Une nouvelle église orthodoxe du Patriarcat de Roumanie sera consacrée le 29 janvier
Une nouvelle église orthodoxe dépendant du Patriarcat de Roumanie, à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), sera consacrée samedi 29 janvier. Ces dernières années, des communautés orthodoxes issues des différentes vagues migratoires s’implantent notamment en région parisienne, souvent aidées par les catholiques.

Au cœur d’une zone industrielle austère de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), une nouvelle église orthodoxe sera consacrée samedi 29 janvier. Richement aménagée dans un bâtiment sans charme extérieur, non loin de salles de prière musulmanes et des installations d’une entreprise de recyclage, elle dépend du Patriarcat de Roumanie.

Quinze lieux de culte en Seine-Saint-Denis

Installée à Romainville, une autre ville de Seine-Saint-Denis, depuis 2008, la communauté guidée par le père Mircea Filip a d’abord pu s’installer...Suite La Croix

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Janvier 2022 à 18:51 | 0 commentaire | Permalien

Pèlerinage aux reliques de Saint Antoine le Grand le 29 janvier
Depuis 15 ans, nous organisons chaque année au départ de Marseille et de sa région, un pèlerinage auprès des reliques de saint Antoine le grand, qui se trouve en Isère dans l’abbaye éponyme.

Cette année ce sera donc le samedi 29 janvier 2022, confessions et lecture de l’Acathiste et des heures à partir de 9h00, et Divine Liturgie devant les saintes reliques vers 10h00.

La communauté catholique romaine locale est très accueillante, nous fournit couvertures pendant l’office et agapes après !
Pour ceux qui le souhaitent il y a des possibilités de nuitées avant ou après.

PALOMNIK В субботу 29 января приход Казанской иконы Божией Матери в Марселе организует паломничество в Аббатство преподобного Антония Великого для поклонения мощам этого великого святого

Pèlerinage aux reliques de Saint Antoine le Grand le 29 janvier

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Janvier 2022 à 11:31 | 0 commentaire | Permalien

SAINTE NINA (+ 338)  l'illuminatrice de la Géorgie
C'est à juste titre que sainte Nina est honorée par l'Église de la Géorgie comme égale-aux-apôtres.

Sainte Nina naquit à la fin du 3 e siècle en Cappadoce, où beaucoup de Géorgiens habitaient. Elle avait une étroite parenté avec le saint grand-martyr Georges; selon un ancien manuscrit, en effet, elle fut sa cousine germaine. À cause de cela, sa vénération pour le saint fut grande.

Son père Zabulon, soldat pieux et renommé, avait quitté sa patrie cappadocienne pour offrir ses services à l'empereur Maximien. Sa mère Suzanne, native elle aussi de la Cappadoce, fut la sœur de l'évêque de Jérusalem, que certains identifient avec Juvénal.

Les parents de Suzanne et de Juvénal moururent jeunes. Ainsi, les deux enfants restèrent orphelins et sans protection. Ils pensèrent alors aller à Jérusalem.

Ils prirent la route avec foi en Dieu, sans se soucier du lointain voyage. Arrivés à la Ville sainte, ils trouvèrent refuge dans l'église de la Résurrection. Juvénal se vit rapidement investi de la charge d'économe de la toute-sainte Tombe, tandis que Suzanne se mit au service de la très-pieuse Sara-Niophora de Bethléem, qui y était diaconesse.

SAINTE NINA (+ 338)  l'illuminatrice de la Géorgie
Sur ces entrefaites, Zabulon, dont nous avons parlé plus haut, arriva à Rome. Il gagna vite la faveur de l'empereur, qui le nomma chef d'armée. À cette époque, les Francs se soulevèrent contre les Romains. Ils traversèrent les Alpes, avancèrent le long de la rivière Po, et y installèrent leur campement. Zabulon, sur l'ordre de l'empereur, se dirigea contre eux. Avec l'Aide de Dieu, il les vainquit et fit beaucoup de prisonniers. Parmi les captifs, se trouva le roi insurgé.

Maximien félicita son soldat, tandis qu'il condamna à mort tous les rebelles. Les captifs demandèrent à Zabulon à être baptisés, avant leur mise à mort, au Nom de son Dieu, qui lui avait donné une si grande puissance. Celui-ci, non seulement les baptisa, mais persuada l'empereur de leur rendre la liberté. Les nouvellement illuminés prirent alors Zabulon avec eux, afin qu'il enseignât la foi chrétienne dans leur patrie. Pendant dix jours les prêtres baptisaient le peuple sur les bords de la rivière Gandamar.

Zabulon laissa les prêtres achever leur œuvre et lui-même alla se prosterner aux Lieux saints. Ici, il fit connaissance de l'évêque Juvénal, l'ex-économe de la toute-sainte Tombe. Alors, la diaconesse Sara-Niophora conseilla ainsi l'évêque :

— Donne ta sœur Suzanne en mariage à Zabulon, ce soldat glorieux et homme craignant Dieu, qui aida les Francs à connaître le Christ !

Le conseil de la diaconesse parut bon à l'évêque. Ainsi, dans peu de temps, eurent lieu les noces de Zabulon et de Suzanne, qui repartirent par la suite pour leur terre natale cappadocienne.

SAINTE NINA (+ 338)  l'illuminatrice de la Géorgie
Alaverdi, quelques impressions de l’orthodoxie géorgienne Par ailleurs, le mot Alaverdi, le nom d’un monastère , signifie « Dieu a donné ». C’est une bonne réponse à la question : d’ou vient tout cela ?

De ce couple béni naquit la bienheureuse Nina, l'illuminatrice de la Géorgie.

Lorsqu'elle eut douze ans, elle alla avec ses parents à Jérusalem. Son père, enflammé d'amour pour Dieu, voulut s'offrir à Lui et devenir ermite. Après avoir obtenu le consentement de son épouse et la bénédiction de l'évêque, il prit congé avec larmes de sa fille Nina, en la recommandant au Seigneur, le Père des orphelins et le Protecteur des veuves.
— Ne crains rien, mon enfant, lui dit-il. Imite avec zèle l'exemple de Marie Madeleine et de Marie la sœur de Lazare. Si tu aimes comme elles le Seigneur, sa Grâce ne te quittera jamais.
Ensuite il partit et disparut dans le désert du Jourdain. Le lieu de son ascèse et celui de sa mort sont demeurés inconnus.
La mère de sainte Nina, Suzanne, fut placée par l'évêque son frère à la sainte église de la Résurrection, comme diaconesse, pour s'occuper des femmes pauvres et malades. Enfin, Nina fut confiée à la très-pieuse ancienne, Niophora, pour être nourrie.

Suite APÔTRE, LE DÉPART, LE SONGE DIVIN, LA DESTRUCTION DES IDOLES, LA PRÉDICATION, LA TUNIQUE DU SEIGNEUR, LA CONVERSION DU COUPLE ROYAL, LA PREMIÈRE ÉGLISE, LE BAPTÊME, NOUVEAUX COMBATS, LA FIN....

SAINTE NINA (+ 338)  l'illuminatrice de la Géorgie
Икона святой Нины написана Кетеван Хаджомия / ХХI в./

SAINTE NINA (+ 338)  l'illuminatrice de la Géorgie
Une fresque ancienne unique de sainte Nina a été découverte en Géorgie

Les icônes de la sainte égale-aux-apôtres Nina, l’illuminatrice de la Géorgie, ont orné chaque église et les coins d’icônes des particuliers en Géorgie depuis des siècles. Seules quelques fresques anciennes de la sainte ont survécu jusqu’à nos jours, dont une a été découverte récemment.

Pendant des travaux de restauration effectués dans l’église de la Transfiguration dans la ville de Tsalenjikha, dans le nord-ouest du pays, une fresque de Ste Nina remontant au XIVème siècle a été découverte.

Sur cette icône, la sainte porte un évangéliaire et une croix. Ce qui donne à cette icône son caractère unique est aussi l’inscription « Sainte Nina », clairement lisible. Sur d’autres icônes de la sainte du XIIème et XIIIème siècle qui ont survécu jusqu’à nos jours, les inscriptions ne sont pas visibles à l’œil nu. « On ne trouve pratiquement pas de fresques de Ste Nina datant du XIIème-XIIIème siècle dans les églises de Géorgie. Il n’y a que deux ou trois cas confirmés, et le reste ne repose que sur des suppositions.

Dans le cas présent, nous pouvons affirmer que cette fresque de Ste Nina a été peinte par l’iconographe byzantin Manuel Evgenikos au cours de la période de 1384-1396 » a déclaré Merab Buchukuri, chef du projet de restauration de l’église de la Transfiguration. L’artiste constantinopolitain Evgenikos a été recruté par le prince Vamek Dadiani, et a peint l’église dans le style de l’époque des Paléologues.

SAINTE NINA (+ 338)  l'illuminatrice de la Géorgie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Janvier 2022 à 09:17 | 12 commentaires | Permalien

Le 24 janvier 2022, comme chaque année le jour de la publication de la « directive sur la décosaquisation », dans la région de Stavropol et dans toute la Russie, on se souvient des victimes des répressions politiques des cosaques. À la mémoire des Cosaques innocents, des liturgies et des panikhides ont eu lieu dans les églises de l'Église orthodoxe russe dans le pays et à l'étranger, rapporte le site du Caucase du Nord .

Le statut des cosaques a été rétabli seulement après la chute de l'URSS, en 1991.

Le 24 janvier 1919, le Bureau d'organisation du Comité central du parti communiste a publié une décision, qui est entrée dans l'histoire comme une "directive sur la décosaquisation ". Elle était adressé « à tous les camarades responsables travaillant dans les régions cosaques ». Le préambule de l'instruction mentionnait "l'extermination générale" et "l'inadmissibilité des compromis". C'est un jour de commémoration pour les personnes envoyées dans des camps et les exilés, qui ont été abattus sans autre forme de procès . Ensuite, des familles entières sont tombées sous le stigmate des «ennemis du peuple» et de leurs «complices», même le mot «cosaque» était interdit

À Stavropol, les cosaques de l’association cosaque de la ville de Stavropol, les membres du conseil des personnes âgées et sont venus prier à la cathédrale de l'icône de la Mère de Dieu de Kazan. L’office était présidé par l’aumônier des cosaques du Terek, l'archiprêtre mitré Pavel Samoylenko.

Des événements commémoratifs ont eu lieu dans de nombreuses associations de la région

Le 28 mai 1945, les Britanniques (selon l'accord sur la restitution des collaborateurs soviétiques à l'URSS signé à la conférence de Yalta) arrivent à Lienz et arrêtent 2 046 officiers cosaques qui sont envoyés en Union soviétique où la majorité d'entre eux seront jugés pour collaboration avec les nazis et pour crimes de guerre commis en URSS entre 1942 et 1944.

Cela signifiait le peloton d’exécution pour les officiers, et pour tous les autres, femmes et enfants compris, la déportation en Sibérie. Refusant de partir en URSS entre les mains de l'Armée Rouge et du NKVD, certains préfèrent se suicider avec leur famille. Beaucoup, pour éviter la torture des goulags, opteront pour un suicide collectif : en mai 1945, avec leurs chevaux et familles, ils seront nombreux à se jeter en masse dans les eaux de la Drava, mourant noyés... SUITE >>> A Lienz, Autriche, commémoration du 70e anniversaire de la tragédie des cosaques trahis et livrés aux autorités soviétiques

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Les Cosaques symbolisent l’ennemi.

Il est vrai qu’ils avaient un statut très particulier dans l’empire: un grand nombre de ces paysans-militaires servaient dans la police montée et étaient à ce titre des supports du régime. Ils s'étaient divisés pendent la guerre civile, certains formant le cœur de la célèbre "Cavalerie Rouge" de Boudieny pendant que beaucoup d'autres rejoignaient les Armées Blanches. Beaucoup émigrèrent après leur défaite, y compris en France, mais ceux qui restèrent constituaient un obstacle à la collectivisation et à la soviétisation (voir "Le Don paisible", de Cholokhov).

La « décosaquisation » (Raskazachivaniye) a pris plusieurs formes : d’abord des massacres systématiques des chefs de famille ; puis des déportations massives de tous les habitants de villages entiers, entièrement rasés. Les archives de Sergo Ordjonikidze, l'un des principaux dirigeants bolcheviques, à l'époque président du Comité révolutionnaire du Caucase du Nord, ont conservé les documents d'une de ces opérations qui se déroulèrent de la fin d'octobre à la mi- novembre 1920.

Le 23 octobre, Sergo Ordjonikidze ordonna: «1. De brûler entièrement le bourg Kalinovskaïa. 2. De vider de tous leurs habitants les bourgs Ennolovskaïa, Romanovskaïa, Samachinskaïa et Mikhaïlovskaïa. Les maisons et les terres appartenant aux habitants seront distribuées aux paysans pauvres et en particulier aux Tchétchènes, qui ont toujours marqué leur profond attachement au pouvoir soviétique. 3. D'embarquer toute la population mâle de 18 à 50 ans des bourgs ci- dessus mentionnés dans des convois et de la déporter, sous escorte, vers le nord, pour y accomplir des travaux forcés de catégorie lourde. 4. D'expulser femmes, enfants et vieillards, leur laissant toutefois l'autorisation de se réinstaller dans d'autres bourgs plus au nord. 5. De réquisitionner tout le bétail et tous les biens des habitants des bourgs ci-dessus mentionnés.» Suivre

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Janvier 2022 à 12:30 | 0 commentaire | Permalien

Qu'avons-nous à apprendre des relations entre catholiques et orthodoxes ?
Du 18 au 25 janvier a lieu la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. À l'occasion de ce temps œcuménique, le frère Patrice Mahieu appelle à dépasser les divergences entre confessions pour vivre le don de l'amitié et de l'union.

Devons-nous attendre encore ? Pouvons-nous attendre encore ? Quand est-ce que catholiques et orthodoxes donneront au monde le témoignage de leur unité retrouvée ? Quand pourront-ils montrer que leurs différences ne sont plus des oppositions mais la manifestation d'une plénitude vie ?

Au fil des années, les relations entre orthodoxes et catholiques ont continué à s'approfondir, avec des hauts et des bas, à l'intérieur même des Églises. Le dialogue théologique qui explore les zones de dissension doctrinale s'est poursuivi à tous les échelons, national, international, même si actuellement des turbulences sont apparues, suite à des questions canoniques entre Églises orthodoxes.

Qu'avons-nous à apprendre des relations entre catholiques et orthodoxes ?
Même gêné, le processus suit toujours son cours, ce qui a fait dire au patriarche de Constantinople que tôt ou tard l'union entre catholiques et orthodoxes est inévitable. Inévitable ou désirable comme le désert en manque d'eau ?

La question de la procession du Saint-Esprit, le Filioque, a été traitée de façon approfondie par le dialogue théologique nord-américain en 2003. Mais qui sommes-nous pour ne pas reconnaître les limites de l'intelligence humaine dans la formulation d'affirmations définitives sur la vie intime de Dieu ?

La réflexion se poursuit aussi sur les relations entre la synodalité et la primauté, à la lumière de ce qui a été vécu au premier millénaire. Cela touche la place du pape dans une Église où catholiques et orthodoxes seront en communion.

L'Église orthodoxe vit actuellement une synodalité perturbée avec des patriarcats qui ne sont plus en communion eucharistique les uns avec les autres. La question de la procession du Saint-Esprit, le Filioque, a été traitée de façon approfondie par le dialogue théologique nord-américain en 2003.

Mais qui sommes-nous pour ne pas reconnaître les limites de l'intelligence humaine dans la formulation d'affirmations définitives sur la vie intime de Dieu ? La réflexion se poursuit aussi sur les relations entre la synodalité et la primauté, à la lumière de ce qui a été vécu au premier millénaire. Cela touche la place du pape dans une Église où catholiques et orthodoxes seront en communion.

L'Église orthodoxe vit actuellement une synodalité perturbée avec des patriarcats qui ne sont plus en communion eucharistique les uns avec les autres. L'Église catholique s'est engagée dans un processus synodal axé précisément sur la question de la synodalité, de la communion et de la mission, pour palier à un déficit de synodalité.

Encore faudrait-il que nos frères catholiques allemands ne discréditent pas le processus synodal par ce qui se vit chez eux ! L'Église catholique s'est engagée dans un processus synodal axé précisément sur la question de la synodalité, de la communion et de la mission, pour pallier à un déficit de synodalité. Encore faudrait-il que nos frères catholiques allemands ne discréditent pas le processus synodal par ce qui se vit chez eux !

Mais la réflexion théologique, soignée, exigeante, nécessaire est-elle suffisante ? L'adhésion à des définitions théologiques précises est-elle le dernier mot, décisif, qui va permettre une communion retrouvée entre catholiques et orthodoxes ? Tout en se gardant de relativiser les exigences de la vérité, on peut répondre résolument : Non !

Le plus urgent consiste à reprendre une vie en commun, à donner toujours plus une place centrale à l'amitié dans nos relations, à tous les niveaux : le pape avec les patriarches, les évêques orthodoxes avec les évêques catholiques, les prêtres et tous les fidèles, orthodoxes et catholiques.

L'amitié exige l'ouverture de cœur, le respect du mystère de l'autre, la confiance a priori, et une vision prophétique qui permet d'anticiper dans la vie quotidienne ce qui est désiré pour l'avenir. L'amitié, dans son audace, est patiente, et les fidèles savent respecter les normes disciplinaires des Églises, ce qui évite d'exacerber les peurs et les oppositions qui bloquent tout.

On peut se reporter à une amitié emblématique, entre saint Paul VI et le patriarche Athénagoras, celle qui s'est nouée lors de leur rencontre à Jérusalem, en janvier 1964.

«Paul VI : “Je n'ai aucun désir de décevoir, de profiter de votre bonne volonté. Je ne désire d'autre chose que de suivre le chemin de Dieu”. Athénagoras : “J'ai une confiance absolue en Votre Sainteté. Absolue. Absolue”. […] Paul VI : “Tout ce qui regarde la discipline, les honneurs, les prérogatives, je suis tout à fait disposé à écouter ce que Votre Sainteté croit être le mieux”. Athénagoras : “La même chose de ma part”. Paul VI : […] “Voyons ce que le Christ nous demande et chacun prend sa position, mais pas avec des idées humaines de prévaloir, d'avoir de la louange, d'avoir des avantages. Mais de servir.” Athénagoras : “Comme vous m'êtes cher au fond du cœur.”» Cette amitié se poursuivit dans les lettres, les échanges, les rencontres, conservée précieusement dans le Livre de l'amour, le Tomos Agapis.

Cette amitié ne doit-elle pas se réfracter partout et inspirer sans cesse les relations fraternelles entre orthodoxes et catholiques ?

Telle est la voie qui nous est proposée à ce moment de l'histoire des Églises et du monde pour que le but soit atteint : une communion retrouvée qui se scelle et s'alimente dans le partage du vrai Corps et du vrai Sang de Jésus Christ lors de la célébration commune de l'Eucharistie.

Les avancées théologiques ne peuvent porter des fruits que dans un climat de confiance et dans une vie déjà partagée. Se reconnaître en tant que frères et sœurs, en tant qu'Églises sœurs ne peut pas se limiter à des affirmations abstraites, mais doit s'incarner dans la vie, c'est-à-dire dans le soin que l'on prend les uns pour les autres, dans la joie qui emplit notre cœur lorsqu'on est ensemble, lorsqu'on partage nos soucis humains et spirituels, lorsqu'on témoigne ensemble de la vie du Christ qui nous habite, devant des millions de personnes, certaines à notre porte, qui s'en sont éloignées ou qui ne l'ont jamais connue.

L'amitié implique que nous priions les uns pour les autres, et que nous priions aussi ensemble comme des frères et sœurs d'un même Père. Elle implique aussi que nous nous émerveillions pour ce qu'accomplit le Seigneur chez les autres, que nous valorisions ce qui est mieux vécu chez eux que chez nous. SUITE
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Frère Patrice Mahieu est moine de Solesmes et membre du comité mixte catholique-orthodoxe de France. Il a suivi des études en théologie œcuménique à l'Institut catholique de Paris, à l'Institut orthodoxe Saint-Serge et à l'Institut protestant de théologie. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont «En quête d'unité - Dialogue d'amitié entre un catholique et un orthodoxe» (Salvator, 2021).

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Janvier 2022 à 07:53 | 5 commentaires | Permalien

Sainte Tatiana (+226) : la protectrice accidentelle des débauches estudiantines
Écrit par Liza Belozerova

Tatiana est un prénom tellement usité en Russie qu’on penserait cette sainte originaire de l’Orient. Pourtant c’est bien d’une sainte romaine dont il s’agit, son nom est du reste bien latin : il s’agit de la forme féminine de Tatianus, dérivé lui-même de Titus Tatius, roi des Sabins au VIIIème siècle avant Jésus-Christ. A Rome, sainte Tatienne, martyre, qui, sous l’empereur Alexandre, fut déchirée avec des ongles et des peignes de fer, exposée aux bêtes, jetée dans le feu, sans néanmoins en recevoir aucune atteinte

Le 25 janvier est une date officielle : les étudiants russes ont le droit légal de faire la fête et de profiter pleinement du libertinage estudiantin.

Des discothèques, des concerts, des feux d’artifice : on sort dans les rues, on se défoule, on embrasse toutes les Tatianas, on fête sans aucune limite et avec tout son cœur la fin des examens d’hiver et le jour des étudiants. Soit pour célébrer les années estudiantines soit pour s’en souvenir, cette date rassemble tous les étudiants du pays, anciens et actuels, et le professorat dans un seul élan de joie et de débauche. La tradition fortement ancrée dans la mentalité russe, étouffée pendant l’époque soviétique, est en train de s’épanouir de nouveau depuis 1992.

Si l’on demande aux participants de ces célébrations à l’envergure époustouflante pourquoi la fête de l’étudiant tombe sur le jour de Tatiana, peu pourraient donner la réponse. Il faut replonger dans l’année 1755 lors du règne de l’impératrice Elisabeth Petrovna pour retrouver les origines de la fête nationale des étudiants.

Le 12 janvier (le 25 selon le calendrier moderne) 1755 l’impératrice a signé l’oukase pour la fondation de l’université nationale de Moscou ; le projet qui lui était proposé auparavant par deux grands hommes de la culture russe Michail Lomonossov et le prince Chouvalov.

On dit que le prince voulait donner l’université comme cadeau à sa mère, nommée Tatiana, pour sa fête et avait alors demandé à l’impératrice de signer l’oukase ce jour particulier.

Ainsi la Sainte Tatiana, qui pendant sa vie n’eut aucun rapport avec les sciences, grâce au caprice d’un grand homme, est devenue, la protectrice des étudiants russes. Elle était une enfant issue d’une famille chrétienne, au 3e siècle, qui est tombée, victime des persécutions des chrétiens, mais soumise aux tortures, elle ne s’est pas rendue, restant fidèle à sa foi jusqu'à la fin. On dit que les étudiants en Russie devraient prendre exemple sur son fort caractère.

Ce n’est qu’en 1791 qu’on a commencé à fêter le jour des étudiants, sous le règne de Nicolas I, qui a signé l’oukase faisant du 25 janvier la fête officielle de la fondation de l’université, des étudiants et aussi de leur protectrice, Sainte Tatiana. Avant la Révolution, les célébrations étaient découpées en plusieurs étapes. Le matin les étudiants se rassemblaient pour la messe dans l’église universitaire de Sainte Tatiana, suivie d’une cérémonie solennelle à l’université lors de laquelle les meilleurs étudiants étaient décorés des prix académiques de Lomonossov et des prix Chouvalovski. Finalement, le soir les étudiants et les professeurs se dispersaient dans les tavernes de Moscou pour toutes sortes des débauches. C’était le seul jour où l’on ignorait la hiérarchie académique et où la zhandarmérie (la police tsariste) était responsable d’accompagner les étudiants ivres de l’alcool de ces folies jusqu'à chez eux, au lieu de les raccompagner au poste comme il était de coutume.

Pendant l’époque soviétique, bien évidemment, la fête était interdite à cause de ses implications religieuses

L’église de St. Tatiana était transformée en théâtre qui a vu naître plusieurs acteurs célèbres de la scène moscovite. La tradition a finalement repris en 1992 avec beaucoup de zèle. Même si très peu se souviennent de Sainte Tatiana, on a quand même ressuscité le déroulement de la fête tel qu'il était avant la Révolution. L’épicentre de la fête est resté à Moscou, mais aujourd’hui toute la communauté russophone félicite les Tatianas et ne manque pas l’occasion de célébrer les belles années de l’apprentissage et les folies de la jeunesse.

Une icône de Sainte Tatiana par Léonide Ouspensky
Sainte Tatiana (+226) : la protectrice accidentelle des débauches estudiantines

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 25 Janvier 2022 à 09:00 | 1 commentaire | Permalien

+ Décès subit  de Victor Loupan.Ses obsèques auront lieu: jeudi le 27 janvier a 14h 30 a la Cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, rue Daru.
Mémoire éternelle!

Victor Loupan est décédé aujourd’hui le 22 janvier à l’âge de 67 ans. Ancien grand reporter au Figaro magazine, journaliste, écrivain, membre du Conseil pour la culture du patriarche de Moscou,

Victor Loupan a été producteur et animateur des émissions de Radio Notre-Dame “Lumière de l’Orthodoxie”, et “Culture Club”. Il a régulièrement participé au Débat de la semaine sur Radio Notre Dame. Il a été réalisateur de films documentaires pour la télévision et auteur de nombreux ouvrages.

"Parlons d'orthodoxe" déplore le décès subit de Victor Loupan et exprime ses sincères condoléances à la famille du défunt. Victor a grandement contribué à l'unité de l'orthodoxie en Europe occidentale

Paix à son âme...

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Janvier 2022 à 13:43 | 2 commentaires | Permalien

LETTRE DE CONDOLEANCES DU PATRIARCHE CYRILLE SUITE AU DEPART DE VICTOR LOUPAN
Pour la famille et les proches de V. N. Loupan

Chers frères et sœurs !

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès prématuré de Victor Loupan, illustre acteur de la diaspora russe, chef du conseil de rédaction de la revue Pensée russe et membre du Conseil patriarcal pour la culture.

Paroissien à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, Victor Nikolaïevitch déploya de grands efforts pour rétablir l’unité entre l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale et son Église-mère, notamment, pendant les périodes où la diaspora russe ecclésiale fut déchirée par des controverses.

Après nos nombreuses rencontres avec Victor Nikolaïevtich à l’époque où j’occupais le poste du président du Département des relations ecclésiastiques extérieures, je peux témoigner avec conviction que toute division dans l’Église blessait le cœur de Victor Nikolaïevitch.

Le Seigneur a jugé bon que Victor Nikolaïevitch vît le fruit de ses œuvres ecclésiales et prît part aux solennités ayant eu lieu à Moscou en novembre 2019 à l’occasion de la réunification de l’Archevêché avec l’Église orthodoxe russe.

Que notre Seigneur plein de miséricorde, qui seul connaît « les temps et moments » (Ac 1, 7), accueille l’âme de son serviteur Victor dans un lieu de repos éternel où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni gémissement, mais la vie sans fin, qu’il lui fasse une mémoire éternelle, et réconforte tous les affligés.

Avec mes sincères condoléances,

+ CYRILLE
PATRIARCHE DE MOSCOU ET DE TOUTE LA RUSSIE
LETTRE DE CONDOLEANCES DU PATRIARCHE CYRILLE SUITE AU DEPART DE VICTOR LOUPAN

Соболезнование Святейшего Патриарха Кирилла в связи с кончиной члена Патриаршего совета по культуре В.Н. Лупана

22 января 2022 года, на 68 году жизни, скончался французский журналист, писатель, издатель, кинорежиссер-документалист, член Патриаршего совета по культуре Русской Православной Церкви В.Н. Лупан. Святейший Патриарх Московский и всея Руси Кирилл выразил соболезнования в связи с кончиной известного деятеля Русского Зарубежья.

Родным и близким В.Н. Лупана

Дорогие братья и сестры!

Со скорбью воспринял известие о безвременной кончине замечательного деятеля Русского Зарубежья, многолетнего главы редакционного совета журнала «Русская мысль» и члена Патриаршего совета по культуре Виктора Николаевича Лупана.

Будучи прихожанином Александро-Невского собора в Париже, Виктор Николаевич предпринимал значительные усилия для восстановления канонического единства Архиепископии западноевропейских приходов русской традиции с Матерью-Церковью, в том числе в сложные годы усиления противоречий в русском церковном зарубежье.

Свидетельствую, что Виктор Николаевич, с которым я неоднократно лично общался в годы моего председательства в Отделе внешних церковных связей, с болью в сердце переживал церковные разделения.

Господь судил Виктору Николаевичу увидеть плод своих трудов на церковной ниве и принять участие в торжествах, состоявшихся в Москве в ноябре 2019 года, по случаю воссоединения Архиепископии с Русской Православной Церковью.

Всемилостивый Господь, Которому одному подвластны времена и сроки (Деян. 1:7), да примет душу раба Своего Виктора в вечные обители, идеже несть болезнь, ни печаль, ни воздыхание, но жизнь безконечная, и да сотворит ему вечную память, а всех скорбящих да укрепит и утешит.

С искренними соболезнованиями

+КИРИЛЛ, ПАТРИАРХ МОСКОВСКИЙ И ВСЕЯ РУСИ

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2022 à 18:25 | 1 commentaire | Permalien

Le patriarche Théodore d'Alexandrie demande au patriarche Bartholomée de convoquer une synaxe des patriarcats grecs pour condamner Moscou
Le chef du Patriarcat d'Alexandrie a envoyé des lettres aux Églises locales au sujet de ce qu'il appelle « l'invasion » du Patriarcat de Moscou dans sa juridiction en Afrique

Le patriarcat d'Alexandrie et de toute l'Afrique se prépare à informer le patriarcat de Constantinople par une lettre de ce qu'il considère comme une "intrusion" du patriarcat de Moscou dans la juridiction du patriarcat d'Alexandrie, rapporte Orthodoxianewsagency.gr

L'Église orthodoxe russe a récemment annoncé la création d'un exarchat en Afrique. Le Patriarcat d'Alexandrie et de toute l'Afrique, qui a récemment reconnu les schismatiques ukrainiens, considère cette démarche comme absolument contraire à l'ordre canonique.

Le Synode de l’Église russe a exprimé sa profonde affliction des actes anti-canoniques du patriarche Théodore d’Alexandrie, entré en communion avec les schismatiques

Selon des informations, le patriarche Théodore a l'intention de faire appel au patriarche de Constantinople, Bartholomée, avec une demande de convoquer une réunion de tous les primats des anciennes églises orthodoxes avec l'archevêque de Chypre , afin que cette question controversée puisse être discutée et, probablement , condamner Moscou.

Le Patriarque d'Alexandrie insiste pour convoquer une synaxe des Églises grecques exclusivement, puisqu'il avait lui-même auparavant reconnu les schismatiques ukrainiens, et c'est donc le Patriarcat d'Alexandrie qui a réellement déclenché ce conflit. Cela lui sera signalé par les Primats des autres Églises non grecques, s'ils sont invités à la réunion. C'est pourquoi le patriarche Théodore veut réunir un cercle grec étroit.

Si le patriarche Bartholomée répond aux demandes du patriarche Théodore et convoque une telle synaxe tronquée, il ne fera que démontrer sa faiblesse et provoquer une nouvelle scission dans l'orthodoxie mondiale, où les Grecs tentent de résoudre tous les problèmes sans la participation de la majorité des primats. des Églises locales.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2022 à 16:54 | 5 commentaires | Permalien

Témoins de Lumière : l’archipel des Solovki et Butovo, Golgothas russes
Anna Khoudokormoff-Kotschoubey

Révérends Pères, Chères Sœurs, Mesdames, Messieurs, Chers amis.

Evoquer une vie de martyr, et de surcroît de vies de martyrs, au grand pluriel, c’est s’engager dans une matière très poignante, même si leur enseignement nous apporte en fin de compte joie, espérance et Lumière. Mon premier souhait est toujours… de me taire…, cette fois-ci plus particulièrement, tant le phénomène que nous allons aborder aujourd’hui surpasse notre raison, notre entendement. En-effet, le 20 ième siècle, en Russie, a « produit » plus de martyrs que les premiers siècles de la chrétienté. On les appelle les « nouveaux martyrs ». Voici la trame de cet exposé : nous ferons connaissance de l’archipel des Solovki dans le grand Nord , et de Butovo, dans la banlieue de Moscou, comme deux Golgothas russes. Il s’agit cependant de deux choses bien différentes : Solovki est un monastère, transformé en camp de concentration. Tandis que Butovo est un lieu d’exécution.
Si on peut se risquer de dire qu’un Golgotha est un lieu de Lumière, alors la Russie est riche en Lumière car elle est parsemée de Golgothas. Certains sont très connus, d’autres restent encore inconnus car la terre de la Russie dans son entièreté fut une terre de martyrs.

J’ai pensé que la meilleure introduction à ce sujet serait la présentation de l’icône des nouveaux martyrs. Cette icône, appelée « Icône des nouveaux martyrs et confesseurs russes de la foi, connus et inconnus, qui ont soufferts pour le Christ », fera le lien parfait avec notre sujet.


Nous voici donc devant notre icône qu’il nous faut tout d’abord placer dans son contexte historique. Le 19 août 1991, après plus de 70 ans de persécutions religieuses, le régime soviétique s’écroule, la Russie peut renaitre. Cela ne pouvait pas être qu’un hasard. C’était le jour de la fête de la Transfiguration.

Neuf ans plus tard, précisément le 19 août 2000, le jour de la Transfiguration, on procède à la bénédiction de la nouvelle cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Dynamitée en décembre 1931 sous le régime soviétique, elle a entièrement été reconstruite à l’identique. Ce fut un jour extraordinaire et inoubliable. (Photos cathédrale détruite + photos reconstructions).

Le jour suivant, le 20 août 2000, eut lieu, dans cette même cathédrale, la cérémonie officielle de la canonisation des nouveaux saints martyrs. Autre jour de gloire et d’exultation pour la Russie renaissante. Pour célébrer cette fête, une icône fut révélée à la face du monde. (photo du Patriarche Alexis II montrant l’icône + Mgr. Simon agenouillé). Tout ceci fut précédé d’un énorme travail de recherche dans des archives d’état, nouvellement et partiellement ouvertes, ce qui permit de mettre un nom sur certains disparus et une date sur le jour de leur exécution, et de fil en aiguille, sonder ce qui fut la destruction de la Russie, mais en même temps sa Résurrection par le martyr de millions de personnes, hommes, femmes, enfants, prêtres, civils, croyants et non-croyants, de toute une population anéantie. Voici comment se présente cette icône: Icône des nouveaux martyrs

Cette icône, écrite dans le style des icônes du XVIème siècle, est composée d’une icône centrale, avec au sommet une déisis, et ensuite de petites icônes l’entourant et décrivant chacune un fait historique religieux, sorte de résumé de toute l’horreur qu’a dû subir le peuple russe dans son entièreté.

Icône centrale :

L’ensemble des saints nouvellement canonisés est présenté sur fond de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, comme symbole à la fois des souffrances et de la renaissance de l’Eglise russe. Sur l’autel, orné de la couleur rouge comme pour la fête de Pâques, est déposé un évangile ouvert sur ce passage de St Matthieu : « Ne craigniez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent tuer l’âme » (Mat. 10, 28). La grande croix du milieu indique que tous ceux représentés sur l’icône ont subi le martyre. Au centre figure la famille impériale. Au-dessus d’eux les hiérarques de l’Eglise. On remarque le Patriarche Tikhon avec un groupe d’évêques à gauche, le Métropolite Pierre de Kroutitsky à droite. Derrière eux, les autres évêques, des prêtres, des moines et des laïcs.

Nous allons maintenant parcourir les petites icônes, dans le sens que veut la lecture traditionnelle, les petites icônes illustrant le thème central. Et nous verrons que la première d’entre elles se rapporte aux Solovki, et une autre à Butovo.
Description des petites icônes. (photos des petites icônes).

Témoins de Lumière : l’archipel des Solovki et Butovo, Golgothas russes
1ère icône, à gauche : Solovki
Nous voyons ici, d’une manière stylisée le vieux monastère des Solovki transformé en prison, et de sombres figures de soldats en train de fusiller. Il faut noter que dans chaque petite icône se retrouvent ces mêmes figures sombres, désignant la soldatesque, véritable symbole du mal, du diable. Nous reviendrons sur cet endroit plus en détail plus tard.

2ième icône, à droite : Souffrances et exécution du métropolite Pierre de Kroutitsky.
Le métropolite Pierre, désigné par le Patriarche Tikhon en 3e position pour le remplacer s’il lui arrivait malheur, avait exercé la fonction de « Locum tenents » du Patriarche, à la mort de celui-ci en avril 1925, les deux premiers sur la liste étant empêchés car déjà emprisonnés. Arrêté à son tour en décembre 1925, il sera tenu en isolement pendant 12 ans dans diverses prisons pour être finalement fusillé en 1937.

3ième icône, à gauche : « Jugement » du métropolite Veniamin de Petrograd et d’un groupe de fidèles.
Ils furent fusillés après un simulacre de procès dans la nuit du 12 au 13 août 1922. Les assassinats de membres de clergé ont eut lieu dès les premiers jours de la révolution. Mais c’est le 2 janvier 1922 que, sous prétexte de réunir les fonds pour lutter contre la famine qui sévissait, suite à la révolution et à la guerre civile, que le gouvernement bolchévique décrèta la confiscation des objets de culte, en or, argent ou autre métaux précieux. Malgré les protestations du Patriarche Tikhon, qui proposa que l’Eglise remette elle-même les objets précieux dont elle dispose, les confiscations se sont poursuivies, par la force. Ceux qui résistaient, membres du clergé ou simples fidèles, étaient arrêtés, jugés, exécutés. Le procès de l’évêque Veniamin de Petrograd n’est que le plus célèbre d’une longue série. (10 juin- 5 juillet 1922).

4ième icône, à droite : Chemin de croix de l’archevêque Andronic et de l’évêque Hermogène.
Le premier fut enterré vivant, le deuxième noyé avec une pierre au cou. Tous les deux en juin 1918.

5ième icône, à gauche : Enlèvement des reliques de saint Serge de Radonège et dispersion des moines de la Laure.
Sacrilège de l’ouverture du tombeau de saint Serge et disparition de ses reliques, en 1919, date du début d’une chasse des plus odieuses de ce qu’il y a de plus saint : les reliques. Fermeture de la Laure Saint Serge en 1920.

6ième icône, à droite : Tragédie d’Alapaïevsk.
La moniale Elisabeth de Russie - sœur de l’impératrice - ainsi que sa sœur converse Barbara et cinq autres personnes de la famille impériale et aussi un serviteur, jetés vivants dans un puits désaffecté le 18 juillet 1918 (dans l’Oural).

7ième icône, à gauche : Patriarche Tikhon. REPRODUCTION:"PO"
Elu Patriarche au concile de 1917-18, le Patriarche Tikhon est très vite placé en état d’arrêt dans sa cellule du monastère Donskoï. Seule rare concession : pouvoir de temps à autre bénir la foule l’attendant au pied de l’enceinte du monastère. Meurt emprisonné en 1925.

8ième icône, à droite : Assassinat de la famille impériale.
Exécution de la famille impériale et de quelques serviteurs le 17 juillet 1918, dans la cave de la maison, où ils étaient relégués (à Ekaterinbourg, dans l’Oural).

9ième icône, à gauche : Charnier de Butovo.
Un des endroits les plus tragiques de l’histoire russe du 20ième siècle.

10ième icône, à la suite, en bas : Fusillade d’une procession à Astrakhan.
Les processions étaient la forme la plus importante de protestations contre la terreur dans les années 18-19. Clercs et civils sont les mêmes cibles. On aperçoit au milieu l’archevêque Mitrophan, fusillé en juin 1919.

11ième icône, à la suite, en bas : Métropolite Vladimir de Kiev.
C’est le premier hiérarque martyr de la révolution russe.
Arrêté dans sa cellule de la Laure de Kiev il est fusillé sur place le 25 janvier 1918.

12ième icône, à la suite, en bas : Arrestation anonyme de femmes et d’enfants.
Ceci est une icône très importante malgré sa sobriété, c’est peut être celle qui impressionne le plus par son côté « anonyme ». Elle pourrait presque passer inaperçue. Il s’agit d’inconnus, de moines, de femmes/sœurs/et enfants de pères spirituels, simples paroissiens, morts dans des prisons ou des camps, sans que personne n’en sache rien. Disparitions anonymes.

Ceux des croyants qui restaient en liberté, comme la femme et les deux enfants que l’on voit ici, se comportaient avec humilité chacun selon ses possibilités : soit en accompagnant au bagne un prêtre, ou allant la nuit aux portes des prisons pour apporter des colis au moment de l’ouverture matinale des portes pour des visites furtives, ou gardant une église ou ce qu’il en restait, sauvant du vol ou du sacrilège les reliques. Le patriarche Tikhon les appelaient avec amour « les fichus blancs ». Ces « fichus blancs » n’avaient pas peur d’assister à des liturgies aux moments les plus dangereux de la terreur quand on n’imaginait plus que la paix puisse un jour revenir. Sur leurs épaules pesaient l’éducation des enfants ayant perdus leurs pères arrêtés ou fusillés.

13ième icône, à la suite, en bas : Arrestation d’un prêtre pendant la célébration de la divine liturgie.
Illustration d’un fait « banal » surtout au début de la révolution. Sacrilège des saintes espèces, assassinat à l’autel.

14ième icône, à la suite, en bas : Destruction du monastère de Sarov, sacrilège et disparition des reliques de saint Séraphim de Sarov.
Fermeture du monastère du désert de Sarov, en 1927.

15ième icône, à la suite, en bas : Assassinat du métropolite Kyrill.
L’évêque Kyrill (Smirnov) était le premier sur la liste des trois évêques désignés par le Patriarche Tikhon pour être à la tête de l’Eglise, en cas d’empêchement de sa part, jusqu’à la convocation d’un concile et l’élection d’un nouveau patriarche. Mais l’évêque était déjà emprisonné au moment de la mort du Patriarche, et trainé de prisons en prisons, il sera fusillé en novembre 1937, comme ennemi du peuple.

Nous venons donc d’avoir un aperçu de ce que fut la Russie en ces moments tragiques de son existence. Et nous voici à présent devant notre thème principal.
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A.K.: Pour les commentaires de l'icône des nouveaux martyrs je me suis exclusivement basée sur une brochure spéciale du prêtre Alexandre Saltikov de l'Institut de Théologie Saint Tikhon (chaire iconographique). Pour le reste ce sont mes recherches et mes documents. Et mes pèlerinages...

Soeur Elisabeth autorise la publication de ce texte en recommandant toutefois que l'on cite la provenance Fraternité orthodoxe- Tous les Saints de Belgique, qui publiera d'ailleurs prochainement une brochure avec les textes des trois conférenciers.

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 22 Janvier 2022 à 15:00 | 2 commentaires | Permalien

Non loin de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, ouverture d’un musée consacré au père Alexandre Men
Alexandre Vladimirovitch Men, né le 22 janvier 1935 à Moscou et mort assassiné le 9 septembre 1990 à Serguiev Possad(Russie), est un prêtre orthodoxe et théologien russe, prédicateur, auteur de livres sur la théologie et l'histoire du christianisme et des autres religions. Son meurtre reste à ce jour /2019/ impuni

Le musée de l’archiprêtre Alexandre Men a initialement été ouvert dans la maison qu’il occupait près de l’abbatiale Saint-Serge où il officiait régulièrement. Ensuite le musée Alexandre Men a été transféré à Moscou à la Bibliothèque de littérature étrangère.

Mais en raison du nombre important de pèlerins et de visiteurs qui se rendaient à l’endroit où le prêtre a été assassiné, il est apparu indispensable de créer une exposition permanente consacrée à la vie et au service ministériel de l’archiprêtre Alexandre Men.

Aussi, avec la bénédiction du métropolite Juvénal de Kroutitsky et Kolomna, le recteur de l’abbatiale, l’archiprêtre Victor Grigorenko, a décidé d’organiser une nouvelle exposition permanente.

Non loin de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, ouverture d’un musée consacré au père Alexandre Men
La cérémonie d’inauguration du musée Alexandre Men a eu lieu à 11 heures, après la divine liturgie, ce 20 janvier jour anniversaire de la naissance du prêtre. L’essentiel des collections est constitué d’objets de culte du père Alexandre, de ses livres, de ses manuscrits et de photographies de différentes époques. Lien et PHOTOS Traduction PO

Non loin de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, ouverture d’un musée consacré au père Alexandre Men
На открытии музея отец Виктор Григоренко сказал: «Поскольку мы ограничены местом, экспозиция получилось не очень большая, но, мне кажется, вполне емкая. В основе коллекции музея — богослужебные вещи отца Александра Меня, его фотографии и рукописи. Кроме того, музей повествует о непростом времени "катакомбной церкви" XX века, когда верующие подвергались массовым гонениям и существовал неизменный риск ареста и ссылки за веру. Именно к этой общине людей, искренне преданных Православию, принадлежала мать отца Александра Елена Семеновна Мень и ее ближайшее окружение».

Non loin de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, ouverture d’un musée consacré au père Alexandre Men
После открытия музея отец Виктор пригласил всех гостей в Сергиевский храм, в стенах которого прозвучал концерт классической музыки в исполнении квартета А.А. Алябьева из Московской областной филармонии. Программа концерта была специально подготовлена по случаю события. Прозвучала западноевропейская и русская музыка в обработке художественного руководителя квартета Андрея Коваля. Концерт, исполненный музыкантами такого уровня, стал значимым событием в летописи Сергиевского храма.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Janvier 2022 à 13:43 | 2 commentaires | Permalien

Saint Philippe  de Moscou et son ami d’enfance d’Ivan IV, dit le Terrible
Métropolite de Moscou et de toute la Russie (1507- 1569)

En 1565, Ivan tira son ami d’enfance de son monastère de Solovki pour le mettre à la tête de l’Église orthodoxe. Désigné pour être métropolite de Moscou, il sut résister aux cruautés du tsar Ivan et il lui dit la Vérité dans la cathédrale même de la Dormition au Kremlin. Le nouveau prélat, loin d’être un allié, va s’opposer corps et âme au tsar. Au péril de sa vie.

Conflit spirituel, incandescent et violent. Tortures, décapitation, supplices en tout genre. Il est impossible de comprendre la Russie sans s’interroger sur ce personnage qui demeure le plus important de notre histoire.

Ivan IV fut le premier à se donner le titre de Tsar (du latin caesar) et il a créé la matrice du pouvoir russe qui demeure inchangée.

Sa personnalité complexe a beaucoup compté : c’était un homme éminemment doué et instruit, à la fois musicien et écrivain, mais en même temps son cas ressort de la maladie mentale avec une double, voire une triple personnalité ! Il n’était pas seulement un tyran, mais aussi un tortionnaire doublé d’un maniaque.Le métropolite Philippe c’est un homme de la Renaissance, ouvert et tourné vers l’avenir- mais aussi un brillant inventeur et un architecte.

Saint Philippe  de Moscou et son ami d’enfance d’Ivan IV, dit le Terrible
Ivan le Terrible est, lui, resté jusqu’à sa mort un homme profondément du Moyen Âge, qui refusait tout changement politique, culturel et esthétique.

À cause d’Ivan le Terrible, la Russie a raté sa Renaissance. Il a cassé quelque chose dans le pays. Cet affrontement est emblématique de son action : pour imposer son pouvoir d’essence divine, Ivan IV devait sacrifier cet hiérarque. Il vivait dans un rêve apocalyptique, persuadé que la fin du monde était proche et Philippe était un obstacle, car il incarnait une vérité absolue, une vérité religieuse qui l’encombrait et concurrençait la sienne.

Selon Ivan IV, puisque son pouvoir émanait de Dieu, il n’avait pas besoin de signer un contrat avec ses sujets. Le seul registre possible était celui de l’adoration. Si les récoltes étaient mauvaises, si la guerre était perdue, c’est que le peuple n’aimait pas suffisamment son souverain. Et tout manque d’amour appelait une punition. Pour le tsar, chacun était coupable, chacun était un traître, donc peu importait de rechercher et châtier les vrais responsables. Concrètement, on pouvait torturer et décapiter le premier venu. Le métropolite Philippe, qui s’est opposé ouvertement à cette idée d’adoration aveugle du pouvoir, devait dès lors être éliminé. Philippe incarne ces êtres humains qui, même dans les époques les plus sinistres, sont prêts à sacrifier leur vie.

Ivan le Terrible éloigné de la religion orthodoxe.

Mais sa garde rapprochée était habillée comme des moines. Il a créé une église étrange dans son palais et il disait la messe pendant la nuit, de minuit à 5 heures du matin, entouré de ses guerriers. Ivan IV adorait le théâtre et le déguisement. Les gens ne veulent pas connaître la réalité du règne d’Ivan le Terrible.*
Ivan IV a engendré ce mythe typiquement russe qui veut que le pouvoir soit implacable, féroce, dans l’intérêt même de la nation. Le deuxième mythe veut que la Russie soit entourée de pays ennemis qui concourent à sa perte et que l’Occident déteste la Russie.
Les chrétiens, et même les évêques, par peur du tsar ne le soutinrent pas le métropolite Philippe. Il fut déposé par un concile local, exilé dans un monastère près de Tver et c'est là que le sbire de l'empereur vint l'étrangler.

A l’initiative du patriarche Nikon les reliques de Philippe furent transportées à Moscou en 1652 et Philippe fut par la suite canonisé.

"P.O." Icône de Saint Philippe brodée par mère Marie (Skobtsov) en 1936 à Paris. L'icône se trouve actuellement dans la paroisse Saint Séraphin, rue Lecourbe, Paris,15e

Saint Philippe  de Moscou et son ami d’enfance d’Ivan IV, dit le Terrible

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 22 Janvier 2022 à 07:52 | -1 commentaire | Permalien

Lituanie 1941 - Ivan Tatarintsev  et ses compagnons
Vers l’année 1920, Ivan Efimovitch Tatrintsev terminait ses études de droit à l’université de Kovno en Lituanie et, après avoir prêté serment, s’inscrivait au barreau. Plus tard, il devint président de l’Union nationale russe de Lituanie.

A partir de l’année 1920 il devint membre du Conseil épiscopal de l’Eglise orthodoxe de Lituanie dont il fut plus tard le jurisconsulte. Tatarintsev se distinguait par sa profonde piété et par sa fidèle présence à tous les offices les dimanches et jours de fête.

Le 15 juin 1940, les bolcheviks envahissaient la Lituanie. Un mois ne s’était pas écoulé que, déjà, une abjecte terreur régnait sur tout le pays. Le 12 juillet, on comptait d’innombrables arrestations parmi les russes émigrés et les anciens officiers. Cette première vague épargna Ivan Tatarintsev mais, un mois plus tard, ce fut son tour. Les pensionnaires de tous ces centres de détention ne recevaient que du pain et de l’eau. Pendant les interrogatoires, les tchékistes se moquaient de leurs victimes et les frappaient souvent jusqu’à ce qu’ils perdissent connaissance.

Parfois, on plaçait les victimes contre un mur et les soldats de garde s’amusaient à tirer des balles à leur droite ou à leur gauche pour faire naître en eux une terreur mortelle. D’autres fois, on leur offrait des cigarettes droguées qui provoquaient des hallucinations.

La lumière artificielle brûlait sans interruption et les victimes ne savaient plus si c’était le jour ou la nuit. Ils maigrissaient au point de devenir des ombres vivantes. Le 22 juin 1941, les Allemands déclaraient la guerre aux bolcheviks. Ceux-ci évacuèrent Kovno en emmenant, avec eux, tous les prisonniers.

Dès le premier jour de la guerre, les Lituaniens s’insurgèrent contre les Soviétiques et libérèrent leur capitale, avant même l’arrivée des Allemands. Ivan Tatarintsev se trouvait au nombre des prisonniers emmenés par les communistes ; ils étaient plus de 800. Les camions qui les emportaient prirent la direction de Minsk, en Biélorussie. Près de la ville de Borissov, les véhicules furent déchargés et les prisonniers durent s’engager, à pied, sur la route de Smolensk. De forts contingents de tchékistes et de soldats rouges les accompagnaient avec des tanks.

De la sainteté nouvelle et du Mal éternel

Le 26 juin 1941, près du village de Tcherviène, les prisonniers, parmi lesquels des polonais et des lituaniens reçurent l’ordre de s’aligner sur huit rangs, après quoi les soldats commencèrent à tirer sur eux en feux croisés de mitrailleuses. Un cri terrible retentit ! Les victimes tombaient maudissant SDtaline et le communisme, d’autres imploraient les prêtres catholiques, prisonniers comme eux, de leur donner l’absolution…

Le martyre des nouveaux saints sera au programme de toutes les écoles de Russie

Une fois tout le monde à terre, les tchékistes, d’une voix forte, annoncèrent que si quelqu'un vivait encore, il pouvait se relever sans crainte – Staline lui laissait la vie. Les blessés commencèrent à se traîner hors du lieu de l’exécution. On leur ordonna de se coucher par terre pour recevoir des soins médicaux, ce qu’ils firent. Alors les bolcheviks dirigèrent leurs tanks sur eux et les écrasèrent tous, jusqu’au dernier. Quelques blessés essayèrent de fuir ; ils furent rattrapés et anéantis.

La nuit était tombée, grâce à l’obscurité, le prêtre lituanien Antoine Petraitis parvint à se dégager de la masse de cadavres pour ramper vers les buissons voisins, d’autres blessés firent de même. Les soldats rouges devinant qu’il y avait encore des vivants s’armèrent de torches électriques, et passèrent au milieu des cadavres en donnant des coups de baïonnette là où ils voyaient encore un signe de vie. Le prêtre Petraitis arriva à s’éloigner des buissons et à se cacher dans un marais. Un officier lituanien réussit également à se sauver. Ce sont eux qui ont fait connaître le sanglant carnage où périt également Ivan Tatarintsev, cet homme si pieux, ce zélé serviteur de l’Eglise.

Archiprêtre Michel Polsky, « Les nouveaux martyrs de la terre russe », éditions « Résiac », 1976
Nouveaux martyrs
Lituanie 1941 - Ivan Tatarintsev  et ses compagnons

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Janvier 2022 à 07:29 | 1 commentaire | Permalien

Sainte Théophanie de notre Seigneur
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Evangile de la Liturgie ( Matthieu III, 12-17)

Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui.

Celui-ci l’en détournait, en disant : " C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi !


" Mais Jésus lui répondit : " Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. " Alors il le laisse faire. Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

Et voici qu’une voix venue des cieux disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur."

Sainte Théophanie de notre Seigneur

Sainte Théophanie de notre Seigneur

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Janvier 2022 à 06:42 | 0 commentaire | Permalien

Aujourd'hui c'est la veille de Théophanie
Les chrétiens orthodoxes se préparent à la célébration du Baptême du Seigneur

Les chrétiens orthodoxes se préparent à célébrer la fête du Baptême du Seigneur. Ce jour-là, le Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, âgé de 30 ans, a été baptisé dans les eaux du Jourdain. Il a été baptisé par le grand prophète Jean-Baptiste, envoyé avant ce Dieu sur la terre, pour préparer les gens à l'acceptation du Seigneur. Saint Jean prêchait au Jourdain et baptisait ceux qui venaient à lui.

Le Baptême du Seigneur est aussi appelé Théophanie, car au cours de cet événement les trois Personnes de la Sainte Trinité ont été révélées au monde : Dieu le Fils a été baptisé dans le Jourdain, Dieu le Père a témoigné de Lui d'une voix du Ciel : "Ce est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute ma complaisance » ( Matt. 3:17 ), et Dieu le Saint-Esprit est descendu du ciel sur le Christ sous la forme d'une colombe.

Aujourd'hui c'est la veille de Théophanie
Cela ressemble à la veille de Noël et c'est aussi un jour de jeûne strict. La veille de Noël de l'Épiphanie et le jour même du Baptême du Seigneur dans les églises après la Divine Liturgie, le rite de la grande bénédiction de l'eau est exécuté. L'eau baptismale consacrée est un sanctuaire spécial.

Le début de la célébration du Baptême du Seigneur remonte aux temps apostoliques. Elle est mentionnée dans les Constitutions apostoliques. Le témoignage de saint Clément d'Alexandrie (IIe siècle) sur la célébration du Baptême du Seigneur et la veillée nocturne effectuée avant cette fête a été conservé. Depuis les temps anciens, cette fête a été appelée le Jour des Lumières et la Fête des Lumières, car Dieu est Lumière et est apparu pour éclairer « ceux qui sont assis dans les ténèbres et l'ombre de la mort » ( Matt. 4:16 ) et sauver les déchus . race humaine par grâce.

Dans l'ancienne Église, il était de coutume de baptiser ceux qui étaient catéchumènes à la veille de la théophanie, car le baptême est l'illumination spirituelle des personnes.

Aujourd'hui c'est la veille de Théophanie
Le moine Jean de Damas a dit que le Seigneur n'a pas été baptisé parce qu'il avait lui-même besoin de purification, mais pour « enterrer le péché humain avec les eaux », pour accomplir la loi, pour révéler le sacrement de la Sainte Trinité et, enfin, , pour sanctifier la "nature de l'eau" et nous donner une image et un exemple Baptême.

En la fête du Baptême du Seigneur, la Sainte Église affirme notre foi dans le mystère le plus élevé et incompréhensible des Trois Personnes du Dieu Unique et nous enseigne à confesser et à glorifier la Sainte Trinité, Consubstantielle et Indivisible, avec un égal honneur. L'Église montre la nécessité du Baptême pour ceux qui croient au Christ, inspire un sentiment de profonde gratitude envers l'Illuminateur et le Purificateur de notre nature pécheresse. Elle enseigne que notre salut et notre purification des péchés ne sont possibles que par la puissance de la grâce du Saint-Esprit, et qu'il est donc nécessaire de préserver dignement ces dons remplis de grâce du saint Baptême afin de garder propre ce précieux vêtement que la fête du Baptême nous parle de : "( Gal. 3, 27 ).

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Janvier 2022 à 18:51 | -1 commentaire | Permalien

L’enfance de Jésus
Les Evangiles canoniques n’en disent pas grand-chose et les apocryphes, abondants sur le sujet, versent souvent dans le pur merveilleux.

Pauvre parmi les pauvres d’Israël

Joseph, son père « adoptif », n’a rien d’un grand seigneur. Il est charpentier, ou tout simplement ouvrier du bâtiment, selon la manière dont on traduit le grec tektôn (Mt 13, 55). Lors de la présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance, ainsi que le prescrit la loi juive de l’époque, Joseph et Marie offrent le sacrifice des pauvres (Lc 2, 24), « un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes ». La famille de Jésus est donc comptée parme les pauvres d’Israël.

Cette condition modeste a peut-être gênée une partie des premiers croyants. D’ailleurs, la critique antichrétienne en a aussi longtemps fait un argument contre la divinité de Jésus. « Il n’y a rien là qui fasse pressentir le royaume de Dieu », se moque le Romain Celse (II siècle) dans son fameux discours « Contre les chrétiens ».

Dans le Protévangile de Jacques , un apocryphe relatant notamment la vie de Marie avant la naissance de Jésus, celle-ci appartient à une famille riche, et Joseph est présenté comme une sorte d’entrepreneur ayant des chantiers importants à mener loin de Nazareth, où il revient de temps en temps. Quoi qu’il en soit, le milieu campagnard et populaire dans lequel Jésus a grandi selon les Evangiles explique aussi que les scènes de la vie quotidienne et les images auxquelles il fera plus tard allusion dans son enseignement sont immédiatement compréhensibles par le public, lui aussi modeste, qui vient l’écouter.

Enfant pour le salut des enfants

C’est dans la scène de la Nativité que ce contraste entre la toute-puissance divine et la simplicité des conditions dans lesquelles elle vient à s’incarner se donne à voir de la manière la plus frappante. Il n’y a pas de place pour accueillir le Fils de Dieu : « Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire, parce qu’il manquait la place dans la salle », écrit Luc (2,7). Et ce sont de simples bergers, prévenus par « l’ange du Seigneur », qui viennent les premiers rendre visite au nouveau-né pour aussitôt s’en retourner « glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé » (Lc 2,20). Le paradoxe christique de la puissance la plus haute s’abaissant au niveau des hommes les plus humbles est rendu ici de manière exemplaire à travers l’Incarnation (l’entrée dans la vie humaine) comme il le sera à travers la Passion (le passage par la mort).
L’enfance de Jésus

Ce paradoxe de l’Incarnation s’affirme ensuite dans la condition enfantine que traverse Jésus. Car celui-ci ne surgit pas comme Athéna tout armée et casquée du crâne de son père… Faible, sans défense, dépendant d’autrui, et tout particulièrement de ses parents – « ses éducateurs », dira Bossuet -, il devient pleinement homme à travers cette expérience de l’enfance. La plupart des grands pasteurs l’ont bien compris. « Il a été un enfant pour le salut des enfants et par sa propre expérience de l’enfance, il l’a sanctifié », écrit Irénée de Lyon (Contre les hérésies II, XXII, 4).

Là encore, des textes moins officiels nous montrent que la chose a pu être perçue comme vaguement scandaleuse. Certains évangiles apocryphes s’ingénient ainsi à multiplier les anecdotes jù Jésus enfant exprime au contraire sa puissance, humiliant ici son maître d’école, foudroyant là un garçon lui ayant manqué de respect ou encore se livrant à des miracles vindicatifs ou spectaculaires qui ne visent de toute évidence qu’à impressionner le public ( et le lecteur).

Mais si l’on s’en tient aux Evangiles canoniques, Jésus semble n’avoir accompli aucun miracle particulier avant son ministère public, comme l’ont fait remarquer certains Pères, tel Jean Chrysostome (344-407), sans doute pour couper court à l’influence de ce genre de légendes sur la juste compréhension du message évangélique.

Certainement, il a suivi le parcours classique des enfants de son milieu

Il apprenait peut-être à lire auprès du hazzan, sorte de maître d’école, sans pour autant poursuivre ses études. Mais quelques historiens pensent au contraire qu’il ne savait pas lire ! Il parlait araméen, la langue locale, comprenait l’hébreu, utilisé pour les rites et dans les Ecritures, et savait peut-être un peu de grec, utilisé comme langue commune dans le bassin méditerranéen, mais certainement pas le latin. Adulte, il fréquente la synagogue (Lc 4,16). On peut donc supposer que cette habitude a été prise dans son enfance. Mais cela n’en a pas fait pour autant un surdoué en matière de religion. On apprend aussi que Jésus est devenu charpentier comme son père, ayant sans doute appris le métier auprès de lui.

Rient ne permet en tout cas de dire qu’il a été considéré comme un enfant extraordinaire. A l’inverse de ce qui est suggéré dans les évangiles apocryphes de l’enfance, où Jésus se montre supérieur en tout à tout le monde, y compris à ses maîtres, Luc précise deux fois que « l’enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse » (Lc 2 , 40 et 2, 52). En d’autres termes : il progressait. Tout ne lui a pas été donné d’emblée.
L’enfance de Jésus

Dans l’évangile de l’enfance selon Thomas, on voit par exemple un Jésus de 5 ans modeler des oiseaux en boue avant de les rendre vivants, au grand émerveillement de ses camarades. Faisant usage de ses pouvoirs de manière immodérée, le petit Jésus est consigné à la maison par Joseph qui n’hésite pas à lui tirer l’oreille. Dans l’évangile arabe de l’enfance, il aide son père, charpentier, en imposant les mains sur les planches pour qu’elles se mettent à la bonne longueur… C’est dans ce même texte que nous sont contées les aventures de Joseph, Marie et Jésus en Egypte, dans les tableaux où les miracles se succèdent. Souvent, la présence du jeune Jésus permet de guérir des malades, en général par contact avec ses langes ou l’eau de son bain.

Extrait du dossier spécial Noël - " La Vie" Lire aussi La révélation de la filiation divine de Jésus
L’enfance de Jésus

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2022 à 12:16 | -1 commentaire | Permalien

Les Africains seront  introduits en Orthodoxie par deux patriarches, entre lesquels il n'y a pas de communion eucharistique
Le primat de l' Église orthodoxe d’Albanie, l’archevêque de Tirana et de toute l' Albanie, Anastase a de nouveau appelé à une réunion des primats des Églises pour surmonter le schisme .

Anastase a publié un appel à propos de la décision de l' Église orthodoxe russe de créer un exarchat en Afrique , ce qui, selon lui, s'inscrit dans la continuité de la crise ecclésiale en Ukraine.

"Depuis le début de la crise en Ukraine, nous avons souligné, oralement et par écrit, que le temps ne guérit pas les divisions et les schismes de l'église. Au contraire, il les approfondit et les approfondit . La récente décision du Patriarcat de Moscou d'établir un exarchat sur le continent africain confirme ces craintes.

Les Ukrainiens sont en train de créer un nouveau schisme sur le continent africain sensible, où la mission orthodoxe s'est développée ces dernières décennies », lit-on dans un appel publié par l'Église albanaise.


Selon Anastase, les Africains seront introduits en Orthodoxie par deux patriarches, entre lesquels il n'y a pas de communion eucharistique. "L'affirmation qu'il n'y a pas de schisme dans l'orthodoxie, mais qu'il n'y a que des désaccords, ressemble à une théorie selon laquelle il n'y a pas de coronavirus. Un schisme avec de nombreuses mutations est évident, et un traitement et un vaccin nécessaires de toute urgence, qui est déterminés par la tradition apostolique – la réconciliation », écrit le primat de l'Église albanaise...

Suite à la création d’un Exarchat de Moscou en Afrique, le métropolite de Tamassos et Oreini Isaïe demande la convocation d’une Synaxe des primats pour régler le problème ukrainien

Anastase rappelle qu'en novembre 2019, il a lancé un appel à tous les primats des églises orthodoxes pour surmonter la division des églises. "Nous avons souligné la priorité absolue du devoir d'unité, la nécessité de recourir dialogue, d'éviter les divisions ethniques, d'utiliser d'urgence le principe de la conciliarité , sur lequel l'Église orthodoxe se fonde depuis des siècles", indique l'appel.

Lien Архиепископ Албанский заявил о новом расколе в православии

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2022 à 06:35 | 8 commentaires | Permalien

Homélie pour la fête de sainte Geneviève de Paris
Quelques années après la mort de sainte Geneviève, une âme pieuse et lettrée écrivit sa vie. Bien lui en a pris ! Grâce à ce chrétien diligent, nonobstant le style très hagiographique de son œuvre, nous sommes bien informés sur Geneviève ; on ne peut pas en dire autant de tous les saints du premier millénaire.

Cette Vie de sainte Geneviève, rédigée en latin, date donc du VIe siècle. Ce qui m’a frappé à la lecture de cet écrit gallo-romain – que je vous recommande chaleureusement, d’autant qu’une traduction française est disponible sur Gallica en accès libre – c’est la présence en plein milieu de cette œuvre d’une référence à saint Siméon le Stylite, contemporain aîné de sainte Geneviève (elle avait environ trente-cinq ans quand il est mort), remarquable saint syrien, rendu célèbre grâce à la plume de Théodoret de Cyr, son contemporain.

Voici ce que la Vie de sainte Geneviève dit au sujet de Siméon :Il y avait pour lors du côté d’Orient, en Syrie, un saint homme appelé Siméon, célèbre par le mépris qu’il avait fait des plaisirs et des richesses du siècle et pour être aussi demeuré près de quarante ans sur une colonne près de la ville d’Antioche.

On dit de ce grand personnage que, quand il voyait passer des marchands qui venaient d’Occident, il leur demandait des nouvelles de Geneviève ; ou d’autres qui y retournaient, il les priait de la saluer de sa part, en leur témoignant l’extrême vénération qu’il avait pour elle et de la conjurer de se souvenir de lui dans ses prières.

Ce souci d’établir le lien avec l’Orient, de souligner l’unité de l’expérience mystique, de la sainteté, de la foi entre Siméon et Geneviève, séparés par des milliers de kilomètres, par la langue, la culture, le rite, est très émouvant, surtout dans un document gallo-romain du sixième siècle !

Pour tout vous dire, chaque fois que je relis la Vie de Geneviève, je suis ému par cette intention de son hagiographe, par la catholicité dont il fait preuve, par son ouverture et son universalité. Au sixième siècle, les chrétiens vivant en Gaule, habitant notre région, priant en latin, faisant face aux invasions des peuples germaniques, se sentaient en totale communion de foi et de prière avec les chrétiens de Syrie et de Liban, certainement aussi de Grèce et de Palestine, d’Anatolie, d’Égypte et d’Arménie. J’aime les saints du premier millénaire pour cet universalisme, pour cette catholicité qui a manqué au second millénaire et dont nous avons vraiment besoin maintenant.
Homélie pour la fête de sainte Geneviève de Paris

Célébrons aujourd’hui ensemble Geneviève et Siméon, dont la foi a été plus forte que les barrières humaines, culturelles, linguistiques et politiques, qui ont partagé le même amour de Jésus-Christ, la même soif de l’Esprit et qui ont loué le même Père céleste qui pour tous ses enfants a préparé des demeures dans son royaume et qui à tous les humains ouvre ses bras miséricordieux et offre son pardon.

Père Alexandre Siniakov
Le Séminaire orthodoxe russe Lien

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Janvier 2022 à 12:26 | -3 commentaire | Permalien

Jésus a dit : " Je suis la porte des brebis"
Jésus a dit : « Je suis la porte des brebis. Il y avait alors deux types de bergeries en Palestine. Dans les villages et les villes, il y avait des enclos communs dans lesquels tous les troupeaux passaient la nuit. Ces enclos avaient des portes solides, dont la clé n'était détenue que par le gardien.

Lorsque les moutons étaient loin sur les collines pendant la saison chaude et ne retournaient pas dans les villages et les villes la nuit, ils étaient rassemblés dans des enclos sur les pentes des collines. Ces enclos étaient à ciel ouvert et protégés uniquement par un mur avec une ouverture par laquelle les moutons pouvaient entrer et sortir. Et il n'y avait pas de portes dedans.

La nuit, le berger lui-même se couchait en travers de l'entrée, et pas un seul mouton ne pouvait sortir qu'en l'enjambant. Au sens le plus littéral, le berger est devenu la porte. (Jean 10 : 1-17)

C'est ce que Jésus voulait dire lorsqu'il a dit : « Je suis la porte des brebis. Par Lui et seulement Lui seul, une personne peut aller à Dieu.
Jésus a dit : " Je suis la porte des brebis"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Janvier 2022 à 21:51 | 0 commentaire | Permalien

Les Jours Saints, c’est la période entre la Nativité du Christ et le Baptême, marqué le 19 janvier.
En Russie, on fête les Jours Saints qui suivent Noël orthodoxe (célébré le 7 janvier).

Pendant 12 jours, "Sviatki", les jours saints entre Noël et le Baptême du Christ les chrétiens orthodoxes glorifient l'arrivée au monde du Sauveur Jésus-Christ.

De nombreuses cultures considèrent le solstice d'hiver comme le début de la nouvelle année astronomique. À partir de ce moment, les jours deviennent plus longs et les anciens croyaient que cela représentait la naissance de la nouvelle année. À leur tour, ils pensaient que le destin pour l'année à venir était défini à cette époque. C'est pourquoi Sviatki était traité avec une telle importance.

Les Russes se régalaient jusqu'à l’excès pendant cette période, dans l'espoir que les 12 prochains mois seraient fructueux. Pour les paysans russes qui travaillaient dans les champs tout au long de l'année, les célébrations étaient une pause précieuse.

Le nom Sviatki vient du mot sviatoï святой («Saint»), mais ironiquement c'était la période la plus impie et païenne de l'année. Les Russes croyaient que la période entre la naissance et le baptême du Christ était «une période sans Croix».

« Dieu se réjouit après la naissance de son fils, ouvrit toutes les portes et laissa les démons sortir pour jouer », raconte la légende folklorique. Le travail était interdit au cours de Sviatki, en particulier pour les jeunes - ils étaient occupés à jouer le rôle de lutins et d’esprits. Pour ce faire, les petits gars (et certaines braves filles) mettaient des masques effrayants et demandaient des friandises partout dans le village.

Les « démons » portaient de vieux chiffons, de fausses barbes, des chapeaux en cuir pointu et criaient bruyamment, jouant des instruments simples et effrayant les villageois. Mais il fallait les accueillir et offrir des friandises ou l'année serait malchanceuse, un peu comme Halloween. En Russie toutefois, même si on donnait des friandises, des tours étaient joués dans tous les cas, généralement plus tard dans la nuit après que les gens étaient au lit. SUITE
Les Jours Saints, c’est la période entre la Nativité du Christ et le Baptême, marqué le 19 janvier.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Janvier 2022 à 18:02 | 0 commentaire | Permalien

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