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7.Posté par justin le 06/10/2013 21:18
Puisque Vladimir invite à revenir sur ce fil en ce qui concerne une "orthodoxie occidentale" comme moyen de résoudre les difficultés que rencontrent certains Occidentaux qui retournent à l'Orthodoxie et entrent dans une Eglise de tradition grecque, russe, serbe etc., il est peut-être utile de signaler un court texte de l'évêque Kallistos Ware sur cette problématique. Il met le doigt sur plusieurs points critiques et dit notamment une chose qui semble absolument correcte – que la question du "rite occidental", resp. des rites occidentaux devrait être examinée et réglée au niveau pan-orthodoxe.

http://www.holy-trinity.org/modern/western-rite/ware.html

6.Posté par Vladimir.G le 06/10/2013 18:27
Commentaire posté par Tchetnik sur un autre fil qui me semble plus à sa place ici "L'ECOF est en effet le résultat de la politique völkisch des églises canoniques en occident. On peut effectivement en dire ci et mi mais elle a très maladroitement et avec bien des fantaisies, tenté de faire le travail que les églises canoniques auraient dû faire et n'ont commencé à faire que très tardivement et du bout des lèvres, quand elles se sont aperçu que des vides assez gros se creusaient dans leurs rangs."

Cela me semble inexacte: l'ECOF du départ a été justement une tentative de l'Eglise russe de bâtir une Eglise francophone avec un rite occidental censé convenir à cette acculturation. Le point culminant en fut l'Institut St Denis, crée en 1944 et dirigé par Vladimir Lossky jusqu'en 1953, justement pour lancer recherche et formation théologique en français quand l'ITO et Daru ne juraient que par le slavon (deux jeunes professeurs de l'ITO, le père Alexandre Schmemann et le professeur Constantin Andronikoff, acceptèrent d'y professer au début (1945-1946), mais se retirèrent rapidement.) En 1953 (ou 56 selon d'autres sources) les cadres de l'ECOF (il n'y avait pas encore d'évêque) refusèrent de suivre les instructions "de recadrage" de Moscou concernant des déviations jugées trop importantes (intercommunion, ésotérisme...) et sortirent de l'obédience du patriarcat pour errer ensuite de l'EORHF (1956-1967) au patriarcat de Roumanie (1972-1993), voire l'Eglise copte... et se trouver maintenant en dehors de tout cadre canonique (avec un grand nombre de clercs ayant quitter leur évêque en apprenant qu'il s'était marié). Il s'agit donc au contraire d'une tentative d'acculturation, à mon sens excessive, "vendue" à des Eglises traditionnelles qui s’apercevaient ensuite qu'il y avait en fait tromperie sur les fondements mêmes de l'Orthodoxie...

5.Posté par Daniel le 13/07/2013 00:29
Fin de la récréation : l'EORHF met fin aux rites occidentaux. Il était temps!
http://www.synod.com/synod/eng2013/20130712_ensynodmeeting.html

4.Posté par V.G.: Etats-Unis: un colloque sur les rites occidentaux orthodoxes canoniques le 28/06/2012 22:04
Orthodoxie.com: Etats-Unis: un colloque sur les rites occidentaux orthodoxes canoniques en août
juin 25, 2012

A l'initiative du vicariat pour le rite occidental de l'Eglise russe hors frontières, avec le vicariat du rite occidental de l'archidiocèse antiochien aux Etats-Unis, un colloque sur les rites occidentaux orthodoxes (1) canoniques est organisé dans l'Etat de New York du 7 au 10 août. Depuis quelques mois, le vicariat pour le rite occidental de l'Eglise russe hors frontières s'est doté d'un site internet. Ce vicariat, placé sous l'autorité du métropolite Hilarion (Kapral), premier hiérarque de l'Eglise russe hors frontières avec pour évêque vicaire Mgr Jérôme (Shaw) de Manhattan, compte une trentaine de paroisses principalement aux Etats-Unis, mais aussi au Canada et en Angleterre. De son côté, le vicariat pour le rite occidental de l'archidiocèse antiochien comprend vingt-six paroisses et missions aux Etats-Unis.

3.Posté par vladimir le 18/02/2012 13:41
Ces lieux où on se sent plus près de Dieu (hiéromoine Michael, EORHF / Rite Occidental)

Les "lieux fins"

Les Celtes - l'antique Église de Brittanie - avaient un dicton à propos des "lieux fins" - cette conception qu'il semblait y avoir quelques rares endroits sur cette terre où la division entre la dimension céleste et la terrestre était en effet très fine - où il était possible de voir la transition - de comprendre plus facilement la dimension céleste. En effet, de tels endroits existent, où pour quelque raison que ce soit, il est plus facile de prier - non pas des endroits "faciles" comme une chapelle paisible ou un bâtiment inspirant - mais "faciles" parce que la division "semble" être mince.

Ces endroits se trouvent un peu partout - certains en trouvent sur une certaine montagne, d'autres dans un véritable désert, d'autres en des lieux où mer, terre et ciel semblent se rejoindre, peu importe.

Les scientifiques semblent à présent être d'accord avec saint Paul, qu'il y aurait en effet au moins 4 dimensions dans cet univers, et que l'univers tel que nous le connaissons ne saurait continuer à exister s'il n'en était ainsi. Nous autres Chrétiens, nous le savons parfaitement - que sans ces dimensions du Ciel, cet univers n'existerait plus.


L'univers est absolument gigantesque - nous l'apprenons des sciences modernes - nous pourrions bien ne jamais être à même de discerner les confis de l'univers, nos télescopes ne pourraient bien jamais voir la plus éloignée des étoiles. Tout cela se trouve au delà de nos imaginations éduquées. Cependant, ici, assis en tel ou tel "lieu fin," nous nous sentons proche - très proche de la dimension céleste qui embrasse l'entièreté de cet insondable cosmos.

Nous nous sentons on ne peut plus proche de Dieu - plus proche que n'importe où, proche de Ses intentions envers nous, proche de Sa pensée pour nous, proche en toutes manières - et attirés vers Sa dimension - un endroit bien meilleur pour se trouver, un lieu désiré de tout notre être.

Ce Dieu, ce Maître de l'univers, notre Dieu, notre Maître, qu'ici bas nous arrivons à peine à comprendre est là, proche, accessible, nous attendant. Nous nous approchons, nous prions non pas avec des paroles, mais avec notre désir d'être avec Lui, pour être comme Lui désire que nous soyons. Cela, c'est en effet un "lieu fin."

Hiéromoine Michael (Woods), monastère Saint-Petroc, Tasmanie
Traduction site Saint Materne (lien)

2.Posté par vladimir le 14/10/2011 23:40
mardi 11 octobre 2011
Une rencontre sur les rites occidentaux aux Etats-Unis

Du 4 au 7 octobre, à Wappinger Falls (New York) aux Etats-Unis, s'est tenue une rencontre sur les rites occidentaux (1) de membres de l'Eglise russe hors frontières et de l'archevêché antochien. Mgr Hilarion, primat de l'Eglise russe hors frontières, dans son allocution, le 4 octobre, "a demandé aux prêtres de rite occidental de travailler à leur intégration dans la vie de l'Eglise orthodoxe russe dans son ensemble. Il a encouragé le clergé à apprendre la liturgie de saint Jean Chrysostome comme deuxième rite". Le 5 octobre, Mgr Jérôme de Manhattan (ERHF) a célébré une liturgie, de rite occidental, en latin.

samedi 12 mars 2011
Etats-Unis: une réunion de responsables pour le rite occidental

Le 14 février les pères Edouard Hughes, vicaire général pour le rite occidental de l'archidiocèse antiochien d'Amérique du nord, et Jean W. Fenton, son assistant, se sont réunis à la chancellerie de l'Eglise russe hors-frontières avec le métropolite Hilarion (Kapral), premier hiérarque de l'Eglise russe hors frontières, et Mgr Georges (Shaw), évêque de Manhattan de l'Eglise russe hors frontières, ainsi qu'avec le père Antoine V. Bondi, vicaire pastoral pour le rite occidental à l'ERHF. Le but de la réunion était de discuter de la situation actuelle et de comparer les visions en vue de favoriser la coopération dans la poursuite du rite occidental orthodoxe en Amérique. Plusieurs questions ont été examinées, notamment celle de la présence du rite occidental au sein des commissions de l'Assemblée des évêques orthodoxes canoniques d'Amérique du nord et du centre; l'accueil des paroisses et du clergé d'autres groupes ecclésiaux; l'éducation des laïcs dans les paroisses de rite occidental, l'éducation des actuels et des futurs membres du clergé dans ce rite, les normes liturgiques et les usages au sein des juridictions, l'implantation de missions de rite occidental.
http://www.orthodoxie.com/2011/03/etats-unis-une-rencontre-de-responsables-pour-le-rite-occidental.html

1.Posté par vladimir le 07/10/2011 18:47
Une certaine romanophobie fait publier bien des critiques sur les divers Rites Occidentaux dans l'Orthodoxie. Critiques infondées. L'amnésie sur les siècles où Rome fut le fer-de-lance de l'Orthodoxie explique un peu, mais pas tout. Le manque d'amour était déjà présent à l'époque. Pas de grand changement encore présent... Kyrie eleison. Posted by Jean-Michel | 5/01/2006 10:18:00 PM (lien)

RITE OCCIDENTAL & CATHOLICITE DE L'EGLISE
Par le p. Michael Keiser (archidiocèse du patriarcat d'Antioche en Amériques)

Parfois on me pose la question : "où va le Rite Occidental?" Ma réponse habituelle est : "Cleveland", parce que je crois fermement que les questions idiotes méritent une réponse idiote. La question provient de la présomption que du fait que nous n'avons pas 50 paroisses fonctionnant, et n'avons pas encore convertit la Maison des Evêques de l'Eglise Episcopalienne [Anglicans aux USA] à l'enseignement Orthodoxe, alors pourquoi encore perdre son temps à continuer.

L'Orthodoxie Occidentale n'est pas un groupe séparatiste qui chercherait une destination à part de l'Eglise Orthodoxe. Nous nous dirigeons vers le Ciel – c'est le but de tout Chrétien Orthodoxe. Tout acte que nous posons tant individuellement qu'en églises devrait être évalué par rapport à ce but.

La raison de l'existence de l'Orthodoxie Occidentale est plutôt simple. L'Eglise Orthodoxe affirme être l'Eglise Catholique (désolé, Jean-Paul, mais il faudra que tu l'apprenne). Le mot "Catholique" est définit de la meilleure manière par "selon la plénitude", et subsidiairement signifie aussi "universel". Pour que l'Eglise soit en plénitude et universelle, elle doit être ouverte aux peuples de toutes races, cultures et histoire. Elle ne comportera pas tout le monde, car il y aura toujours ceux qui rejetteront la Vérité, mais la possibilité pour tous d'y entrer doit exister.

Cela veut dire que la Vérité de l'Evangile sera exprimée de nombreuses manières différentes, car l'Eglise cherche à être tout à tous, afin de pouvoir en sauver certains. La doctrine ne change pas, parce que Dieu ne change pas, mais ce qui change, c'est la manière par laquelle la doctrine est exprimée dans le langage et le rite. Si ce n'était pas le cas, nous en serions encore à célébrer l'Eucharistie dans les chambres hautes, chantant en hébreux.

La culture est un facteur qui donne sa forme au culte (et vice et versa, par la même occasion). S'il y a bien une chose qui est d'origine récente dans la pensée de l'Eglise Orthodoxe, c'est qu'il n'y aurait qu'une seule manière d'adorer. Ni les cultures pré-Nicéennes ni les post-Nicéennes n'auraient été à l'aise avec une telle idée. Les différentes cultures ont toujours appréhendé le rite de diverses manières, et bien que la manière standardisée de la Liturgie Eucharistique de l'Eglise d'Orient est à présent celle [attribuée à] de saint Jean Chrysostome, la manière dont celle liturgie est célébrée n'est pas uniforme.

Donc, s'il serait intéressant de compter 400 assemblées de Rite Occidental en Amérique du Nord, nous devons faire attention à ne pas prendre un succès selon le monde comme notre raison d'être. L'Orthodoxie Occidentale, par son existence même, proclame la Catholicité de l'Eglise. Elle n'a pas besoin d'autre justification.

[Note: Cet éditorial supplémentaire sur le Rite Occidental, par le p. Michael Keiser, est paru en septembre 1989 dans la revue The Word Magazine et a été posté en français sur le blog St Materne (lien) en 2006

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