Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
Introduction

Le père Serge Chévitch fut en relation avec la correspondante de ces lettres de 1930 à son décès en 1960. C'était une dame russe, émigrée à Paris avec sa fille, qui avait perdu toute sa famille et traversé de dures épreuves. La dépositaire des lettres n'a pas autorisé leur publication intégrale mais seulement les extraits présentés ici.

Aucune des lettres n'étant datée, on ne peut leur attribuer d'ordre chronologique mais on comprendra facilement qu'elles appartiennent à des périodes bien différentes de la vie de la correspondante.

Lorsqu'il devint moine, le père Serge vivait alors à Paris dans un petit monastère rattaché à la toute proche communauté des Trois Saints Hiérarques, restée depuis 1931 sous l'homophore du Patriarcat de Moscou. Le petit groupe comptait ou avait compté depuis sa fondation, tant parmi les clercs que parmi les paroissiens, plusieurs correspondants directs de saint Silouane, la moniale iconographe Théodosie (Orlova), le futur archevêque Séraphin (Rodionov) ou Nadejda Soboleva (future moniale Silouane) notamment, ou du père Sophrony (Sakharov), comme le fondateur de la communauté des Trois Saints Hiérarques lui-même, le métropolite Benjamin (Fedtchenkov), le moine iconographe Gregoire (Kroug), sans parler de l'archimandrite Dimitri (Balfour).

C'est à saint Silouane que le père Serge lui-même écrivit, lorsqu'il résolut de devenir moine en 1938, pour lui demander sa bénédiction. La réponse du starets fut la dernière lettre qu'il écrivit avant sa mort. Déposée sur la table de sa cellule, elle fut postée le lendemain par le père Sophrony.

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
Extraits des lettres du Père Serge Chévitch à l’une de ses filles spirituelles

1. Toutes les personnes saintes et justes ne prêtaient attention ni à la sécheresse [intérieure], ni aux pensées, ni à la lutte [spirituelle], ni non plus aux joies, aux douceurs, aux consolations spirituelles. Elles n’aspiraient qu’à une seule chose : être fidèles au Seigneur par l’accomplissement, à chaque instant, de Ses commandements, le service du prochain, la garde du cœur, etc.

2. La seule et unique cause de tous nos désordres aussi bien intérieurs qu’extérieurs est l’abandon de la prière ! Prier, prier, prier, — et tout ira mieux. Voilà la recette générale et universelle. Il n’y en a pas d’autre. Nous sommes faibles parce que nous sommes seuls. Nous sommes seuls parce que le Seigneur est absent ! Le Seigneur est absent parce que nous ne Lui demandons pas d’être en nous ! Tout est là. Plus nous prierons avec ferveur, avec constance, avec attention, plus le Royaume de Dieu qui est en nous s’ouvrira rapidement. C’est cela le bonheur et la félicité ! Et alors plus rien d’autre ne nous est nécessaire. Celui qui [demeure] dans le Royaume, règne !

3. L’essence même de la vie spirituelle est la paix et la joie dans le Seigneur. Pour disposer notre cœur à la paix, il nous faut y consacrer toute notre attention et tous nos soins, tout en sachant que la véritable paix intérieure est un don de Dieu. Pour cela, il faut extirper du cœur tout ce qui peut troubler cette paix intérieure : les sentiments mauvais, l’irritation, l’envie, la convoitise, la vaine agitation, etc. Tout cela nous ravit la paix intérieure et la quiétude. Soyez en paix et le but est atteint. C’est cela le bien-être ou le début de la béatitude. Ne vous souciez que de cela. Dès que vous voyez que quelque chose trouble la paix, rétablissez-la immédiatement, du matin jusqu’au soir. Vous avez péché, ne vous découragez pas, mais, simplement après avoir demandé au Seigneur de vous pardonner, invoquez de nouveau son saint Nom et vous goûterez la douce paix du cœur. C’est en cela que consiste l’essence de la vie spirituelle : ce ne sont ni les prosternations, ni les exploits ascétiques, ni les jeûnes, mais la paix et la joie dans le Saint-Esprit. C’est parfaitement pratique, facile et à la portée de tous et de chacun. Que chacun se serve et prenne autant qu’il veut (cf. Jean 6, 11).

4. La confession est [uniquement] l’énonciation de ce qui est transgression de la volonté de Dieu, quand le cœur l’a clairement comprise.

Mais lorsqu’on a envie de s’entretenir d’un sujet spirituel, elle peut tout à fait être remplacée par une conversation avec une amie proche, ou par une correspondance avec des gens qui ont une expérience spirituelle, tels des anciens de Valaam, ou de l'Athos , — je peux vous fournir des adresses —, ou enfin par la lecture d’ouvrages spirituels. Il est nécessaire de lire constamment. Ce que vous avez lu aujourd’hui peut, tout d’un coup demain, jeter la lumière sur une quelconque difficulté spirituelle ; [lisez] principalement l’évêque Théophane [le Reclus], l’évêque Ignace [Briantchaninoff], la Philocalie.

La prière de Jésus c’est l’Amour pour Dieu et le premier commandement, aussi bien de l’Ancien que du Nouveau Testament : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » (ce qui veut dire : « Pratique la prière de Jésus », qui est justement Amour de Dieu). Grâce à cette prière, sans l’avoir même cherché, le cœur s’enflammera d’amour pour le prochain et pour toute créature de Dieu. Il n’est pas possible d'aimer sincèrement le Créateur sans aimer l’œuvre de Ses mains. Aimez ceux qui vous entourent : c'est cela même la prière de Jésus. A chaque effort dans cette direction, de votre cœur coulera aussitôt « la source d’eau vive jaillissant en vie éternelle » (Jean 4, 14), c’est-à-dire l’amour de Dieu, l’allégresse du Saint-Esprit, c’est-à-dire la prière incessante.

(1) Ce que le Père Serge faisait lui-même, avec le starets Jean de Valaam notamment, ou avec saint Silouane.
Lire aussi

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
5. Toi seul Seigneur, unique et sage, connais « les temps et les moments (cf. Actes 1, 7). Et nous, non pas comme des démons ingrats, mais comme des enfants de Dieu reconnaissants, aimants et bien-aimés, nous supporterons tout patiemment, avec de la gratitude dans le cœur, avec une action de grâce sur les lèvres. Réjouissez-vous dans le Seigneur et ravivez sans cesse dans votre âme la flamme de cette joie salvatrice. Répétez mentalement au Seigneur : « Je Te rends grâce pour tout ! Je Te rends grâce, à Toi qui es sage, à Toi qui es bon, à Toi qui seul aimes et es aimé ! Tu m’as donné de connaître les voies de la Vie. Tu m’as abreuvée à la coupe de Ton Amour. Tu m’as amenée dans Ton Temple ! Tu m’as fait communier à Ta souffrance et à Ta gloire ! ».

Je voudrais tellement vous apaiser complètement, afin que vous suffise pour longtemps cette réserve de quiétude. Il ne faut pas beaucoup exiger du Seigneur, ce serait l’indice d’une attitude incorrecte à l’égard de la vie spirituelle. Le Seigneur enverra tout ce qui est nécessaire, mais en temps utile. Il ne faut pas que la vie spirituelle devienne seulement une soif de consolation et de plaisir. Le Seigneur veut de notre part de la fidélité, du dévouement, de la constance dans la patience et la reconnaissance. C’est cela qui a du prix. Tout le reste n’a aucune valeur dans la vie spirituelle. Ceux qui sont expérimentés dans la vie en Dieu n’accordent aucune signification ni aux consolations, ni à leurs suppressions passagères ou à leur absence. Dans le livre La Lutte invisible, l’évêque Théophane [le Reclus] dépeint très bien tout le chemin de la vie spirituelle et il y a des chapitres tout à fait compréhensibles sur la prière et sur la prière de Jésus. Essayez de vous procurer cet ouvrage quelque part et lisez-le, rafraîchissez dans votre mémoire tout ce qui se rapporte au chemin spirituel et essayez de voir ce qui vous convient ou non.

Mais par-dessus tout, luttez contre l’acédie. C’est votre combat principal. Si vous venez à bout de l’ennemi, le reste sera pour vous simple et facile. Votre acédie s’est renforcée après les épreuves que vous avez vécues, d’où la nécessité de beaucoup vous battre contre elle ; mais vous la vaincrez. Ayez seulement le cœur à l’ouvrage ! Montrez-lui que vous êtes un lutteur et un combattant courageux, et elle n’osera plus s’approcher de vous.

N’attendez aucun succès facile et rapide dans la vie spirituelle, c'est le premier indice d’un manque de fermeté. D’ordinaire, celui qui cherche une réussite prompte et facile dans la vie spirituelle se refroidit rapidement et se détache du Seigneur. Mais si nous nous disposons à peiner toute notre vie, pour, à la fin, récolter des fruits bons et mûrs, alors nous les récolterons quand le temps viendra. Il ne faut se comparer à personne. C’est un terrain [favorable] aux tentations ennemies. Le dicton « qui va lentement va sûrement » se vérifie largement dans la vie spirituelle.

Que brûle toujours en vous le désir d’être ferme, reconnaissante envers Dieu (les démons sont orgueilleux et ingrats) et répandez sur les autres une gaieté chaleureuse, la joie, la vaillance, la consolation ! SUITE en PJ et
Plusieurs publications sur "PO" starets Serge (Chévitch)


Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
ПРИГЛАШАЕМ ПОСЕТИТЬ САЙТ и АРХИВ Un site consacré à l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité et des Nouveaux Saints Martyrs russes à Vanves /PM/

Qui retrace l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité à Vanves vient d’être mis en ligne. Fondée en 1935 par l’archimandrite Stéphane (Svetozarov) (1890-1969), la paroisse devient un centre spirituel important grâce à la présence de l’archimandrite Serge (Chévitch), qui en est responsable de 1945 à 1987.

Son fils spirituel le plus célèbre est le moine Grégoire /Kroug/ dont le travail d’iconographe parvint, grâce à l’aide du père Serge, à un niveau rarement atteint dans l’histoire de l’Église.

Vous y trouverez les icônes conservées à l’église à la page « Icônes ».

Et aussi, entre autres, une copie d’une lettre inédite de saint Silouane de l’Athos, une copie originale d’un certain nombre d’œuvres de Mère Marie Skobtsov, récemment canonisée par le Patriarcat de Constantinople, tantôt tapées à la machine, tantôt rédigées de la main de sa mère, Sophia Borissovna Pilenko, dont on trouvera la liste manuscrite.

Les autres personnalités marquantes ne sont pas oubliés.

***

Все святые и праведные люди, не обращая внимания ни на сухость, помыслы, брань, ни на радости, сладости, духовные утешения, стремились лишь к одному : быть верными Господу – в постоянном исполнении заповедей Его, в служении ближним, в хранении сердца и тому подобное.

Причина всех наших нестроений и внутренних и внешних одна : оставление молитвы! Молиться, молиться, молиться – и всё пойдет на лад. Это всеобъемлющий и всеобщий рецепт. Другого нет. Слабы мы, потому что одни. Одни – потому что нет Господа! Господа нет — потому что не просим Его быть в нас. Всё в этом. Чем усерднее, чем постояннее, чем внимательнее будем молиться, тем скорее откроется сущее внутри нас Царствие Божие – а это и счастье и блаженство. Тут уж более ничего не требуется. Кто в Царстве тот — царствует!

Сущность духовной жизни есть мир и радость о Господе. Для устроения сердечного мира надо и напрягать все возможные с нашей стороны заботы и хлопоты – только знать, что настоящий внутренный мир есть Дар Божий. Для сего следует устранять из сердца всё, что может сей внутренний мир нарушить : это недобрые чувства, раздражение, зависть, похотения, заботливость суетная и т. д... Через всё это похищается у нас внутренний мир и покой. Имейте мир с собой и цель достигнута. Это и есть благобытие или начало блаженства. Только об этом и заботьтесь. Как только видите, что мир чем нибудь нарушен, тотчас его восстанавливайте – начиная с утра до вечера. Согрешили – не унывайте, а просто испросив у Господа прощения, вновь призывайте святое Его Имя и будете вкушать сладкий сердечный мир. Сие и есть сущность духовной жизни – не поклоны, не подвиги, не посты, а мир и радость в Духе Святом. Это всем и каждому совершенно удобно, легко и доступно – возьми и бери – кто сколько хочет! ЧИТАТЬ ДАЛЕЕ В ПРИЛОЖЕНИИ


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Juillet 2021 à 08:57 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Grande Olga, taris tes larmes et ne pleure pas!
Père Sergey Kim né en 1982 a été ordonné prêtre le 12 février 2018 par Mgr Nestor, évêque de Chersonèse

Königin Helga est très proche de nous tous : nous connaissons tous son amour pour son mari, sa revanche sur la tribu des Drevlyans, sa conversion au christianisme.

La princesse Olga était originaire des Varègues, c'est-à-dire des Scandinaves, mais les Slaves actuels - les descendants des anciens Slaves - l'aiment toujours. Les amoureux de Byzance (ils sont moins nombreux chaque année) se réjouissent qu'elle ait été reçue à Constantinople par l'empereur Constantin Porphyrogénète. Il y a une fresque à l'ancienne basilique Sainte Sophie à Kiev, où ils sont représentés côte à côte.

Je m'intéresse à autre chose : comment a-t-elle vécu en tant que chrétienne dans un pays non-chrétien ? Kiev dans les années 950 était le cœur commercial de ce pays, et il y avait dit-on l'église Ilyinskaya.

Il était également dit qu’Olga avait convoqué un évêque avec le clergé des pays allemands. Mais cet évêque, nommé Adalbert, fut mal reçu, et les prêtres furent même tués. Et il se retira de cette ville.

Comment a-t-elle vécu ?

Son fils ne l'écoutait pas et ne voulait pas être chrétien. Il y avait une église, mais qui y célébrait? Dans quelle langue a-t-elle lu les enseignements de notre Seigneur ? Dans quelle langue avez-vous chanté le service ? Je ne doute pas qu'elle chantait le matin, tôt, lorsque le cruel soleil russe se levait à Kiev et que la nature brutale et sauvage commençait à se réveiller. Elle a chanté une prière au Christ, regardant vers l'avenir à travers les yeux d'une mère, à travers les yeux d'une grand-mère, à travers les yeux d'une fille- varangienne , et elle nous a probablement vus comme nous sommes aujourd’hui.

Par conséquent, chaque fois que nous pensons à notre patrie bien-aimée et à la foi du Christ en elle, nous tremblons et nos nuques se refroidissent : Olga nous regarde du passé, les larmes aux yeux et murmure les anciennes prières scandinaves : "Seigneur Christ, Soleil de la vérité, ne laisse pas la nature sauvage russe jouer et noyer tes pousses pacifiques! Seigneur Christ, ne laisse pas le beau mais cruel soleil russe brûler tes tendres gerbes !"

Sainte Grande Olga, ne pleure pas ! Nous, vos enfants, aimons le Christ sous le même soleil et portons la même nature dans nos veines et combattons, combattons avec nous-mêmes...

Fresque de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. 1040-début des années 1050.
Olga, princesse de Kiev, lors d'une réception avec Constantin VII Porphyrogénète. Dans la partie gauche de la composition, l'empereur Constantin VII , assis sur le trône, et ses deux gardes du corps, armés de lances et de boucliers. Le côté droit représente la princesse Olga avec les femmes de sa suite.


Иерей Сергей Ким С сентября 2014 г по настоящее время является преподавателем Московской Духовной Академии на кафедре филологии.
Sainte Grande Olga, taris tes larmes et ne pleure pas!

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 18:16 | 2 commentaires | Permalien

Jean Tchékan le  fondateur du SOP est né au Ciel le mercredi 21 juillet 2021
Carol Saba Responsable de la Communication, Assemblée des Évêques Orthodoxes de France

Entre serviteur de Dieu, Jean, dans la joie de ton Maître ! Mémoire éternelle !

Oh Seigneur ! Que je connais ce regard ! Que nous avons côtoyés Nada et moi même, depuis le début des années 90 en France ! Notre ami Jean Tchékan est né au Ciel ce mercredi 21 juillet. Le Christ est ressuscité !

Personne ne peut imaginer l'Orthodoxie en France sans Jean qui fut, avec mérite, le père fondateur de l'information orthodoxe en France en fondant le fameux SOP le Service Orthodoxe de Presse, où on s'empressait Antiochiens, Grecs, Russes, Roumains, Serbes etc. et français orthodoxes, pour y écrire articles, chroniques et infos sur nos Églises respectives.

Le SOP n'était pas qu'un mensuel de l'époque du tirage papier mais c'était une vraie diaconie de l'information orthodoxe et au-delà de l'information chrétienne ! Pendant de longues années, le SOP était incontournable pour diffuser informations et réflexions avant l'apparition du Net. Jean n'avait pas seulement le souci du témoignage de l'Eglise orthodoxe en France mais aussi de l'Eglise orthodoxe dans le monde. Tout le SOP, le bébé de Jean, était articulé ainsi en cette double dimension du local et de l'universel de l'Orthodoxie.

Jean n'était pas seulement un ami cher mais aussi, avec Antoine Nivière qui a repris la chefferie de la rédaction du SOP après lui, était aussi mon mentor dans la relation avec les médias et les journalistes de l'information religieuse en France. Que de dîners chez lui, chez nous, chez Antoine et tant d'autres du petit monde orthodoxe parisien et/ou de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, pour refaire le monde Orthodoxe, pour éviter le pire, pour gérer les crises et pour œuvrer pour le bien et le bon ... Des souvenirs inoubliables avec notre chère Xenia son épouse qui a été avec une sainte patience, la complice de tous ses combats, jusqu'au bout...

Jean était aussi un excellent pédagogue et catéchète avec doigté ... La transmission tant pour lui que pour Xenia était au cœur du témoignage de l'orthodoxie et de sa mission dans le monde d'aujourd'hui, ici et maintenant ! Que de personnes, jeunes et moins jeunes, étudiantes et étudiants, qui étaient en recherche, ont été introduits en Orthodoxie par des échanges et des discussions autour d'un verre chez lui, ou d'un repas devant sa belle bibliothèque murale où les icônes, les photos de famille et les livres se faisaient concurrence pour être et paraître.

Ces quelques paroles d'hommage à mon ami pour l'accompagner avec nos prières à la Maison du Père pour retrouver la Sainte Face du Ressuscité, ne constituent pas encore le bel hommage que mérite ce serviteur INFATIGABLE du Christ et de l'Eglise et qui viendra ultérieurement !

Pour le moment je dirai "Le Christ est ressuscité ! Mais aussi que cette nouvelle me rend triste mais aussi paisible, d'une paix qui vient d'en haut. Car la mort de Jean ne peut qu'être une Pâques !

Et je ne sais pourquoi quand j'ai appris la nouvelle, c'est ce tropaire du Ton 3 qui s'est imposé comme une évidence : "Que les cieux se réjouissent, que la terre soit dans l'allégresse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras par la mort Il a terrassé la mort et s'est fait le premier-né d'entre les morts, il nous a délivré des entrailles de l'enfer et Il a accordé au monde la grande miséricorde !"

Toutes nos condoléances, pensées émues et sincères, Nada et moi, à Xenia, son épouse, à Gricha (Grégoire) et à Serge ses enfants et à toute sa famille.

Entre serviteur de Dieu Jean dans la joie de ton Maître ! Mémoire éternelle !
Jean Tchékan le  fondateur du SOP est né au Ciel le mercredi 21 juillet 2021

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 16:59 | 1 commentaire | Permalien

Sainte Sophie : l’UNESCO regrette vivement la décision des autorités turques
Sainte Sophie : l’UNESCO regrette vivement la décision des autorités turques, prise sans dialogue préalable, et appelle à préserver l’universalité du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a demandé vendredi à la Turquie de présenter d'ici 2022 un rapport sur l'état de conservation de la basilique Sainte-Sophie d'Istanbul, exprimant sa «profonde préoccupation» sur les conséquences de la transformation en mosquée de ce célèbre édifice de l'époque byzantine. La transformation en mosquée le 10 juillet 2020 par les autorités turques de Sainte-Sophie, jusqu'alors un musée, avait déclenché une vague d'indignation internationale et aggravé les tensions entre la Turquie et la Grèce. Source

Le président turc Erdogan garantit à Vladimir Poutine que les reliques chrétiennes de Sainte Sophie, à Istanbul, seront sauvegardées

Paris, le 10 juillet - La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, regrette vivement la décision des autorités turques, prise sans dialogue préalable, de modifier le statut de Sainte Sophie. Elle a fait part ce soir de sa profonde préoccupation à l’ambassadeur de Turquie auprès de l’UNESCO.


Sainte-Sophie est une composante des Zones historiques d’Istanbul inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Sainte Sophie est un chef d’œuvre architectural et un témoignage unique de la rencontre de l’Europe et de l’Asie au cours des siècles. Son statut de musée reflète l’universalité de son héritage et en fait un puissant symbole de dialogue », a déclaré Mme Azoulay.

La décision annoncée aujourd’hui soulève la question de l’impact du changement de statut sur la valeur universelle du bien. Ainsi, un État doit veiller à ce qu’aucune modification ne porte atteinte à la valeur exceptionnelle universelle d’un bien inscrit sur son territoire. Toute modification en ce sens doit faire l’objet d’une notification préalable à l’UNESCO et, le cas échéant, d’un examen par le Comité du Patrimoine mondial.

La France veut que Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous"! Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul

L’UNESCO rappelle par ailleurs qu’une participation effective, inclusive, et équitable des communautés et autres parties prenantes concernées par le bien, est une condition nécessaire pour préserver ce patrimoine et mettre en valeur son caractère unique et sa signification. Cette exigence sert la protection et la transmission de la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine et est inhérente à l'esprit de la Convention du patrimoine mondial.

Ces préoccupations avaient été notifiées à la République de Turquie dans plusieurs courriers et encore hier soir au représentant de la délégation turque auprès de l’UNESCO. A cet égard, il est regrettable que la décision n’ait fait l’objet d’aucun dialogue ou notification préalable. L’UNESCO appelle les autorités turques à ouvrir ce dialogue sans délai, afin d’éviter un recul sur l’universalité de ce patrimoine exceptionnel dont l’état de conservation sera examiné par le Comité du Patrimoine mondial à sa prochaine session.

« Il est important d’éviter toute mesure de mise en œuvre qui ne serait pas préalablement discutée avec l’UNESCO et qui entrainerait des conséquences sur l’accès physique, sur la structure du bâti, sur les biens mobiliers et sur le mode de gestion du site », a souligné Ernesto Ottone Ramirez, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture. De telles mesures pourraient en effet constituer des violations des règles issues de la Convention du Patrimoine mondial de 1972.

LIEN

Комитет всемирного наследия ЮНЕСКО в пятницу потребовал от Турции предоставить доклад о мерах, предпринимаемых для сохранения собора Святой Софии в Стамбуле, которому в 2020 году был придан статус мечети, сообщают западные СМИ.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 15:42 | 2 commentaires | Permalien

Sainte OLGA princesse de Russie
Mère de Sviatoslav (+ 969) Sainte OLGA ou Hélène. Elle se convertit au Christianisme à Constantinople en 958 et prit le nom d’Hélène. C'est la première princesse chrétienne qu'ait connue la Russie.

Née à Pskov (anciennement Pleskov) ou dans le voisinage.
Olga épousa le Prince Igor 1er, duc de Kiev en 903. Après l’assassinat de son mari en 945, elle gouverna la Russie avec sagesse et miséricorde jusqu’à sa propre mort.

Elle se chargea en particulier de l’éducation de son petit fils, saint Vladimir qui allait définitivement donner le Saint Baptême à la Russie.

Issue d'une noble famille du pays de Pskov, à linitiative de laquelle les Varègues étaient venus en Russie, la princesse Olga avait été dotée par Dieu d'une rare beauté et d'une brillante intelligence.

Un jour, alors qu'elle traversait le fleuve Pskov, elle rencontra le jeune prince Igor qui aussitôt s'éprit d'elle.

Peu après, le tuteur de ce dernier, le prince Oleg, vint chercher la princesse et l'emmena à Kiev pour la lui donner en mariage.

En 945, le grand-prince Igor fut assassiné par les Slaves de Volhynie, et la régence de la principauté de Kiev revint à Olga, jusqu'à la maturité de son fils Sviatoslav (945-960). Gouvernant avec sagesse et miséricorde, en sachant cependant faire preuve d'un caractère énergique, la princesse réussit à centraliser le pouvoir, jusque-là diffus, et put ainsi mettre fin aux invasions meurtrières des tribus slaves.

Elle organisa le commerce et favorisa les échanges avec Byzance, dans le but de procurer à son peuple les germes de la civilisation. Vers 955, elle entreprit un voyage à Constantinople, où elle fut accueillie avec faste par l'empereur Constantin VII Porphyrogénète, qui la plaça parmi les plus hautes dames de sa cour (957), et où elle reçut, semble-t-il, le Baptême par le Patriarche Polyeucte, sous le nom d'Hélène.

A son retour en Russie, elle parcourut le pays en y prêchant le Christ et fonda la ville de Pskov, à la suite d'une apparition d'un triple rayon de lumière qui descendait du ciel. En l'absence de son fils Sviatoslav, qui participait à des campagnes militaires, Sainte Olga se chargea de l'éducation des ses trois fils: Iaropolk, Oleg et Vladimir; mais elle ne parvint pas à les faire baptiser à cause de l'opposition de leur père qui restait un païen convaincu. En 969, elle tomba malade et tenta une dernière fois de convertir le grand-prince, mais elle se heurta à son refus obstiné. La Sainte prédit alors la prochaine conversion de la Russie au Christianisme, ainsi que la triste fin de son fils, qui fut assassiné trois ans après par les Petchénègues. Elle remit son âme à Dieu le 11 juillet 969. Ses Reliques, transférées à Kiev par Saint Vladimir, furent cachées lors des fréquents pillages de la ville, et lon ignore où elles se trouvent.

Malgré les efforts de la princesse égale-aux-Apôtres, sa conversion n'eut pas de répercussion immédiate dans son peuple, elle prépara néanmoins celle de son petit-fils, Saint Vladimir, et servit de ferment à l'éclosion de la vie chrétienne en Russie, "comme l'aurore qui précède le jour radieux" .
Sainte OLGA princesse de Russie

N.B. :
D'après Constantin Porphyrogénète, qui décrit la réception de la princesse russe dans son Livre des cérémonies (PG 112, 1108-1112), ne mentionne pas son baptême. C'est ce qui a fait supposer à certains historiens qu'elle avait été plutôt baptisée à Kiev un peu avant son voyage. Cette question du lieu de son Baptême reste controversée.
L'envoi d'une mission auprès du roi de Germanie Otton ler (vers 959) n'avait probablement pas pour but la création d'une Église sous juridiction latine à Kiev, mais plutôt le développement de relations diplomatiques entre Francs et Russes. Otton, qui désirait faire de Magdebourg l'archevêché latin des Eglises slaves, profita cependant de l'occasion et envoya Aldebert comme Evêque. Mais cette mission latine échoua lamentablement (962).


Святая княгиня Ольга скончалась в 969 году, в возрасте 80 лети была похоронена в земле по христианскому обряду
Sainte OLGA princesse de Russie

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 10:20 | 36 commentaires | Permalien

Le nouveau Métropolite de France est l'Archimandrite Dimitrios Ploumis a été élu
Le Saint Synode du Patriarcat œcuménique se réunit aujourd'hui, mardi 20 juillet, au PHANAR sous la présidence du Patriarche œcuménique S.S. Bartholomé.

L'annonce du Patriarcat œcuménique en détail :

"Aujourd'hui, 20 juillet 2021, le Saint Synode s'est réuni sous la présidence de Sa Sainteté le Patriarche œcuménique Mgr. Demetriou Ploumis, responsable de la Communauté Grecque Orthodoxe de l'Assomption de la Vierge Marie de Marseille et de la Région Hiérarchique du Sud de la France. SUITE


AEOF - Communiqué - Paris le 21 juillet 2021 - Election du nouveau Métropolite de France du Patriarcat Œcuménique en la personne de l’Archimandrite DIMITRIOS PLOUMIS

Le Secrétariat du Patriarcat Œcuménique de Constantinople nous fait savoir que le Saint Synode du Patriarcat Œcuménique qui s’est réuni en ce jour de la fête du Saint Prophète Elie, sous la présidence de Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée 1er, Patriarche Œcuménique de Constantinople, a procédé à l’élection (à l’unanimité) du nouveau Métropolite de France, en la personne de l’Archimandrite DIMITRIOS PLOUMIS. L’ordination épiscopale du nouveau métropolite diocésain de la Métropole Grec-Orthodoxe de France du Patriarcat Œcuménique, aura lieu le dimanche 25 juillet 2021 à la cathédrale patriarcale Saint Georges au PHANAR siège du Patriarcat Œcuménique de Constantinople à Istanbul, Turquie.

L’intronisation du nouveau Métropolite aura lieu en septembre prochain à Paris à la Cathédrale Saint Stéphane au 7 rue Georges Bizet 16e Paris, siège de la Métropole Grec-Orthodoxe de France, à une date qui sera annoncée ultérieurement.

Le nouveau métropolite qui occupe actuellement les fonctions de recteur de la paroisse de la Dormition de la Mère de Dieu à Marseille, une des plus anciennes églises orthodoxes de la Cité Phocéenne (inauguration en 1834 puis en 1845) et de la paroisse de l’Annonciation de la Mère de Dieu à Marseille, succède ainsi à Son Eminence le Métropolite Emmanuel (ADAMAKIS), qui a été appelé dernièrement à des fonctions importantes au sein du Patriarcat Œcuménique de Constantinople et est actuellement Métropolite de Chalcédoine du Patriarcat.

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--- CONTACT PRESSE AEOF ---
Carol Saba – Responsable de la Communication
Tel : + 33 (0) 6 20 18 46 77 --- Courriel : contact@aeof.fr Site: www.aeof.fr

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2021 à 15:41 | 1 commentaire | Permalien

Une déclaration du  métropolite Hilarion à propos de l’épidémie
Mgr Hilarion : « Les personnes qui ne sont pas vaccinées contre le coronavirus, qui infectent les autres et deviennent la cause de leur mort, expieront leur péché à vie »

Selon le métropolite, il est souvent confronté au fait que des personnes qui n'ont pas été vaccinées contre le coronavirus viennent se repentir. Elles disent qu'elles ont involontairement causé la mort d'autrui. "Ils viennent et disent: 'Comment puis-je vivre avec ça désormais?', - a dit le métropolite. - Et c'est même difficile pour moi de dire comment vivre avec ça maintenant. Toute votre vie, vous devez expier le péché commis."


Le métropolite a expliqué : « le péché réside dans le fait qu'une personne qui a refusé de se faire vacciner ne pensait qu'à elle-même, mais ne pensait pas à son entourage. Il a rappelé : si une personne souffre de la maladie de manière asymptomatique ou sous une forme bénigne, cela ne veut pas dire qu'elle n'est pas contagieuse ».

"Nous portons la responsabilité - chacun de nous - non seulement pour nous-mêmes et pas seulement pour nos proches, mais aussi pour tous ceux qui entrent en contact avec nous", a déclaré Mgr Hilarion .


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2021 à 15:13 | Permalien

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
Notre Saint Père Antoine naquit en 983 à Lubetch, dans la région de Tchernigov, et reçut le nom d'Antipas au Saint Baptême.

Désirant depuis son plus jeune âge se consacrer à Dieu, il quitta sa patrie et, passant par Constantinople, il parvint sur la Sainte Montagne de l'Athos. Après avoir visité les Monastères, où la vie angélique des moines embrasa encore plus son coeur d'amour pour le Seigneur, il fut reçu au monastère d'Esphigménou et devint disciple de l'Higoumène Théoctiste, homme à la vertu éminente. Se faisant violence en tout pour observer les commandements à la perfection, Antoine faisait la joie des frères.
Au bout de quelques années, Théoctiste, à la suite d'une révélation divine, renvoya son disciple en Russie, en lui disant: « Antoine, va en Russie, afin d'y devenir un exemple et un guide pour le peuple. Que la bénédiction de la Sainte Montagne soit avec toi! »

Parvenu à Kiev, en 1013, il visita les Monastères de la ville, mais ne trouva pas l'endroit qu'il recherchait. Se dirigeant vers les collines voisines, il découvrit, à Berestovo, une grotte jadis creusée par les Varanges (ou Varègues)(1), et s'y installa pour y persévérer dans l'ascèse et la prière.

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
Après la mort de Saint Vladimir (1015, cf. 15 juil.), son fils, l'impie Sviatopolk, monta sur le trône de Kiev. Pour accaparer tout le pouvoir, il tua ses frères, les Saints princes Boris et Gleb (cf. 24 juil.), et déclencha une persécution sanglante contre les hommes de Dieu. Voyant cette effusion de sang, Saint Antoine repartit pour la Sainte Montagne. Mais ayant goûté au miel de l'hésychia, il obtint de Théoctiste de se retirer à quelques distance d'Esphigménou, sur le mont Samarie(2) .

Le prince ami-de-Dieu, Iaroslav, ayant vaincu Sviatopolk (1019), rassembla les moines qui s'étaient dispersés et fit construire de nombreuses églises. Un Prêtre de Berestovo, nommé Hilarion, renommé pour sa vie ascétique et sa connaissance des Écritures, vint alors s'installer sur la colline boisée, proche du Dniepr, où s'élève aujourd'hui le Monastère des Grottes. Il y creusa une petite grotte et mena en secret ses combats spirituels devant Dieu, jusqu'au jour où il fut élevé au trône épiscopal de Kiev (105 1).
......./Saint Antoine, dont l'âme était toujours avide de solitude, réunit un jour ses disciples et leur dit: « Mes enfants, vous savez que le Seigneur nous a rassemblés ici, comme prémices de la bénédiction de tout notre peuple. Vous êtes la bénédiction de la Sainte Montagne et de Notre Très Sainte Mère de Dieu. C'est cette bénédiction que je vous laisse en héritage. Vivez donc ensemble. Je vais vous laisser un abbé, car il convient que je me retire dans la solitude. Je resterai cependant ici, et tant que je vivrai, je demeurerai votre père spirituel. »/

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En RUSSE АНТОНИЙ Печерский

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
"Le moine Antoine creuse une grotte", icône, fin du 19e siècle

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2021 à 13:30 | 0 commentaire | Permalien

Le Phanar est indigné par la décision du Synode de l'Église de Grèce
Le patriarche Bartholomée est mécontent du fait que les hiérarques grecs aient pris une décision qui pourrait affecter de "nouveaux territoires...

Le 21 juillet 2021, le Synode du Patriarcat de Constantinople a exprimé son mécontentement face à la décision du Synode de l'Église orthodoxe grecque sur la nomination d'exarques pour les métropoles de l'Église grecque, dirigées par des hiérarques âgés et malades, écrit le site Orthodox Times.

Le Phanar considère cette décision inacceptable, car elle peut affecter les diocèses des soi-disant « nouveaux territoires », que le patriarche de Constantinople considère comme les siens.

A cet égard, le chef du Phanar a l'intention d'adresser prochainement une lettre à l'archevêque d'Athènes et de toute la Grèce, Jérôme, pour protester contre cette décision.

Après l'indépendance d'une partie de la Grèce et la formation de l'Église orthodoxe grecque en 1850, 36 diocèses qui appartenaient auparavant au Phanar lui ont été cédés. Le 4 septembre 1928, un accord a été conclus entre les églises de Grèce et de Constantinople concernant les territoires qui ont finalement été cédés à la Grèce en vertu du traité de Lausanne.

Selon l'Acte patriarcal et synodal, les diocèses des « nouveaux territoires » (Épire, Macédoine, Thrace occidentale), restant formellement sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople, sont devenus une partie de l'Église de Grèce (c'est-à-dire administrativement subordonnés à elle), conformément à la loi de l'État grec déjà adoptée n° 3615 du 15 juillet 1928.

Cependant, récemment, le patriarche Bartholomée s'est activement ingéré dans les affaires de l'Église de Grèce, utilisant son droit de juridiction formelle sur les "nouveaux territoires".

Фанар возмущён решением Синода Элладской Церкви
Патриарх Варфоломей недоволен тем, что греческие иерархи приняли решение, которое может коснуться «новых территорий»…

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juillet 2021 à 16:12 | 3 commentaires | Permalien

Pèlerinage pour adorer la  tête de Sainte Marie-Madeleine
A la bienheureuse mémoire du fondateur et responsable du centre de pèlerinages le père Nicolas NIKICHINE, décédé le 18 avril 2021

Le samedi, 31 juillet 2021 le centre de pèlerinages PALOMNIK du diocèse de Chersonèse organise un pèlerinage pour adorer la vénérable tête de Sainte Marie-Madeleine, Apôtre des Apôtres, dans la ville de Saint Maximin

Pèlerinage conduit par :l’Archiprêtre André ELYSEEV de la Cathédrale Saint-Nicolas à Nice



Programme :
07:00 Départ en bus depuis la cathédrale Saint-Nicolas à Nice (ceux qui le souhaitent pourront se confesser dans le bus)
09:00 Divine Liturgie à la basiliqueSainte Маrie-Madeleine
11:00 Prières dans la crypte et adoration de la Tête de Sainte Marie-Madeleine
12:30 Repas fraternel (agapes) chez un vigneron (apportez un pique-nique, possibilité d'acheter du vin et du jus de raisin chez un producteur)
17:00 Retour à la cathédrale Saint-Nicolas à Nice
Participation aux frais : 50 euros. Pour les 12 à 18 ans : -50%

Inscription et paiement – au comptoir des cierges de la cathédrale ou par téléphones ci-dessous.
Vous pouvez donner vos diptyques pour la Liturgie (ainsi que vos dons).

Renseignements : Tatiana Serioguine – 06 40 11 14 41 WhatsApp, Viber
Directrice adjointe : Inna Bocharova – 06 50 64 01 26 WhatsApp
Centre de pèlerinages : 5 rue Pétel, 75015 Paris
Adresse : Basilique Sainte-Marie-Madeleine, 10 Place de l’Hôtel de ville, 83470 Saint-Maximin-la-Sainte-Baume
Pèlerinage pour adorer la  tête de Sainte Marie-Madeleine


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Juillet 2021 à 10:35 | 1 commentaire | Permalien

Le clergé de l'Église orthodoxe russe a mis en garde contre les "erreurs anti-scientifiques" dans les sermons
Pendant le sermon, les prêtres ne peuvent pas parler publiquement de domaines scientifiques complexes sans avoir une formation appropriée, a déclaré l’administrateur du Patriarcat de Moscou, l’évêque de Zelenograd Savva Toutounov , commentant les propos du supérieur du monastère de Solovki sur les vaccinations contre le COVID-19.

Plus tôt, le supérieur du monastère de la Transfiguretion, dans les îles Solovki, l'évêque Porphyre (Schoutov) d'Ozersk, a déclaré dans un sermon que les composants du vaccin contre le coronavirus "sont intégrés dans le génome humain, le changent, le modifient", et doutait également que "L'image de Dieu restera intacte. " Il a suggéré qu'après la vaccination, une personne cesse d'être une "personne autonome et souveraine".

« Il peut y avoir, et il y a encore, des avis différents sur la vaccination : elle est obligatoire, volontaire, en aucun cas. La plupart d'entre nous peuvent fonder ces opinions sur des arguments sociaux, sociopolitiques et éthiques. De plus, cela ne peut pas être fait depuis la chaire, donnant une autorité sacrée aux erreurs antiscientifiques », a écrit l'évêque Savva cité par RIA Novosti .

Le responsable du Département synodal des relations avec l'Église et les médias du Patriarcat de Moscou, Vladimir Legoyda, a déclaré que Mgr Porphyre ( Schoutov) avait déjà admis qu'il diffusait des informations non professionnelles et controversées.
Le clergé de l'Église orthodoxe russe a mis en garde contre les "erreurs anti-scientifiques" dans les sermons

P.S. L'évêque Porphyre (Schoutov) d'Ozersk a donné sa bénédiction pour supprimer la vidéo, où il parle de la vaccination contre le coronavirus, car dans ses propos il s'est tourné vers des arguments "au-delà de sa connaissance" et a donné lieu à des jugements erronés

Наместник Соловецкого монастыря епископ Озерский Порфирий (Шутов) благословил удалить видеозапись, где он рассуждает о вакцинации от коронавируса, поскольку в своих словах обратился к аргументам, "выходящим за рамки его знаний" и породил ошибочные суждения, говорится на официальной странице Спасо-Преображенского Соловецкого ставропигиального мужского монастыря в соцсети "ВКонтакте".

Духовенство РПЦ предостерегли от «антинаучных ошибок» в проповедях



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2021 à 13:35 | 6 commentaires | Permalien

Le président du DREE est intervenu à Washington au Sommet international sur la liberté religieuse
Le 14 juillet 2021, avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toutes les Russies, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a présenté une communication devant les participants au Sommet international sur la liberté religieuse, à Washington (États-Unis).

Des personnalités politiques, publiques et religieuses du monde entier, notamment des représentants des Églises orthodoxes locales, de l’Église catholique romaine, des Églises orientales préchalcédoniennes et de différentes dénominations protestantes participaient à cette rencontre.

Le président de l’organisation chrétienne de défense des droits de l’homme « The Open Doors USA », David Curry, a présenté le métropolite Hilarion, soulignant les nombreux efforts du président du DREE pour la défense des chrétiens.

Exprimant sa gratitude aux organisateurs du sommet et aux dirigeants de l’organisation « Open Doors » de leur invitation, le métropolite Hilarion a constaté : « Dans de nombreux pays, aujourd’hui, la liberté de confession religieuse est bafouée sous différentes formes. Dans certaines régions du monde, les chrétiens sont tués, chassés de leurs maisons ; leurs églises et leurs objets sacrés sont profanés. Cette situation nous inquiète profondément. »

Dans son allocution, le président du DREE a abordé, notamment, la situation au Proche-Orient. « La diminuation rapide de la population chrétienne est visible même dans les pays du Proche-Orient où les chrétiens et les musulmans ont vécu ensemble pendant des siècles, comme au Liban, par exemple. En Syrie et dans les régions dont se sont emparées les extrémistes, les chrétiens ont été victimes de violentes persécutions. Des processus identiques se poursuivent en Irak où, pendant les 18 dernières années, le nombre de chrétiens est passé d’un million et demi à moins de cent cinquante mille. La population chrétienne a pratiquement disparu de Lybie » a remarqué l’archipasteur. SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Juillet 2021 à 14:27 | Permalien

Mgr Hilarion de Volokolamsk a visité à Washington la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l’Église russe hors-frontières
Le 14 juillet 2021, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a visité à Washington la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l’Église russe hors-frontières. Cette paroisse fut fondée en septembre 1949 par saint Jean de Shanghaï.

L’archiprêtre Victor Potapov, recteur de la cathédrale depuis quatre décennies, a accueilli Mgr Hilarion à l’entrée de l’église. L’archipasteur s’est dit heureux de revenir à l’église Saint-Jean-Baptiste, où il avait célébré un service divin en 2017.

Pendant leur échange, le recteur a parlé au président du DREE du travail de la paroisse avec la jeunesse, de ses efforts d’évangélisation et de sa pastorale.

Le métropolite Hilarion a évoqué la participation du père Victor à la préparation et à la restauration de l’unité canonique du Patriarcat de Moscou avec l’Église russe hors-frontières, en 2007. Il a rappelé l’importance de son travail missionnaire, dans les années 1970, époque à laquelle ce prêtre animait une émission de radio religieuse à l’antenne de « Radio America ».

En souvenir de cette rencontre, le métropolite Hilarion a offert au père Victor ses ouvrages « La liturgie » et « L’Évangile de Dostoïevski ».

Lien
Mgr Hilarion de Volokolamsk a visité à Washington la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de l’Église russe hors-frontières

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Juillet 2021 à 14:13 | Permalien

Traduction Elena Tastevin

Le numéro 82 de « Pravda », journal moscovite du parti communiste russe, en date du 16 avril 1919 a publié le procès-verbal de l’exhumation des reliques de Saint Serge de Radonège. Ce sacrilège a eu lieu le 11 avril 1919. L’article était intitulé « Saints miracles ».

Le procès-verbal de l’exhumation était un document officiel. Il commence par la liste des personnes présentes. Elles sont toutes des bolcheviks, des membres de la « commission technique chargée de l’autopsie », et des médecins (Y.Gvozdikova et I.Popova, docteurs ès sciences médicales) ainsi que des prêtres.

A 20h50 précises, sur l’ordre du finnois Vankhanen, président du comité exécutif de Serguiev Possad, l’hiéromoine Jean et l’higoumène de la Laure furent obligés, le revolver sur la nuque, de desceller la tombe de l’un des saints les plus vénérés de l’Eglise. Pendant deux heures ils démêlaient les linceuls des reliques de Saint Serge qui 500 ans auparavant avait béni le peuple russe pour le combat avec le joug tatar au nom du salut et de l’union de la Russie.orthodoxe.


Une grande foule s’était réunie sous les murs du monastère. Les fidèles se dépêchaient de vénérer les saintes reliques pour la dernière fois. On entendait des exclamations : « On croyait et on croira ! ».

Pendant ce temps-là des caméras avaient été installées dans l’entrée de la cathédrale, le cliquetis des appareils de photo a retenti et malgré la bruyante indignation des fidèles l’acte blasphématoire d’autopsie s’est produit.

Cette cérémonie blasphématoire s’est terminée à 22h30 et le procès-verbal a été signé par 50 personnes. L’autopsie a été filmée.

Ce n’est qu’un exemple du vandalisme et de la profanation des reliques mais de pareils cas sont nombreux. Les reliques des vénérables Tikhon de Zadonsk à Yelets et Mitrophane de Voronej ont été profanées à la même époque en présence de foules nombreuses. Les soldats de l’Armée rouge ont accroché les reliques à leurs baïonnettes et les tournaient en dérision. Les reliques des princes Basile et Constantin ont été exhumées à Yaroslavl ainsi que celles du prince Théodore et de ses enfant David et Constantin au monastère du Sauveur. Ces actes étaient dirigés par des commissaires locaux. Les « Izvestia » ont relaté l’autopsie des reliques dans la cathédrale Saint Sophie de Novgorod. Les prêtres qui ont refusé de signer les déclarations selon lesquelles « les ossements se seraient putréfiés », ont été fusillés sur place.

Une apparition miraculeuse de saint Serge s’est produite à l’époque. Il s’est révélé au starets Alexis Zossima ( Fedor Alexeïvitch Soloviev, 1846 – 1928). Le starets passait de longues journées à jeûner et à prier. Un jour le vénérable Serge s’est révélé à lui pour dire « je veux souffrir avec mon peuple…je me suis laissé profaner pour que ma ville survive à jamais ».

* * *
En 1919 un réfugié de Kiev à Ekaterinodar a raconté que les bolcheviks avaient volé des reliques et ensuite fait des prêtres ouvrir les tombes vides en public pour accuser le clergé de la charlatanerie. La cérémonie blasphématoire avait été filmée. Elle a été ensuite montrée à un public amené de force.

Lire aussi Boris ZAÏTSEV : Saint Serge de Radonège

Parmi les livres qui donnent un aperçu de la spiritualité orthodoxe, le Roseau d’Or a choisi pour ses lecteurs l’ouvrage de M. Boris Zaïtzeff (1881-1971), qui présente une des figures les plus populaires de la piété russe. Il importe en effet que le public occidental soit informé sur ces questions par des documents authentiques, lui procurant une connaissance directe. (N. D. E. 1927)

La profanation des reliques de Saint Serge de Radonège  le 11 avril 1919

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 18 Juillet 2021 à 14:05 | -3 commentaire | Permalien

Père Nikolaï Tikhonchuk: Homélie "Notre prière pour les autres..."
Quatrième dimanche après la Pentecôte

Chers frères et sœurs !

Tout à l’heure nous avons entendu l’Evangile selon saint Matthieu où un officier romain est venu pour demander à Jésus de guérir son serviteur malade. Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir », mais l’officier lui répond que Jésus n’a pas à venir chez lui, qu’il n’est pas digne de l’accueillir dans sa maison, mais que Jésus a le pouvoir d’ordonner la guérison du serviteur, tout comme lui-même, le centurion, donne des ordres à ses serviteurs, ses subordonnés : « Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri », - dit-il. Jésus est très étonné de la foi de cet homme et, s’adressant à ses disciples et aux gens autour de Lui, Il dit : « En vérité, je vous le déclare, chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi ». Puis Il s’adresse au Centurion : « Rentre chez toi ! Qu’il te soit fait comme tu as cru. » Et sur le chemin le serviteur fut guéri.

Qu’y a-t-il de si étonnant dans les paroles du Centurion que Jésus le félicite pour sa foi en montrant son acte de foi au-delà de tout Israël ?

Le sujet de la guérison du serviteur du centurion est décrit également dans deux autres évangiles, chez saint Luc et chez saint Jean, ce qui nous donne d’autres détails intéressants sur ce miracle. Chez l’évangéliste Luc ce n’est pas le Centurion qui vient chez Jésus mais d’abords les Juifs, parce que cet homme avait construit une synagogue pour une communauté de Capharnaüm, et ensuite l’officier a envoyé ses serviteurs pour ne pas déranger davantage Jésus pour Son déplacement. Cette remarque du récit souligne l’humilité de cet homme : « Seigneur, ne te donne pas cette peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit », - dit-il. (Lc. 7,6) D’ailleurs, l’humilité de cet homme qui est décrite chez les trois évangélistes est fascinante : d’un côté, il s’adresse au Christ avec une audace et une insistance remarquables, mais de l’autre côté, il ne se met pas en avant comme quelqu’un d’important.

En effet ici nous voyons les paroles du Christ qui sont mises en pratique : « pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite ». (Mt. 6,3) Parce que dans cette démarche cet homme s’efface en quelque sorte. En outre, il peur que son indignité puisse être un obstacle ou un empêchement pour que la miséricorde divine intervienne.

Je pense que ce Centurion nous donne un exemple pour comprendre quelle doit être la nature de notre prière pour les autres.

Premièrement, il faut souligner que cette prière pour les autres, nos proches, nos amis est très importante. Pourquoi ? Souvent les gens nous demandent de prier pour eux, surtout nous, les prêtres, et cette question à nous tous parait évidente. Mais parfois il faut mettre en question nos habitudes et nos pratiques spirituelles. Alors, pourquoi prier pour les autres est-il important ?

Peut-être que je ne peux pas vous donner une réponse complète à cette question. Je pense que dans la prière pour les autres nous ne sommes pas dans une posture indifférente. Si nous prions pour quelqu’un cela veut dire que cette personne est proche et précieuse pour nous. C’est quelqu’un que nous aimons. Et c’est facile de prier pour ceux qui nous aimons et pour ceux qui nous aiment, n’est-ce pas !

Mais combien de fois les gens m’ont demandé de prier pour eux ou pour leurs proches défunts ou vivants (parfois pour des personnes que je ne connais pas) Et parfois en regardant au fond de moi, je ne voyais aucun lien avec ces personnes là pour qui on m’avait demandé de prier. Que faire dans ce cas ? Il me semble qu’à ce moment il nous faut nous souvenir de cet officier romain.

Le centurion était un officier, qui savait parfaitement quel était le rôle de la hiérarchie. D’ailleurs, il le rappelle lui-même : je dis à mes subordonnés « fais ceci », et ils le font. Et pourtant, l’évangéliste Jean nous donne une précision étonnante : le centurion appelle son serviteur malade son fils. Pourtant, comme on le voit grâce aux témoignages de saint Matthieu et de saint Luc, il s’agissait bien seulement d’un serviteur, et non de son fils. Ainsi, le Centurion appelle son esclave comme son propre fils ! Ainsi il se montre un vrai disciple du Christ car, selon les paroles de l’apôtre Paul, il devient un véritable imitateur du Christ dans Son amour désintéressé envers son prochain. Cet amour pour son serviteur est au-delà d’une simple affection spontanée : il révèle un cheminement profond dans la prière, pour être capable de reconnaître son prochain comme un membre d’une même famille, unie. Quand Jésus nous apprend à prier, il nous demande de dire « Notre père » : on ne se sauve pas tout seul.

Chers frères et sœurs, apprenons à prier pour les autres, apprenons à voir les gens autour de nous comme nos frères et nos sœurs, comme nos propres enfants dans le Christ Jésus.
Amen.

Père Nikolaï Tikhonchuk
Père Nikolaï Tikhonchuk: Homélie "Notre prière pour les autres..."

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juillet 2021 à 09:14 | 0 commentaire | Permalien

Le 17 juillet 1918, le Tsar Nicolas II et tous les membres de sa famille, retenus prisonniers par les bolcheviks, sont assassinés sans jugement à Ekaterineburg, à l’est de l’Oural.

Testament du tsar Nicolas II.
Ecrit de la main de la Grande-Duchesse Olga Nikolaïevna en 1918 : « Le Père demande de transmettre à tous ceux qui lui sont restés dévoués, et à ceux sur lesquels ils peuvent avoir une influence qu'ils ne le vengent pas, puisqu'il a pardonné à tout le monde et prie pour tout le monde, pour qu'ils ne se vengent pas eux-mêmes et qu'ils se souviennent que le mal qui est maintenant dans le monde sera encore plus fort mais que le bien triomphera du mal, ainsi que l'amour ... "

Le Tsar aura régné sur la Russie de 1894 à 1917. Après avoir abdiqué en mars 1917, il s’était vu refuser le droit d’asile par les Britanniques. Relégué en Sibérie, il sera fait prisonnier par les bolcheviks. Il fut d’abord détenu au palais Tsarkoïe Selo, puis près de Tobolsk. La progression, en juillet 1918, des forces contre-révolutionnaires fit craindre aux Soviets que Nicolas ne soit libéré ; lors d’une réunion secrète, une sentence de mort fut prononcée pour le tsar et sa famille. Ils furent tués avec leurs serviteurs dans une cellule à Ekaterinbourg, dans la nuit du 16 juillet.

Pierre Gilliard, né en 1879 et mort le 30 mai 1962 à Lausanne était le précepteur des enfants du Tsar Nicolas II : les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexei. Gilliard raconte dans son livre : "Le 4 juillet 1918, le commissaire Yakov Yourovski prit le commandement de la villa Ipatiev. Il emmena avec lui dix hommes, qui seront chargés de l’exécution. Pendant quelques jours, il parcouru la région à cheval pour repérer un endroit sûr où faire disparaître les corps. Le 16 juillet au soir, Yourovski procura des pistolets à ses hommes. Après minuit, il demanda aux Romanov et à leurs suivants: Evgueni Botkine, la femme de chambre Anna Demidova, Ivan Kharitonov et Aloïs Troupp - de se préparer à être transférés dans un lieu plus sûr.

Aujourd'hui  l'Eglise célèbre la mémoire de l'Empereur Nicolas II et de  la famille impériale
Tout le monde descendit par les escaliers intérieurs jusqu’au sous-sol. L’ex-tsar portait son fils dans ses bras. Il y avait deux chaises, où s’assirent l’empereur et l’impératrice, Alexei se trouvait sur les genoux de son père, les grandes-duchesses et leurs suivants se trouvaient debout à côtés du couple impériale. Yourovski, prétextant qu’il allait chercher un appareil photographique pour prouver de leur bonne santé auprès de Moscou, alla régler les derniers détails du massacre avec ses hommes de mains. Puis il ouvrit la double porte où se trouvaient les prisonniers. Sur le seuil, les douze hommes s’alignèrent sur trois rangs. Dehors, le chauffeur du camion mit le moteur en marche pour couvrir le bruit des détonations. Au premier rang des tueurs, Yourovski sortit un papier et se mit à le lire rapidement : "-Du fait que vos parents continuent leur offensive contre la Russie soviétique, le comité exécutif de l’Oural a pris le décret de vous fusiller."

LIRE:
Nicolas Ross : “Ils ont tué le tsar… Les bourreaux racontent”

La fusillade se déchaîna aussitôt, dans le désordre le plus absolu.
Il n’était plus question de préséance révolutionnaire : la plupart des exécuteurs visèrent le tsar. Le choc des multiples impacts le projeta en arrière et il s’effondra, mort sur le coup. Alexandra et la grande-duchesse Olga eurent à peine le temps d’esquisser un signe de croix avant de tomber à leur tour, ainsi que Troupp et Kharitonov. Le massacre prit rapidement un tour dantesque. Dans la fumée de la poudre qui emplissait la pièce, le tsarévitch effondré par terre, faisait preuve, selon Yourovski, d’une "étrange vitalité" : il rampait sur le sol en se protégeant la tête de la main. Nikouline, maladroit ou trop énervé, vida sur lui un chargeur sans réussir à le tuer. Yourovski dut l’achever de deux balles dans la tête. Le sort des grandes-duchesses fut encore plus horrible : les projectiles ricochaient sur leurs corsets où elles avaient cousu des bijoux et des pierres précieuses pour les dissimuler aux gardiens. Yourovski dira, plus tard, qu’elles étaient "blindées". (Ce détail, une fois connu, a alimenté les rumeurs des survivants car les bijoux avaient servi de gilets pare-balles, et également celle d’un fabuleux trésor.) Anna Demidova fut aussi très longue à mourir.

Les tueurs ont vidés leurs armes mais cela ne suffi sa pas, trois des grandes-duchesses étaient encore en vie. Selon son témoignage, Kabanov alla chercher une baïonnette en forme de couteau d’une Winchester pour les achever. D’autres l’imitèrent. Les corps ensanglantés furent emmenés en camion dans une clairière, près du village de Koptiaki. Ils furent arrosés d’acide sulfurique, brûlés et démembrés avant d’être ensevelis sous un chemin forestier".

En 1990, les corps du Tsar, de l’impératrice et de trois de leurs filles (Olga, Tatiana et Anastasia) furent retrouvés. Manquaient les corps de la grande-duchesse Maria et du tsarévitch Alexei (ceux-ci ont été probablement retrouvés en juillet 2007).


Aujourd'hui  l'Eglise célèbre la mémoire de l'Empereur Nicolas II et de  la famille impériale
MOSCOU: "Une enquête qui dure un siècle"... sur le massacre de la famille impériale

La Canonisation du Tsar russe Nicolas II

Quatre-vingts ans plus tard, jour pour jour, les restes des Romanov ont été ensevelis dans la nécropole impériale de la cathédrale Pierre et Paul, à Saint-Pétersbourg. Le souverain, son épouse Alexandra, leurs filles Tatiana, Olga, Maria, Anastasia et le tsarévitch Alexeï, ont rejoint au panthéon des saints du calendrier orthodoxe les trois autres dirigeants de l’État russe à y figurer : Vladimir le Grand, qui a christianisé la Russie (988), Daniil, chef de la principauté de Moscou et Dimitry Donskoï, qui vaincu les Tatars.

Nicolas II et la famille impériale font partie des centaines de ’martyrs du communisme’ que le patriarche de Moscou, Alexis II, a décidé de canoniser en 2000. Avec le soutien de l’Etat, l’Eglise orthodoxe, où nationalistes et conservateurs l’emportent sur les progressistes, retrouve toute sa place dans la société russe.

Ils étaient dans la légende, ils sont entré dans l’Histoire sainte. Le 19 août, en la fête de la Transfiguration, Nicolas II, dernier tsar de Russie, et la famille impériale assassinée à Ekaterinbourg (Oural) par les bolcheviks, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, ont été élevés sur les autels.

Le dernier des Romanov, sa femme Alexandra Fedorovna et leurs cinq enfants, Alexis, Olga, Tatiana, Maria et Anastasia, ont été canonisés. Leur nom est associé à celui des centaines de « martyrs » du communisme que l’Eglise orthodoxe de Russie.

Ce n’est pas sa conduite des affaires de l’Etat qui vaut à Nicolas II cette canonisation, mais sa mort. « Le dernier tsar a refusé l’exil. Il est resté jusqu’au bout fidèle à sa patrie. Sa correspondance prouve qu’il était prêt à mourir en chrétien », assure au monastère Saint-Daniel, siège du patriarcat russe, le Père Hilarion Alfeyev.

Le patriarche Alexis II, qui avait contesté l’authenticité de la dépouille des Romanov inhumée en 1998 à Saint-Pétersbourg et repoussé les rumeurs de canonisation, a cédé aux pressions populaires et nationalistes.

S’il fallait un signe de la fierté retrouvée de l’Eglise russe, il est là. L’enthousiasme religieux qui a suivi la chute de l’Union soviétique est retombé, mais 80 % des Russes se définissent comme orthodoxes : dix mille paroisses ont été rouvertes, des églises, des monastères par centaines reconstruits, ses deux académies de formation du haut clergé (à Sergueï Possad, ex-Zagorsk, et Saint-Pétersbourg)restaurés.

Livre ’Les derniers jours des Romanov’

Paru le : le 11 juin 2008

Mais, le 22 janvier 2008, l’ADN a parlé. La sinistre forêt de Koptiaki vient de livrer son dernier mystère... C’est le récit de cette enquête scientifique et historique que livre Luc Mary... Juin 1918.

" L’ange approche ", écrit dans son journal intime Alexandra, dernière impératrice de Russie, après quinze mois de captivité. Cet ange, un envoyé de Lénine, est un exterminateur dont l’épée s’abat un mois plus tard sur la tsarine, son époux Nicolas II, leurs quatre filles et l’unique héritier du trône, le tsarévitch Alexis, un adolescent de treize ans. La révolution bolchevique vient de tomber le masque. Y a-t-il des survivants ? Une semaine seulement après la mise à mort du 17 juillet 1918, les armées blanches ne trouvent à Ekaterinbourg que cendre et destruction. Quant au lieu présumé de l’inhumation, une mine en forêt, on n’y découvre aucun corps. Démembrés, dispersés, brûlés et enterrés, les restes des derniers Romanov demeureront introuvables jusqu’à la chute de l’URSS, donnant cours aux plus folles rumeurs. Il y aura presque autant de grandes-duchesses qu’il y eut de Louis XVII... Mais, le 22 janvier 2008, l’ADN a parlé. La sinistre forêt de Koptiaki vient de livrer son dernier mystère... C’est le récit de cette enquête scientifique et historique que livre Luc Mary, mais aussi la chronique d’un régicide annoncé : celui d’un tsar faible et influençable, promis à la chute dès le sacre, et dont la Révolution aura fait un martyr, puis un saint dont nul n’imaginait que les reliques seraient un jour vénérées sous les fenêtres de son ancien palais...

BIOGRAPHIE de Luc Mary :

Né en 1959, Luc Mary, écrivain et historien, collabore au mensuel L’Actualité de l’histoire. Il est l’auteur des Maîtres du Kremlin (avec Philippe Valode, L’Archipel, 2004) et de Vauban, le maître des forteresses (L’Archipel, 2007).

Завещание Николая Второго. Записано рукой Великой Княжны Ольги Николаевны в 1918 году:"Отец просит передать всем тем, кто ему остался предан, и тем, на кого они могут иметь влияние, чтобы они не мстили за него, так как он всех простил и за всех молится, и чтобы не мстили за себя, и чтобы помнили, что то зло, которое сейчас в мире, будет ещё сильней, но что не зло победит зло, а только любовь..." Известно переписанное Ольгой в заточении стихотворение поэта Сергея Бехтеева "Молитва":

Пошли нам, Господи, терпенье
В годину буйных, мрачных дней
Сносить народное гоненье
И пытки наших палачей.

Дай крепость нам, о Боже правый,
Злодейства ближнего прощать,
И крест тяжёлый и кровавый
С твоею кротостью встречать.

И в дни мятежного волненья,
Когда ограбят нас враги,
Терпеть позор и униженья,
Христос, Спаситель, помоги.

Владыка мира, Бог вселенной!
Благослови молитвой нас:
И дай покой душе смиренной
В невыносимый смертный час.

И у преддверия могилы
Вдохни в уста твоих рабов
Нечеловеческие силы
Молиться кротко за врагов.

Illustration: Représentation de la famille Impériale par Xenia Krivochéine
Ксения Кривошеина: Семья царственных страстотерпцев (изображение, дерево, темпера), Париж. На картине вставки стихотворения поэта Сергея Бехтеева "Молитва":


Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Juillet 2021 à 12:00 | 30 commentaires | Permalien

Un prêtre avec ses paroissiens font un pèlerinage dans un ancien temple britannique
Le 10 juillet, un groupe de pèlerins du diocèse de Souroje, conduit par l'archiprêtre Joseph Skinner, a effectué un pèlerinage à l'église Saint-Pierre du VIIe siècle à Bradwell-on-Sea.
L'église a conservé son aspect d'origine à ce jour.

Dans l'ancien temple, la Divine Liturgie a été célébrée, des pèlerins venus de Londres, Bristol, Romford et diverses paroisses du comté de Kent ont prié et communié. Après le repas, les pèlerins ont lu un acathiste consacré à Saint Cedde , l'apôtre d'Essex.

L'église Saint-Pierre de Bradwell-on-Sea dans l'Essex est la plus ancienne église en activité en Angleterre. Elle a été construite en 654 sur les fondations d'un fort romain par l'un des cathéchiseurs des îles britanniques, Saint Cedde

Un prêtre avec ses paroissiens font un pèlerinage dans un ancien temple britannique
Saint Cedde (ou Cedd) est un moine et évêque anglais de la première moitié du VIIe siècle, qui évangélisa les saxons de l'est de l'Angleterre. il est élevé à l'abbaye de Lindisfarne (Northumbrie), foyer de moines et de missionnaires, par saint Aidan. Moine évangélisateur, il est sacré évêque des Saxons de l'Est, avec son siège à Londres. Il fonde l'abbaye de Lestingay — aujourd'hui Lastingham dans le Yorkshire du Nord — où il meurt de la peste, le 26 octobre 664.

Lien Prihod

Церковь святого апостола Петра в Бредвелл-он-Си в графстве Эссекс — самая старая действующая и никогда не перестраивавшаяся церковь в Англии. Ее в 654 году построил на фундаменте римского форта один из крестителей Британских островов — святитель Кедд.

Lire aussi Un hiérarque de l’Église roumaine a célébré la liturgie à l’église russe Saint-Olaf de Stiklestad

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Juillet 2021 à 16:11 | 0 commentaire | Permalien

Le Starets Serge « Vivre au jour le jour »
Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge"

« Le détachement doit s’exercer vis-à-vis du présent, mais aussi de l’avenir et du passé. De là le conseil fréquemment donné par le Starets, de « vivre au jour le jour ».

Pour établir et entretenir cet état d’esprit, il recommande de prendre l’habitude de commencer chaque journée sans regarder en arrière et sans penser au lendemain, comme si elle était entièrement nouvelle et comme si c’était la seule que l’on eût devant soi.

D’une part, il ne faut pas s’inquiéter pour l’avenir : d’abord par ces craintes, on ne peut rien changer (l’enseignement du starets est ici axé sur l’enseignement du Christ dans l’Evangile, Lc, 22-31)

Ensuite, en se projetant dans l’avenir, on s’éloigne du présent et on risque de passer toute son existence à le négliger. Le Starets ne pousse pas pour autant à l’imprévision. Il affirme en même temps qu’ « il faut préparer l’avenir ».

Mais il est convaincu que c’est en vivant mieux le présent qu’on prépare le mieux l’avenir. En effet, c’est ce que nous vivons aujourd’hui qui définit et prépare ce que nous vivrons demain. Il est cependant inutile de faire des projets d’avenir car rien ne se passe jamais comme on l’avait prévu : des évènements inattendus surviennent toujours qui viennent bouleverser tous nos projets.

La sagesse consiste donc à vivre au présent et à s’en remettre à Dieu pour ce qui concerne l’avenir.
D’autre part il ne faut pas rester attaché au passé et même ne pas regarder en arrière, oublier ce qui s’est passé la veille ou le jour précédent. Le souci du Starets est ici, nous l’avons déjà vu, que l’on ne se décourage pas à cause fautes que l’on a commises auparavant, que l’on se soit pas écrasé par le poids du passé et que l’on ne reste pas prisonnier, mais que l’on puisse à chaque moment repartir de zéro et mener en Christ la vie nouvelle à laquelle nous appelle l’Evangile ce qui du reste, nous l’avons vu, n’exclut pas la pénitence.

Il faut donc, recommande le Starets, « vivre dans le présent », car c’est le seule temps qui soit vraiment réel, le seul tempes qui compte vraiment pour nous ». Ce qui doit nous préoccuper, c’est comment nous sommes dans le présent, c’est l’état dans lequel nous sommes susceptibles, actuellement, de comparaître devant le Christ.

La mémoire de la mort apparaît comme l’un des moyens privilégiés de mettre ces conseils en application, de parvenir au détachement et de vivre en se tenant au moment présent ».
Le Starets Serge « Vivre au jour le jour »


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Juillet 2021 à 04:12 | 0 commentaire | Permalien

La rencontre du pape François avec une délégation du Patriarcat de Constantinople, conduite par le métropolite Emmanuel de Chalcédoine, fin juin, a provoqué une nouvelle vague de discussions sur la possibilité d’un accord entre le Phanar et le Vatican vers une « réunion » des catholiques et des orthodoxes.

Commentant ce sujet à la demande de la présentatrice de l'émission « L’Église et le monde », E. Gratcheva, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a précisé qu’il s'agissait d’une rencontre annuelle : pour la fête des saints Pierre et Paul suivant la calendrier grégorien, une délégation du Patriarcat de Constantinople se rend à Rome et rencontre le pape.

Revenant sur les déclarations de plus en plus fréquentes du Phanar sur une réunification prochaine avec les catholiques, Mgr Hilarion a rappelé que le Patriarcat de Constantinople avait déjà signé plusieurs actes d’union avec l’Église romaine au cours de l’histoire. « Au concile de Ferrare-Florence, au milieu du XVe siècle. Cette union a été rejetée des Églises orthodoxes locales et, plus tard, par Constantinople. C’est pourquoi il n’est pas exclu que Constantinople conclut un accord unilatéral quelconque avec l’Église catholique, ou avec une autre Église. D’autant plus que le patriarche de Constantinople déclare régulièrement ces derniers temps qu’il possède certaines prérogatives, dont nous se savions rien, prérogatives qu’il aurait reçues des apôtres et sur lesquelles il n’est pas prêt à dialoguer. »

Le métropolite Hilarion a constaté que cette vision des choses a déjà mené à de tristes évènements en Ukraine, quand, unilatéralement, contre la volonté des Églises locales qu’il n’avait pas consultées, le patriarche Bartholomée a commis un acte anticanonique qui a provoqué un schisme dans le monde orthodoxe.

« On peut supposer que le schisme dans le monde orthodoxe ne fera que s’aggraver, à mesure que le patriarche de Constantinople se sentira plus isolé et plus important depuis la hauteur des droits et des privilèges qu’il s’est attribués » a déclaré le président du DREE.

Mgr Hilarion a qualifié de grand problème pour le dialogue orthodoxe-catholique le fait que le patriarche de Constantinople se positionne comme chef de toute l’Église orthodoxe dans le dialogue avec l’Église catholique romaine.

D’autant plus maintenant : les mesures anticanoniques prises par le patriarche Bartholomée ont provoqué une rupture de la communion eucharistique, et il ne peut représenter ni l’Église orthodoxe russe, qui ne le commémore même plus dans ses diptyques, ni les autres Églises orthodoxes qui n'en sont pas d’accord avec sa politique, a remarqué le métropolite Hilarion de Volokolamsk, qui souligne : « Il ne peut représenter que l’Église de Constantinople. Il peut aussi, probablement, représenter les Églises qui lui en donnent les pleins-pouvoirs. Non seulement ce n’est pas la majorité des orthodoxes, mais ce n’en est qu’une petite partie. » SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Juillet 2021 à 12:54 | -2 commentaire | Permalien

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Néomartyr Saint Alexandre /Schmorell/ (16 sept. 1917 - 13 juil. 1943) canonisé à Munich (4-5/02/2012) par l'Église russe en tant que Saint local

Новомученик Александр ШМОРЕЛЬ моли Бога о нас (16 сен.1917-13 июля 1943) канонизирован РПЦЗ 4-5 февраля 2012г.

Alexandre Schmorell a été décapité à Munich le 13 juillet 1943 par les nazis pour son activité au sein de le "Rose Blanche" — petit groupe chrétien opposé au régime hitlérien.

Il repose au cimetière Am Perlacher Forst où se trouve également la tombe de ses amis assassinés par les nazis, situé — providentiellement — en face de la cathédrale orthodoxe russe actuelle de Munich

Cette exposition a été organisée pour commémorer le centenaire de la naissance d’Alexandre Schmorell, l’un des deux organisateurs du groupe antinazi « La Rose Blanche». Alexandre a été canonisé en 2007 par l’EORHF, aussi une importante délégation du diocèse de Munich avec à sa tête Monseigneur Marc (Arndt) assistait à la cérémonie ainsi que Madame Nora Teich, consul général de la RFA à Ekaterinbourg et des membres de la famille Schmorell.

Les parents d'Alexandre étaient tous deux originaires d'Orenbourg.

Des photos de famille et des documents concernant l’action clandestine de la « Rose Blanche », entre autre procès-verbaux des interrogatoires de Schmorell par la Gestapo ainsi que le refus opposé par SS Heinrich Himmler à la demande en grâce présentée par des membres de la famille Schmorell.

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Alexandre Schmorell, orthodoxe, de parents russes émigrés. Avant son exécution Alexandre s’est confessé auprès d’un prêtre auquel il a remis une lettre adressée à son amie Nellie de la ville de Gjatsk. Le prêtre a conservé ce petit mot et l’a remis aux parents d’Alexandre.

On voit dans les salles de l’exposition des tracts de l’organisation clandestine comme flotter sous le plafond. Cinq jeunes chrétiens allemands appartenaient à ce groupe. Le groupe comprenait des jeunes catholiques et des protestants. Plusieurs livres ont été publiés sur "La Rose blanche". Cinq membres de la « Rose Blanche » furent arrêtés par la Gestapo en 1942 et exécutés en 1943.

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Christoph Probst (24 ans, lors de son exécution), Hans Scholl, 25 ans et Sophie Scholl, 22 ans, ont été pris dans un engrenage infernal. On les avait condamnés à mort pour donner un exemple à tous les défaitistes.

Hans Scholl – en quelque sorte, le chef de la bande – avait commencé dans la Jeunesse hitlérienne. Vite lassé par les abus évidents de ses idoles politiques et par l’ “idéal” véhiculé dans ces milieux-là, il rentre dans une des “Jugendschaft” - groupe de jeunes cultivés, et survivance en temps de dictature de la “Jeunesse Confédérée” allemande, interdite par la Gestapo.

Ces groupes, assez communs pour l’Europe du nord et qui ont prit leur essor à l’époque romantique, étaient de sociétés estudiantines qui apprenaient surtout la liberté intérieure. SUITE

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
L’une des places de Munich a été nommée en l’honneur de Schmorell.

Monseigneur Benjamin, métropolite d’Orenbourg et Monseigneur Marc, évêque de Berlin, ont concélébré le 29 avril 2017 les mâtines à la cathédrale Saint Nicolas. Le dimanche 30 avril ils ont concélébré la divine liturgie. Un concert organisé par les élèves du gymnase orthodoxe Saint Jean de Cronstadt a été donné dans la grande salle de la Philharmonie en l’honneur de l’évènement. PHOTOS Igor Khramov Traduction "PO"

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Lire aussi L'archimandrite Romain, chef de la Mission de l'ÉORHF en Terre Sainte : 70e anniversaire de l'exécution du martyr Alexandre Schmorell


В субботу, 29 апреля, в музее истории Оренбурга при большом стечении общественности была открыта выставка «Александр Шморель – немецкое Сопротивление с русской душой». Экспозиция посвящена 100-летию со дня рождения выходца из оренбургской купеческой семьи Шморель – одного из двух организаторов немецкой антифашистской группы «Белая роза»

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
Поскольку Александр был канонизирован Русской православной церковью в 2012 году, в церемонии открытия принимала участие делегация германской епархии РПЦЗ. В этой связи в Оренбург прибыла и атташе по культуре генерального консульства Германии в Екатеринбурге госпожа Нора Тех. Ее встреча с министром культуры и внешних связей Оренбургской области Евгенией Шевченко прошла в пушкинском зале музея.

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »
В субботу митрополит Оренбургский и Саракташский Вениамин и архиепископ Берлинский и Германский Марк совершили всенощное бдение в Никольском кафедральном Соборе. Утром воскресенья 30 апреля оба архипастыря будут служить там же божественную литургию,

Au Musée d’histoire d’Orenbourg une exposition « Alexandre Schmorell, résister dans le Reich avec une âme russe »

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Juillet 2021 à 06:40 | 15 commentaires | Permalien

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