Icônes, sources de joie
Martigny fait dans l’icône
C’est la troisième fois. La Fondation Gianadda, qui entretient des liens étroits avec la Russie, présente de nouvelles icônes issues de la Galerie Tretiakov de Moscou. Il y en a 52, reflétant la création orthodoxe du XIVe au XVIIIe siècle. ÉTIENNE DUMONT (Tribune de Genève)

VERONIQUE RIBORDY
Les icônes présentées à Martigny (Suisse)

«Images Saintes», la nouvelle exposition de la Fondation Pierre Gianadda, présente des icônes de la galerie Tretiakov de Moscou jusqu'au 13 juin prochain.

C'est une chose de voir de la peinture dans des livres, une autre de la voir en vrai. Si nous avions vu les icônes de la galerie Tretiakov prêtée à la Fondation Pierre Gianadda, le cahier publié hier dans «Le Nouvelliste» aurait été différent. Nous aurions parlé de la beauté et de la subtilité des icônes des XVIIe et XVIIIe siècles, avec leurs bleus purs, leurs roses délicats, leur gris fumée. Nous aurions insisté sur leur taille surprenante. Les deux icônes d'Andreï Roublev, ces pièces maîtresses presque impossible à obtenir en prêt, dépassent les trois mètres. Et surtout, nous aurions pu faire passer un peu de l'enthousiasme et des connaissances de la commissaire de cette - très belle - exposition, Nathalia Cheredega, cheffe du département des arts de l'Ancienne Russie à la galerie Tretiakov.

La galerie Tretiakov de Moscou a prêté une soixantaine d'icônes, dont la moitié ont été décrochées des cimaises. L'autre moitié provient des très vastes réserves de la Tretiakov, dont la collection d'icônes est la première de Russie. Nathalia Cheredega a orienté son exposition de manière à «mettre en lumière les différentes régions qui ont été des centres de production d'icônes, Novgorod, Pskov, Moscou, et ses plus grands maîtres, Maître Denis, Roublev».
Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Décembre 2009 à 17:28 | 0 commentaire | Permalien

« Le pope » - un nouveau film de Vladimir Khotinenko
« La mission orthodoxe de Pskov » est l’un des épisodes les moins connus de la Seconde guerre mondiale.
D’août 1941 à février 1944 des prêtres orthodoxes venus des pays baltes ont œuvré à la renaissance de la vie orthodoxe dans les régions de l’URSS occupées par la Wermacht. Au retour des troupes soviétiques ces prêtres furent déportés dans les camps.
Le starets Ioan Krestiankine interprété par Serge Makovetzky est le modèle du père Alexandre Ionine, le personnage principal du nouveau film de Vladimir Khotinenko « Le pope ». Makovetzky s’est inspiré du physique, de la manière de parler, de la manière de se comporter du célèbre starets. Le réalisateur a voulu montrer un homme simple, humble et ouvert.
L’acteur qui joue le père Ionine a réussi à montrer des traits de caractère inhérents à de nombreux prêtres dont le défunt patriarche Alexis II. "Nous nous sommes beaucoup servis des textes des sermons prononcés par le père Ioan, avons visionné beaucoup de documentaires dans lesquels il figure".
Le film a été tourné avec la bénédiction du patriarche Alexis qui ne voulait pas que l’épisode tragique de la mission orthodoxe de Pskov soit oublié devait d’abord être intitulé « La Transfiguration ».
Le patriarche Alexis II savait parfaitement que traiter ce sujet n’est pas sans danger.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 5 Novembre 2009 à 11:07 | 6 commentaires | Permalien

le Salon International du Patrimoine Culturel
Le patrimoine des religions

Du cultuel au culturel… un « R » qui marque la séparation entre le religieux et le laïque, mais un « R » qui relie également le culturel au cultuel dans une même volonté de préservation d’un patrimoine exceptionnel.

Les édifices cultuels sont habités par un sentiment de spiritualité, mais aussi par les gestes de l’homme créateur d’œuvres d’art. Ces œuvres, immédiatement accessibles au public, font de l’ensemble des lieux de pratique religieuse « le plus grand musée du monde ».

Dans le paysage de toutes les civilisations, les édifices religieux constituent des repères qui identifient les pratiques religieuses mais participent également à l’ancrage culturel des habitants et leur enracinement dans un territoire.

Au-delà de la volonté de maintenir une identité religieuse, conserver ce patrimoine mobilier et immobilier, matériel et immatériel, c’est préserver une mémoire artistique et culturelle.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 29 Octobre 2009 à 11:40 | 0 commentaire | Permalien

« L’ange de l’Eglise russe contre le père des peuples »
Chers amis,

Vendredi le 30 octobre à 20h
à l’église des Trois saints Docteurs
(5, rue Pétel, M° Vaugirard)
présentation du film « L’ange de l’Eglise russe contre le père des peuples ».
L’hiéromoine Joseph (Pavlinciuc) dirigera les débats qui suivront le film.

Ce documentaire est consacré à l’un des chapitres les plus tragiques et les plus contradictoires dans l’histoire de l’Eglise Orthodoxe Russe. Pendant la seconde guerre mondiale l’Eglise, pratiquement anéantie à la suite de la révolution de 1917 a été paradoxalement ramenée à la vie par Staline. Le patriarche Serge (Starogorodsky), l’un des personnages les plus litigieux dans l’histoire moderne de l’Eglise russe est le principal personnage de ce film passionnant.
Rédigé par l'équipe rédaction le 28 Octobre 2009 à 09:58 | 0 commentaire | Permalien

L’athéisme dans le monde occidental
Victor Loupan

(Portrait de Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars)

L’athéisme était l’un des piliers de l’idéologie soviétique.
Jeune dissident, j’avais, comme nombre de mes amis, une représentation erronée de ce qu’était la liberté de conscience dans le monde occidental. Nous étions persuadés que si un athéisme haïssable régnait en URSS le monde occidental était le siège d’une foi ardente.
A la différence de la Russie l’athéisme militant occidental a derrière lui une histoire multiséculaire. La grande révolution française avec ses centaines de milliers de victimes en a été l’une des premières manifestations. Saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, se souvenait des prêtres qui venaient dans son village dans des habits paysans et disaient la messe tard la nuit dans des granges cadenassées. La France ainsi que l’Italie ont connu au début du XX siècle la confiscation de tous les biens de l’Eglise : les monastères étaient fermés, les congrégations expulsées avec l’aide de la police. Les fondements de l’athéisme occidental moderne sont certes différents. Le combat qu’il mène contre la doctrine de l’Eglise se situe à un niveau bien plus rudimentaire. L’écrasante majorité des médias prônent un monde sans Dieu.

L’école publique offre à ses pupilles des programmes imprégnés d’athéisme.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 25 Octobre 2009 à 16:04 | 3 commentaires | Permalien

Père Alexandre Schmemann

Librairie « Les Editeurs Réunis »
le jeudi 22 octobre à 18h 30 et sera consacrée à
la présentation de la traduction française du

"JOURNAL (1973-1983)"
du Père Alexandre Schmemann


paru aux Editions des Syrtes

avec la participation des traducteurs : René Marichal, Anne Davidenkoff, Anne Kichilov, Daniel Struve.
Seront également présentés les homélies et entretiens en langue russe du P.A. Schmemann, parus en livres et en DVD et le recueil de ses articles théologiques et littéraires récemment parus en russe.

.............................................

"Journal" d'une grande figure de l'orthodoxie russe dans lequel sont consignées ses joies et ses peines, ses interrogations spirituelles. Compte rendu intime de sa vie, ces écrits évoquent ses souvenirs et ses rencontres, abordent les problèmes de l'Eglise et de la foi, de la hiérarchie ecclésiastique ou encore les événements politiques de cette période.
L'existence de ce journal n'a été révélée qu'après la mort du père Alexandre Schmemann, le 13 décembre 1983, lorsqu'on retrouva huit cahiers de notes dans son bureau du séminaire de Saint-Vladimir, à New York.

En 1973, lorsqu'il entreprend de tenir son journal, Alexandre Schmemann a cinquante-deux ans et est une figure éminente de l'Orthodoxie.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Octobre 2009 à 14:45 | 1 commentaire | Permalien

«Tzar», un film de Pavel Lounguine
Avec un tel personnage, Pavel Lounguine se devait d'imposer un souffle imposant à ce moment d'une richesse dramatique intense. Il n'y parvient que par intermittences et passe donc à côté du grand film annoncé.
Nicolas Schiavi

Il a filmé les espoirs et les dérives de la perestroïka, avant de plonger au tréfonds de l'âme russe. Avec Ivan le Terrible, Pavel Lounguine s'attaque à l'un des personnages les plus complexes de l'histoire russe.
Pendant cinq mois, le réalisateur de "Taxi Blues", d'"Un nouveau Russe" et "L'île" a tourné ce film ambitieux, qui retrace la confrontation entre le tsar despotique et le métropolite Philippe, symbole de la conscience éclairée, à Souzdal, au coeur de la Russie éternelle.
"Pour moi, c'est un film sur la contradiction entre le pouvoir absolu et l'idée du Christ, de spiritualité. Il y a là quelque chose de profondément antinomique", explique Pavel Lounguine, dont le film est monté à Moscou en vue d'une sortie au printemps 2009.

Se croyant investi d'une mission divine dans une Russie en proie aux complots et au désordre, Ivan le Terrible (1530-1584) instaura un pouvoir absolu en écrasant, avec une cruauté légendaire, tous ceux qui pouvaient le gêner.
Dans ce climat de terreur, le métropolite Philippe, grand érudit, ami d'Ivan, osa se lever et dénoncer la tyrannie mystique du souverain, malgré la certitude d'une mort brutale. Il finit exilé dans un monastère, où un des hommes de main du tsar l'étouffa dans sa cellule.

"C'est l'histoire d'une amitié trahie, entre deux personnages très shakespeariens, dont l'un est devenu un saint et l'autre un monstre", constate Pavel Lounguine qui rejette toute idée de film politique et tout lien avec la Russie d'aujourd'hui, beaucoup plus "paisible", note-t-il.
Rédigé par Xenia Krivochéine le 17 Octobre 2009 à 09:21 | 2 commentaires | Permalien

Le  Saint tsar Nicolas II....
"Nicolas II - Le saint tsar"
VICTOR LOUPAN

« Ce n’est pas une biographie de plus sur le dernier tsar de Russie », avertit l’éditeur. Il est vrai que l’angle d’approche est tout à fait original. Sous la plume d’un auteur qui ne dissimule pas sa foi orthodoxe, merveilleux et réalité historique voisinent dans cette vie de saint Nicolas II, canonisé par l’Eglise russe en août 2000 avec sa famille et 1500 autres victimes de la révolution. La préface du patriarche de Moscou, qui se défend de toute nostalgie monarchiste, a alors valeur d’imprimatur.

Le souverain est vénéré en tant que strastoterptsy, comme ayant accepté la mort dans un esprit d’abnégation chrétienne. Il a pris sur lui les péchés du peuple russe et s’est offert en victime expiatoire. L’auteur ne pousse cependant pas assez loin la réflexion sur le caractère métaphysique de l’immolation du tsar sur l’ordre de Lénine. Il aurait pu se référer au fameux discours de Robespierre sur la culpabilité de Louis XVI. L’assassinat de Nicolas II est véritablement l’acte fondateur du régime, sa déclaration de guerre au christianisme lui-même. C’est un acte de défiance absolue envers Dieu.

Les controverses au sujet de l’ancien tsar ont occupé les chercheurs et les médias russes tout au long des années 1990. Si, dans le grand public, beaucoup en sont restés à la caricature soviétique de « Nicolas le Sanglant », d’autres lui vouent une admiration sans bornes, se souvenant que sous son règne l’Empire connut une croissance économique sans précédent, et qu’une classe moyenne - préalable indispensable à la démocratisation des institutions - était en train de naître grâce aux réformes de Stolypine.

L’auteur VICTOR LOUPAN a choisi son camp.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Octobre 2009 à 14:29 | 0 commentaire | Permalien

Maria Youdina (1899-1970), grande musicienne, orthodoxe fervente

Maria Youdina est une artiste légendaire de l’époque soviétique, qui pourtant ne manque pas de titans, d’Oïstrakh à Richter, de Mravinski à Chostakovitch.
D’origine juive mais convertie à la religion orthodoxe deux ans après la révolution bolchévique de 1917, elle fut une farouche défenseure de la foi et de la liberté. Ouvrant ses concerts par un signe ostensible de croix, elle pouvait les conclure par une lecture des extraits du Docteur Jivago de Boris Pasternak lorsque celui-ci était un réprouvé. Son répertoire s’étendait de Bach jusqu’à la musique contemporaine occidentale, pourtant honnie par le régime, Stravinski, Krenek, Messiaen, Xenakis, Jolivet… Vivant de manière ascétique dans la mansarde rudimentaire d’une datcha, une large pièce désordonnée autour d’un piano, elle portait sur scène une unique robe de concert noire qu’il fallait parfois recoudre et réajuster au dernier moment. Résistante dans la plus noble acception du terme, elle était régulièrement bannie de concert ou d’enregistrement, interdite d’enseignement. Jugée peu fiable, elle ne fut jamais autorisée à traverser le rideau de fer, l’Occident ignora tout d’elle.

Il est d’ailleurs difficile d’expliquer qu’elle ait pu échapper au Goulag. L’anecdote la plus célèbre concernant Maria Youdina est que Staline l’aurait entendue en 1943 à la radio dans le Concerto n°23 de Mozart et en aurait été bouleversé. Il voulut la réentendre mais le concert avait seulement été diffusé en direct.
Rédigé par l'équipe rédaction le 29 Septembre 2009 à 09:44 | 0 commentaire | Permalien

A l’occasion du  centenaire de la fondation du monastère Marthe et Marie
A l’occasion du centenaire de la fondation du monastère Marthe et Marie, une exposition d’objets ayant appartenu aux membres de la famille impériale a été inaugurée.

Pour la première fois, 91 ans après l’assassinat de la famille impériale à Ekaterinbourg et celui d’autres membres de la maison Romanov, à Alapaïevsk, on peut voir à Moscou des pièces uniques ayant trait à ces évènements tragiques. Cette exposition est organisée par le monastère de la Sainte Trinité (Jordanville, USA) et le séminaire qui s’y trouve.

Des objets personnels des membres de la famille impériale, trouvés après l’assassinat de l’empereur Nicolas II, de sa femme et de ses enfants, dans la maison Ipatiev, de même que des objets trouvés à Alapaïevsk appartenant à la sainte martyre Elisabeth Féodorovna et à sa compagne, la moniale Varvara, sont présentés dans cette exposition. De plus les visiteurs pourront voir des documents d’archives, témoignant de la destinée tourmentée des objets rassemblés par le musée du monastère de la sainte Trinité à Jordanville.
Sont aussi montrées des icônes trouvées dans la maison Ipatiev après l’assassinat de la famille impériale. On trouve dans cette exposition, des choses ayant appartenu à Nicolas II, à son épouse et au Tsarévitch Alexis (une tunique, un fragment de couverture tricotée par les grandes-duchesses pour le tsarévitch) ainsi que les Actes des Apôtres, livre ayant appartenu à la grande duchesse Elisabeth Féodorovna, trouvé à Alapaïevsk avec d’autres objets.
Historique de cette exposition
En janvier 1919, l’amiral A.V. Koltchak, par l’ordre N°36, ordonna au général M.K. Diteriks, de transférer d’Ekaterinbourg tous les objets ayant appartenu à la famille impériale, de même que les objets relatifs à l’enquête en cours. Au début de février 1919, ce général achemina tous ces objets à Omsk à la disposition de Koltchak.
Furent en même temps transportés à Omsk, des objets acheminés par le Général Major Galitzine depuis Alapaïevsk, ayant appartenus à la grande duchesse Elisabeth Féodorovna, au grand duc Serge Mikhaïlovitch, aux princes Jean, Igor et Constantin Constantinovitch et aussi au prince Vladimir Paley. Tous ces objets étaient disposés dans des malles, des valises et des caisses, sans description du contenu.
Parmi les objets réunis à Ekaterinbourg, furent tout d’abord sélectionnés les objets et les documents trouvés dans la maison Ipatiev, la maison Popov, la décharge de la maison Ipatiev et les fouilles effectuées dans la proximité de la Fosse Ganina, dans les bureaux du conseil régional et ceux des Postes et Télégraphe. Tous ces objets et ces documents constituaient des preuves matérielles de l’assassinat de la famille impériale, et pour cette raison ils furent soumis à une étude et une description détaillée. Après cette expertise policière, une grande partie de ces objets, notamment ceux qui présentaient une valeur matérielle, firent l’objet de nouvelles descriptions, puis furent à nouveau emballés et scellés.
Rédigé par Marie Genko le 17 Septembre 2009 à 15:40 | 2 commentaires | Permalien

Délégation vaudoise à Moscou

Le Musée de l'Elysée s'invite sur la Place Rouge de Moscou: durant le mois de septembre, il y expose des clichés uniques de la famille Romanov pris par le Vaudois Pierre Gilliard au Musée historique d'Etat.

Un évènement culturel qui suscite un engouement majeur dans la capitale russe.

Précepteur durant treize ans à la cour de Russie, le Vaudois Pierre Gilliard (1879-1962) a suivi les quatre grandes duchesses Olga, Anastasia, Tatiana et Maria Nicolaëvna, ainsi que le tsarévitch Alexis Nicolaiëvitch, des années fastes jusqu'à leur exécution à Ekaterimbourg en 1918.

Léguées au canton de Vaud, les photographies de Pierre Gillard retrouvent une place symbolique et ephémère sur la mythique Place Rouge. Le destin de la famille du tsar, canonisée par l'Eglise orthodoxe russe en 2000, rencontre un vif intérêt chez les Russes et explique le succès de l'exposition temporaire visitée par la délégation vaudoise en voyage en Russie du 13 au 16 septembre.


Rédigé par l'équipe de rédaction le 15 Septembre 2009 à 09:30 | 3 commentaires | Permalien

Voici le texte intégral, signé par le métropolite Hilarion, de la récente Déclaration du Synode des évêques de l’Eglise russe hors frontières. Nous publions également un lien vers la lettre que le Synode adresse personnellement au père Georges Mitrofanov..

Une polémique dont on peut dire qu’elle est violente fait rage sur de nombreux sites orthodoxes à propos du livre du père Mitrofanov. Il s’agit d’un recueil regroupant les homélies et les articles du père Georges qui est historien de formation et qui jusqu’à récemment a fait partie de la Commission des canonisations auprès du Synode. Nous nous sommes déjà référés à cet ouvrage majeur en postant l’article d’André Zoubov.

A ceux, nous l’espérons nombreux, qui souhaiteraient approfondir le sujet nous conseillons de se rendre sur les sites : Bogoslov.ru, Interfax-religion://www.interfax-religion.ru/?act=news&div=31992">Radonezh, etc. Les conclusions qui seront tirées par les parties seront d’après nous importante pour les orientations futures de la pensée historique ecclésiale et le société dans son ensemble.

« Parlons d’orthodoxie » postera vos commentaires qui seront, nous l’espérons, nombreux.

Le Synode des évêques de l’Eglise russe hors frontières à propos du livre de l’archiprêtre Georges Mitrofanov « La tragédie de la Russie. Les sujets interdits de l’histoire du XX siècle »

Lors de ses réunions de septembre le synode des éveques de l’EORHF a eu connaissance de la polémique suscitée par le livre de l’archiprêtre Geroges Mitrofanov « La tragédie de la Russie. Les sujets interdits de l’histoire du XX siècle ». Il s’agit d’un recueil qui réunit des articles et des homélies relevant de la période 1990-2000.*

Nous avons été affligés par la manifeste âpreté du débat, par l’état d’esprit fébrile et offensif propre à certains des adversaires de cet ouvrage. Puisque les écrits du père Georges repris dans le recueil portent sur une période de vingt ans nous nous limiterons à un seul des nombreux sujets traités dans le recueil. Il s’agit de l’évaluation historiosophique et strictement historique de la personnalité et de l’action du général A.A. Vlassov. Ce sont précisément les pages portant sur ce thème qui ont induit des divergences douloureuses dans les milieux orthodoxes en Russie comme dans la diaspora.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 11 Septembre 2009 à 13:52 | 0 commentaire | Permalien

Une exposition de photographies d'Alexandra Catière, paroissienne du diocèse de Chersonèse
GALERIE LACEN
tel. 01 42 77 34 44

VERNISSAGE LE 10 SEPTEMBRE 0 PARTIR DE 18H30

Exposition du 10 septembre au 31 octobre




Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Septembre 2009 à 10:21 | 0 commentaire | Permalien

Selon un article du quotidien La Croix:

L’écrivain, à la fin de ses jours, poussé par ses disciples, était devenu une sorte de nouveau prophète, apôtre de la charité et de la non-violence, contestant l’enseignement de l’Église

Le 22 février 1901, le saint-synode de l’Église orthodoxe russe annonce l’excommunication de Léon Tolstoï . C’est l’aboutissement d’une évolution de l’écrivain. Dès 1881, il est revenu vers la religion, après avoir longtemps été sous l’influence des idées rationalistes. Il a entrepris de se rendre régulièrement à l’église.

Les dernières pages d’Anna Karénine, son roman paru en 1877, témoignent de cette évolution. Lévine, son personnage, est soudain illuminé de l’intérieur par l’évidence de sa foi nouvelle : « “Est-ce vraiment la foi ?” pensa-t-il, n’osant pas croire à son bonheur. “Mon Dieu, je Te remercie”, murmura-t-il retenant ses sanglots », fait-il dire à son personnage.
Mais Tolstoï le croyant se montre rapidement critique avec le clergé. Il lui reproche de flatter les riches et les puissants, quand le Christ prônait la pauvreté et la charité absolue. Le christianisme de Léon Nikolaïevitch est une recherche de l’abandon de soi dans l’amour de son prochain. L’écrivain veut vivre le message du Christ dans sa vie quotidienne. Il se sépare de ses biens au profit de sa famille, s’habille pauvrement, devient végétarien.
Rédigé par L'équipe de rédaction le 28 Août 2009 à 14:35 | 0 commentaire | Permalien

Troisième Rome ou rêve de Byzance?
Les premiers déplacements à l'étranger du patriarche Cyrille de Moscou montrent un nouveau style et une nouvelle présence de l'Église russe dans le monde orthodoxe. La rencontre avec le patriarche Barthélemy de Constantinople, comme la visite pastorale en Ukraine (voir les notes et commentaires dédiés) démontrent son rayonnement bien au-delà des frontières de la Russie: dans son entretien avec le président Iouchtchenko, le patriarche Cyrille a souligné que dans le tomos du patriarche de Constantinople instituant le patriarcat de Moscou (1589) son titre était "Patriarche de Moscou, de Russie et de tous les pays du nord". Il n'en faut pas plus pour relancer les spéculations sur les idées "byzantines" qui ont, parfois effectivement fleuri en Russie.

Le Courrier de Russie avait publié un article sur ce sujet le 9 juillet et j'en reproduis ci-dessous in extenso la deuxième partie. Il fait un point complet de la question et donne un éclairage intéressant et réellement partagé par certains milieux intellectuels russes. De plus son style journalistique rend la lecture attrayante, même si le manque de sources référencées nous met dans l'impossibilité d'en vérifier toutes les assertions…

Article de Inna Doulkina, "C’est Byzance !" Le Courrier de Russie, 9 Juillet 2009
Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Août 2009 à 11:26 | 1 commentaire | Permalien

Dépêche de l'Agence France Presse:

Quelque 400 manifestations dans les domaines de la culture, de l'éducation, de l'économie et de la jeunesse sont prévues dans le cadre de l'année de la Russie en France et de la France en Russie en 2010, a annoncé mercredi à Moscou le comité d'organisation.

L'exposition "Sainte-Russie : de la Rus' de Kiev à la Russie de Pierre le Grand" au musée du Louvre à Paris et "Chefs-d'oeuvre des collections du Musée national Picasso" à Moscou et Saint-Pétersbourg figurent dans la liste des événements retenus, a déclaré le président du comité d'organisation pour la France, Louis Schweitzer, au cours d'une conférence de presse.

Le coup d'envoi des festivités sera donné fin janvier "dans le cadre d'une tournée de l'orchestre du théâtre Marie de Saint-Pétersbourg, qui présentera à Paris l'intégrale des symphonies de Tchaïkovski", a déclaré pour sa part le coprésident du comité d'organisation pour la Russie, Mikhaïl Chvydkoï.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Juillet 2009 à 21:53 | 0 commentaire | Permalien

Le film « Le Miracle » d'Alexandre Prochkine
par Dimitri Sokolov – Mitritch

« Le Miracle » tourné par un réalisateur bien connu, Alexandre Prochkine, a reçu le prix spécial du jury au festival international de cinéma de Moscou . Le président du jury était Pavel Lounguine, l’auteur du film « l’Ile ».
Le sujet du film « Le Miracle » est tiré d’un fait divers réel, survenu à Kouïbychev en 1956, et connu comme « Zoïa statufiée »
L’archiprêtre Vsevolod Tchapline, président du département du saint synode chargé des relations de l’Eglise avec la société a déclaré :
« Zoïa statufiée», est un phénomène mystérieux dont nous avons de nombreux témoins. C’est une joie, qu’aujourd’hui l’attention du public soit à nouveau attirée vers cet évènement grâce à ce film de talent . Mais l’essentiel pour un chrétien est une relation au Seigneur dans la communion aux mystères de l’Eglise, car une vie juste en Eglise, est plus sûre que n’importe quels miracles ou n’importe quels autres phénomènes ayant trait à l'univers animé. »
En réalité, l' histoire, qui est à l’origine de ce film, s'est passée dans la ville de Kouïbychev (ou Samara) dans la rue Tchkalov, au moment des fêtes du Nouvel An 1956. C’est justement à cet endroit que se produisit l’évènement appelé « Zoïa statufiée» qui est considéré comme un grand miracle.
Une ouvrière, Zoïa Karnaoukhova, jeune beauté et ardente militante athée, voulut blasphémer à la table de réveillon. Elle reçut immédiatement un terrible châtiment. Cette jeune fille fut statufiée et resta sans signe apparent de vie durant 128 jours. La nouvelle terrifia toute la ville depuis les simples citoyens jusqu’aux dirigeants du comité régional du parti.
Rédigé par Marie Genko le 7 Juillet 2009 à 17:24 | 2 commentaires | Permalien

RENCONTRE AVEC  BRIGITTE DE MONTCLOS,  COMMISSAIRE DE  L’EXPOSITION  « Splendeurs des Romanov »
- Vous étiez déjà la commissaire de l’exposition « Impérial Saint Saint-Pétersbourg » en 2004 qui mettait à l’honneur l’œuvre de dignes représentants des Roma Romanov, à nov, l’image de Pierre le Grand et de Catherine II. Est Est-ce l’histoire qui se répète ?

« Ce n’est pas du tout la même exposition qui recommence. Ici on prend le sujet des
Romanov dans son cœur en focalisant sur Moscou, la vieille capitale qui symbolise le
véritable esprit de la Russie à travers l’Histoire. Pourquoi dans son désir de conquête,
Napoléon est-il allé jusqu’à Moscou et non pas à Saint-Pétersbourg ? Parce qu’il
voulait asservir l’âme de ce pays…Pourtant fondateur de Saint-Pétersbourg, Pierre le Grand lui-même a succombé au souffle historique de Moscou en s’y faisant couronner Tsar mais aussi Empereur.
De nombreux auteurs du XIXè siècle comme Théophile Gautier, Alexandre Dumas,
Jules Verne ont exhorté l’âme russe de Moscou, en opposition à Saint-Pétersbourg
l’occidentale.
- En quoi le terme « Splendeurs des Romanov » va va-t-il prendre ici un caractère exceptionnel ?

« Tout d’abord, il faut rappeler que lorsque Michel, Premier des Romanov, accède au
Trône en 1613, la Russie sort du « temps des troubles » qui a vu se succéder à sa tête des imposteurs et des étrangers et qui ont plongé le pays dans le marasme
économique. Cette splendeur retrouvée va être symbolisée par les cérémonies de couronnement qui se préparaient pas moins d’un an à l’avance, le temps de réunir et de confectionner les plus beaux tissus, les plus riches dentelles, les objets les plus exceptionnels, qui étaient ensuite pieusement rangés au Palais des Armures du Kremlin. C’est dans cette renaissance du faste que va nous entraîner l’exposition du Grimaldi Forum ».

Rédigé par Xenia Krivochéine le 25 Juin 2009 à 10:33 | 6 commentaires | Permalien

Un disque avec des oeuvres liturgiques de compositeurs de l'émigration russe
La maison d'édition du patriarcat de Moscou fait paraître un quatrième disque de la série consacrée aux œuvres liturgiques des compositeurs de l'émigration russe. Cette fois-ci il s'agit des chants pour le Grand Carême et la Pâque de Boris Ledkovski (+ 2004), chef de chœur de l'église synodale Notre-Dame du Signe à New York.

Les œuvres de Ledkovski sont chantées sur ce disque par le chœur de l'église de la Résurrection au cimetière Semenovski de Moscou, sous la direction d'Alexeï Mouratov.

D'autres disque sont prévus dans la même série.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Juin 2009 à 12:57 | 2 commentaires | Permalien

Un communiqué d'Interfax, une fois n'est pas coutume, donne le départ à une énigme: peu de temps avant sa mort, la grand compositeur russe Anton Rubinstein (1829-1894, ne pas confondre avec son homonyme Arthur Rubinstein, 1887-1982) a composé un opéra qui s'appellerait "Le Christ" (Христос). Je n'en ai trouvé aucune trace car il n'aurait été joué qu'une fois, sous la direction de l'auteur, en 1994 à Lucerne (le maître est mort en novembre de cette année). J'ai toutefois trouvé une mention de sa représentation à Brème, en 1895, avec 450 artistes… Puis personne n'en a entendu parler jusqu'à ce que les organisateurs d'un festival "les saisons de Diagilev: Perm-Petersbourg-Paris", dont j'apprends aussi l'existence (mais le programme est surprenant!), décide de la monter à l'opéra de Perm. La représentation a lieu ce soir 20 mai. D'après Interfax, cet opéra tient une place unique dans l'œuvre du compositeur et réunit des musiques religieuses orthodoxes, catholiques et protestantes…

Si quelqu'un avait une information sur cette œuvre mystérieuse merci de la partager…
Rédigé par Vladimir Golovanow le 21 Mai 2009 à 07:11 | 0 commentaire | Permalien

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