Le métropolite Antoine de Chersonèse et d'Europe occidentale a visité la ville italienne de Bari
Du 4 au 6 août 2021, le directeur du département des institutions du Patriarcat de Moscou à l’étranger, le métropolite Antoine de Chersonèse et d'Europe occidentale, a effectué une visite dans la ville de Bari, en Italie.

Dans la soirée du 4 août, à l'aéroport, l'évêque a été accueilli par le recteur de la paroisse Saint-Nicolas de Bari, l'archiprêtre Viatcheslav Bachin. À son arrivée dans la ville, le métropolite Antoine s'est rendu à la basilique où reposent les reliques de saint Nicolas, archevêque de Myre de Lycie. L'évêque a fait une prière au sanctuaire, après quoi il a visité la paroisse Saint-Nicolas.

Le 5 août, le métropolite Antoine de Chersonèse et d'Europe occidentale a présidé la célébration de la Divine liturgie en la basilique Saint-Nicolas, concélébrée avec l'archiprêtre Viatcheslav Bachin.

Le même jour, l'évêque a servi un moleben (prière d'intercession) dans l'église Saint-Nicolas et a aspergé la salle, qui a été restaurée et embellie la veille, d'eau bénite.

Le jour suivant, le métropolite Antoine a célébré la liturgie dans l'église Saint-Nicolas, concélébrée avec l'archiprêtre Viatcheslav Bachin. À la fin du culte, le hiérarque a exprimé sa gratitude au recteur pour ses efforts visant à maintenir la splendeur du complexe historique de la paroisse Saint-Nicolas de Bari.

Service de communication du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou
selon les informations de l'Administration des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie
Lien
Митрополит Корсунский и Западноевропейский Антоний посетил итальянский город Бари

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Août 2021 à 10:20 | -1 commentaire | Permalien

De la sainteté nouvelle et du Mal éternel
Xenia KRIVOCHEINE

Les quarante martyrs de Sébaste sont des militaires chrétiens qui ont subi le martyre en 340 pour leur foi en Christ à Sébaste sur le territoire de l’actuelle Turquie. Les Romains exigeaient qu’ils sacrifiassent des offrandes aux dieux païens. Cette sainteté des premiers chrétiens a ressuscité de façon inattendue au XXe siècle. Deux systèmes totalitaires lui ont donné naissance et le siècle dernier est pourvu en nouveaux martyrs, combattants et victimes.

Au cours des dernières décennies en Russie, a été canonisée une multitude de nouveaux martyrisés du régime communiste. Chacun a son icône, son hagiographie, et maintenant des églises qui lui sont dédicacées. Il a même été créé un site internet véritable temple du polygone de Boutovo avec la liste de tous les fusillés, leur biographie et leur photographie. D’abord sur ce polygone de la mort une grande croix de bois a été érigée par des volontaires, puis a été construite une petite église de bois qui, avec le temps, ne pouvait plus contenir tous les croyants venus prier ; aujourd’hui un peu plus loin se dresse une grande église de tuffeau où tous les ans est célébré un pompeux office pontifical à la mémoire des victimes innocentes.

Mais, c’est étrange, on « commémore » ce jour une fois l’an, puis plus rien ; même dans les milieux ecclésiastiques, on ne s’efforce nullement de mentionner ces gens qui ont été assassinés par les bolcheviques de 1918 à 1939.

Bien sûr, on a fait un important et salutaire effort de retour aux anciennes dénominations : Boutovo, où ont été exécutés des gens de confessions diverses, est ouvert, tout comme le cimetière mémorial de Levachovo (près de Saint-Pétersbourg), on parle du monastère des Solovki transformé en camp du GOULAG (mais aujourd’hui on retire du musée du monastère les photographies des détenus, on efface la mémoire des exécutés de ces lieux profanés), il y a Moscou une croix de vénération rapportée des Solovki, il y a sur la place Loubianka un socle faussement vide (sur lequel cependant certains pseudo-patriotes rêvent de replacer « Félix de fer », comme on nommait Dzerjinski, fondateur de la Tcheka ), des martyrologes sont édités, des conférences et des expositions organisées. Sur les maisons où ont habité ceux qui ont été arrêtés par la police politique et ne sont jamais revenus apparaissent des plaques « Ici a vécu… ».

Bref, dans toute la Russie ont surgi des îlots de mémoire… Mais combien moins nombreux sont-ils que les camps du GOULAG qui, comme la petite vérole, couvraient la carte de l’URSS. Le retour de l’oubli dérape ! Ne reviennent dans la conscience des gens ni les mots de prière pour les défunts innocents, ni le désir de devoir de mémoire, pas plus que le repentir ou la volonté de désigner par leur nom le mal et le bien. On referme les archives, une rampante falsification de l’histoire s’insinue, lentement mais assurément, par les écrans de la télé et internet.
De la sainteté nouvelle et du Mal éternel

Comment cela s’explique-t-il ? Pourquoi est-ce que le peuple a facilement adopté Matrona de Moscou que l’on a même ajouté sur l’« icône » de Staline dont les bustes de bronze, les posters, les cartes postales et les calendriers défilent, non pas subrepticement mais ouvertement, en Russie ? Pourquoi est-ce qu’après les sanglantes purges de plusieurs générations apparaît dans la conscience populaire ce besoin de célébrer Staline ? De faire des « saints » de Raspoutine ou Ivan le Terrible ? Certainement « on récolte ce qu’on a semé », on ne peut sortir de l’oubli « les Ivanov qui ont oublié leurs ancêtres » que par un effort collectif émerveillé par la définition de « la verticale et de ses consolidations ».

On n’étudie pas L’Archipel du GOULAG à l’école, bien qu’il soit au programme, aux cours de catéchisme on ne parle pas des nouveaux martyrs ! Peut-être, s’il fallait régulièrement et non de temps en temps parler de la « terreur rouge » et prier pour les nouveaux martyrs, il faudrait ajouter « et protège-nous pour les siècles de Lénine, Staline et Hitler, du Diable rouge ou brun. » Mais est-ce que cette prière peut entrer dans les mœurs alors que sur la place Rouge ou dans le jardin Alexandre reposent ceux par qui des millions de gens sont morts ? Le désir ni l’espoir du retour d’une « main de fer » n’ont pas disparu de la Russie contemporaine.
De la sainteté nouvelle et du Mal éternel

Les premiers chrétiens ont été tués par des scélérats non chrétiens, dans les hagiographies le nom des assassins est souvent mentionné. Aujourd’hui apparaît une nouvelle tendance : même lorsqu’on fait mémoire des nouveaux martyrs, on dit qu’ils sont morts « victimes du compliqué XXe siècle » ou « d’un régime impie ». Une consolation, en 2000 a été peinte l’icône des Nouveaux martyrs de la foi, tout autour sont représentées des scènes d’assassinats avec des effigies concrètes des assassins en boudionovki de l’Armée rouge et le fusil en main, sur l’icône elle-même on peut voir de petits personnages en uniformes verts qui fusillent ou transpercent des prêtres de leur baïonnette.

Que faut-il faire aujourd’hui pour que le passé ne répète pas demain ? Et comment définir la sainteté contemporaine dans le « complexe » contexte du XXIe siècle ?

Mon époux, Nikita Krivochéine, a, il y a déjà longtemps, avancé l’idée que le Mal, tout comme le Bien doivent toujours être présents dans le monde à « des doses » plus ou moins constantes. Le Mal a été affaibli en Russie avec la mort de Staline, en Allemagne avec le suicide d’Hitler. Le grand Mal a été acculé et entravé, mais comme il est malin (le diable) il a constamment cherché une issue, le moyen de s’introduire à nouveau en l’homme, de dominer le monde. De façon étrange, le Mal s’est délivré de ses chaînes et a recouvré la liberté sous forme de terreur islamiste ! Son fanatisme et sa haine des incroyants sont cela même qui pénétrait les régimes totalitaires du XXe siècle. Les méthodes et leurs moyens d’application sont identiques. Nous sommes de nouveau entrés dans une période de haine et de peur. Cette maladie contagieuse affecte les âmes sur tous les continents.

Dans bien peu de temps, le monde civilisé devra se définir : que faire avec les gens qui meurent des mains de « l’état islamique », pourrons-nous les considérer comme des saints ? Et leur liste est déjà longue, et ne fera que croître… Et ces victimes ne sont pas toutes de même confession…
De la sainteté nouvelle et du Mal éternel

De la sainteté nouvelle et du Mal éternel
Dans le monde actuel, il y a différentes opinions et approches concernant la canonisation de victimes massives d’assassins de croyance hétérodoxe. Les millions de victimes du génocide arménien ont été canonisées, ils ont leur icône. Il y a peu, les Coptes assassinés par les islamistes en Libye ont été canonisés comme martyrs de la foi, ils ont aussi leur icône qui ressemble à celle des nouveaux martyrs russes…

En Roumanie et en Pologne ont été canonisés les prêtres et les laïcs victimes du NKVD local.

En Allemagne, l’Église orthodoxe russe hors frontières a canonisé Alexander Schmorell, orthodoxe allemand d’origine russe, un des fondateurs de « Rose blanche », mouvement de Résistance sous le Troisième Reich qui a été guillotiné dans la prison de Munich le 13 juillet 1943 à l’âge de 25 ans en même temps que son camarade catholique Kurt Huber.
En Espagne, l’Église catholique poursuit la canonisation massive de prêtres et laïcs tués par les communistes durant la guerre civile de 1936-1937.

Je ne peux pas ne pas mentionner les sept moines trappistes assassinés dans la région de Tibéhirine en Algérie dont la canonisation est en cours.

Au cours de ces dernières années les attentats et les meurtres perpétrés avec une la plus grande dureté et sadisme se propagent de par le monde à la vitesse des incendies de forêt en France, en Allemagne, en Belgique, en Irak, en Turquie… Le but de ce Mal : répandre la panique, la peur, le chaos ; J’écris ce texte en juillet, et je ne sais pas ce que nous promet août… N’est-ce pas un retour aux quarante martyrs de Sébaste ?

De la sainteté nouvelle et du Mal éternel
« Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? » s’écrie l’apôtre Paul (1 Cor 15, 15)

Après avoir analysé notre présent et récent passé, je souhaite faire mémoire d’une merveilleuse personnalité du XXe siècle : sainte mère Marie Skobtsov (1871 – 1945). On connaît beaucoup de choses sur cette ascète sur la voie du Bien et résistante contre le Mal. Ce serait une erreur que de croire que mère Marie est entrée en Résistance durant l’occupation. Non, c’était le dernier sommet de son chemin de croix, le résultat d’une longue opposition à la violence qui fut sa raison d’être et a marqué toute sa vie.

Elle a toujours cherché sa voie et dans ses vers, et dans sa peinture religieuse, et dans ses essais théologiques si peu semblables à ce qui est communément admis. Une forte personnalité qui déborde du lit de Procuste, qui attire le mécontentement, la jalousie, voire la haine. Les gens ordinaires ne supportent pas l’originalité. Ses textes théologiques et le mouvement "Pravoslavnoie Delo" (L’action orthodoxe), l’association par elle fondée, ont suscité la componction ou la riposte de ses compagnons dans la foi, certains lui reprochaient les risques qu’elle prenait durant l’occupation.

Mais elle continuait, avec ses compagnons de lutte, à distribuer les certificats de baptême à des juifs, à cacher des prisonniers russes évadés et nourrir des indigents. Bien sûr, elle était surveillée, a été dénoncée et arrêtée. Mais ça n’a pas été la fin de sa résistance. Même au camp, elle a continué de réconforter, d’informer sur la Russie et la France, elle éveillait ses compagnes de détention à la poésie et l’Évangile, au risque de susciter la haine de l’administration du camp.

La dernière broderie sur foulard qu’elle a réalisée en 1944 au camp de Ravensbrück porte le titre codé « Victoire sur le Mal ».

C’était une fille de son temps, d’Europe et de Russie qui sentait les catastrophes et les explosions, qui sentait et prédisait la désolation. Le Seigneur lui a tracé un chemin d’épines, guérit les plaies du passé et elle, telle l’Égyptienne, tomba face contre terre et mit son âme à nu devant Dieu.

Aujourd’hui, certains prétendent que mère Marie n’est pas digne de sainteté en raison de ses péchés et de ce qu’« elle fumait et n’était pas une moniale traditionnelle. » L’Église a bien canonisé le tsar Nicolas II, pourtant il fumait ! Où est la démarcation « sainte – pas sainte » ?

Mère Marie a, bien sûr, sa place parmi les nouveaux martyrs. Elle est morte pour sa foi, pour nous sauver du totalitarisme, c’était une authentique chrétienne qui croyait véritablement et profondément en Dieu.

Que dirait-elle aujourd’hui ? Quelle voie choisirait-elle ? En tant que moniale, celle de l’humilité, de la foi, de la prière pour les ennemis ? Car nous savons que la « puissance [de Dieu] s’accomplit dans la faiblesse. » (2 Cor, 12, 9)

Après avoir vécu les jours maudits de la Russie et les avoir décrits dans sa chronique Plaine russe, elle écrit en 1933 un bref essai "La Croix et la faucille et le marteau" où l’on peut lire : « De nos jours, il semble apparaître définitivement que dans le monde luttent deux forces, celle du christianisme et celle du communisme combatif et impie, le peu d’espace qui les sépare se réduit de plus en plus, disparaît. […] Ces deux forces sont si exclusives qu’il est de plus en plus clair qu’elles sont inconciliables, incompatibles. »

Peut-être que ce « peu d’espace » est aujourd’hui occupé par le nouveau Mal dont je parlais au début…

Lien en russe О Новой святости и вечном Зле et Сайт "Белое Дело"

De la sainteté nouvelle et du Mal éternel

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Août 2021 à 10:15 | 3 commentaires | Permalien

Un prêtre tué en Vendée par l’homme mis en cause dans l’incendie de la cathédrale de Nantes
Bruno Retailleau "Je veux rendre hommage au Père Olivier Maire, supérieur des Montfortains assassiné par un criminel qu’il hébergeait par charité. Sa mort témoigne de la bonté de ce prêtre que je connaissais bien et et dont j’avais pu apprécier la profondeur de la foi. Sa mort est une grande perte"

Lire aussi Laurence Guillon : La mort des coquillages

Le prêtre Olivier Maire, âgé de 60 ans et membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, accueillait cet homme « depuis plusieurs mois »

Un prêtre a été tué lundi en Vendée par un homme qu’il hébergeait, le présumé incendiaire de la cathédrale de Nantes en juillet 2020 qui s’est rendu en milieu de matinée à la gendarmerie pour se dénoncer, a-t-on appris de sources policières et proches du dossier.

Sorti des soins psychiatriques fin juillet

« Un homme s’est présenté en milieu de matinée à la brigade de gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre et a dit avoir tué un ecclésiastique ». Cet homme, de nationalité rwandaise, avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020, selon une source proche du dossier. Bénévole au diocèse de Nantes, Emmanuel A., venu se réfugier en France, avait à l’époque reconnu être à l’origine de l’incendie. L’homme était sorti le 29 juillet de l’hôpital Georges Mazurelle à la Roche-Sur-Yon où il avait été en soins psychiatriques pendant un mois.

Le prêtre tué ce lundi, âgé de 60 ans et membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, accueillait cet homme « depuis plusieurs mois », selon une source policière.

Le corps de la victime a été retrouvé dans les parties communes de la communauté et le suspect a été placé en garde à vue. La Brigade de recherches de La Roche-sur-Yon et la Section de recherches de Nantes étaient saisis de l’enquête. Selon les premiers éléments, la victime est décédée après avoir reçu des coups, d’après une source policière, qui écarte a priori une attaque terroriste. L’autopsie permettra de préciser les causes de la mort.

Selon le diocèse de Vendée, le père tué s’appelle Olivier Maire et était le supérieur provincial de cette communauté, bien implantée dans l’Ouest. L’évêque de Luçon, Mgr François Jacolin, doit se rendre sur place et rencontrer le ministre de l’Intérieur. « Tout mon soutien aux catholiques de notre pays après le dramatique assassinat d’un prêtre en Vendée », a annoncé sur Twitter Gérald Darmanin qui devait se rendre sur place, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, à 15 km au sud de Cholet, à 17 h 30. LIEN

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Août 2021 à 12:36 | 8 commentaires | Permalien

La Nef : Découvrez  dossier SPECIAL  « Les tradis » et ENTRETIEN - Du goulag à la liberté, entretien avec Nikita Krivochéine
SOMMAIRE DU N°338 JUILLET-AOÛT 2021

ENTRETIEN avec Nikita Krivochéine - Du goulag à la liberté

Né à Paris en 1934 dans une famille de la noblesse ayant fui le communisme, Nikita Krivochéine, en 1948, rejoint l’URSS avec ses parents qui pensent retrouver une Russie apaisée, ce qui lui vaudra de connaître le goulag avant de pouvoir revenir en France en 1971. Il raconte cela dans un livre poignant (1)

La NEF Vous avez eu un parcours inimaginable, né en France, puis départ pour l’URSS où vous connaîtrez le goulag et retour en France : pourriez-vous nous le résumer ?

Nikita Krivocheine: Le Ciel a été clément, généreux : j’ai pu rentrer en France, m’y bien réintégré, y faire revenir mes parents, fonder un foyer. Parmi les jeunes émigrés emmenés en ex-URSS après la guerre ceux qui ont eu cette chance se comptent sur les doigts d’une main. Il m’été donné de voir de Paris l’effondrement du régime communiste, et cela sans que le sang soit versé ! Une grande vague de règlements de comptes meurtriers était plus que probable. Nous avons survécu en URSS corporellement ainsi que dans notre foi, notre vision. Mais combien de « rapatriés » ont préféré se faire « couleur muraille », se dépersonnalisé pour survivre. Mon retour en France a été et reste un très grand bonheur !

La Nef : Découvrez  dossier SPECIAL  « Les tradis » et ENTRETIEN - Du goulag à la liberté, entretien avec Nikita Krivochéine
Photo: le chanoine Stanislas Kiskis, après sa deuxième déportation

La NEF : Pourquoi vos parents sont-ils retournés avec vous en URSS en 1948, alors que le totalitarisme du communisme soviétique était manifeste ?

- Nikita Krivocheine: : Il avait, dans l’après-guerre immédiat cessé d’être claironné et manifeste. A partir de 1943 Staline constatant que les Russes ne sont pas très chauds pour se faire tuer par la Wermacht au « nom du communisme, avenir radieux de toute l’humanité » change de disque et se met invoquer « la grande Russie », ses militaires, sa culture, réouvre les églises. Il change d’hymne national et renonce à la devise « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! », fait renaitre le corps des officiers. Pour, dès 1946, revenir à la répression de l’église. Il lance en 1949 une très importante vague d’arrestations (dont celle de mon père). Mais pendant la guerre l’illusion d’un renoncement au communisme a fonctionné.

Qu’est-ce qui vous a le plus marqué de votre vie en URSS et du temps passé dans les camps ?

J’ai intimement ressenti et intériorisé que l’Espérance est une grande vertu. Il aurait suffi de ne plus la vivre fut-ce instant pour sombrer dans le grand rien de « l’homo sovieticus ».

- Notre famille était l’une des rares de la diaspora russe de Paris à ne pas vivre dans la misère. Jusqu’au déclenchement de la Seconde guerre mondiale, ma première enfance a été heureuse. Avec mes parents, nous habitions dans un grand trois-pièces des quais de la Seine, en face de la Tour Eiffel. Nous vivions dans un confort rare à l’époque, d’autant plus chez les familles des émigrés russes. Mon père avait fait d’excellentes études à la Sorbonne, il était devenu l’un des spécialistes des appareils électroménagers. À ma naissance, il était ingénieur en chef de l’entreprise Lemercier Frères. Mon père possédait une Citroën noire, avec ma mère ils ont beaucoup voyagé. J’étais fils unique, né tard de surcroît.
En juin 1946, Staline met en place une gigantesque campagne de propagande : une amnistie est proposée à tous les anciens émigrés blancs de France, avec remise d’un passeport soviétique et la possibilité de retrouver leur patrie. La Pravda sortait avec un nouveau slogan en exergue : «Pour notre patrie soviétique!» à la place de «Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!». Et la radio ne passait plus l’Internationale mais Russie puissante… Les Russes ont pensé que la débolchevisassions était lancée.

Je me suis retrouvé en URSS en 1948 et ensuite pendant de longues années j’ai été obsédé par l’idée de m’enfuir. Notre bateau, parti de Marseilles, a amarré dans le port d’Odessa. Il avait à bord de nombreux russes désireux de réintégrer le pays. Le lendemain, c’était le 1er mai. Nous attendions. Un militaire en tenue du NKVD est entré dans notre cabine, il a demandé à ma mère d’ouvrir son sac à main et lui a confisqué trois journaux de mode : « C’est interdit !» On nous a dit : vous allez à Lüstdorf , une ancienne bourgade allemande près d’Odessa. Sur le débarcadère, des camions nous attendaient, conduits par des soldats. On nous a emmenés dans un véritable camp, avec des miradors, des chiens, du fil de fer barbelé et des baraquements ! Nous fûmes transférés à Oulianovsk dans un wagon 40 hommes 8 chevaux, voyage de 12 jours. En 1949 mon père est arrêté et condamné à 10ans de camps pour « collaboration avec la bourgeoisie internationale ». Mon enfance heureuse était finie. Je raconte tout cela dans mon livre.

Le Grand Témoin sur Radio Notre Dame >>> 12 juillet 2021 : Nikita KRIVOCHÉINE, ancien interprète auprès de différentes organisations internationales, l’un des derniers survivants du goulag soviétique. Auteur de « Des miradors à la liberté » (Life)

Vous évoquez avec chaleur dans votre livre la belle figure du chanoine Stanislas Kiskis, prêtre catholique lituanien : quelle place tenait la religion au goulag et quelle relation s’établissait-il entre orthodoxes et autres chrétiens ?


- Question qui demanderait toute une étude. En 1958, à mon arrivée au camp en Mordovie, un vieux déporté me dit en français : «Permettez-moi de vous présenter le chanoine Stanislav Kiskis» . Cette rencontre a marqué tout mon séjour en déportation. Notre amitié se prolongea après notre élargissement.

C’était un homme de petite taille, trapu. Son visage, sa tête, quelle prestance ! On pouvait tout de suite sentir que c’était une personne robuste à tous les points de vue. Une semaine était à peine passée que Kiskis fut transféré dans notre équipe pour charger des camions. Nous étions une dizaine d’hommes, presque tous de la campagne, criminels de guerre, pas mal d’Ukrainiens et de Biélorusses, tous des types pas ordinaires.

Kiskis avait choisi, dans sa mission, la méthode de la maïeutique de Socrate.

Je suppose qu’il avait du rôder son discours dans les camps précédents. Au sujet de la «nature de la propriété», par exemple, sans s’adresser à quelqu’un en particulier, le père Stanislav demandait : «Et ce tas de pierres, à qui appartient-il? Et la terre sur laquelle se trouve le tas?» Les réponses étaient évidentes : «à personne», ou bien «à ces abrutis de communistes et de tchékistes!», ou bien «on ne sait pas».

Le père Stanislav et moi analysions ensemble les dogmes romains comme l’Immaculée Conception, la preuve rationnelle de l’existence de Dieu et l’infaillibilité pontificale. Nous le faisions exclusivement du point de vue analytique et historique. Le chanoine-psychothérapeute dut s’exprimer de façon plus délicate et plus embrouillée que quand il s’agissait de la propriété mais il réussit à aboutir à ce qui distingue le travail comme châtiment infligé à Adam de celui qui est le signe principal de notre ressemblance à Dieu. Il réussit même à établir une qualité, une utilité et un côté salvateur à certains aspects du travail forcé en camp. A son retour en Lituanie il fut chaleureusement accueilli par la hiérarchie catholique.

La Nef : Découvrez  dossier SPECIAL  « Les tradis » et ENTRETIEN - Du goulag à la liberté, entretien avec Nikita Krivochéine
Photo: et lettres envoyés des Etats-Unis par Alexandre Soljenitsyne aux Krivochéine

Vous avez connu Soljénitsyne : que retenez-vous de l’homme et, plus de douze ans après sa mort, que peut-on dire aujourd’hui du rôle historique qu’il a joué ?

- Mon père avait séjourné dans le camp du Premier cercle en même temps que Soljénitsyne . Ce fût entre eux une amitié à vie. Lorsque je quittais l’ex-URSS Alexandre Issaevitch me fit l’honneur de se déranger pour me dire adieu et encourager ma décision d’émigrer.

D’une façon plus générale, quelle a été l’influence des dissidents en URSS, en quoi sont-ils un exemple pour nous aujourd’hui ?

- Il est devenu certain que les résistants en URSS (à préférer aux « dissidents » ) ont par leur action accéléré, ne fut-ce que de peu, l’effondrement du système. Ils sont un exemple car, selon Soljenitsyne et Sakharov ils n’ont pas accepté de « vivre dans le mensonge ». Les communistes continuent jusqu’à présent à le haïr et à le vilipender.

Quand on lit dans votre livre la somme de souffrances à laquelle vos parents et vous-mêmes avez dû faire face, n’avons-nous pas, en Occident, perdu le sens tragique de la vie ?

- Il suffit de la conscience de mortalité, on peut très bien se passer du GOULAG pour être conscient du tragisme de l’existence.

Comment analysez-vous la situation actuelle de la Russie, la page du communisme est-elle définitivement tournée ?

- Hélas, non ! Tant que « l’empaillé », c’est ainsi que nous désignions le locataire du mausolée reste dans ses quartiers rien n’est irréversible. Les adorateurs de Staline restent nombreux, des momuments à ce criminel sont même clandestinement érigés par ci, par là.

Alors que le nazisme a été unanimement rejeté, il n’en va pas de même du communisme dont les crimes ne suscitent pas la même répulsion (on trouve encore des statues de Lénine en Russie) : pourquoi une telle différence et la Russie ne devrait-elle pas s’engager à un « examen de conscience » sur le communisme ?

- Le national-socialisme n’a jamais promis à qui que ce soit une vie heureuse. Alors que le communisme a réussi à se faire accepter en tant « qu’avenir radieux de toute l’humanité ». Lorsqu’une décommunisation authentique, à la Nüremberg, se fera je célèbrerai de tout cœur. Mais l’utopie du paradis terrestre a le don de ne pas laisser partir ses fidèles.

Vous êtes un croyant : comment voyez-vous l’avenir de nos sociétés qui s’éloignent toujours plus de Dieu et comment voyez-vous l’avenir des relations entre orthodoxes et catholiques ?

Cinq générations de croyants ont vécu sous un régime déicide, les martyrs ne peuvent être comptés. Le renouveau chrétien s’est fait sentir en Russie longtemps avant 1991. La période d’agnosticisme que nous avons traversée se termine, l’homme ne peut très longtemps ne vivre que de pain. Une nouvelle génération non infectée génétiquement par « l’homo sovieticus » est apparue. Les paroisses sont remplies de jeunes.

Lien vers la version complète de l'interview >>>> ICI

La Nef : Découvrez  dossier SPECIAL  « Les tradis » et ENTRETIEN - Du goulag à la liberté, entretien avec Nikita Krivochéine
Editeur : LIFE éditions
Auteur : Nikita Krivochéine
Préface de GEORGE NIVAT
Traduit du russe par BRUNO BISSON
« Des miradors à la liberté : Un Français-Russe toujours en résistance » de Nikita Krivochéine chez LIFE éditions, 192 pages, 22 €

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Août 2021 à 14:11 | 17 commentaires | Permalien

Saints Martyrs – BORIS et GLEB
Le 24 juillet/ 6 août, mémoire des Saints Martyrs BORIS et GLEB, nommés ROMAIN et DAVID au Saint Baptême; premiers Saints canonisés de l'Église russe, ils sont aussi les premiers représentants des Strastoterptsi, c'est-à-dire les Saints laïcs "qui ont souffert la passion sans résistance", catégorie de Saints particulière à l'hagiographie russe à laquelle appartiennent aussi le saint empereur Nicolas 1 et sa famille.

Mille ans déjà

C'était en 1015, le 24 juillet (calendrier julien évidemment!).

Mais revenons un peu avant.

En 988, le prince Vladimir de Kiev – païen adorateur de Peroun – se détourne de ses idoles et, comme Clovis en son temps, "brûle ce qu'il a adoré et adore ce qu'il a brûlé"... Bref, en 988, Vladimir reçoit le baptême (1).


Saints Martyrs – BORIS et GLEB
Plus conséquent que le roi des Francs, Vladimir, à compter de ce jour, vécut en chrétien et modifia les lois en tenant compte de l'Evangile.

Il avait eu, précédemment, de nombreuses concubines, et par conséquent de nombreux enfants.
A sa mort, en 1015, il fallut partager le royaume.

Enfin, en théorie. Car Sviatopolk – un cousin ou un demi-frère (2) – ne l'entendait pas de cette oreille. Et pour supprimer toute contestation décida de supprimer les éventuels contestataires.

Rien que de très banal, me direz-vous.

Jusque là, oui.

Saints Martyrs – BORIS et GLEB
Vladimir, le prince de Kiev avait deux fils, Sviatopolk et Iaroslav lorsqu'il épousa la princesse byzantine Anne.

Mais lorsque Boris, le premier des fils de Vladimir à être pourchassé apprit que Sviatopolk en voulait à sa vie, il refusa tout d'abord de le croire. Et quand la nouvelle lui fut confirmée, il s'exclama: "Béni soit Dieu! Je ne m'enfuirai pas d'ici ni ne m'opposerai à mon frère aîné. Que la volonté de Dieu soit faite!"

Quoiqu'il ait avec lui une armée, il décida de congédier ses troupes tout en envoyant une supplique à son frère pour implorer sa clémence.
Malgré la crainte qu'il avait, il décida de ne pas fuir, et au matin, il fit célébrer les matines par un prêtre, et pria ainsi : "Seigneur Jésus-Christ, Toi qui as daigné apparaître sur la terre sous forme humaine et qui t'es laissé volontairement clouer sur la Croix, Toi qui as accepté la passion à cause de nos péchés, donne-moi aussi d'accepter la mienne. Je la reçois non de mes ennemis, mais de mon frère: Seigneur, ne la lui impute pas comme péché."

Les envoyés de Sviatopolk arrivèrent durant l'office mais attendirent qu'il soit terminé, puis se précipitèrent dans la tente pour le tuer. Boris supplia son frère de lui laisser encore quelques instants pour prier Dieu, puis il dit en pleurant: "Approchez, frères, et terminez votre office, et que la paix soit avec mon frère et avec vous." Les hommes lui plongèrent alors leurs lances dans le corps.

Voila, en résumé, ce qui s'est passé le 24 juillet 1015...

Peu après, Gleb, autre fils de Vladimir, subit le même sort, s'y soumettant lui aussi sans résister, à l'imitation du Christ.

Je sais bien, qu'admirer les Strastoterptsi (les saints qui ont accepté de souffrir la Passion sans se défendre) est plus facile que de les imiter. Mais il est encore plus facile d'oublier qu'ils ont fait cela.

Alors, rien que pour ne pas oublier...

Source: http://cigales-eloquentes.over-blog.com/2015/07/mille-ans-deja.html

Saints Martyrs – BORIS et GLEB
Без Бориса и Глеба не было бы Александра Невского

Une autre version des faits

La version ci-dessus est celle de l'hagiographie officielle basée sur la "Chronique de Nestor" (3) mais plusieurs historiens la mettent en doute en se basant sur d'autres sources historiques (4). D'après eux Boris et Gleb furent les seuls des 11 frères (ou ½ frères) de Sviatopolk à lui faire allégeance et c'est Iaroslav dit le Sage, fils d'une autre épouse de Vladimir, Rogneda de Polotsk, et 2ème dans l'ordre de succession, qui les fit tuer justement à cause de leur alliance avec Sviatopolk. Mais après sa prise de pouvoir Iaroslav fit enjoliver l'histoire par les chroniqueurs…

(1) Le prince Vladimir appartenait à la dynastie des Rurikides a commencé à gouverner Novgorod en 970. En 978 il s’empare du pouvoir à Kiev et en 988 il opte pour le christianisme en tant que religion d’Etat. Nous ne savons pas avec précision où et quand a été baptisé le prince Vladimir, à Kiev, Chersonèse ou Berestov, non loin de Kiev. Il est cependant évident que la christianisation de la « Rus » a déterminé pour l’essentiel l’avenir du pays.

(2) La mère de Sviatopolk était une Grecque prénommée Julia, épouse du frère ainé de Vladimir, Yaropolk, Grand prince de Kiev que Vladimir avait fait tuer en 980 pour s'emparer du pouvoir. D'après les chroniques, Julia était alors enceinte de Sviatopolk, Vladimir l'épousa et adopta l'enfant pour faire son 1er héritier…

(3) "Chronique des temps passés" ou " Chronique de Nestor" rédigée à la Laure des Grottes de Kiev vers la fin du XIe siècle ou le début du XIIe

(4) Thietmar ou Dithmar, évêque de Mersebourg (975-1018), "Chronique de l'histoire d'Allemagne"; "Dit d'Eymundr Hringsson" (XIVesiècle)

V.Golovanow
.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Août 2021 à 16:26 | -5 commentaire | Permalien

Sans la pensée scientifique catholique, il n'y aurait pas d'Internet, estime le porte-parole de l'Église orthodoxe russe
La culture européenne moderne, y compris Internet, aurait été impossible sans le développement de la pensée catholique, déclare Vladimir Legoyda , responsable du Service des relations de l'Église avec la société et les médias au Saint Synode.

« Si nous considérons la culture des orthodoxes, catholiques et protestants et regardons ensuite comment la civilisation européenne s'est développée, alors, d'une part, les réalisations modernes de cette civilisation sont sans aucun doute associées au développement de la pensée catholique. Il n'y aurait pas d'Internet sans scolastique », a déclaré V. Legoyda lundi lors d'une conférence de presse à Moscou.


Le représentant de l'Église russe a expliqué que « sans la tradition intellectuelle de la théologie d'Europe occidentale, il n'y aurait pas eu les réalisations techniques modernes »

D'autre part, la tradition intellectuelle européenne a conduit à la triste, selon V. Legoida, victoire du rationalisme, aux Lumières.

En conclusion, le porte-parole de l'Eglise a noté qu'à la fin du 20e siècle, nous avons assisté à la fin du projet des Lumières, comme l'appelaient de nombreux politologues occidentaux .
Без католической научной мысли не было бы Интернета, считает спикер РПЦ Interfax


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Août 2021 à 10:11 | 3 commentaires | Permalien

L'archevêque Nestor de Madrid a visité la communauté de Kazan dans la principauté d'Andorre
Le 31 juillet 2021, Mgr Nestor de Madrid et de Lisbonne a célébré la Divine Liturgie à la paroisse de l’icône de la Mère de Dieu de Kazan, Principauté d'Andorre ; Il y rencontré l'évêque de la principauté.

La rencontre a eu lieu avant l’office. L'évêque d'Urgell Joan Enric Vives Sicilia qui avec le président de la France est l'un des deux Princes-co-dirigeants d'Andorre, a salué les paroissiens et a exprimé sa joie à l'égard du développement de la communauté orthodoxe dans la principauté.

Au cours de l’entretien, il a été question de la structure du diocèse nouvellement créé en Espagne et au Portugal, de la situation de l'orthodoxie en Russie et en Ukraine et de la mission chrétienne dans le monde moderne. Joan Enric Vives y Sicilla a exposé à Mgr Nestor la riche histoire de la principauté d'Andorre.

Les deux évêques ont échangé des cadeaux. L'évêque Urzhel a offert à l'archevêque Nestor un livre illustré de l'Apocalypse datant du XVIIe siècle, et Mgr Nestor a fait don d’une icône de la Mère de Dieu de Kazan.
Mgr Nestor a célébré la liturgie. Lui concélébraient l’ higoumène Séraphin Pavlov et le diacre Dimitri Dolganov.

La communauté en l'honneur de l'icône de la Mère de Dieu de Kazan est desservie par l'abbé Séraphin (Pavlov), recteur de l'église de l'Annonciation à Barcelone . Des offices ont lieu chaque mois dans l'ancienne église romane de Saint-Julien et Saint-Germain, lise à disposition par le diocèse catholique d'Urgel. Le temple a été restauré et décoré de mosaïques par le célèbre artiste Marko Ivan Roupnik.

Архиепископ Мадридский Нестор посетил Казанскую общину в княжестве Андорра и встретился с епископом и соправителем княжества et PHOTOS

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Août 2021 à 17:07 | -2 commentaire | Permalien

Saint ELIE  ( ILYA)- LE PROPHETE
Le prophète Elie a exercé son ministère prophétique sous le règne de deux rois d'Israël, Achab et Ahazia, entre 873 et 852 av. J.-C.

Le prophète Elie est l’un des saints les plus vénérés par les catholiques comme par les orthodoxes. Le judaïsme, l’islam et les sectes protestantes le commémorent. Le personnage d’Elie est également présent dans religions païennes. Nous ne savons pas quelles sont les premières mentions d’Elie. Ce nom n’est peut-être d’ailleurs pas un nom propre. Selon la tradition il n’y a dans l’histoire de l’humanité que trois d’hommes s’étant transporté au Ciel de leur vivant : l’apôtre Jean, Enoch et Elie.

C’est précisément Elie qui est dans ce sens le précurseur du Christ. Les nombreux miracles qu’il a accomplis en témoignent. Résurrection des morts, envoi de la pluie lors de sécheresses, multiplication de l’huile et de la farine dans la maison d’une veuve, etc.

La tradition slave attribue à Elie certains caractères de la divinité païenne Péroun, maître de la foudre. Le culte d’Elie était répandu dans la Rus avant le baptême du prince Vladimir et la christianisation du pays. La première église construite à Kiev sous le règne du prince Igor était consacrée à Elie. Sainte Olga, égale aux apôtres, a fait construire une église consacrée à Elie dans la région de Pskov.

Saint ELIE  ( ILYA)- LE PROPHETE

Israël avait un nouveau roi, Achab. C'était un mauvais roi, mais sa femme Jézabel était encore plus méchante que lui. Elle bâtit un temple au faux dieu Baal et poussa les Israélites à adorer des idoles.

Dieu envoya alors le prophète Elie pour avertir Israël. "Si vous continuez à faire le mal et à adorer Baal," leur dit Elie, "Dieu vous punira et vous chassera de ce bon pays." Mais le peuple croyait que Baal était un vrai dieu et qu'il les protégerait.

"Eh bien", dit Elie, "nous allons bien voir! Venez bâtir un autel à Baal. Moi, j'en bâtirai un pour le seul vrai Dieu. Nous offrirons chacun un sacrifice. Vous prierez Baal et mois je prierai Dieu. Celui qui répondra par le feu sera DIEU!"

Les adorateurs de Baal lui construisirent un autel et dirent: "O, Baal, écoute-nous! Entends notre prière!" Mais pas de réponse.

"Priez plus fort!" leur dit Elie, "peu t-être qu'il dort."

Mais les serviteurs de Baal avaient beau crier, Baal ne leur répondit pas. Le soir venu, Elie pria à son tour: "O Seigneur, mon Dieu, montre à ce peuple que tu es le seul vrai Dieu!"


Au même instant, un feu ardent illumina le ciel et brûla le sacrifice d'Elie.

Quand les gens du peuple virent cela, ils se prosternèrent et crièrent: "Le Seigneur est Dieu! Le Seigneur est Dieu!"
Mais la reine chercha à faire tuer Elie, et il dû s'enfuir à l'étranger. Pendant ce temps, le roi fit plusieurs fois la guerre, il commença par gagner, mais il faut tué dans une dernière bataille. La méchante reine fni aussi par être tuée et il y eu un autre roi.

Quand il fut âgé, Elie, le prophète fidèle, ne mourut pas mais il fut emporté au ciel par un chariot de feu.
Saint ELIE  ( ILYA)- LE PROPHETE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Août 2021 à 10:02 | 0 commentaire | Permalien

Le 1er août 2021, le président russe Vladimir Poutine a visité le monastère de l’icône de la Mère de Dieu Konevskaya, situé sur l'île de Konevets, sur le lac Ladoga. Le monastère Konevsky a été construit au début du 19ème siècle, puis il a été en fait détruit et était dans un état déplorable.

En 2016, Vladimir Poutine a visité ce monastère et a donné des instructions pour restaurer à la fois le temple principal et le skite de l'icône de la Mère de Dieu. Des travaux de restauration ont été effectués, ainsi que des recherches d'archives. Tous les travaux ont été financés par la société Rosneft.

Le chef de l'Etat a hautement apprécié le travail accompli. "Fantastique!", a-t-il déclaré lors d'une visite au monastère, dont les images ont été diffusées dimanche sur la chaîne de télévision Russia-24 .

Le monastère de la Nativité de Konevsky-Theotokos est situé dans la partie ouest du lac Ladoga. Il a été fondé par le moine Arseny Konevsky en 1393.

Le moine Arseny Konevsky est né à Novgorod le Grand. C'était un artisan, un chaudronnier. En 1373, il entra au monastère de Novgorod Lissitsky, où il devint moine sous le nom d'Arseny.

Le jeune moine vécut onze ans au monastère, subissant diverses obédiences. En quête d'exploits spirituels encore plus élevés, le moine Arsène se rendit au saint mont Athos. Dans l'un des monastères athonites, il passa 3 ans à confectionner des plats à partir du cuivre des moines athonites ; le moine Arsène consacra une grande partie de son temps à la prière.
Vladimir Poutine a visité le monastère Konevsky sur une île du lac Ladoga

A deux reprises, en 1577 et 1610, les Suédois conquirent l'île. Après la dévastation de 1610 et jusqu'à la fin de la guerre , l'île fut sous domination suédoise pendant 100 ans, et la cathédrale du monastère fut ravagée et pratiquement détruite. De la cathédrale de pierre de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, il ne restait que les fondements.

Depuis 1918, l'île de Konevets faisait partie de la Finlande. Dans les années 30 du 20ème siècle, des unités de l'armée finlandaise se trouvaient ici, l'île était fortifiée. Pendant la Grande Guerre patriotique en août 1944, l'île de Konevets est finalement devenue une partie de l'Union soviétique. En 1991, le monastère Konevsky a été restitué à l'église.

KONEVETS / Région de Léningrad /, Путин посетил Коневский монастырь на острове в Ладожском озере

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Août 2021 à 15:58 | -1 commentaire | Permalien

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Jean Liamine

Voici donc la petite histoire de l’icône de Saint Séraphin de Sarov à Paris. Cette histoire est doublement miraculeuse: elle comprend deux épisodes intimement liés bien que distants de 80 ans.


Premier épisode

1922 en Russie, dans la ville d’Orel, la révolution bolchevique bat son plein. Zénaïde, jeune fille d’une vingtaine d’années, partage depuis plus de 2 ans la vie quotidienne des sœurs au monastère de la Présentation. Elle habite chez la supérieure, l’higoumènia Alexia (veuve Timacheff-Behring, née Polouektoff). Celle-ci a veillé à son éducation depuis la mort prématurée de la propre mère de ZénaÏde; elle est devenue en fait sa mère adoptive; matouchka Alexia a pour neveu Ivan Liamine, le promis de la jeune fille. Il y a déjà plusieurs années, en 1916, les deux jeunes gens s’étaient fiancés; mais les événements tragiques de la révolution les séparent, et Ivan se retrouve à Paris où il invite instamment Zénaïde à venir le rejoindre, afin de s’y marier comme ils en avaient fait le serment.

La jeune fille, qui ne se sent pas faite pour la vie monastique, accepte :elle part d’abord pour la Sibérie, à Tomsk (six jours de voyage dans un wagon à bestiaux), pour y faire ses adieux à son père. Son retour à Orel va durer plusieurs semaines : elle reste bloquée à Tcheliabinsk, son passeur à travers les lignes de l’armée rouge venant d’être fusillé; mais des amis retrouvés providentiellement l’aident à rejoindre le monastère d’Orel.

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Avant son départ définitif pour la France, son père spirituel et confesseur, Séraphin, évêque d’Orel, lui donne sa bénédiction et lui confie une grande icône de saint Séraphin de Sarov (priant à genoux sur une pierre dans la forêt), toujours présente dans son bureau. Il lui demande de remettre cette icône au métropolite Euloge à Paris. L’icône, peinte sur toile par un moine d’Optino, est ainsi enlevée de son cadre, enroulée dans un linge ; elle accompagnera la jeune fille pendant tout son périple et à travers tous les contrôles. Zénaïde finira par s’embarquer sur le dernier paquebot en partance de Saint-Pétersbourg, chaperonnée par une autre tante de son fiancé, quittant toutes les deux leur pays natal pour toujours.

A son arrivée à Paris, elle va voir le métropolite Euloge et lui présente l’icône du Saint. Mgr Euloge ordonne aussitôt de l’encadrer et de la placer dans la chapelle d’une maison d’étudiants située dans le jardin d’un immeuble au 91 de la rue Lecourbe dans le XVème arrondissement de Paris, où il projette d’ériger une église : l’église de Saint-Séraphin-de-Sarov. Elle sera construite en 1933. L’icône s’y trouve toujours actuellement

L’article ci-dessus est paru sur le site d’Orthodoxie.com il y a quelques années

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Second épisode

2002- 80 ans après l’arrivée de l’icône de Saint Séraphin de Sarov à Paris et 8 années après la mort de ma mère Zénaïde Liamine, un groupe de journalistes de la télévision russe Canal 3 vient chez moi à Paris pour une interview au sujet des marchands de Moscou Liamine et de leur mécénat, ainsi que du retour dans sa ville natale de Moscou, des chants liturgiques composés par mon père,

Ivan Semionovitch Liamine: mais je ne sais alors pas pourquoi, je décide en fait, de les emmener à l' église St Séraphin rue Lecourbe , où nous sommes accueillis par le recteur, le père Nicolas Cernokrak; et là, devant l'icône, je leur raconte" la petite histoire de l' icône de St Séraphin"; l' émission doit passer sur Canal 3 dans toute la Russie.

Une quinzaine de jours après, je reçois un coup de fil: "Ici la mère supérieure du monastère de la Présentation de la ville d' Orel, l' higoumène Olympiade, mes paroissiens sont accourus me dire qu' un français parlait de nous à Paris ?! -Ma mère , ce français , c' est moi !.. " ; nous parlâmes près d' une heure . Le monastère en ruine, avait rouvert ses portes depuis quelques temps et se reconstruisait peu à peu. Les sœurs connaissaient peu de choses de la vie de l'évêque Séraphin d' Orel, sauf qu'il avait été fusillé en 1937, et ignoraient jusqu'au nom -même de la dernière higoumène du monastère, mère Alexia, ma grande- tante...J' envoyai aussitôt une quinzaine de photos des années 1920 1922, et des années 1923 à 1933; en effet ma mère avait pu correspondre toutes ces années avec Matouchka Alexia jusqu' à sa déportation à Alma Ata.

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
C'est cette correspondance , riche, tant sur le plan historique que religieux, que j' ai été amené à sortir des archives familiales et à transmettre peu à peu au monastère d 'Orel où je me suis rendu en 2004. Les moniales ont publié depuis, deux fascicules sur la vie et le martyre de la mère Alexia , morte en prison à Vologda en 1941 ( d' après les archives soviétiques auxquelles elles ont pu avoir accés). Récemment un livre a été édité, sur la vie et l’œuvre du saint neo -martyr Séraphin ‘(Ostrooumov) , archevêque de Smolensk et d’Orel.

C' est ainsi que par un second miracle , Saint Séraphin de Sarov a rendu leur véritable histoire, aux soeurs du monastère de la Présentation de la bonne ville d' Orel. 

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )

Saint Séraphin de Sarov - priant à genoux sur une pierre dans la forêt. L' église St Séraphin rue Lecourbe ( PARIS)
Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Août 2021 à 08:36 | 6 commentaires | Permalien

Préparation à la prière  et structure des sept saluts d’entrée
Dans l’Église russe, avant le début des réformes nikoniennes du XVIIe siècle, il existait une pieuse coutume dite des sept saluts d’entrée, qui est toujours strictement observée dans la tradition du rite ancien, ainsi que dans les paroisses coreligionnaires (communautés vieilles-ritualistes du Patriarcat de Moscou).

Il s’agit d’un petit rituel composé de courtes prières, d’un signe de croix, de saluts et de prosternations, effectué avant et après la règle de la prière, à l’entrée et à la sortie de l’église, ainsi qu’avant le début de tout travail. Dans cet article, nous parlerons de cette tradition et des raisons pour lesquelles elle est si importante dans l’Edinoverie (coreligionnaires).

Préparation à la prière

Dans l’ancienne église russe, la vie d’un chrétien était imprégnée de l’expérience de l’église et illuminée par la prière. Cependant, dans l’esprit de nos ancêtres, l’opinion selon laquelle la vie dans le monde est totalement sans grâce et pleine de vanité prévalait, de sorte que vous ne pouvez pas commencer une prière et participer à un service divin tel que vous êtes. Vous devez plutôt accomplir un certain nombre de rites préparatoires. L’un de ces rites consiste à se vêtir de vêtements de prière spéciaux. Les hommes portent des kaftans spéciaux sur leur chemise, les femmes viennent dans des robes plus élégantes que les robes ordinaires, ainsi que des foulards à épingles couvrant le cou et les épaules.

De tels vêtements étaient considérés comme plus appropriés pour le service divin, et les aidaient à être plus à l’écoute de Dieu et à mettre de côté tous les soucis terrestres. Il convient de noter que cette pratique des vêtements de prière est commune à toutes les religions traditionnelles. Elle est venue en Russie par l’Empire byzantin et équivaut à la tradition du clergé de s’habiller avec des vêtements sacrés avant de débuter les services. Le fait de se parer de vêtements de prière servait de première étape dans la conversion des pensées, et la mise en condition pour la prière, étape qui était renforcée par les sept inclinaisons.<...>

Lire: LES ENFANTS A L’EGLISE "Où et comment doit se tenir le petit chrétien pendant l’office ? Les parents se demandent s’ils peuvent laisser leur fille tenir sa poupée ou encore jouer avec des bouts de cierges.

Le protopresbytre Fedor Borodine, recteur de l’église Saint Côme et Damien, père de 5 enfants s’en est entretenu avec le correspondant de « Neskoutchny Sad » Sophia Poutchkova." SUITE

Structure des sept saluts d’entrée

Les sept saluts d’entrée commencent par la prière du publicain, et chaque prière est accompagnée d’un signe de croix et d’une inclinaison.

1. Dieu, aie pitié de moi, pécheur (inclinaison).

2. O Seigneur qui m’a créé, aie pitié de moi (inclinaison).

3. J’ai péché d’innombrables fois, Seigneur, aie pitié de moi, et pardonne-moi, pécheur (inclinaison).

4. Il est vraiment juste et digne de Te louer, O Théotokos, la plus immaculée et la très-pure Mère de notre Dieu. Plus honorable que les chérubins et vraiment plus glorieuse que les séraphins; toi qui sans tache a donné naissance à Dieu le Verbe, vrai Mère de Dieu, toi que nous exaltons. (toujours suivie d’une prosternation).

5. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit (inclinaison).

6. Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen (inclinaison).

7. Seigneur, aie pitié ; Seigneur, aie pitié ; Seigneur, bénis (inclinaison).

Les sept saluts d’entrée se terminent par un petit renvoi : “Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, par les prières de Ta Mère très pure, par la puissance de l’Honorable et Vivifiante Croix, mon Saint Ange Gardien, et tous les saints, aie pitié de moi et sauve-moi pécheur, car Tu es bon et Ami des hommes. Amen “(prosternation sans le signe de croix). Si les sept saluts d’entrée concluent une prière, alors on procédera à trois inclinaisons avec la prière du publicain après le renvoi....

Lire le texte intégral >>> L’antique usage russe de préparation à la prière
Préparation à la prière  et structure des sept saluts d’entrée

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Juillet 2021 à 14:03 | 9 commentaires | Permalien

Sainte Marina la grande martyre du III siècle, fêtée le 17/30 juillet
Marina est née en Anatolie du Sud, plus précisément à Antioche, à la fin du troisième siècle, pendant le règne de Claude II (268-270). Elle était la seule fille de parents païens nobles. Quand elle avait cinq ans, sa mère est morte (certaines sources disent qu'elle est morte peu de temps après l'accouchement), et depuis que son père Aidesios, était trop occupé à l'exercice de ses fonctions en tant que prêtre païen pour l'éduquer correctement, il tourna ses soins envers Marina avec une femme qui se trouvait être chrétienne. Suite Sainte Marina, grande martyre et vainqueur des démons

Un miracle de sainte Marina
Version française Claude Lopez-Ginisty

Il y a quelques années, une famille de Lymassol, à Chypre, nommée Vassiliou a été bénéficiaire du miracle suivant. En Grèce, cette famille est bien connue à cause des demandes télévisées qu'elle a faites en vue de trouver un donneur pour leur jeune garçon Andrea, qui souffrait de leucémie. Le donateur a bien été trouvé et les parents ont commencé à préparer leur voyage au Texas (USA) où la greffe de moelle osseuse allait être exécutée. Entre-temps, ils ont aussi prié et supplié Jésus-Christ de sauver leur petit garçon. Avant leur départ pour les USA les parents ont entendu parler de miracles de sainte Marina et ils ont appelé le monastère de Sainte-Marina situé sur l'île d'Andros en Grèce pour demander sa bénédiction.

L'higoumène du monastère, le père archimandrite Cyprien a promis qu'il allait prier sainte Marina. Il a également dit aux parents qu'il souhaitait que sainte Marina soit avec Andrea dans la salle d'opération, pour l'aider. Avec la bénédiction de l'higoumène Cyprien et avec beaucoup de foi et la conviction que saint Marina aiderait en effet, la famille Vassiliou est partie aux USA.

Après les tests préparatoires nécessaires à l'opération qu'Andrea devait subir, il a été emmené à la salle d'opération. Peu de temps avant que l'opération ne commence, une femme vint voir le chirurgien qui aurait dû opérer Andrea. Elle a dit qu'elle était le médecin d'Andrea et a demandé à être autorisée à observer l'opération.

La conversation qui a suivi a prouvé que la femme était vraiment médecin. Toutefois, le chirurgien a répondu que "les médecins de l'extérieur" n'étaient pas autorisés à être présents dans la salle d'opération et que la politique de ses équipes médicales était qu'aucun médecin autre que ceux de l'équipe soit impliquée dans ces opérations délicates. L'insistance de la jeune femme a cependant, convaincu le chirurgien de la laisser être présente dans la salle d'opération. Mais avant, il lui a demandé de laisser ses coordonnées au bureau de l'administration. Le médecin inconnu a fait comme dit, et elle puis est entrée dans la salle d'opération avec le chirurgien.

Durant l'opération, elle a donné plusieurs indications concernant le progrès de la procédure. L'opération s'est bien passée et à la fin, le chirurgien a remercié la femme et a quitté la salle d'opération. Les parents d'Andrea sont venus immédiatement pour connaître les résultats de l'opération chirurgicale et le chirurgien a répondu que tout allait très bien, ajoutant qu'il ne pouvait pas comprendre pourquoi ils lui avaient amené Andrea alors qu'ils avaient une aussi bonne doctoresse.

Les parents ont été surpris et ont répondu qu'ils n'avaient pas amené de médecin avec eux. Le chirurgien a insisté cependant. Il leur a aussi dit que quand il était sorti de la salle d'opération, la doctoresse d'Andrea y était restée un peu plus de temps avec le reste de l'équipe chirurgicale et par conséquent, elle devait probablement encore être là. Il a recommandé qu'ils la cherchent. SUITE orthodoxologie
Sainte Marina la grande martyre du III siècle, fêtée le 17/30 juillet

Матушка Евгения Мария Сеньчукова написала : Святая Маргарита, она же Марина, невероятная какая-то. И житие у неё - полное нарушение всех благочестивых правил.

Во-первых, ее никто не крестил.
Во-вторых, она побила диавола молотком. Это прекрасно просто.
В-третьих, один ее палач был христианин и так распереживался, что, казнив ее, покончил с собой, чтобы войти с ней в Царствие Небесное. Что заставляет задуматься о непрощаемости непрощаемого греха.
Ну и вообще - девочка 15 лет. Упрямая и дерзкая. Мучителям хамила. В Бога верила. Такие как раз способны диавола победить.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Juillet 2021 à 04:35 | 0 commentaire | Permalien

Syrie: Aujourd’hui ces Chrétiens d’Orient nous montrent un chemin sur lequel nous devons les suivre
Armelle Milcent

De retour de notre voyage de Syrie, nous souhaitons vous témoigner de l’espérance que nous avons vue à l’œuvre grâce à votre soutien.

Dans la situation dramatique actuelle, où les privations sont quotidiennes (les files d'attentes pour le pain, l’essence... durent des heures et dégénèrent parfois), ces chrétiens laïcs, prêtres et religieux, sont debout et engagent leur talent et leur intelligence au service de la société.

Nous y étions à l'occasion de la bénédiction par le patriarche grec melkite, S. B. Absi, de l'église Saint Paul de Jaramanah, quartier mixte dans la banlieue de Damas. Nous y avons rencontré de très nombreuses communautés chrétiennes.

Sœur Jihane Atalla, jeune directrice rayonnante de l’école des Soeurs de la Charité de Ste Jeanne-Antide, a choisi comme thème de l’année pour ses 1 400 élèves «s’harmoniser et se relever » : s’entraider dans toutes les difficultés pour se relever ensemble et élever tout ce qui nous entoure.

Deux entrepreneurs chrétiens ont créé l'association Hope qui regroupe des structures d’entraide animées par 150 jeunes et dont bénéficient 1 500 personnes pour le soutien dans leurs études (Study zone), la formation et l'accompagnement d'universitaires dans la recherche d'emploi (Disc), et le soutien aux activités génératrices de revenus pour la communauté chrétienne d'Alep, de Homs et de Damas (Hope Center). Ces institutions lumineuses permettent à la nouvelle génération des chrétiens de Syrie de se retrouver autour de valeurs et d'activités communes, de repenser ensemble la place qu'ils occupent dans leur pays après dix années de guerre, et de réfléchir sur le rôle qu'ils peuvent tenir dans sa reconstruction.

Aujourd’hui ces chrétiens d’Orient nous montrent un chemin sur lequel nous devons les suivre,
Tout au long du mois d’août, nous publierons sur notre page les vidéos et photos de ces réalisations.

Ces jeunes comme ces religieux considèrent l’homme dans son intégralité et lui donnent les moyens de se redresser. Leur foi, leur espérance, au service de la charité, sont autant de lumières qui allument un cercle vertueux. SUITE
Syrie: Aujourd’hui ces Chrétiens d’Orient nous montrent un chemin sur lequel nous devons les suivre


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Juillet 2021 à 14:23 | -1 commentaire | Permalien

Quelle joie que Vladimir soit devenu chrétien!
Père Sergey Kim

Saint Vladimir Égal aux Apôtres

Aujourd'hui nous commémorons Saint Vladimir, égal aux Apôtres , le Baptiseur de la Russie. Quelle joie qu'il soit devenu chrétien ! En effet, c'était une chose merveilleuse! Grâce à son choix, nous avons eu le droit d'oublier et nous avons le droit de ne pas nous souvenir de la vie païenne, de ne pas connaître ceux qui peuvent sacrifier des humains, même des enfants….

Quelle joie que Vladimir soit devenu chrétien! Et nous faisons confiance à son choix, car le riche, le prodigue, le cruel ne peut pas devenir tout d'un coup honnête, fidèle, attentif, si le Christ Maître n'avait pas vraiment bouleversé toute son son âme. Nous faisons confiance à son choix, considérant que c'était lui qui a été choisi d'en-haut.

C'est bien que Vladimir soit devenu chrétien, car à travers cela, nous, ses descendants, nous avons connu une soif méditerranéenne qui veut se désaltérer de l'enseignement de notre Maître, une soif qui crée culture. Notre Seigneur nous manque et nous l'attendons depuis des siècles, debout devant ses immenses Faces icôniques conservées dans les villes de Toutaïev, Kiev, Serguiev Posad, et même à Paris. C'est une soif chrétienne qui nous fait rêver de conversations avec les apôtres, de ce que ce serait si le premier d'entre eux, André, venait vers nous. Que nous dirait-il ? Que lui demanderions-nous ?

C'est si bien que Vladimir soit devenu chrétien! C'est bien qu'il ait donné à nos ancêtres la possibilité de devenir chrétiens. Au moins une petite poignée d'entre eux deviendront des enfants fidèles et aimants du royaume du Christ, un royaume qui établit sa capitale dans le cœur du chrétien et colonise le territoire environnant : la cuisine, la chambre, le salon, et ainsi de suite jusqu'à atteindre la rue, plusieurs rues, plusieurs villes et villages… Pour christianiser progressivement tout l'environnement…

Merci à Saint Vladimir ! Il ne quittera pas ses descendants, j'en suis convaincu.

Сегодня память равноапостольного Владимира, Крестителя Руси. Как хорошо, что он стал христианином!

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Juillet 2021 à 19:49 | 2 commentaires | Permalien

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
Il est l'une des grandes figures de la Russie médiévale, tant d'un point de vue politique que spirituel.

Vladimir était le plus jeune fils du prince de Kiev, Sviatoslav. Sa mère s'était convertie au christianisme, mais le jeune prince fut élevée dans le paganisme. En 980, il devint prince de Kiev, après avoir éliminé son frère aîné (qui avait lui-même assassiné un autre de leurs frères).

Son alliance est alors sollicitée par les Bulgares, les Khazars, les Allemands et les Byzantins qui représentent les quatre religions de présence: l'islam, le judaïsme, le christianisme latin et le christianisme byzantin. Vladimir, d'après la tradition, envoie alors des ambassadeurs recueillir de plus amples renseignements sur ces religions.

L'islam des Bulgares respire la tristesse; les offices latins des allemands sont dépourvus de beauté. A Constantinople, la splendeur de la liturgie célébrée dans l'église Sainte Sophie, l'encens projeté vers le ciel par le balancement des lourds encensoirs, l'or des icônes, les hymnes célestes transportent d'enthousiasme les âmes slaves des envoyés du prince: "Nous ne savions plus si nous étions au ciel ou sur la terre ! C'est là que Dieu demeure avec les hommes!" Vladimir se fait donc baptiser, avec tous ses sujets en 988 et reçoit pour épouse une princesse byzantine.

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
La Russie commémore le 28 juillet le jour de son baptême

. Les chercheurs ne sont pas jusqu’à présent parvenus à s’entendre quant à l’année, la date et le lieu de cet évènement. Nous ne savons pas avec précision où a été baptisé le prince Vladimir, à Kiev, Chersonèse ou Berestov, non loin de Kiev. Il est cependant évident que la christianisation de la « Rus » a déterminé pour l’essentiel l’avenir du pays. Les peuples scandinaves ainsi que les Hongrois reçoivent le baptême simultanément, c'est-à-dire vers la fin du X siècle. Adopter la foi chrétienne a été pour le prince Vladimir une décision pour ainsi dire naturelle. En effet, c’est Vladimir qui suggère à son cousin Olaf, canonisé par la suite, de faire baptiser la Suède ce qui se produit dans les cinq années suivantes.

Le prince Vladimir appartenait à la dynastie des Rurikides a commencé à gouverner Novgorod en 970. En 978 il s’empare du pouvoir à Kiev et en 988 il opte pour le christianisme en tant que religion d’Etat. Les chroniques nous donnent un portrait haut en couleurs du prince Vladimir. La christianisation a été pour lui une décision tout à fait personnelle et intime.

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
Son propre baptême le fait radicalement changer de vie !

Vladimir le BEAU SOLEIL était un grand amateur de femmes. Cette propension lui a fait commettre une série de crimes : il tue son frère pour lui prendre sa femme, une moniale grecque défroquée qui au moment des évènements était enceinte du frère de Vladimir. Il tue les parents de son autre épouse, Rognède. Il se disait qu’une femme belle ne se risquait pas à sortir dans Kiev craignant d’être violée. Dès son baptême le prince Vladimir change radicalement et fonde une famille exemplaire.

La peine de mort est abrogée. Ses sujets ne sont plus vendus en esclavage, l’esclavage est pratiquement aboli.

Vladimir se met à racheter les Slaves prisonniers dans d’autres contrées puisant pour ceci dans sa cassette. Les relations entre Slaves, Varègues et Ougro-finnois subissent de profonds changements. Elles étaient hostiles auparavant car les Varègues s’estimaient être supérieurs. Le prince Vladimir se consacra à fusionner les trois ethnies.

L’apparition des Russes anciens fut une conséquence logique de la christianisation. Nous savons aujourd’hui que l’ethnie russe slave s’est constituée grâce au baptême. En voici une simple preuve : les Varègues n’avaient pas d’alphabet alors que les Slaves avaient une écriture. Bien avant Vladimir les Slaves du Sud purent bénéficier de l’alphabet élaboré par Saints Cyrille et Méthode. Le christianisme se fonde sur les Écritures, il est inconcevable sans textes liturgiques.

Aussi l’ethnie russe slave qui se forma à l’époque choisit pour langue littéraire commune non les dialectes varègues et ougro-finnois mais le slavon. Cet immense « melting pot » ethnique qui produisit en définitive les anciens Russes comprenait d’ailleurs non seulement les trois peuples énumérés mais aussi les Khazars.

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie
Cette ethnie se divisa historiquement en Russes, Ukrainiens et Biélorusses.

Cette division commença à peu près un siècle après le début de l’occupation mongolo-tatare. A la fin du XIV siècle les princes lituaniens libèrent des Tatars les territoires de l’Ukraine et de la Biélorussie modernes. Cela fait se constituer un monde Russe ouvert sur l’Occident car limitrophe de la Pologne et de la Lituanie. Se constituent alors les ethnies biélorusse et ukrainienne. La Biélorussie moderne est restée dans la composition de la Lituanie après la conclusion de l’Union polono-lituanienne. La Lituanie confie à la Pologne l’administration des territoires qui constituent l’Ukraine moderne. Moscou ainsi que les villes de Vladimir et de Novgorod restent à l’écart de ces formations. Novgorod représentait une forme de culture russe très spécifique qui n’a jamais été tributaire des Tatares. Le monde de Novgorod était ouvert sur l’Occident par la mer Baltique. Il fut, malheureusement, entièrement détruit par Moscou.

La partie orientale de l’ethnie russe donna le type grand-russien, la conscience politique y était tartare. Je pense à une orientation qui se distinguait de ce que qui existait chez les Russes de l’Ouest et aspirait à l’isolement du monde extérieure, à une société fermée, à la réalisation de l’idée de la « Moscou- Troisième Rome ». Cette idéologie prend forme à la fin du XV et au début du XVI siècles. C’est l’époque de la division « objective » entre les trois ethnies. Elles se perçoivent subjectivement chacune à part, Ukrainiens, Biélorusses et Russes, au XVI et surtout au XVII siècles.

André Zoubov historien- professeur à l’Institut des relations internationales

Le baptême de Vladimir, et le Baptême de la Russie : 2 toiles de Viktor Vasnetsov (1890) Entre 1884 et 1889, Vasnetsov est chargé de peindre des fresques pour la cathédrale Saint-Vladimir de Kiev.

Traduction : Nikita Krivocheine
"Radio Liberty", émission André Shary

Saint Vladimir le Grand -  Vladimir le BEAU SOLEIL  (980-1015)  et le Baptême de la Russie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Juillet 2021 à 06:30 | Permalien

Professeur d'histoire, auteur de plusieurs ouvrages sur la place du sacré dans la société humaine, Christophe Levalois s'intéresse depuis des décennies au rapport : homme / loup. L'image de cet animal, symboliquement associé à la fécondité et au commencement est en opposition avec celle du loup destructeur que sa domestication cependant efface. "Le loup et son mystère - Histoire d'une fascination" - par Christophe Levalois

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Juillet 2021 à 21:50 | 0 commentaire | Permalien

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
Introduction

Le père Serge Chévitch fut en relation avec la correspondante de ces lettres de 1930 à son décès en 1960. C'était une dame russe, émigrée à Paris avec sa fille, qui avait perdu toute sa famille et traversé de dures épreuves. La dépositaire des lettres n'a pas autorisé leur publication intégrale mais seulement les extraits présentés ici.

Aucune des lettres n'étant datée, on ne peut leur attribuer d'ordre chronologique mais on comprendra facilement qu'elles appartiennent à des périodes bien différentes de la vie de la correspondante.

Lorsqu'il devint moine, le père Serge vivait alors à Paris dans un petit monastère rattaché à la toute proche communauté des Trois Saints Hiérarques, restée depuis 1931 sous l'homophore du Patriarcat de Moscou. Le petit groupe comptait ou avait compté depuis sa fondation, tant parmi les clercs que parmi les paroissiens, plusieurs correspondants directs de saint Silouane, la moniale iconographe Théodosie (Orlova), le futur archevêque Séraphin (Rodionov) ou Nadejda Soboleva (future moniale Silouane) notamment, ou du père Sophrony (Sakharov), comme le fondateur de la communauté des Trois Saints Hiérarques lui-même, le métropolite Benjamin (Fedtchenkov), le moine iconographe Gregoire (Kroug), sans parler de l'archimandrite Dimitri (Balfour).

C'est à saint Silouane que le père Serge lui-même écrivit, lorsqu'il résolut de devenir moine en 1938, pour lui demander sa bénédiction. La réponse du starets fut la dernière lettre qu'il écrivit avant sa mort. Déposée sur la table de sa cellule, elle fut postée le lendemain par le père Sophrony.

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
Extraits des lettres du Père Serge Chévitch à l’une de ses filles spirituelles

1. Toutes les personnes saintes et justes ne prêtaient attention ni à la sécheresse [intérieure], ni aux pensées, ni à la lutte [spirituelle], ni non plus aux joies, aux douceurs, aux consolations spirituelles. Elles n’aspiraient qu’à une seule chose : être fidèles au Seigneur par l’accomplissement, à chaque instant, de Ses commandements, le service du prochain, la garde du cœur, etc.

2. La seule et unique cause de tous nos désordres aussi bien intérieurs qu’extérieurs est l’abandon de la prière ! Prier, prier, prier, — et tout ira mieux. Voilà la recette générale et universelle. Il n’y en a pas d’autre. Nous sommes faibles parce que nous sommes seuls. Nous sommes seuls parce que le Seigneur est absent ! Le Seigneur est absent parce que nous ne Lui demandons pas d’être en nous ! Tout est là. Plus nous prierons avec ferveur, avec constance, avec attention, plus le Royaume de Dieu qui est en nous s’ouvrira rapidement. C’est cela le bonheur et la félicité ! Et alors plus rien d’autre ne nous est nécessaire. Celui qui [demeure] dans le Royaume, règne !

3. L’essence même de la vie spirituelle est la paix et la joie dans le Seigneur. Pour disposer notre cœur à la paix, il nous faut y consacrer toute notre attention et tous nos soins, tout en sachant que la véritable paix intérieure est un don de Dieu. Pour cela, il faut extirper du cœur tout ce qui peut troubler cette paix intérieure : les sentiments mauvais, l’irritation, l’envie, la convoitise, la vaine agitation, etc. Tout cela nous ravit la paix intérieure et la quiétude. Soyez en paix et le but est atteint. C’est cela le bien-être ou le début de la béatitude. Ne vous souciez que de cela. Dès que vous voyez que quelque chose trouble la paix, rétablissez-la immédiatement, du matin jusqu’au soir. Vous avez péché, ne vous découragez pas, mais, simplement après avoir demandé au Seigneur de vous pardonner, invoquez de nouveau son saint Nom et vous goûterez la douce paix du cœur. C’est en cela que consiste l’essence de la vie spirituelle : ce ne sont ni les prosternations, ni les exploits ascétiques, ni les jeûnes, mais la paix et la joie dans le Saint-Esprit. C’est parfaitement pratique, facile et à la portée de tous et de chacun. Que chacun se serve et prenne autant qu’il veut (cf. Jean 6, 11).

4. La confession est [uniquement] l’énonciation de ce qui est transgression de la volonté de Dieu, quand le cœur l’a clairement comprise.

Mais lorsqu’on a envie de s’entretenir d’un sujet spirituel, elle peut tout à fait être remplacée par une conversation avec une amie proche, ou par une correspondance avec des gens qui ont une expérience spirituelle, tels des anciens de Valaam, ou de l'Athos , — je peux vous fournir des adresses —, ou enfin par la lecture d’ouvrages spirituels. Il est nécessaire de lire constamment. Ce que vous avez lu aujourd’hui peut, tout d’un coup demain, jeter la lumière sur une quelconque difficulté spirituelle ; [lisez] principalement l’évêque Théophane [le Reclus], l’évêque Ignace [Briantchaninoff], la Philocalie.

La prière de Jésus c’est l’Amour pour Dieu et le premier commandement, aussi bien de l’Ancien que du Nouveau Testament : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » (ce qui veut dire : « Pratique la prière de Jésus », qui est justement Amour de Dieu). Grâce à cette prière, sans l’avoir même cherché, le cœur s’enflammera d’amour pour le prochain et pour toute créature de Dieu. Il n’est pas possible d'aimer sincèrement le Créateur sans aimer l’œuvre de Ses mains. Aimez ceux qui vous entourent : c'est cela même la prière de Jésus. A chaque effort dans cette direction, de votre cœur coulera aussitôt « la source d’eau vive jaillissant en vie éternelle » (Jean 4, 14), c’est-à-dire l’amour de Dieu, l’allégresse du Saint-Esprit, c’est-à-dire la prière incessante.

(1) Ce que le Père Serge faisait lui-même, avec le starets Jean de Valaam notamment, ou avec saint Silouane.
Lire aussi

Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
5. Toi seul Seigneur, unique et sage, connais « les temps et les moments (cf. Actes 1, 7). Et nous, non pas comme des démons ingrats, mais comme des enfants de Dieu reconnaissants, aimants et bien-aimés, nous supporterons tout patiemment, avec de la gratitude dans le cœur, avec une action de grâce sur les lèvres. Réjouissez-vous dans le Seigneur et ravivez sans cesse dans votre âme la flamme de cette joie salvatrice. Répétez mentalement au Seigneur : « Je Te rends grâce pour tout ! Je Te rends grâce, à Toi qui es sage, à Toi qui es bon, à Toi qui seul aimes et es aimé ! Tu m’as donné de connaître les voies de la Vie. Tu m’as abreuvée à la coupe de Ton Amour. Tu m’as amenée dans Ton Temple ! Tu m’as fait communier à Ta souffrance et à Ta gloire ! ».

Je voudrais tellement vous apaiser complètement, afin que vous suffise pour longtemps cette réserve de quiétude. Il ne faut pas beaucoup exiger du Seigneur, ce serait l’indice d’une attitude incorrecte à l’égard de la vie spirituelle. Le Seigneur enverra tout ce qui est nécessaire, mais en temps utile. Il ne faut pas que la vie spirituelle devienne seulement une soif de consolation et de plaisir. Le Seigneur veut de notre part de la fidélité, du dévouement, de la constance dans la patience et la reconnaissance. C’est cela qui a du prix. Tout le reste n’a aucune valeur dans la vie spirituelle. Ceux qui sont expérimentés dans la vie en Dieu n’accordent aucune signification ni aux consolations, ni à leurs suppressions passagères ou à leur absence. Dans le livre La Lutte invisible, l’évêque Théophane [le Reclus] dépeint très bien tout le chemin de la vie spirituelle et il y a des chapitres tout à fait compréhensibles sur la prière et sur la prière de Jésus. Essayez de vous procurer cet ouvrage quelque part et lisez-le, rafraîchissez dans votre mémoire tout ce qui se rapporte au chemin spirituel et essayez de voir ce qui vous convient ou non.

Mais par-dessus tout, luttez contre l’acédie. C’est votre combat principal. Si vous venez à bout de l’ennemi, le reste sera pour vous simple et facile. Votre acédie s’est renforcée après les épreuves que vous avez vécues, d’où la nécessité de beaucoup vous battre contre elle ; mais vous la vaincrez. Ayez seulement le cœur à l’ouvrage ! Montrez-lui que vous êtes un lutteur et un combattant courageux, et elle n’osera plus s’approcher de vous.

N’attendez aucun succès facile et rapide dans la vie spirituelle, c'est le premier indice d’un manque de fermeté. D’ordinaire, celui qui cherche une réussite prompte et facile dans la vie spirituelle se refroidit rapidement et se détache du Seigneur. Mais si nous nous disposons à peiner toute notre vie, pour, à la fin, récolter des fruits bons et mûrs, alors nous les récolterons quand le temps viendra. Il ne faut se comparer à personne. C’est un terrain [favorable] aux tentations ennemies. Le dicton « qui va lentement va sûrement » se vérifie largement dans la vie spirituelle.

Que brûle toujours en vous le désir d’être ferme, reconnaissante envers Dieu (les démons sont orgueilleux et ingrats) et répandez sur les autres une gaieté chaleureuse, la joie, la vaillance, la consolation ! SUITE en PJ et
Plusieurs publications sur "PO" starets Serge (Chévitch)


Archimandrite Serge (Chévitch) 1903-1987 à l'occasion du 34e anniversaire  de sa dormition
ПРИГЛАШАЕМ ПОСЕТИТЬ САЙТ и АРХИВ Un site consacré à l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité et des Nouveaux Saints Martyrs russes à Vanves /PM/

Qui retrace l’histoire de la paroisse de la Sainte-Trinité à Vanves vient d’être mis en ligne. Fondée en 1935 par l’archimandrite Stéphane (Svetozarov) (1890-1969), la paroisse devient un centre spirituel important grâce à la présence de l’archimandrite Serge (Chévitch), qui en est responsable de 1945 à 1987.

Son fils spirituel le plus célèbre est le moine Grégoire /Kroug/ dont le travail d’iconographe parvint, grâce à l’aide du père Serge, à un niveau rarement atteint dans l’histoire de l’Église.

Vous y trouverez les icônes conservées à l’église à la page « Icônes ».

Et aussi, entre autres, une copie d’une lettre inédite de saint Silouane de l’Athos, une copie originale d’un certain nombre d’œuvres de Mère Marie Skobtsov, récemment canonisée par le Patriarcat de Constantinople, tantôt tapées à la machine, tantôt rédigées de la main de sa mère, Sophia Borissovna Pilenko, dont on trouvera la liste manuscrite.

Les autres personnalités marquantes ne sont pas oubliés.

***

Все святые и праведные люди, не обращая внимания ни на сухость, помыслы, брань, ни на радости, сладости, духовные утешения, стремились лишь к одному : быть верными Господу – в постоянном исполнении заповедей Его, в служении ближним, в хранении сердца и тому подобное.

Причина всех наших нестроений и внутренних и внешних одна : оставление молитвы! Молиться, молиться, молиться – и всё пойдет на лад. Это всеобъемлющий и всеобщий рецепт. Другого нет. Слабы мы, потому что одни. Одни – потому что нет Господа! Господа нет — потому что не просим Его быть в нас. Всё в этом. Чем усерднее, чем постояннее, чем внимательнее будем молиться, тем скорее откроется сущее внутри нас Царствие Божие – а это и счастье и блаженство. Тут уж более ничего не требуется. Кто в Царстве тот — царствует!

Сущность духовной жизни есть мир и радость о Господе. Для устроения сердечного мира надо и напрягать все возможные с нашей стороны заботы и хлопоты – только знать, что настоящий внутренный мир есть Дар Божий. Для сего следует устранять из сердца всё, что может сей внутренний мир нарушить : это недобрые чувства, раздражение, зависть, похотения, заботливость суетная и т. д... Через всё это похищается у нас внутренний мир и покой. Имейте мир с собой и цель достигнута. Это и есть благобытие или начало блаженства. Только об этом и заботьтесь. Как только видите, что мир чем нибудь нарушен, тотчас его восстанавливайте – начиная с утра до вечера. Согрешили – не унывайте, а просто испросив у Господа прощения, вновь призывайте святое Его Имя и будете вкушать сладкий сердечный мир. Сие и есть сущность духовной жизни – не поклоны, не подвиги, не посты, а мир и радость в Духе Святом. Это всем и каждому совершенно удобно, легко и доступно – возьми и бери – кто сколько хочет! ЧИТАТЬ ДАЛЕЕ В ПРИЛОЖЕНИИ


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Juillet 2021 à 08:57 | 0 commentaire | Permalien

Sainte Grande Olga, taris tes larmes et ne pleure pas!
Père Sergey Kim né en 1982 a été ordonné prêtre le 12 février 2018 par Mgr Nestor, évêque de Chersonèse

Königin Helga est très proche de nous tous : nous connaissons tous son amour pour son mari, sa revanche sur la tribu des Drevlyans, sa conversion au christianisme.

La princesse Olga était originaire des Varègues, c'est-à-dire des Scandinaves, mais les Slaves actuels - les descendants des anciens Slaves - l'aiment toujours. Les amoureux de Byzance (ils sont moins nombreux chaque année) se réjouissent qu'elle ait été reçue à Constantinople par l'empereur Constantin Porphyrogénète. Il y a une fresque à l'ancienne basilique Sainte Sophie à Kiev, où ils sont représentés côte à côte.

Je m'intéresse à autre chose : comment a-t-elle vécu en tant que chrétienne dans un pays non-chrétien ? Kiev dans les années 950 était le cœur commercial de ce pays, et il y avait dit-on l'église Ilyinskaya.

Il était également dit qu’Olga avait convoqué un évêque avec le clergé des pays allemands. Mais cet évêque, nommé Adalbert, fut mal reçu, et les prêtres furent même tués. Et il se retira de cette ville.

Comment a-t-elle vécu ?

Son fils ne l'écoutait pas et ne voulait pas être chrétien. Il y avait une église, mais qui y célébrait? Dans quelle langue a-t-elle lu les enseignements de notre Seigneur ? Dans quelle langue avez-vous chanté le service ? Je ne doute pas qu'elle chantait le matin, tôt, lorsque le cruel soleil russe se levait à Kiev et que la nature brutale et sauvage commençait à se réveiller. Elle a chanté une prière au Christ, regardant vers l'avenir à travers les yeux d'une mère, à travers les yeux d'une grand-mère, à travers les yeux d'une fille- varangienne , et elle nous a probablement vus comme nous sommes aujourd’hui.

Par conséquent, chaque fois que nous pensons à notre patrie bien-aimée et à la foi du Christ en elle, nous tremblons et nos nuques se refroidissent : Olga nous regarde du passé, les larmes aux yeux et murmure les anciennes prières scandinaves : "Seigneur Christ, Soleil de la vérité, ne laisse pas la nature sauvage russe jouer et noyer tes pousses pacifiques! Seigneur Christ, ne laisse pas le beau mais cruel soleil russe brûler tes tendres gerbes !"

Sainte Grande Olga, ne pleure pas ! Nous, vos enfants, aimons le Christ sous le même soleil et portons la même nature dans nos veines et combattons, combattons avec nous-mêmes...

Fresque de la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. 1040-début des années 1050.
Olga, princesse de Kiev, lors d'une réception avec Constantin VII Porphyrogénète. Dans la partie gauche de la composition, l'empereur Constantin VII , assis sur le trône, et ses deux gardes du corps, armés de lances et de boucliers. Le côté droit représente la princesse Olga avec les femmes de sa suite.


Иерей Сергей Ким С сентября 2014 г по настоящее время является преподавателем Московской Духовной Академии на кафедре филологии.
Sainte Grande Olga, taris tes larmes et ne pleure pas!

Святая Ольга , утри слёзы и не плач!

Кёнигин Хельга нам всем очень близка: все знаем про её любовь к мужу, месть древлянам, принятие христианства. Княгиня Ольга была из варягов, то есть из скандинавов, но славяне нынешние - потомки древних славян - все равно её любят. Любители Византии (их все меньше с каждым годом) радуются, что её принимал в Константинополе император Константин Багрянородный. Есть фреска из Киевской древней церкви, где они изображены рядом.

Мне интересно другое: как она жила христианкой в нехристианской стране? Киев в 950-х годах был торговым сердцем этой страны, и там будто бы была церковь Ильинская. Будто бы Ольга призвала епископа с клиром от немецких стран. Но этого епископа, по имени Адальберт, приняли так плохо, а священников даже убили. И удалился он из этого города. Как же она жила? Сын её не послушал и не захотел быть христианином. Была церковь, но кто в ней служил? На каком языке читала она учение нашего Учителя? На каком языке пела службу? Почему-то не сомневаюсь, что пела утром, рано, когда вставало в Киеве жестокое русское солнце и начинала просыпаться буйная, диковатая природа. Она пела Христу песнь, смотря в будущее глазами матери, глазами бабушки, глазами девушки-варяжки, и видела, наверное, нас.

Поэтому, каждый раз, когда мы задумываемся о нашем любимом отечестве и о Христовой вере в нем, мы ёжимся, и холодеет затылок: Ольга смотрит на нас из прошлого со слезами и шепчет древнегерманские скандинавские молитвы: "Господи Христе, солнце правды, не дай дикой русской природе разыграться и заглушить тихие ростки Твои! Господи Христе, не дай жестокому красному солнцу русскому пожечь малые ростки Твои!"

Святая великая Ольга, не плачь! Мы дети твои любим Христа под тем же солнцем и нося ту же природу в наших жилах и боремся, боремся с собой...

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 18:16 | 0 commentaire | Permalien

Jean Tchékan le  fondateur du SOP est né au Ciel le mercredi 21 juillet 2021
Carol Saba Responsable de la Communication, Assemblée des Évêques Orthodoxes de France

Entre serviteur de Dieu, Jean, dans la joie de ton Maître ! Mémoire éternelle !

Oh Seigneur ! Que je connais ce regard ! Que nous avons côtoyés Nada et moi même, depuis le début des années 90 en France ! Notre ami Jean Tchékan est né au Ciel ce mercredi 21 juillet. Le Christ est ressuscité !

Personne ne peut imaginer l'Orthodoxie en France sans Jean qui fut, avec mérite, le père fondateur de l'information orthodoxe en France en fondant le fameux SOP le Service Orthodoxe de Presse, où on s'empressait Antiochiens, Grecs, Russes, Roumains, Serbes etc. et français orthodoxes, pour y écrire articles, chroniques et infos sur nos Églises respectives.

Le SOP n'était pas qu'un mensuel de l'époque du tirage papier mais c'était une vraie diaconie de l'information orthodoxe et au-delà de l'information chrétienne ! Pendant de longues années, le SOP était incontournable pour diffuser informations et réflexions avant l'apparition du Net. Jean n'avait pas seulement le souci du témoignage de l'Eglise orthodoxe en France mais aussi de l'Eglise orthodoxe dans le monde. Tout le SOP, le bébé de Jean, était articulé ainsi en cette double dimension du local et de l'universel de l'Orthodoxie.

Jean n'était pas seulement un ami cher mais aussi, avec Antoine Nivière qui a repris la chefferie de la rédaction du SOP après lui, était aussi mon mentor dans la relation avec les médias et les journalistes de l'information religieuse en France. Que de dîners chez lui, chez nous, chez Antoine et tant d'autres du petit monde orthodoxe parisien et/ou de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, pour refaire le monde Orthodoxe, pour éviter le pire, pour gérer les crises et pour œuvrer pour le bien et le bon ... Des souvenirs inoubliables avec notre chère Xenia son épouse qui a été avec une sainte patience, la complice de tous ses combats, jusqu'au bout...

Jean était aussi un excellent pédagogue et catéchète avec doigté ... La transmission tant pour lui que pour Xenia était au cœur du témoignage de l'orthodoxie et de sa mission dans le monde d'aujourd'hui, ici et maintenant ! Que de personnes, jeunes et moins jeunes, étudiantes et étudiants, qui étaient en recherche, ont été introduits en Orthodoxie par des échanges et des discussions autour d'un verre chez lui, ou d'un repas devant sa belle bibliothèque murale où les icônes, les photos de famille et les livres se faisaient concurrence pour être et paraître.

Ces quelques paroles d'hommage à mon ami pour l'accompagner avec nos prières à la Maison du Père pour retrouver la Sainte Face du Ressuscité, ne constituent pas encore le bel hommage que mérite ce serviteur INFATIGABLE du Christ et de l'Eglise et qui viendra ultérieurement !

Pour le moment je dirai "Le Christ est ressuscité ! Mais aussi que cette nouvelle me rend triste mais aussi paisible, d'une paix qui vient d'en haut. Car la mort de Jean ne peut qu'être une Pâques !

Et je ne sais pourquoi quand j'ai appris la nouvelle, c'est ce tropaire du Ton 3 qui s'est imposé comme une évidence : "Que les cieux se réjouissent, que la terre soit dans l'allégresse, car le Seigneur a déployé la force de Son bras par la mort Il a terrassé la mort et s'est fait le premier-né d'entre les morts, il nous a délivré des entrailles de l'enfer et Il a accordé au monde la grande miséricorde !"

Toutes nos condoléances, pensées émues et sincères, Nada et moi, à Xenia, son épouse, à Gricha (Grégoire) et à Serge ses enfants et à toute sa famille.

Entre serviteur de Dieu Jean dans la joie de ton Maître ! Mémoire éternelle !
Jean Tchékan le  fondateur du SOP est né au Ciel le mercredi 21 juillet 2021

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 16:59 | 1 commentaire | Permalien

Sainte Sophie : l’UNESCO regrette vivement la décision des autorités turques
Sainte Sophie : l’UNESCO regrette vivement la décision des autorités turques, prise sans dialogue préalable, et appelle à préserver l’universalité du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco a demandé vendredi à la Turquie de présenter d'ici 2022 un rapport sur l'état de conservation de la basilique Sainte-Sophie d'Istanbul, exprimant sa «profonde préoccupation» sur les conséquences de la transformation en mosquée de ce célèbre édifice de l'époque byzantine. La transformation en mosquée le 10 juillet 2020 par les autorités turques de Sainte-Sophie, jusqu'alors un musée, avait déclenché une vague d'indignation internationale et aggravé les tensions entre la Turquie et la Grèce. Source

Le président turc Erdogan garantit à Vladimir Poutine que les reliques chrétiennes de Sainte Sophie, à Istanbul, seront sauvegardées

Paris, le 10 juillet - La Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, regrette vivement la décision des autorités turques, prise sans dialogue préalable, de modifier le statut de Sainte Sophie. Elle a fait part ce soir de sa profonde préoccupation à l’ambassadeur de Turquie auprès de l’UNESCO.


Sainte-Sophie est une composante des Zones historiques d’Istanbul inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. « Sainte Sophie est un chef d’œuvre architectural et un témoignage unique de la rencontre de l’Europe et de l’Asie au cours des siècles. Son statut de musée reflète l’universalité de son héritage et en fait un puissant symbole de dialogue », a déclaré Mme Azoulay.

La décision annoncée aujourd’hui soulève la question de l’impact du changement de statut sur la valeur universelle du bien. Ainsi, un État doit veiller à ce qu’aucune modification ne porte atteinte à la valeur exceptionnelle universelle d’un bien inscrit sur son territoire. Toute modification en ce sens doit faire l’objet d’une notification préalable à l’UNESCO et, le cas échéant, d’un examen par le Comité du Patrimoine mondial.

La France veut que Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous"! Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul

L’UNESCO rappelle par ailleurs qu’une participation effective, inclusive, et équitable des communautés et autres parties prenantes concernées par le bien, est une condition nécessaire pour préserver ce patrimoine et mettre en valeur son caractère unique et sa signification. Cette exigence sert la protection et la transmission de la valeur universelle exceptionnelle du patrimoine et est inhérente à l'esprit de la Convention du patrimoine mondial.

Ces préoccupations avaient été notifiées à la République de Turquie dans plusieurs courriers et encore hier soir au représentant de la délégation turque auprès de l’UNESCO. A cet égard, il est regrettable que la décision n’ait fait l’objet d’aucun dialogue ou notification préalable. L’UNESCO appelle les autorités turques à ouvrir ce dialogue sans délai, afin d’éviter un recul sur l’universalité de ce patrimoine exceptionnel dont l’état de conservation sera examiné par le Comité du Patrimoine mondial à sa prochaine session.

« Il est important d’éviter toute mesure de mise en œuvre qui ne serait pas préalablement discutée avec l’UNESCO et qui entrainerait des conséquences sur l’accès physique, sur la structure du bâti, sur les biens mobiliers et sur le mode de gestion du site », a souligné Ernesto Ottone Ramirez, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture. De telles mesures pourraient en effet constituer des violations des règles issues de la Convention du Patrimoine mondial de 1972.

LIEN

Комитет всемирного наследия ЮНЕСКО в пятницу потребовал от Турции предоставить доклад о мерах, предпринимаемых для сохранения собора Святой Софии в Стамбуле, которому в 2020 году был придан статус мечети, сообщают западные СМИ.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Juillet 2021 à 15:42 | 2 commentaires | Permalien

1 2 3 4 5 » ... 307


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile