Les métropolites  Jean de Doubna  et Emmanuel de France ont signé un protocole d'accord
Communiqué du Bureau de l’Archevêque du 4 décembre 2020

« Le nom de l’Église n’est pas un nom de division, mais d’union et d’harmonie. L’Église est venue à l’existence non pour que nous soyons divisés, mais unis. » Saint Jean Chrysostome

Le 4 décembre 2020 un accord a été signé qui constitue l’aboutissement d’une démarche visant à trouver une issue pacifique à la situation conflictuelle rappelée ci-dessous et qui a été portée unanimement, tant par Monseigneur Jean et le Conseil de l’Archevêché que par Monseigneur Emmanuel et les paroisses qui, réunies en assemblée générale sous sa présidence, se sont prononcées en ce sens.

La décision prise le 27 novembre 2018 par le Saint-Synode du Patriarcat Œcuménique de Constantinople de révoquer la charte patriarcale (Tomos) qui reliait canoniquement à celui-ci l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, structure ecclésiale de l’Union directrice diocésaine des associations orthodoxes russes en Europe occidentale, a généré durant deux ans, au sein des paroisses qui étaient membres de l’Union directrice au niveau européen, d’intenses débats au cours desquels toutes les opinions ont pu être exprimées, révélant une grande diversité de positions et de sensibilités.

Durant ce processus, souvent douloureux, a émergé une nouvelle réalité : d’une part le souhait d’une partie des paroisses de suivre les décisions du Saint-Synode et de rester dans l’obédience du Patriarcat Œcuménique, et d’autre part le rattachement de l’Archevêché des églises de tradition russe en Europe occidentale au Patriarcat de Moscou, confirmé le 3 novembre 2019 par l’octroi d’une Gramota patriarcale et synodale. Ceci a rendu nécessaire la mise en place d’un accord formel admis par tous afin de garantir de bonnes relations entre les communautés.

C’est dans cet esprit que les représentants des deux parties ont travaillé pour donner un signal fort d’exemplarité conforme à ce que doit être la vie en Église. Un accord a ainsi été conclu entre le métropolite Emmanuel de France, représentant du Patriarcat œcuménique, et l’archevêque métropolite Jean de Doubna, président de l’Union directrice diocésaine des associations orthodoxes russes en Europe occidentale visant à garantir un avenir des différentes communautés dans la paix et la concorde.

La démarche commune ainsi engagée entre les deux parties s’est articulée autour de trois axes :

- Pacifier les relations entre les parties, par la reconnaissance mutuelle et le respect scrupuleux des décisions des paroisses et communautés membres de l’union diocésaine de rester ou non dans l’Union (passée sous l’autorité du Patriarcat de Moscou) en préservant les moyens, notamment matériels, qui doivent permettre aux communautés de poursuivre paisiblement leur cheminement spirituel, quelle que soit la décision qu’elles auront prise.

- Organiser et garantir la coexistence fraternelle et ecclésiale entre les communautés des différentes Métropoles en Europe présidées par les hiérarques du Patriarcat Œcuménique et celles de l’Union directrice diocésaine des associations orthodoxes russes en Europe occidentale présidée par Mgr Jean de Doubna, conformes aux exigences de la vie en Église.

- Garantir l’accès de tous au riche héritage spirituel et culturel commun, qui sera préservé et numérisé par l’Union directrice diocésaine des associations orthodoxes russes en Europe occidentale pour les générations à venir.

Les deux parties signataires soulignent que la démarche entreprise pour l’élaboration de cet accord est antérieure au déclenchement de la pandémie qui a durement éprouvé les paroisses, les communautés en même temps que le plérôme de l’Église orthodoxe, et plus généralement la société. Ils partagent la conviction que cette épreuve peut et doit concourir à la pacification ecclésiale souhaitée par tous et appellent chacune et chacun à se recentrer sur l’essentiel : l’amour du prochain et l’exemple du pardon.




Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Décembre 2020 à 15:47 | 5 commentaires | Permalien

l’Entrée de la Mère de Dieu dans le Temple
Père Nikolaï Tikhonchuk le 4 décembre/21 novembre

Chers frères et sœurs !

Aujourd’hui nous célébrons l’une des grandes fêtes de l’année : l’Entrée de la Mère de DChers frères et sœurs !
ieu dans le Temple qui éclaire notre chemin comme une étoile filante pendant la période de jeûne et nous guide vers la Nativité du Christ. Une petite fille entre dans le Temple, et à partir de ce moment-là commence le mystère de salut d’une âme. Et avec elle commence le salut de toute l’humanité, car grâce à sa vie, sa prière, son obéissance à la volonté de Dieu, Dieu est devenu homme, le Fils de Dieu est devenu son propre fils ! Ce mystère de notre salut est grand et magnifique !

Au moment où j’ai commencé à réfléchir à ce sujet pour écrire cette homélie, mon fils aîné, qui était en train de jouer juste à côté avec ses puzzles, m’a posé tout à coup une question surprenante : « Papa, est-ce que Dieu existe vraiment » ?

Je ne sais pas pourquoi, mais je lui ai proposé cette explication : « Oui, Dieu existe, mais nous ne pouvons pas le voir, comme, par exemple, l’air dans cette pièce et pourtant sans l’air nous ne pouvons pas vivre et respirer, n’est-ce pas ? Mais comment, à ton avis, nous pouvons savoir que l’air existe ? ». Alexis m’a répondu que c’est grâce au vent que nous pouvons le sentir…

Mon fils a à peu près l’âge de la petite fille qui aujourd’hui monte les grandes marches d’un Temple majestueux.

Peut-être a-t-elle aussi posé cette même question, ou peut-être sous une autre forme : est-ce que Dieu existe ? Comme nous aussi, nous avons été amenés à nous poser cette question tôt ou tard dans notre vie : où est-il, Dieu ? Parce que même s’il existe, s’Il n’intervient pas dans notre vie, mais qu’Il reste silencieux et à l’écart, c’est la même chose que s’il n’était pas là, c’est la même chose que s’Il n’existait pas.

Je suis heureux que mon enfant me pose cette question, je pense qu’il va la poser encore et encore plusieurs fois dans sa vie et c’est bien, car il faut poser des questions épineuses, existentielles (ce qui est plus complexe que de faire son puzzle)et surtout chercher les réponses. Chercher la réponse cela veut dire frapper fort à la porte : « Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe ».(Mt.7,8) Chercher la réponse cela veut dire prier Dieu, une chose simple et évidente mais qui est difficile à mettre en œuvre. Il faut que la prière devienne pour nous et pour nos enfants une chose naturelle comme respirer. Pour comprendre que Dieu existe, qu’il agit dans ce monde et dans notre vie, il faut se mettre en prière pour sentir ce vent éternel de l’Esprit Vivifiant.

Dieu est invisible, insaisissable, incompréhensible, lisons-nous dans les prières de la Divine Liturgie. C’est vrai que la relation entre l’homme et Dieu est un mystère inexplicable, mais nous sommes tous invités à nous élever vers ce mystère de prière, comme la Vierge Marie qui monte dans le Temple pour se consacrer à Dieu, comme Moïse qui gravit la montagne vivante entourée des nuages. Parce qu’il n’y a pas d’autre moyen pour sentir le souffle de l’Esprit Divin que de monter sur la montagne de prière qu’est notre cœur.
l’Entrée de la Mère de Dieu dans le Temple

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Décembre 2020 à 10:28 | 0 commentaire | Permalien

Comment  François Esperet, ancien gendarme est devenu diacre orthodoxe
Le MONDE
Par Nathalie Calmé

L’ancien gendarme, devenu un temps conseiller de Bertrand Delanoë puis d’Anne Hidalgo, a été ordonné diacre en 2018, et demeure un poète hors normes et inclassable, à mille lieues de l’image lisse attendue du dévot

François Esperet a été ordonné diacre en 2018 par Monseigneur Nestor. A 40 ans, ce père de six enfants est aujourd’hui à la tête de la société de conseil qu’il a fondée.

Si, dans sa jeunesse, les premiers pas en religion de François Esperet sont balbutiants, c’est à l’âge de 17 ans qu’il a « une révélation chrétienne ». Bouleversé, l’adolescent recherche alors l’écrin spirituel qui pourrait accueillir cette expérience, et c’est au catholicisme qu’il choisit tout d’abord de confier sa foi.

Né en 1980 à Paris, François Esperet est un homme dont la vie se conjugue au pluriel. Après des études à l’Ecole normale supérieure, il intègre le corps de la gendarmerie en 2002, comme chef de groupe, à Paris. Dans cet univers, le jeune homme, jusqu’alors tourné vers les choses de l’esprit, multiplie les apprentissages qui ont trait au « prochain ».


Il découvre le commandement, la direction d’une fraternité d’armes, « l’autorité comme service ». Et quand il croise bandits, voyous ou prostituées, il se dit « frappé par l’éclat du semblable plus que par l’altérité ».

Gendarmes et voleurs

Rattrapé par son passé de normalien, il finit par quitter le feu de l’action et devient chargé de mission au cabinet du directeur général de la gendarmerie nationale. C’est à ce moment-là qu’il couche sur le papier ses premiers vers : « Le 21 septembre 2008, se souvient-il, jour de la saint Matthieu, j’ai commencé à écrire de la poésie. Il fallait que je sois extrait des aventures pour pouvoir les raconter. »

Sa « vie antérieure », à démanteler trafics de drogue et racolage sur la voie publique, l’inspire à la fois en tant que chrétien et que poète. Dans ses recueils, Larrons (2010), puis Gagneuses (2014), consacrés au banditisme et à la prostitution, il peint, dans un souffle épique dénué de ponctuations, des « âmes à nu », « écorchées vives », « dérogeant à la loi », mais « possédant une grande liberté sociale non encore convertie en liberté spirituelle ».

Pour François Esperet, côtoyer ces milieux en marge de la société a été « un extraordinaire amplificateur d’humanité » et « un approfondissement de l’incarnation ».

Au bout de deux ans de vie de cabinet, l’officier bien noté, brillant, se sent « bloqué dans un mouvement ascendant professionnellement » : « Quand ma carrière menace de s’élever, j’ai tendance à me déporter à l’horizontale », lance-t-il en riant.

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De conseiller des princes aux rives de l’Orient

C’est vers la Mairie de Paris que François Esperet se « déporte » donc, de 2010 à 2016, comme conseiller spécial de maires Bertrand Delanoë puis Anne Hidalgo. Une nouvelle vie en politique, non pas comme « chrétien de gauche », mais comme « pèlerin et nomade dans le champ politique ». Electron libre dans l’âme, celui qui s’est fait tatouer le corps de représentations du Christ et de citations latines se reconnaît dans ces paroles du théologien carthaginois Tertullien : « Pour nous chrétiens, que la passion de la gloire et les honneurs laissent froids, en vérité (…) nous ne connaissons qu’une chose publique, commune à tous : le monde. »

En 2016, il converge du catholicisme vers l’orthodoxie, après sa découverte de la voie hésychaste, ou prière du cœur (méthode ascétique d’oraison qui utilise l’invocation du nom de Jésus sur le rythme de la respiration et, finalement, celui du cœur), et fréquente le séminaire orthodoxe russe à Epinay-sous-Sénart (Essonne).

Après une année de lecture des pères grecs et des théologiens orthodoxes du XXe siècle – en particulier Olivier Clément – et de la pratique de la prière du nom de Jésus, les astres se sont alignés du côté de l’Orient ! »

Un homme est aussi à l’origine de ce basculement, le père Alexandre Siniakov, figure du dialogue Orient-Occident.
« Mais, précise-t-il, je ne renie rien du christianisme catholique. Je lis toujours avec autant de joie sainte Thérèse d’Avila, dont les plus belles pages font écho à celles des Récits d’un pèlerin russe ! » Epris de mystique orthodoxe, François Esperet voit en elle « moins une échappatoire merveilleuse et abyssale – privilège des âmes d’élite – qu’un simple pain quotidien ».

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Fugues autour du Royaume

En 2018, le croyant hors normes publie « Visions de Jacob » (2018). Comme dans ses recueils précédents, il y tisse une toile narrative où s’entremêlent le langage biblique et l’argot. Le poète aime citer ses grands frères, Apollinaire, Rimbaud, Kerouac, Bloy, « des gens qui ont une authentique piété vis-à-vis de la parole de Dieu, et qui osent tout. C’est dans l’esprit du “je peux tout en celui qui me donne la force”, de Paul, que j’aborde l’écriture ».

Dans le prologue de son dernier livre « Ne restons pas ce que nous sommes », qui vient de paraître chez Robert Laffont, François Esperet observe : « Quand la parole humaine vient se lover contre la parole divine (…), une mélodie nouvelle se fait entendre. » C’est cette langue nouvelle que l’auteur a appris à parler au cours de l’année liturgique qui a suivi son ordination diaconale à la cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité, à Paris – en 2018, le jour de la fête de Lazare, la veille du dimanche des Rameaux. Unemission lui est confiée : commenter, tous les dimanches et jours de fête, la première lecture, dite « apostolique », pour l’assemblée des fidèles. Et ce sont ses homélies autour des Epîtres de Paul que le diacre-poète a réunies dans son livre.

Il compare les épîtres pauliniennes à des « portulans » – ces anciennes cartes de navigation : « Paul est un vrai navigateur humain, qui nous a rendus visible le tracé des côtes du Royaume. »Quant au titre, il est inspiré d’une phrase du théologien Grégoire de Nazianze, au IVe siècle : « Ne restons pas ce que nous sommes, mais devenons qui nous étions », parole qui conserve à ses yeux une part de mystère. « Elle pourrait signifier, pense-t-il, ne nous laissons pas enfermer à un moment de nous-mêmes, ne nous laissons pas réifier, mais devenons des participants du Royaume… et renouons en toute liberté avec ce que Maxime le Confesseur [théologien byzantin du VIIe siècle] appelle notre logos, notre identité et notre vocation primordiales. »

A 40 ans, ce père de six enfants est aujourd’hui à la tête de la société de conseil qu’il a fondée, Beltassar (le nom babylonien du prophète Daniel, celui qui interprétait les songes du roi Nabuchodonosor), auprès de grands dirigeants d’entreprises. Et aspire à endosser l’habit de prêtre orthodoxe, « avec cette impatience, confie-t-il, qui est le péché de l’espérance et dont j’ai toujours peiné à me départir. Mais aussi, au fil des mois et des années, avec une sérénité souriante ».... SUITE

Lire François Esperet :
Larrons (Le Temps des cerises, 2013, 114 pages, 12 euros) ; Gagneuses(Le Temps des cerises, 2014, 100 pages, 10 euros) ; Visions de Jacob(Editions du Sandre, 2018, 200 pages, 18 euros)
Comment  François Esperet, ancien gendarme est devenu diacre orthodoxe


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Décembre 2020 à 11:34 | -1 commentaire | Permalien

Des représentations inhabituelles du Christ
Le site « ortograf.ru » publie une communication consacrée à des représentations inhabituelles du Christ sur des enluminures.

Dans le psautier « Chludov » (IX siècle, Byzance) les chercheurs ont trouvé, en frontispice, l’effigie d’un Christ imberbe et sans moustache. M. Tchepkina, spécialisée dans l’étude du psautier « Chludov » écrit à ce propos en se référant aux travaux de N.Kondakov : « Le roi David assis sur son trône surplombé d’un arc semi circulaire s’appuyant sur des colonnes joue du psautier= kinnôr, la lyre hébraïque ancienne.

En haut de page, un médaillon représentant le sauveur Emmanuel. Cette effigie est inhabituelle dans l’iconographie : nous voyons un adolescent au front très haut, le crâne dégagé et aux cheveux courts ». Les autres miniatures de ce psautier montrent le Christ tel que nous habitué à Le voir sur les icônes.
Des représentations inhabituelles du Christ

Des représentations peu coutumières ont été découvertes dans un évangile syrien du VI siècle. A quatre reprises au moins Jésus est montré avec une coupe très courte : ses cheveux paraissent frisés, la barbe et la moustache sont également coupées très court.
Des représentations inhabituelles du Christ

L’absence de cheveux longs tombant sur la nuque est également constatée sur l’une des miniatures de cet Evangile montrant le jardin de Gethsémani. La tête est légèrement tournée de coté, les cheveux ne tombent pas sur les épaules. Nous trouvons dans le même manuscrit des représentations connues et tout à fait identifiables du Christ.
Des représentations inhabituelles du Christ

Plusieurs autres exemples intéressants dans un manuscrit copto-arabe datant de 1684 se trouvant au Musée Walter, Baltimore : le Christ arborant un couvre-chef sur le chemin d’Emmaüs ainsi que le Christ en jardinier, tel qu’Il a été perçu par Marie-Madeleine. Il est revêtu d’un habit de travail le plus simple qui puisse être, tel que le portaient les paysans, manches retroussées, arborant une ceinture et tenant une pelle. Ces deux effigies sont uniques et nous n’en trouvons nulle part ailleurs de semblables.
Des représentations inhabituelles du Christ


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Décembre 2020 à 09:26 | 1 commentaire | Permalien


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Décembre 2020 à 13:52 | 0 commentaire | Permalien

Saint Philarète de Moscou sur le sens de la chasteté
Voici ce que saint Philarète, métropolite de Moscou, un des Pères les plus remarquables du XIXe siècle, dit au sujet de la chasteté que tout chrétien s'efforce à cultiver toute sa vie, mais surtout pendant le Carême:

"Mener une vie chaste signifie vivre sous la direction d'un raisonnement intègre, pur et sain, ne se permettre aucun plaisir qui ne serait justifié par le bon sens, garder l'intelligence hors d'atteinte des pensées impures, ne pas laisser les voluptés malsaines contaminer notre cœur et ne pas maculer notre corps par des œuvres malpropres."

Beaucoup disent que c'est un idéal inaccessible. A cela, l'archevêque Ambroise (Kliutcharev) de Kharkov (1820-1901) répondait que "pour être fidèle à sa nature, l'homme doit être ascète. Même les philosophes antiques païens le reconnaissaient. Alors, comment le chrétien ne serait-il pas ascète, lui qui cherche à manifester dans sa nature composée le bel idéal de la vrai vie humaine que l'Évangile lui a montré?"

Saint Philarète fut une des figures les plus marquantes de l'Église russe au XIXe siècle. Né en 1782, à Kolomna, près de Moscou, dans une famille sacerdotale, il fut baptisé sous le nom de Basile. Il entra à l'âge de neuf ans au séminaire local et continua ensuite son instruction ecclésiastique dans le séminaire installé auprès de la Laure de la Trinité-Saint-Serge.

Le métropolite de Moscou Platon, qui résidait fréquemment à la Laure, remarqua les aptitudes extraordinaires du jeune séminariste, tant pour l'apprentissage des langues ancienne, qu'en théologie et poésie, et il le prit sous sa protection. Malgré ses talents, Basile restait pieux, calme et modeste, et jouissait de l'estime générale. Ayant terminé ses études, premier de sa promotion, on lui confia aussitôt l'enseignement du grec, langue qu'il écrivait et parlait couramment, et de l'hébreu. Orateur d'esprit fin, sachant enflammer les âmes d'amour pour la vertu, il fut bientôt désigné comme prédicateur à la Laure et nommé professeur de rhétorique. Son bienfaiteur, le métropolite Platon, qui était considéré comme un grand théologien et orateur, écrivait à son propos: « Moi, j'écris comme un homme, mais lui il écrit comme un Ange. »

Encouragé par le Métropolite et après mûre réflexion, accompagnée de luttes intérieures, le brillant professeur fut tonsuré moine, sous le nom de Philarète, et ordonné Diacre quelques jours après (1808). Transféré, un an plus tard, au Séminaire de Saint-Pétersbourg, il y remplit les fonctions d'inspecteur et de professeur de philosophie; et après son ordination sacerdotale, il enseigna, à l'Académie théologique, l'Écriture Sainte, l'Histoire ecclésiastique, le Droit canonique et la Théologie dogmatique. Il continuait de plus sa prédication et sa voix, résonnant dans les grandes cathédrales, attirait de nombreux admirateurs. Il entretenait des relations avec les écrivains illustres de ce temps, comme Pouchkine, qu'il avait réconforté par un admirable poème et qui lui écrivit avec reconnaissance: « Le poète, saisi de frayeur sacrée, écoute religieusement la harpe de Philarète. »

Élevé à la dignité d'Archimandrite à l'âge de trente. ans, il fut bientôt nommé recteur de l'Académie théologique et supérieur d'un grand monastère de Novgorod. Infatigable dans les travaux intellectuels comme dans les responsabilités administratives, il menait ordinairement de front trois ou quatre besognes à la fois.

Son disciple, l'archimandrite Photius, le décrit en ces termes: « Il avait toujours le visage clair et joyeux, les yeux perçants, l'air ascétique et sévère, mais agréable; son allure était lente et majestueuse. Sa voix était douce et fine, mais bien claire. Il parlait avec finesse et sagacité, et disposait les étudiants à l'écouter avec entrain, au point d'oublier l'heure du repas. La force, la beauté, la dignité et la gloire de l'Académie théologique étaient alors concentrées en Philarète. » Unissant une rare érudition à une fervente piété, il tâchait de communiquer avant tout à ses auditeurs, ou aux lecteurs de ses ouvrages qui restent des classiques de la littérature orthodoxe, l'"esprit de l'0rthodoxie", c'est pourquoi il fut, dès son vivant, considéré comme un véritable Père de l'Église et surnommé: le "nouveau Chrysostome".

Suite
Saint Philarète de Moscou sur le sens de la chasteté

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 2 Décembre 2020 à 07:28 | 17 commentaires | Permalien

Le patrimoine culturel de la Côte d'Azur russe s'effrite à nos yeux
Anastasia Popova

L’église historique de l'archange Michel à Cannes français est en détresse. Ceci est un SOS.

Construite en 1894, elle était sous la juridiction de l'Église orthodoxe russe et appartenait à l'Empire russe. En tant que successeur légal - la Russie modern est, l'héritier de ce site culturel important. Mais une organisation locale appelée Association culturelle orthodoxe de Cannes (ACOR) y est solidement implantée et ne veut pas transférer le bâtiment à la Russie. Le temple continue de s'effondrer.

En 2015, le dôme doré qui couronnait le clocher s'est effondré. Il a brisé un carreau de couleur unique à motifs personnalisés. Et maintenant il est froissé, rouillé et pourri, à peine reconnaissable. Les étoiles dorées sont arrachées, la croix est cassée, les restes sont entassés dans la crypte.

Brève description de l’histoire et de la situation actuelle de l’église Saint-Michel-Archange à Cannes En 2013, le tribunal décida de remettre la gestion de l’église au groupe des anciens paroissiens (redevenus membres de l’association cultuelle lors de leur conflit avec Varnava et Sérafim). Ceux-ci décidèrent de se placer sous l’autorité d’une organisation religieuse non canonique dont la hiérarchie se trouve en Ukraine. Pendant la saison des pluies, la crypte est inondée, de la moisissure - sur les murs, sur les icônes, l'iconostase pourrit.

Les sépultures de l'adjudant de Nicolas II, le grand-duc Pierre Romanov et de son épouse Miliztia Nikolaevna, celle du premier prêtre qui a servi ici, Grigory Ostroumov, le plus grand bienfaiteur de cette époque, le fondateur de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le prince Pierre d'Oldenbourg, l'héroïne du mouvement de résistance, la femme grecque Elena Vagliano se trouvent dans le sous-sol. Le sol de la crypte tombe à travers, le drapeau est souillé. Ici, les rats ont rongé tout ce qu'ils pouvaient.

Pendant la saison des pluies, la crypte est inondée, de la moisissure - sur les murs, sur les icônes, l'iconostase pourrit. C'est la forme sous laquelle l'uniforme militaire d'Alexandre II est stocké. Toutes les archives ont également disparu et les papiers restés étaient humides et moisis. L'argent qui a été donné pour la restauration du temple en 2006 a également disparu des comptes de l'association qui gère le temple.

En 2014, le responsable de l'association en faillite, Vladimir Jansen, en crée une autre - culturelle - et loue à lui-même tous les biens immobiliers russes du site, à l'exception de l'église. Il a converti la maison du prêtre en hôtel, où pendant 5 années consécutives, les clients se sont vus offrir un choix d'hébergement dans différentes chambres et un gîte séparé dans le jardin, un parking gratuit dans une zone fermée. Alors que le propriétaire (Russie) n'a pas donné l'autorisation pour l'utilisation commerciale du terrain.

«Chaque propriétaire a le droit d'expulser les habitants illégaux, même s'ils contestent la propriété. Pour le moment, le propriétaire établi est la Fédération de Russie, donc si un squatter y habite, il faut saisir un tribunal civil. La procédure d'expulsion prend environ trois mois. Maintenant la mairie a l'intention d'écrire une lettre à M. Poutine pour que les choses bougent car le salut de l'église et du patrimoine russe est en jeu », a déclaré Thierry Migoul, un représentant de la mairie de Cannes.

"Nous avons besoin d'une base juridique solide pour que personne d'autre ne puisse revendiquer cette propriété dans 10, 90 ou 100 ans. Ce temple serait vraiment le centre de la vie spirituelle et culturelle, il pourrait être utilisé par les paroissiens. Malheureusement , la justice française est longue. Mais nos avocats français font tout leur possible pour que la décision soit prise dans les plus brefs délais. Et nous sommes soutenus par le Bureau du maire, qui se dit ouvertement intéressé par la victoire de la Russie dans ce différend "- a déclaré Mikhail Galperin, vice-ministre de la Justice de la Fédération de Russie.

Des litiges sans fin au sein de l'association de la paroisse et la lutte pour l'argent ont conduit au fait qu'un liquidateur français nommé par le tribunal tente de retirer la propriété des terres à la Russie. Le territoire - 6 mille mètres carrés dans l'un des meilleurs quartiers de la ville - va être vendu aux enchères pour rembourser les dettes de l'association. La prochaine réunion sur cette affaire aura lieu près d'un an plus tard, déclare l'avocat Andrea Pinna, qui mène cette affaire depuis trois ans: jusqu'à la décision finale du tribunal, mais le processus n'est pas encore terminé. Nous sommes maintenant devant le tribunal de première instance, il y a toujours le droit de faire appel, puis le droit d’aller en cassation. "

Le sud de la France pour les aristocrates russes au milieu du XIXe siècle a été ouvert par l'impératrice Alexandra Feodorovna, la mère d'Alexandre II: elle aimait s'y détendre avec ses enfants. Sa suite - 400 personnes - s'est installée dans les meilleurs hôtels de la côte. La villa Kazbek, où le grand-duc Mikhail Romanov s'est installé, est devenue le centre de la vie sociale. La résidence néo-Renaissance, qui a été construite pour lui-même par le prince Lev Kochubey - le conseiller privé d'Alexandre II – est devenue aujourd'hui le musée des Beaux-Arts de Nice.

Sur la côte, les aristocrates passaient l'hiver, et l'été, ils partaient à la recherche de fraîcheur dans les montagnes, dans les Alpes françaises, dans la ville de Thoranc. La maison où ils logeaient était alors à deux étages, l'entrée sculptée a été conservée dans sa forme d'origine et la tour est restée en place. Sur la façade, tout est comme il y a plus de cent ans, les carreaux de céramique décoratifs sont intacts. Et dans cette maison, vivent encore les descendants de l'architecte du temple de l'archange Michel à Cannes. Vous pouvez toujours rencontrer nos gens dans la ville, mais peu savent que le trésor principal de cet endroit est une chapelle orthodoxe en bois cachée au milieu d'une forêt dense, debout dans les basses terres.

Ici, à l'ombre des pins, il y avait un espace pour boire du thé, et en face - une chapelle, construite à peu près en même temps que le temple de Cannes. La verrière était tapissée de tuiles multicolores jaune-vert, une icône était fixée à la place de la fenêtre, la même pierre était utilisée pour les marches, comme dans la construction du temple de Cannes. Nous entrons à l'intérieur par la partie de l'autel.

Dans la partie de l'autel, malgré les pluies, une fresque sur une toile épaisse a été conservée. Sur le côté se trouvent les vestiges des vitraux qui ornaient le temple. Un escalier en bois sculpté mène au deuxième étage, où se trouvait le chœur de l'église, les murs de bouclier ont été construits depuis des siècles. Les offices divins ont eu lieu ici le dimanche et les vacances d'été. Le Grand-Duc lui-même et sa suite sont venus prier.

***
Rue Alexandre III, avenue Nicolas II, difficile à prononcer pour les Français, le boulevard Tsarévitch écrit à l'allemande ... Voici la première pierre de la villa Bermont, où se trouve aujourd'hui la cathédrale orthodoxe Nicolas de Nice. Elle a été construite sur le site où l'héritier du trône, le fils aîné de l'empereur Alexandre II, le tsarévitch Nicolas, est mort en 1865.

Parmi les reliques historiques - l'uniforme de hussard dans lequel l'empereur s’était marié, un médaillon avec les cheveux du prince héritier, des écharpes avec des initiales et une chemise sanglante d'Alexandre II - c'était sur lui le jour de sa mort en 1881. Il y a aussi une icône miraculeuse, qui a été noircie par le soleil, et 23 ans plus tard, s’est éclairée elle-même dans l'autel.

"Les fonds pour la construction de la cathédrale ont été alloués par l'empereur Nicolas II, sa sœur a présenté l'icône de la Mère de Dieu de Kazan, brodée de sa propre main. Un grand cadeau à la cathédrale est l'icône personnelle du tsar Ivan le Terrible. Nicolas le Thaumaturge du 16ème siècle, ce pli a été présenté par la demoiselle d'honneur de la dernière impératrice", a précisé le recteur, l’archiprêtre Andrei Elisseev de la cathédrale de Saint Nicolas a Nice.

Trois parcelles de terrain autour de la cathédrale sont l’objet d’un litige judiciaire avec l'association qui gère le temple depuis de nombreuses années. L'église Saint-Nicolas et Alexandra, rue de Longchamp reste entre leurs mains.

L'Église orthodoxe russe a été consacrée en 1859. Essayons d'entrer à l'intérieur. Personne ne répond, les portes sont fermées, il n'y a même pas d'horaire à l'entrée. Dans les documents historiques, le propriétaire du terrain, comme dans le cas du temple de Cannes, est le Saint Synode et son successeur légal la Russie. En fait, les locaux sont toujours gérés par l'association.

"Ils essaient de prouver qu'il s'agit de leur propriété privée. L'association, qui est située à Nice, a décidé qu'elle n'appartiendrait ni à l'Église russe ni à l'Église grecque, mais est entrée dans le giron de l'Église roumaine. La question se pose de quel droit moral la paroisse roumaine détient la propriété du Saint Synode de l'Église orthodoxe russe », déclare le père Andrei Elisseev.

Lorsque la communauté russe a choisi ce coin tranquille au sommet d'une colline surplombant la ville pour enterrer les membres de leur communauté les uns à côté des autres, ils ne pouvaient pas imaginer que quelqu'un vienne intenter un procès à cause de lui.

Il s'agit du deuxième plus grand cimetière orthodoxe russe de France après celui de Sainte-Geneviève-des-Bois. Le cimetière a été aménagé sur une parcelle achetée par la Russie en 1867 sur la colline de Caucade à une époque où la colonie russe était importante sur la Côte d'Azur. Le site de la périphérie de Nice a été racheté par le consulat russe en 1866, mais aujourd'hui ce lieu fait également l'objet d'un différend entre la Russie et l'association française.

Ici reposent: les princes Romanov, Gagarine, Obolensky, Volkonsky, Tolstoï, Narychkine, la princesse Yuryevskaya - l'épouse morganatique de l'empereur Alexandre II, commandant en chef du Front du Caucase, le général Nikolai Yudenich, le fondateur du mouvement scout Oleg Pantyukhov, le philosophe et publiciste Alexandre Oleg Pantyukhov, Peter Bark et le ministre tsariste des Affaires étrangères Sergei Sazonov.

Au centre se trouve une petite chapelle, derrière elle une fosse commune, où les restes de compatriotes enterrés ailleurs ont été transférés. Il y a beaucoup de pierres tombales abandonnées - dans un état déplorable, quelque part envahies par l'herbe, où les lettres sont presque effacée. Des sépultures nouvelles ont soudainement commencé à apparaître à leur place.

"Nous ne pouvons pas contrôler ce qui se passe au cimetière, car toute la documentation est entre les mains de l'association. Apparemment, ils sont engagés dans la vente de tombes dans le cimetière, ils en assurent une sorte de gestion", explique le père Andrei Elisseev.

Les litiges, tant à Nice qu'à Cannes, durent depuis plusieurs années, cela permet à des personnes sans base légale de continuer à utiliser les terres russes, tandis que le patrimoine culturel unique de la Côte d'Azur russe, qui a besoin de protection et de restauration urgente s'écroule sous nos yeux.

VESTI et VIDEO
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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Novembre 2020 à 10:46 | 7 commentaires | Permalien

15/28 novembre: début du Carême de Noël
Les origines de l'Avent

Dans l'église Catholique-romaine et les autres églises chrétiennes en Occident, un groupe de semaines précédant Noël est appelé l'Avent, du mot latin signifiant "Venue".

Le début de l'Avent commence toujours le dimanche le plus proche du 30 novembre, l'ancienne Fête (tant en Orient qu'en Occident) de l'Apôtre André. Parmi les Chrétiens d'Occident, cette période préparatoire, qui tend à être moins rigoureuse que celle du Grand Carême et n'implique souvent aucun jeûne particulier du tout, commence toujours le 4ème dimanche avant Noël. Dès lors, elle variera toujours d'année en année entre 3 et 4 semaines, mais aura toujours 4 dimanches.

L'observance de la période de l'Avent est plutôt tardive. On ne trouve nul sermon pour l'Avent, par exemple, dans les homélies liturgiques de saint Léon le Grand, au milieu du 5ème siècle.

15/28 novembre: début du Carême de Noël
Cependant, vers cette époque, cette période liturgique apparaissait déjà en Espagne et dans les Gaules. Quelque mille ans plus tard, à l'époque de la Réforme protestante, l'Avent fut conservé parmi les coutumes liturgiques des Anglicans et des Luthériens; durant les plus récentes années, d'autres groupes Protestants ont commencé à la réformer, de manière informelle, un peu comme cela a commencé aux tous débuts – une assemblée à la fois.

Dans l'Église Orthodoxe orientale, la période pénitentielle de préparation à Noël correspondante commence toujours le 15 novembre, le jour après la Fête de l'Apôtre Philippe. Pour cette raison, on l'appelle de manière populaire "jeûne de saint Philippe." Un simple compte des jours entre le 15 novembre et le 25 décembre/ ou 28 novembre et le 7 janvier/ montre que cette période spéciale comporte exactement 40 jours, comme le Grand Carême.

Lire aussi Notre sondage sur la façon de célébrer Noël et Nouvel An

Plus récemment, une partie des Chrétiens dans l'Église Orthodoxe ont commencé à appeler cette période par son nom latin, Avent. On retrouve à présent ce terme de manière courante dans les publications de l'archidiocèse Antiochien en Amérique du Nord, par exemple. L'adoption du mot "Avent" par des Chrétiens Orthodoxes orientaux est inspiré de la même raison que celle qui poussa à l'adoption d'autres termes théologiques latins, tels que "Sacrements", "Incarnation" et "Trinité". Très simplement, ce sont des termes théologiques reconnaissables qui sont passés dans les langues occidentales. Il se fait que de plus, ils sont théologiquement fondés! Si l'Occident Chrétien pouvait adopter des termes grecs tels que "Christologie", alors il semble juste pour l'Orient Chrétien d'adopter des termes latins tels que "Incarnation." (D'un autre côté, on trouve des Chrétiens Orthodoxes, en particulier parmi les convertis récents et hyperactifs en provenance d'églises occidentales, qui résistent à l'adoption du terme "Avent", préférant parler de "Carême d'hiver" ou quelqu'autre anomalie du genre. On aura du mal à s'expliquer cette préférence excentrique, lamentable, d'une langue occidentale moderne par rapport au latin sur un point de théologie.)

15/28 novembre: début du Carême de Noël
Plusieurs autres caractéristiques de l'Avent méritent quelque commentaire:

* D'abord, en Occident (non-Orthodoxe), le premier dimanche de l'Avent est considéré comme le début de l'année liturgique. (En Orient, l'année liturgique ne commence pas avec l'Avent mais au 1er septembre, qui porte le titre traditionnel de "Couronne de l'année." Sa relation historique avec la fête juive de Rosh Hashana est flagrante.)
* Ensuite, au court du 20ème siècle, une charmante coutume est née, celle de la couronne de l'Avent, tant dans les bâtiments ecclésiaux que dans les maisons. Cette couronne est posée horizontalement, ornée de 4 bougies. Ces dernières, symbolisant les 4 millénaires couverts par l'histoire dans l'Ancien Testament, sont allumées, une à la fois, chaque samedi soir précédant les 4 dimanches de l'Avent, de manière à marquer les étapes de la période jusqu'à Noël. Cette pratique moderne se retrouve déjà dans certaines maisons de Chrétiens Orthodoxes, où la période étant plus longue, elle requiert 6 bougies sur la couronne d'Avent.

* Troisièmement, du fait de son accent mis sur la repentance, l'Avent est une période fort sérieuse, ce n'est pas un temps approprié pour les réjouissances, encore moins pour faire la fête et pour les soucis mondains. L'Avent ne fait pas partie des vacances de Noël, et les Chrétiens des temps anciens seraient choqués de l'habitude actuelle de considérer cette période comme un temps pour s'éclater et de "réjouissances de Noël", avec des fêtes au bureau, l'installation d'arbre de Noël et autres décorations domestiques, l'échange de cadeaux, les petites chansonnettes, et même le chant de musique de Noël à l'église.

Lire aussi Décorer les sapins de Noël: une tradition venue de Turquie (chercheur)


Toutes ces choses festives sont une partie de la célébration de Noël en lui-même, qui dure 12 jours, du 25 décembre au 7 janvier.

Cette période de l'année liturgique implique plus que des offices liturgiques. La période liturgique est supposée gouverner la vie de ceux qui l'observent. Pour cette raison, anticiper durant l'Avent ces activités qui appartiennent en propre à Noël, c'est considérablement diminuer la possibilité d'être convenablement préparé, par la repentance, pour la grâce de cette si grande période, Noël; cela augmente aussi la probabilité que nous tomberons victimes de l'esprit mondain que le monde du commerce encouragera durant cette période.

Prêtre Patrick Henry Reardon

Le p. Patrick Reardon est le pasteur de l'église orthodoxe Antiochienne de Tous les Saints à Chicago, Illinois (USA), et éditeur principal de Touchstone : a Journal of Mere Christianity. Il est aussi l'auteur de "Christ in the Psalms" et "Christ in His Saints" (ces 2 livres étant publiés par Conciliar Press).

Source:
V.Golovanow


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Novembre 2020 à 10:56 | 11 commentaires | Permalien

Cathédrale de la Sainte-Trinité : reprise des célébrations en présence des fidèles
Reprise des célébrations des offices en présence des fidèles dans la cathédrale de la Sainte Trinité à partir du samedi 28 novembre

Mesdames, Messieurs,
Chers amis, frères et sœurs,

compte tenu des modifications des mesures sanitaires, annoncées hier soir par le président de la République française E. Macron, avec la bénédiction du Monseigneur Antoine, métropolite de Chersonèse et d’Europe occidentale, à partir du samedi 28 novembre 2020 les paroisses de notre diocèse peuvent reprendre les célébrations des offices en présence des fidèles.

La cathédrale de la Sainte Trinité reste ouverte au public de 11.00 à 19.00, mais à partir de ce samedi les offices qui y sont célébrés redeviendront ouverts aux fidèles (dans la limite de 30 personnes).

Soucieux de mieux accueillir nos fidèles, nous avons repris la pratique printanière de deux Divines Liturgies célébrées le dimanche (la première commencera à 8h00 et la deuxième aura lieu à 10.00).

Les vigiles célébrées le samedi soir débuteront à 17.00.

Pour mieux préparer votre visite à la cathédrale nous vous demandons de bien vouloir prendre connaissance de l'information relatée ci-dessous et de respecter les règles sanitaires :

1.Munissez-vous de votre attestation de déplacement dérogatoire en cochant la case 4 (déplacement pour motif familial impérieux) ;

2. Selon les normes sanitaires actuelles notre cathédrale ne peut contenir que 30 personnes simultanément. Au-delà les fidèles peuvent se voir refuser l'entrée dans la cathédrale ;

3. Le port d'un masque individuel est obligatoire ;

4. Nous vous demandons de vous abstenir d'embrasser d'autres fidèles ainsi que des icônes ;

5. Le port du masque est indispensable pendant la confession. Il est à noter que la confession peut être reçue hors des offices liturgiques."

Pour toute information supplémentaire
veuillez visiter le site du diocèse de Chersonèse (cliquez ici)

Cordialement,
CSCOR

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Novembre 2020 à 10:32 | Permalien

Ils ont préféré la mort
Anatole Krasnov-Levitine

(1930-1991, écrivain orthodoxe, il a été à plusieurs reprises arrêté. Expulsé d’URSS en 1975, il termine ses jours à Lucerne et Paris. Auteur de nombreux ouvrages consacrés à l’orthodoxie)

* * *
De nos jours, tous les termes vieillissent à une vitesse effrayante. Cela s’explique par le rythme précipité de notre vie. Autrefois, dans les années 50, l’Eglise orthodoxe russe était l’Eglise du silence. Mais, avec les années 60, l’Eglise du silence s’est mise à parler.D’abord doucement, sans assurance, par la voix du Samizdat religieux, puis de plus en plus fort, et enfin de toute sa voix, pour le monde entier.


Cela se passait le 13 décembre 1965, quand fut publiée ma pétition de deux prêtres moscovites, les pères Gleb Iakounine et Nikolai Echliman. Et depuis, l’Eglise russe ne s’est plus tue : elle parle par la bouche de l’archevêque Hermogène et d’Alexandre Issaevitch Soljenitsyne, par celles du père Alexandre Men et du père Serge Jeloudkov, et dans les sermons du père Dimitri Doudko.

Et d’autres Eglises ont élevé la voix : l’Eglise baptiste (dissidente), les Pentecôtistes, les catholiques lituaniens. Ce qui fait qu’on ne peut plus appeler les Eglises d’URSS des Eglises du silence. Elles parlent, obligeant le monde entier à écouter leurs paroles, et rendent vaines toutes tentatives de les réduire au silence.

Et maintenant, alors que l’Eglise russe a parlé, on voudrait se rappeler le temps où elle était une Eglise du silence. Le silence l’enveloppait dans les années 30 et 40. Ce fut particulièrement terrible entre 1935 et 1941. Tout le clergé orthodoxe se trouvait dans les camps dont il ne revint pas. Ne restons pas dans le vague, citons des chiffres : en 1933, l’Eglise orthodoxe russe avait 370 évêques ; en 1941, il n’en restait plus que 7 ; en 1933, l’Eglise orthodoxe rénovée avait 420 évêques, en 1941, 12.

En 1933, le diocèse de Leningrad comptait 1.500 prêtres orthodoxes, en 1941 seulement 14. L’Eglise rénovée 480 desservants en 1935, et en 1941 seulement 8. En 1932, en un seul jour, le 18 février, furent arrêtés tous les moines russes : environ 10.000 personnes ; presque aucun d’entre eux ne revint. Les choses se déroulèrent exactement de la même façon pour les sectes : « sectaires » était un mot analogue à « ennemi du peuple », « contre-révolutionnaire ».

« Les ecclésiastiques et les sectaires veulent inoculer à nos enfants le poison de la religion. Nous combattrons l’œuvre destructrice des ecclésiastiques et des sectaires », proclamait l’un des slogans du Comité central du parti communiste soviétiques déployés sur les banderoles rouges des manifestations d’Octobre et du 1 mai entre 1935 et 1941.

Bien sûr, il n’y avait pas que des prêtres et des moines dans les prisons et les camps : il y avait aussi d’anciens communistes, des mencheviks, des socialistes révolutionnaires et des gens tombés par hasard dans les mains du KGB. Cependant, le clergé se trouvait dans une position particulière : ils étaient les seuls à pouvoir se sauver et il ne dépendait que d’eux de rester en liberté. Il leur suffisait de quitter la prêtrise et de renier (en le publiant dans les journaux) la foi en Dieu.

Je ne connais pas un seul cas où un défroqué a été arrêté. Et, pour l’honneur du clergé russe, les défroqués ont été remarquablement peu nombreux : ils étaient littéralement l’exception. Les prêtres étaient des parias : on ne leur donnait pas de cartes de pain, ils ne pouvaient pas (dans les villages) entrer dans une boutique, leurs enfants n’étaient pas admis à l’institut, on crachait sur eux, on les offensait – et tout cela n’était qu’un prélude à l’arrestation et à la mort dans les camps. Et ils auraient pu s’éviter tout cela : il suffisait de s’asseoir à sa table, d’écrire quelques lignes et de les envoyer à un journal.

Et des milliers de prêtres, des popes de village peu instruits, ont préféré la mort au reniement. Ils ont agi sans grands mots, sans pose, sans aucune affectation : « je vais souffrir pour le Christ », dit doucement un certain prêtre de Kharkov faisant ses adieux à sa femme au moment de son arrestation. La majorité du clergé ne dit même pas cela : l’image du Christ dans le cœur, le sceau du silence sur les lèvres, ils partaient au camp et y mourraient de faim, de froid, des balles des tchékistes.
Ils ont préféré la mort

C’était la véritable Eglise du silence.

Ces gens n’attendaient pour eux ni monuments ni couronnes de lauriers. Aucun d’eaux ne pensait que la mémoire des hommes garderait leurs noms. Et en effet, ils furent bientôt oubliés – même de leurs enfants. Et on ne distingue quelques fois les petits-enfants de prêtres que par leurs noms : Ousspensky (de la Dormition), Arkhangelsky (de l’Archange), Voskressensky (de la Résurrection).

Humbles, ils n’auraient jamais accepté d’être appelés martyrs. Ils se seraient effrayés de ce nom et auraient dit : « Voyons, quels martyrs sommes-nous – nous sommes des pêcheurs ! » et personne aujourd’hui ne se souvient de leur héroïsme. Et seul Celui qui sait tout et se souvient de tout sait leurs noms.


Article paru dans « Catacombes », avril 1975
Anatole Krasnov-Levitine

"Les nouveaux martyrs de la terre russe", éditions Résiac, archiprêtre Michel Polsky, 1976
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Parlons d'orthodoxie
Femmes martyres pour la foi 1932-1938
«Ils sont morts pour leur foi»
Pensons aux nouveaux martyrs
Ils ont préféré la mort

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Novembre 2020 à 08:38 | 1 commentaire | Permalien

Les vieux croyants exhortent  à interdire les avortements en Russie et à cesser de payer les allocations de naissance
L'Union mondiale des vieux croyants s'est opposée à l'avortement et a noté que les prestations de naissance ne conduisent pas à une augmentation du taux de natalité.

«Mon conseil à tout le monde, y compris à l'assistante présidentielle Anna Kuznetsova: œuvrez pour interdire l'avortement,», a déclaré le chef du syndicat, Leonid Sevastianov, dans une vidéo publiée sur YouTube.

Selon Sevastianov, l'État doit garantir le caractère sacré de la vie humaine, l'absence d'avortement en Russie, s'assurer qu'une femme mariée ne peut pas avorter, que le mariage existe pour enfanter. "Si elle ne veut pas avoir d'enfants, si elle se fait avorter, alors son mariage n'est pas différent d'une union homosexuelle", a déclaré Sévastianov.

Il a exprimé l'opinion que lorsqu'un mariage est conclu, l'État devrait souscrire à ce que les avortements n'y soient pas pratiqués. Ce n'est que dans ce cas, estime le chef de l'Union des vieux croyants, qu'une femme a le droit de réclamer une sorte de prime sociale du mariage. Dans le même temps, a souligné Sevastyanov, "l'Etat ne devrait pas payer pour les enfants, ne devrait pas acheter d'enfants".

Il a souligné que, malgré le soutien de l'État aux mères ces dernières années, le taux de natalité en Russie n'augmente pas, mais au contraire diminue. Dans le même temps, des taux de maternité toujours élevés persistent en Afrique et dans les pays asiatiques, où les femmes ne peuvent pas se vanter de leur bien-être.

«Chaque jour, le soutien financier aux mères augmente, tandis que le taux de natalité chute de manière catastrophique! "

Староверы призвали запретить аборты на территории России и перестать платить пособия по рождению детей

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Novembre 2020 à 13:05 | 2 commentaires | Permalien

Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)
Archimandrite Placide Deseille
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 345, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean. Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.

Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par cœur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.

Diacre et prêtre à Antioche

En 381, saint Mélèce l'ordonne diacre, puis, en 386, son successeur Flavien lui confère le sacerdoce. Le ministère principal de Jean devient la prédication. “La parole fut sa vocation et sa passion”, a-t-on pu écrire. Dans son dialogue sur le sacerdoce, il décrira ainsi cet idéal qui fut le sien: “La parole, voilà l'instrument du médecin des âmes. Elle remplace tout : régime, changement d'air, remèdes. C'est elle qui cautérise; c'est elle qui ampute. Quand elle manque, tout manque. C'est elle qui relève l'âme abattue, dégonfle la colère, retranche l'inutile, comble les vides, et fait, en un mot, tout ce qui importe à la santé spirituelle. Quand il s'agit de la conduite de la vie, l'exemple est le meilleur des entraînements; mais pour guérir l'âme du poison de l'erreur, il faut la parole, non seulement quand on a à maintenir la foi du troupeau, mais encore quand on a à combattre les ennemis du dehors.

Même si nous avions le don des miracles, la parole nous serait utile, même nécessaire. Saint Paul le prouve, saint Pierre aussi, qui dit : “Soyez prêts à répondre à ceux qui vous demandent compte de votre foi” (1 P. 3, 15). Et, si tout le collège des Apôtres confia jadis à Étienne la direction des veuves, c'était uniquement pour mieux s'adonner eux mêmes au ministère de la parole. Toutefois, nous n'aurions pas tant besoin du don de la parole si nous avions le don des miracles. Ne l'ayant pas, il faut nous armer de l'arme qui nous reste. C'est donc à nous de travailler avec acharnement pour nous enrichir de la parole du Christ... Le prêtre doit tout faire pour acquérir le talent de la parole.” (Sur le Sacerdoce, IV, 3; traduction de B. H. Vandenberghe, Saint Jean Chrysostome, Le livre de l'espérance, Namur, 1958, p. 9-10).

Jean prêche inlassablement, plusieurs fois par semaine, parfois pendant deux heures de suite. Jamais il ne pactise avec le vice, jamais il n'acceptera de compromission avec aucun scandale. Mais sa parole se nuance souvent de tendresse, et, s'il ne parvient pas à détacher la population d'Antioche des jeux et des spectacles du cirque, ni de ses autres désordres, son auditoire l'écoute en général volontiers et lui est profondément attaché.

En février 387, mécontents de l'augmentation des impôts, les habitants d'Antioche se soulèvent et brisent les statues de l'empereur Théodose, de l'impératrice défunte et des jeunes princes Arcadius et Honorius. Pour apaiser la sédition, Jean prononce dix-neuf homélies “sur les statues” durant le Carême, tandis que l'évêque Flavien se rend à Constantinople pour implorer la clémence de l'empereur. Le dimanche de Pâques, Jean put annoncer au peuple le succès des efforts de Flavien et le pardon de l'empereur.

Évêque de Constantinople

La renommée de Jean s'étendait bien au-delà d'Antioche. À la mort de Nectaire, évêque de Constantinople (397), l'évêque d'Alexandrie, Théophile, essaya de faire nommer à sa place l'un de ses protégés, le moine Isidore. Mais l'eunuque Eutrope, conseiller tout-puissant de l'empereur Arcadius, imposa le choix de Jean, le fit littéralement enlever à Antioche, et Théophile d'Alexandrie, ulcéré, dut le sacrer évêque de Constantinople, le 15 décembre 397.

Jean entreprit aussitôt de s'attaquer à tous les désordres qu'il constatait, dans le clergé, à la cour, dans toutes les classes de la société. Malgré ses invectives, une grande partie du peuple s'attacha à lui, et lui demeura toujours fidèle. Mais il s'attira, chez certains évêques, dans le clergé, et finalement à la cour, de terribles inimitiés. Après la disgrâce d'Eutrope, la bienveillance initiale de la toute-puissante impératrice Eudoxie se mua progressivement en haine.

On a écrit très justement au sujet de Jean : “son âme était trop noble et désintéressée pour deviner le jeu des intrigues de la cour, et son sentiment de la dignité personnelle était trop élevée pour s'arrêter à cette attitude obséquieuse à l'égard des majestés impériales, qui lui aurait assuré la continuité de leur faveur... Sa fidélité sans compromission à son idéal ne put qu'unir contre lui toutes les forces hostiles, que sa simplicité lui empêchait d'opposer les unes aux autres par une adroite diplomatie.” (J. Quasten, Initiation aux Pères de l'Église, t. III, p.5).

En 401, une cinquantaine de moines de Nitrie, conduits par trois d'entre eux, Ammonios, Eusébios et Euthymios, appelés “les longs frères” en raison de leur taille, arrivèrent à Constantinople, expulsés d'Égypte par Théophile, qui poursuivait alors les moines origénistes. Jean ne les reçut pas dans sa communion, mais il les accueillit avec une grande charité et pourvut à leurs besoins.

Les frères égyptiens portèrent plainte devant la cour contre Théophile. Appelé à comparaître, celui-ci se rendit à Constantinople précédé par saint Épiphane, qu'il avait engagé dans la lutte contre l'origénisme, mais qui se réembarqua pour Chypre quand il réalisa la duplicité de Théophile. Il mourut au cours du voyage.
Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)

Premier exil

Théophile se changea d'accuséen accusateur et réunit près de Chalcédoine, à la villa du Chêne, un synode de 35 évêques pour juger Jean. Celui-ci, ayant refusé de venir, fut condamné, sur d'absurdes griefs, qui le présentaient comme violent, injuste, voleur, sacrilège, origéniste, impie. Il était même accusé de lèse-majesté, ce qui aurait entraîné la peine de mort. Mais cette dernière accusation ne fut pas retenue par l'empereur. Quant aux moines de Nitrie, Théophile se réconcilia avec eux et leur “pardonna”.

L'annonce de la déposition de Jean suscita une violente effervescence dans le peuple de Constantinople, qui restait fidèle à son évêque. Jean partit pour l'exil, mais une émeute éclata. Un tremblement de terre eut lieu dans la nuit. Effrayée, l'impératrice Eudoxie décida de rappeler l'exilé. Jean fut accueilli triomphalement. Théophile, menacé d'être jeté à la mer, se réembarqua précipitamment pour l'Égypte. Les évêques hostiles à Jean se dispersèrent.

Mais à Constantinople, les intrigues reprirent contre Jean, qui avait repris ses fonctions épiscopales, dans l'attente d'un concile qui devait, normalement, le réhabiliter.

L'érection d'une statue d'Eudoxie ayant donné lieu à des divertissements païens et licencieux, Jean protesta dans une homélie prononcée à cette occasion. Elle aurait débuté par ces mots : “De nouveau, Hérodiade fait rage; de nouveau, elle s'emporte ; de nouveau, elle danse ; de nouveau, elle demande à recevoir sur un plat la tête de Jean.” Eudoxie, irritée, voulut en finir avec lui.
Les évêques opposés à Jean firent valoir que celui-ci avait repris illégitimement ses fonctions malgré sa déposition. L'empereur interdit à Jean tout exercice de son office épiscopal. Jean refusa.

S'étant vu interdire l'usage de toute église, Jean, la nuit pascale de 404, rassembla les fidèles dans les thermes de Constance pour le baptême des quelques trois mille catéchumènes qui devaient le recevoir. À l'instigation des évêques hostiles, l'armée intervint brutalement, les fidèles et les clercs furent dispersés ou emprisonnés, et l'eau baptismale fut souillée de sang.
Pendant le temps pascal qui suivit, Jean demeura en résidence surveillée dans son évêché, puis, au lendemain de la Pentecôte, il fut envoyé définitivement en exil.

Second exil et mort

Il fut d'abord conduit à Cucuse, en Petite Arménie. Il y demeura trois ans, prêchant aux habitants de la localité, et recevant de fréquentes visites des fidèles d'Antioche, restés attachés à leur ancien prédicateur. Jaloux et irrités, les évêques syriens qui avaient contribué à sa condamnation obtinrent qu'Arcadius l'exile à Pityus, à l'extrémité orientale de la mer Noire. Accablé de mauvais traitements, il mourut en cours de route, à Comane, dans le Pont, le 14 septembre 407. Ses dernières paroles furent sa doxologie coutumière : “Gloire à Dieu pour tout. Amen.”

Extrait de Témoignage et Pensée Orthodoxes
Bulletin de la Métropole Grec-Orthodoxe de France N°7-8, Paris, 3e-4e trim.1998

Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Novembre 2020 à 07:00 | 27 commentaires | Permalien

L'Azerbaïdjan s'engage à protéger les sanctuaires chrétiens du Haut-Karabakh
Le président de l'Azerbaïdjan a promis de protéger les églises chrétiennes et d'en assurer l'accès aux croyants.
Malheureusement, les fresques de Sainte Sophie et de l’église de Chora restent inaccessibles, ceci malgré les promesses faites au Président Vladimir Poutine par le Président Erdogan.

Le gouvernement azerbaïdjanais s'est engagé à protéger les églises et sanctuaires chrétiens du Haut-Karabakh , a rapporté le Christian Post .

Lors d'une conversation téléphonique, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a promis au président russe Vladimir Poutine "que les églises chrétiennes des territoires azerbaïdjanais, qui ont été restituées à Azerbaïdjan conformément à la déclaration trilatérale, seraient également protégées par l'État".

Le président du pays a promis que « les chrétiens d'Azerbaïdjan auront accès à ces églises ».

Auparavant, il avait été dit que les combats au Karabakh avaient endommagé la cathédrale arménienne du Saint-Christ-Sauveur . Plus tard, à Shusha, Haut-Karabakh, les Azerbaïdjanais ont tenu leur première prière depuis 28 ans

Азербайджан пообещал защитить христианские святыни Нагорного Карабаха
L'Azerbaïdjan s'engage à protéger les sanctuaires chrétiens du Haut-Karabakh

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Novembre 2020 à 06:15 | 5 commentaires | Permalien

Le Synode de l'Église de Chypre a reconnu la nouvelle Eglise d’Ukraine
Le 20 novembre, le Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe russe a constaté l’impossibilité de la communion eucharistique avec l’archevêque grec-orthodoxe de Chypre, qui a reconnu il y a un mois l’Eglise orthodoxe d’Ukraine.

Le Saint Synode de l'Église orthodoxe chypriote, à la majorité, a soutenu la décision de son chef, l'archevêque Chrysostome, de commémorer l'Épiphane Doumenko, responsable de l'Église orthodoxe d'Ukraine (EOU), que le patriarcat de Moscou considère comme non canonique .

Selon un rapport publié sur le site de l'Église de Chypre, lors de deux sessions du Synode, les 23 et 25 novembre, les évêques "ont discuté en détail de la question de l'Église ukrainienne et du problème qui s'est posé à cause de la commémoration d'Épiphane par l'archevêque Chrysostome en tant que primat de l'Église d'Ukraine". A cet égard, le Synode de Chypre a statué qu'il "ne s'opposait pas à la décision" de Mgr Chrysostome.

En même temps, le Synode espère des consultations plus larges, auxquelles participeront toutes les Églises locales, « afin de surmonter la crise actuelle qui menace de diviser l'Église du Christ ».

Selon le métropolite Nicéphore de Kykkos, "des divergences se sont fait jour" lors du Synode, et le résultat du vote sur la question ukrainienne a été de neuf à six, avec une abstention.

Ainsi, l'Église de Chypre est devenue la quatrième à reconnaître l'autocéphalie de l' EOU, après Constantinople, l'Église de Grèce et le Patriarcat d'Alexandrie Lien

Prise de distance avec la Russie ?

La position de Chrysostome II n’a pas toujours été la même. Dans une lettre datant de 2018, pour le 1030e anniversaire du baptême de la Russie, Chrysostome II avait clairement exprimé son soutien au Patriarcat de Moscou : « L’Eglise chypriote (…) soutiendra de toutes ses forces la position de l’Eglise orthodoxe russe (…). C’est là [en Ukraine] que sont vos racines spirituelles, et on ne saurait vous en arracher ». Il s’était ensuite proposé d’être un médiateur dans cette question ukrainienne. Les primats des Eglises d’Alexandrie, d’Antioche et de Jérusalem avaient même déclaré en avril 2019 souscrire à cette initiative.

Puis, en novembre 2019, Chrysostome II avait désapprouvé le comportement du Patriarcat de Moscou après la reconnaissance par le Patriarcat d’Athènes de la nouvelle Eglise d’Ukraine. « Je considère, avait-il dit, inacceptable la position du patriarche de Moscou. On ne cesse pas la commémoration d’un autre primat parce qu’on est en désaccord avec sa position. Ce n’est que lorsqu’il devient hérétique que l’on cesse la communion avec lui. Et ce que je sais, c’est que ni le patriarche œcuménique, ni l’archevêque d’Athènes, ne sont hérétiques ».

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a commenté le 24 octobre dernier, l’évolution de la position de Chrysostome II. « Ce n’est un secret pour personne, explique-t-il, que des pressions ont été exercées sur lui par le patriarche de Constantinople (…). Il y a eu aussi des pressions de la part des Etats-Unis, qui ont intérêt à affaiblir l’Eglise russe et à provoquer un conflit entre le monde grec et le monde slave ».

Toutefois, le métropolite a ajouté que le Patriarcat de Moscou restera « en communion » avec les hiérarques qui ne reconnaîtront pas l’opinion personnelle de l’archevêque de Chypre. « Les Russes, assure-t-il, ont toujours été proches des Chypriotes, nos pèlerins continueront à se rendre aux sanctuaires des métropoles de l’Eglise chypriote dont les chefs resteront en communion avec l’Eglise russe ».... Suite

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Novembre 2020 à 17:12 | 0 commentaire | Permalien

L'Église orthodoxe russe a appelé à simplifier l'acquisition de la citoyenneté  pour les descendants d'émigrants russes
L'Église orthodoxe russe avance une initiative visant à simplifier la procédure d'obtention de la citoyenneté russe pour les descendants d'émigrants, annonce l'agence TASS . L'évêque Savva /Toutounov/ de Zelenograd , qui est le directeur adjoint de l'administration  du patriarcat de Moscou, a appelé à la simplifier . 

L'évêque a noté que la procédure d'obtention d'un passeport russe pour les ressortissants étrangers est déjà laborieuse et que toute suggestion visant à la faciliter ne doit être que la bienvenue. Il juge injuste que les membres de la communauté des émigrants russes doivent faire face à de telles difficultés, en particulier en l’année du centenaire de l’exode russe de 1920. 

Monseigneur Savva a également exhorté à faciliter leur venue en Russie pour une visite du pays.  

Auparavant, le ministère de l'Intérieur a déclaré que les compatriotes de familles nombreuses qui viennent dans notre pays se verront rembourser l'argent dépensé pour l'exécution de certaines formalités  Cette assistance  sera octroyée aux  migrants en Extrême-Orient. 

Упростить получение российского гражданства для потомков русских эмигрантов призвали в РПЦ

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Novembre 2020 à 10:20 | 0 commentaire | Permalien

Les cinq mesures principales seront proposées mardi au conseil de Défense, avant l'allocution d'Emmanuel Macron prévue dans la soirée.

Quatre mètres carrés entre chaque fidèle, jauge de 30 à 50 personnes: les responsables de culte se sont mis d'accord lundi 23 novembre sur un protocole permettant la reprise des cérémonies avec public lors d'une réunion avec le ministère de l'Intérieur, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.

Ce protocole, exposé notamment au directeur de cabinet du ministre Gérald Darmanin, «sera proposé mardi au Conseil de défense» qui précèdera mardi soir l'allocution d'Emmanuel Macron, a précisé François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France. Les responsables des cultes (toutes confessions) proposent un protocole comportant cinq points principaux, a-t-il expliqué. «Le premier est que les cultes reprennent le week-end prochain», les 28 et 29 novembre, a-t-il dit.

Espace de 4 mètres carrés

Dans un lieu de culte, un espace de «4m2» doit être prévu entre chaque fidèle. La jauge à l'intérieur doit être «souple, allant de 30 à 50 personnes», moyennant le respect de ces 4 m2, selon lui. Port du masque, gel hydroalcoolique, entrée et sortie bien contrôlées sont d'autres points. «Pour la communion, une attention doit être portée à ce que, lorsque le prêtre (catholique) ou le pasteur (protestant) donne l'hostie ou le pain et le vin, il y ait bien un mètre de distance» entre chaque fidèle.

Dernier point réclamé par l'ensemble des responsables de cultes: que «dans la prochaine version de l'attestation de sortie pour se déplacer, soit notée l'inscription ''activité cultuelle''. Autour du 19 décembre, «si les indicateurs sanitaires sont bons, on refera le point», selon François Clavairoly. Ce responsable a également affirmé avoir insisté sur l'importance d'autoriser les cultes aux détenus, dans les mêmes conditions sanitaires, et également d'autoriser la reprise de la catéchèse pour les enfants et les adolescents.

Le 16 novembre, le premier ministre avait affirmé qu'une reprise des cultes avec public - suspendus pendant le confinement - pourrait être envisagée autour du 1er décembre à deux conditions: que la situation épidémiologique le permette et à condition de respecter un protocole sanitaire strict.

Emmanuel Macron est attendu mardi soir à 20h00 lors d'une allocution télévisée pour dévoiler les grandes lignes d'un confinement allégé. Pour le troisième week-end consécutif, des catholiques se sont de nouveau rassemblés dimanche devant églises et cathédrales de plusieurs grandes villes en France pour réclamer le retour de la messe.

Par Le Figaro avec AFP
Publié hier à 20:55


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Novembre 2020 à 07:58 | 3 commentaires | Permalien


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Novembre 2020 à 09:49 | 0 commentaire | Permalien

NICE: Bras de fer judiciaire autour de la «vieille église» orthodoxe russe  Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra
Surnommée «la vieille église», l'église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra a été édifiée juste avant le rattachement de Nice à la France en 1860. Nice accueillait alors une importante diaspora russe dont les rangs se sont étoffés après la révolution de 1917 et l'arrivée de nombreux émigrés russes fuyant le régime bolchevique.

La paroisse orthodoxe de Nice, engluée depuis plus de dix ans dans un bras de fer avec l'Etat russe et déjà évincée de la cathédrale Saint-Nicolas, a plaidé mardi 17 novembre au tribunal pour empêcher son expulsion d'une autre église datant des tsars.

«La fédération de Russie s'est attribué la propriété de ces biens», a dénoncé devant le tribunal judiciaire de Nice Me Jean-Marc Szepetowski, l'avocat de l'association cultuelle orthodoxe russe (Acor) de Nice, accusant la Russie d'avoir trouvé «un notaire complaisant ou incompétent» pour modifier en 2015 l'acte de propriété établi en 1927 au profit de la paroisse. «Une voie de faits indigne d'un Etat souverain», a-t-il fustigé.

Outre l'église, située dans les beaux quartiers du centre-ville de Nice, un cimetière >>> Une publication datée de 2012: Portes closes au cimetière russe de Nice et photos récentes 2016 et des terrains mitoyens de la cathédrale Saint-Nicolas sont aussi concernés dans cette affaire qui mêle les soubresauts de l'histoire politique russe à des considérations de pur droit français.

NICE: Bras de fer judiciaire autour de la «vieille église» orthodoxe russe  Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra
«Valeur religieuse»

Me Szepetowski a ainsi fait valoir que la paroisse avait la jouissance «paisible, publique et non équivoque» de l'église depuis 93 ans, payant ses impôts, touchant des subventions, entretenant cet édifice classé monument historique et y célébrant l'office. Pour les avocats de la fédération de Russie, Me Roy Spitz et Andrea Pinna, l'association n'aurait jamais été véritablement propriétaire des lieux, mais uniquement son gestionnaire. «Cela a déjà été tranché», a plaidé Me Pinna.

En 2013, la Cour de cassation avait déjà permis à la Russie de récupérer la cathédrale Saint-Nicolas. En marge de l'audience, Me Pinna a expliqué que la Russie n'en faisait ni une question diplomatique, ni une question d'argent : «Ce n'est pas la valeur vénale des biens qui importe, mais leur valeur religieuse». «Les Russes veulent remettre la main sur tout ce qui leur rappelle leur glorieux passé tsariste après s'en être désintéressés pendant 70 ans», déplore un membre du conseil paroissial qui a requis l'anonymat. «Ils veulent chasser toutes les associations paroissiales, pas seulement à Nice, pour y placer leur propre clergé et dans un souci de rayonnement à l'étranger».

La paroisse orthodoxe russe Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra de Nice n'a jamais reconnu la tutelle religieuse de Moscou, lui préférant jusqu'en 2019 le Patriarcat de Constantinople, finalement délaissé pour le diocèse de Mgr Joseph, métropolite du Patriarcat de Roumanie.

Quoi qu’il en soit, pour les avocats de la Fédération de Russie, Me Roy Spitz et Andrea Pinna, cette deuxième affaire est similaire à la précédente. L’association n’aurait jamais été véritablement propriétaire des lieux, mais uniquement son gestionnaire. « Cela a déjà été tranché », ont-ils plaidé. Le jugement a été mis en délibéré au 25 février 2021.

Le FIGARO

NICE: Bras de fer judiciaire autour de la «vieille église» orthodoxe russe  Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra
L'église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra, rue Longchamp, a été inaugurée en 1859

La colonie russe de la Riviera était habituée depuis une dizaine d’années à la Côte d’Azur, où l’aristocratie européenne avait lancé la mode de l’hivernage. Certains y venaient aussi se soigner de la tuberculose qui faisait alors des ravages. L’impératrice Alexandra Féodorovna, l’épouse du défunt Nicolas Ier, aimait à y séjourner pour s’y reposer depuis son veuvage. Elle fit lever des fonds en 1856 pour la construction d’une église servant de paroisse et l’on confia le projet à l’architecte de la Cour impériale Alexandre Kondiakoff et à André-François Barraya. L’église fut bâtie rue Longchamp, non loin de l’actuelle avenue Jean-Médecin. Elle fut consacrée le 31 décembre 1859. La ville comptait à l’époque plus de 45 000 habitants et faisait partie avec son comté du royaume de Piémont-Sardaigne, appartenant à la Maison de Savoie, avant d’être annexée à l'Empire français par plébiscite quelques mois plus tard en avril 1860.

La cérémonie eut lieu en présence de la comtesse Stroganoff, née grande-duchesse Marie de Russie, fille aînée de l’impératrice douairière, sœur d’Alexandre II et protectrice des arts. L’impératrice Alexandra déjà malade ne put se déplacer2. Parmi les invités, on remarquait la présence de la famille de la princesse de Bade, des diplomates et des officiels russes.

L’impératrice douairière avait fait don de l’iconostase, venu de Saint-Pétersbourg, les icônes étant de style byzantin.

Bientôt, après la mort de tuberculose du tzarévitch Nicolas en 1865, la communauté orthodoxe fit construire un oratoire dans le parc de la villa Bermond, où il était mort. Au début du xxe siècle, on fit construire à Nice une seconde église, la cathédrale Saint-Nicolas située à proximité de l’oratoire.

NICE: Bras de fer judiciaire autour de la «vieille église» orthodoxe russe  Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Novembre 2020 à 18:23 | 36 commentaires | Permalien

Poutine a déclaré qu'Aliyev était prêt à donner accès aux sites religieux du Karabakh aux Arméniens et aux Azerbaïdjanais
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev est prêt à donner accès aux sites religieux du Haut-Karabakh.

"J'ai parlé avec Ilham Heydarovich Aliyev , il procède du fait que les autorités azerbaïdjanaises prendront le contrôle de tout et donneront accès aux sites religieux aux représentants des parties arménienne et azerbaïdjanaise", a déclaré vendredi le président Vladimir Poutine lors d'une réunion en ligne avec les soldats de la paix russes.

"Je voudrais en particulier parler de la protection des monuments historiques et des sanctuaires religieux, azerbaïdjanais et arméniens. Cette question a une dimension humaine morale importante . Je crois que l'implication de l'UNESCO est très demandée ici", a déclaré Poutine lors d'une réunion sur la mission de maintien de la paix dans le Haut-Karabakh.

Poutine a noté que le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev est prêt à donner accès aux sites religieux du Haut-Karabakh aux représentants tant arméniens que azerbaïdjanais. Il a souligné que les soldats de la paix russes, en contact avec les deux parties, devraient établir un régime permettant l'accès des citoyens aux sites religieux.

Le Président de la Fédération de Russie a déclaré que l'aide aux habitants du Haut-Karabakh était une priorité pour la Russie et qu'un centre interministériel d'intervention humanitaire était en cours de création pour aider à résoudre les problèmes de la région. «Je sais que, compte tenu des tâches auxquelles le centre est confronté, ses unités spécialisées sont en cours de formation», a ajouté Poutine.

Il a noté que les soldats de la paix russes, en contact avec les deux parties, devraient établir un régime de travail permettant l'accès des citoyens aux sites religieux.

Le 16 novembre, lors d'une conversation téléphonique avec Aliyev et le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan, Poutine a parlé de l'importance d'assurer la sécurité et le fonctionnement normal des églises chrétiennes et autres sanctuaires situés dans le Haut-Karabakh.

Moscou. 20 novembre. INTERFAX Путин заявил, что Алиев готов обеспечить доступ к религиозным объектам в Карабахе как армянам, так и азербайджанцам



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Novembre 2020 à 20:18 | 0 commentaire | Permalien

Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël
Dieu les a faits Ses serviteurs et les envoie ( « ange » signifie « envoyé » ) veiller sur la terre. Ils président aux peuples, aux nations et aux Eglises ( selon l'Apocalypse, chaque Eglise locale possède un Ange protecteur ), et ils assurent la marche des desseins de la Providence à notre égard: aussi bien en général que pour chacun en particulier.

Dieu a placé invisiblement auprès de chacun d'entre nous personnellement un Ange Gardien, qui veille constamment sur nous, sans cesser d'être auprès de Dieu. Il nous suggère le bien par la voix de notre conscience, nous aide à éviter les pièges du Diable et attise en nous le feu salutaire du repentir lorsque nous avons péché.


Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël
Avec saint Michel, l’Église, en ce jour, honore tous les bons Anges, dont il a été le chef et le modèle au jour de la révolte de Lucifer et des mauvais anges. D’après nos Saints Livres, ils sont divisés en neuf Chœurs et en trois Hiérarchies : Les Anges, les Archanges et les Vertus ; les Puissances, les Principautés et les Dominations ; enfin, plus haut encore, les Trônes, les Chérubins et les Séraphins. Leur occupation est de contempler Dieu, de L’aimer, de Le louer et d’exécuter Ses Volontés pour la conduite de l’univers et pour le salut des hommes. Aussi les voyons-nous chargés de différentes missions sur la terre, auprès des personnes, des familles, des paroisses, des diocèses, des royaumes, de l’Église entière.

Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël
Ceux dont l’Écriture fait une mention particulière sont, outre saint Michel, l’archange Gabriel, à qui semble avoir été confié le soin de tout ce qui regarde le mystère de l’Incarnation.

Saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël
l’Archange Raphaël, qui conduisit et ramena si merveilleusement le jeune Tobie.

Saint Raphaël fait partie des archanges, avec Saint Michel et Saint Gabriel.

Il est le gardien de la Sainte Église orthodoxe de Jésus-Christ (une église lui est dédiée en Russie) et le dispensateur des dons du Saint Esprit

Saint Michel a été fait non seulement Prince des anges, mais aussi Prince des âmes qui doivent remplir les places demeurées vides par la chute des démons. Son nom marque sa fidélité, car il signifie : Qui est semblable à Dieu !

Les Saints lui attribuent la plupart des apparitions mentionnées dans l’Ancien Testament. C’est lui, disent-ils, qui retint la main d’Abraham prêt à immoler son fils Isaac ; c’est lui qui apparut à Josué et le rendit maître de Jéricho par la chute de ses tours et de ses murailles ; c’est lui qui dirigea l’arche de Noé par-dessus les eaux du déluge ; c’est lui qui lutta contre Jacob et le bénit ; c’est lui qui donna la loi à Moïse sur la montagne du Sinaï ; qui rendit David victorieux de Goliath et le préserva de la persécution de Saül, etc. Il a été le protecteur de la Synagogue ; il est le protecteur de l’Église.

L’Histoire nous rapporte tant de merveilles de cet Ange sublime, qu’on ne peut douter qu’il ne soit, dans les desseins de Dieu, l’un des principaux instruments de Sa puissance et de Sa bonté. L’assistance que la France a souvent reçue de lui le fait regarder comme le protecteur spécial de ce royaume.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Novembre 2020 à 16:37 | 0 commentaire | Permalien

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