Pour épargner aux poltrons des sueurs froides et permettre une discussion toujours plus libre, notre blog - fruit du travail commun de laïcs et de prêtres orthodoxes en France - déménage à une nouvelle adresse: Parlons d'Orthodoxie.

La présente page restera ouverte et ses archives toujours disponibles, mais nous vous invitons à commenter les publications sur la nouvelle plateforme.

Par ailleurs, toutes les publications du blog seront désormais reprises sur sa page Facebook où vous pouvez également prendre la parole.

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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Juillet 2022 à 11:52 | Permalien

OSCE demande à Russie ce cesser la destruction d'églises en Ukraine
La Russie doit mettre fin à l'agression et à la destruction des sites religieux et des lieux de culte - déclaration conjointe des représentants spéciaux du président en exercice de l'OSCE et du Conseil de l'Europe

Alors que l'attaque militaire russe contre l'Ukraine se poursuit, nous pleurons les victimes de la guerre et déplorons les millions de personnes contraintes de quitter leur foyer et leur pays, cherchant refuge et sécurité en Ukraine, en Europe et au-delà. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables. De nombreuses victimes de la guerre souffrent de profonds traumatismes psychologiques.

Nous sommes consternés par la destruction de sites religieux et de lieux de culte : églises, synagogues et mosquées. Ils sont vitaux pour les diverses communautés religieuses du pays, plus que jamais en temps de crise.

Le Conseil de l'Europe a été créé au lendemain de l'Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale et l'OSCE a été créée au plus fort de la guerre froide, avec la promesse de maintenir la paix et la sécurité sur le continent européen.

En tant que représentants des deux organisations engagées à promouvoir un dialogue pacifique, nous appelons la Russie à mettre fin à la destruction de sites religieux et de lieux de culte qui, associée au meurtre aveugle de dizaines de milliers de civils, constitue des crimes contre l'humanité.

Rabbi Andrew Baker, Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE pour la lutte contre l'antisémitisme

Ambassadeur Mehmet Paçacı, Représentant personnel du Président en exercice de l'OSCE pour la lutte contre l'intolérance et la discrimination à l'égard des musulmans

Professeur Regina Polak, Représentante personnelle du Président en exercice de l'OSCE pour la lutte contre le racisme, la xénophobie et la discrimination, se concentrant également sur l'intolérance et la discrimination à l'égard des chrétiens et des membres d'autres religions

Daniel Höltgen, Représentant spécial du Conseil de l'Europe sur l'intolérance religieuse antisémite, anti-musulmane et autres et les crimes de haine


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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Avril 2022 à 08:56 | Permalien

Le Chemin de Croix du Vendredi saint a Rome
La guerre en Ukraine

Le Saint-Siège a publié, ce 11 avril, les méditations pour le Chemin de Croix du Vendredi saint qui sera, comme le veut la tradition, organisé au Colisée. Quinze familles offrent leurs réflexions sur différentes souffrances endurées par les foyers à travers le monde, parmi lesquelles le fait d'être porteur de handicap, de vivre la migration ou encore la guerre actuelle en Ukraine.

Plaintes, incertitudes, besoins, blessures, mais également courage, pardon, prières et espoir. Ces thèmes, liés à la vie de chaque famille à travers le monde, constituent la base des méditations écrites pour le Chemin de Croix que le Pape François présidera le 15 avril, jour du Vendredi Saint, au Colisée à Rome au cours duquel deux familles, russe et ukrainienne, porteront ensemble le crucifix!

Les deux dernières stations du Chemin de Croix sont des récits sur la violence causée par la guerre et sur la migration forcée au sein des foyers de notre époque. Une famille ukrainienne et une famille russe décrivent tout ce que la guerre change.... Suite

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Avril 2022 à 10:35 | Permalien

Communiqué des Evêques Orthodoxes de France au sujet de la guerre en Ukraine
AEOF - Communiqué Réunion Périodique du 7 avril 2022, Paris

Les évêques orthodoxes de France rendent grâce au Seigneur qui leur a permis de se réunir une nouvelle fois et de prier ensemble, le jeudi 7 avril 2022, sous la présidence de Son Éminence le Métropolite DIMITRIOS, au siège de l’AEOF.

Les évêques orthodoxes de France ont pu ainsi échanger dans un esprit d’unité, sur différents sujets d’intérêt commun qui concernent l’expression et le vécu de l’Eglise Orthodoxe en France. Les décisions appropriées ont été prises sur les différents points
de l’ordre du jour. Elles feront l’objet d’une communication ultérieure en temps voulu.

Les évêques orthodoxes de France condamnent toutes les formes d’attaque et de dégradation à l’encontre des lieux de cultes orthodoxes en France car ils sont des lieux de paix et de prières pour tous. Ils s’en remettent à cet égard aux autorités publiques en France, qu’ils remercient pour leurs actions visant à prévenir ces méfaits et à poursuivre les coupables.

S’agissant de la situation en Ukraine qui nous concerne et nous affecte tous, les évêques orthodoxes de France ont adopté le communiqué ci-joint. Ils appellent les orthodoxes de France et leurs communautés, à accueillir à bras ouverts les réfugiés afin de les soutenir et soulager leur peine.

En raison de cette actualité troublante et déplorable, les évêques orthodoxes de France appellent les orthodoxes de notre pays à redoubler de prières pour tous, quels qu’ils soient, afin de recevoir la Paix qui vient d’En-Haut, tout en leur souhaitant une bonne continuation du Grand Carême pour aller à la rencontre du Christ Ressuscité.

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- CONTACT PRESSE AEOF ---
Carol Saba – Responsable de la Communication
Tel: + 33 (0) 6 20 18 46 77 - Courriel : contact@aeof.fr

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Avril 2022 à 09:52 | Permalien

Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
P.O. version française: Consécration de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris: séjour du patriarche Cyrille en France - VIDEO + PHOTOS /// Premiers offices de Noël à la cathédrale de la Sainte Trinité - Video

2022 Décès subit de Victor Loupan + LETTRE DE CONDOLEANCES DU PATRIARCHE CYRILLE SUITE AU DEPART DE VICTOR LOUPAN

2021 Rappel à Dieu du père Nicolas Nikichine ++ + Soirée commémorative du prêtre Nicolas Nikichine à Sarov

2020 Maria Alexandrovna Struve le 13 novembre 2020 a été rappelée à Dieu

2020 La nécropole de Sainte-Geneviève-des-Bois près de Paris sera restaurée

2020 Gérard Gorokhoff, spécialiste de l’histoire, collectionneur de militaria et auteur de plusieurs ouvrages et albums consacrés à l’histoire de Russie, s’est éteint

2020 LE PROTOPRESBYTRE BORIS BOBRINSKOY EST DÉCÉDÉ

ARCHIVES L'Orthodoxie, ici et maintenant

2020 L'ordination épiscopale de l’archimandrite Syméon Cossec, élu évêque de Domodiédovo et Le métropolite Jean de Doubna a présidé le sacre épiscopal de l’archimandrite Élisée Germain, élu évêque de Réoutov

2020 L'inauguration d’une plaque en mémoire de Sainte mère Marie Skobtsov a eu lieu le 24 juin au mémorial aux émigrés russes impliqués dans la Résistance, à Saint-Genevieve-des-Bois, près de Paris. Monseigneur Jean Renneteau a participé à l’inauguration

2020 - Le 1er février 2020, Son Eminence le Métropolite Jean de Doubna, le père Jean Gueit et du protodiacre Drobot, se sont rendus à Moscou pour le onzième anniversaire de l’intronisation de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille.

2020 - Le 2 février le chef de l’Archevêché des Eglises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale s’est rendu à Tcherkizovo

2019 - NOUVELLE DÉNOMINATION DE L’ARCHEVÊCHÉ : Archevêché des Églises Orthodoxes Russes en Europe Occidentale Patriarcat de Moscou

Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
2019 La présentation du livre de Xénia Krivochéine « Des bulbes d’or dans le ciel de Paris »

2019 - Le patriarche Cyrille a , le 3 novembre 2019 à la cathédrale du Christ Sauveur, remis à Monseigneur Jean l'Acte de rétablissement de l'union ecclésiale. Monseigneur Jean a été consacré métropolite de Doubna

2019 - Strasbourg: Le patriarche Cyrille consacre la nouvelle église orthodoxe russe de Tous les Saints
2019 - PARIS: Inauguration du Centre Culturel Mère Marie Skobtsov
2019- Paris - l'EXPOSITION CONSACRÉE A L'OEUVRE DU PÈRE GREGOIRE KROUG

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2019 - Daniel STRUVE : LE PASSAGE À MOSCOU EST LA SEULE POSSIBILITÉ DE PRÉSERVER L'ARCHEVÊCHÉ"

2019 - RFI : " À Paris, on a discuté « vivement et calmement » de l’avenir de l’Archevêché orthodoxe"

2019 -Anne Andronikof : Lettre ouverte au père Alexis Struve

2019 OLTR - Crises et perspectives

2019- Vassili Zouper: "SI L'ARCHEVÊCHÉ AVAIT ACCEPTÉ L'APPEL DU PATRIARCHE ALEXIS II.." Interview avec Xenia Krivochéine

2019 - Un livre de Xenia Krivochéine: « Coupoles dorées dans le ciel de Paris » Ce livre est le premier consacré à la construction et à la bénédiction à Paris de la cathédrale de la Sainte Trinité (diocèse de Chersonèse, PM)

2017- Un an depuis la consécration de la cathédrale Sainte-Trinité de Paris VIDEO

KTO avec Crescendo Media Films présent un Documentaire consacré au Séminaire - "Le Paris orthodoxe russe"

Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
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Archimandrite Barsanuphe (Ferrier) (1935-2018) Mémoire éternelle matouchka Sophie Rehbinder🕂 ET Sophie Eltchaninoff 🕂 et Un témoin de son temps 🕂 A la mémoire de l’archiprêtre Nicolas Lossky Décès de la traductrice et spécialiste de la littérature russe - Véronique Lossky - Juliana Sergeevna Samarina (1928-2018) est décédée

Hommage à Maxime Kovalevsky 1903-1973

Père Georges Florovsky: "Création et Rédemption" (1893-1979)

En mémoire de l'archimandrite Placide (Deseille) : « Un morceau du Mont Athos » sur le sol de France. Rappel à Dieu de son Serviteur, Séraphin Rehbinder et l'archiprêtre Nicolas Soldatenkov


Père Alexandre Schmemann - "LES FONDEMENTS DE LA CULTURE RUSSE"
et le père JEAN MEYENDORFF : "L'ÉGLISE DANS L'HISTOIRE"
Nicolas Berdiaev 140 ans de la naissance du grand penseur et philosophe religieux russe

"Le mystère de l'icône" - Exposition à l'occasion du 30e anniversaire de la mort du grand iconographe Léonide Ouspensky à Paris

Higoumène Georges Leroy Un visiteur à la cathédrale de la Sainte-Trinité, quai Branly à Paris

Les étudiants de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Sergeà la faculté de théologie protestante et 2014 - 2017 Crise a l'ITO Saint-Serge à Paris !


Strasbourg: L’Eglise orthodoxe de Tous les Saints est couronnée de dômes dorés
et vous invite le 19 mai 2017 à l'inauguration du Centre culturel et spirituel La croix est installée sur la flèche de l'église orthodoxe russe /// LA CORRESPONDANCE DU PERE SERGE (CHEVITCH) Conférence d'Emilie Van Taack

Historique de la Crypte Paroisse orthodoxe française de la Sainte Trinité La cathédrale St Alexandre de la Neva, Paroisse orthodoxe française de la Sainte Trinité

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V. Golovanow L'Orthodoxie et les mariages mixtes /// Une Exposition exceptionnelle "PARIS" d' Alexandre SEREBRIAKOFF : Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe /// L’association de jeunesse « Chersonèse » a remis en ordre et aménagé près de 50 tombes au cimetière de Sainte Geneviève des Bois ///


L'archevêque Michel de Genève: "La Russie est toujours vivante dans le cœur des hommes" ///

"LA NEF"- Entretien avec Mgr Nestor "L’Église russe et la France" /// Un site consacré à l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité et des Nouveaux Saints Martyrs russes à Vanves /PM/ /// Le 7 mai 2016 rappel à Dieu du professeur Nikita Struve /// Le 31 mars 2016 Désormais à Paris une rue mère Marie Skobtsov /// Nicolas Berdiaev 140 ans de la naissance du grand penseur et philosophe religieux russe ///

Pere Grégoire Krug portrait d'un peintre ermite /// Émilie van Taack - LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS /// Le nouveau site de l'OLTR pour saluer le 10ème anniversaire de la Lettre du Patriarche ALEXIS II /// Pere Grégoire Krug: portrait d'un peintre ermite

Higoumène George Leroy: L'Eglise de l'émigration /// NICOLAS ROSS Parution en Russie du journal (1937-1948) de Pierre Kovalevsky NICOLAS ROSS Crise a l'ITO Saint-Serge à Paris ! ///KTO - Vidéo de l’émission « L’orthodoxie, ici et maintenant »: Mère Marie SKOBTSOV (1891-1945) ///Hommage à l'ACER « Un S.O.S. lancé de Paris » Athos russe au XIX et au XX siècles « La période athonite de la vie de l’archevêque Basile (Krivoсheine) d’après les documents »

Père Georges KOTCHETKOV A propos de la situation au sein de l'Archevêché: "Ne pas répudier le patrimoine" Séraphin Rehbinder : Des statuts arrangés

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Mgr Hilarion au sujet de la diaspora orthodoxe - La commission panorthodoxe

Le Washington du père Victor Potapov: Comment j’aidais les émigrés. Mgr Tikhon (OCA): "l'Orthodoxie a vocation à apporter la foi apostolique dans la société pluraliste où Dieu a voulu nous placer" Mgr Marc Archevêque de Berlin d’Allemagne et de Grande Bretagne : les valeurs chrétiennes en Europe d’aujourd’hui "Parlons d’orthodoxie" a publié les interventions de Mgr Nestor de Chersonèse et du père Nicolas Rehbinder à la Table ronde de l’OLTR consacrée au dixième anniversaire du rappel à Dieu de Monseigneur Serge (Konovaloff). /// A la mémoire de Nicolas Ossorguine, Emilie Van Taack

/// NICOLAS ROSS : Le KIR ‒ Cercle d'étude de la Russie (1931-1936). /// Le nouvel éditorial de l'OLTR "Quel Avenir pour l'Archevêché" L’Archiprêtre Igor Prekoup : A propos des problèmes de l'orthodoxie en Estonie /// Sœur Jeanne (Reitlinger): Baronne à Saint-Pétersbourg, religieuse et artiste à Paris

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V. Golovanow - Hégoumène Ephrem Meziani: Mon chemin vers l'Eglise Orthodoxe russe et II- e partie /// Igor OROBCHENKO LA PAROISSE de la SAINTE TRINITE à Clichy 1927-1972 Basile de Tiesenhausen: Dix ans de travail d’Eglise avec Mgr Serge (Konovaloff) S.E. Alexandre Avdéev, /// Ivan Schakovskoy, /// Xenia KRIVOCHEINE " MONTGERON : grandeur et décadence… et renouveau"

50 ans de sacerdoce du père Boris Bobrinskoy et Historique de la Crypte Paroisse orthodoxe française de la Sainte Trinité

Vladimir GOLOVANOW Quelles voies pour l'Orthodoxie en Occident? /// Xénia KRIVOCHEINE « Voix de l’Orthodoxie » Une nouvelle vie! A l’occasion du 30ème anniversaire de la radio et « Grad Petrov » /// Laurence Guillon "L'orthodoxie plaît aux enfants" et partie 2 //// Elena MALER Vladimir GOLOVANOW Où va l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe Occidentale? /// Père Andrew Phillips: La crise au sein de l’archevêché de la rue Daru continue /// Anna Danilova, rédacteur en chef de "Pravmir" et L’archiprêtre Andrew Phillips et Xenia et Nikita KRIVOCHEINE "Nice, Paris : "L'apaisement est promis pour bientôt", NIKITA KRIVOCHEINE "Monseigneur Gabriel, un évêque sous influence…" - Sur "Pravoslavie.ru" une interview avec l'archiprêtre Nicolas Ozoline, recteur de la cathédrale Saint Nicolas


Plusieurs  publications sur "PO" consacrées aux problèmes de la diaspora russe en France
Les lecteurs russes ont manifesté un grand intérêt pour ces publications.

2020 Митрополит Дубнинский Иоанн возглавил хиротонию архимандрита Елисея Жермена во епископа Реутовского, викария Архиепископии западноевропейских приходов русской традиции так же Состоялась хиротония архимандрита Симеона Коссека во епископа Домодедовского, викария Архиепископии западноевропейских приходов русской традиции

2020 На русском кладбище в Сен-Женевьев-де-Буа открыт кенотаф в память матери Марии /Скобцовой/

2019г. В издательстве ЭКСМО вышла книга "Золотые купола над Парижем", автор К.Кривошеина. Статья автора для сайта Esxatos приобрести книгу можно на Лабиринте Рецензия на книгу на официальном сайте РПЦ и на сайте ОВЦС

2018г: В Ялте прошел круглый стол, посвященный матери Марии /Скобцовой/ Героиня французского Сопротивления родилась в Риге, училась в Ялте, погибла в Равенсбрюке "Крымская газета". Мемориальную доску матери Марии (Скобцовой) установили в Ялте

Нескучный сад: О Пиленко Юрие Дмитриевиче, директоре НБС, отце святой матери Марии

Серафим Ребиндер председателя ОЛТР Верна ли Архиепископия Вселенского Патриархата своему призванию?

"Православие и Мир" Протоиерей Сергий Модель: Будущее «Парижской» архиепископии неопределенно - ///Bogoslov.ru Музей Анны Ахматовой проводит выставку художественных работ матери Марии /Скобцовой/ /// Интервью - Монастырский Вестник, 2017г. " О сайте посвященном матери Марии (Скобцовой)"

Les SITES "Pravoslavie i Mir" - B. Голованов "Неканоническая ситуация" Православная диаспора на распутье - Сдалась ли без боя Архиепископия? Протоиерей Игорь Прекуп о проблемах православия в Эстонии Сайт Богослов ру Ходатай о русском единстве – Памяти архипастыря русских приходов в Западной Европе Епископ Корсунский Нестор (Сиротенко) и архимандрит Савва (Тутунов) /// Elena MALER - Victor LOUPAN - "Блеск и нищета русского Парижа" (рассказ о Монжероне) - XENIA KRIVOCHEINE, "Tzerkovny Vestnik" - Nikita KRIVOCHEINE, "Vetchernija Moskva" p. Nicolas SOLDATENKOFF," INTERFAX- religion" Ivan Schakhovskoy, Victor LOUPAN, "Voda Jivaia"- Irina LEVINA ont consacré ces derniers jours des articles et des interviews qui enrichissent les débats qui ont lieu au sein de la diaspora russe en France. Elles font suite aux textes (voir P.O.) du ministre Alexandre Avdéev et d'Anna Danilova, rédactrice de "Pravoslavie i Mir" et "Rossia v Kraskah" Nicolas ROSS - статья " Принять нас нужно такими, какие мы есть" et Pravoslavie i Mir et Nikita et Xenia KRIVOCHEINE "Pravoslavie i Mir" "Ницца: грядёт мир под оливами" , Nikita KRIVOCHEINE Interfax-religion "Глава русского экзархата в Западной Европе стал объектом манипуляций" - Интервью Елены Малер-Матьязовой с о.Николаем Озолиным , "Православие мир" Ксения Кривошеина (¨Xenia Krivocheine) О церковной «жилплощади» в Ницце и «Голос Православия» — новая жизнь в «Граде Петровом» Рецензия на книгу Ольги Суровегиной НЕ ДРУГИЕ БЕРЕГА интервью с К.Кривошеиной . Рассказ К. Кривошеиной о выставке матери Марии Скобцовой в Риге в 2014г. //// Ксения Кривошеина номинирована на Премию Егора Гайдара -2015 за работу над книгой «Мать Мария (Скобцова). Святая наших дней». "Русские в европейском Сопротивлении» в Париже" Международная научно-просветительская конференция

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Avril 2022 à 04:00 | Permalien

Le père George Egorov, sa visite  pastorale à la Légion étrangère
Du 25 mars au 28 mars, un voyage pastoral a été effectué au 2e régiment d'infanterie de la ville de Nîmes .

L'aumônier orthodoxe a été reçu par le commandement du régiment et a également eu des conversations pastorales et spirituelles avec des légionnaires orthodoxes.

Le samedi 26 mars, la Divine Liturgie a été célébrée dans la chapelle du régiment, au cours de laquelle on a prié pour la paix en Ukraine.

Et du 1 au 4 avril, un aumônier orthodoxe, le prêtre George Egorov, a visité le premier régiment de cavalerie de la Légion étrangère, situé à Carpiagne . Des rencontres ont eu lieu avec le commandement du régiment et des légionnaires orthodoxes. S'entretenant avec eux le p. George a souligné que les chrétiens doivent être liés par les liens de l'amour du Christ et les a appelés à l'entraide et aux relations fraternelles.

Au cours de ce voyage, la première Divine liturgie a été célébrée dans la chapelle du régiment le samedi 2 avril. Au cours de laquelle les légionnaires orthodoxes et leurs proches, y compris ceux arrivés en France d'Ukraine, ont prié.

Ci-joint une photographie prise après la liturgie dans la chapelle du régiment à Carpiagne

Во время этой поездки была совершена первая Божественная Литургия в полковой часовни в субботу 2 апреля, за которой молились православные легионеры и их родственники, в том числе прибывшие во Францию из Украины.


Le père George Egorov, sa visite  pastorale à la Légion étrangère

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Avril 2022 à 12:47 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Marie d'Egypte: Extrait d'un sermon du père  André Kordotchkine
... Sainte Marie d'Egypte aurait vécu dans le désert pendant un peu moins de 50 ans.

Il est difficile d'appliquer cette expérience à soi-même.
Nous savons que nous n'aurons pas le courage de vivre 50 ans seuls.

Nous savons que dans le monde, les gens sont plus susceptibles d'être seuls parce qu'ils ont un mauvais caractère et qu'ils ne savent pas comment se faire des amis, ils ne savent pas comment nouer des relations avec les autres, et non parce que la solitude est leur choix et une expression de leur liberté.

Nous savons que nos proches nous sont donnés pour que nous nous soutenions et nous nous consolions les uns les autres.

Mais l'exemple de la solitude de la Sainte est important car, sur le chemin de la Semaine de la Passion, il nous ramène à l'image de la solitude du Christ lui-même.

Le Seigneur était toujours seul, même lorsqu'il était entouré des foules, même avec ses disciples les plus proches. Ainsi, aujourd'hui, dans l'Évangile, nous avons entendu parler de la façon dont il les avertit de ce qui lui arrivera à Jérusalem, mais encore une fois, ils ne comprennent pas et lui posent des questions sur quelque chose de complètement différent.

Désormais, les liens se brisent non seulement entre les peuples, mais aussi entre les personnes les plus proches, souvent entre parents et enfants. Beaucoup de gens éprouvent très douloureusement une solitude croissante. Ils ont l'impression que leur monde s'effondre.

C'est ainsi que fonctionne une personne qu'elle veut se camoufler par un «nous», qui rendra son monde plus sûr et plus compréhensible, qui justifie son existence et qui la rend meilleure qu'elle n'est seule. « Nous sommes russes », « nous sommes ukrainiens », « nous sommes orthodoxes ».
C'est compréhensible, mais cela n'a aucun sens.

Inexorablement une personne se retrouve toujours seule et la mort est toujours un événement intime, pas un événement de groupe, même lorsque les gens meurent meurent en masse.

L'image de Marie d'Egypte est importante pour nous parce qu'à travers elle nous nous rapprochons de l'image de la solitude du Christ lui-même, qui n'est pas une malédiction, mais un lieu de rencontre. Que Dieu nous accorde, comme à Sainte Marie, de trouver en soi la lumière, la consolation et la présence de Dieu...

Archiprêtre André Kordotchkine
Sainte Marie d'Egypte: Extrait d'un sermon du père  André Kordotchkine

Отец Андрей Кордочкин
Отрывок из проповеди о Марии Египетской

…житие преподобной Марии Египетской говорит, что она прожила в пустыне немногим менее 50 лет.
Там трудно применить этот опыт к себе.

Мы знаем, что у нас нет силы духа, чтобы провести 50 лет в одиночестве.

Мы знаем, что в мире люди чаще оказываются одинокими потому, что у них дурной характер и они не умеют дружить, не умеют строить отношения с другими, а не потому, что одиночество является их выбором и выражением их свободы.

Мы знаем, что нам наши близкие люди даны нам для того, чтобы мы поддерживали и утешали друг друга.
Но пример одиночества преподобной важен для нас потому, что на пути к Страстной седмице он подводит нас к образу одиночества самого Христа.

Господь был одинок всегда, даже когда был окружен толпами людей, даже с самыми близкими учениками. Вот и сегодня в Евангелии мы слышали о том, как Он предупреждает их о том, что случится с Ним в Иерусалиме, а они снова не понимают, и спрашивают его совсем о другом, стремясь занять почетные места.

Сейчас разрываются связи не только между народами, но и между самыми близкими людьми, часто между родителями и детьми. Многие очень болезненно переживают нарастающее одиночество. Им кажется, что их мир рушится.

Так устроен человек, что ему хочется спрятаться за каким-то “мы”, которые сделает его мир более безопасным и объяснимым, которое оправдывает его существование и делает его самого лучше, чем он есть в одиночку. “Мы - русские”, “мы - украинцы”, “мы - православные”. Это объяснимо, но в этом нет никакого смысла. На последней глубине человек все равно оказывается один, и смерть - это всегда личное событие, а не групповое, даже когда люди умирают и погибают массово.

Образ Марии Египетской важен для нас потому, что через него мы приближаемся к образу одиночества самого Христа, которое является не проклятием, а местом встречи. Дай Бог и нам, как преподобной Марии, найти в нём свет, утешение и присутствие Бога…
Sainte Marie d'Egypte: Extrait d'un sermon du père  André Kordotchkine

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Avril 2022 à 12:47 | 0 commentaire | Permalien

ISTINA: L’orthodoxie et les « autres » dans la Grèce de 2040
Éditorial
Le meurtre de Caïn !

Alors que le spectre de la guerre semblait s’être éloigné définitivement de l’Europe occidentale depuis l’effondrement de l’Union soviétique, la décision du président Poutine de reconnaître les républiques auto-proclamées de l’est de l’Ukraine puis d’envahir ce pays souverain, le 24 février 2022, a plongé le monde dans la stupéfaction en lui rappelant que le pire est toujours possible....SUITE

Articles

L’orthodoxie et les « autres » dans la Grèce de 2040. Une série de tables rondes organisées par l’Académie d’études théologiques de Volos dans le cadre des manifestations de la commission « Grèce 2021 ».

Résumé : Les contributions de ce numéro sont issues d’une série de tables rondes organisées par l’Académie de Volos en septembre 2021, à l’occasion du bicentenaire du soulèvement national grec de 1821. Cette présentation en expose la problématique. Après avoir rappelé les mutations d’ordre culturel, politique, social, idéologique et religieux vécues par la Grèce et les contradictions qu’elles engendrent, elle s’interroge sur le rôle que l’Église orthodoxe pourrait jouer dans ce contexte et explique comment ces tables rondes ont tenté d’y répondre selon une triple thématique : Nous et les « autres » : Faits et perspectives pour l’hellénisme et l’orthodoxie ; La formation de l’identité grecque moderne en Grèce, aujourd’hui et demain ; La sécularisation de l’État et de la société et le témoignage de l’Église.

Métropolite Anthyme d’Alexandroupolis, Orthodoxie et hellénisme au seuil d’une ère nouvelle : technologie, science, surhumanisme. Nouveaux défis pour l’orthodoxie et l’hellénisme.

Résumé : Après avoir traité des conséquences de la technologie digitale, l’auteur aborde le rôle de l’orthodoxie et de l’hellénisme dans le nouvel environnement mondial, avant de se demander de quelle manière l’identité nationale des Grecs se combinera avec leur identité religieuse...

Georges Prévélakis, L’orthodoxie et l’élargissement de notre famille nationale. À l’occasion du bicentenaire de la guerre d’indépendance grecque.

Vassiliki Yiakoumaki, Église orthodoxe et altérité religieuse en Grèce. Une « condition embarrassante ».

Dimitrios Moschos, L’orthodoxie et les « autres » dans la Grèce de 2040. Face au charme caché du communautarisme.

Résumé : Après avoir rappelé comment la prospérité et le progrès ont constitué un dénominateur commun dans le monde contemporain et quelles contradictions il a produit, l’auteur s’interroge sur l’attitude de la Grèce et de l’Église orthodoxe en ces circonstances. La « solution facile » serait de se réfugier à l’intérieur de la communauté historique en utilisant la mémoire nationale et le discours théologique orthodoxe pour construire une identité communautariste et séparatiste. Plaidant pour que l’Église se mette plutôt au service de l’homme moderne, il donne quelques exemples de ce qui pourrait être mis en œuvre face aux défis des réfugiés, de la pandémie, de la mémoire et dans l’éducation.

Serge Model, Aux origines du « concordat » stalinien avec l’Église orthodoxe russe. La rencontre du 4 septembre 1943, selon les archives soviétiques.

Résumé : De 1917 à la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement soviétique tenta par divers moyens de supprimer toute forme de religion en URSS et initia la persécution antireligieuse peut-être la plus massive de l’histoire. Face à l’invasion allemande et en vue de ses propres desseins géopolitiques, Staline décida cependant d’un retournement de la politique en la matière. Le 4 septembre 1943, il convoqua les responsables survivants de l’Église orthodoxe russe pour leur proposer une forme de « concordat », dont les effets se feront sentir jusqu’aux années 1960. Souvent évoqué dans la littérature mais rarement reproduit dans son intégralité (a fortiori dans des langues autres que le russe), le seul rapport officiel existant de cette rencontre historique est celui du colonel du NKVD G.G. Karpov, qui y prit part avant d’être nommé à la tête du nouvel organisme chargé de contrôler l’Église. L’auteur présente, ici, une traduction annotée dudit rapport....SUITE
ISTINA: L’orthodoxie et les « autres » dans la Grèce de 2040

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Avril 2022 à 20:12 | 0 commentaire | Permalien

Mgr Nestor : Homélie le jour de la fête de Sainte Marie l’Égyptienne
Enregistrement audio transcrit 2010

Chers frères, chères sœurs,

Nous avons prié avec une ferveur particulière le mercredi de la semaine qui s’achève ainsi que le samedi lors de la lecture du Grand canon pénitentiel de saint André de Crète. Plus nous nous approchons de la fin du Grand Carême, plus nous trouvons dans les saints offices une nourriture consistante pour nos âmes et pour nos cœurs. Le Seigneur frappe à nos cœurs, nous indique les voies du salut, nous donne des exemples. Il s’efforce d’être entendu par nous afin que lors de cette dernière semaine de carême nous puissions ne fût-ce qu’un peu régénérer nos âmes.

Nous commémorons aujourd’hui sainte Marie l’Egyptienne, une grande sainte qui a réussi à expier ses péchés et à manifester un immense amour du Seigneur. Nous allons continuer cette commémoration pendant toute la semaine qui suit. Les commandements nous prescrivent d’aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos aspirations. Chacun de nous éprouve cet amour de Dieu car c’est ainsi que nous avons été créées, Dieu nous a donné à tous sans exception ce don d’amour.

Mais lorsque nous errons, que nous nous laissons aller à pécher, notre conscience étant muette, comme si nous étions plongés dans un profond sommeil, il nous est difficile de manifester ce sentiment d’amour, d’en prendre vraiment conscience. Ce n’est que lorsque l’amour se manifeste en nous que toute chose se remet en place dans nos vies qui acquièrent alors sens et valeur.

Nous sommes ainsi faits que, constamment, nous nous interrogeons sur le sens de notre existence. Réussissons-nous à accomplir nos projets ? Répondons-nous attentes des autres ? C’est une recherche permanente de soi, une lutte avec nous-mêmes qui n’a pas de cesse. Nous sommes dans une époque où, comme jamais, cette quête de soi prend des formes absolument altérées. Avant la société était plus structurée, la place de chacun était bien définie, de même que le sens de sa vie et cela de génération en génération. La tradition était maintenue, les métiers se transmettaient de père en fils, les familles étaient nombreuses et stables. Nos ancêtres commençaient la journée par des prières, puis ils travaillaient. Chaque dimanche était consacré à l’église.

De nos jours c’est la confusion qui règne dans nos esprits. Nous ne sommes plus à même de savoir si nous avons réussi nos vies. On entend souvent dire « c’est une vie ratée » ou « un » vie réussie ». Souvent nous souhaitons « nous mettre en conformité » avec des notions plus qu’étranges puisées dans « le monde virtuel ». Au vu des richesses et des paillettes que l’on nous y montre l’homme se dit qu’il n’a réussi en rien… Il est difficile de dissuader une telle personne, il lui est encore plus difficile de savoir elle-même si sa vie a été une réussite ou non.

Si peu d’hommes heureux, qui respirent librement, qui rendent gloire à Dieu pour les nombreuses grâces qu’il nous a données. Cela se rapporte aux croyants, cela nous concerne tous. Nous ne comprenons pas qu’il nous faut contenter de peu, remercier Dieu pour les petites joies qu’il nous accorde, ne pas murmurer, ne pas demander toujours plus.

La vie de sainte Marie l’Egyptienne en est un exemple : c’est subitement, sans s’ y attendre, qu’elle a éprouvé cet état d’amour sans réserves. Le Seigneur le lui a donné alors qu’elle priait la Vierge. Une force mystérieuse ne la laissait pas pénétrer dans l’église : l’icône de la Vierge fixée au portail ne la laissait pas avancer plus loin. La Vierge avait pris Marie l’Egyptienne sous sa sainte protection, avait réveillé en elle ce sentiment d’amour. Sainte Marie prit la résolution de franchir le Jourdain et pour aller vivre dans le désert, où elle séjourna 47 ans. Pendant tout ce temps elle ne se nourrissait pas et ne prenait aucun aliment. Elle a erré tout ce temps dans les sables, elle risquait à tout instant d’y périr. Elle se roulait à terre en proie au souvenir de ses péchés, à des pensées inutiles. Elle aspirait à se purifier, à se reconstruire, à trouver un sens nouveau à sa vie. Or, ce n’est pas spontanément, ce n’est pas d’un moment à l’autre que l’on peut se laver de ses mauvaises actions, commencer une vie nouvelle.

Pour sainte Marie il fallut les premiers dix sept ans qu’elle passa dans le désert de lutte implacable, de recherches et ce n’est qu’après qu’elle reçut l’amour et la grâce de Dieu. Ce n’est qu’après ce labeur qu’elle devint un être harmonieux, ce à quoi nous aspirons tous. Elle a séjourné dans un mystérieux état dont on peut dire qu’il était surnaturel. La prière l’a conduit vers des découvertes spirituelles qui firent aller à sa recherche le starets Zossima, moine depuis son adolescence et homme de très sainte vie. La profondeur du repentir ressenti par Marie l’impressionna profondément, il devint le témoin de l’immense contrition, de l’immense amour envers Dieu qui animaient la forte personnalité de Marie

Quoi d’étonnant à ce qu’elle s’élevait au dessus du sol lorsqu’elle priait. Elle bénit le Jourdain et le franchit en marchant sur ses eaux. En une nuit elle franchit une distance que Zossima mit vingt jours à franchir. Quoi d’étonnant à ce qu’un lion vint creuser sa sépulture, les bêtes la servaient : c’est ainsi que Dieu nous a crée afin que nous vivions en harmonie avec toute la nature. S’étant purifié de ses pêchés Marie l’Egyptienne est devenue l’égale de la nature. Dieu a conçu l’homme de sorte à ce que si l’homme vit en Lui, une grande harmonie, la lumière et la chaleur l’environnent. L’homme partage tous ces biens avec les autres, il doit demeurer le maillon qui relie le Créateur au monde crée. Si nous nous détournons de cette voie nous risquons d’être gagné par l’amertume qui accompagne le péché.

Celui qui n’est pas conscient de ses défauts, de ses mauvais aspects, qui pense qu’il demeure sans péché est comme enlisé jusqu’au cou dans une tourbière et qui est satisfait de son état.
C’est parfois un entretien avec une bonne personne, la rencontre avec Dieu, la prière en église qui nous aident à nous réhabiliter.

Le repentir est une force divine qui nous délivre de l’amertume du péché, c’est une force qui nous aide à surmonter le vide et la mélancolie qui nous gagnent.

Le repentir attire la miséricorde divine et le pardon. Nous pouvons devenir semblables au fils prodigue accueilli et fêté par le Père.

De nombreux saints, et non seulement Marie l’Egyptienne, ont été sujets à la tentation, ont commis de lourds péchés.

Mgr Nestor : Homélie le jour de la fête de Sainte Marie l’Égyptienne

Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Avril 2022 à 10:03 | 0 commentaire | Permalien

Vient de paraître aux Éditions Apostolia: « Bienheureux les cœurs purs. Vie du petit Serjik Stark »
Par la moniale Serafima (Antonina Ossorguine)

Traduit du russe par Nikita Krivochéine
© Apostolia 2022
Disponible en ligne depuis cette page et dans Librairie de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris

Dans ce livre, des souvenirs de différentes personnes, parmi lesquelles Saint Sophrony, le Métropolite Euloge, le père Boris Stark.

« Ne dis pas avec tristesse : il n’est plus ; dis avec joie : il a vécu. » (Saint Sophrony de l’Athos)

Ce volume présente la vie du petit Serge Stark (fils du Père Boris Stark, notamment connu pour sa longue correspondance avec Saint Sophrony – voir Lettres à des amis proches, Cerf 2013), ainsi qu’une série de témoignages poignants relatifs à sa courte existence, ayant été rappelé par le Seigneur à l’âge de 9 ans. Ce court récit nous plonge dans le contexte de l’immigration russe en France des années 40, dont de nombreuses figures se distinguèrent par leur sainteté, nous laissant un héritage inestimable.

Vient de paraître aux Éditions Apostolia: « Bienheureux les cœurs purs. Vie du petit Serjik Stark »
« Les athonites disent que le premier pas d’un nouveau-né est un pas vers la tombe. Et en cela, il n’y a pas de découragement, de peur, de tristesse, au contraire – la joie, car elle tue la mort. » Père Boris Stark.

Xenia Krivocheine: "Ce petit livre m’a été offert à Moscou, mais il a été écrit à Paris. Je l’ai ouvert et je n’ai pas pu m’en arracher, je l’ai lu d’un trait. Qui était le petit Serjik ? Un messager céleste? Un ange dans la chair qui s’est envolé un instant dans notre monde pour nous révéler le miracle de l’amour pour Dieu et pour les hommes? À l’âge de 5 ans, Serjik rêvait déjà de devenir moine, une lumière surnaturelle et une bonté illimitée pour tous les êtres vivants émanaient de lui".

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POSTFACE du père Boris Stark et souvenirs de matouchka Nathalie

Il suffirait, semble-t-il de dire « Que Ta volonté soit faite ! Mais comme il est difficile d’accepter la volonté de Dieu, dans un malheur tel que la mort de Serjik ».

Je voudrais ajouter quelques précisons à ce texte de la moniale Sérafima. Serioja était à ses neuf un véritable connaisseur des offices. Il s’était pénétré de l’ordo et des traditions. Il portait le stichère et avait été nommé lecteur sans qu’il y ait eu consécration. Nous ne savions pas s’il était possible de le vêtir de ce stichère pour l’inhumer. Lorsqu’il tomba malade et que, quelques semaines plus tard, il devint conscient d’être à l’article de la mort il pria d’apporter à l’hôpital tous les vêtements dont il sera revêtu après sa mort, y compris le stichère. Il répartit ses effets, ses livres et ses jouets entre ceux auxquels il souhaitait qu’ils soient remis.

Il peut paraître étonnant que l’hôpital n’aie pas immédiatement effectué un examen aux rayons X. C’était le premier semestre de la guerre et l’électricité manquait. Plusieurs évènements tragiques ont coïncidé dans le temps avec la mort de Serjik.

L’un des médecins de Villemoisson, celui qui disposait d’une installation rayons X était à l’armée. Un autre docteur voulait aider Serjik mais il ne pouvait pas se déplacer jusqu’à l’hôpital. La pénicilline venait d’apparaître, tous les stocks de cet antibiotique avait été mis à la disposition de l’armée. Les civils ne pouvaient donc en bénéficier.

Je suis enclin aux larmes mais je ne parvenais pas à pleurer lors de l’enterrement de notre fils. Plus de cinquante ans se sont écoulés depuis la mort de notre fils. Jamais je n’ai questionné Dieu : « Pourquoi, Seigneur, as-Tu laissé faire ? » Je comprenais que ce qui s’était passé devait se passer. Serjik était resté dix ans avec nous. C’est notre fils qui nous a donné des forces pour vivre jusqu’à aujourd’hui.

Matouchka Nathalie écrit : « Quand Serkjik avait un an un véritable miracle s’est produit. Une fois il trébucha, tomba et se mit à pleurer. Je vis que son pouce gauche ne se pliait pas et avait gonflé. Nous eûmes peur et nous nous dépêchâmes d’aller à Paris pour faire un examen aux rayons X. Le docteur dit que les ligaments de son pouce étaient endommagés et qu’il fallait attendre pour opérer. Le risque était que le doigt ne pourrait toujours pas se plier après l’opération. Nous en fûmes attristés.

Le temps passait. Nous apprîmes un jour que l’icône de la Mère de Dieu de la Racine devait venir de Belgrade en France. Cela peut paraître étrange mais jamais auparavant je n’avais pas entendu les mots « icône miraculeuse ». Un prêtre de mes connaissances me conseilla fortement d’aller vénérer cette icône. Ce que nous fîmes. A notre retour nous ouvrons la grille et nous voyons Serjik courir à notre rencontre. Il crie : « Maman, regarde : mon doigt s’est mis à bouger ». Alors le père Boris et moi nous sommes dit l’un à l’autre que tous deux nous avions prié pour cette guérison. Le médecin se refusait à croire à ce qu’il voyait.

Nous avons beaucoup de fois déménagé et changé de lieu. Chaque fois que nous avions emménagé j’étais saisie comme par une hallucination : « Comment faire sortir le cercueil de cet appartement ? » C’est, bien sûr, à Serjik que je pensais. J’avais le sentiment qu’il n’en avait plus pour longtemps. J’ai parlé de ceci avec le métropolite Euloge. Il m’a dit : « Vous ne devez pas penser comme ceci. Je vous l’interdis ».

Une fois Serjik était assis près du seuil de la maison. De petits oiseaux voletaient autour de lui. Il tendit la main et l’un d’entre eux s’assit sur son doigt, serra ses pattes, tomba et mourut. Serjik et moi-même furent très étonnés. Il murmura : « Maman, nous n’allons pas l’enterrer. Attendons papa ». Nous mîmes l’oiseau dans un bouquet de fleurs des champs. Après la venue du père Boris Serjik se chargea lui-même de mettre l’oiseau en terre. Je ne raconte que quelques-uns des épisodes étonnants de la vie de Serjik.

Vient de paraître aux Éditions Apostolia: « Bienheureux les cœurs purs. Vie du petit Serjik Stark »
Photo: Père Boris Stark, son épouse Natalya et Serjik

Lettre de condoléances envoyée aux parents de Serge par le métropolite Euloge

Mes chers, vous éprouvez de grandes souffrances. Je les partage. Je commémore notre cher Serjik dans mes prières. C’était un enfant radieux et juste. Que les ténèbres et l’horreur de la mort se dissipent autour de son petit cercueil. Que les souffrances s’en aillent de son corps. Il souhaitait très fort avoir un petit crucifix, je lui ai envoyé un que j’avais apporté de Terre Sainte. Je pensais que si la maladie venait à l’emporter, si son âme angélique avait à connaître la mort terrestre il emporterait cette petite croix au Ciel. Est-ce à nous qu’il appartient de prier pour lui ? Ou bien faut-il que nous le sollicitions de prier pour nous, pêcheurs que nous sommes ? Il nous regarde d’en haut avec amour et en premier sa mère, son père prêtre. Avec Boris et Natacha, ses parents, nous allons prier pour lui.

Dans l’amour du Christ, le métropolite Euloge, le 20 février 1940

Vient de paraître aux Éditions Apostolia: « Bienheureux les cœurs purs. Vie du petit Serjik Stark »

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Avril 2022 à 07:28 | 0 commentaire | Permalien

UNE PAROISSE EN ITALIE A CHANGÉ DE JURIDICTION, DU PATRIARCAT DE MOSCOU AU PATRIARCAT DE CONSTANTINOPLE
L'église Sainte-Croix d'Udine, en Italie, a changé de juridiction le 3 avril, du patriarcat de Moscou au patriarcat de Constantinople, selon une déclaration du recteur, le père Volodimir Melnichuk

"Désormais, notre archipasteur est Son Eminence le métropolite Polycarpos du Patriarcat de Constantinople en Italie", écrit le prêtre.

Rappelons que le mois dernier, le clergé et les paroissiens de l'église Saint-Nicolas d'Amsterdam ont également exprimé leur désir de passer à Constantinople, bien qu'il n'y ait eu aucune mise à jour sur le site Web de la paroisse depuis quelques semaines, et le clergé paroissial est toujours répertorié sur le site du diocèse orthodoxe russe de La Haye et des Pays-Bas .

Selon la déclaration de Volodimir, ce mouvement a été occasionné par la guerre fratricide lancée contre l'Ukraine le 24 février, et la réaction du patriarche Cyrille et de l'Église russe.

Non seulement le patriarche ne s'est pas prononcé contre la guerre, mais il l'a sanctionnée par sa bénédiction et ses homélies sur "une bataille métaphysique pour la morale chrétienne contre les fascistes", dit le père Volodimir, exprimant le point de vue du conseil paroissial. D'autres hiérarques russes ont fait des déclarations similaires ou se sont simplement tus, poursuit-il.

"Nous en voyons les fruits aujourd'hui à Bucha, Irpen, Vorzel, Gostomel, Marioupol."

"Tout cela a clairement montré que le patriarche de Moscou ne peut plus être considéré ni comme le père ni comme le patriarche des Ukrainiens orthodoxes", a déclaré le père Volodimir... Suite

Et PJ en russe
UNE PAROISSE EN ITALIE A CHANGÉ DE JURIDICTION, DU PATRIARCAT DE MOSCOU AU PATRIARCAT DE CONSTANTINOPLE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Avril 2022 à 17:08 | 6 commentaires | Permalien

Le Parlement Européen a condamné le patriarche Cyrille et a félicité le clergé orthodoxe qui s'est opposé à la guerre en Ukraine
« Le Parlement Européen condamne le rôle du patriarche Cyrille de Moscou, primat de l'Église orthodoxe russe pour son évaluation théologique de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine et loue le courage des 300 prêtres de l'Église orthodoxe russe qui ont signé une lettre condamnant l'agression, exprimant leur tristesse pour les épreuves du peuple ukrainien et demandant "d'arrêter la guerre""

Page 4, paragraphe 6

European Parliament resolution of 7 April 2022 on the increasing repression in Russia..

Condemns the role of Patriarch Kirill of Moscow, head of the Russian Orthodox Church, for providing theological cover for Russia’s war of aggression against Ukraine; praises the courage of the 300 priests of the Russian Orthodox Church who have signed a letter condemning the aggression, grieving over the ordeal of the Ukrainian people and asking to "stop the war"

PJ Le Parlement Européen
eu.pdf EU.pdf  (135.03 Ko)

«[Европарламент] осуждает роль Патриарха Московского Кирилла, главы Русской Православной Церкви, в предоставлении богословского основания агрессивной войне России против Украины; восхваляет мужество 300 священников Русской Православной Церкви, которые подписали письмо, осуждающее агрессию, выражающее скорбь о тяжелых испытаниях украинского народа и обратившееся с просьбой "остановить войну"»

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Avril 2022 à 11:00 | -3 commentaire | Permalien

Deux hiérarques russes s’expriment à titre personnel à propos de la guerre et de la paix, de la situation en Russie
Evêque Savva Toutounov : L'Église orthodoxe russe n'est pas d'accord avec la division de la société en un "parti de la paix" et un "parti de la guerre"

L'Église orthodoxe russe n'est pas d'accord avec ceux qui voient dans la société une ligne de démarcation entre les partisans de la paix et ses "opposants".

"Il n'y a pas de 'parti de la guerre' et de 'parti de la paix' : il n'y a personne qui ne voudrait pas vivre en paix, et il n'y a personne qui croit que la guerre en soi est bonne. ", a déclaré le l'évêque Savva (Toutounov) du Patriarcat de Moscou.

Selon lui, la question n'est pas de savoir si quelqu'un veut ou non la paix, mais la paix pour quoi et à quel prix.

« Avons-nous besoin de la paix au prix de la mort de la Russie, du piétinement de nos idéaux et, finalement, de l'extermination « pacifique » du peuple russe ? - demande le représentant de l'Eglise.

В РПЦ не согласны с делением общества на "партию мира" и "партию войны"

Deux hiérarques russes s’expriment à titre personnel à propos de la guerre et de la paix, de la situation en Russie
Métropolite Léonide de Klin : L'Église orthodoxe russe estime que l'indépendance de la Russie est plus importante que l'intégration avec l'Occident

L'Église orthodoxe russe a exprimé l'opinion que l'avenir de la Russie dépend de sa capacité à conserver son indépendance réelle, et non de sa progression dans l'intégration avec le monde occidental.

« Chaque fois, après les années 90, en essayant d'être bons et obéissants, selon les enseignements des « mages de l'Occident », nous nous sommes intégrés au "monde civilisé", qui (...) s'est avéré complètement différent de ce qu'il semblait, qu'il paraissait, Dieu merci, avoir mangé la bonne pilule", a écrit vendredi l'exarque patriarcal d'Afrique, le métropolite Léonide de Klin, sur sa chaîne Telegram.

« En même temps, - selon le hiérarque, - contrairement aux temps difficiles des années 90, la Russie ne court pas le risque de devenir la pauvre vieille de Pouchkine à laquelle il ne reste qu’une bassine cassée et usée.

Le Seigneur et nos ancêtres ont pris soin de nous, 1/9 de la Russie, le plus grand pays du monde en superficie. Une menace extérieure est désagréable, mais pas mortelle. Beaucoup plus dangereux et terribles sont ceux sont nos ennemis de l’intérieur. Et nous pouvons nous détruire que par la trahison et une posture faible », estime le métropolite.

Le représentant de l'Église a noté que la Russie vit selon ses propres traditions, coutumes et règles et qu'elle n'a pas à avoir honte. "Il n'est pas nécessaire de s'agenouiller et, pour participer à un événement international, demander pardon à quelqu'un pour ce que nous n'avons pas fait. Pas besoin de se tenir debout avec la main tendue, de baisser le chauffage dans l'appartement et de dormir avec un pull.

Oui, vous n'avez pas besoin de beaucoup de choses. Cela s'appelle l'indépendance Et la différence se fait sentir quand vous perdez. Dieu nous en préserve », a conclu l'évêque de l'Église orthodoxe russe.

В РПЦ считают, что независимость для России важнее интеграции с Западом

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Avril 2022 à 13:03 | 7 commentaires | Permalien

Archange saint Gabriel
Tout au long de l’Ancien Testament, les anges sont présents pour instruire, protéger, réconforter et conduire les hommes.Le Nouveau Testament est aussi tout rempli du ministère des anges.

Nous savons que si les anges se présentèrent aux hommes comme des messagers de Dieu, ils sont avant tout, de purs esprits qui se déploient dans une dimension étrangère à notre espace, sans être soumis à la durée ni au rythme du temps.

L’ordinaire de la vie immortelle de ces créatures personnelles, pour parler comme Jésus, est de contempler sans cesse la face du Père qui est aux cieux, bonheur dont ils s’éloignent par amour de Dieu et des hommes, pour porter la parole de l’un aux autres.

« Ange, dit saint Augustin, désigne la fonction non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? Esprit. Tu demandes la fonction ? Ange. D’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange. »

Après l’expulsion de nos premiers parents, l’ange à l’épée flamboyante interdit l’entrée du Paradis terrestre. Un ange consola Agar dans le désert. C’est un ange qui arrêta le bras d’Abraham prêt à immoler Isaac. Avant que Sodome fût détruite par le feu du ciel, un ange fit sortir Loth et sa famille de la ville. Le patriarche Jacob vit en songe des multitudes d’anges monter et descendre l’échelle qui allait de la terre au ciel.

Archange saint Gabriel
Dieu envoya un ange pour conduire à travers le désert les Hébreux vers la Terre Promise. Elie fut réconforté dans le désert par un ange. Le Nouveau Testament est aussi tout rempli du ministère des anges. L’ange Gabriel fut le messager du mystère de l’Incarnation auprès de Zacharie et d'Elisabeth

L’archange Gabriel annonce à Marie qu'elle sera visitée par le Saint Esprit. Un ange fut préposé à instruire saint Joseph de ce mystère et à l’assister dans sa vocation de père nourricier. Un ange annonça la naissance du Messie aux bergers de Bethléem et des multitudes d’anges chantèrent dans le ciel de Noël.

Des anges servirent Jésus après sa victoire sur la triple tentation, après le jeûne au désert, et un ange le réconforta lors de son Agonie, dans la nuit du jardin des Oliviers.

Des anges furent envoyés par Dieu pour annoncer la Résurrection du Sauveur aux saintes femmes, à Marie madeleine.

Des anges, enfin, instruisirent les Apôtres après l’Ascension. Dans son enseignement, Jésus parla souvent des anges comme les auxiliaires à la fin du monde, et il parla des anges gardiens. L’Eglise primitive, comme le Seigneur, est assistée par les anges dont l’un fait échapper les Apôtres des mains des Saducéens, et dont un autre délivre saint Pierre de la prison d’Hérode. Un ange conduisit le centurion Corneille vers saint Pierre, un autre sauva saint Paul d’un naufrage. Saint Paul, dans ses épîtres, et saint Jean, dans l’Apocalypse, enseignèrent bien des choses sur les anges.

Or, l’Ecriture ne nous a révélé les noms que de trois d’entre les anges : Gabriel qui veut dire « la force Dieu », Raphaël « Dieu guérit », et Michel « Qui est comme Dieu ? »

Fort populaire aussi bien en Occident qu'en Orient, le culte de saint Gabriel est très ancien : il apparaît sur de nombreuses représentations byzantines et on retrouve sa trace dans tout le bassin méditerranéen (fresques en Italie, en Sicile, à Malte...).

Archange saint Gabriel

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 8 Avril 2022 à 08:46 | 10 commentaires | Permalien

Georges Nivat: « Que celui qui n’a pas péché prenne la première pierre »
Je suis stupéfait et effondré après des déclarations semblables à celles qui ont été publiées sur Parlons d’orthodoxie, comme celle de Bernard Le Caro Le problème n’est pas de fustiger le patriarche Cyrille, comme un enfant dans les récits de la comtesse de Ségur. Laissons l’emphase de Jean-François Colossimo a son auteur. Chacun écrit et s’exprime comme il peut, selon son caractère, son style.

Il s’agit de la foi chrétienne en son fondement même. Dans le moment dramatique de cette guerre menée froidement contre un pays frère et orthodoxe, et même un des berceaux de l’orthodoxie – il s’agit de ce qu’est pour nous l’enseignement évangélique.

L’évangile d’hier, dans toutes nos paroisses catholiques, protestantes, orthodoxes en France, était l’épisode de la femme adultère.

« Où sont-ils ? », demande le Christ à la femme, quand il relève la tête après avoir crayonné des mots indéchiffrables sur le sol. Où sont-ils, ceux à qui il a dit : « Que celui qui n’a pas péché prenne la première pierre ». Eh bien ceux d’il y a deux mille ans étaient tous partis, confus et repentants, et il n’en restait plus un seul.

Aujourd’hui, on a l’impression qu’ils sont tous là, la pierre en main. Et qu’un chrétien, fût-il patriarche, ait la pierre en main, c’est à désespérer du témoignage que nous tous, chrétiens, de toutes obédiences, juridictions, tous ceux qui prient comme le Christ leur a enseigné dans notre prière de tous les jours !

Garder la pierre en main, se défausser sur ce que les Américains ont fait ici ou là, sur le Kosovo ou quelque autre épisode tragique - il y en a à la pelle ! - est tellement antiévangélique, que c’en est décourageant.

Oui, bien sûr, les prêtres de la première guerre mondiale ont béni les belligérants des deux côtés – et le résultat fut une guerre civile, une boucherie entre chrétiens. On croyait cela derrière nous, impensable après la guerre civile russe, après la seconde boucherie, après la Shoah, Baby Yar, Oradour-sur-Glane, le Vietnam et la Syrie, tant d’autres horribles crimes de guerre.

Amis orthodoxes, reprenez-vous ! Dans les torrents de mensonges, reprenons tout simplement la prière du Christ. N’argumentons pas, aidons les victimes.

Professeur Georges Nivat
4 avril 2022

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Avril 2022 à 20:18 | -11 commentaire | Permalien

Fête de l'Annonciation
Le 7 avril, nous célébrons l'Annonciation et nous vénérons la mémoire du Saint Patriarche Tikhon

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie.

Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête : " Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ". L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine.

Ce site "Россия и христианский Восток" met en ligne une rétrospective des représentations de l'Annonciation par les meilleurs peintres russes LIEN ICI

C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ". L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, " comment cela se fera-t-il ? ", N’est pas l’expression d’un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse ; et, quand l’ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l’humilité et l’obéissance qui caractérisent toute sa personne : " Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ".

La fête de l’Annonciation a en quelque sorte deux faces. L’une d’elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration de cette gloire et l’expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l’ange : " Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ".

Fête de l'Annonciation
Nous ne pouvons mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu’en répétant cette phrase avec vénération et tendresse. L’autre face du mystère de l’Annonciation est tournée vers les hommes. Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations divines, des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté et son dessein à notre égard.

Mais toutes ces Annonciations doivent s’unir et se fondre dans une Annonciation essentielle : l’Annonce que Jésus peut naître en nous, peut naître de nous – non point dans le sens où il fut conçu et mis au monde par la Vierge Marie, car il s’agit là d’un miracle unique et inégalable, mais dans le sens d’une prise de possession toute spirituelle et en même temps très réelle de notre personne par le Sauveur.

Et puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt suivie d’une Visitation : la faveur divine étendue sur nous doit immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole ou un acte de charité envers nos frères. Voilà pourquoi l’évangile des matines de l’Annonciation est le récit de la visite faite par Marie à Élisabeth. La Mère de Dieu, aussitôt après son entretien avec Gabriel, va porter la grâce à sa cousine et faire rayonner cette grâce sur Élisabeth et Jean.

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 7 Avril 2022 à 10:09 | 0 commentaire | Permalien

L'higoumène Philippe Ryabykh: Nous souffrons avec tous ceux qui souffrent...
Des personnes non identifiées ont tracé la lettre Z sur le territoire de l'église russe de Strasbourg

L'higoumène Philippe Ryabykh, recteur de la paroisse de Tous les Saints à Strasbourg commente cet évènement

Et nous l'avons eu (((

Eh bien, nous souffrons avec tous ceux qui souffrent. Nous portons notre croix d'opprobre au temps du Grand Carême. Ça me rappelle quelque chose...

Avec cette publication, nous n'allons pas ouvrir de discussions sur notre page. Nous énonçons les faits d'hostilité contre notre communauté et les rendons publics afin d'arrêter l'escalade. Tout commentaire hostile et polémique sera supprimé.

Le matin du 5 avril, deux énormes lettres « Z » peintes à la peinture rouge ont été retrouvées sur deux panneaux d'affichage de la paroisse orthodoxe russe de Tous les Saints à Strasbourg. Expliquons-nous pour ceux qui ne le savent pas : cette lettre sert à marquer l'équipement des troupes russes en Ukraine.

Peut-être cette image devrait-elle ressembler au sang rouge des civils versé pendant la guerre en Ukraine, et indiquer la responsabilité de nos paroissiens ? Et qui sont nos paroissiens ? La plupart d'entre eux sont des citoyens français et allemands. D'origine ils sont Russes, Ukrainiens, Moldaves, Géorgiens, Serbes, Roumains. Ce sont des personnes de tous âges, y compris des enfants.

Probablement, ils veulent tous nous stigmatiser, comme ils l'ont fait autrefois pour les Juifs sous le Troisième Reich. Ils ont peint l'étoile de David sur les maisons là-bas, et nous avons une lettre Z rouge pour faire de nous une cible de violence. Existe-t-il une responsabilité collective dans une société civilisée sur une base nationale ou religieuse ?

Dès le premier jour, notre paroisse s'est opposée à la guerre en Ukraine et s'est mise à prier pour l'instauration rapide de la paix dans ce pays. Nos paroissiens ukrainiens reçoivent la visite de parents qui ont fui la guerre en Ukraine. Nous avons commencé à les aider autant que nous le pouvions et à essayer de les soutenir. Notre paroisse a abrité et hébergé 11 réfugiés, car la véritable philanthropie et miséricorde ne connaît pas de frontières ethniques ou religieuses (voir la parabole du Bon Samaritain Luc 10:25-37).

Nous avons délibérément abandonné les slogans politiques parce qu'ils contiennent beaucoup de haine et parce que notre paroisse n'a jamais fait de propagande politique dans toutes les années de son existence.

Néanmoins, les extrémistes veulent souiller nos croyants avec de la politique à tout prix, tout comme le Seigneur Jésus-Christ a été autrefois accusé de revendiquer le trône juif, bien qu'il n'y ait jamais aspiré et ne se soit pas prononcé sur des sujets politiques. Cependant, comme sa culpabilité sur la croix, Pilate a ordonné que le signe "Roi des Juifs" soit accroché.

Malheureusement, c'est dans certains groupes ukrainiens créés sur les réseaux sociaux à Strasbourg que la haine envers notre Église russe de Tous les Saints est promue. Nous avons à notre disposition toutes les preuves et captures d'écran de telles publications. En même temps, notre communauté ne s'est jamais autorisée à dire quoi que ce soit d'offensant pour la langue ou la culture ukrainienne.

La première publication hostile a été faite dans le journal DNA le 25 février, lorsque dans l'article "Prière pour la paix dans l'Église russe", l'activiste de PromoUkraina Ivanna Pinyak a déclaré que toute l'Église orthodoxe russe est liée aux services secrets russes et que l'église de Strasbourg devrait être fermée parce qu'elle est financée par la Russie. Chaque accusation est fausse et non fondée. Notre paroisse est une association française qui vit de dons et de ses propres projets culturels.

Les autorités françaises, qui reçoivent nos rapports financiers annuels, en sont bien conscientes.

Puis, sur la page Facebook, les "Ukrainiens de Strasbourg" ont commencé à s'indigner du fait que l'Église russe de Tous les Saints aide les réfugiés ukrainiens. L'un des participants à la discussion a suggéré de commander un bus pour l'église russe, d'y charger tous ces réfugiés et paroissiens, puis de les envoyer en Russie. Mais même cela ne semblait pas suffisant. Dans d'autres publications, certains membres de cette communauté ont commencé à suggérer de lancer un cocktail Molotov (smoothie Bandera) sur une église russe à Strasbourg, de pogromie notre église et d'organiser une manifestation dimanche avec des affiches anti-guerre et des drapeaux ukrainiens.

Lire aussii Strasbourg :Eglise orthodoxe de Tous les Saints appelle à aider les réfugiés ukrainiens

Malheureusement, toutes ces propositions extrémistes sont librement débattues sur les réseaux sociaux. Souvent, les administrateurs de ces réseaux sont des personnes d'origine ukrainienne qui résident en permanence à Strasbourg et se chargent d'attiser les flammes de l'hostilité.

Strasbourg a déjà connu des vagues d'antisémitisme et d'islamophobie. Des synagogues, des mosquées, des cimetières juifs et des églises chrétiennes ont été vandalisés et attaqués. Maintenant, la vague a atteint notre communauté.

Cependant, les extrémistes de tous bords oublient que nous vivons en France, dans un État démocratique, où les lois punissent de tels appels et actions.

Nous devons tous apprendre la véritable philanthropie, et non multiplier la haine. S'il vous plaît, ne déchargez pas votre colère sur des innocents, en la justifiant par la vengeance des troubles dans votre patrie. Nous aussi, nous pleurons ce qui se passe et souhaitons un retour rapide de la paix sur le sol ukrainien.

Nous avons déjà porté plainte auprès de la police, et nous espérons que les autorités françaises pourront assurer la sécurité de notre communauté. Nous exhortons tous nos paroissiens et sympathisants à prier fort et à ne pas succomber à la colère réciproque.

l'église orthodoxe russe de Strasbourg à propos de cet événement
L'higoumène Philippe Ryabykh: Nous souffrons avec tous ceux qui souffrent...

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Avril 2022 à 17:25 | 6 commentaires | Permalien

Le patrimoine du Concile local de 1917-1918 à l’étude. Un article du métropolite Hilarion de Volokolamsk
Le 5 avril 2022, une réunion du groupe de travail du Conseil éditorial scientifique (CES) consacrée à la publication des documents du Concile local de 1917/18 s'est tenue au monastère Saint Daniel à Moscou.

Son travail était dirigé par un membre du CES, l'évêque Savva (Toutounov) de Zelenograd. Ont participé à la réunion : le Secrétaire responsable de la CES père Ilya Soloviev, les membres du groupe de travail T. Aimourzaeva et E. Agafonov.

Au cours de la réunion, les questions de préparation des prochains volumes de l’édition du projet scientifique et éditorial et les modalités de son financement ont été discutées. . Des mesures pratiques ont été décidées sur la base des décisions du Conseil éditorial scientifique du 25 mars 2022, et le procès-verbal de cette réunion préparé par le groupe de travail a été examiné .Il a été question de la promotion du patrimoine du Concile de 1917-18, la présentation du projet dans les diocèses et les écoles de théologie du patriarcat de Moscou.

Les propositions élaborées lors de la réunion seront envoyées pour approbation aux membres du Conseil de rédaction scientifique, dirigé par son président, le métropolite Dionisios de Voskresensky (Porubay).

Le patrimoine du Concile local de 1917-1918 à l’étude. Un article du métropolite Hilarion de Volokolamsk
« Rossiïskaïa gazeta » a publié un article du métropolite Hilarion consacré au centenaire du Concile local de 1917-1918. Ce Concile, qui rétablit le Patriarcat dans l’Église russe, débuta le 28 août 1917, en la fête de la Dormition de la Mère de Dieu

Nous en donnons des extraits

De février à octobre

Il y a cent ans, la monarchie russe a été renversée au cours ce qu’il est convenu d’appeler la Révolution bourgeoise. Le nouveau pouvoir, celui du Gouvernement provisoire, resta fort peu de temps en place, à peine un peu plus de six mois. En octobre, le pays fut secoué par une nouvelle Révolution, « prolétaire » celle-là, qui reçut plus tard le nom de Révolution d’octobre. Elle marqua le point de départ de persécutions contre l’Église sans précédent dans l’histoire de la Russie.

Entre les deux, cependant, l’Église orthodoxe russe parvint à inaugurer un Concile local auquel elle se préparait depuis plus de dix années.

Le premier et le principal résultat de ce Concile, selon la plupart des historiens, en même temps que le principal événement de l’histoire ecclésiastique contemporaine, fut la restauration du Patriarcat. En la personne du nouveau patriarche Tikhon, le Concile a donné à l’Église un chef spirituel, symbole de son unité, de sa fidélité au Christ et à la conciliarité. Cet événement a effectivement eu une immense importance : en supprimant le système de direction synodale, qui avait perdu toute actualité, et en rétablissant le Patriarcat, le Concile a tracé une frontière entre deux périodes de l’histoire ecclésiastique russe.

Cependant, le Concile local panrusse de 1917-1918 aura eu aussi, à mon avis, un second résultat tout aussi important : il a uni l’Église devant le danger des persécutions. Si le Concile n’avait pas eu lieu, l’Église aurait eu beaucoup plus de difficultés à soutenir ces épreuves. Dans les faits, le Concile a permis d’organiser la vie de l’Église sur de nouvelles bases sans intervention de l’État, d’élaborer et d’adopter des lois fondamentales, d’esquisser la voie à suivre, de permettre à l’Église d’exister dans un contexte socio-politique en plein changement.

Dès le début de la seconde session, les membres du Concile durent tenir compte de la situation politique changeante, qui dictait un ordre du jour différent de celui prévu à l’origine. Le jour qui suivit le Coup d’État d’octobre, l’archiprêtre Jean Kotchourov fut fusillé à Tsarskoe Selo, devenant le premier nouveau martyr de l’Église russe. À compter de ce moment, les persécutions contre le clergé devinrent systématiques et massives.

Souhaitant attirer l’attention de la société sur les iniquités commises dans le pays et espérant encore agir sur le nouveau pouvoir, le patriarche Tikhon écrivit, le 1er février 1918, une lettre dans laquelle il traçait un tableau réaliste de ce qui se passait alors en Russie : « La Sainte Église orthodoxe du Christ sur la terre russe traverse aujourd’hui des temps très rudes : les ennemis visibles et invisibles de la vérité du Christ persécutent cette vérité. Ils aspirent à perdre l’œuvre du Christ et à semer partout une semence d’hostilité et de haine au lieu de la charité chrétienne, soulevant le frère contre le frère (…). Le pouvoir, qui a promis d’établir en Russie le droit et la justice, d’assurer la liberté et l’ordre, ne fait partout montre que d’un arbitraire sans nom et d’une violence constante… contre la sainte Église orthodoxe… avec une audace encore inouïe et une impitoyable cruauté… Insensés ! Revenez à vous ! Cessez vos sanglants massacres… »

Le temps de l’iniquité

Mais les insensés ne revinrent pas à eux, n’entendirent pas l’appel du Patriarche et ne s’arrêtèrent pas dans leurs iniquités. Quelques jours après la publication de cette lettre, le 7 février 1918, le doyen des hiérarques de l’Église russe, président d’honneur du Concile local, le métropolite de Kiev Vladimir (Bogoïavlenski) fut tué sous les murs de la laure des Grottes de Kiev. Le corps du métropolite assassiné fut découvert au matin : il gisait sur le dos dans une mare de sang, son encolpion, arraché, à côté de lui, portant la marque de nombreux coups de baïonnettes et de coups de crosse en plus des blessures infligées par les balles. Les mains du hiérarque avaient gardé la position de la dernière bénédiction qu’il donna à ses bourreaux.

La nouvelle de la mort du président d’honneur du Concile bouleversa tous ses membres. En réponse à ce meurtre, le Concile ordonna d’instituer un mémorial annuel « pour tous les confesseurs et martyrs morts pendant la période actuelle de persécutions », le jour de la mort du métropolite Vladimir de Kiev. Par ailleurs, craignant pour la vie du premier hiérarque de l’Église russe, le Concile le pria de statuer sur les fonctions de locum tenens du trône patriarcal et de désigner lui-même plusieurs candidats à ce poste, qui pourraient, en cas de nécessité d’élection conciliaire, recevoir ses pleins pouvoirs par testament.

Les premières réunions de la seconde session du Concile furent consacrées aux événements en cours dans le pays. Le début de cette période de persécution fut souligné encore une fois par un décret conciliaire sur le travail de l’appareil administratif de l’Église dans le contexte du nouveau pouvoir. Le document disait que « les nouvelles conditions de la vie ecclésiale exigent des ecclésiastiques une attention soutenue et des efforts intensifs pour poursuivre comme il convient et avec succès l’œuvre spirituelle, malgré les persécutions. »

En 1918, presque chaque réunion du Concile local fut ponctuée de la nouvelle d’arrestations, de déportations et d’exécutions sommaires. Pour soutenir et aider les détenus, le Concile s’employa à organiser des délégations allant vers les lieux de détention et d’exil. Il fut décidé de créer une Commission spéciale pour l’étude des problèmes soulevés par les persécutions contre l’Église. Cette Commission sera le premier organe à collecter et à conserver des informations sur le chemin de croix de l’Église russe au XXe siècle. Les persécutions contre l’Église, les exactions contre les prêtres furent le thème de presque toutes les séances de la troisième session du Concile. Cette session commença par un office de requiem pour le tsar Nicolas II assassiné et se termina par la lecture du martyrologe des nouveaux martyrs, dont les noms étaient déjà connus au moment de la clôture du Concile. La comparaison de cette liste avec les données dont nous disposons aujourd’hui montre que la Commission conciliaire savait peu de choses sur l’ampleur réelle des répressions.

En dehors des mauvais traitements physiques infligés au clergé et aux fidèles, le nouveau pouvoir fit son possible pour éliminer l’Église, juridiquement parlant. Ses décrets et ses instructions touchant à la position et à l’activité de l’Église orthodoxe privaient pratiquement celle-ci du droit d’exister dans le nouvel État. Sa Sainteté le patriarche Tikhon déclara, lors de la dernière session du Concile, que les décrets adoptés par le pouvoir soviétique sur l’Église la « forçaient inévitablement à la confession de foi et au martyre ».

Durant les années de persécution, des millions de fidèles ont été soumis à des persécutions, à des vexations, ont été victimes de discriminations allant des moqueries et des licenciements à la détention ou à l’exécution de la peine capitale. De 1918 à la fin des années 1920, au moins 28 évêques furent tués, des milliers de prêtres furent mis en prison ou assassinés. Dans les années 1930, le nombre de victimes des répressions s’éleva à plusieurs dizaines de milliers, les répressions touchèrent aussi des millions de paroissiens et de moines. Pratiquement tout l’épiscopat de l’Église russe fut éliminé à cette époque : seuls quatre évêques diocésains restèrent en liberté, mais des « chefs d’accusation » permettant de les arrêter à tout instant étaient déjà fabriqués.

Le pouvoir soviétique ferma toutes les écoles de théologie, toutes les églises fonctionnant auprès d’écoles, d’hôpitaux et de casernes, et ce, dès les premières années de son existence. La fermeture générale des monastères et des églises paroissiales commença dès 1918. En 1939, seules 100 églises orthodoxes sur les 60 000 existant en 1917 fonctionnaient encore.

Les persécutions se poursuivirent durant plus de soixante-dix ans, de 1917 à la perestroïka de la fin des années 1980. Mais l’Église tint bon, pour beaucoup grâce au Concile local de 1917-1918. Il sut consolider les forces vives de l’Église, donner une appréciation juste de l’époque athée qui s’ouvrait, aida à raviver la vie paroissiale, permit à chacun – prêtres ou laïcs – de se sentir responsable du destin de l’Église. Il resta pour les fidèles une sorte de « phare », le modèle auquel il fallait tendre. Comme le montrèrent les résultats du recensement de 1937, plus de la moitié des citoyens de l’État soviétique athée (environ 60%) déclaraient leur foi en Dieu malgré les exactions commises contre les fidèles.
Tout ceci permit à l’Église non seulement de tenir bon, mais aussi de renaître dès que les circonstances le permirent…

Aujourd’hui

Pour la première fois depuis des siècles, l’Église a acquis son autonomie, elle peut désormais déterminer sa place dans la société sans ingérence des autorités civiles, et établir ses propres relations avec l’État. Pour la première fois, l’Église dispose de larges moyens pour son travail missionnaire, social, caritatif, éditorial. Elle s’appuie pour beaucoup dans ce travail sur les actes du Concile local panrusse de 1917-1918.

Une expérience qui n’a pas perdu son actualité après 100 ans


On observe aujourd’hui une nette tendance à revenir aux idées du Concile de 1917-1918, car ses actes qui, pour une large part, n’ont pas été appliqués et son inestimable expérience n’ont pas perdu leur importance à notre époque. « Ses décrets, les matériaux de ses séances, ainsi que les documents préconciliaires préparatoires ont pour beaucoup conservé leur actualité, aujourd’hui encore, car ils touchent à des questions essentielles de l’organisation de la vie ecclésiale… C’est dans ce milieu spirituel d’où sont sortis les martyrs pour la foi que sont nées les idées de la renaissance ecclésiale, différée jusqu’à nos jours, mais qui, en tenant compte du contexte qui a changé, sont appliquées aujourd’hui », disait Sa Sainteté le patriarche Cyrille dans son allocution à la Conférence dédiée au centenaire du début des persécutions contre l’Église orthodoxe russe.

Les décrets conciliaires de 1917-1918 sont aujourd’hui pour nous non seulement un patrimoine, mais un guide. En s’appuyant sur ces décrets, l’Église a fondé le Haut conseil ecclésiastique, créé des métropoles et des conseils métropolitains, fondé le Conseil patriarcal à la culture et les trésors diocésains, adopté des Règlements sur les vicariats diocésains, les assemblées diocésaines et les tribunaux ecclésiastiques, défini la paroisse et sa composition, etc.
Le 4 mai 2017, le Saint Synode de l’Église orthodoxe a institué une nouvelle fête, la mémoire des Pères du Concile local de 1917-1918. La date de cette fête a été fixée au 18 novembre, jour où, en 1917, le Concile local restaura le Patriarcat dans l’Église russe, et où le métropolite Tikhon (Belavine) fut élu Patriarche, après une interruption de 217 ans.

Cette décision synodale est dictée par la conscience de l’immense importance du Concile local de 1917-1918 dans la vie de l’Église russe jusqu’à nos jours. Aujourd’hui, 46 membres du Concile ont été canonisés comme nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe. En tout, plus de 300 des 564 membres du Concile, c’est-à-dire plus de la moitié, ont souffert pour le Christ. Les matériaux en vue de leur canonisation sont en cours d’examen. L’histoire de l’Église orthodoxe ne connaît pas d’autre Concile dont tant de membres seraient devenus saints, martyrs et confesseurs.
Nous devons garder en mémoire les pages lumineuses comme les pages tragiques de notre histoire, apprendre à l’envisager dans son entier sans rien taire. Seulement ainsi, il sera possible de comprendre et de tirer les leçons du passé. La principale leçon de l’expérience tragique de notre passé est qu’on ne peut construire sa vie ni celle de la société sans Dieu.

Métropolite Hilarion de Volokolamsk





Le patrimoine du Concile local de 1917-1918 à l’étude. Un article du métropolite Hilarion de Volokolamsk

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Avril 2022 à 11:27 | 0 commentaire | Permalien

Comment la petite Lisa Pilenko est devenue  SAINTE MARIE DE PARIS
Pour le 75e anniversaire de la mort de Mère Marie Skobtsov à Ravensbruck en 1945

Chers amis,

Je tiens à vous parler d’une femme remarquable dont le nom appartient à l’histoire du XXe siècle. Sa vie est en quelque sorte similaire à celle de nombreux Russes ayant connu la révolution de 1917 et contraints à l’exil. Ce livre est destiné aux adolescents comme aux adultes, aux croyants comme aux agnostiques. Chacun a dans son cœur l’amour, l’espoir et la compassion. Le 31 mars 1945 mère Marie périssait en martyre dans le camp de Ravensbrück!

Le livre en français a été publié avec la bénédiction de Monseigneur Joseph, Archevêque d’Europe Occidentale, Métropolite de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale par les Editions Apostolia (série Vie des Saints). Xenia Krivocheine


Comment la petite Lisa Pilenko est devenue  SAINTE MARIE DE PARIS
Traduction du livre par Nikita Krivochéine et du poème par Serge Model

Mise en page : Daria de Guigné, Teremok.design

Icône page 94 : Sainte mère Marie (Skobtsov) par Olga Platonova (Paris, 2019, tempera à l’œuf sur bois)

© APOSTOLIA 2020
101 pages et Illustrations

editions@mitropolia.eu
ISBN 979-10-97454-82-1
Le livre peut être acheté à la librairie du monastère de la Transfiguration

a lire une recension sur Zenit.org Mère Marie Skobtsov, un livre sur la sainte russe de Paris Un mémorial à Sainte-Geneviève-des-Bois

Un don solennel, aveuglant, Tu m’as offert la mort. Succombant, L’âme consumée dans le feu de l’incendie Lentement, pour toujours se plonge dans la nuit. Alors que reste au fond le charbon noir - couleur de terre, Elle doit se cacher et se taire. Mais Tu as imprimé dans le cœur par le feu prééternel, Le sceau du baptême mortel

Voici le film en entier « Mère Marie Skobtsov : l’amour incarné »

Comment la petite Lisa Pilenko est devenue  SAINTE MARIE DE PARIS
О том, как Лиза Пиленко стала святой матерью Марией Парижской

Издание подготовлено к 75-летию со дня гибели матери Марии в 1945 году в лагере Равенсбрюк.
Эта книга - о матери Марии (Скобцовой), замечательной женщине, имя которой вписано в историю ХХ века. Она прожила непростую жизнь, похожую на судьбы многих русских людей, после революции 1917 года оказавшихся на чужбине. О матери Марии сняты фильмы и написано много книг.

Это повествование предназначено для всех, кто верит или не верит в Бога, ведь в каждом сердце живет любовь, надежда и сострадание. Я задумала и писала ее на протяжении всего 2019 года, ее замысел поддержал и очень помогал с редактурой опытный издатель Егор Агафонов.

Издательство Христианская Библиотека
Рекомендовано к публикации Издательским Советом Русской Православной Церкви ИС Р20-003-0084.

Приобрести книгу в магазине СРЕТЕНЬЕ и ОСТРОВ КНИГ и КНИГИ ПОЧТОЙ посмотреть страницы

Comment la petite Lisa Pilenko est devenue  SAINTE MARIE DE PARIS
Главная тема новой книги «О том, как Лиза Пиленко стала святой Марией Парижской» – это помощь ближнему, которое в юности трудно осознать, особенно современному подростку. На протяжении 75 лет наш спокойный и вполне благополучный мир жил без особых потрясений и в один миг оказался в смертельной опасности. А сегодня мы «на войне как на войне», каждый день умирают люди, и забота о ближнем необходима! И жизнь матери Марии, ее деятельная любовь к людям – яркий, потрясающий тому пример.

Издательство «Христианская библиотека» включило в книгу для юных читателей много фотографий матери Марии, ее семьи и друзей, а также ее рисунков и вышивок. Некоторые понятия мы пояснили в особых врезках в текст: трудно рассчитывать, что все подростки сейчас знают, что такое «эсеры», «РСХД», «Сопротивление», «Равенсбрюк» и т.д.

Статья о книге на БЛАГОВЕСТ ИНФО

Photo: 77 rue de Lourmel. La maison de Mère Marie. Jusqu'à environ 1966

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Avril 2022 à 06:59 | -22 commentaire | Permalien

TRIODE
"Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion. Aux saules de ses vallées nous avions suspendu nos harpes. Car là, ceux qui nous tenaient captifs nous demandaient des hymnes et des cantiques, nos oppresseurs , des chants joyeux: «Chantez-nous un cantique de Sion!» Comment chanterions-nous le cantique de Yahweh, sur la terre de l'étranger?Si jamais je t'oublie, Jérusalem; que ma droite oublie de se mouvoir!...

Que ma langue s'attache à mon palais, si je cesse de penser à toi, si je ne mets pas Jérusalem au premier rang de mes joies! Souviens-toi, Yahweh, des enfants d'Edom; quand au jour de Jérusalem, ils disaient: «Détruisez, détruisez-la, jusqu'en ses fondements!» Fille de Babylone, vouée à la ruine, heureux celui qui te rendra le mal que tu nous as fait! Heureux celui qui saisira et brisera tes petits enfants contre la pierre! "


Psaume 137 chanté aux matines des trois dimanches préparatoires après le polyeleos

Le « Triode » et son temps

Nous sommes entrés dans la période du Triode qui va nous conduire vers Pâques. Le Triode, ou période pré-pascale, est l’une des trois grandes périodes de l’année liturgique qui se place entre celle de l’Octoèque (la plus longue, qui recouvre toute l'années du cycle fixe) et celle du Penticostaire (huit semaines depuis les Pâques).

Le Triode commence dix semaines avant Pâques et dure jusqu’au Samedi Saint.

Le Triode est aussi le livre liturgique qui sera utilisé jusqu'à Pâques (l’Octoèque et le Penticostaire étant utilisé durant les autres périodes). Il porte ce nom parce que les «canons» ou compositions poétiques qui s’y trouvent ne comportent que trois «odes», au lieu de neuf le reste de l’année et dans les autres livres. Il y a un canon particulier pour chaque jour suivant une pédagogie spirituelle qui nous conduit à Pâques.

Structure du Triode

Le Triode est structuré en trois groupes de semaines commençant le dimanche:

Les Dimanches préparateurs: Les trois semaines avant le début du Grand Carême, qui débutent donc dimanche prochain, sont des semaines de préparation, chacune étant consacrées à un thème spécifique qui s’exprime dans les lectures des Saintes Écritures:

1. Le Dimanche du Publicain et du Pharisien (Luc 18,9-14 – premier dimanche du Triode),
2. le Dimanche du Fils prodigue (Luc 15,11-32) ;
3. le Dimanche du Jugement Dernier (appelée aussi le Dimanche de Carnaval: abstinence de viande ; Matthieu 25,31-46) ;
4. le "Dimanche de l’expulsion d’Adam" ou "Dimanche du Pardon" (« dernier jour des laitages ») - Matthieu 6, 14-21, qui n'est pas le premier jour du Carême mais le dernier jour préparatoire puisque le Carême ne commence qu'aux vêpres.

Dans cette période préliminaire, l’Église nous prépare pour le jeûne et nous introduit peu à peu dans l’atmosphère du Grand Carême.

Ainsi, la semaine après le Dimanche du Fils prodigue est une semaine habituelle – on jeûne le mercredi et le vendredi. Après le Dimanche du Jugement Dernier, on ne consomme plus de viande, mais seulement des œufs, du poisson et des laitages. Le Dimanche de l’Expulsion d’Adam du Paradis conclut cette période de préparation. Le jour suivant, lundi, marque le début du Grand Carême.

Le Grand Carême commence donc aux vêpres du "Dimanche de l’expulsion d’Adam" qui comprennent un rituel solennel du pardon : les chrétiens se demandent pardon et se l’offrent les uns aux autres pour marquer le début du Grand Carême. Les Vêpres de ce Dimanche sont donc le premier office du Carême qui ouvre le "Lundi pur".

***
Les Dimanches du Grand carême portent aussi des noms spécifiques :

1. Le Dimanche du triomphe de l'Orthodoxie ou "des icônes"; "Ce jour, premier dimanche du jeûne, nous faisons mémoire du rétablissement des saintes et vénérables icônes par les empereurs de Constantinople d'éternelle mémoire, Michel et Théodora sa mère, pendant le patriarcat du saint confesseur Méthode."
2. le Dimanche de Saint Grégoire Palamas nous rappelle que le but de l’homme est de devenir Dieu (theosis, divinisation), par la Grâce de Dieu, dans le Saint Esprit.
3. le Dimanche de la Sainte Croix comprend un rituel spécifique de vénération de la Croix qui prépare les fidèles à la commémoration de la Crucifixion et à la Résurrection du Seigneur.
4. le Dimanche de Saint Jean Climaque rappelle le véritable combat spirituel nécessaire pour entrer dans le Royaume de Dieu. L’Échelle Sainte de Saint Jean Climaque nous rappelle que ce parcours du Grand Carême est un voyage vers le Ciel, par lequel nous devons abandonner un à un nos vices et nos attachements terrestres pour nous diriger vers le Dieu-Amour.
5. le Dimanche de Sainte Marie l’Égyptienne fait comprendre que nul péché passé ni aucune ancienne malice ne sauraient écarter le véritable pénitent de Dieu.

La Semaine Sainte: pour les chrétiens orthodoxes, le Grand Carême prend fin avec le samedi de Lazare (40ème et dernier jour du Carême) et le Dimanche des Rameaux, jour de fête qui ouvre une période distincte, la Semaine Sainte, qui précède directement les Pâques.

Thèmes du Triode

Le principal est celui du Paradis perdu en Adam et retrouvé dans l’Église, dans la personne du Christ, le Nouvel Adam. L’expérience du jeûne répond ainsi à la « gourmandise » des premiers parents. Mais les prières sont orientées vers la Croix et la Résurrection : «Souviens-Toi de moi, Seigneur, quand Tu entreras dans ton Royaume!» – cette demande du Bon Larron revient comme un refrain. Au milieu des quarante jours, on vénère la Croix, le nouvel Arbre de vie. Chaque samedi, on prie pour que le Paradis soit accordé aux fidèles défunts. Chaque dimanche on célèbre avec joie la Résurrection, Pâque déjà accomplie et à laquelle on tend à communier. L’ensemble du temps du Triode est une célébration de la Pâque, un grand « passage » de la mort à la vie. La grande promesse est de voir Dieu par le saint Esprit.

Le style

L’hymnographie byzantine puise sa richesse théologique à l’Écriture sainte et à la tradition des saints Pères. Les poètes du Triode sont des théologiens mystiques parlant du mystère pascal par expérience ; ils méditent continuellement la Bible : André de Crète, dans un immense «canon», aide le chrétien à s’identifier avec les figures des pécheurs repentants et des justes rencontrées dans la Genèse et dans l’Exode, et à tendre son effort intérieur vers la réactualisation du Paradis et l’entrée dans le Royaume.

Les saints

Leur présence est continuellement attestée par les beaux poèmes liturgiques. Avec saint André, on trouve saint Grégoire de Thessalonique, témoin de la lumière incréée qui illumine celui qui rompt avec ses péchés ; saint Jean Climaque, modèle de conquête méthodique de «l'impassibilité» ou absence de passion ; sainte Marie l’Égyptienne, exemple d’un changement total dans le comportement par amour pour le Christ ; on vénère surtout Notre Dame par le chant fréquent du grand acathiste qui lui est consacré. Elle est en effet l’exemple d’un usage de la liberté proposé à tout baptisé : elle s’est gardée de tout péché ; et devant l’horrible mort de son Fils et son Dieu, elle n’a pas douté qu’Il serait fidèle et qu’Il serait le champion de la vie éternelle.

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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Avril 2022 à 02:52 | 1 commentaire | Permalien

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