Un communiqué d'Interfax, une fois n'est pas coutume, donne le départ à une énigme: peu de temps avant sa mort, la grand compositeur russe Anton Rubinstein (1829-1894, ne pas confondre avec son homonyme Arthur Rubinstein, 1887-1982) a composé un opéra qui s'appellerait "Le Christ" (Христос). Je n'en ai trouvé aucune trace car il n'aurait été joué qu'une fois, sous la direction de l'auteur, en 1994 à Lucerne (le maître est mort en novembre de cette année). J'ai toutefois trouvé une mention de sa représentation à Brème, en 1895, avec 450 artistes… Puis personne n'en a entendu parler jusqu'à ce que les organisateurs d'un festival "les saisons de Diagilev: Perm-Petersbourg-Paris", dont j'apprends aussi l'existence (mais le programme est surprenant!), décide de la monter à l'opéra de Perm. La représentation a lieu ce soir 20 mai. D'après Interfax, cet opéra tient une place unique dans l'œuvre du compositeur et réunit des musiques religieuses orthodoxes, catholiques et protestantes…

Si quelqu'un avait une information sur cette œuvre mystérieuse merci de la partager…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 21 Mai 2009 à 07:11 | 0 commentaire | Permalien

“La Rose blanche” et “Le Buisson ardent”
Voici un nouveau texte consacré à la résistance des chrétiens contre le nazisme, puis en Roumanie contre le communisme:

Malheureusement, dans les pays à majorité orthodoxe, on ne connaît pas l’histoire du groupe de Munich, appelé par ses membres, "La rose blanche".

Mais l’histoire de ce groupe peut-être très intéressante pour le public orthodoxe, car elle présente quelques caractéristiques qui la rapprochent de l’expérience politique et spirituelle d’un groupe analogue, "Le buisson ardent" de Bucarest.

Récemment, un film est sorti dans les cinémas parisiens – "Sophie Scholl", un film allemand (“Sophie Scholl. Die letzten Tage”; réalisateur: Marc Rothemund; sortie en Allemagne: 24.02.2005). Le film retrace les dernières heures des trois des membres qui ont fondé "La Rose blanche". C’est un film très sobre, mais qui est loin d’être un simple documentaire sur ce groupe de résistance. Plusieurs livres ont été publiés sur "La Rose blanche". Les deux jeunes hommes et la jeune fille (mais ils seront six en total à être décapités) qui ont été condamnés à mort par le régime hitlérien finissant, sont considérés aujourd’hui par les historiens comme des icônes de la résistance allemande face à un régime plus que destructeur. Mais malgré cette reconnaissance régionale dans leur pays d’origine, “La Rose blanche” sortent seulement maintenant, en 2006, d’un anonymat curieux. C’est vrai que déjà en 1982, leur histoire était portée à l’écran par le cinéaste Michael Verhoevens, mais c’est pour la premier fois qu’on leur rend hommage par un document artistique à la hauteur de leur légende, qui soit reconnu en tant que tel (car “Sophie Scholl” a été nominalisé cette année pour l’Oscar du meilleur film étranger).
Rédigé par Nikita et Xenia Krivochéine le 18 Mai 2009 à 13:47 | 0 commentaire | Permalien

Editions "L'Age d'Homme"
Chers amis

Nous vous donnons RV le mercredi 27 mai 2009 pour la 5ème séance des
« mercredis de la rue Férou » (18-20h).
Le thème : la collection des « Classiques slaves »,
fleuron des éditions l’Âge d’Homme.
Invités :
Gérard Conio
Vladimir Dimitrijevic
Georges Nivat
(directeurs de la collection).
Présentation, débats, nouveautés…

Le travail des traducteurs est primordial dans ces collections de « L'Archipel
slave ». Ils seront nombreux le mercredi 27 mai 2009.

5 rue Férou 75006 PARIS
M° Saint-Sulpice
01 55 42 79 79


Rédigé par l'équipe de rédaction le 16 Mai 2009 à 17:34 | 0 commentaire | Permalien

"La Rose Blanche": jeunes chrétiens allemands antinazis
La revue "Neskoutchny Sad" (Moscou, mai 2009) publie un texte de Xenia Krivochéine consacré à l'organisation de résistance antinazie "La Rose Blanche" dont faisaient partie cinq jeunes chrétiens allemands. Dont Alexandre Schmorell, orthodoxe, de parents russes émigrés. Ce groupe d'universitaires comptait également des catholiques et des protestants. Les cinq membres de la Rose Blanche furent tous arrêtés par la gestapo en 1943 et exécutés.
L'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières envisage de canoniser le martyre Alexandre. D'ores et déjà une icône le représentant orne la cathédrale russe de Munich.
Texte en russe, lire la suite....
Rédigé par l'équipe de rédaction le 13 Mai 2009 à 15:56 | 1 commentaire | Permalien

Un film sur Varlam Chalamov
Voici un film qui nous en dit sur la foi, l'orthodoxie en Russie et le martyre plus que vingt thèses traitant du droit canon!
Pour visionner cliquer sur le lien, la projection démarre toute seule.
Très beau et douloureux, aide à la compréhension. Basé sur une autobiographie de l'écrivain. Le film n'a été programmé par les chaînes russes qu'une seule fois, de nuit, ceci en 1991.
Rédigé par Nikita Krivochéine le 12 Mai 2009 à 09:17 | 0 commentaire | Permalien

Les 8 et 12 juin prochains, à l’occasion du 40e anniversaire du bienheureux repos du

grand iconographe et moine du skite du Saint-Esprit

LE PERE GREGOIRE (KRUG), 1908-1969,

le diocèse de Chersonèse organise deux journées commémoratives:

Le 8 juin , lundi de Pentecôte et fête du Saint Esprit, la divine liturgie sera célébrée dans l’église du skite, au Mesnil-Saint-Denis, suivie d’une pannikhide sur la tombe du père Grégoire.

Un autobus partira de l’église des Trois-Saints-Docteurs, 5 rue Pétel, à 8h30, et emmènera les pèlerins jusqu’au skite pour les ramener ensuite à Paris. Ceux qui sont intéressés sont priés de s’inscrire à la caisse.


Le vendredi 12 juin à 8h00, jour anniversaire de la mort du père Grégoire la divine liturgie, suivie d’une pannikhide, sera célébrée sous la présidence de l'archevêque Innocent de Chersonèse, en l’église des Trois-Saints-Docteurs.

Ce même jour, à 20h00, dans la salle paroissiale de l’église des Trois-Saints-Docteurs, le père Nicolas Ozoline et Anne Philippenko, feront revivre pour nous sa personne et son œuvre.


Soyez tous les bienvenus !
Rédigé par Emilie van Taack le 8 Mai 2009 à 09:09 | 0 commentaire | Permalien

Georges Nivat: "Trésors du siècle d'or russe de Pouchkine à Tolstoï", suite
Le professeur émérite de l’université de Genève Georges Nivat, slaviste éminent et spécialiste reconnu de la vie et de l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne a aimablement accepté de faire paraître sur notre plateforme la préface qu’il a rédigée pour le catalogue de l’exposition « Trésors du siècle d’or russe, de Pouchkine à Tolstoï » (Fondation Martin Bodmer, Genève).

Ce texte dira beaucoup à ceux qui sont conscients de l’imprégnation de la culture russe par foi orthodoxe.
Nous avons fragmenté cette préface en plusieurs parties car elle est assez volumineuse.

En voici la fin :


Il fut redécouvert par la génération de l’Âge d’Argent, Il fut élevé au rang de génie sacré de a nation par Staline, pour les fêtes de 1947 qui célébrèrent le centenaire de sa mort. Ses manuscrits sont rassemblés en la Maison Pouchkine de Saint-Pétersbourg, mais n’en sortent pas, c’est le Saint des Saints, et, comme à Jérusalem, seul le grand prêtre y a accès… Cette sacralisation est un des extrêmes de la mémoire russe. L’autre étant l’oubli, l’amnésie ordonnée d’en haut, l’éradication à laquelle se livre le communisme au temps de sa plus virulente crise de destruction, dont toutes les religions fanatiques sont coutumières. En ces temps-là l’émigration russe était un esquif de mémoire et de survie culturelle. En ces temps-là Paris et Genève fêtaient le centenaire à leur façon, et des esprits malicieux comme Alexis Remizov faisaient ressusciter non seulement la Russie du grand miracle du XIXe siècle, mais celle d’avant, celle des enluminures des monastères et des vieux Croyants, celle des croyances populaires, des proverbes, des légendes épiques ou « bylines ».
Rédigé par Nikita Krivochéine le 7 Mai 2009 à 08:09 | 1 commentaire | Permalien

La Trinité d'André Roublev serait dans un état critique
L'une des icônes russes les plus célèbres et extraordinaires - la Trinité de saint André Roublev - serait dans un état critique, selon le ministre russe des affaires étrangères Alexandre Avdeev, cité par l'agence Blagovest-Info. Selon le ministre, elle ne pourrait donc pas être transportée, ne serait-ce que provisoirement, à la laure Trinité-Saint-Serge pour laquelle elle fut peinte. L'icône comporterait une fissure de quelques millimètres du haut en bas.

Par sa valeur artistique, l'icône est comparable à la Joconde de Léonard de Vinci, affirme A. Avdeev. Son prix dépasse 600 millions de dollars: pour la transporter, il faudrait donc une assurance de plus de 4 millions de dollars !

C'est dommage pour la laure qui ne verra pas chez elle une de ses plus belles icônes conservée depuis l'époque soviétique à la galerie Trétiakov à Moscou. C'est dommage aussi pour nous qui gardions un mince espoir de la voir exposée au Louvre en 2010 dans le cadre de l'exposition "Sainte Russie" pour l'année croisée de la France en Russie et de la Russie en France.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Mai 2009 à 23:10 | 4 commentaires | Permalien

Trésors du siècle d'or russe de Pouchkine à Tolstoï
Le professeur émérite de l’université de Genève Georges Nivat, slaviste éminent et spécialiste reconnu de la vie et de l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne, a aimablement accepté de faire paraître sur notre plateforme la préface qu’il a rédigée pour le catalogue de l’exposition « Trésors du siècle d’or russe, de Pouchkine à Tolstoï » (Fondation Martin Bodmer, Genève).

Ce texte dira beaucoup à ceux qui sont conscients de l’imprégnation de la culture russe par foi orthodoxe.
Nous avons fragmenté cette préface en plusieurs parties car elle est assez volumineuse.

Voici la première partie:


« Dans l’âge de fer, dis-moi, qui devinait le siècle d’or ? » Ce vers d’Alexandre Pouchkine nous met en face de deux questions : les notions d’âge liées à la métallurgie sont-elles applicables à la culture, et comment les appliquer à la culture russe ?

La notion de siècle d’or de la poésie russe est née après coup, une fois inventée la formule de « siècle d’argent », siècle ou âge est tout un en russe : le mot « vek » s’appliquant à la durée d’une génération, d'une vie humaine autant qu’à la mesure chronologique fondée sur les multiples de cent. La formule semble avoir été inventée oralement, dans un salon, par le philosophe Nicolas Berdiaef, elle fut reprise par le poète de l’émigration Sergueï Makovski. Et pourtant l’idée d’un soleil de la poésie russe s’imposa dès la morte d’Alexandre Pouchkine. Odoïevski s’écria : « le soleil de notre poésie s’est couché ! » et ce symbole du soleil est resté jusqu’aux somptueux vers qu’écrivit Anna Akhmatova à la mort d’Alexandre Blok :
Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Mai 2009 à 09:41 | 4 commentaires | Permalien

Alexandre Avdéev, ministre de la culture de la Fédération de Russie, a déclaré que le statut des biens de nature religieuse se trouvant en possession des musées du pays doit être déterminé conformément à la loi. L'Église, de même que les musées doivent agir de sorte à ce que l'avenir de chacun des musées soit déterminé dans le respect de la législation. Il arrive, a dit le ministre, que des conflits surviennent entre les et l'Église, cela rend très difficile le partage des collections. Dans l'ensemble les représentants du clergé et les responsables des musées perviennent à s'entendre. Les biens meubles ont commencé il y a longtemps à être transmis à l'Église. Q'il s'agit d'icône nous exigeons des paroisses des conditions de conservation satisfaisantes. Un projet de loi portant sur la transmission à l'Église des biens de nature religieuse se trouvant dans les musées est en cours d'élaboration. Il sera bientôt soumis à la Douma. Il est important, a conclu M. Avdéev, d'éviter toute manifestation d'extrémisme.

Source: Interfax
Rédigé par Nikita Krivochéine le 26 Avril 2009 à 16:37 | 1 commentaire | Permalien

La Croix: "De Moscou à Paris, la quête de Kandinsky"
Un article de Sabine Gignoux dans le quotidien français catholique La Croix présente l'exposition à Beaubourg de plus de 90 œuvres de Vassily Kandinsky, le "père de l'abstraction". "Né à Moscou en 1866 dans une famille fortunée, venu à l’art sur le tard, après avoir travaillé comme juriste et ethnologue, Vassily Kandinsky n’a cessé au long de sa vie de déménager à travers l’Europe. Parfois par choix, comme lorsqu’il séjourne en 1906 à Paris pour se frotter à l’avant-garde, avant de s’installer en 1908 en Bavière, à Murnau et Munich."

Inventeur de l’abstraction, il ne renonce pas pour autant aux figures symboliques qui hantaient ses premiers tableaux, mais les réduit à l’état de signes, discrets et allusifs […]. Puis change brusquement d’inspiration avec son exil à Paris. Voilà qu’il revient à des formes biomorphes, et même microscopiques, un ballet de paramécies, parfois des semis de points colorés (Mouvement I) qui rappellent le folklore russe, avec un brin de nostalgie."

"La quête métaphysique de celui qui écrivit Du Spirituel dans l’art se trouve ainsi curieusement escamotée. Est-ce une vision parisienne ? On oublie trop souvent que Kandinsky est d’abord pétri de culture orientale, qu’il a grandi dans la foi orthodoxe, dans l’environnement des icônes. Il s’est intéressé aussi à la théosophie de Rudolf Steiner. Et aspire à un art qui élève l’âme, à l’opposé du matérialisme et du positivisme de l’Occident. Tout l’élan qui emporte sa peinture vient de là", écrit S. Gignoux.
Rédigé par l'équipe rédaction le 9 Avril 2009 à 15:35 | 0 commentaire | Permalien

Gogol vu par Wikipedia francophone
Aujourd'hui, le 200e anniversaire de Nicolas Gogol, alors qu'en Russie, Ukraine et un peu partout dans le monde orthodoxe slave, on ne tarit pas d'éloges à son sujet, voici ce que j'ai trouvé dans le Wikipedia francophone au sujet d'une des œuvres spirituelles les plus importantes de l'écrivain, Passages choisis d'une correspondance avec des amis, publiée en 1846. Il est sans doute impossible de savoir qui a écrit ces lignes (c'est la particularité du Wikipedia), mais il est évident qu'il fait partie de ceux que visent les paroles du métropolite Juvénal, prononcées aujourd'hui sur la tombe de Gogol à Moscou. Mgr Juvénal affirme que nous n'avons pas encore compris la véritable portée spirituelle de l'œuvre de Gogol. L'auteur de l'article de Wikipedia semble l'avoir comprise de façon plutôt négative:

Cet ouvrage est présenté comme une suite de lettres écrites entre 1843 et 1846. Celles-ci touchent à des thèmes extrêmement variés: la littérature (Les Âmes mortes et leur véritable signification, en particulier), l'éducation des serfs par les propriétaires fonciers, les obligations des épouses de gouverneurs etc. Leur contenu est ultra-conservateur, voire obscurantiste. Elles ont le ton du prêche.
Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 1 Avril 2009 à 17:00 | 5 commentaires | Permalien

Mgr Juvénal: Nous n'avons pas encore saisi toute la portée spirituelle de l'oeuvre de Gogol
Le 1er avril, anniversaire de Nicolas Gogol, né il y a exactement 200 ans, le métropolite Juvénal de Kroutitsy, évêque de la région de Moscou et un des membres les plus anciens du Saint-Synode, a rappelé que la vie spirituelle de l'écrivain fut très intense.

Dans son homélie après l'office des défunts sur la tombe de Gogol au cimetière du monastère Novodevitchi à Moscou, Mgr Juvénal a souligné que l'écrivain "avait un désir ardent de partager sa foi avec le monde, de lui transmettre sa vision de l'aspect mystique de notre existence. Il semble qu'il n'ait jamais été entendu, mais ce n'était pas sa faute. La portée véritable de sa quête spirituelle n'a pas encore été complètement comprise".

Le métropolite a rappelé également que Gogol considérait le verbe comme le meilleur sacrifice que l'homme peut offrir à Dieu dont le Verbe est devenu chair. Mgr Juvénal s'est réjoui aussi que Gogol reste très connu en Russie: il n'y a pas un homme dans le pays, dit-il, qui ne connaisse pas son nom ou n'ait pas lu ne serait-ce que certaines de ses œuvres !
Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Avril 2009 à 15:58 | 2 commentaires | Permalien

L'oeuvre de Gogol possède un grand potentiel missionnaire
Le hiéromoine Syméon Tomatchinski, directeur des éditions du monastère Sretensky à Moscou, est convaincu que l'œuvre de Nicolas Gogol renferme un grand potentiel missionnaire: elle aide l'homme contemporain à comprendre le sens des sacrements de l'Église. "Il faut davantage éditer et faire connaître les œuvres de Gogol", considère le père Syméon, persuadé que Gogol est "l'écrivain le plus religieux de la littérature russe, non seulement par sa vision des choses, mais aussi par le mode de vie".

Parmi les œuvres spirituelles de Gogol, il accorde la place la plus importante aux Méditations sur la divine liturgie, "oubliées" pendant l'époque soviétique. Cet écrit est destiné à ceux "qui veulent comprendre le sens profond de la liturgie et ne se contentent pas d'être de simples spectateurs de ce qui se passe dans les églises". Le père Syméon rappelle que la lecture de cette œuvre de Gogol était recommandée aux chrétiens par les starets du célèbre monastère d'Optina Poustyn. Pour écrire ces Méditations, Gogol avait même appris la langue grecque.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 01:09 | 19 commentaires | Permalien

Une dépêche de l'Agence France Presse se penche sur le problème de la restitution et du droit de propriété des icônes ancienne russes:

A qui doit revenir l'honneur d'abriter les icônes anciennes qui ont réchappé au siècle exceptionnellement tourmenté que vient de traverser la Russie ? La controverse couve entre des musées sur la défensive et une Église orthodoxe de plus en plus influente.

A l'occasion d'un vernissage début février au très prestigieux musée Pouchkine, une commissaire d'exposition a dû disculper publiquement les collectionneurs qui avaient prêté des œuvres, assurant qu'ils n'étaient pas des "voleurs".

"Beaucoup de soupçons" pèsent sur leur compte et sur celui des musées, a reconnu la responsable, Alina Loguinova, alors qu'elle présentait une exposition de 130 icônes anciennes (des XIV-XVIè siècles, considérés comme les "siècles d'or" en la matière) issues --ce qui est très rare-- de collections privées.

Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Mars 2009 à 20:48 | 3 commentaires | Permalien

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