Le patriarche Cyrille  consacrera un monument  à Saint Alexandre de la Néva à Samolva
Le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie présidera le 11 septembre la consécration du mémorial historique et culturel "Alexandre de la Néva et son armée " à Samolva, annonce le service de presse du Kremlin.

La cérémonie se déroulera en présence du président russe Vladimir Poutine, du métropolite de Pskov et Porkhov Tikhon (Chevkounov) et de Vladimir Medinsky

Vladimir Poutine rencontrera le gouverneur de la région de Pskov, Mikhail Vedernikov. Rappelons que le complexe sculptural situé au bord du lac Peipsi a été érigé en vertu du décret du 23 juin 2014 "

À l'occasion de la célébration du 800e anniversaire de la naissance du prince Saint Alexandre de la Néva". La base du mémorial est une composition de 50 tonnes composée des figures d'Alexandre de la Néva et de chevaliers, au-dessus de laquelle flottent deux bannières avec des icones .

En 2021, la Russie célèbre le 800e anniversaire de la naissance d'Alexandre Nevsky. Des événements festifs auront lieu dans toutes les entités constitutives de la Fédération de Russie. Dans huit régions directement liées à la vie du prince, dont la région de Pskov, le programme sera particulièrement riche.

Source

Основу мемориала составляет 50-тонная композиция, состоящая из фигур Александра Невского и витязей, над которыми развеваются хоругвь и два стяга с ликами святых.
Le patriarche Cyrille  consacrera un monument  à Saint Alexandre de la Néva à Samolva

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Septembre 2021 à 17:38 | 0 commentaire | Permalien

Saint Job de Potchaiev (+ 1651)
Dès l'âge de neuf ans, il entre au monastère de Pokutcha en Galicie, puis dans celui de Ugornitska dans les Carpathes.

Pour protéger les fidèles orthodoxes du prosélytisme des jésuites et des polonais, le prince d'Ostrog lui fait édifier le monastère de l'Exaltation de la Sainte Croix à Duben dont il fut l'higoumène durant vingt-deux ans.

Mais désireux de mener la vie d'un simple moine, il sera admis à la laure de Potchaiev, en Volhynie, célèbre par le pèlerinage à la Saint Mère de Dieu et toujours Vierge Marie en son icône de Potchaiev.

Il travailla beaucoup pour le renforcement de l'Orthodoxie, opprimée par les Polonais.


Il fut très vite choisi comme higoumène mais, à la fin de sa vie, il reçut le saint habit angélique et, reclus, il s'endormit dans le Seigneur. Il mourut en 1651.


La Laure de la Dormition de la Mère de Dieu de Potchaïv est un important monastère orthodoxe, situé dans la petite ville de Potchaïv, en Ukraine occidentale.Elle est dans la juridiction de l'Église orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou).
Saint Job de Potchaiev (+ 1651)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Septembre 2021 à 09:53 | 0 commentaire | Permalien

 Il y a 31 ans le père Alexander Men (1935-1990) était assassiné
Magnifique documentaire sur Alexandre Men grand spirituel orthodoxe mort en martyr en 1990

Le 9 septembre 1990, à cinq heures du matin, pendant qu'il se rendait à la divine liturgie, père Alexandre Men fut assassiné par un inconnu.

Né à Moscou en 1935 de parents juifs, Alexandre Men est éduqué à la foi orthodoxe chez sa mère qui entretient des liens avec l'Église des catacombes. Il a une vocation précoce à la prêtrise, mais il sera ordonné seulement après avoir achevé ses études supérieures de biologie.


Depuis le début de son ministère sacerdotal il réunit autour de lui un nombre toujours plus important d'intellectuels moscovites, en devenant un point de référence obligatoire pour l'intelligentsia de la capitale. A partir des années 1960, il rédige une oeuvre en plusieurs volumes sur l'histoire des religions, un dictionnaire biblique monumental en 7 tomes, et des livres de vulgarisation sur l'Ecriture Sainte, l'Église et la Liturgie orthodoxe.Il compose une vie de Jésus qui conduira à la foi des milliers de citadins soviétiques.

Parallèlement à cet extraordinaire travail culturel, dans les paroisses de campagne des alentours de Moscou, il constitue des groupes de catéchisme, de préparation aux sacrements, de volontariat pour l'assistance aux malades et aux personnes âgés, d'étude de l'Ecriture ; il organise des rencontres pour les familles, pour les jeunes, des fêtes pour les enfants....


Voir également "Parlons d'orthodoxie": L’activité pastorale de père Alexandre Men était pure et sans tâche

"Homélie du père Alexandre Men"
Le père Alexandre Men - Tableau de Xenia Krivochéine

Rédigé par l'équipe rédaction le 9 Septembre 2021 à 09:03 | 1 commentaire | Permalien

Les deux saintes Nathalie  martyres  (✝ 306) et (✝ 852)
Le prénom Nathalie vient du latin natalis, « natal » (dans natalis dies, « le jour de la naissance » (du Seigneur) Sainte Nathalie (IVe siècle) a popularisé son prénom dans le monde orthodoxe russe, et Nathalie a progressivement conquis l’Europe.

Lorsque nous commémorons sainte Nathalie , n'oublions pas qu'il y a dans l'histoire deux, et peut-être plus de saintes portant ce nom.

L'histoire d'Adrianus (Saint Adrien) et de sa jeune épouse Natalie (Sainte Nathalie, Natacha) est contée dans la Légende Dorée.

Adrianus était officier dans l'armée de l'empereur Romain Galère qui faisait appliquer avec zèle les quatre édits de persécution des chrétiens de Dioclétien.

Vers 306, alors qu'Adrianus avait vingt-huit ans, il se convertit devant le courage de trente-trois chrétiens de Nicomédie que Galère avait ordonné de supplicier en les faisant fouetter à coups de nerfs, en leur broyant la bouche avec des pierres, puis en les emprisonnant après leur avoir mis le garrot.

Apprenant cette conversion, l'empereur fit emprisonner Adrianus avec les autres chrétiens puis, quelque temps après, le fit comparaître devant lui en présence de ses compagnons pour le faire fouetter ; les coups furent si violents qu'à la fin les entrailles d'Adrianus sortaient de son corps. Puis Adrianus et ses compagnons furent de nouveau jetés en prison.

Comme des matrones, dont Nathalie, soignaient en cachette les martyrs dans leur prison, l'empereur Galère ordonna qu'on tranche les pieds puis les jambes des prisonniers puis qu'on fasse brûler leur corps. Adrianus fut le premier supplicié et on lui coupa également une main....Suite
.....

Aurèle et sa femme Nathalie, Felix et sa femme Liliose (Liliane) et le diacre palestinien Georges moururent martyrs sous le calife Abderrahman II.

L'Eglise se souvient en ce jour du beau témoignage de Foi que sainte Nathalie et ses compagnons, offrirent au Seigneur: en pleine persécution déclenchée par les Maures, sous le calife Abderrahman II, Nathalie et son époux Aurèle, Felix et son épouse Liliose (ou Liliane) ainsi qu' un diacre prénommé Georges, furent arrêtés et condamnés à mort pour avoir refusé de renier leur Foi chrétienne et d'embrasser la religion musulmane. Du fond de leur prison ils ne cessèrent pas de louer leur Seigneur et Maître avant d'être décapités le 27 juillet 852.

À Cordoue en Andalousie, l’an 852, les saints martyrs Georges, diacre et moine syrien, Aurèle et sa femme Sabigothe, Félix et sa femme Liliose. Dans la persécution des Maures, pris par le désir de témoigner de la foi dans le Christ, ils ne cessaient de louer le Christ dans leur prison et à la fin furent décapités.
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Célébrités du prénom Nathalie
la Natacha de Guerre et Paix (1886), de Tolstoï ; celle du Prince de Hambourg (1821), de Kleist ; l’écrivain Nathalie Sarraute ; les actrices Natalie Wood, Nathalie Delon et Nathalie Baye ; la chanson de Gilbert Bécaud, Nathalie.

Dérivés du prénom Nathalie :
Nacha, Natacha, Natal, Natala, Natalene, Natalia, Natalicio, Natalie, Nataline, Natalio, Natalis, Natoulia, Nattie, Nelig, Noel, Noela, Noelle, Noellie, Nouel, Novela, Tacha

Histoire et caractère du prénom Nathalie
Avec le prénom Noël, Nathalie renvoie donc directement au jour où Jésus est né. Les Évangiles restant muets sur cette question, l’Église s’est donc efforcée, dès le IIe siècle, de déterminer ce jour, et ces prénoms-là s’ensuivirent. Au Moyen Âge, il était même de coutume de ne les attribuer qu’aux enfants nés le 25 décembre. Sainte Nathalie (IVe siècle) a popularisé son prénom dans le monde orthodoxe russe, et Nathalie a progressivement conquis l’Europe. Au caractère, Nathalie est l’équilibre même ; l’esprit très vif et clair, une excellente mémoire, volontaire, active, sensible et subtile, elle apprend sans cesse, et elle enchante plus qu’elle ne séduit. Il est vrai qu’elle témoigne d’une bonne étoile, sur laquelle se guidèrent les Rois mages.
Les deux saintes Nathalie  martyres  (✝ 306) et (✝ 852)

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 8 Septembre 2021 à 07:39 | -1 commentaire | Permalien

Résultats de la visite du patriarche Bartholomée en Ukraine pour l'Orthodoxie
Pourquoi le chef du Phanar est-il venu en Ukraine en 2021 et quelle est la signification de cette visite pour l'Orthodoxie mondiale?

Le résultat le plus important de cette visite est montré sur la photo illustrative qui illustre cet article. On y voit le patriarche Bartholomée sur la plate-forme pour les invités VIP lors des célébrations de la fête de l'indépendance de l'Ukraine. Il est à côté du chef du Conseil national de sécurité et de défense Danilov, du président du Parlement Razoumkov, d'invités étrangers de marque - les présidents de la Lettonie et de l'Estonie, et il a l'air très heureux. Et compte tenu de la façon dont le chef du Phanar a planifié et passé son temps en Ukraine, on peut affirmer que le but principal de son voyage dans notre pays n'était pas l'enseignement du peuple de Dieu dans la foi chrétienne, ni la prédication pastorale, ni la pacification, mais le renforcement de ses positions parmi les élites politique et laïque. Cet objectif a-t-il été atteint ? Parlons de tout cela dans l'ordre.

Le chef du Phanar est arrivé à Kiev sous le couvert de la nuit et il est reparti sous le couvert de la nuit. Certains y verront une sorte de symbolisme sombre, d’autres non, et chacun aura raison à sa manière. La visite de « sa divine toute sainteté » est terminée, et il est temps de faire le point.

Résultats pour le Phanar

Le patriarche Bartholomée a été reçu au plus haut niveau : le Président, le Premier ministre et le Président du Parlement. Ils ont prononcé beaucoup de belles paroles, mais sans résultats. Il faudrait considérer non seulement ce qui s'est passé pendant la visite, mais aussi ce qui n’a pas eu lieu.

Premièrement, certaines entités ont été transférées au Phanar en tant que stauropégie. Rappelons qu'il y a plus de deux ans, alors que beaucoup pensaient que le projet de « l’Église orthodoxe d’Ukraine » du Patriarcat de Constantinople, l’EOdU, serait couronné de succès, le président du parlement de l'époque, Andriy Parubiy, a annoncé la possibilité de transférer environ 20 des plus anciens monastères au Phanar, dont la laure des Grottes de Kiev, la confrérie de l'Assomption à Lviv, le monastère Mezhyhirsky Preobrazhensky, la confrérie de l'Épiphanie de Kiev et le monastère Manyavsky. Maintenant, on n'en parle même plus. Probablement, la position des autorités ukrainiennes sur cette question se résume à : « Dites merci pour l'église Saint-André ».

Deuxièmement, le président de l'Ukraine n'a remis aucune récompense d'État au patriarche Bartholomée. Il y a eu des mots de gratitude pour "le soutien personnel inconditionnel à la souveraineté, à l'intégrité territoriale de l'Ukraine et à son indépendance", pour "les prières constantes pour la paix dans notre pays", il a même été dit que la visite a lieu "l'année de la 30e anniversaire de votre élection comme Patriarche œcuménique" (citations du site Internet du Président) et en même temps aucune récompense ni même un cadeau. Selon toutes les règles de l'étiquette diplomatique internationale, V. Zelensky était obligé de récompenser le patriarche Bartholomée, mais il ne l'a pas fait. Et ce n'est pas un oubli du service protocolaire.Dès le lendemain du jour de l'indépendance, V. Zelensky a remis des prix d'État prestigieux à tous les présidents et premiers ministres qui sont venus à l'événement de « La plate-forme de Crimée ». L’absence de récompense du patriarche Bartholomée était un signe envoyé et reçu. Mais les ennuis pour le chef du Phanar ne s'arrêtent pas là.

Troisièmement, le patriarche Bartholomée n'a pas été invité à l'événement traditionnel de la "Bénédiction de l'Ukraine", qui se tient chaque année sur le territoire de Sainte-Sophie de Kiev le jour de l'indépendance. Encore une fois, selon les règles de l'étiquette diplomatique, ils se devaient de l'inviter. Le patriarche Bartholomée était arrivé en Ukraine à l'invitation du président, cet événement est de nature religieuse, Sergueï (Epiphane) Doumenko y était présent, l'arrivée du chef du Phanar a été qualifiée d'événement marquant pour le pays. Tous les arguments étaient en faveur de l’invitation de "sa sainte sainteté divine", mais il a été laissé à l'hôtel (appartements attribués). Toutefois, le plus désagréable pour le chef du Phanar n'est même pas l'absence d'invitation, mais le fait que cela ait été fait à la demande de l’Église orthodoxe ukrainienne. Le métropolite Anthony (Pakanich) de l’Église orthodoxe ukrainienne, métropolite de Boryspil et Brovary, a déclaré : « C'était la position et la condition de notre Église, dont j'ai parlé plus tôt dans mes commentaires précédents. A savoir que l'Église orthodoxe ukrainienne ne participera pas à l'événement à Sainte-Sophie si le patriarche Bartholomée est là. » Cette exigence est la seule raison de la non-participation du patriarche Bartholomée à cet événement. Et il l'a parfaitement compris. Et bien que le porte-parole de l’EOdU Ivan (Evstratiy Zorya) ait essayé de convaincre tout le monde que l'événement n'était pas organisé par le bureau du président, mais par le Conseil panukrainien des églises et des organisations religieuses, ces arguments sont pour le moins cocasses.

Quatrièmement, dans le discours du Président à l'occasion du 30e anniversaire de l'Indépendance, il n'était fait mention ni de Constantinople ni même l’EOdU. A l'époque du précédant président Porochenko, une telle ignorance aurait été inimaginable. Souvenons-nous de ses discours : là-bas l’EOdU a toujours été mentionnée comme la base de l'État. Et maintenant, P. Porochenko n'a pas été mentionné parmi les présidents de l'Ukraine aussi comme V. Ianoukovitch, renversé en février 2014 lors d'un coup d'État.

Cinquièmement, à l'exception du service dans la cour de Sainte-Sophie de Kiev, aucun événement incluant la participation du peuple n’a pas été organisé pour le patriarche Bartholomée. Plus précisément, un tel événement a été organisé par l'Union publique "Laïcs", lorsque plus de 10 000 personnes se sont réunies pour rencontrer le patriarche Bartholomée près du Parlement (Verkhovna Rada) à Kiev, mais le patriarche Bartholomée a refusé d'y participer.

A tout cela, on peut aussi ajouter l'état lamentable du projet de l’EOdU dans lequel de si grands espoirs ont été placés à ses débuts. Il n'est plus question qu'aucun des évêques de l’Église orthodoxe ukrainienne n’aille à l’EOdU, il est déjà clair qu'il n'est pas possible de transférer une partie significative des paroisses à l’EOdU, et cette organisation elle-même est hantée par une série de scandales : il y a une nouvelle scission de Filaret avec la réanimation de son «Patriarcat de Kiev », une confrontation entre deux « hiérarques » de Kharkiv de l’EOdU avec la saisie de paroisses l'une de l'autre, un scandale sexuel avec le « métropolitain » Alexander Drabinko et d'autres « choses intéressantes ». Tout cela est connu du patriarche Bartholomée, ainsi que le fait que l’EOdU a décidé de ne pas organiser de procession religieuse à part entière cette année le jour du baptême de la Russie, afin de ne pas déshonorer son petit nombre dans le contexte de la de Grande Procession de l’Église orthodoxe ukrainienne qui comptait 350 000 personnes.

Ainsi, les résultats de la visite du patriarche Bartholomée pour lui-même ne sont pas particulièrement joyeux, ce qui se voit sur son visage lors de courtes négociations d'adieu avec D. Shmygal :
Résultats de la visite du patriarche Bartholomée en Ukraine pour l'Orthodoxie

Résultats pour l'Orthodoxie

La visite en Ukraine aux yeux du monde orthodoxe a confirmé et approuvé l'agenda que le Phanar impose à ce monde. Il se compose de trois points : la reconnaissance de la suprématie du Patriarche de Constantinople, la reconnaissance de son « Église orthodoxe d’Ukraine », et l’union avec les catholiques. Ces trois éléments se sont clairement manifestés lors de la visite et chacun a pu comprendre que ces éléments n'existent pas séparément les uns des autres, ils sont tous les composants, comme on dit maintenant, d'une seule contingence. Il est impossible de reconnaître « l’Église orthodoxe d’Ukraine » phanarienne, en désaccord avec la suprématie du Phanar, et s’il on la reconnait, il est impossible de se dissocier de l'union avec les catholiques.

Le patriarche Bartholomée a de nouveau concélébré la Divine Liturgie avec des personnes qui n’ont pas de dignité de sacerdoce. L'explication de cela aux yeux du reste des Églises orthodoxes locales est simple : le sacerdoce de Sergueï (Epiphane) Dumenko et d'autres « hiérarques » de l’EOdU existe en raison du fait qu'il a été déclaré par le Patriarcat de Constantinople. Et les Églises orthodoxes locales décident elles-mêmes de reconnaître ou non une telle déclaration. Si elles le reconnaissent, alors elles reconnaissent par là que le chef du Phanar a des pouvoirs exclusifs spéciaux, ou en d'autres termes, elles le reconnaissent comme le chef de l'Orthodoxie. En fait, le patriarche Bartholomée lui-même l'a mentionné lors d'une réception à l'Académie Mohyla de Kiev, en affirmant que les Églises locales ont un chemin vers l'unité - c'est la reconnaissance de l’EOdU : «Seule la reconnaissance de l'autocéphalie ukrainienne par toutes les Églises orthodoxes, et aucune autre position ... contribuera à l'unité pan-orthodoxe ».

Le 23 août 2021, le chef du Phanar a rencontré le Conseil panukrainien des églises et des organisations religieuses. La rencontre a eu lieu à l'initiative du patriarche Bartholomée lui-même, ce qui signifie qu'il n'y a pas été initialement invité. Lors de cette réunion, le patriarche Bartholomée a déclaré que les orthodoxes et les catholiques s'efforcent de rétablir l'unité dans la communion, et a également présenté au chef de l'Église gréco-catholique ukrainienne (EGCU) Svyatoslav Shevchuk une panagia avec sa signature. En réponse, il a appelé Constantinople son « église mère » et offert au chef du Phanar un ensemble de distinctions patriarcales : une croix, un encolpion et une panagia.


Tout cela a augmenté la probabilité que l'union naissante entre le Phanar et le Vatican soit d'abord testée en Ukraine avec cet EOdU et l'EGCU.

La visite du patriarche Bartholomée à Kiev, ses actions et déclarations ont confirmé que la reconnaissance de la suprématie du Phanar, la reconnaissance de l'EOdU et le rapprochement avec Rome sont présentés dans un seul paquet. Cela signifie que les Églises orthodoxes locales devraient réfléchir non seulement à la question de la reconnaissance de l'EOdU, mais aussi aux deux autres questions de cette affaire. À notre avis, cela réduit considérablement la probabilité que la reconnaissance de l'EOdU par les Églises locales se poursuive.

SOURCE

Патриарх Константинопольский Варфоломей и члены его делегации отбыли вечером 24 августа из Киева в Стамбул. В аэропорту Борисполь их провожали митрополит Епифаний и другие иерархи ПЦУ, а также представители украинских властей.
Résultats de la visite du patriarche Bartholomée en Ukraine pour l'Orthodoxie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Septembre 2021 à 18:08 | 0 commentaire | Permalien

Saint Irénée de Lyon (+ v. 201) un homme de paix au service de l’Église
Irénée est né vers 135-145, à Smyrne (Izmir) en Asie Mineure. Il est vraisemblable qu’il quitta sa ville natale à l’adolescence pour compléter sa formation à Rome. En 177, Irénée arrive à Lyon, la capitale des Gaules. Des chrétiens de Vienne et de Lyon, prisonniers en raison des persécutions, l’invitent à transmettre un message au pape Éleuthère (175 ? - 189). Ils y expriment leur sentiment sur le montanisme, un mouvement prophétique qui commence à se répandre en Phrygie. Irénée se rend donc à Rome avec cette lettre qui est le document écrit le plus ancien de l’Église des Gaules.

Peut-être ce voyage lui épargna-t-il d’être lui-même victime de la persécution qui s’abat alors sur cette communauté chrétienne. De retour à Lyon, Irénée est nommé évêque de la cité gauloise en remplacement de l’évêque Pothin décédé des suites des mauvais traitements dont il avait été victime.

Sous le pontificat de Victor (189-198), Irénée (dont le nom signifie la paix) agit en véritable homme de paix. Alors que les communautés chrétiennes de Rome et d’Asie mineure célébraient Pâques à des dates différentes, Victor, soucieux peut-être d’éviter un retour aux pratiques juives, cherchait à imposer la coutume romaine à l’ensemble des Églises.

Mais les autres Églises résistèrent et invoquèrent le fait que leurs coutumes n’étaient pas moins vénérables que celles de Rome. Le Pape voulut les exclure de la communion mais Irénée et quelques autres évêques lui écrivent pour l’inviter à la modération.

Aucun document ne nous informe sur la mort de saint Irénée. Compte-tenu de la stature d’Irénée, il est peu probable que sa mort soit passée inaperçue s’il avait succombé au cours d’une persécution. On admet généralement qu’il est mort au tournant du deuxième et du troisième siècle.

Pourquoi Irénée a-t-il jugé bon d’exposer la prédication des apôtres ?

Le livre que saint Irénée dédie à son ami Marcien est une sorte de résumé de tout ce qu’il faut croire. Irénée souhaite que son correspondant découvre la cohérence de la foi chrétienne et que cette découverte l’amène à détruire les idées fausses que certains répandent. La visée de l’ouvrage est à la fois apologétique (au sens où Irénée veut défendre la foi chrétienne menacée par les sectes gnostiques) et catéchétique.

Dans une première partie, Irénée expose le contenu de la foi des baptisés. On l’appelle aussi : Règle de foi ou Règle de vérité. C’est la foi au Dieu qui est Père, Fils, Esprit Saint. Irénée démontre ensuite que cette foi est vraie. Il reprend toute l’histoire du salut décrite dans les Écritures, depuis la création jusqu’à la venue de Jésus, puis il expose comment le Fils de Dieu est devenu homme pour tout récapituler en lui.
Dans une seconde partie, il montre comment la Loi de Moïse et les Prophètes prouvent que le témoignage des apôtres dans l’Évangile est vrai. Le Nouveau Testament est l’accomplissement de l’Ancien Testament.

Dans son enseignement, Irénée insiste particulièrement sur plusieurs points qui font problème en raison des thèses gnostiques. Ceux-ci disent en effet qu’il y a deux dieux : celui de l’Ancien Testament, mauvais, qui est le créateur, et un autre dieu plus grand et bon, le Père. Irénée affirme le contraire, il n’y qu’un seul et même Dieu. Les gnostiques enseignent également que le Fils de Dieu n’est pas devenu vraiment homme. Mais pour Irénée, Jésus est à la fois Dieu et homme. SUITE Patristique

Saint Irénée : le geste annoncé du pape
Saint Irénée de Lyon (+ v. 201) un homme de paix au service de l’Église

Saint Irénée de Lyon, Evêque, et ses compagnons, Martyrs

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 5 Septembre 2021 à 08:25 | 1 commentaire | Permalien

Communiqué du bureau de l’archevêque du 3 septembre 2021
Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale
Patriarcat de Moscou


Le bureau de l’archevêque Jean, métropolite de Doubna vient de publier un communiqué annonçant la réception dans l’Archevêché des 6 paroisses, 3 communautés, 7 prêtres et 2 diacres du Royaume-Uni


Suite à leur demande instante et répétée ainsi qu’à leur Pétition, par économie canonique pour qu’ils puissent vivre en plénitude la grâce de l’Église orthodoxe, les 21 et 23 août dernier ont été reçus au sein de l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale les communautés et les clercs du Royaume-Uni ci-dessous mentionnés :

Prêtre Thomas COOK (paroisse de Saint-Edmund, roi et martyr, Nottingham et communauté de Saint-Birinus, Isleworth, Londres) ;

– Hiéromoine Patrick (John) RAMSEY (paroisse de Saint-Georges-le-Grand-Martyr, Eccles, Norfolk);

– Archiprêtre Andrew PHILLIPS, (paroisse Saint-Jean- de-Shangaï, Colchester, Sainte-Matrona, Wisbech, et Saint-Felix de Bourgogne, apôtre l’Est-Anglie , Felixstowe)

Archiprêtre Leonid TAULEANU (paroisse Saint-Edmond, Little Abington)

Prêtre Alexander VISAN (paroisse Saint-Jean- de-Shangaï, Colchester)

Prêtre George PETROVSKY (paroisse Notre-Dame-de-Kazan, Coventry et paroisse de Saint-Vladimir, Cheltenham)

Prêtre Ioan IANA (paroisse Saint-Jean- de-Shangaï, Colchester)

Diacre Timothy PHILLIPS (paroisse Saint-Jean- de-Shangaï, Colchester)

Diacre Sergiu SMANTANA (paroisse Saint-Jean- de-Shangaï, Colchester)

afin qu’ils puissent continuer dans la paix leur vie spirituelle, liturgique et pastorale en toute sérénité.


Paris, le 3 septembre 2021

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Septembre 2021 à 15:34 | 28 commentaires | Permalien

En quelle année a eu lieu la Dormition de la Mère de Dieu ? Elle avait 82 ans.
La date de la Dormition de la Mère de Dieu est totalement inconnue. Cependant on peut la supposer.

L’évangéliste Luc, médecin et assistant de l’apôtre Paul s’est rendu à Jérusalem aux environs de l’an 60. Selon la tradition, c’est alors qu’il y a rencontré la Mère de Dieu et, à la demande de membres de nouvelles communautés chrétiennes, réalisé trois portraits de la Vierge.

Ensuite, Luc a accompagné le prisonnier Paul jusqu’à Rome. C’est à Rome que Luc a écrit le troisième Évangile qui renferme des indications précieuses pour nous sur l’Annonciation, la Nativité et la jeunesse de Jésus. Événements qui ne sont relatés que dans l’Évangile de Luc, ce qui tend à attester que l’Évangéliste a effectivement rencontré la Mère de Dieu, car c’est d’Elle seulement qu’il ne pouvait détenir tous ces détails.

Après son Évangile, Luc écrit les Actes des apôtres. Le dernier événement décrit dans cet ouvrage est l’arrivée de Paul à Rome en 62 à peu près. Mais il n’y est fait aucune allusion à la Dormition de la Mère de Dieu. Ce qui ne peut s’expliquer que par le fait que la Mère de Dieu vit encore à Jérusalem parmi la population juive hostile.

En 64 débutent les terribles persécutions de Néron au cours desquelles Pierre et Paul périssent en martyrs. Or nous sommes assurés par la Tradition que les deux éminents apôtres ont assisté (en chair et en os, bien sûr) aux funérailles de la Mère de Dieu.

On peut donc considérer, avec un maximum de vraisemblance, que la Dormition de la Mère de Dieu a eu lieu en l’an 63. Elle avait alors quatre-vingt-deux ans. À la veille des terribles répressions néroniennes, notre Seigneur a recueilli Sa Mère Immaculée aux Cieux, à la droite de Son Trône où perpétuellement Elle intercède pour les chrétiens.

Evgueniy Abdullaev
28 août 2020.

Traduction PO
В КАКОМ ГОДУ СОВЕРШИЛОСЬ УСПЕНИЕ БОГОРОДИЦЫ?
En quelle année a eu lieu la Dormition de la Mère de Dieu ? Elle avait 82 ans.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Septembre 2021 à 16:59 | 0 commentaire | Permalien

Septembre 2021 Programme culturel du CSCOR
Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Nous sommes heureux de vous présenter
le programme culturel du CSCOR pour le mois de septembre.

Pour vous inscrire, veuillez envoyer un courriel à cscor@ambrussie.fr
en précisant le titre de l’évènement et le nombre de places à réserver.

D’autres éventuelles activités au Centre, non énumérées dans ce programme, seront annoncées par des messages ponctuels.

Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe

1 Quai Branly
75007 Paris France​
сscor@ambrussie.fr

Septembre 2021 Programme culturel du CSCOR

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Septembre 2021 à 16:51 | 0 commentaire | Permalien

L’église orthodoxe russe de Genève: Le grand chantier de rénovation!
Pierre-Henri Badel et photos © Magali Girardin

L’église russe compte parmi les édifices religieux les plus flamboyants de Genève. En 2014, elle a fêté les 150 ans du début des travaux de sa construction à l’emplacement de ce qu’étaient auparavant les fortifications de la ville, qui venaient d’être démolies.

Dans la foulée de la révolution de 1846 et de la modernisation de son urbanisme, le gouvernement genevois adopte la liberté de culte en 1847, puis accorde aux différentes religions actives en ville de Genève des parcelles de terrains situées à l’emplacement de l’ancien carcan que constituaient les ouvrages de défense de la ville. L’Église catholique lance la construction de Notre-Dame à Cornavin en 1852, l’Église anglicane à la rue du Mont-Blanc en 1853, un temple maçonnique au boulevard Georges-Favon en 1858 et finalement l’église consacrée à la religion orthodoxe russe en 1864 à l’actuelle rue Rodolphe-Toepffer, sur le plateau de Champel, dans le quartier des Tranchées, alors exempt de tout autre bâtiment.

Une collaboration internationale qui porte ses fruits

Achevée en 1866, l’église vint remplacer un précédent lieu de culte installé en 1854 dans une villa des Eaux-Vives (la villa Jargonnant, démolie depuis pour y ériger l’école des Eaux-Vives). Celle-ci s’avéra assez vite trop exigüe pour contenir toute la communauté. Son orientation sur le plateau des Tranchées (premier quartier résidentiel de Genève) servit ensuite de repère lors de la construction de tous les autres bâtiments qui y furent construits ultérieurement selon la même trame et un alignement identique. Perchée aux premières loges sur le plateau des Tranchées, avec vue sur la rade et le jet d’eau, l’église s’impose au regard des badauds loin à la ronde, en dépit de sa taille relativement modeste.

La direction du projet de construction de l’église russe est assurée par David Ivanovitch Grimm, architecte russe d’origine allemande et professeur d’architecture à l’Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg. La supervision du chantier est confiée quant à elle au célèbre architecte genevois Jean-Pierre Guillebaud, des artisans locaux se chargeant de sa réalisation. Les travaux de construction s’achèvent en septembre 1866, sans aucune aide financière du gouvernement russe et l’église est consacrée le même mois.

Les premières opérations d’agrandissement et de restauration

Un bâtiment aussi imposant nécessite toujours des travaux d’entretien et de rénovation importants. D’autant plus que dans une église, l’utilisation temporaire de tels volumes engendre des variations de chaleur et d’humidité qui sont très contraignantes quand il s’agit de chauffer et de refroidir les différentes pièces du bâtiment. En 1913, afin d’éviter que les dégradations n’interviennent trop profondément au cœur du bâtiment, il a fallu redorer les coupoles et reprendre les ferronneries ornementales sur la coupole nord.

En 1916, à l’occasion du 50e anniversaire de la construction de l’église que l’on dénommait désormais la cathédrale de l’Exaltation de la Sainte et Vivifiante Croix, l’idée d’ériger un campanile comme cela était prévu dans le plan initial de l’architecte Grimm revient sur le tapis. Le coût élevé que cela présentait imposa d’y renoncer une nouvelle fois. Plutôt que d’ajouter un beffroi sur le côté du bâtiment existant, la décision fut prise d’avancer le mur d’entrée en encorbellement du côté ouest de manière à pouvoir accoler un clocher au-dessus du porche central. Cela permettrait dans un même temps d’agrandir la nef de l’église. Cet élargissement des fondations fut assuré par des piliers ronds et pierres de Seyssel et des éléments en béton ayant l’apparence de blocs de pierre recouverts d’une peinture minérale pour combler les parties vides. C’est également à cette période que l’église reçoit son neuvième bulbe, ce qui la propulse au rang d’ordre des anges. Des travaux de rénovation sur des peintures sont simultanément entrepris à l’intérieur de l’édifice.
L’église orthodoxe russe de Genève: Le grand chantier de rénovation!

La restauration de 1966 et le classement de 1979

En vue de fêter dignement le centenaire de l’église en 1966, d’importants travaux d’entretien s’avèrent nécessaires pour redonner tout son lustre à l’ouvrage. Il s’agit de remplacer le toit de l’édifice, de nettoyer la peinture des façades et de redorer les coupoles. La suie et la poussière déposées sur les peintures doivent être impérativement extirpées des décors intérieurs. Mais toutes ces interventions ne peuvent malheureusement pas être réalisées faute de financement à leur mesure, en dépit de toutes les recherches de fonds et autres implications des paroissiens.

Une bouffée d’air frais arrive 13 ans plus tard lorsque le Conseil d’État de Genève décide de classer l’église russe édifice religieux historique et esthétique. Si cette distinction est un honneur, elle garantit surtout l’obtention d’un soutien financier de poids. Les travaux de restauration peuvent dès lors reprendre grâce à des subventions publiques accordées pour ce chantier entre 1983 et 1989.

Le dernier grand chantier de rénovation

La dernière grande restauration, qui devait s’étendre initialement de 2016 à 2017, s’est déroulée en deux étapes. En 2014 pourtant, il a fallu lancer d’urgence une campagne préliminaire pour préserver l’étanchéité des toitures afin d’éviter que l’eau pénètre à l’intérieur de l’édifice et provoque des dommages irréversibles sur les fresques et les peintures avant leur rénovation.

La partie supérieure des bulbes réalisés en cuivre a pu être sauvegardée, alors que leur embase a dû être remplacée, tout comme les fûts qui soutenaient les coupoles ainsi qu’un certain nombre de tuiles.

Une fois éliminées les causes possibles de dégradation des parties intérieures, le chantier de restauration proprement dit a pu commencer. Il portait sur une bonne partie des peintures et fresques qui se trouvaient dans un état de détérioration déjà plus ou moins avancé et sur les endroits où des interventions faites hâtivement et partiellement en 1966 se sont avérées malencontreuses. Censée protéger les décors, la couche de vernis vinylique les faisait en réalité disparaître. Parallèlement, c’est la technique de décoration réversible utilisée en 1916 qui a dès alors été adoptée. Au total, pas moins de 1,8 million de francs ont été consacrés à la restauration des peintures
de l’église.
L’église orthodoxe russe de Genève: Le grand chantier de rénovation!

En quête d’un confort accru

Un système plus efficace et mieux adapté a été retenu pour améliorer le chauffage de l’église. Le lieu de culte peut en effet accueillir jusqu’à 300 personnes lors de grandes occasions. C’est ce chantier qui est encore visible de nos jours à l’arrière de l’édifice. Il consiste à excaver tout le jardin se trouvant à l’arrière de l’église et une partie sous celle-ci. C’est cette cavité qui abritera la nouvelle pompe à chaleur. Elle permettra de décupler le flux d’air chaud, celui-ci passant de 600 à 6000 mètres cubes par heure. Les bouches d’expulsion de l’air seront aussi déplacées au sein de l’édifice. Au lieu de rejeter l’air directement au pied des murs, elles seront situées plus près de son centre pour éviter que le flux lèche les peintures et les détériore inéluctablement au fil des ans.
L’église orthodoxe russe de Genève: Le grand chantier de rénovation!

FRANÇOIS MOSER, PRÉSIDENT DU BUREAU DE L’ASSOCIATION DE LA SOCIÉTÉ DE L’ÉGLISE RUSSE

Créée en 1920, la Société de l’église russe (SER) a alors pour objectif de protéger la cathédrale de l’Exaltation de la Sainte et Vivifiante Croix des velléités de l’Union soviétique et de la Russie de récupérer les bâtiments religieux construits en Occident avant la révolution. François Moser accepta de faire partie du comité de la SER, puis en devint président. L’édifice orthodoxe accueille de nombreux fidèles en raison de la magnificence de son architecture.

Nombreux sont les Russes qui émigrèrent à Genève à compter de 1917, au moment de la révolution bolchévique, mais c’est surtout depuis 1990 et la chute du mur de Berlin, qu’une communauté importante de Russes acheva son périple à Genève et se rendit avec ferveur à l’église russe de Genève pour s’y recueillir. « La cité de Calvin a accueilli avec enthousiasme jusqu’à 6000 familles russes qui constituèrent dès lors une importante diaspora », note à ce sujet François Moser.

L’église est aussi très prisée pour les concerts qui s’y donnent. C’est en particulier sous l’impulsion de Wladimir Diakoff et de sa famille que ce lieu de culte servit pendant de nombreuses années de cadre à l’expression artistique des paroissiens et des passionnés de musique chorale russe.

Aujourd’hui, la communauté de l’église est constituée à une très forte majorité de citoyennes et citoyens russes affiliés à l’Église du patriarcat de Moscou. Responsable du financement des travaux de rénovation de l’église, François Moser est satisfait de savoir que les moyens financiers actuellement disponibles lui permettront de réaliser et d’achever les importants travaux de rénovation et de restauration de l’édifice. Les subventions accordées par la Confédération, le Canton et la Ville ainsi que par des entreprises et fondations genevoises garantissent en effet leur financement jusqu’à la fin des travaux en cours.
L’église orthodoxe russe de Genève: Le grand chantier de rénovation!

PAUL TZVETKOFF, ARCHIPRÊTRE DE LA CATHÉDRALE

Né en France où il a fait ses études, l’archiprêtre Paul Tzvetkoff a achevé sa formation en théologie à Munich avant d’être ordonné prêtre en 1973 et de s’établir dans la banlieue genevoise. Bien qu’ayant atteint aujourd’hui l’âge de la retraite, il continue d’officier au service de la communauté orthodoxe russe de Genève et de son église. Celui que tout le monde appelle ici Père Paul se fait un plaisir de nous faire visiter tous les recoins de l’édifice dont la beauté des lieux est impressionnante.

À peine entré dans ce lieu de culte, on est frappé par la richesse du décor peint sur les murs et le dôme principal. Dans la tradition orthodoxe, l’autel se trouve protégé par trois portes principales. Avec ses deux vantaux enluminés, la porte centrale, dite « royale », derrière laquelle seuls les hommes d’Église ont le droit d’accéder, est imposante. La richesse iconographique qui orne le décor des murs, colonnades, sols et dômes que nous découvrons en compagnie du père Paul est époustouflante, d’autant plus que, depuis la dernière campagne de restauration, les peintures et enluminures ont été assainies et expurgées des poussières et salissures accumulées au fil des ans.

Lorsque l’on pénètre dans le sous-sol de l’église, on tombe sur une salle faisant office de bibliothèque contenant plusieurs centaines d’ouvrages principalement écrits en russe, mais pouvant aussi servir de salle de réunion et accueillir des groupes de fidèles lors de fêtes. Une sortie de secours a aussi été percée au travers des épaisses fondations de l’église pour des raisons de sécurité dans l’édifice.

Père Paul reconnaît avoir passé de bons moments à Genève. Il déplore cependant que les réformes engagées par Mikhaïl Gorbatchev, lorsqu’il était président de l’URSS, aient coïncidé avec un changement de mentalité des nouveaux fidèles de l’église russe de Genève. SUITE
L’église orthodoxe russe de Genève: Le grand chantier de rénovation!

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Septembre 2021 à 16:16 | 0 commentaire | Permalien

Saints Flor et son frère jumeau Laure
Saint Flor et son frère jumeau Laure vécurent sous le règne d'Hadrien (117-138).

Ils exerçaient la profession de tailleurs de pierre, qu'ils avaient apprise à Byzance des Saints Patrocle et Maxime. Recevant aussi de leurs maîtres les semences de la piété, ils mettaient leur art au service de Dieu, et quand ils taillaient les pierres pour leur donner forme et grâce, ils avaient conscience qu'ils travaillaient en fait sur leur âme, pour la dégrossir de ses passions et la faire resplendir de la ressemblance divine par les saintes vertus.

Lorsque leurs maîtres Patrocle et Maxime eurent subi le martyre, ils quittèrent Byzance et allèrent s'installer dans la ville d'Ulpiana en Dardanie (province d'Illyrie). Arrivés là, ils demandèrent au gouverneur Lykôn l'autorisation d'exploiter des carrières et d'en extraire des pierres aptes à être sculptées.

Ayant acquis une bonne réputation par leur travail, ils furent convoqués par Licinius, fils de l'impératrice, qui leur confia une importante somme d'argent pour construire un temple en l'honneur des idoles, dont il avait lui-même tracé les plans.

Saints Flor et son frère jumeau Laure
Les Saints feignirent d'accepter la proposition, mais ils distribuèrent aussitôt l'argent aux pauvres. Passant leurs nuits en prière, ils travaillaient durant le jour à la construction du temple, aidés par un Ange envoyé par Dieu et par un prêtre des idoles, Mérentios (ou Alexandre), dont le fils, blessé à l'oeil par un fragment de pierre, avait été guéri par les Saints. Le travail put ainsi être rapidement achevé et l'on installa à l'intérieur du temple les statues des dieux.

Les Saints rassemblèrent alors de nuit les pauvres qui avaient profité de leurs bienfaits et, tous ensemble, ils attachèrent des cordes aux statues et les renversèrent. Puis, ayant purifié le temple, ils le transformèrent en une église du Christ SUITE Calendrier.egliseorthodoxe
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В Минее за август сказано, что на Руси святых мучеников Флора и Лавра почитают как покровителей домашнего скота. Это почитание возникло еще в древние времена, и по всей Русской земле торжественно праздновался день памяти этих святых.

По устному преданию, сохранившемуся в Новгородской земле, с открытием мощей святых мучеников Флора и Лавра прекратился падеж скота. Тогда и началось почитание святых как покровителей лошадей. Это почитание, возможно, пришло на Русь с Балкан — родины святых братьев. Именно там возникло предание о том, что мученики Флор и Лавр были обучены Архангелом Михаилом искусству управлять лошадьми. В древних иконописных подлинниках Руси дается наставление, что святые Флор и Лавр должны быть написаны с конями, которым они покровительствуют. И до сего дня во многих храмах и музеях России сохранились прекрасные иконы святых Флора и Лавра с изображением лошадей. Наибольшее распространение получил сюжет «Чудо о Флоре и Лавре».

PRAVOSLAVIE. RU

Rédigé par l'équipe rédaction le 31 Août 2021 à 15:46 | -1 commentaire | Permalien

"La Mère de Dieu s'est endormie, la Pâque d'été"...
Archiprêtre Alexander A. Winogradsky Frenkel

In Hebrew, it is quite special to express the “mystery of the Dormition” of the Most Holy Virgin and Theotokos Mary. The word that is often used makes sense in many ways: “Dormitzion/דורמיציון “. of course, it sounds a bit too close to Latin “Dormitio”. But in Hebrew “hirdim/nirdem = הרדיםנרדם = to cause to fall asleep and to fall asleep”; in fact, the root is relating to “y-r-d/ירד = to fall” as in the name of the Jordan River, Yarden/ירדן . All creatures, except in case of illness, go through the process of falling asleep. Life is partly a sleep, not the kind of dreamy thing that at times make the human beings speculate on “day sleep” or “sleeping being awaken”.

There is a special move that is beyond human will and control and the living creatures that exist on earth fall asleep. Some tales insist on the possibility to wake up from a sleep after a long period. Usually we sleep some hours and get a refresh. Some people would claim that they do not need to sleep much as if it were a competition. But this has nothing to do with any competition and this is one of the matters that escape to our own desires. Modern times have invented “non-sleeping pills”. Then, scientists or entrepreneurship champions involved in a rushing and crushing race over time and space would think they save or gain time.

God does not count our minutes and days the way we may do. Time and duration vary from countries to cultures and educational systems. The Sumerian civilization has introduced the continental nations to the value of life schedules based on Lunar calendars as the Jews and the Muslims continue to measure the months.

There are very strict lunar calculations because the Moon births, is born, grows, comes to fulfillment and then decreases and disappears each month according to the same process. This is considered as a miracle – seemingly a simple one – but still something exceptional that shows evidence to God’s trsutworthiness and faithfulness. History, life and sleep, brightness and “shinelessness” does not contradict the reality of a time and a space that expands. We hardly feel this.

Then, “Dormitzion/דורמיציון ” sounds like a tricky way to geet to some christened form. In the old Indo-European languages “drem-” “to sleep” (cf. Old Slavic “dremati” “to sleep, doze, stumble around” Greek edrathon/εδραθον “I slept,” and Sanskrit “drati” = “he sleeps”.

The English word “sleep” is connected with Indo-European “slebs-“ that developed in many tongues before it reached the British Isles… German Schlafen, Dutch slaap/slapen, Lithuanian “silpnas = to be weak” and quite close to Slavic and Russian “slabyi/slabu = weakened, weak”. It is the same move that is to be found in the Semitic tongues as mentioned before: to fall, lose power and energy. In that sense, Latin “somnus” comparable to Greek “Hypnos/υπνος” tends to indicate that “Assumption” may not be an ascending move, to begin with, but a repose, a fall and Old English has quite early shown that the word can be used for “killing animals”. The East and the West are thus on the same line and explain the same reality that sleeping in or sleeping is an action that “gives a break, a rest, “se reposer” in French. “Spat’/spati-спать” in Russian and the Slavic languages includes the same features.

Last but not least, contrary to Hebrew that considers that “sexual intercourse is an awakening activity”, Old English used the word for “having a sexual act” and the expression got into most of the languages of our cultures. It is a paradox.

“Dormitzion” also recalls the Jewish blessing that is at the root of the Orthodox Paschal troparion or chanting “and to those lying in the graves He gave life”. The Jewish blessing is “You/Who with confidence revives (resurrect) those who sleep in the dust (i.e. cf. of Hebron, the cave of the Patriarchs)/מקים באמונתו לישני עפר “. The Hebrew word refers to a change (shana/שנה ), a portion (of life or destiny, being in such a shape or in another) and to sleep (sheina/שינה ). This is why it is so interesting and important that the Assyrian and Syrian Orthodox traditions have maintained the word “shunaya/shunoyo/שוניא – ܫܘܓܝܐ , i.e. the “in-sleeping to define what happened to Mary, Mother of Jesus and thus brought her not to die, but to a rest and the faith of the Church is that she resurrected as the cyclic process initiated by the birth of her Son and his resurrection. This is of course the meaning of the Slavic name of the feast “Uspenie/Успение”.

Adam had slept unwillingly because he had no companion; he woke to life with Eve, the woman. Here, in this Summer Resurrection/Pascha, Mary passed from life to rest and full rebirth in the arms of her Son. This sleep does not lead to corruption, but to a final revival. This is why, three days before the feast, in Jerusalem, the Orthodox clergy take the epitaphios/the linen on the grave with the image of the Lady and brings it in process to Gat Shemani, the Garden of Olives where she supposedly has reposed.

“Dormitzion” in Hebrew also has “Zion”, the place that is at the very heart of the history of redemption. There cannot be any kind of competition whether to know or determine who is the first or the last in such a place. Zion is at the core of the Jewish vocation that calls all to salvation. Of course the word is then a part of the usual Semitic ending of Hebrew words. it sounds like the Latin “Dormitio”, but this is just by some coincidence.

The Aramaic word “shunaya/shunoyo” is strong and meaningful. It also shows that the ancient tradition of the Church did relate the passing aways of the Virgin Mary with a “repose, a sleep, a sleeping-in” as it happened for those who still sleep in the dust (of Hebron, at the Cave of Machpelah). The sign shows no belonging, property; God gives and God takes and has taken to show that in the heat of Summer Easter is the sign of resurrection that transfigurates death and despair.

One thing should be taken into account. This history of redemption is a full part of a special civilization of salvation, geographically persistent and significant. The first man who walked on the Moon has just passed away. Neil Amstrong is the first man who could contemplate our planet and “common, basic, usual” world from “outside” and just for a few days. His co-astronaut Presbyterian faithful Buzz Aldrin had symbolically brought a chalice and “communicated” himself on the Moon. whatever split and theological problems involved by such an act that is not linked to real and canonically recognized celebration by the Orthodox Church – and the Catholic one as well – is gave a real spiritual touch to this first penetration of the human beings outside of our planet, with a “somehow sacramental” aspect that is very important to take into consideration.

The Universe, and the Lord Father is the King of the Universe, is immense. It gave the seeds of redemption in a special place on Earth; it is almost Spring time in the Southern Hemisphere and they did not directly “participate” in the most expanding destiny of human bringing-in the reality of such events. This should us to humble ourselves. Redemption and sleeping-in in the expectations of the (Second) Coming also deals with the whole of the universe as we still do not understand or know it. This concerns billions and billions of galaxies and planets. It is a huge Mystery of Faith, also a great sign of what we demand when we expect Love and hope.

Abbaa.blog The Lady Fell asleep in the Summer Pascha

"La Mère de Dieu s'est endormie, la Pâque d'été"...

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2021 à 09:00 | 0 commentaire | Permalien

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
LA CATHÉDRALE RUSSE DE LA SAINTE-TRINITÉ est ouverte pour des visites chaque jour du mardi au vendredi de 15h00 à 19h00 et samedi, dimanche: de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 19h00

Chaque jour : Divine Liturgie à 10h et Vigiles /office du soir/ à 18h
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La librairie et la boutique du Centre spirituel et culturel sont très bien fournies. Vous trouverez un grand choix de livres de prière et d’histoire, de cartes postales, de calendriers, de publications pour enfants.

Beaucoup de titres en russe comme en français, un rayon est consacré aux ouvrages pour enfants, également dans les deux langues.

Les visiteurs trouveront des icônes sur bois et sur métal, des croix pectorales et de baptême. Souvenirs traditionnels russes. Cierges, prosphores, encens et chapelets. CD et DVD. Clochettes et objets en porcelaine. Livres d’art.

Une brochure en français, et récemment en anglais parue, consacrée à l’histoire de la construction du Centre.

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
Accueil chaleureux. Vous trouverez également les horaires des offices et le programme du Centre culturel. Possibilité de visites guidées.

Pour nous trouver: Adresse 1 quai Branly – 75007 Paris. Transport RER : Pont de l’Alma – Musée du quai Branly
Metro : Alma – Marceau, ligne 9
Bus : 42, 63, 72, 80, 92.

PHOTOS pour "PO" Daniel Naberejnyl9o

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
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La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
« Un coin de Russie à Sainte-Geneviève-Des-Bois » édité en français et russe.

Cette nouvelle édition de 166 pages, tout en conservant la même structure que celle de l’année 2008, contient plus de 200 nouveaux noms sur les 266 personnalités figurant dans cet ouvrage, dont une quarantaine de personnages incontournables issus du premier livre comme Rudolph Noureev, Andreï Tarkovski, Ivan Bounine, Félix Youssoupov, Zinaïde Sérébriakova.

Jean-Pierre Lamotte, auteur du livre « Un coin de Russie à Sainte-Geneviève-des-Bois », membre de l’association « Les amis de l’histoire de Sainte-Geneviève-des-Bois et ses environs ». La nécropole de Sainte-Geneviève-des-Bois aujourd’hui Et la première, la plus importante vidéo de la Visioconférence

On trouve aussi dans cette publication à la rubrique des “militaires” un document exceptionnel et jamais publié : la liste de près de 200 marins inhumés dans ce cimetière, du grade d’amiral à celui de simple matelot.

L’iconographie de cette édition est beaucoup plus riche que celle de la version précédente et contient des documents inédits prêtés par les familles de certains personnages.


La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris

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La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
La présentation du livre de Xénia Krivochéine « Des bulbes d’or dans le ciel de Paris » Cet événement a marqué le début des solennités à l’occasion du troisième anniversaire de la dédicace par Sa Sainteté Cyrille de la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris. Le livre se fonde sur des photos et des textes puisés dans les archives

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
La version française du livre de Xénia Krivochéine sur l'église orthodoxe Sainte-Trinité à Paris «Des bulbes d'or dans le ciel de Paris» (traduction - Gilles-Marc Fougeron). La lecture de ce livre vous éclairera sur les origines et la construction de l'église Sainte-Trinité sur le quai Branly à Paris, et vous fera aussi connaître la vie et le destin de nombreux Russes qui ont dû quitter leur patrie, comment en terre étrangère ils ont créé des églises, respecté leurs traditions, préservé leur langue et leur foi. La France et la Russie sont liées par des événements historiques, culturels et politiques. Depuis le règne de Pierre le Grand, de célèbres prélats, musiciens, artistes, hommes politiques, philosophes ou architectes ont laissé une trace indélébile dans l'histoire de nos deux pays. Les bulbes d'or, à côté de la tour Eiffel, complètent, on ne peut mieux, ces liens et la cathédrale, qui s'inscrit maintenant dans la perspective de la Seine, est devenue un nouveau symbole de Paris. Facilitez vos achats sur AMAZON

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Août 2021 à 12:10 | Permalien

Dormition ou Assomption?
L'origine de la fête

Les premières mentions connus au sujet de célébrations de la Vierge Marie apparaissent au V-ème siècle au cours duquel se tint le troisième concile œcuménique (Ephèse, 351), qui établit la doctrine mariale de la chrétienté. Les premières célébration sont eu lieu à Jérusalem le 13 Août et ne mentionnaient pas spécifiquement la Dormition –c'était une fête en l'honneur de Marie, instrument de l'incarnation (Theotokos) et Mère de Dieu. L'empereur romain d'Orient Maurice (539 - 27 novembre602)) fixe la fête de la Dormition à la date du 15 août, probablement pour commémorer la consécration de l'église de la Panagia (la toute sainte) à l'emplacement de sa tombe à Gethsémani.

Chez les Orthodoxes la fête de la Dormition est précédée par les deux semaines du carême de la Dormition, instauréau VIIème siècle et précisé au X-ème sièclel; les Catholiques ne le suivent plus et, comme la majorité des Orthodoxes* suit le calendrier julien, ce carême commence pour eux le 14 août du calendrier civil…

* Il s'agit des Églises de Russie, Serbie, Géorgie et Jérusalem ainsi que des monastères du Mont Athos et du Sinaï, qui constituent de 70 à 80% des 250-300 million d'Orthodoxes du monde

Dormition ou Assomption?
Dormition et Assomption

Les orthodoxes et les catholiques commémorent la fin de la vie terrestre de la Vierge Marie de façon similaire, puisque les bases du rite et de la doctrine sont communes.Cependant, si la Dormition orthodoxe et l'Assomption catholique marquent le même évènement,les doctrine ssous-jacentes ne sont pas identiques.

- L'église orthodoxe enseigne que Marie est morte d'une mort naturelle, comme tout être humain; que son âme a été reçue par le Christ à sa mort (voir les icône de la Dormition oz l'on voit le Christ recevant l'âme de sa mère représentée comme un nouveau-né, puisque la mort, pour les Orthodoxes, est une "naissance au ciel") et que son corps a été ressuscité le troisième jour après son repos et emporté au paradis.

- Le dogme catholique n'est pas très différent: « …Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la gloire céleste. » (Pape Pie XII, Constitution dogmatique "Munificentissimus Deus", § 44, 1er novembre 1950.)Par la suite, la constitution dogmatique Lumen gentium du concile Vatican II de 1964 a énoncé (§ 59): « Enfin, la Vierge Immaculée, préservée de toute tache de la faute originelle, au terme de sa vie terrestre, fut élevée à la gloire du ciel en son âme et en son corps et elle fut exaltée par le Seigneur comme Reine de l'univers afin de ressembler plus parfaitement à son Fils, Seigneur des seigneurs et vainqueur du péché et de la mort. »

Dormition ou Assomption?
Toutefois le pape Benoît XVI a rappelé que la Dormition précédait l'Assomption pour les catholiques (Angelus du 15 août 2008).

"La différence est d'abord sémantique", explique le théologien orthodoxe français Olivier Clément (1921-2009). Le terme passif d'Assomption traduit l'idée que la Vierge Marie ne s'élève pas d'elle-même au ciel mais qu'elle y est élevée, "assumée". La tradition orthodoxe, elle, insiste sur la douceur de la mort de Marie, tel un endormissement. D'où ce terme de "Dormition".

"Un terme qui peut être appliqué à n'importe qui", précise le théologien. Les orthodoxes ne font pas de la Dormition un dogme, mais personne ne la remet en cause. La différence entre Dormition et Assomption est aussi théologique, les orthodoxes refusant le dogme de l'Immaculée Conception sur lequel se base en partie l'Assomption. "Chez les catholiques, Marie est immaculée par sa conception et sa naissance ; chez les orthodoxes, elle l'est parce que sa vie a correspondu à sa vocation."

V.Golovanow
Source: Ioanna Zikakou,

Dormition ou Assomption?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Août 2021 à 09:48 | 14 commentaires | Permalien

UN MOLEBENE LE 5 SEPTEMBRE 2021 à 15H30 A, NANTERRE
Avec la bénédiction de Son Éminence Antoine, métropolite de Chersonèse et d'Europe occidentale Patriarcat de Moscou

Le diocèse de Chersonèse célèbrera
UN MOLEBENE DIMANCHE, LE 5 SEPTEMBRE 2021 à 15H30 A NANTERRE

Auprès des reliques de la Sainte patronne de la ville de Paris, Sainte Géneviève, née à Nanterre.

En souvenir affectueux du fondateur et directeur du Centre de pèlerinage, le prêtre Nicholas Nikichine, décédé le 18 avril 2021.

Depuis plus de 1.500 ans, Paris est sous la protection de sainte Geneviève qui, par ses prières et son courage, a sauvé plusieurs fois la capitale de la pandémie, de la famine et de la destruction.

En cette période difficile pour nous tous, les orthodoxes ont la possibilité de se recueillir et de prier devant ses reliques dans la cathédrale de Nanterre.


Renseignements : Inna Bocharova - 06 50 64 01 26
Centre de pèlerinage : 5 rue Petel, Paris 75015
Service diocésain des pèlerinages PALOMNIK.
..............................................
Adresse :

Cathédrale Sainte-Geneviève

28, rue de l'Eglise

92000 Nanterre

Comment venir :

RER А / STATION NANTERRE-VILLE

Sortie N°3 - Rue Maurice Thorez, ensuite descendre la rue Maurice Thorez
UN MOLEBENE LE 5 SEPTEMBRE 2021 à 15H30 A, NANTERRE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Août 2021 à 06:43 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarche Bartholomée s'est exprimé à Kiev il a accusé plusieurs Églises orthodoxes locales
Le responsable du Phanar a nommé la véritable raison de son intervention en Ukraine, c’est à dire le refus de l'Église orthodoxe russe de se présenter au concile crétois et de reconnaître son statut ...

Le patriarche Bartholomée de Constantinople, lors d'une visite à Kiev à l'invitation des schismatiques ukrainiens, a de nouveau exprimé ses revendications à l’égard des Églises orthodoxes d'Antioche, de Bulgarie, de Géorgie et de Russie pour leur refus de participer au Concile crétois, et donc, en fait, a révélé la vraie raison d'une intervention aussi brutale et inattendue de l'Ukraine, le Phanar souhaite se venger de Moscou pour son refus de comparaître au Conseil.


Au cours du dîner officiel qui a suivi la liturgie, qu'il a célébrée en plein air dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev, avec le responsable des schismatiques ukrainiens Epiphane Doumenko, le patriarche Bartholomée a porté des accusations contre d'autres Églises orthodoxes locales qui ont refusé de se rendre la Cathédrale crétoise et de reconnaître des droits spéciaux aux responsable du Phanar dans l’ensemble du monde orthodoxe. Le texte de son discours est cité par le portail grec Orthodoxtimes :

« Peut-être que quelqu'un dira : « aujourd'hui était le jour où Bartholomée a de nouveau parlé de ses privilèges et de ses droits. » Nous en parlons parce que certaines personnes les oublient ou veulent les oublier. Nous leur rappelons que l'Église Mère elle-même n'a pas reçu les privilèges et les droits du Siège de l'Église Mère, mais qu'ils ont été accordés par les Conciles œcuméniques. Sans eux, dis-je, l'orthodoxie ne survivrait pas.

Nous serons une famille brisée. Nous ne serons même pas une famille. Nous deviendrons un groupe sans foi ni loi. Quand les orthodoxes vont se rencontrer et discuter de leurs problèmes, parce qu'ils ont des problèmes, ils ont des visions, ils doivent avoir des plans et des visions pour l'avenir de l'orthodoxie, qui les rassemblera, qui présidera et dirigera les discussions ?

Ils voulaient saper et discréditer le Saint et Grand Concile de Crète, que nous avons tous décidé de convoquer ensemble jusqu'au dernier moment. Par la grâce de Dieu et grâce à la puissance du Saint-Esprit, le Saint et Grand Concile de l'Église orthodoxe a eu lieu. Et ceux qui sont exposés et déshonorés sont ceux qui ne sont pas venus, qui ont essayé de le saper et de l'annuler.
"

C'est le message principal de la visite du patriarche Bartholomée à l'Église orthodoxe ukrainienne, qu'il avait auparavant reconnue et qualifiée de canonique, et maintenant il ne veut plus rien savoir à ce sujet. Arrivé à Kiev, malgré les protestations des fidèles de l'Église canonique, le chef du Phanar fait comprendre aux Églises orthodoxes locales que si elles ne reconnaissent pas ses privilèges particuliers dans le monde orthodoxe, cela peut être suivi des démarches de Constantinople en vue de les reconnaître schismatiques.

Глава Фанара по сути назвал истинную причину своего грубого вторжения на Украину — отказ Русской Православной Церкви явиться на Критский собор и признать его особые привилегии…
Le patriarche Bartholomée s'est exprimé à Kiev il a accusé plusieurs Églises orthodoxes locales

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Août 2021 à 17:11 | 14 commentaires | Permalien

Le patriarche Bartholomée n'était pas présent aux célébrations à Sainte-Sophie de Kiev à l'occasion du 30e anniversaire de l'indépendance de l'Ukraine
Le métropolite de Kiev et de toute l'Ukraine Onuphre a participé mardi à l'action "Bénédiction de l'Ukraine", qui se déroule traditionnellement à la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev le jour de l'indépendance de l'Ukraine.

Dans le même temps, le patriarche Bartholomée de Constantinople, qui est en visite à Kiev ces jours-ci à l'invitation du président Vladimir Zelensky, n'était pas à la célébration, a déclaré le métropolite Antoine (Pakanich), primat de l'Église orthodoxe ukrainienne sur sa page Facebook.

"C'était la position et la condition de notre Église", a-t-il noté. "À savoir, que l'Église orthodoxe ukrainienne ne participera pas à l'événement à Sainte-Sophie si le patriarche Bartholomée est là. Nous avons porté cette position à l'attention du Conseil pan-ukrainien des églises et des organisations religieuses, qui a agi en tant qu'organisateur de cet événement et de l'État. »

"Nous sommes reconnaissants qu'ils nous aient entendus. Les invités vont et viennent, mais nous vivons ici. Et nous voulons vivre dans la paix intérieure et la compréhension mutuelle", a conclu le métropolite.

Moscou. 24 août. INTERFAX Патриарх Варфоломей не присутствовал на торжествах в Софии Киевской по случаю 30-летия независимости Украины

Каноническая Украинская православная церковь (УПЦ) поблагодарила Всеукраинский совет церквей и религиозных организаций и власти страны за то, что патриарх Константинопольский Варфоломей не присутствовал в храме Святой Софии на "Благословении Украины" в День независимости страны.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Août 2021 à 16:17 | 0 commentaire | Permalien

Environ 500 laïcs prient devant la résidence du patriarche Bartholomée de Constantinople à Kiev, tenant dans leurs mains des portraits du responsable de l ‘EOU (PM) avec des inscriptions en anglais et en ukrainien "Notre primat est le métropolite Onuphre"

Selon les médias ukrainiens, leur objectif est de rencontrer le patriarche Bartholomée pour lui faire part de la situation réelle de l'orthodoxie ukrainienne qui s'est établie après l'octroi du Tomos à l'Église orthodoxe d'Ukraine, créée fin 2018 sur la base de deux églises ukrainiennes non canoniques.

Le vendredi, le patriarche Bartholomée, dans une interview à l'agence Ukrinform, a critiqué l'Église orthodoxe ukrainienne pour ne pas reconnaître la légitimité de l'Église orthodoxe schismatique d'Ukraine. Selon lui, l'intervention du Patriarcat de Constantinople n'est pas non canonique ; au contraire, il est non canonique de remettre en cause cette intervention.

Lundi matin, le métropolite Onuphre lui-même est venu vers les participants de l'action, qui se déroule depuis trois jours, il a béni son troupeau et son clergé.

En plus des portraits du métropolite Onuphre, les croyants de l'Église canonique ont apporté des posters appelant à protéger l'orthodoxie des "schismes de Bartholomée", ils ont lu des acathistes et chanté des prières.

Samedi dernier, des croyants de l'EOU se sont réunis près de la Rada, où le patriarche de Constantinople est arrivé en visite de travail, mais il a été introduit par la porte de service, a déclaré l'archidiacre Andrei Palchuk, un participant à la prière. Après avoir rencontré les députés, le patriarche Bartholomée, comme l'ont noté les médias, n'est pas sorti vers les fidèles de l’EOU, mais a quitté le bâtiment Rada par la cour, où un tapis rouge lui a été étalé .

Le patriarche Bartholomée est en visite en Ukraine du 20 au 24 août à l'invitation du président Vladimir Zelensky à l'occasion du 30e anniversaire de l'indépendance du pays. Auparavant, il avait déjà rencontré le chef de l'État, présidé un service d'action de grâce dans la cathédrale Saint-Michel et une liturgie dans la cathédrale Sainte-Sophie.

Сотни верующих УПЦ третий день продолжают молитвенное стояние у резиденции патриарха Варфоломея в Киеве

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Août 2021 à 15:03 | 2 commentaires | Permalien

Les célèbres monastères du Mont Athos en Grèce, abritent des trésors inestimables. Les moines orthodoxes qui y résident sont les gardiens d'objets, de documents et de manuscrits rares désormais consultables à Athènes, grâce à leur numérisation. Les nouvelles technologies permettent de mettre un pied, dans ce lieux ou environ 2000 moines mènent une vie de réclusion.

"L'exposition «Passage to the light» est un voyage numérique vers les trésors du Mont Athos. Le public peut apprécier des artefacts et des documents couvrant un millier d'années, des trésors de la civilisation chrétienne orthodoxe" explique Konstantinos Patseas, commissaire de l'exposition et coordinateur du projet "Athonite Digital Arc".

"C'est une expérience unique pour les visiteurs qui découvrent la vie quotidienne des moines sur la montagne sacrée et voient toute la richesse des monastères sous forme numérique" ajoute-t-il.

L'exposition, fruit de quatre années de travail, permet aux jeunes et aux femmes, qui ne sont pas autorisées à visiter le Mont Athos, à "vivre ce qui se passe là-bas" indique le Hiéromoine Epiphanios, moine au sein du monastère du Pantocrator et membre du comité de digitalisation. Le projet cofinancé par l'UE a mobilisé 200 spécialistes, permettant au public de "jeter un coup d'oeil dans notre sainte communauté" souligne le religieux.

Les images en trois dimensions permettent de toucher indirectement certains objets sacrés.

Plus de deux millions de documents sont d'ailleurs consultables gratuitement en ligne sur la plateforme mountathos.org. L'exposition qui dure jusqu'au 24 octobre au Palais de la Musique d'Athènes, respecte les normes d'hygiènes et de sécurité prises pour lutter contre le coronavirus.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Août 2021 à 17:54 | 0 commentaire | Permalien

Constantin Andronikof : Fête de la Transfiguration "La bénédiction des fruits"
La liturgie de ce jour-là est suivie par un rite touchant et lourd de sens : celui de la bénédiction des fruits. Les nations méridionales apportent à l'église le raisin, symbole de tous les produits de la terre. Avec le blé, le raisin constitue les "espèces" de l'eucharistie. Les peuples septentrionaux, à défaut de vigne, apportent les pommes, dont le symbolisme n'est pas indifférent : c'est celui de la connaissance du bien et du mal. (1)

Avant la Transfiguration, les fruits sont encore "enténébrés", comme la nature d'Adam et à cause d'elle ; ils n'ont pas encore été touchés par la lumière de l'Esprit ; de même qu'Adam, microcosme et roi de la nature, n'a pas encore obtenu la capacité de divinisation. Les produits de la terre le sont que matière. Ils ont reçu la grâce de vivre, puisqu'ils existent ; celle de la sanctification, puisqu'ils ont eu la grâce de la palingénésie du Baptême (2) ; non pas encore celle de l'illumination dans la beauté édénique. La Trinité le leur communique sur le Thabor. (3)

En Russie, par exemple, les paysans ne mangeaient pas de fruits avant le 6 août, date de la Transfiguration. Ce jour-là, ils venaient à l'église faire bénir des pommes rouges (le rouge, couleur du sang, symbolise la vie ; et le mot voulait dire beau).

Si l'homme n'avait pas à faire d'acte propitiatoire ni à demander de sanctification pour la nature avant qu'il n'eût été chassé du Royaume, y ayant été saint et dans la présence continuelle de Dieu ; et s'il n'aura plus à le faire dans le Royaume retrouvé, où il n'y a "pas de temple, car le Seigneur, Dieu Tout-puissant, en est le temple" (4), car, "quand le pardon des péchés est acquis, il n'y a plus d'offrande pour le péché" (5) ; entre l'exil et le retour, l'homme élève vers le ciel ce qu'il tire de la terre. La Transfiguration étant la vision prophétique de l'illumination finale, l'Église veut en étendre la lumière sur les fruits de la nature, dès lors que celle-ci a reçu la sanctification baptismale dans le Jourdain, et à l'époque de l'année ou ces produits mûrissent au soleil et où l'homme est sur le point de récolter ce qu'il a semé.

Certes, l'usage de faire bénir les produits du sol remonte aux offrandes antiques et se retrouve dans toutes les religions sacrificielles. Ce qui nous intéresse directement ici, c'en est l'origine vétéro-testamentaire. La première oblation de cet ordre que mentionne l'Écriture est celle de Caïn (6) ; la deuxième, celle d'Abel (7).

L'on aperçoit tout ce que la théologie et la symbolique peuvent en tirer. En tout cas, ce fut un rite de l'ancienne alliance, prescrit au Sinaï (8) et codifié par le Lévitique (9). Il a été repris assez tôt par l'Église du Nouveau Testament, comme en témoignent la 3e des "Constitutions Apostoliques" (10) et le 28e canon du VIe Concile Œcuménique. La coutume est aussi restée d'apporter à bénir fleurs et branchages le Dimanche des Rameaux, à la Pentecôte, à l'Exaltation de la Croix ; des préparations de miel, de blé et de fruits secs, à Noël ; des gâteaux spéciaux et des œufs, à Pâques ; le pain, à toutes les liturgies eucharistiques.

Constantin Andronikof
Le Sens des Fêtes - Cerf 1970
pp 251-253
Lien
Constantin Andronikof : Fête de la Transfiguration "La bénédiction des fruits"

Notes

(1) Voici l'essentiel de la prière pour "la consommation du raisin le 6e jour d'août":
"Bénis, Seigneur, ce fruit nouveau de la vigne... qu'il soit pour notre joie, en T'apportant un don pour la purification des péchés, par le corps sacro-saint de Ton Christ".
Prière "pour ceux qui apportent les prémices des légumes" (ou des pommes): "Seigneur notre Dieu, Toi qui as enjoint à chacun de T'apporter ce qui est à Toi et qui vient de Toi" (paroles de l'anaphore)... "accepte maintenant ce qu'apporte Ton serviteur (untel) et rends-le digne de demeurer ainsi dans Tes retraites éternelles..."
(2) cf. Le Sens des Fêtes chapitre III La Théophanie pp. 175-224
(3) Le refus de l'Esprit de vie et l'ignorance de la Transfiguration par la grâce sont parmi les grandes indigences du matérialisme. Celui-ci voue la matière à une existence sans avenr et la chair, à une mort sans résurrection. Il renonce au renouveau éternel et se condamne soit au statu quo, dans une durée indéterminée, soit à l'entropie mortifiante. Outre la notion de matière, et pour les mêmes raisons "pneumatiques", la notion d'énergie perd la majeure partie de son sens et sa profondeur dans le matérialisme.
(4) Apocalypse chapitre XXI, verset 22
(5) Épître aux Hébreux chapitre X, verset 18
(6) Genèse chapitre IV, verset 3
(7) ib., verset 4
(8) Exode chapitre XXIII, verset 19
(9) Lévitique chapitre XXIII, versets 10 sq.
(10) Si cette compilation syrienne est du début du Ve siècle, elle a été faite à partir de documents bien plus anciens (P.G.I, 555 sq.)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Août 2021 à 09:19 | 0 commentaire | Permalien

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