Fête des saints apôtres Pierre et Paul le 29 juin/12/juillet
ÉVANGILE DES MATINES: JEAN 21, 14-25

L’amour pour le Christ – « Cet évangile a deux choses à nous dire. Tout d’abord, il pose clairement la question unique, la question sur laquelle nous avons et nous aurons à répondre : ‘M’aimes-tu ?’ Tout, dans la vie chrétienne, se réduit à cette question. Pouvons-nous répondre avec Pierre : ‘Oui, Seigneur, Tu sais que je t’aime’ ? Nos actions ne donneraient-elles pas un lamentable démenti à cette affirmation. Cependant, répondre simplement que nous n’aimons pas le Seigneur serait méconnaître et étouffer les aspirations – si faibles soient-elles – que le Saint-Esprit met dans nos cœurs et dirige vers le Christ. Disons donc à jésus : ‘Seigneur, Tu sais tout, Tu sais que je t’aime. Je n’attends rien de moi ; j’attends tout de la grâce’.

L’autorité dans l’Eglise

Le deuxième enseignement donné par cet évangile concerne la nature de l’autorité dans l’Église. Le Seigneur confère ici à Pierre une autorité spéciale. On remarquera, d’abord, que cette autorité est fondée sur une primauté d’amour – ‘m’aimes-tu plus que ceux-ci ?’ – et ensuite qu’elle consiste dans un service humble et désintéressé – ‘paix mes agneaux’. Toute prééminence parmi les chrétiens qui ne serait pas une prééminence d’amour et de service ne correspond pas aux intentions de notre Seigneur.

Toute autorité qui, dans l’Eglise, s’exprimerait en termes de prestige, ou de possession matérielle, ou de domination, deviendrait étrangère et hostile à cette sollicitude vraiment pastorale à laquelle Jésus appelle Pierre à participer. Sur ces paroles du Seigneur à Pierre seront jugés tous ceux qui revendiquent une autorité au sein de la communauté des fidèles.

PIERRE ET PAUL

La liturgie du 29 juin manifeste, par les textes qu’elle nous fait entendre, combien le ministère de Pierre et celui de Paul sont tous deux nécessaires et complémentaires. L’évangile (Matthieu 16, 13-19) contient la confession de Pierre à Césarée de Philippes : ‘Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant…’ et la réponse de Jésus : ‘Tu es Pierre, et sur cette pierre Je bâtirai mon Église…’ Ce texte a soulevé bien des controverses.

Mais il demeure certain que Jésus a voulu reconnaître et sanctionner par l’octroi d’un pouvoir spirituel éminent l’acte de foi que Pierre venait de formuler. L’épître (2 Corinthiens 11, 21-12, 9) énumère les titres de Paul, appelé directement à l’apostolat par le Christ, à être considéré comme égal ou même supérieur en autorité aux ministres de l’Évangile déjà régulièrement institués et reconnus : ‘Ils sont ministres du Christ ?… Moi, plus qu’eux’. Paul fonde cette affirmation, d’une part sur les souffrances qu’il a endurées, d’autre part sur les grâces et révélations qui lui ont été accordées […]

Paul ne s’est jamais élevé contre l’élément ‘institutionnel’ représenté par l’apostolat ‘historique’ des Onze [ …] Mais il n’a jamais admis ni que sa vocation extraordinaire fût inférieure à la vocation normale des autres apôtres ; ni que sa connaissance du Christ, toute spirituelle et reçue par grâce, fût moindre que la connaissance qu’avaient de Jésus ses premiers disciples ; ni qu’il dût sacrifier ses propres convictions aux vues du plus autorisé des apôtres »

V.G. SOURCE: Un moine de l’Église d’Orient (père Lev Gillet): L’An de grâce du Seigneur, Paris, 1988, p. 274

Fête des saints apôtres Pierre et Paul le 29 juin/12/juillet

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Juillet 2020 à 07:46 | 0 commentaire | Permalien

Pour accéder au bonheur, trouver le temps d'écouter vos enfants et votre conjoint
Le temps s’écoule plus vite, beaucoup plus vite qu’auparavant. Est-ce que vous avez remarqué cela ? Nous n’avons pas le temps pour lire un livre, réfléchir, rencontrer des amis. Il ne nous reste même plus de temps pour les enfants et la compagne rencontrée à la croisée des chemins de notre vie.

Les savants voulurent mesurer cette accélération du temps, de la durée. Bien qu’il ne soit pas aisé de calculer l’unité de mesure de ce qui est. Car il n’existe aucun état ou mouvement dont la perception de l’écoulement du temps serait absent. Et ils conclurent, on ignore par quel calcul, qu’aujourd’hui 24 heures passent aussi vite qu’auparavant 16 heures.

Ainsi donc nous avons déjà perdu le tiers du temps de notre vie, sinon une moitié du temps pendant lequel nous restons actifs. Et ce ne sont pas uniquement les savants qui le remarquent.

Pour accéder au bonheur, trouver le temps d'écouter vos enfants et votre conjoint
Les ascètes qui sont nos contemporains, les pères qui s’exercent à la vertu dans les ermitages de la Montagne sainte, disent la même chose : aujourd’hui, le temps s’écoule bien plus vite qu’auparavant. Il serait injuste de les accuser d’une subjectivité psychologique due aux changements sociaux

***

Revoyez votre emploi du temps de façon à ce que vous puissiez prendre du temps pour être en famille et avec les amis, pour aider les autres dans le besoin, pour faire votre prière quotidienne, pour assister aux services religieux et surtout parvenir à commencer chaque journée dans le calme. Si vous regardez la télévision ou surfer sur Internet pour obtenir un soulagement des tensions de la journée ou pour tromper l'ennui, sachez que la prière vous offrira bien plus d'avantages.

Pour changer le rythme de votre vie, éliminez certaines activités à partir de votre "liste de tâches". Identifiez les choses qui ne favorisent pas votre croissance spirituelle et qui sont incompatibles avec le mode de vie orthodoxe. Au travail, vous avez l'habitude de définir soigneusement les priorités et de vous assurer que vous faites ce qui est le plus important. Faites la même chose pour votre vie personnelle. À la fin de la journée de travail, vous avez besoin de vous séparer de votre activité de travail. Si vous laissez le travail au travail, alors vous pourrez mieux profiter de vos amis et votre famille lorsque vous ne serez plus au travail. Vous pourrez prendre le temps d'écouter vos enfants et votre conjoint.

La fin de la journée devrait le moment de ralentir jusqu'à ce que vienne le moment pour la prière, pour lire quelques passages des Écritures ou des Pères de l'Église. Ayez votre conversation avec Dieu, puis allez au lit tout empreint de son amour et de sa grande miséricorde. Organisez ce temps de votre vie après le travail de sorte que ce soit un temps de loisirs détaché de toutes les activités du travail.

Pour accéder au bonheur, trouver le temps d'écouter vos enfants et votre conjoint
Toutefois ne confondez pas ralentissement et paresse ou indolence. Ce sont des choses très différentes. La paresse conduit à la procrastination (tendance à remettre au lendemain.) et l'inefficacité. Une personne paresseuse ne fera pas l'effort d'organiser le temps pour la prière. Lorsque vous ralentirez votre rythme, vous trouverez que vous accordez plus d'attention aux détails. Concentrez-vous sur la moindre des choses que vous faites. La qualité de vos actions s'en améliorera dans tout ce que vous faites.

Jésus met en garde constamment contre l'anxiété au sujet des choses matérielles, même à propos de la nourriture et des vêtements. Dieu sait et prévoit tout ce dont vous avez besoin, mais très probablement vous avez exagéré vos besoins bien au-delà de vos nécessités de base. Pour suivre Jésus, il vous est demandé de renoncer à votre attachement aux biens et à la priorité que vous accordez aux choses de ce monde créé. Il vous est demandé de choisir un mode de vie simple centré sur Dieu qui ne soit pas alourdi par des besoins excessifs d'accumuler des biens matériels pour votre bonheur. La clé est dans l’équilibre.

Platon et Aristote ont enseigné à l'humanité, des centaines d'années avant Jésus-Christ, que l'idéal est un juste milieu, ce qui implique de cheminer dans la vie sans être ni accablés par excès, ni vivre dans la privation. En ralentissant ou en simplifiant notre vie, nous ne parlons pas d'être moins productifs ou de rejeter l'ensemble de ce monde matériel. Nous visons à être tout simplement plus efficaces, plus équilibrés, et à apporter plus de soin à ce que nous faisons, dans un mode de vie qui comprend l'exercice des impératifs moraux que Dieu a prévus pour nous.

Il n'y a pas de formule magique pour ralentir et vous simplifier la vie. Les possibilités sont infinies. Commencez par clarifier vos valeurs prioritaires. Ensuite, faites une liste de toutes vos activités. Enregistrez-les pour la période d'une semaine. Prenez le temps de réfléchir sur ce que vous avez enregistré et déterminez celles qui correspondent à vos priorités. Pensez à ce que vous pouvez éliminer pour mettre en place des priorités différentes dans votre vie. Commencer par consciemment restructurer votre mode de vie. Expérimentez des façons de le ralentir et de le simplifier et vous vous apercevrez que vous vous rapprochez de Dieu dans vos activités quotidiennes. Dans vos prières, demandez de l'aide à Dieu pour cette tâche.....

SUITE


Pour accéder au bonheur, trouver le temps d'écouter vos enfants et votre conjoint

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juillet 2020 à 12:20 | -1 commentaire | Permalien

Le prêtre martyr Zinovy Sutormine (1864-1920)
Le prêtre-martyr Zinovy Evstafievich Sutormine naquit le 30 octobre 1864 dans une famille paysanne. Diplômé de l'école centrale des aides-médecins d'Omsk, il servit en tant qu'aide-médecin en chef au 3ème département militaire de la troupe cosaque de Sibérie.

A l'âge de 35 ans, Zinovy Evstafievich commença à servir à l'église comme lecteur. Le 21 février 1899, il fut ordonné diacre par le frère de sa femme, l'évêque d'Omsk et de Semipalatinsk Serge (Petrov), pour l'église de la Résurrection de la ville de Semipalatinsk.

Le 11 juillet 1911, le père Zinovy fut ordonné prêtre pour l'église en construction Saint Nicolas le Thaumaturge du village de Verkh-Oulbinsk, situé dans le district de Zmeïnogorod (actuellement, cet endroit se trouve dans la ville d'Oust-Kamenogorsk).

Grâce au travail du père Zinovy, la construction de l'église s'acheva en 1913, et celle-ci fut consacrée le 30 juin 1913 en présence de mille cinq cents fidèles. Après la révolution de 1917, l'église ne fut pas longtemps utilisée comme telle et au début des années 30, elle fut transformée en école. Plus tard, elle abrita un certain nombre d'autres organisations, et en été 2000 les murs de l'église furent démolis.

Les anciens paroissiens de l'église, qui étaient alors encore des enfants, se rappelaient que les gens demandaient souvent au prêtre une aide médicale, qu'il ne refusait jamais à personne, puisqu'il avait reçu l'instruction appropriée. En 1912 mourut l'épouse du père Zinovy. Sa fille aînée était déjà adulte à cette époque, mais il dut élever lui-même ses quatre plus jeunes enfants.

En 1919, le prêtre qui servait dans le village de Gueorguievka (aujourd'hui dans la province du Kazakhstan oriental) adressa une demande à l'évêque du diocèse, dans laquelle il lui demandait de le transférer dans une paroisse plus riche, en raison de sa famille nombreuse. L'évêque proposa au prêtre de trouver lui-même quelqu'un qui accepterait de changer avec lui et de prendre une paroisse pauvre. Le père Zinovy accepta.

A cette époque, ses enfants les plus âgés vivaient déjà de manière indépendante, et il lui restait encore les deux plus jeunes, sa fille Alexandra et son fils Stepan.
Le prêtre martyr Zinovy Sutormine (1864-1920)

En Janvier 1920, le père Zinovy était en visite avec ses jeunes enfants dans le village de Chemonaïkha près d'Oust-Kamenogorsk chez son fils aîné Ivan, qui était marié à une institutrice locale.

Le 23 janvier, Chemonaïkha fut occupé par un détachement de l'armée rouge. La terreur s'installa dans le village. Tous ceux qui, selon les bolcheviks qui s'étaient emparés du village, étaient des ennemis de la révolution, furent immédiatement saisis et condamnés à être fusillés.

Le père Zinovy lui aussi n'échappa pas à ce sort. Le prêtre fut arrêté pour la seule raison qu'il était prêtre. C'est par lui que les bolcheviks décidèrent de commencer leur œuvre sanglante. Ils lui ordonnèrent d'enlever ses bottes, après quoi ils lui tranchèrent la tête avec une hache et l'enterrèrent dans une tombe commune anonyme non loin du village de Chemonaïha.

Le prêtre-martyr Zinovy a été glorifié au nombre des saints nouveaux martyrs et confesseurs de Russie par le Conseil épiscopal de l'Eglise orthodoxe russe du 13 au 16 août 2000.

Lien Traduction Marie et André Donzeau

Cвященномученик Зиновий Евстафьевич Сутормин родился 30 октября 1864 года в крестьянской семье.
Фото: Зиновий Сутормин с детьми и прихожанами своего храмa
Le prêtre martyr Zinovy Sutormine (1864-1920)

Les nouveaux martyrs de la terre russe - 143 Résultats pour votre recherche

L’archiprêtre Andrew Phillips : Saint Nicolas Johnson - Martyr anglais

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juillet 2020 à 08:58 | 0 commentaire | Permalien

Déclaration du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie
Les appels de certains hommes politiques turcs à modifier le statut de musée de l’église Sainte-Sophie, l’un des plus grands monuments de la culture chrétienne, m’inquiètent profondément.

Édifiée au VIe siècle en l’honneur du Christ Sauveur, cette église a une grande valeur pour toute l’Orthodoxie. Elle est très chère à l’Église russe. Les ambassadeurs du grand-prince Vladimir, ayant franchi le seuil de cette église, furent ravis par sa beauté céleste. Convaincu par leur récit, saint Vladimir reçut le baptême et baptisa la Russie, qui entra à sa suite dans une nouvelle ère spirituelle et historique, dans la civilisation chrétienne.

Le ravissement qu’inspire les réalisations de cette civilisation, dont nous faisons partie, s’est transmis jusqu’à nous, de génération en génération. Sainte-Sophie en était et reste l’un des symboles, vénérés avec dévotion. Elle a inspiré les architectes de Kiev, de Novgorod, de Polotsk, tous les principaux centres de la croissance spirituelle de la Rus’ ancienne.

Les relations entre la Rus’ et Constantinople ont traversé des périodes différentes, parfois très difficiles, au cours de l’histoire. Mais le peuple russe, aujourd’hui comme hier, accueille avec amertume et indignation toute tentative d’humilier ou de fouler aux pieds le patrimoine spirituel millénaire de l’Église constantinopolitaine. Menacer Sainte-Sophie, c’est menacer la civilisation chrétienne dans son ensemble et, par conséquent, notre spiritualité et notre histoire. Aujourd’hui encore, Sainte-Sophie représente pour tous les orthodoxes de Russie un sanctuaire chrétien essentiel.

Le devoir de tout état civilisé est de veiller à l’équilibre : de mettre fin aux désaccords dans la société, et non de les aggraver ; de contribuer à l’unité des personnes, et non à leur division.

Aujourd’hui, les relations entre la Turquie et la Russie connaissent un développement dynamique. Mais il convient de tenir compte du fait que la population russe est majoritairement orthodoxe. Ce qui pourrait arriver à Sainte-Sophie blesserait profondément le peuple russe.

Je compte sur la sagesse des dirigeants de l’état turc. Préserver le statut actuel de neutralité de Sainte-Sophie, l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la la culture chrétienne, église-symbole pour des millions de chrétiens dans le monde entier, servirait le développement ultérieur des relations entre la Russie et la Turquie, la consolidation de la paix et de la concorde interreligieuses.

+ CYRILLE,
PATRIARCHE CYRILLE DE MOSCOU ET DE TOUTE LA RUSSIE

Partager la publication "Déclaration du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie "
Déclaration du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juillet 2020 à 01:35 | 5 commentaires | Permalien

Saint Procope d’Oustioug (+1303) est un thaumaturge, fol-en-Christ
De catholique il est devenu orthodoxe. Saint Procope reposa dans le Seigneur à un âge avancé, le 8 juillet 1303, aux portes du monastère des Archanges. Béatification 1547 à Moscou

Son nom séculier, son prénom, sa date et lieu de naissance ne sont pas connus avec précision (selon certaines sources son nom serait Jacob Potharst). Comme saint Isaac, Procope était un riche marchand. Il n’était ni russe, ni orthodoxe de naissance. Procope est né à Lübeck et faisait du commerce à Novgorod grâce au traité des villes hanséatiques. Il fut profondément touché par les enseignements de l’orthodoxie et, renonçant au catholicisme latin, il fut baptisé dans l’Eglise du Christ.

Procope fut tellement influencé par l’idéal ascétique orthodoxe qu’il vendit ce qu’il possédait, distribua sa richesse aux pauvres et entra au monastère de Khoutyn, près de Novgorod.

Après avoir grandi pendant un temps dans l’obéissance et la pureté spirituelle, le saint quitta le monastère et partit pour le grand Oustioug où il entra dans la voie de la folie pour le Christ.

Saint Procope d’Oustioug (+1303) est un thaumaturge, fol-en-Christ
Oustioug était une cité à moitié finlandaise où il y avait beaucoup d’églises orthodoxes. La cathédrale était une haute structure de bois avec un grand porche. Procope choisit ce porche comme refuge pour la nuit. Durant la journée, il marchait dans la cité avec l’apparence d’un fou et il supportait la dérision, les reproches et les coups de gens sans cœur.

Les enfants se moquaient de lui et les adultes qui avaient moins de sens spirituel que les enfants faisaient de même. Saint Procope se retirait sous le porche de la cathédrale pour y prier toute la nuit. Il priait plus particulièrement pour tous ceux qui lui avaient fait du tort, répétant la prière miséricordieuse du Crucifié : «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font».

Quand le saint était las, il s’étendait souvent pour se reposer sur un tas de fumier, une pierre ou sur la terre battue. Ses vêtements étaient de simples haillons et il affrontait, ainsi vêtu, les froids incroyables du nord de la Russie. Il n’acceptait la nourriture que des pauvres et de ceux qui craignaient Dieu, mais il n’acceptait rien de ceux qui s’étaient enrichis. Ses seuls véritables amis étaient le collecteur d’impôts mongol, Ivan Borga et son épouse Marie.

Autrefois, Ivan avait été sans foi ni loi, se permettant tout. Il avait enlevé Marie, fille d’un citoyen local et l’avait forcée à devenir sa concubine. Cependant, sous l’influence de Marie, Borga fut converti à la sainte orthodoxie, reçut le baptême et épousa Marie. Finalement, les gens se réconcilièrent avec lui et Ivan Borga changea de vie, vivant honnêtement avec son épouse. Les Borga vivaient sur la colline de Sokolya. Là, ils construisirent une église en l’honneur du Prodrome et, plus tard, un monastère.

Saint Procope d’Oustioug (+1303) est un thaumaturge, fol-en-Christ
Saint Procope rendait quelquefois visite aux Borga mais il ne s’autorisait jamais à utiliser le confort mis à sa disposition. Son confesseur était le bienheureux Cyprien, fondateur du monastère des Archanges d’Oustioug, mais le saint ne se reposa jamais, même chez lui.

Procope fut le premier des fols-en-Christ à suivre cette voie dans le monde.

Il fut ainsi le premier Russe à imiter saint André de Constantinople, le plus renommé des fols-en-Christ. Il est frappant de constater que certains épisodes de la vie de Procope sont presque identiques à ceux de la vie de saint André. L’épisode qui suit est particulièrement intéressant…

Une nuit, il y eut un gel particulièrement cruel. Une forte tempête de neige entassait des congères autour des maisons et la froidure du vent du nord était si intense que les oiseaux tombaient morts depuis le ciel. Même le bétail et les gens gelaient. On peut imaginer combien ce froid était rude pour Procope qui était à moitié nu et passait ses nuits sous le porche de la cathédrale d’Oustioug. Tourmenté par le gel, il essaya de rentrer dans la cabane de pauvres gens afin de se réchauffer un peu, mais ils le chassèrent à coups de bâton et verrouillèrent la porte. L’exclu souffrant arriva dans un réduit où quelques chiens s’entassaient dans un coin. Il s’allongea près des chiens pour profiter de leur chaleur mais les chiens se levèrent et s’enfuirent loin de lui.

Le très souffrant ascète, voyant que, non seulement les humains mais les chiens même le méprisaient, se dit à part soi : «Béni est le Nom du Seigneur, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles !» et il retourna sous son porche pour attendre la mort. Tremblant de tous ses membres, il pria pour que Dieu prenne son âme. Il ressentit soudain une chaleur merveilleuse. Levant les yeux, il vit un ange de Dieu qui se tenait devant lui avec une belle branche à la main. Le messager céleste toucha le front de Procope avec la branche et une chaleur agréable envahit tout son corps. Saint Procope relata cet épisode au prêtre Syméon (père de saint Stéphane de Perm) à condition qu’il ne le répète pas avant la mort du fol-en-Christ.

Le lieu de contemplation préféré de saint Procope était une grande pierre sur le rivage de la rivière Soukhona. Là, regardant les bateaux qui passaient, il priait pour ceux qui confiaient leur sort aux éléments changeants. SUITE Orthodoxologie

Saint Procope d’Oustioug (+1303) est un thaumaturge, fol-en-Christ

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Juillet 2020 à 15:46 | 0 commentaire | Permalien

La France veut que Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous"! Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé vendredi 10 juillet l’ouverture de l’ex-basilique byzantine Sainte-Sophie à Istanbul aux prières musulmanes, après qu’un tribunal a retiré son statut de musée, ouvrant ainsi la voie à sa transformation en mosquée.

« Il a été décidé que Sainte-Sophie sera placée sous l’administration de Diyanet [l’Autorité des affaires religieuses] et sera rouverte aux prières », a annoncé M. Erdogan dans un communiqué qu’il a publié sur Twitter.

La France souhaite que le musée Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous", a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères, alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan veut le retransformer en mosquée.

"Nous serons attentifs à la préservation de l'intégrité de ce joyau du patrimoine universel, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco", a dit une porte-parole du Quai d'Orsay. "Symbole de tolérance et de diversité, ce lieu doit rester ouvert à tous." Cette prise de position survient dans un contexte de fortes tensions entre la France et la Turquie, toutes deux membres de l'Otan, autour notamment du conflit en Libye.

Le projet de rendre à l'ex-basilique Sainte-Sophie son statut de mosquée a été examiné jeudi par la justice turque. Une décision devrait être rendue dans un délai de 15 jours, a dit un avocat plaidant en faveur de ce changement.

Le patriarche orthodoxe Bartholomée, les Etats-Unis mais aussi la Grèce ont aussi critiqué cette initiative

Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul

Les critiques contre le projet de transformation du musée Sainte-Sophie à Istanbul en mosquée constituent "une attaque contre la souveraineté de la Turquie", a déclaré vendredi le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

"Les accusations à l'égard de notre pays sur Sainte-Sophie visent directement nos droits souverains", a réagi le président turc, en réponse aux inquiétudes soulevées par les Etats-Unis, la France et la Grèce sur cette initiative...Suite

Jeudi 2 juillet, le Conseil d'État turc, le plus haut tribunal du pays, a étudié la requête de plusieurs associations qui demandent que le monument redevienne une mosquée. La décision sera annoncée sous 15 jours, selon la télévision d'État TRT.

Transformer l’ex-basilique byzantine d’Istanbul en mosquée s’inscrit dans la révolution culturelle qu’impose à la société turque le dirigeant islamo-conservateur.

LETTRE D’ISTANBUL

Une vaste réinterprétation de l’histoire est à l’œuvre! Le président turc Recep Tayyip Erdogan à la reconquête de Sainte-Sophie

L’ex-basilique Sainte-Sophie d’Istanbul va-t-elle être transformée en mosquée ? La vieille tocade du président turc, Recep Tayyip Erdogan, est sur le point de devenir réalité. Il est vrai qu’ajouter une mosquée supplémentaire aux 84 684 déjà existantes en Turquie ne saurait attendre.

Taraudé par ce projet, le numéro un turc a demandé au Conseil d’Etat, la juridiction administrative suprême, de se prononcer sur l’opportunité d’annuler le décret ministériel du 24 novembre 1934 qui a permis la transformation de ce joyau de l’art byzantin en musée.

La décision sera annoncée le 2 juillet. Elle devrait aller dans le sens voulu par le chef d’Etat. « Si Dieu le veut, nous dirons la prière à Sainte-Sophie », a-t-il fait savoir, le 16 juin, lors d’une réunion de son parti de la Justice et du développement (AKP).

« Une grosse erreur »

Construite au VIe siècle à l’entrée du détroit du Bosphore, la basilique où furent couronnés les empereurs byzantins a été convertie en mosquée au XVe siècle, après la prise de Constantinople par le sultan Mehmet II. Sa transformation en musée, à l’époque de Mustafa Kemal Atatürk, est, selon une affirmation du président turc en 2019, « une grosse erreur » qu’il convient de réparer.

L’idée de rendre Sainte-Sophie au culte islamique n’est pas nouvelle. En 2017, M. Erdogan l’avait évoquée en réponse à la reconnaissance par le président américain, Donald Trump, de Jérusalem en tant que capitale de l’Etat hébreu. En 2019, alors que l’AKP apparaissait en mauvaise posture pour les municipales, il avait de nouveau caressé cette idée, espérant sans doute redorer son blason auprès de la frange la plus conservatrice de son électorat.

Lire aussi La situation des religions en Turquie

Les islamistes rigoristes militent depuis longtemps pour que la basilique et aussi l’église de Saint-Sauveur-in-Chora (« Kariye », en turc), une autre merveille du patrimoine byzantin à Istanbul, redeviennent des mosquées. Le statut de musée dont elles jouissent actuellement est selon eux un véritable affront aux décrets du calife qui interdisait de les utiliser autrement que pour le culte.

<.....>

Pour éviter ce manque à gagner, le monument pourrait servir à la prière le vendredi et conserver son statut de musée le reste de la semaine. Preuve que le changement voulu relève davantage de l’affichage populiste que de la prise en compte d’un « souhait ardent » de la population, comme l’assure l’AKP, enquête d’opinion à l’appui.

Ceux qui ne sont pas d’accord sont invités à se taire. Pour avoir rappelé que l’ex-basilique faisait partie du « patrimoine commun à toute l’humanité », Ibrahim Kaboglu, député du CHP, s’est attiré les foudres du porte-parole de l’AKP, Ömer Çelik, excédé par ce qu’il a décrit comme « un manque de respect envers les valeurs et la culture turques ».

« Briser les chaînes de Sainte-Sophie en l’ouvrant à la prière est notre souhait commun. Cela répond à la volonté du sultan conquérant Mehmet II », a expliqué Abdulhamit Gül, le ministre de la justice.

Réinterprétation de l’histoire

Féru d’histoire, le président Erdogan n’a aucun mal à s’identifier aux sultans ottomans, surtout au « Conquérant » dont il est prêt à enfourcher le cheval pour renforcer sa popularité déclinante dans les sondages. « Briser les chaînes », « se débarrasser de la laisse » que l’Occident a passée au cou des Turcs lors de la fondation de la République, en 1923, sont les références cultes des islamo-conservateurs.

Une vaste réinterprétation de l’histoire est à l’œuvre. Selon le nouveau roman national, les partenaires occidentaux de la Turquie, aidés par ces ennemis internes que sont les Kurdes séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les « fethullahci », les partisans de l’imam Fethullah Gülen, n’aspirent qu’à sa perte.


Une fois la décision actée par le Conseil d’Etat, une grande prière collective sera organisée à Sainte-Sophie le 15 juillet, le jour des commémorations de l’échec de la tentative de coup d’Etat de 2016 dont la paternité est attribuée au prédicateur Gülen par Ankara.

Célébré chaque année, le putsch raté sert de marqueur à la révolution culturelle que M. Erdogan veut imposer à sa population. Le 15 juillet 2019, l’accent avait été mis sur l’acquisition des missiles antiaériens russes S-400, devenus le symbole d’une Turquie désireuse de prendre ses distances avec l’Occident.

Cette année, la religion sera brandie comme un trophée. « Sainte-Sophie est une propriété de la République de Turquie, elle a été conquise ! », a cru bon de rappeler Mevlüt Çavuşoğlu, le chef de la diplomatie turque, en réponse aux protestations de la Grèce. Ressassé à l’envi ces jours-ci, le thème de la « conquête » est décidément d’actualité, s’appliquant aussi bien aux monuments d’Istanbul qu’aux visées expansionnistes turques en Méditerranée.

<....>
SUITE
Marie Jégo
(Istanbul, correspondante)

Lire aussi Pour la première fois depuis 87 ans, un imam a récité une sourate du Coran à l’intérieur de la basilique Sainte-Sophie
La France veut que Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous"! Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Juillet 2020 à 17:28 | 14 commentaires | Permalien

Père Nikolaï Tikhonchuk: Homélie "Notre prière pour les autres..."
Quatrième dimanche après la Pentecôte

Chers frères et sœurs !

Tout à l’heure nous avons entendu l’Evangile selon saint Matthieu où un officier romain est venu pour demander à Jésus de guérir son serviteur malade. Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir », mais l’officier lui répond que Jésus n’a pas à venir chez lui, qu’il n’est pas digne de l’accueillir dans sa maison, mais que Jésus a le pouvoir d’ordonner la guérison du serviteur, tout comme lui-même, le centurion, donne des ordres à ses serviteurs, ses subordonnés : « Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri », - dit-il. Jésus est très étonné de la foi de cet homme et, s’adressant à ses disciples et aux gens autour de Lui, Il dit : « En vérité, je vous le déclare, chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi ». Puis Il s’adresse au Centurion : « Rentre chez toi ! Qu’il te soit fait comme tu as cru. » Et sur le chemin le serviteur fut guéri.

Qu’y a-t-il de si étonnant dans les paroles du Centurion que Jésus le félicite pour sa foi en montrant son acte de foi au-delà de tout Israël ?

Le sujet de la guérison du serviteur du centurion est décrit également dans deux autres évangiles, chez saint Luc et chez saint Jean, ce qui nous donne d’autres détails intéressants sur ce miracle. Chez l’évangéliste Luc ce n’est pas le Centurion qui vient chez Jésus mais d’abords les Juifs, parce que cet homme avait construit une synagogue pour une communauté de Capharnaüm, et ensuite l’officier a envoyé ses serviteurs pour ne pas déranger davantage Jésus pour Son déplacement. Cette remarque du récit souligne l’humilité de cet homme : « Seigneur, ne te donne pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », - dit-il. (Lc. 7,6) D’ailleurs, l’humilité de cet homme qui est décrite chez les trois évangélistes est fascinante : d’un côté, il s’adresse au Christ avec une audace et une insistance remarquables, mais de l’autre côté, il ne se met pas en avant comme quelqu’un d’important.

En effet ici nous voyons les paroles du Christ qui sont mises en pratique : « pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite ». (Mt. 6,3) Parce que dans cette démarche cet homme s’efface en quelque sorte. En outre, il peur que son indignité puisse être un obstacle ou un empêchement pour que la miséricorde divine intervienne.

Je pense que ce Centurion nous donne un exemple pour comprendre quelle doit être la nature de notre prière pour les autres.

Premièrement, il faut souligner que cette prière pour les autres, nos proches, nos amis est très importante. Pourquoi ? Souvent les gens nous demandent de prier pour eux, surtout nous, les prêtres, et cette question à nous tous parait évidente. Mais parfois il faut mettre en question nos habitudes et nos pratiques spirituelles. Alors, pourquoi prier pour les autres est-il important ?

Peut-être que je ne peux pas vous donner une réponse complète à cette question. Je pense que dans la prière pour les autres nous ne sommes pas dans une posture indifférente. Si nous prions pour quelqu’un cela veut dire que cette personne est proche et précieuse pour nous. C’est quelqu’un que nous aimons. Et c’est facile de prier pour ceux qui nous aimons et pour ceux qui nous aiment, n’est-ce pas !

Mais combien de fois les gens m’ont demandé de prier pour eux ou pour leurs proches défunts ou vivants (parfois pour des personnes que je ne connais pas) Et parfois en regardant au fond de moi, je ne voyais aucun lien avec ces personnes là pour qui on m’avait demandé de prier. Que faire dans ce cas ? Il me semble qu’à ce moment il nous faut nous souvenir de cet officier romain.

Le centurion était un officier, qui savait parfaitement quel était le rôle de la hiérarchie. D’ailleurs, il le rappelle lui-même : je dis à mes subordonnés « fais ceci », et ils le font. Et pourtant, l’évangéliste Jean nous donne une précision étonnante : le centurion appelle son serviteur malade son fils. Pourtant, comme on le voit grâce aux témoignages de saint Matthieu et de saint Luc, il s’agissait bien seulement d’un serviteur, et non de son fils. Ainsi, le Centurion appelle son esclave comme son propre fils ! Ainsi il se montre un vrai disciple du Christ car, selon les paroles de l’apôtre Paul, il devient un véritable imitateur du Christ dans Son amour désintéressé envers son prochain. Cet amour pour son serviteur est au-delà d’une simple affection spontanée : il révèle un cheminement profond dans la prière, pour être capable de reconnaître son prochain comme un membre d’une même famille, unie. Quand Jésus nous apprend à prier, il nous demande de dire « Notre père » : on ne se sauve pas tout seul.

Chers frères et sœurs, apprenons à prier pour les autres, apprenons à voir les gens autour de nous comme nos frères et nos sœurs, comme nos propres enfants dans le Christ Jésus.
Amen.
Père Nikolaï Tikhonchuk: Homélie "Notre prière pour les autres..."

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Juillet 2020 à 09:14 | 0 commentaire | Permalien

Archiprêtre Nicolas Balachov:Toute l'histoire du Tomos était une duperie!
L'histoire de "l’octroi du tomos" que Piotr Porochenko a essayé de présenter dans l'intérêt politique de sa campagne comme une page exceptionnelle de l'histoire de la lutte pour l'indépendance de l'Ukraine, a au début été pleine de mensonges : promesses de l’administration du président ukrainien de présenter dix, puis vingt et encore plus de signatures des évêques canoniques de l’Eglise ukrainienne orthodoxe qui attendraient le convoité «tomos» pour convaincre le peuple orthodoxe d'Ukraine que le tomos est exactement ce qui manque pour leur bonheur total. P. A. Poroshenko assurait les "exarques" de Constantinople qu'il réglera le "problème de Philarète" en lui promettant qu'en fait, rien dans son "église" ne changera, mais restera " l'intention de maintenir le contrôle.

Le successeur a promis d'être guidé par les conseils de son "père spirituel" qu'il a très vite négligé; les promesses données à l'ancien métropolite Siméon de Vinnitsa ont été non tenues Il n'a donc rien gagné mais a perdu presque tout son diocèse.

Selon les recherche des experts invités par le Phanar qui «prouvèrent» que la métropole de Kiev en 1686 n'avait pas été donnée à Moscou de façon permanente mais seulement autorisée à ordonner temporairement les métropolitains ...

Maintenant, l'ancien «patriarche honoraire» exilé Philarète dit qu'ils ont présenté «le mauvais» tomos. Il a raison, ils ont menti. Et il est difficile de croire que Philarète n'a même pas lu le tomos avant de faire semblant de dissoudre son «Patriarcat de Kiev », qui a ensuite dû être recréé. J'espérais seulement que les fanfares se tairaient, que les Grecs partiraient et que la vie continuera comme avant.

Ça n'a pas marché ! Soit l'âge pèse lourd et l'instinct politique échoue, soit il ne supporte tout simplement pas les nombreuses heures de chantage et de pression du président Poroshenko de l'époque, qui a passé de longues heures seul avec le "patriarche honoraire" dans la nuit devant le "concile de l'unification". Il sentait dans le cœur du vieil homme que tout allait mal, il ne voulait pas aller dans ce "concile", il ne voulait pas signer la dissolution du «patriarcat», mais il a été forcé. Les exarques d'Istanbul ne voulaient pas se déshonorer, ils ne voulaient pas de faux départ pour l'aéroport. Ils ont dû participer à un événement honteux, qui était idéologiquement inspiré par l'administration du président de l'Ukraine, et sur le plan organisationnel, par «le Service de sécurité d'Ukraine ».

Le temps viendra, et toute la vérité sur ces tromperies apparaîtra dans son intégralité. «Car il n'y a rien de secret qui ne deviendrait apparent, ni de secret qui ne deviendrait célèbre et ne serait révélé», selon l'Évangile. Ceux qui ont été trompés ne resteront pas silencieux .

Après tout, la principale personne concernée, le sauveur de la nation et le revivaliste spirituel P.A. Poroshenko, qui siégeait au présidium de ce "concile " à la manière de Saint Constantin le Grand, s’est également trompé dans ses technologues politiques selon lesquelles le tomos garantit une victoire aux élections. Le patriarche Bartholomée, qui croyait que toute l'Ukraine le suivrait, fatiguée du "joug de Moscou" et prête à avaler au moins quelques tomos. Il n'a pas reçu la liste promise de "stavropégies" en propriété.

Réputation perdue. Tout ce qui restait était la nécessité de nous persuader, nous-mêmes et les autres que tout irait bien, que certains autres primats auraient reconnu les «tomos» et les «autocéphales» ukrainiens , et qu'ils le feraient avec gratitude, et même qu'ils se repentiraient d'avoir si longtemps hésité ...

" Rêves irréels et non réalisés", disent nos Ukrainiens dans de tels cas.

Archiprêtre Nikolai Balachov,
vice-président du Département des relations extérieures de l'Église du Patriarcat de Moscou,
spécialement pour Interfax Religion

Вся история с томосом была замешана на обмане Traduction pour PO

Lire aussi Les relations entre le Saint patriarche Tikhon et le patriarcat de Constantinople

Archiprêtre Nicolas Balachov:Toute l'histoire du Tomos était une duperie!
The whole story with Tomos was based on fraud

The whole story with "receiving Tomos" which was presented as an outstanding page in the history of Ukrainian independence in political interests of Pyotr Poroshenko's election campaign was initially based on fraud. The fraud was in everything: in the promises of the Ukrainian president's administration to collect ten, twenty or even more signatures of canonical bishops of the Ukrainian Orthodox Church, who also could not help waiting for the long-awaited "Tomos"; in attempts to convince the Orthodox people of Ukraine that Tomos is exactly what they need for entire happiness; in Poroshenko's attempts to assure Constantinople "exarchs" that he will settle "the problem with Filaret," in the promises given to Filaret that nothing will change in his "Church" and he will remain the "Patriarch"; in the actions of Filaret, who pretended to renounce the post of the primate, but actually intended to retain control; in the successor's promises to be guided by the advice of his "spiritual father" whom he soon neglected; in the unfulfilled promises to former Metropolitan Simeon of Vinnitsa, who gained nothing, but lost almost all his diocese; in "scientific research" of experts attracted by Phanar who "proved" that Kiev Metropolitanate in 1686 was granted to Moscow "not forever" or even "not granted at all," but just temporarily allowed to consecrate metropolitans (for this lie, however, someone was rewarded with rich Australian Diocese, others received more modest royalty)...

Now the former metropolitan and exiled "Honorary Patriarch" Filaret says that it was a "wrong" Tomos. He is right, they cheated, but in fact all the participants of that action were cheating. And it is hard to believe that Filaret did not even read either Tomos or the enslaving charter of the "OCU" (the uncanonical Orthodox Church of Ukraine - IF) before he dissolved (also "not for real") his "Kiev Patriarchate" which he had to restore later. He just hoped that the fanfares would be cut off, the Greeks would leave and life would go on as before, as usual.

But it never comes out. Even such an experienced player was overplayed. May be, the age takes its toll, or political flair fails, or he just did manage to stand the hours of blackmail and pressure from then acting president, who spent long hours of the night before the "unification council" tete-a-tete with the "honorary patriarch". The old man scented that things went wrong, he didn't want to go to this council, he did not want to sign under the dissolution of the "patriarchate", but he had to do it - he was forced or persuaded. The Istanbul exarchs also did not want to humiliate themselves, they tried to leave for the airport more than once and more than twice, but they did not let them go and had to participate in a shameful event, which was ideologically backed up by the administration of the president of Ukraine while its organization was provided by the Ukrainian Security Service, whose officials surrounded and filled throughout the periphery the Church of St. Sophia of Kiev.

The city of Kiev, where you can never hide a stitch in a bag, is full of stories about it from the participants. The time will come when the whole truth about these deceptions will come out in full. "For there is nothing hidden that will not be disclosed, and nothing concealed that will not be known or brought out into the open," the Gospel says. The deceived will not keep silence for their whole lives, they don't need to. After the revelations of the offended former metropolitan of Kiev, others will appear.

However, the main interested person, the savior of the nation and the restorer of spirituality, Pyotr Poroshenko, who was in the presidium of that "council" in the manner of St. Constantine the Great, was also deceived by his political technologists, who lied to him that Tomos would guarantee him victory in the elections. And Patriarch Bartholomew, who believed that the whole Ukraine, tired of the "Moscow yoke" and ready to swallow any Tomos, just to be called so, would follow him, was also deceived. He neither received in property the promised list of "stauropegia," nor the glory of the unifier of Orthodoxy, but only the bitterness of defeat and schism in the world family of Orthodox Christians, where he recently was the first among equals.

The reputation is lost. All that remained is the need to keep telling yourself and others that everything will be okay, that soon other primates will recognize the Ukrainian "Tomos" and the local "autocephaly", and will do it with gratitude, and will even repent for thinking so long...

"The plan went down the drain," our Ukrainian brothers sometimes say in such cases.


Archpriest Nikolay BALASHOV,
deputy head of the Moscow Patriarchate Department for External Church Relations,
specially for Interfax-Religion




Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2020 à 11:42 | 0 commentaire | Permalien

L'Eglise orthodoxe russe estime que le mouvement "Black Lives Matter" est antichrétien par sa nature
Mgr Sabba Toutoutov, adjoint du responsable du service administratif du patriarcat de Moscou, écrit sur le site Telegram: "Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et dans certains autres pays le mouvement "Black Lives Matter" devient de plus en plus  antichrétien et, même, hostile à  notre civilisation". Selon l'évêque cette tendance devient de plus en plus évidente. La statue de l'empereur Constantin le Grand qui voisine avec la cathédrale d'York en Grande-Bretagne pourrait être déboulonnée à cause de la prétendue glorification de l'esclavage par l'empereur. Le recteur de la cathédrale étudie la portée de cette sculpture à la lumières des plaintes qui lui ont été adressées.

Mgr Justin Welby, archevêque de Canterbury, a déclaré que les statues existant dans la cathédrale de Westminster et l'abbaye de Canterbury feront l'objet d'une étude spéciale pour vérifier si elles doivent être maintenues à leurs places.   

Il a été annoncé le 30 juin  dernier qu'une représentation de la sainte Cène sera installée dans l'autel de la cathédrale Saint Alban , en Grande-Bretagne. Le Christ y est représenté comme étant africain.

Ce tableau, réalisé en 2009 par Lorna May Wadsworth et inspiré de la célèbre Cène de Léonard de Vinci, a été peint à partir d’un modèle né en Jamaïque. Jusqu’au mois d’octobre, il couvrira un triptyque d’une scène de la Nativité, représentant la Vierge Marie et l’enfant Jésus entourés de bergers et des rois mages. « La vie des Noirs compte, c’est pourquoi nous avons transformé notre autel des persécutés en un espace de réflexion et de prière avec le retable de Lorna », s’est félicité Jeffrey John, doyen de la cathédrale, auprès du Daily Mail.

« L’Eglise n’est pas en position de force pour prêcher aux autres la justice, raciale ou autre », a-t-il estimé. « Les experts conviennent que Jésus aurait probablement eu des traits du Moyen-Orient, mais pendant des siècles, les peintres européens ont traditionnellement peint le Christ à leur image », a fait valoir l’artiste, expliquant que ce tableau visait à remettre en question « le mythe occidental » selon lequel Jésus avait les cheveux et les yeux clairs.

Black Lives Matter milite dans le monde entier et se montre ces derniers temps de plus en plus actif. Il exige une lutte plus combative contre le racisme, la réduction des budgets alloués aux polices, des allocations financières plus généreuses aux régions et aux pays où les minorités ethniques sont importantes.   

  В РПЦ указали на антихристианский характер движения Black Lives Matter  Traduction PO
L'Eglise orthodoxe russe estime que le mouvement "Black Lives Matter" est antichrétien par sa nature

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Juillet 2020 à 08:08 | -2 commentaire | Permalien

L'inauguration d’une plaque en mémoire de Sainte mère Marie Skobtsov a eu lieu le 24 juin au mémorial aux émigrés russes impliqués dans la Résistance, à Saint-Genevieve-des-Bois, près de Paris.

L'année du 75e anniversaire de la Victoire sur l'Allemagne nazie est aussi une occasion de revenir sur le destin tragique de ceux qui n'ont pas pu célébrer la défaite de la barbarie hitlérienne et le triomphe des peuples libérés. Ainsi, le 24 juin, une cérémonie officielle a été organisée sur le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois au pied du mémorial aux émigrés russes ayant participé à la Résistance.

«Evénements intrinsèquement liés entre eux. Cette victoire suscite le deuil et la tristesse», a souligné Xénia Krivochéine, artiste peintre et biographe de mère Marie Skobtsov.

La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française
En présence des autorités locales, de représentants de l'ambassade de Russie en France, de membres de la communauté russe et d'ecclésiastiques de l'Eglise orthodoxe russe, une plaque commémorative a été inaugurée à la mémoire de Sainte mère Marie Skobtsov. Ce nom est connu en Russie comme en France car il est devenu synonyme de courage infaillible et d'abnégation véritable. Cette année marque le 75e anniversaire de sa mort en déportation à Ravensbrück, l'un des plus terribles camps de concentration réservé aux femmes.

Cette femme russe, poète et artiste, arrive en France au début des années 20, juste après la Révolution et la prise du pouvoir par les communistes. Dès ses premières années en France, Marie Skobtsov s'engage dans le combat pour sauver des vies : laïque, mère de plusieurs enfants, elle rend visite aux malades dans les hôpitaux psychiatriques et distribue des repas aux pauvres. Puis, après avoir prononcé ses vœux, elle fonde un sanatorium pour les tuberculeux, un foyer et une paroisse pour les indigents, a rappelé Xénia Krivochéine. En 1932, elle décide de consacrer sa vie à Dieu et devient religieuse. Pendant les années de guerre, elle choisit son camp sans hésiter, et accomplit des actes extrêmement marquants, qui en font un des héros de cette époque impitoyable.

La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française
Pendant l'occupation allemande, intégrée à la Résistance, mère Marie aidait ceux qui risquaient d’être arrêtés à prendre la fuite, cachait les personnes déplacées d’origine soviétique et établissait de faux actes de baptême pour les juifs afin de les sauver d'une mort certaine. La courageuse mère Marie a réussi à sauver trois enfants juifs du Vélodrome d'hiver à Paris. Mais dénoncée, elle a été arrêtée par la Gestapo, puis déportée à Ravensbrück où elle a trouvé la mort seulement quelques semaines avant la fin de la guerre.

Le 31 mars 1945, Samedi Saint, mère Marie a été envoyée à la chambre à gaz. Ses cendres ont été dispersées dans les collines voisines à 80 km au nord de Berlin. Elle donc n’a pas de sépulture, c'est pourquoi il a été décidé, à l'initiative de Xénia et Nikita Krivochéines, de placer cette plaque commémorative à sa mémoire au cimetière russe à Sainte-Geneviève-des-Bois où désormais, parmi d'autres noms, sera gravé celui de la Mère Marie Skobtsov (1891-1945).


La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française
Cette initiative a été soutenue par l'ambassade russe et le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris, pour qui la conservation de la mémoire de ces héros issus de l'immigration constitue une priorité majeure, qui témoigne d'un lien fort entre la France et la Russie aussi bien aujourd'hui que pendant la guerre contre l'ennemi commun.

Artem Stoudennikov, le ministre-conseiller de l’ambassadeur russe, a notamment souligné que cette cérémonie démontrait le lien inséparable existant entre la grande mère-Patrie et la diaspora russe en France. «La mère Marie est une figure de proue de l’émigration russe et [notre] héros de la Résistance [...] L'exploit des participants russes à la Résistance ne doit jamais être oublié. Ils se sont battus et sont morts pour la liberté de la France et pour la liberté de la Russie», a ajouté le diplomate.


La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française
Le 24 juin, alors que Moscou accueillait le grand défilé militaire consacré à la Victoire, le petit cimetière russe près de Paris accueillait une cérémonie religieuse en hommage à Sainte mère Marie Skobtsov. Ces deux événements, quoique d'ampleur différente, incarnent chacun à leur façon cette force de la mémoire qui maintient aujourd'hui la vérité historique et symbolise non seulement la victoire de la paix sur la guerre, mais aussi le triomphe de la vie sur la mort.

Mgr Jean, de l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale , avait effectué les rites de consécration et bénédiction du lieu. Mgr Jean s’est longuement adressé aux nombreuses personnes présentes. Il a dit : « Mère Marie a été proclamée Sainte en 2004. Il n’y avait pas jusqu’à présent de lieu où l’on pouvait lui adresser nos prières et la vénérer. Voilà que ce lieu existe! » Soulignant que le cœur de la mère Marie a «toujours été tourné vers les autres», ce qui incarne la réalisation des principes évangéliques, il a rappelé que la canonisation en 2004 de cette femme de foi morte en martyre est une preuve de la reconnaissance par l'Eglise de «son engagement au service des frères, des pauvres, de la Résistance» comme «une action de Dieu au milieu des hommes».


La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française
Après le dépôt de gerbes, Nikita Krivochéine, traducteur de nombreux ouvrages sur la vie de la Sainte Marie Skovtsov et fils du résistant Igor Krivochéine, proche de mère Marie, a rappelé que cette femme avait combattu de toutes ses forces contre le nazisme en vue de la victoire sur le mal. Depuis son enfance, après avoir rencontré la mère Marie, il a gardé pendant toute sa vie un souvenir inoubliable de sa «force d'esprit, de [...] prière, de [...] renoncement et d'abnégation de soi.»

Aujourd'hui, le nom de cette femme admirable appartient à l’histoire du XXe siècle. Des films, de nombreux ouvrages, conférences et expositions lui sont consacrés. Une rue du XVe arrondissement de Paris porte son nom, et des plaques commémoratives à sa mémoire sont visibles à Riga, Saint Pétersbourg, Anapa et Yalta.

Voici la légende gravée sur la plaque consacrée à mère Marie :

Ste Mère Marie (Skobtsov) 1891-1945
Moniale, poète, artiste et résistante
Exécutée par les nazis dans le camp de Ravensbrück
Sans sépulture


LIEN - RT France et ÉGLISE ORTHODOXE RUSSE EN FRANCE et Otrhodoxie. com ICI discours Xenia Krivocheine

A lire Élisabeth Pilenko, la «sainte Marie de Paris». Une plaque commémorative en l'honneur de la mère Marie Skobtsova, membre du mouvement de la Résistance en France, poétesse, théologienne, connue pour ses œuvres caritatives, et décédée au camp de concentration de Ravensbrück, a été inaugurée le 24 juin 2020 au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Для участия в церемонии открытия мемориальной доски святой Матери Марии Скобцовой, собрались представители русской общины и организаций, занимающихся захоронениями в русском некрополе Сент-Женевьев-де-Буа: Комитета по поддержанию православных захоронений в «русском каре», Русского дома, Координационного совета российских соотечественников во Франции (КСРС). Были возложены цветы от имени российского Посольства, Постпредства России при ЮНЕСКО, Российского центра науки и культуры в Париже, Российского православного духовно-культурного центра. Митрополит Дубнинский Иоанн отслужил молебен и освятил мемориальную доску читать далее >>> На русском кладбище в Сен-Женевьев-де-Буа открыт кенотаф в память матери Марии /Скобцовой/

En mars 2020, 75e anniversaire de la mort de mère Marie, Xénia Krivochéine a fait paraître un livre intitulé « Sainte Marie de Paris - Comment la petite Lisa Pilenko est devenue SAINTE MARIE DE DE PARIS » Editions APOSTOLIA sur AMAZON et sur le site du Monastère de la Transfiguration
La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2020 à 16:47 | 1 commentaire | Permalien

Le 2 juillet nous commémorons saint Jean de Shanghai vénéré par le plérôme de l'Eglise russe
Examen des reliques de l'Archevêque Jean Maximovitch, saint Jean de Shanghai 1896-1966

Inspiré de l'article de "Tcerkovnie novosti" № 34 sept.octobre 1993

Le Mardi 29 septembre / 12 octobre 1993, après la célébration d'une pannikhide à l'intention de l'Archevêque Jean Maximovitch et l'enlèvement de la dalle de pierre qui couvre son tombeau, il a été procédé à l'ouverture de son cercueil et l'examen de ses reliques.

Les participants à cette cérémonie, qui s'y étaient préparés par le jeûne et la prière, étaient l'Archevêque Antony de San Francisco, l'Archevêque Laure de Syracuse, l'Evêque Cyrille de Seattle, sept prêtres, trois diacres, un lecteur et un laïc. Parmi les prêtres qui participaient se trouvait en particulier le hiéromoine Pierre (Loukianov) qui passa sa jeunesse auprès de l'Archevêque Jean.

Lire aussi Émigration russe en Chine. Saint Jean de Shanghai au milieu des enfants de l’orphelinat de saint Tikhon de Zadonsk.

Après qu'ils eurent prié dans la crypte, le hiéromoine Pierre tenta d'ouvrir la serrure du cercueil avec la clé qu'il avait conservée mais l'état rouillé de la serrure ne le permit pas. Pendant qu'on cherchait des outils, l'Archevêque Antony se mit à chanter "Ouvre nous les portes de la miséricorde", et les gonds du tombeau cédèrent en l'ouvrant. Avant que l'Archevêque Laure enlevât le voile de sa face, l'Archevêque Antony lut le Psaume 50.

Le 2 juillet nous commémorons saint Jean de Shanghai vénéré par le plérôme de l'Eglise russe
Les restes de l'Archevêque Jean apparurent, incorrompus, sa figure et ses mains montrant une couleur d'une totale blancheur tandis que ses pieds montraient une couleur sombre, ce qui tient sans doute au fait que l'Archevêque Jean de son vivant portait seulement des sandales toute l'année et la plupart du temps sans chaussettes.

La figure de Vladika avait quelque peu changé par rapport à celle qu'avaient connue ses proches ou par rapport aux photographies. Son nez s'est aminci.

Si le cercueil métallique a rouillé, la mantia qui le recouvrait est restée intouchée. Ses vêtements liturgiques et l'Evangile étaient couverts de moisissure, l'icône métallique sur sa poitrine rongée par la rouille, mais son bâton pastoral et la prière d'absolution sur papier intacts.

Du tombeau sortait une forte odeur de rouille et de moisissure mais les restes eux-mêmes ne sentaient rien. Quelques célébrants ont soulevé les restes de l'Archevêque Jean pour pouvoir les transférer dans un nouveau cercueil monastique spécialement préparé. A ce moment il devint clair que les restes de l'Archevêque Jean étaient complètement intacts.

Ensuite les reliques, placés dans ce cercueil neuf scellé du sceau de l'éparchie, furent portés à nouveau dans le tombeau original pour reposer là jusqu'à la glorification solennelle du nouveau saint de Dieu le 2 juillet 1994, jour anniversaire de son repos (en1966). Ceux qui ont pris part à l'examen des reliques ont témoigné avoir ressenti une joie quasi pascale.

Rappelons que l'Archevêque Jean Maximovitch, dont la glorification a été décidée au Concile des Evêques de l'Eglise Russe Hors Frontières, tenu au couvent de Lesna, fut d'abord l'Evêque de Shangaï puis l'Archevêque de l'Europe Occidentale avant de diriger le diocèse de San Francisco et l'Amérique.

Dmitry Karpenko
The Russian Orthodox Church in the U.K. and Ireland: Diocese of Sourozh

В РПЦЗ уже заканчивается, а у нас продолжается день памяти Святителя Иоанна Шанхайского и Сан-Францисского, удивительного святого наших дней. Не скрою, что это мой самый любимый святой, если можно так говорить )

В Святителе Иоанне поражает буквально все - совершенно невероятно, но оказывается и в наши дни возможно жить также, как об этом можно прочитать в книжках о подвижниках которые жили давным давно.

Святость вовсе не подразумевает идеальность. Известно, что при жизни Святитель некоторыми в церковной среде воспринимался как не вполне нормальный. Но Господь со временем все расставляет по своим местам...

Владыку Иоанна можно считать и местным Британским святым, так как он был в свое время правящим архиереем для приходов РПЦЗ в Англии и неоднократно ее посещал, совершая здесь богослужения в местном приходе. К сожалению, не так много информации можно найти об этом периоде его жизни.

Le 2 juillet nous commémorons saint Jean de Shanghai vénéré par le plérôme de l'Eglise russe
Но вот один замечательный мемуар митрополита Каллиста (Уэра), который принял окончательное решение о переходе в Православие именно под влиянием Владыки Иоанна:

"Со мной произошло нечто странное, чего я до сих пор до конца понять не могу. Я пошел в храм в Версале, где тогда служил глава Русской Зарубежной Церкви архиепископ Иоанн (Максимович), ныне причисленный к святым.

Он имел обыкновение служить ежедневно, и поскольку это был будний день, на Литургии присутствовали всего несколько человек: один или два монаха и пожилая женщина. Я вошел в храм почти в конце богослужения, незадолго перед выходом священника со Святыми Дарами. К причастию не подошел никто, но он продолжал стоять с чашей в руке и, склонив голову набок в характерной для него манере, пристально и даже как-то грозно смотрел в мою сторону (раньше он меня никогда не видел). Лишь когда я отрицательно покачал головой, он ушел в алтарь.

После литургии был молебен святому дня; по окончании молебна владыка помазывал присутствующих елеем из лампады перед иконой святого. Я оставался на своем месте, не зная, могу ли, будучи неправославным, подойти к помазанию. Но в этот раз он проявил настойчивость и властным жестом подозвал меня. Я подошел, принял помазание, и тут же вышел, не решившись остаться, чтобы поговорить с ним (впоследствии мы не раз встречались и беседовали).

Я очень удивился столь странному поведению св. Иоанна во время причащения. Мне было известно, что практика Русской Зарубежной Церкви требует обязательной исповеди перед Причастием. Несомненно, владыка должен был знать всех, кто приступает к Чаше. Да и в любом случае причастник, по крайней мере, в Русской Церкви - не мог прийти на службу так поздно. Но владыка обладал даром читать в сердцах. Не намекал ли он, что я стою на пороге Православия и больше не следует откладывать вход?

Как бы ни было на самом деле, но случившееся в Версале укрепило мою решимость. Если православие есть единственная истинная Церковь и если Церковь есть общение в таинствах, значит, прежде всего я должен приступить к таинствам".

Святителю отче наш, Иоанне, моли Бога о нас!

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2020 à 11:26 | 0 commentaire | Permalien

Alors que les frontières sont fermées à cause de l'épidémie la musique montre, une fois de plus, qu'elle est libre. Alexandre Kruse, présentateur du programme "Soyouz", a interviewé Marina Politov, chef de chœur, à la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris

 C'est avec la bénédiction de Mgr Antoine, métropolite de Chersonèse, que Marina Politov a pris part au programme Canon de la chaîne orthodoxe "Soyouz". Elle a parlé de sa vie. Voilà dix ans qu'elle vit à Paris. Elle détient plusieurs diplômes dont l'un délivré par la Sorbonne. Marina Politov a exposé l'histoire du chant orthodoxe en France et a parlé de la formation de la chorale de la nouvelle cathédrale.

Il a beaucoup été question dans cet entretien des difficultés qu'affrontent actuellement les chorales ecclésiales. Les chefs de chorales dans les paroisses d'Europe occidentale doivent trouver des solutions à des problèmes inhérents à cette région du monde.  L'émission consiste de deux parties.

По благословению митрополита Корсунского и Западноевропейского Антония, регент Свято-Троицкого кафедрального собора в Париже приняла участие в программе Канон на телеканале «Союз»

Регент Свято-Троицкого кафедрального собора в Париже Марина Политова была приглашена к участию в телепередаче Канон на российском православном канале «Союз».

В ходе беседы с журналистом телеканала регент Троицкого собора рассказала об истории развития русских православных певческих традиций во Франции, а также о создании архиерейского хора для нового соборного храма в Париже,

В рамках телепередачи много говорили о проблемах и вызовах, стоящих перед современным клиросом, о специфике регентского послушания в храмах и на приходах Западной Европы, а также на прочие актуальные темы.

С видеозаписью телепередачи, которая стала возможной благодаря современным средствам дистанционной связи, можно ознакомиться на сайте телеканала Ссылка

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juillet 2020 à 16:44 | 0 commentaire | Permalien

 Père ANDREW PHILLIPS :Quand cesse-t-on d'être des "convertis" ?
Comment le « convertis » cessent-ils d'être convertis?


Père ANDREW PHILLIPS: Presque tous les orthodoxes sont aujourd'hui convertis. Après la chute du communisme, des dizaines et des dizaines de millions de personnes se sont converties au Christ et ont été baptisées dans la foi de leurs ancêtres parce qu'elles étaient enfin libres de le faire. En Grèce également, de nombreuses personnes se sont éloignées de l'Église après les années 1960, mais certaines sont revenues de très loin, découvrant l'Orthodoxie pour la première fois, malgré leur nationalité et leur Orthodoxie présupposée. Tous ces exemples sont la preuve de la vérité évidente que l'ethnicité n'a rien à voir avec le fait d'être chrétien, une idée étrange qui ne serait jamais venue à l’esprit des Apôtres, des martyrs, des saints et des Pères de l'Église.

Les convertis doivent dépasser l'Orthodoxie des néophytes, une fascination pour ce qui leur semble dans leur éloignement de la normalité, être ésotérique ou exotique (ce qui n'est pas du tout ésotérique ou exotique pour nous qui la vivons quotidiennement). Cela implique de se rendre compte que la vraie Orthodoxie est simplement le mode de vie chrétien, le vrai christianisme, et que ce qu'ils pensaient auparavant être le christianisme (protestantisme / catholicisme) ne l'a jamais été. C'est un choc pour eux - cependant c'est la vérité, comme beaucoup le confirmeront ensuite. Et tous doivent découvrir que l'Orthodoxie ne concerne pas les croix en or et les cœurs en bois, mais les cœurs en or et les croix de bois.

Il arrive que les convertis débutants se manifestent comme des orthodoxes enflammés de zèle, mais ces flammes s'éteindront tôt ou tard. Ils se transformeront en cendres face aux difficultés auxquels la réalité nous confronte – à moins que ces convertis n'aient le carburant qui alimente le cœur. Et ce carburant vient de la vie liturgique, de la participation aux offices, de la prière (la participation aux services vous oblige à prier, sinon vous vous ennuierez), du jeûne, des sacrements et de l'amour de notre prochain. (Les livres et les théories, évidemment, cela ne nourrit pas le cœur, cela ne nourrit que le cerveau, ce qui provoque simplement des maux de tête, littéralement, de la constipation mentale).

Mais ce sont précisément les difficultés de la vie qui détruisent les illusions. Ainsi, perdre des illusions ne signifie pas devenir désillusionné ou cynique, cela signifie devenir réaliste. Car nous devons notre fidélité non pas aux illusions, mais au Christ. Notre foi est simplement le mode de vie chrétien, les valeurs chrétiennes, la culture chrétienne, la civilisation chrétienne - il n'y en a pas d'autre.

Il semble y avoir tellement de règles à l'orthodoxie. Quelle est la différence entre l'Orthodoxie et le pharisaïsme ?

Père ANDREW PHILLIPS :Vous êtes débutant. Ne laissez pas les vieux pharisiens - qui prétendent être les seuls vrais orthodoxes au monde ! - transformer le christianisme en pharisaïsme rigide pour vous, comme pour eux. Ne les laissez pas faire de l'Église un « bâton pour votre dos ». Prenez les choses progressivement. Certes, l'Orthodoxie est la rigueur pour vous-même, tandis que le pharisaïsme est la rigueur pour les autres.

Cependant, en apprenant la vie orthodoxe, vous apprendrez qu'il existe deux livres. L'un est le Livre des Règles écrit, qui est composé de nombreux livres, tels que la Bible, les Canons, le Typikon, etc., et l'autre est le Livre des Exceptions non écrit. Tout comme le premier Livre n'est pas un Livre de châtiment sévère qui procure un désespoir noir, le second Livre n'est pas un Livre de libéralisme laxiste, qui entraîne une indifférence cynique. Le premier est notre idéal, le second est notre réalité. Vous devez connaître et avoir les deux livres, car ensemble, ils forment Le Seul Grand Livre de l'Orthodoxie, connu sous le nom de livre de la sagesse et de l'amour de Dieu. Ce livre n'est disponible dans aucune librairie, seul le temps vous l'apprendra, si vous avez la patience et l'humilité d'apprendre par expérience.

Suite version française par Maxime le minime

à lire sur PO Père ANDREW PHILLIPS

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Juin 2020 à 13:29 | 7 commentaires | Permalien

LE TEMPS MONASTIQUE ATHONITE
Non seulement les monastères du Mont Athos ont conservé le calendrier julien, mais ils continuent en outre à utiliser la division du temps romain ou byzantin - ce sont les derniers endroits sur terre à préserver cette pratique.

Tout au long de l'histoire, l'homme a pris l'habitude de compter le temps à partir du coucher du soleil.

Ceci est en accord avec la description biblique de la création du temps: " Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était sans forme et vide; et les ténèbres étaient sur ​​la face de l'abîme. Et l'Esprit de Dieu planait sur ​​la face des eaux. Puis Dieu dit: Que la lumière soit; «Et la lumière fut. (Genèse 1: 1-3) "

Le jour, suivant l'horloge byzantine, commence donc au coucher du soleil. Cela peut être quelque peu arbitraire, car "coucher de soleil" peut signifier "quand le soleil descend sous l'horizon sur la mer», ou "quand le soleil descend sous la crête de la montagne." En outre, la longueur des jour croît et décroît tout au long de l'année.

Pour des raisons pratiques, le monastère Xeropotamou publie une liste de fois que le coucher du soleil se produit sur la péninsule atonie conformément à l'horloge "du monde". Ainsi, par exemple, si le calendrier de Xeropotamou indique que le coucher du soleil se produit à 19h00 (comme nous le noterions "normalement"), une horloge "athonite» sera alors réglée sur "minuit", ou 0h00, à ce moment-là.

La plupart des grands monastères utilisent l'horaire publié, mais certains règlent leur horloge locale à l'heure du coucher du soleil observée à leur endroit.

Cela semble déroutant au premier abord, mais devient peu à peu une habitude. En fait, en ajustant les temps des offices à la longueur du jour, les monastères du Mont Athos évitent le problème que nous avons dans les paroisses de célébrer les vêpres tout au long de l'année à 18h00 du temps "du monde", qui correspond à la tombée de la nuit en Décembre mais dans la chaleur de l'après-midi en Juin. La réalité est que la plupart des gens "dans le monde" vivent par l'horloge et ignorent les saisons. Sur l'Ethos, cependant, les moines vivent en harmonie avec les rythmes de la nature tout au long de l'année.

Version en français par Maxime le minime de la source
LE TEMPS MONASTIQUE ATHONITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Juin 2020 à 06:30 | 0 commentaire | Permalien

Communiqué du Bureau de l’Archevêque du 23 juin 2020 concernant les ordinations épiscopales - AXIOS !AXIOS !AXIOS !
Chers Pères,

Chers Frères et Sœurs,

C’est avec une grande joie que je vous annonce qu’avec la bénédiction de Sa Sainteté Cyrille, patriarche de Moscou et de toute la Russie, les 27 et 28 juin 2020 auront lieu les ordinations épiscopales des évêques vicaires de l’Archevêché des Églises Orthodoxes de Tradition Russe en Europe Occidentale :

L'ordination épiscopale de l’archimandrite Syméon /Cossec/ aura lieu le samedi 27 juin 2020, à 09h30 en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, au cour de la célébration de la Divine Liturgie présidée par Son Eminence le Métropolite JEAN de Doubna, Archevêque dirigeant des Églises Orthodoxes de Tradition Russe en Europe Occidentale en concélébration de Son Éminence le Métropolite Antoine de Chersonèse et d’Europe occidentale, Exarque du Patriarche de Moscou en Europe occidentale et de Son Eminence Monseigneur Nestor, Archevêque de Madrid et Lisbonne.

Communiqué du Bureau de l’Archevêque du 23 juin 2020 concernant les ordinations épiscopales - AXIOS !AXIOS !AXIOS !
L’ordination épiscopale de l’archimandrite Elisée /Germain/ aura lieu le dimanche 28 juin 2020, à 09h30 en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, au cour de la célébration de la Divine Liturgie présidée par Son Eminence le Métropolite JEAN de Doubna, Archevêque dirigeant des Églises Orthodoxes de Tradition Russe en Europe Occidentale en concélébration de Son Éminence le Métropolite Antoine de Chersonèse et d’Europe occidentale, Exarque du Patriarche de Moscou en Europe occidentale et de Son Eminence Monseigneur Nestor, Archevêque de Madrid et Lisbonne, et de Son Excellence Monseigneur Syméon de Domodedovo, vicaire de l’Archevêché des Églises Orthodoxes de Tradition Russe en Europe Occidentale du Patriarcat de Moscou. SUITE

Moscou, Saint Synode de l'Eglise orthodoxe russe, séance du 11 mars: validation de l'élection au sein de l'Archevêché des évêques vicaires Mgr Syméon et de l'higoumène Elisée

Communiqué du Bureau de l’Archevêque du 23 juin 2020 concernant les ordinations épiscopales - AXIOS !AXIOS !AXIOS !

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juin 2020 à 20:19 | Permalien

En Égypte, le diocèse copte orthodoxe a mis en garde la population contre des fraudes ....
Pays d’Afrique le plus mortellement touché par la pandémie de Covid-19, avec plus de 1.300 décès, l’Égypte a imposé des mesures extraordinaires pour limiter la diffusion du virus, fermant églises et monastères et annulant rencontres et pèlerinages.

Le diocèse copte orthodoxe d’Aswan (sud du pays) a dû prendre une mesure particulière et alerter la population, ainsi que le rapporte l’agence Fides. Des inconnus se sont en effet présentés chez des particuliers. Prétextant être des représentants de l’Église locale, ils leur ont apporté de l’eau et de l’huile « de guérison » permettant soi-disant d’éviter la contamination ou de soigner les symptômes de la pandémie.

Or, l’Église copte n’avait mandaté personne pour faire du porte-à-porte et distribuer des produits « thaumaturgiques » et il s’agissait bien évidemment d’une supercherie. Un conseil, donc : si vous souhaitez prier pour vous prévenir de la maladie ou en guérir, n’écoutez pas le premier venu et tournez-vous plutôt vers les saints thaumaturges....SUITE

Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie 68 Résultats pour votre recherche

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juin 2020 à 10:41 | -1 commentaire | Permalien

Sous l’URSS l’église Notre-Dame-de-la-Miséricorde a été transformée en école de plongée
Un cylindre en métal long de 40 mètres et une piscine sur le lieu qui accueillait jadis l’autel – c’est ce qu’est devenue une église saint-pétersbourgeoise sous les bolchéviques.

Sous l’URSS, des dizaines de milliers de lieux de culte ont été démolis dans le cadre de la campagne antireligieuse. En 1919-1922 on comptait à Moscou 53 lieux de détention dont 12 camps. Le pouvoir ne considérait pas, à l’époque, que les camps de concentration étaient appelés à durer. Aussi le budget qui leur était alloué était réduit.

Pour commencer ce furent les monastères orthodoxes qui ont été transformés en camps. Leur aménagement permettait d’isoler au mieux les détenus. Parmi les premiers monastères transformés en camps il faut nommer : les monastères Novospassky, Saint Jean Baptiste et Andronikov. En 1918 les bolchéviks transforment en camps les monastères de Moscou. Quant à ceux qui n’ont pas connu ce triste sort, ils ont été souvent affectés à des besoins tout à fait différents. Ainsi, les églises d’hier ont accueilli des quartiers généraux ou ont été réaménagées en entrepôts, maisons de culture, planétariums, prisons.

L'Église Notre-Dame-de-la-Miséricorde, sur l'île Vassilievski, à Saint-Pétersbourg, a été fondée en 1889 pour commémorer le couronnement de l’empereur Alexandre III. C’est d’ailleurs le souverain lui-même qui a partiellement financé le projet, le reste de la somme provenant des dons de marins, ce lieu de culte réalisé dans le style byzantin ayant été commandé par le ministère de la Marine impériale de Russie. Cette église était ainsi considérée comme l’une des principales de la Marine de la capitale qu’était à l’époque Saint-Pétersbourg et il semble que ce fait précis ait défini son destin ultérieur.

Sous l’URSS l’église Notre-Dame-de-la-Miséricorde a été transformée en école de plongée
Encore avant les révolutions, ce lieu de culte avait acquis une gloire tout à fait particulière. Il se dressait dans le district du Port des Galères, lieu habité par les couches pauvres de la ville – ouvriers analphabètes et anciens paysans. À la lisière des XIXe et XXe siècles, le prêtre Gueorgui Gapone, l'un des futurs meneurs de la Révolution de 1905, y a servi pendant une année. Sa popularité était si grande que quelque 2 000 – 3 000 fidèles affluaient pour assister à ses prêches.

D’ailleurs, si les lieux auraient pu accueillir plus de personnes, elles auraient été encore plus nombreuses. En 1905, Gapone a emmené une foule comptant 50 000 ouvriers à la manifestation sur la place du Palais d’Hiver, qui entrera dans l’histoire sous le nom de Dimanche Rouge.

Après la Révolution, l’église a continué à fonctionner jusqu’en 1932, année où il a été décidé d’aménager entre ses murs une station de formation des plongeurs. Dès l’année suivante, un caisson de décompressions a par conséquent été installé sous le dôme de cet édifice haut et robuste.

Lire aussi L’icône du cinéma " PIONNIER" – vers 1940

Sous l’URSS l’église Notre-Dame-de-la-Miséricorde a été transformée en école de plongée
Haut de 40 mètres, ce cylindre de plongée était unique en son genre : à l’époque il n’avait pas de pareils en URSS, seule l’Angleterre en comptant un en Europe. Une piscine a également été aménagée sur le lieu ayant autrefois accueilli l’autel.

Quant aux objets de culte, ils ont vite été pillés, tandis que les fresques ornant les murs de l’église ont été dissimulées sous des couches de peinture. Lorsque l’école de plongée sera fermée, les restaurateurs dénombreront dix couches couvrant les images saintes.

Cela s’est passé en 2006, l’année où a commencé le long processus de restitution de ce lieu de culte à l’Église orthodoxe russe. Des objets restant de l’école étaient encore dispersés à l’intérieur et rares étaient les personnes autorisées à y entrer.

« Des murs éraflés, des fils électriques suspendus, un immense réservoir couvert de carreaux rouillés, un tuyau géant, timidement recouvert d'une provisoire iconostase rouge », c’est ainsi qu’était décrit dans Eau Vivante, édition de la métropole de Saint-Pétersbourg, l’état des locaux en 2015, lorsque la reconstruction a débuté.

Sous l’URSS l’église Notre-Dame-de-la-Miséricorde a été transformée en école de plongée
Il convient de dire que l’énorme tuyau entortillé par un escalier en métal représentait un problème majeur : on craignait que l’édifice ne survive pas à son démontage et que le dôme s’effondre. Cependant, le pire a été évité.

En 2012, l'église est rendue par le gouvernement au patriarcat de Moscou1. En octobre 2019, alors que l'église est dans un état de délabrement avancé et comporte encore des installations militaires, le ministère de la culture russe annonce un plan de restauration pour un montant de 883 millions de roubles

À l’heure actuelle, les travaux de reconstruction se poursuivent et c’est une chapelle située sur les lieux qui accueille les services religieux en attendant la fin du chantier.

SUITE Lien "Russia Beyond"

214 Résultats pour votre recherche: Nouveaux martyrs

Sous l’URSS l’église Notre-Dame-de-la-Miséricorde a été transformée en école de plongée

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juin 2020 à 11:34 | -1 commentaire | Permalien

LA DEUXIÈME  DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE MÉMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE
Office à tous les Saints qui ont resplendi sur la terre de Russie Traduction du P. Denis Guillaume

Cette célébration vit le jour au XVIème siècle sous le saint métropolite Macaire de Moscou & de toutes les Russies mais fut abandonnée au siècle suivant lors des réformes du Patriarche Nikon.

Cette fête fut restaurée à la suite du concile local de Moscou le 26 août 1918.

L’initiateur de la restauration de cette fête fut un professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg, Boris Touraev.

Il fut du reste le co-auteur avec le hiéromoine Athanase Sakharov de la première édition de l’office parue en 1918. Une seconde édition de cet office parut en 1956 et fut publiée par le Patriarcat de Moscou.

Une révision de cet office fut effectuée en 2002 et fut intégrée aux Ménées du mois de mai (elle présente quelque variante avec la version de 1956, en particulier pour le prokimenon de la liturgie).

Curiosité liturgique, les différents stichères des vêpres ou des matines, ainsi que les tropaires des odes du canon du jour à matines énumèrent les noms d’un très grand nombre de saints russes.

Des formules spéciales pour les prières de la litie énumèrent de même de longues listes de saints russes.

L’office de tous les saints qui ont illuminé la terre de Russie se combine avec celui du dimanche, ton 1. Les lectures de la liturgie, qui s’ajoutent à celle du IInd dimanche après la Pentecôte, reprennent celles du dimanche de tous les saints de la semaine précédente.

Par les prières de ta Mère immaculée et de tous les saints, Christ notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous, dans ton unique bonté & ton amour pour les hommes. Amen.
SUITE
LA DEUXIÈME  DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE MÉMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE

Il est intéressant de noter que l'office du XVIème siècle ne fut pas repris en 1918, mais un office spécial fut composé sur le modèle de celui consacré à Tous les Saint de l'Athos et c'est l'office généralement utilisé dans l'émigration, sans les révisions de 1956 et 2002.

Chaque ode du canon des matines regroupe les saints d'une région particulière, et s'achève par le théotokion de l'icône de la Mère de Dieu la plus célèbre de cette région :

1) les premiers saints russe, et l'icône de la Protection de la Mère de Dieu
3) ceux du Sud de la Russie, et l'icône de Potchaev
4) ceux de Moscou, et l'icône d'Ivéron
5) ceux de Novgorod, et l'icône du Signe
6) ceux du Nord, et l'icône de Tikhvine
7) ceux de Rostov, Souzdal et Vladimir, et l'icône de Vladimir
8) ceux de Kazan et de l'Est, et l'icône de Kazan
Source


« Nous fêtons aujourd’hui la mémoire de tous les saints qui ont illuminé la terre russe, de tous les saints de notre grande Église russe multinationale.

"Parlant de la terre russe, nous ne parlons pas seulement du territoire actuel de la Fédération de Russie, mais de toute la Rus’ historique qui différait autrefois sensiblement des frontières politiques de la Russie actuelle, mais dont l’unité spirituelle continue à s’étendre à un espace spirituel tout à fait particulier, unissant des gens vivant dans des villes et des pays différents. Lorsque nous parlons des saints de la terre russe, nous parlons des saints de la Rus’ historique, de ceux qui se sont illustrés en Russie, de ce grand cortège de saints que vénère l’Église orthodoxe ukrainienne, partie intégrante du Patriarcat de Moscou, des saints de Biélorussie, de Moldavie, des Pays Baltes, d’Asie centrale, de Chine et du Japon, de tous les saints des pays où l’Église orthodoxe russe a étendu son ministère, a semé sa semence de salut.

Toutes les terres de la Rus’ historique ont eu leurs saints. Ce qui signifie que le Divin Semeur, qui a choisi notre terre pour y semer sa Parole divine, n’a pas élu une terre caillouteuse, ni une terre où la semence de la Sainte Orthodoxie tomberait dans les épines, ni une terre où les oiseaux mangeraient ce qu’Il a semé. Il a choisi une terre fertile, où la parole du salut donne des fruits nombreux et étonnants (cf Mt 13, 1-8 ; Mc 4, 1-19 ; Lc 8, 4-8). Le cortège des saints de la terre russe est aujourd’hui celui de nos intercesseurs et de nos protecteurs. Durant des siècles, de saints pontifes, des martyrs, des confesseurs, des vénérables, de pieux princes, des fols-en-Christ se sont levés par grâce de Dieu en tous lieux de la Rus’ historique. Il n’y a pas de pays sur le territoire canonique de l’Église orthodoxe russe, où, en dehors des saints connus du monde entier et de toute l’Église russe, ne soient vénérés des saints locaux, ayant illuminé un lieu concret, une ville concrète, dans des circonstances historiques concrètes à une époque concrète.

LA DEUXIÈME  DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE MÉMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE
Chacun de nous a des saints préférés parmi les saints russes, ceux dont nous portons le nom, ceux dont nous vénérons les reliques, ceux qui ont joué un rôle particulier dans notre propre cheminement. On ne peut pas énumérer tous ces saints ni leurs exploits, mais l’on peut dire en ce jour solennel et radieux pour l’Église orthodoxe russe que la parole salvatrice de Dieu a donné de bons fruits et des fruits abondants sur notre terre. Ce n’est pas une raison pour nous enorgueillir, ni pour nous élever au-dessus d’autres pays et d’autres peuples, mais c’est l’occasion de réfléchir à la responsabilité historique que le Seigneur a confié à chacun de nous. Lorsque nous faisons mémoire de tous les saints russes, nous commémorons non seulement des gens ayant vécu dans un passé lointain, mais aussi ceux qui ont vécu très récemment, les nouveaux-martyrs et confesseurs, dont l’exploit a particulièrement affirmé notre sainte Église orthodoxe russe.

Nous savons que des saints vivent aujourd’hui même sur notre terre, que l’Église n’a pas encore glorifiés. L’exploit de la sainteté qui nous a été légué par nos prédécesseurs et que nous contemplons avec une telle netteté dans les visages des saints de la terre russe, se poursuit encore de nos jours.

Comme dans toutes les paroisses de l’Église orthodoxe russe, nous avons lu une prière pour l’apaisement du conflit en Ukraine. Nous parlons aujourd’hui d’Ukraine, mais cette terre s’appelait aujourd’hui Rus’ de Kiev. Il n’y a pas si longtemps, cette terre était encore une partie d’un seul et même état. Bien que ce soit aujourd’hui un état indépendant, elle reste partie d’un même espace spirituel que nous appelons l’Église orthodoxe russe. La plupart des fidèles ukrainiens, malgré les efforts pour les arracher à l’unité de l’Église entrepris depuis plus de 20 ans, gardent cette unité en dépit des circonstances difficiles.

LA DEUXIÈME  DIMANCHE APRES LA PENTECÔTE MÉMOIRE DE TOUS LES SAINTS QUI ONT ILLUMINE LA TERRE DE RUSSIE
(…)

Nous adressons au Seigneur cette ardente prière pour l’Ukraine, Lui qui a semé Sa parole sur cette terre et fait mûrir d’abondants fruits de sainteté. Nous prions la Mère de Dieu qui a toujours été considéré comme la patronne de la Rus’ : ce n’est pas un hasard si la Russie était appelée et est encore appelée « l’apanage de la Mère de Dieu ». Et nous prions aussi aujourd’hui tous les saints russes, leur demandant de rétablir l’unité de la Sainte Russie. Non pas l’unité politique, mais l’unité spirituelle. Afin que la haine s’apaise, que les gens soient à nouveau inspirés par les idéaux de sainteté, de pureté, de moralité, de spiritualité, ce que la Russie a donné à notre peuple et au monde entier.

Demandons au Seigneur d’incliner sa miséricorde vers la Sainte Russie, afin que les hostilités s’apaisent et que la paix triomphe, afin que la paix règne pour de longues années sur notre terre par les prières de tous les saints ayant illuminé la terre russe. Amen. "

Homélie du métropolite Hilarion de Volokolamsk le 22 juin 2014


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juin 2020 à 05:25 | 19 commentaires | Permalien

La situation des religions en Turquie
Le 29 mai, Istanbul célébrait le 567e anniversaire de la conquête de Constantinople par le sultan Mehmet II.

 Un événement fêté en grandes pompes avec une flotte de bateaux sur le Bosphore mais surtout ponctué par une première depuis 87 ans : une sourate du Coran a été récitée dans la Basilique Sainte-Sophie. Une grande émotion pour le président turc, qui n’a pu suivre la cérémonie que par écran interposé au vu de la situation sanitaire, mais qui confirme une nouvelle fois, combien l’édifice lui est cher (1)

L’Eglise orthodoxe russe s’oppose aux tentatives du président turc Recep Tayyip Erdogan de transformer le statut de la basilique Sainte-Sophie à Istanbul – actuellement un musée – et d’en faire une mosquée.Le 29 mai 2020, lors de la célébration de l’anniversaire de la chute de Constantinople, le Coran a été lu dans les murs de Sainte-Sophie.

En 1453, le siège de Constantinople aboutit, le 29 mai, à la prise de la ville par les troupes ottomanes conduites par Mehmed II. Elle marque la disparition de l’Empire romain d’Orient, aussi qualifié d’Empire byzantin, et sa fin définitive en tant qu’entité politique et juridique.Une semaine après cette lecture du Coran à Sainte-Sophie, le président Erdogan a demandé au comité central du Parti de la justice et du développement AKP, le parti au pouvoir, d’envisager la possibilité de retransformer Sainte-Sophie en mosquée.


La situation des religions en Turquie
Un symbole de l’orthodoxie «Toute tentative de changer le statut de musée de la basilique Sainte-Sophie conduira à modifier et à violer les fragiles équilibres interconfessionnels qui existent aujourd’hui», a déclaré le métropolite Hilarion, responsable du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou (DREE), au cours de l’émission  «L’Eglise et le monde» de la chaîne de télévision Rossiya-24. Il a ajouté qu’il aimerait espérer que cette église reste un musée à accès libre et que de tels incidents ne provoquent pas de tensions interreligieuses.

La basilique Sainte-Sophie ou Hagía Sophía (»sagesse de Dieu», en grec) construite dans sa forme actuelle sous l’empereur byzantin Justinien, au VIe siècle, a reçu le statut de musée en 1934 par Mustafa Kemal Atatürk. Le premier président turc a désaffecté ce qui était devenu un lieu du culte musulman pour «l’offrir à l’humanité». Sainte-Sophie a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1985. «Cette église est un symbole de Byzance et un symbole de l’orthodoxie pour des millions de chrétiens dans le monde entier, en particulier pour les croyants orthodoxes», a souligné le métropolite. (2)


La situation des religions en Turquie
Le magazine islamiste turc pro-Erdogan Gerçek Hayat  ("La vrai vie") a accusé les dirigeants des minorités religieuses – notamment le patriarche œcuménique Bartholomée – et d’autres personnes en Turquie de s’associer à l’imam turc vivant en exil aux Etats-Unis, Fethullah Gülen.

Ce dernier est dénoncé par le gouvernement turc actuel comme étant l’instigateur d’une sanglante tentative de coup d’Etat en Turquie en 2016. L’article accuse des membres de la minorité grecque, dont le patriarche Bartholomée, » d’avoir aidé Fethulah Gülen à organiser le coup d’Etat en Turquie contre Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016».

Les dirigeants religieux chrétiens et juifs s’inquiètent que ces dénonciations infondées ne soient le prétexte à des attaques contre eux-mêmes ou contre leurs institutions religieuses et culturelles.Relents complotistesSont visés pêle-mêle, dans ces accusations aux relents complotistes, le grand rabbin d’Istanbul Isahak Kahleva, le patriarche grec orthodoxe Bartholomée Ier de Constantinople, l’ancien patriarche arménien de Turquie Shnorhk Kaloustian, la CIA, l’OTAN, les sionistes, Hillary Clinton, le pape Jean Paul II et les anciens dirigeants turcs Ismet Inonu, Bulent Ecevit et Suleyman Demirel.

Les chefs religieux des communautés minoritaires en Turquie ont eu le courage de critiquer sévèrement le magazine turc, sachant qu’il y a beaucoup d’extrémistes en Turquie qui peuvent avoir recours à des actes de violence contre les Arméniens, les Assyriens, les Grecs, les Juifs et les Kurdes.Risque de dérapages racistes Le Patriarcat arménien a publié un communiqué dans lequel il regrettait les fausses accusations portées contre le patriarche Shnorhk.

«De tels écrits sous l’égide de la liberté de la presse nous causent de la douleur et peuvent entraîner des conséquences horribles. Ces mensonges inquiètent le Patriarcat arménien de Turquie et la communauté arménienne. Les manifestations racistes, comme ailleurs, également observées dans ce pays, ne permettent pas d’échapper à leurs conséquences…. Une telle médisance sans fondement est inacceptable pour nous».

Le Patriarcat grec orthodoxe a également condamné le magazine turc qualifiant les informations publiées de «complètement fausses et partiales». Une telle publication «cause de la détresse chez les chrétiens, les juifs et les musulmans et est particulièrement grave et irresponsable, car elle porte atteinte à l’unité de notre peuple…. Ces informations sont extrêmement dangereuses et pourraient être à l’origine d’actes de racisme et d’intolérance dangereux. Le patriarche œcuménique Bartholomée se sent très amer et plein de ressentiment pour les accusations qui ont été portées contre lui, malgré ses efforts pour le bien de notre pays».  

Liberté religieuse en péril

«Les libertés religieuses continuent malheureusement à être mises en péril par une certaine haine et intolérance en Turquie, qui sont encouragées dans certains milieux, et nous attendons de la communauté internationale qu’elle condamne les attaques contre le patriarche œcuménique», a déclaré pour sa part le responsable de la délégation grecque à l’Assemblée interparlementaire orthodoxe, Maximos Charakopoulos, à la suite des accusations publiées par le magazine turc «Gerçek Hayat» contre le patriarche œcuménique, ainsi que d’autres autorités religieuses.  Incitation à la haine religieuse Maximos Charakopoulos rappelle que les fausses nouvelles publiées par un journal turc avaient déclenché les événements de septembre 1955, à savoir le pogrom contre la minorité grecque de Constantinople.

«Dans tous les cas, leurs actions doivent être condamnées par tous les citoyens du monde libre. Nous attendons de l’Etat turc qu’il clarifie officiellement sa position. Le patriarche œcuménique, ainsi que le Patriarcat œcuménique, doivent être pleinement protégés par les institutions officielles et, par conséquent, ces pratiques doivent faire l’objet de poursuites judiciaires, car elles incitent à la haine religieuse. La communauté internationale, et en particulier l’UE, est responsable de la protection du patriarche œcuménique» (3)

Lien
1
2
3


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Juin 2020 à 15:27 | 0 commentaire | Permalien

Les Fioretti de Saint Silouane
Annotations en marge d'un catalogue de plantes potagères et de fleurs (Saint Silouane l'Athonite)

1. Une âme douce et humble est préférable à ces fleurs et son odeur et son parfum sont meilleurs et plus beaux. Le Seigneur a fait ces fleurs belles, mais il aime davantage l’homme et il lui a donné l’Esprit Saint et celui-ci est plus doux que le monde entier et agréable à l’âme.

2. Dieu a fait les fleurs pour l’homme, pour que l’âme glorifie le Créateur dans sa créature et qu’il l’aime. Il ne faut oublier Dieu aucune seconde de la journée ou de la nuit, parce que lui nous aime. Aimons-le, nous aussi, de toute notre force et demandons-lui la miséricorde et la force de pouvoir accomplir ses saints commandements.

3. Moi j’aime les fleurs, mais aimes-tu le Seigneur et aimes-tu les ennemis qui t’affligent ? Si tu les aimes, alors tu es un homme de bien.

4. Les saints aimaient verser des larmes devant Dieu, car ils étaient joyeux d’esprit ; mais ils s’affligent à cause de nous, car nous vivons mal.

Les Fioretti de Saint Silouane
5. C’est bien quand l’âme est habituée à prier et à verser des larmes pour le monde entier. Il y a beaucoup de ces moines qui pleurent pour le monde entier, je le sais, je le crois. La Mère de Dieu aime les moines obéissants qui se confessent souvent et n’accueillent pas les pensées mauvaises. La Mère de Dieu s’attriste beaucoup lorsque quelqu’un mène une vie désordonnée et impure ; l’Esprit Saint ne viendra pas dans cette âme. Il y aura en elle affliction, dégoût et irascibilité.

6. L’on connaît Dieu par l’Esprit Saint et non pas par la simple intelligence. L’homme ne connaît pas Dieu à la manière d’un animal sans intelligence. Les moines savent comment ils aiment le Seigneur et comment le Seigneur les aime. " J’aime ceux qui m’aiment, " dit le Seigneur. " Je glorifierai ceux qui me glorifient ". Il est bon d’être avec Dieu ; l’âme trouve en Dieu son repos. C’est un signe d’amour envers Dieu que d’accomplir ses commandements. L’orgueilleux ne peut aimer Dieu. Qui aime manger beaucoup ne peut aimer Dieu comme il faut. Pour aimer Dieu, il faut renoncer à tout ce qui est terrestre, n’être attaché à rien, mais toujours penser à Dieu et à son amour et à la douceur de l’Esprit Saint.

7. L’obéissance nous humilie ; le jeûne et la prière nous donnent parfois des pensées mauvaises, qui nous font jeûner et prier de manière orgueilleuse. Si un novice s’habitue à penser : " C’est le Seigneur qui guide mon starets ", alors il sera facilement sauvé par l’obéissance. Pour celui qui obéit, tout est vertu, comme la prière du cœur qui lui est donnée par obéissance, l’attendrissement et les larmes. Il aime le Seigneur et craint de l’offenser par une transgression ; puisque le Seigneur miséricordieux lui donne des pensées saintes et humbles, il aime le monde entier et verse pour le monde des prières accompagnées de larmes : ainsi la grâce enseigne l’âme par l’obéissance.

8. Nous devons penser : le Seigneur m’a conduit en ce lieu et chez ce starets : que le Seigneur nous donne de nous sauver. Beaucoup d’embûches nous viennent de l’ennemi, mais qui confesse ses pensées, celui-là sera sauvé, car l’Esprit Saint est donné au père spirituel pour nous sauver.

Les Fioretti de Saint Silouane
9. Le Seigneur se donne à connaître aux cœurs simples qui obéissent. Le roi David était le plus petit frère et berger, et le Seigneur l’aimait pour sa douceur. Les doux sont toujours obéissants. Il a écrit pour nous le Psautier par le Saint Esprit qui vivait en lui. Le prophète Moïse aussi était berger, chez son beau-frère : voilà l’obéissance. La Mère de Dieu aussi était obéissante, et les saints Apôtres. C’est la voie qui nous a été montrée par le Seigneur même. Nous devons la garder et nous recevrons sur la terre les fruits de l’Esprit Saint.

10. Les désobéissants sont tourmentés par les pensées mauvaises, pour que le Seigneur nous enseigne à être obéissants et que nous voyions sa riche miséricorde encore sur terre. Notre intellect sera toujours occupée de Dieu, notre âme sera toujours humble.

11. Quand j’étais dans le monde, les gens me louaient et je pensais que j’étais bon. Mais quand je suis venu au monastère, j’ai rencontré des gens vraiment bons - je ne vaux même pas autant que leur petit doigt ou leur chaussettes. Voilà comment on peut se tromper et tomber dans l’orgueil et se perdre. Les gens vraiment bons rayonnent de joie et d’allégresse et ne sont pas comme moi.

Les Fioretti de Saint Silouane
12. Nous vivons selon notre propre volonté et nous tourmentons nous-mêmes. Qui vit selon la volonté de Dieu est bon, joyeux et paisible. Ô Adam, dis-moi, comment échapper à l’affliction sur la terre ? Il n’y a pas de consolation sur terre, il n’y a que la tristesse qui ronge l’âme.

13. Abandonne-toi à la volonté de Dieu et l’affliction diminuera et sera plus légère, parce que l’âme sera en Dieu et trouvera en lui consolation, car le Seigneur aime l’âme qui s’est abandonnée à la volonté de Dieu et aux Pères.

14. Une âme fermée ne s’ouvre pas à son père spirituel et tombe dans l’illusion. Elle veut acquérir ce qui est élevé, mais c’est là un désir satanique - dit saint Séraphim. Il nous faut chasser les passions de l’âme et du corps et fuir l’illusion. Le Seigneur se révèle aux simples sans malice, non pas seulement aux saints mais aussi aux pécheurs. Voilà comment le Seigneur nous aime.

15. Nous vivons en faisant la guerre. Si tu es tombé dans l’illusion, va vite voir ton père spirituel et raconte-lui tout, pour que ton père spirituel mette son étole sur toi. Crois que tu as été rétabli et que le démon que tu as accueilli par ta faute s’en est allé. Si tu ne te repens pas, tu ne te corrigeras pas avant le tombeau. Ils entrent et sortent de notre corps. Quand l’homme s’irrite le démon entre en lui, quand il s’apaise le démon sort de lui.

16. Mais si tu te mets à prier Dieu et le démon se dresse contre toi et ne te permet pas de te prosterner, alors humilie-toi et dis : il n’y a pas pire que moi sur la terre, et tout de suite le démon disparaîtra. Ils craignent fort l’humilité et la contrition et ils craignent une confession pure. Si tu entends qu’il y a des démons en toi et tu entends leur conversation, alors ne pers pas courage : ils demeurent dans ton corps et non pas dans l’âme. Humilie-toi, aime le jeûne et ne bois ni vodka ni vin. Si tu n’as pas obéi à ton higoumène ou à ton père spirituel, alors il y a un démon en toi, et ainsi après chaque péché.

Les Fioretti de Saint Silouane
17. Celui qui se confesse sans avoir le cœur pur et fait sa propre volonté, alors, bien qu’il s’approche des Saints Mystères, les démons demeurent dans son corps et troublent l’intellect. Si tu veux, que les démons ne demeurent pas en toi, alors, humilie-toi et sois obéissant et détaché, aime à exécuter exactement les services qu’on te demande de faire et confesse-toi avec un cœur pur. Le père spirituel porte l’étole dans l’Esprit Saint et est semblable à notre Seigneur Jésus Christ et il resplendit dans l’Esprit Saint: et voici, quand le père spirituel parle, l’Esprit Saint chasse le péché par ses paroles. Et le père spirituel et les prêtres ont l’Esprit Saint. Un des anciens voyait son père spirituel dans l’icône du Christ: voilà combien le Seigneur nous aime !

18. Le Seigneur aime l’âme vaillante pour qu’elle mette toute son espérance dans le Seigneur. Nous devons imiter Adam dans son repentir et sa patience. Il faut aimer les pasteurs et les vénérer. Nous ne voyons pas dans quelle grâce du Saint Esprit les pasteurs se trouvent, à cause de notre orgueil et parce que nous n’aimons pas les uns les autres.

19. À l’âme qui se convertit le Seigneur donne, en échange du repentir, le don du Saint Esprit. L’âme aime Dieu, et les gens ne peuvent l’arracher à cet amour. Le Seigneur veut que nous l’aimions et que par amour pour lui nous nous humilions. Le Seigneur veut que nous lui demandions simplement, comme des enfants demandent à leur mère. Si nous sommes orgueilleux, il faut demander à Dieu l’humilité, et le Seigneur donnera à l’humble de voir les filets de l’ennemi. Le Seigneur nous aime beaucoup et nous donne de savoir ce qui se passe au ciel et comment y vivent nos frères aînés qui ont plu à Dieu par leur humilité et leur amour. Le Seigneur a montré le paradis aux saints humbles.

20. Le Royaume de Dieu est en nous. Il faut examiner si le péché ne vit pas en nous. Quand le père spirituel dit une parole, le péché est brûlé dans l’âme et l’âme sent la liberté et la paix. Et si l’âme fait pénitence, alors le Seigneur lui fait connaître la joie et l’allégresse en Dieu. C’est alors que le Royaume est en nous.

21. L’âme doit s’humilier profondément, à chaque instant, jusqu’à ce qu’elle s’humilie même pendant le sommeil. Les saints aimaient s’humilier et pleurer et c’est pourquoi le Seigneur les aimait et leur donnait de le connaître. L’amour de Dieu se reconnaît à l’Esprit Saint qui vit dans notre l’Église orthodoxe.

22. Si nous étions humbles, le Seigneur nous ferait voir le paradis chaque jour. Mais puisque nous ne sommes pas humbles, il nous devons lutter et mener une guerre contre nous-mêmes : si tu vaincs toi-même, le Seigneur te donnera son Saint Secours en échange de ton humilité et de ton labeur.

Texte russe publié dans Vestnik, 1988, p. 223-227.
Traduction: Dom Antoine Lambrechts
(Monastère de Chevetogne, Belgique)
Reproduit avec l’autorisation de Dom Lambrechts


Rédigé par l'équipe rédaction le 15 Juin 2020 à 03:10 | 2 commentaires | Permalien

1 2 3 4 5 » ... 293


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile