parfait de la parole et de la musique, les deux en un étant essentiellement destinés à ouvrir le cœur et l'esprit sur la contemplation de la Parole, le Verbe de Dieu. C'est cela que Jean Liamine réussit à merveille. La musique de Jean Liamine s'inscrit incontestablement dans une tradition. Elle est immédiatement repérable comme de la musique russe, et de la musique russe du XXe siècle.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Février 2021 à 11:36 | 0 commentaire | Permalien

Non loin de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, ouverture d’un musée consacré au père Alexandre Men
Alexandre Vladimirovitch Men, né le 22 janvier 1935 à Moscou et mort assassiné le 9 septembre 1990 à Serguiev Possad(Russie), est un prêtre orthodoxe et théologien russe, prédicateur, auteur de livres sur la théologie et l'histoire du christianisme et des autres religions. Son meurtre reste à ce jour /2019/ impuni

Le musée de l’archiprêtre Alexandre Men a initialement été ouvert dans la maison qu’il occupait près de l’abbatiale Saint-Serge où il officiait régulièrement. Ensuite le musée Alexandre Men a été transféré à Moscou à la Bibliothèque de littérature étrangère.

Mais en raison du nombre important de pèlerins et de visiteurs qui se rendaient à l’endroit où le prêtre a été assassiné, il est apparu indispensable de créer une exposition permanente consacrée à la vie et au service ministériel de l’archiprêtre Alexandre Men.

Aussi, avec la bénédiction du métropolite Juvénal de Kroutitsky et Kolomna, le recteur de l’abbatiale, l’archiprêtre Victor Grigorenko, a décidé d’organiser une nouvelle exposition permanente.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2021 à 13:43 | 2 commentaires | Permalien

L’enfance de Jésus
Les Evangiles canoniques n’en disent pas grand-chose et les apocryphes, abondants sur le sujet, versent souvent dans le pur merveilleux.

Pauvre parmi les pauvres d’Israël

Joseph, son père « adoptif », n’a rien d’un grand seigneur. Il est charpentier, ou tout simplement ouvrier du bâtiment, selon la manière dont on traduit le grec tektôn (Mt 13, 55). Lors de la présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance, ainsi que le prescrit la loi juive de l’époque, Joseph et Marie offrent le sacrifice des pauvres (Lc 2, 24), « un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes ». La famille de Jésus est donc comptée parme les pauvres d’Israël.

Cette condition modeste a peut-être gênée une partie des premiers croyants. D’ailleurs, la critique antichrétienne en a aussi longtemps fait un argument contre la divinité de Jésus. « Il n’y a rien là qui fasse pressentir le royaume de Dieu », se moque le Romain Celse (II siècle) dans son fameux discours « Contre les chrétiens ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Janvier 2021 à 20:16 | -2 commentaire | Permalien

Il était une fois Noël... les souliers  sous le sapin !
Xénia Krivochéine

Attente, frissons d’impatience, pressentiments de la joie toute proche : bientôt une multitude d’invités, tant de bonnes choses sur la table, cadeaux, mystérieuses surprises : bientôt Noël ! Suspense qui commence au tout début de décembre.
Nous aplanissions le papier alu de nos chocolats à l’aide d’une cuillère à soupe et nous le mettions entre les pages d’un épais livre bien avant le début du carême. Nous emmaillotions dans ce papier noix et mandarines, nous le percions avec une aiguille, y fixions un fil pour accrocher le tout au sapin. L’odeur des mandarines se faisait chaque jour de plus en plus perceptible. Ainsi que celle des pommes.

Mon père les achetait par caisses entières où elles reposaient dans de fins copeaux dorés, telles de jeunes demoiselles présentant bien. Les caisses étaient étiquetées : N°6, « Soleil » ou « Rainettes dorées ». Variétés, dimensions et couleurs si variées.

Père commençait à apporter ces caisses bien avant Noël, maman les gardait sur des étagères entre les portes car il faisait plus frais à proximité du plafond. C’est également à cette hauteur qu’étaient stockés les pots de confiture que l’on gardait pour les ouvrir le jour de Noël.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Janvier 2021 à 17:18 | 0 commentaire | Permalien

Une rare icône maronite au Petit Palais a Paris
Cette œuvre restaurée constitue une nouveauté́ pour la connaissance du patrimoine des chrétiens d’Orient et en particulier des Maronites, catholiques orientaux rattachés à Rome au Moyen-Âge. L’icône s’inscrit dans la continuité́ des fresques médiévales de style byzantin qui ornent nombre de chapelles et d’églises au Liban, tout en restant la seule icone connue du début du XVIe siècle, moment où la région passe sous le pouvoir des Turcs ottomans.

La découverte récente de la date de « 1523 » sur cette icône en fait une pièce unique au Liban où cet art semblait interrompu entre le XIIIe et le XVIIe siècle.

Prêtée en 2018 par le Patriarcat maronite au Liban pour l’exposition à Paris sur les « Chrétiens d’Orient », cette grande Dormition de la Vierge, de 1,80 mètre de haut sur environ 1 mètre de large, avait besoin d’être restaurée
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Janvier 2021 à 01:32 | 0 commentaire | Permalien

Nouveaux martyrs : le prêtre Yakov Vladimirov (+1918 )
Caricature des premières années d’après la révolution : le Tsar Nicolas II, un Prêtre et un paysan aisé ("Koulak") unis dans la haine du peuple

En 1918 le village de Poltava du Diocèse de Voronej avait, au début de la révolution, un prêtre du nom de Yakov Vladimirov qui s’occupait, non seulement des intérêts spirituels de ses paroissiens, mais aussi de leurs intérêts temporels. Comme un vrai père, il leur avait montré comment mieux cultiver leurs jardins et leurs champs comment avoir de belles ruches, comment diriger au mieux leurs affaires.

Grâce à ses conseils, les habitants du village avaient une situation sensiblement plus aisée que leurs voisins. Ce qui ne plut pas du tout aux bolcheviks qui qualifièrent immédiatement ces paysans de koulaks. Les koulaks, d’abord un peu ménagés par les révolutionnaires, furent anéantis quelques années plus tard par une famine artificiellement organisée et par de sanglantes répressions qui firent périr des millions de personnes.

Les bolcheviks de la région de Voronej se mirent rapidement à chercher des moyens de « liquider le clergé influent ». Un des habitants de Poltava, voleur de chevaux connu, qui était devenu bolchevik, vint alors les trouver pour dénoncer le père Yakov.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Décembre 2020 à 14:59 | 0 commentaire | Permalien

Ibrahim Hanibal (1696-1781) : " Le destin a entièrement changé ma vie!"  Sa petite-fille donnera naissance au poète Alexandre Pouchkine
Acheté par Pierre Ier de Russie, un enfant de 8 ans capturé en Afrique arrive en 1704 à Saint-Pétersbourg. Ibrahim deviendra Hanibal, un homme exceptionnel. Après son baptême sous le nom de Piotr Petrovitch Petrov, l'élève est accueilli par le tsar comme s'il était l'un des siens.

Polyglotte, traducteur, mathématicien, il connaît alors une ascension fulgurante : il devient major-général. Il meurt à 85 ans, dans le domaine que lui a offert l'impératrice. Sa petite-fille donnera naissance au poète Alexandre Pouchkine.

***
A Saint-Pétersbourg, devenue la capitale de la Russie et l'emblème de son règne réformateur, le tsar Pierre Ier, dit le Grand, attend, un matin de mars 1704, l'arrivée de son ambassadeur Savva Vladislavitch. Pour l'accueillir, il a demandé à Alexandre Danilovitch Menchikov, puissant gouverneur général de la ville et complice des débauches de sa jeunesse, d'être auprès de lui. « Ne vous impatientez pas, Majesté. Ils devraient arriver d'une minute à l'autre », glisse, en soupirant, le gouverneur, une pointe d'agacement dans la voix.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Décembre 2020 à 08:07 | 3 commentaires | Permalien

1928 - Michel Tchernobyl était un homme profondément pieux...
Son attitude le prouva clairement lors de l’établissement du régime communiste qu’il regarda, dès le début, comme la préface du règne de l’Antéchrist.

Dans sa famille, on aimait étudier l’Ecriture Sainte, on lisait la Bible, du commencement jusqu’à la fin et, chaque jour, dans un ordre suivi, un passage du Nouveau Testament. On lisait aussi les prières domestiques ainsi que les prières liturgiques destinées aux laïcs. Michel, sans tenir compte de ses durs travaux, se levait régulièrement à minuit pour réciter les prières à cette heure-là qu’il accompagnait de nombreuses prosternations.

Il subissait parfois les assauts du démon. Ce chrétien observait strictement les jeûnes et les carêmes, ne prenait aucune nourriture les mercredis et vendredis avant trois heures de l’après-midi ou même avant le soir, quelque fût le travail qu’il avait à fournir. La maison de Michel était toujours ouvertes aux pèlerins, aux pauvres et aux moines ; il venait en aide aux asiles de vieillards et aux orphelins. Il dirigeait le champ modèle d’une école d’agriculture du Chersonèse, école qui fut transformée en pépinière par les communistes.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Décembre 2020 à 09:00 | 0 commentaire | Permalien

Des représentations inhabituelles du Christ
Le site « ortograf.ru » publie une communication consacrée à des représentations inhabituelles du Christ sur des enluminures.

Dans le psautier « Chludov » (IX siècle, Byzance) les chercheurs ont trouvé, en frontispice, l’effigie d’un Christ imberbe et sans moustache. M. Tchepkina, spécialisée dans l’étude du psautier « Chludov » écrit à ce propos en se référant aux travaux de N.Kondakov : « Le roi David assis sur son trône surplombé d’un arc semi circulaire s’appuyant sur des colonnes joue du psautier= kinnôr, la lyre hébraïque ancienne.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Décembre 2020 à 09:26 | 1 commentaire | Permalien

Le patrimoine culturel de la Côte d'Azur russe s'effrite à nos yeux
Anastasia Popova

L’église historique de l'archange Michel à Cannes français est en détresse. Ceci est un SOS.

Construite en 1894, elle était sous la juridiction de l'Église orthodoxe russe et appartenait à l'Empire russe. En tant que successeur légal - la Russie modern est, l'héritier de ce site culturel important. Mais une organisation locale appelée Association culturelle orthodoxe de Cannes (ACOR) y est solidement implantée et ne veut pas transférer le bâtiment à la Russie. Le temple continue de s'effondrer.

En 2015, le dôme doré qui couronnait le clocher s'est effondré. Il a brisé un carreau de couleur unique à motifs personnalisés. Et maintenant il est froissé, rouillé et pourri, à peine reconnaissable. Les étoiles dorées sont arrachées, la croix est cassée, les restes sont entassés dans la crypte.

Brève description de l’histoire et de la situation actuelle de l’église Saint-Michel-Archange à Cannes En 2013, le tribunal décida de remettre la gestion de l’église au groupe des anciens paroissiens (redevenus membres de l’association cultuelle lors de leur conflit avec Varnava et Sérafim). Ceux-ci décidèrent de se placer sous l’autorité d’une organisation religieuse non canonique dont la hiérarchie se trouve en Ukraine. Pendant la saison des pluies, la crypte est inondée, de la moisissure - sur les murs, sur les icônes, l'iconostase pourrit.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Novembre 2020 à 10:46 | -2 commentaire | Permalien

Ils ont préféré la mort
Anatole Krasnov-Levitine

(1930-1991, écrivain orthodoxe, il a été à plusieurs reprises arrêté. Expulsé d’URSS en 1975, il termine ses jours à Lucerne et Paris. Auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’orthodoxie)

* * *
De nos jours, tous les termes vieillissent à une vitesse effrayante. Cela s’explique par le rythme précipité de notre vie. Autrefois, dans les années 50, l’Eglise orthodoxe russe était l’Eglise du silence. Mais, avec les années 60, l’Eglise du silence s’est mise à parler.D’abord doucement, sans assurance, par la voix du Samizdat religieux, puis de plus en plus fort, et enfin de toute sa voix, pour le monde entier.


Cela se passait le 13 décembre 1965, quand fut publiée ma pétition de deux prêtres moscovites, les pères Gleb Iakounine et Nikolai Echliman. Et depuis, l’Eglise russe ne s’est plus tue : elle parle par la bouche de l’archevêque Hermogène et d’Alexandre Issaevitch Soljenitsyne, par celles du père Alexandre Men et du père Serge Jeloudkov, et dans les sermons du père Dimitri Doudko.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Novembre 2020 à 08:38 | 0 commentaire | Permalien

Né en 1888 et décédé en 1956, Saint Nicolas Velimirovitch est appelé le « Chrysostome serbe» en référence à Saint Jean Chrysostome, magistral et grand Prédicateur de la période patristique de l'Eglise. Qui était Saint Nicolas de Zica et d'Ohrid? Quel a été son itinéraire ? Qui sont les saints serbes qui s'inscrivent depuis dans sa filiation spirituelle ? Comment a-t-il marqué cette belle Eglise serbe, Eglise du témoignage et du martyr, où clergé et peuple marchent ensemble depuis des siècles ?

Carol Saba reçoit Liubomir Mihailovitch, traducteur du serbe vers le français des textes de Saint Nicolas, qui assume depuis de nombreuses années une diaconie de témoignage de l'Eglise serbe dans l'espace francophone. Nous évoquerons avec lui les figures de sainteté qui ont marqué le XXème siècle serbe, les hauts lieux et traditions ancestrales de cette Eglise.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Novembre 2020 à 10:36 | 0 commentaire | Permalien

Le premier CD du chœur d’hommes « Chantres orthodoxes russes », ayant pour titre « Bienheureux ceux que Tu as élus et appelés », est sur le point de paraître.

« Depuis leur création en 2013, les « Chantres orthodoxes russes » se consacrent au répertoire liturgique russe et surtout aux œuvres des grands centres spirituels comme le monastère des grottes de Kiev, et plus particulièrement la laure de la Trinité Saint-Serge non loin de Moscou.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Octobre 2020 à 07:49 | 0 commentaire | Permalien

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