Il y a 29 ans le père Alexandre Men était assassiné
Les Éditions du Patriarcat de Moscou s'apprêtent à publier les œuvres complète du père Alexandre Men

2016 Le métropolite Juvénal officie la prière des défunts sur la tombe du père Alexandre VIDEO

Le p. Alexandre appelé « Apôtre de l’intelligentsia » de son vivant a été tué par un inconnu qui l’avait frappé avec un lourd objet sur la tête au petit matin du 9 septembre 1990 sur un sentier menant vers la gare de « Semhoz ».

Revue « Possev » №6-2014, Moscou-Francfort
Anna Kourt - Traduction Nikita Krivocheine

PARTIE I

Des dizaines d’ouvrages ont été consacrés à la vie d’ Alexandre Men (1935-1990), au sacerdoce, à l’œuvre écrite, à son éminente personnalité. Chaque année de sa vie, chacun de ses articles, de ses conférences et de ses homélies ont été étudiés et analysés.

J’ai eu le bonheur d’avoir pu converser avec Pavel Volfovitch Men, le frère cadet du père Alexandre avec lequel il était très proche.

Pavel Men a évoqué des faits inconnus, des souvenirs de leur enfance et de leur jeunesse communes, il a trouvé des éclairages nouveaux de ce destin passionnant et tragique. Sergueï Averintsev lors de l’enterrement du père Alexandre citait Pascal dans sa géniale oraison funèbre « J’en crois à des témoins qui se font égorger ».

Le père Men était de ceux là.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Septembre 2019 à 07:08 | 2 commentaires | Permalien

Il y a 29 ans le père Alexandre Men était assassiné
Revue « Possev » №6-2014, Moscou-Francfort
Traduction Nikita Krivocheine

Anna Kourt : J’ai eu le bonheur d’avoir pu converser avec Pavel Volfovitch Men, le frère cadet du père Alexandre avec lequel il était très proche.Pavel Men a évoqué des faits inconnus, des souvenirs de leur enfance et de leur jeunesse communes, il a trouvé des éclairages nouveaux de ce destin passionnant et tragique

PARTIE II

Anna Kourt : Y a-t-il eu dans votre vie des situations dans lesquelles vous sentiez manifestement une intervention divine ? Avez-vous ressenti avoir été aidé? Avez-vous vécu des états de prière intenses?

Pavel Men: Il y a eu dans ma vie des moments très intenses. J’étais à Cuba au moment de la crise des missiles, dans d’autres situations également très dures. Toujours j’ai senti que j’ai été aidé. J’avais le sentiment qu’une Force, tout près de moi, me protégeait.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Septembre 2019 à 05:29 | 0 commentaire | Permalien

Irina Yazykova : "Les saints de l’Église indivise témoignent de leur temps et adressent un message à notre époque actuelle"
Le 3 novembre 2017 au Centre culturel « Pokrovskie vorota » a eu lieu la présentation du projet international « Les saints de l’Église indivise ».

La première exposition organisée dans le cadre de ce projet s’est ouverte à Minsk le 21 décembre, elle doit ensuite voyager en Russie et à l’étranger.

Irina Yazykova, présidente du Comité d’experts en œuvres d’art, vice-recteur de l’Institut d’études bibliques et de théologie Apôtre Saint André et professeur au grand séminaire de Kolomna, nous présente ce projet auquel participent plus d’une centaine de peintres d’icônes venus de quatorze pays

« C’est un projet unique, actuel pour notre temps. Son idée est apparue il y a un certain temps. Elle est née de la rencontre du pape François et du patriarche Cyrille à Cuba en février 2016.

Membres de l’amicale de soutien à la culture chrétienne « Arthos » nous avons compris que cette rencontre pouvait ouvrir une nouvelle page dans le dialogue entre les chrétientés occidentale et orientale, et nous avons décidé de faire quelque chose de concret.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Août 2019 à 17:00 | 0 commentaire | Permalien

Vassili Zouper: "SI L'ARCHEVÊCHÉ AVAIT ACCEPTÉ L'APPEL DU PATRIARCHE ALEXIS II..." Entrevue avec Xenia Krivochéine
Xénia Igorevna Krivochéine est écrivain, artiste, membre fondateur du Mouvement pour une Orthodoxie locale de tradition russe en Europe occidentale ("Mouvement pour une Orthodoxie locale de tradition russe en Europe occidentale", op. cit. - OLTR), l'une des responsables du site web orthodoxe du diocèse de Korsoun du Patriarcat de Moscou, figure publique orthodoxe active de la France, nominée au Prix littéraire patriarcal de 2016, titulaire de l'Ordre de l'Eglise orthodoxe russe de Sainte Euphrosyne de Moscou III degré.

***

Notre entretien avec Xénia Igorovna porte sur la situation de la diaspora orthodoxe en France et sur le "Mouvement pour l'orthodoxie locale de tradition russe", sur les raisons et les modalités de la construction d'une nouvelle cathédrale orthodoxe à Paris, sur le travail du Centre spirituel des bords de Seine et de nombreuses autres questions.

"Le mouvement pour l'orthodoxie locale de tradition russe en Europe occidentale -OLTR»

- Chère Xénia Igorovna, vous êtes membre et fondatrice du "Mouvement pour l'orthodoxie locale de la tradition russe en Europe occidentale". Veuillez nous parler un peu de la nécessité et de la pertinence de créer cette organisation.

- Le 1er avril 2003, la diaspora russe à Paris a été choquée par un message de Moscou : l'Eglise orthodoxe russe a proposé de créer une seule métropole. Je me souviens très bien comment elle était perçue dans l'archevêché du Patriarcat de Constantinople, rue Daru. Les Russes, qui avaient vécu toute leur vie dans l'espoir de s'unir à l'Église Mère, se réjouissaient, mais il y en avait d'autres qui rêvaient de "l'orthodoxie française" depuis des décennies.

Les racines de ce mouvement se trouvent dans l'histoire de l'archevêché et des pages sont écrites à son sujet. Une remarque importante : depuis la fin des années 60 du siècle dernier, l'enseignement à l'Institut théologique Saint-Serge se fait entièrement en français. Je rêvais que la jeune génération de diplômés de l'Institut et des associations de jeunes (comme l’OLTR) puisse tourner la page de l'archevêché "russe", mais cela ne s'est pas produit. Depuis 1932, lorsque le Métropolite Euloge est passé au Phanar, différentes congrégations se sont formées dans les paroisses de l'Archevêché, certaines d'entre elles ont continué à servir en slavon d’Eglise, d'autres dans les langues locales. Toutes deux ont suivi la tradition liturgique. Beaucoup dans la diaspora ne comprenaient pas ce qu'est l'"orthodoxie française". Peut-être une sorte de renouveau!?
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Août 2019 à 06:36 | 29 commentaires | Permalien

RUSSIE : AFFLUX DE VOCATIONS DANS LES SÉMINAIRES
D'après les chiffres publiés par le Comité de l'enseignement de l'Église russe, le nombre d'inscrits aux cours préparatoires à l'enseignement supérieur religieux a augmenté de 25% et celui des reçus en première année a augmenté de 20% par rapport à l'année dernière.

VOCATION OU CARRIÈRE?

"Il y a un appel d'air, explique l'archiprêtre Alexandre Iliachenko, ex-directeur du site «Pravoslavie i mir». *Dans nombre d'églises, la moitié des paroissiens ont moins de vingt ans et veulent servir Dieu et leurs prochains." Mais le professeur de philosophie de l'université d'Oulianovsk et expert en religion Serge Petrov**, pense qu'il n'y a pas que la vocation qui explique le phénomène. "Beaucoup de jeunes gens y voient une bonne opportunité de carrière, la sécurité de l'emploi...
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Août 2019 à 13:02 | 2 commentaires | Permalien

Un monument aux nouveaux-martyrs le père Paul Florensky, la Grande-duchesse Élisabeth et l'archimandrite Kronid est inauguré à Sergiev Possad
Le 19 juillet, jour de la commémoration de Saint Serge de Radonezh Sa Sainteté le patriarche Cyrille s'est rendu à Serguiev Possad. Une liturgie suivie d'une panikhide ont été célébrées en présence d'un très grand nombre de fidèles.

La veille le Patriarche Cyrille a inauguré un monument au serviteurs du culte tués par les bolcheviks , jour de la fête de St Serge de Radonege et de la sainte grande-duchesse Élisabeth Serguiev Possad , non loin de la Laure de la Trinité-St. Serge. Il représente le père Paul Florensky, la Grande-duchesse Élisabeth et l'archimandrite Kronid, dernier archimandrite de la Laure avant la révolution bolchévique*.

Le monument est érigé sur le site de l'ensemble commémoratif à «Toutes les victimes des années de persécution et de répression». L'auteur de ces sculptures est Marie Tikhonova.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juillet 2019 à 20:23 | 2 commentaires | Permalien

LE MOINE GREGOIRE KROUG: Exposition du 14 mai au 30 juin 2019, au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe

J'aimerais aborder un thème particulièrement intéressant pour nous dans les écrits du père Grégoire, celui de la Tradition iconographique.

Quelques imprécisions théologiques dans ses réflexions ne doivent pas nous empêcher de prendre au sérieux et de goûter à la profonde richesse spirituelle et mystique de ses écrits

Pour aborder correctement ces Carnets, il faut d'abord comprendre qui est père Grégoire.
SUITE PJ
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2019 à 20:42 | 0 commentaire | Permalien

L’illumination de l’icône à Kiev – 1923
Dans la grande rue Jytomyr, à Kiev, se trouve une petite chapelle située à coté de "l’Association des amis des pauvres". Cette chapelle a reçu en l’honneur de la Vierge, le nom de Notre-Dame de la Consolation. / Le titre de Notre Dame de Consolation prévalut au titre de Notre Dame de Pitié à la fin du 17°siècle./

Le 15/28 août 1923, à deux heures du matin, un juif, demeurant trois maisons plus bas, sortit dans sa cour parce qu’il voyait une très forte lumière, un incendie sans doute. Cet embrasement sortait de la chapelle.

Effrayé, cet homme qui avait sa boulangerie tout près, courut avertir les autorités que la chapelle brûlait. Une grande foule s’amassa, saisie de crainte, car on ne voyait aucune fumée mais une aveuglante lumière qui augmentait et diminuait sans arrêt. On courut chercher les clés et on appela les membres du Parti communiste, ces « représentants du peuple ».

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Juillet 2019 à 04:59 | 1 commentaire | Permalien

Espagne : Onze lieux saints où il faut se rendre
L’Espagne que nous ne connaissons pas. L’archiprêtre André Kordotchkine, recteur de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine de Madrid partage ici avec nous son amour pour les reliques de saint Jacques le Majeur, le Suaire de notre Seigneur, une parcelle de la Sainte Croix et la geôle de la sainte martyre Léocadia.

Parfois on nous demande en quoi la vie orthodoxe à l’étranger diffère-t-elle de celle de la Russie. Il me semble qu’il y a une différence, importante, peut-être pas pour tous, mais pour beaucoup. Quand on vit à Moscou, par exemple, ou à Saint-Pétersbourg, si on a le cafard, on peut aller au monastère du Don ou sur les bords de la Smolenka, et alors ça va mieux, ou ça passe totalement. Si on est à Madrid, on n’a nulle part où aller, nulle part où recharger ses batteries.

C’est ce que je pensais quand je suis arrivé à Madrid, il y a douze ans, quand nous avons commencé à officier là où avant nous venaient des immigrés latino-américains ou marocains pour téléphoner chez eux ou vendre des pêches et des tomates. Ce n’est pas facile de commencer quelque chose, d’essuyer les plâtres, pensai-je. Mais petit à petit nous avons appris que nous n’étions pas les premiers. L’histoire passée de notre paroisse nous est apparue, elle remonte jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, nous avons découvert un prêtre remarquable : le père Constantin Koustodiev qui officiait à Madrid dans les années 1860, nous avons feuilleté les pages de l’histoire de l’Église indivise en Espagne.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2019 à 10:12 | 10 commentaires | Permalien

Un nouveau film dédié à l’héritage de l’iconographe orthodoxe Grégoire Kroug vient de paraître sur DVD chez les "Ouverture Productions" à l’occasion du 50e anniversaire de sa mort, sous l’intitulé « Dans la Paix de Père Grégoire avec le Père Archimandrite Barsanuphe ».

Le film a été réalisé sur l’initative du feu archimandrite Barsanuphe (Ferrier, +2018) à partir dès images d’archives de différentes époques, y compris les tournages exclusifs datés du 1968, effectués par une chaîne télévisive française au Skite du Saint-Esprit à Mesnil-Saint-Denis. Grâce à ces matériaux visuels nous vivont quelques moments mémorables avec le Père Grégoire (Kroug) pendant qu’il dessine une icône et l’archimandrite Serge (Chévitch), le Père-supérieur du Skit.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Juin 2019 à 17:10 | 0 commentaire | Permalien

"CONTACT" № 264  consacré à un hommage au père Nicolas Lossky
Le numéro 264 de Contacts, revue française de l’orthodoxie, vient de paraître. Il est consacré à un hommage au père Nicolas Lossky, universitaire orthodoxe d’origine russe, prêtre du Patriarcat de Moscou, ancien professeur à l’Institut Saint-Serge, acteur du dialogue œcuménique au niveau international (comme membre actif du Conseil oecuménique des Églises).

Ce volume propose notamment un essai inédit de 36 pages du p. Nicolas « Les défis du mouvement œcuménique », qui résonne comme son testament spirituel. Suivent quatre articles repris du p. Nicolas Lossky et une série d’hommages dédiée aux multiples facettes d’un homme de foi au service de l’Église et de l’unité des chrétiens.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juin 2019 à 20:58 | -9 commentaire | Permalien

Les relations entre le Saint patriarche Tikhon et le patriarcat de Constantinople
Nos lecteurs seront surpris d’apprendre que Constantinople a collaboré avec le régime soviétique dès son instauration, quitte à sacrifier le saint patriarche Tikhon. Les relations entre les deux patriarcats sont jusqu’à présent restées difficiles.

Le patriarche Meletios IV est le premier à avoir pratiqué la politique destructrice inhérente au Phanar. Un mois après son sacre, le 1 mars 1922 , il a abrogé le Tomos accordé aux paroisses grecques des Etats-Unis. Il a ainsi rétabli pour ces paroisses la juridiction de Constantinople. Cette décision a été désapprouvée par l’Eglise de Grèce. Ces dissensions persistent jusqu’à aujourd’hui.

En mars 1922 Meletios IV élabore, sans se concerter avec qui que ce soit, un autre Tomos « Sur le droit de Constantinople de superviser directement et de gérer l’ensemble des paroisses orthodoxes d’Eurоpe, d’Amérique, etc. En 1923 un autre Tomos annonce que le diocèse de Revel relevant de l’Eglise orthodoxe russe appartient désormais à sa juridiction sous le nom de Métropole orthodoxe d’Estonie. Un troisième Tomos annonce la création de l’Eglise orthodoxe de Finlande relevant du patriarcat de Constantinople.

***
Par Dimitri Safonov

Le patriarche Tikhon a dû, en juin 1924, faire face à des dangers suscités par la politique du patriarcat de Constantinople.

Le patriarche de Constantinople est traditionnellement considéré comme étant le primus inter pares. Il n’en découle cependant pas qu’il dispose de droits particuliers en ce qui concerne les Eglises orthodoxes locales. Au début des années 1920 la politique conduite par les patriarches de Constantinople a changé du tout au tout s’écartant de plus en plus de la tradition orthodoxe. [
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juin 2019 à 17:05 | 13 commentaires | Permalien

NICE: MENACE SUR UNE PETITE ÉGLISE SERBE DÉCORÉE PAR LE PÈRE EUGRAPH KOVALEVSKY
Vladimir Golovanow

Une petite église orthodoxe de Nice, très peu connue, est menacée par la vente de l'immeuble qui l'abrite. L'intérêt du champion serbe Novak Djokovic l'a fait connaitre et va peut-être la sauver.

UN PETIT BIJOU FONDÉ PAR L'ÉCOF

L'église, dédiée à Notre-Dame-de-Laghet, ou les offices orthodoxes sont célébrés en français, fut fondée dans les années soixante en louant une ancienne cave à charbon de 75 m2 au pied du vieux Nice, à deux pas du port, dans le cadre de l'ECOF (Église Catholique Orthodoxe de France, cf. Nouvelle Forme de Communauté Orthodoxe).

Elle avait alors été recouverte de fresques par le père Eugraph Kovalevsky, (fondateur de l'ÉCOF, qui fut plus tard sacré évêque Jean de St Denis par St Jean de Shangaï). Ces peintures retracent la vie de la Vierge Marie et les douze apôtres, chacun associé à un saint régional; elles sont tout à fait remarquables par la tradition renouvelée de la vision iconographique qui leur donne une grande modernité.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Juin 2019 à 05:20 | 9 commentaires | Permalien

Un miracle peu connu de Saint Jean de Kronstadt
Le Général Dzambolat Abatsiev (1857-1939), aide de camp de l'empereur Alexandre III, se trouvait à Livadia (lieu de villégiature estivale des derniers souverains de Russie en Crimée) où se trouvait l'empereur malade qui devait y mourir le 1er novembre 1894.

Le père Jean y avait été appelé au chevet de l'Empereur mourant le 17 octobre pour le faire communier lui donner l'Onction des malades. Il était déjà très connu pour ses guérisons miraculeuses et des gens accouraient de tout l’Empire pour le voir – orthodoxes, mais aussi musulmans et juifs. Des centaines de cas de guérisons furent dénombrés.

Un soir une dame demanda au général Abatsiev de lui obtenir une rencontre avec le père Jean et celui-ci décida d'aller le voir à 5 heures du matin. Malgré l'heure matinale une petite foule se pressait devant la maison du thaumaturge, y compris des Tatars locaux que la police ne laissait pas approcher.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Juin 2019 à 18:29 | 40 commentaires | Permalien

«VIE» découverte dans le GRAND PATERIKON d'ÉGYPTE
Vitaly Koissin
Traduction Hélène Bekisz-Boklevsky

Au 5ème siècle s'installa dans le Désert de Lybie l'abba Felixphile. Il vivait en solitaire, n'allant qu'une seule fois par mois à l'église qui se trouvait dans l'oasis à 50 stades* de son ermitage. Il partageait sa vie d'anachorète avec seulement un chat, venu chez lui un an plus tôt. Au début le voisinage du chat lui avait bien plu.

Mais avec le temps, le père commença à trouver sa présence pesante, parce que le chat faisait le difficile devant les racines et les croûtons que mangeait l'ermite, et au moment de la prière, le chat, le plus souvent dormait, ronronnant bien fort et le rendait distrait. D'ailleurs il dormait quasi tout le temps !

En outre, l'ermite soupçonnait que le chat rompait le jeûne monastique en chassant les gerboises. Sinon – comment se faisait-il qu'il était si bien en chair alors qu'il refusait les racines et les biscuits ? Et durant le mois de «pakhon» – que les Romains appellent «mars» – le chat avait disparu pendant au moins deux semaines, revenant le museau égratigné, mais l'air satisfait. Il était, c'est sûr, allé dans l'oasis pour se battre et s'adonner à la luxure !
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juin 2019 à 03:29 | 15 commentaires | Permalien

Le 31 mai 2019 le patriarche Cyrille a consacré la cathédrale de la Résurrection du monastère Novodevitchi, un événement attendu depuis longtemps. Dans les années trente du XX siècle la cathédrale datant de 1748 avait été entièrement détruite et il était même envisagé d’en dynamiter les ruines.

Des croquis des fresques ont été conservés. Nathalie et Nicolas Bogdanov, parmi les meilleurs iconographes de nos jours, ont travaillé pendant sept ans pour recréer cette immense beauté sur une surface de 6.000 m2.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juin 2019 à 16:08 | 0 commentaire | Permalien

Alexandre Siniakov: "Détachez-les et amenez-les-moi ! "
Le P. Alexandre Siniakov publie un nouveau livre aux Éditions Fayard

La plupart du temps, les moines murmurent des prières à l’oreille de Dieu, pendant que les chevaux écoutent bruire l’univers. La plupart du temps, les moines vont à pied à l’appel des cloches, pendant que les chevaux piétinent ou dodelinent sans nulle part où aller. La plupart du temps, les moines se retirent dans leur cellule, pendant que les chevaux regagnent leur stalle.

« Mais il arrive qu’un moine se recueille auprès des chevaux sous leur abri. Il arrive qu’il aille à cheval par les chemins à la rencontre de l’inconnu et peut-être de l’abandonné. Il arrive qu’il murmure ses prières à l’oreille des chevaux comme une hymne de louange adressée par l’homme à l’univers. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mai 2019 à 20:38 | -1 commentaire | Permalien

Le Pere Gregoire Kroug: Texte pour le catalogue de l'exposition
Texte par Emilie Van Taack pour le catalogue de L'EXPOSITION CONSACRÉE A L'OEUVRE DU PÈRE GREGOIRE KROUG

Le père Grégoire Kroug, un prophète de la beauté incréée. De la liberté et de sa signification dans la peinture des icônes

"Voici, je fais toutes choses nouvelles..."
Apocalypse, 21, 5


Le moine iconographe Grégoire fut dès sa vie sur cette terre unanimement reconnu comme une personnalité hors du commun. Et lorsqu'il devint moine, sa dimension spirituelle fut aux yeux de tous celle d'un grand mystique. Après les cinquante ans qui nous séparent de son rappel à Dieu, nous ne devrions jamais l'oublier. Et lorsque nous évoquons sa mémoire, nous devons garder à l'esprit que son art, et particulièrement la liberté qui est la sienne, s'enracinent dans des profondeurs spirituelles rarement atteintes.

Bien que ce soit un artiste exceptionnel, sa liberté n'est pas d'ordre artistique. C'est une liberté spirituelle qu'il a acquise à travers de grandes épreuves, par son renoncement à lui-même et aux choses de la terre, par une obéissance monastique sans faille, vivant dans une humble soumission à un père spirituel tout aussi exceptionnel, l'archimandrite Serge (Chévitch), de bienheureuse mémoire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Mai 2019 à 19:57 | 1 commentaire | Permalien

Nicolas Ross : “Ils ont tué le tsar… Les bourreaux racontent”
En juillet 2018, le patriarche Cyrille s'est rendu en pèlerinage dans l’Oural à l’occasion du centenaire de l’assassinat de la famille de Nicolas II

Choix et rédaction des documents, avant-propos et notes de Nicolas Ross - Documents traduits du russe par Jean Christophe Peuch

Dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918 mourraient Nicolas II et sa famille à Ekaterinbourg, dans la maison de l’ingénieur Ipatiev, où ils étaient détenus depuis le 30 avril. Contrairement à ce qu’on a pu croire, les exécutants et les complices de et assassinat ont beaucoup parlé et beaucoup écrit, mais sous le sceau d’un secret bien gardé jusqu’aux dernières années de l’existence de l’URSS.

Avant de donner la parole aux acteurs de ces événements, Nicolas Ross revient sur le massacre de la famille impériale, la disparition puis la réapparition de ses restes. Ce court récit facilite la lecture des seize témoignages qui suivent.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Mai 2019 à 07:52 | 8 commentaires | Permalien

ANNONCES DES ÉVÉNEMENTS LIES A  L'EXPOSITION CONSACRÉE A L'OEUVRE DU PÈRE GREGOIRE KROUG  du 14 mai au 30 juin 2019 à Paris.
LE MOINE GREGOIRE KROUG: Exposition du 14 mai au 30 juin 2019, au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe

UN COLLOQUE

- le samedi 8 juin, de 10h à 17H, commémoration du cinquantième anniversaire du rappel à Dieu du père Grégoire Kroug - Six conférences, à l'auditorium du Centre Culturel et Spirituel Orthodoxe Russe, 1 quai Branly, 75007, Paris.


DES EXCURSIONS

En complément de l'exposition consacrée à l'œuvre du père Grégoire Kroug, sont proposées des visites commentées par Mr. Grégoire Aslanoff dans les églises et chapelles qu'il a ornées d'iconostases et de peintures murales. C'est l'occasion de découvrir ou de revoir un pan essentiel de son travail. Pour chacun des sanctuaires dont il a eu la charge, le père Grégoire a conçu des programmes originaux, adaptés à la spécificité de ces différents lieux.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Mai 2019 à 07:03 | 1 commentaire | Permalien

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