Le site du diocèse de Chersonèse publie le commentaire du père Vsévolod Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, sur les propos du pape Benoît XVI au sujet des moyens de lutte contre le SIDA:

"Il est faux de considérer les préservatifs comme un moyen d'enrayer la propagation du SIDA", a déclaré le 20 mars l'archiprêtre Vsévolod Tchapline, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, commentant la polémique suscitée par les propos du pape de Rome en voyage en Afrique. Selon le père Tchapline, ce ne sont pas les moyens extérieurs de contraception qui peuvent diminuer la propagation du SIDA, mais une éducation juste et un mode de vie raisonnable.

"Si une personne mène une vie peccamineuse, débauchée, se drogue, n'a pas de sens ni de modération dans son existence, elle périra de toute façon d'une maladie ou d'une autre. Aucun préservatif et aucun médicament ne pourront l'en sauver". Selon le père Tchapline, "la propagation du SIDA ne peut être arrêtée que par une éducation éthique de la population concernée et non par le recours aux préservatifs".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Mars 2009 à 11:35 | 6 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Un archevêque russe adresse un message aux pasteurs protestants de sa région
L'archevêque Zosime d'Elista et de Kalmykie (république autonome faisant partie de la Fédération de Russie), préoccupé par "les sentiments anti-orthodoxes" qui règnent, selon lui, dans les communautés protestantes de sa région, a adressé un message aux pasteurs responsables de ces communautés.

"Pour aider les protestants de Kalmykie à dépasser les stéréotypes négatifs au sujet de la foi orthodoxe", l'archevêque les invite à s'associer à un cycle de conférences que le diocèse d'Elista organise ce printemps avec la participation de théologiens, historiens et missionnaires venus de différentes villes de Russie. "Si vous cherchez sincèrement la vérité, écrit Mgr Zosime, si vous voulez être honnêtes envers vous-mêmes, nous vous invitons à rencontrer les théologiens orthodoxes et à étudier en toute fraternité les questions de foi qui vous intéressent".

Selon Mgr Zosime, "après la chute de l'Union soviétique, des milliers de prédicateurs étrangers ont afflué en Russie, cherchant à y ériger leurs 'églises'. Le succès de leur mission était en grande partie dû à l'absence de connaissances religieuses positives chez la plupart des citoyens de l'Etat athée... La critique de la foi orthodoxe et non la proclamation du Christ fut le coeur du message de certains de ces missionnaires."

L'archevêque affirme qu' "actuellement, la plupart de ces organisations protestantes continuent d'exister, en stimulant une attitude anti-orthodoxe parmi leurs membres. Inversement, quand les protestants russes commencent, objectivement et sans influence de l'autre côté de l'océan, à étudier les fondements de la foi orthodoxe, ils arrivent à la conclusion que l'Eglise orthodoxe est l'authentique Eglise du Christ et que les accusations contre elle ne reposent que sur des préjugés".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Mars 2009 à 15:33 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Quelques extraits du discours de l'archevêque Chrysostome de Chypre à l'inauguration de la représentation de son Eglise à Bruxelles, publiés par le site du diocèse de Chersonèse, témoignent de sa détermination à dénoncer "la profanation et le pillage des églises orthodoxes" dans la partie nord de l'île. Son témoignage permettra-t-il l'appaisement de la situation douloureuse des Chypriotes?

Le Chypre est divisé en deux parties depuis 1974 où la Turquie a occupé 37 % du territoire de l'île. Selon l'Eglise de Chypre, 522 églises furent depuis détruites ou transformées en mosquées, boîtes de nuit, morgues ou écuries. Mgr Chrysostome a déploré le fait que toutes les tentatives des orthodoxes de restaurer ces églises restent sans succès. "Cependant, dit-il, notre gouvernement entretient les lieux saints musulmans dans la partie méridionale de l'île. Bien plus, les musulmans sont autorisés à les visiter aussi souvent qu'ils le souhaitent".

"Nous considérons qu'il est de notre devoir de faire connaître aux institutions de l'Union européenne ce qui se passe sur les 37 % du territoire occupé de Chypre, membre de la famille européenne, a déclaré l'archevêque. Nous rappèlerons toujours à nos partenaires que la destruction, la profanation et le pillage de nos monuments se poursuit sous le régime des occupants turcs." .

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Mars 2009 à 15:11 | 7 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

C'est peut-être trop idéaliste et difficile à imaginer à notre époque, mais l'Eglise orthodoxe, elle aussi, considère que l'amour chaste et pur est le plus sûr moyen de mettre l'homme à l'abri de toute sorte de maladies sexuellement transmissibles. Ce n'est pas le préservatif qui nous délivre de la mort, mais la maîtrise de nos pulsions et une éducation sexuelle responsable. C'est du reste la leçon du Carême que nous vivons ces jours-ci.

Voilà ce que les Fondements de la doctrine sociale de l'Eglise orthodoxe russe au sujet de l'amour que l'Eglise professe (ch. X, 6):

"Le corps humain est une merveilleuse création de Dieu, appelée à devenir temple de l’Esprit Saint . En condamnant la pornographie et la fornication, l’Église est loin d’appeler au dédain du corps et de la proximité sexuelle en tant que tels, car les rapports charnels de l’homme et de la femme sont bénis par Dieu dans le mariage, où ils deviennent source de la continuité du genre humain et expression de l’amour chaste, de la communion totale, « de la communauté des âmes et des corps » des époux, ce pour quoi l’Église prie dans le rite du couronnement nuptial .

C’est, au contraire, la réduction de ces relations pures et dignes, selon le dessein du Seigneur, et du corps humain lui-même, à l’état d’objet d’exploitation humiliante et de commerce destiné à une satisfaction égoïste, impersonnelle, corrompue et dénuée de tout amour, qui mérite d’être condamnée. Pour cette même raison, l’Église condamne invariablement la prostitution et la propagande de l’amour prétendument « libre », qui séparent totalement la proximité physique de la communion spirituelle et personnelle, de l’offrande de soi et de la responsabilité de l’un pour l’autre, qui sont possibles seulement dans la fidélité conjugale tout au long de la vie
."

Les Fondements de la doctrine sociale de l'Eglise orthodoxe russe sont publiés en français aux éditions du Cerf (Paris, 200).

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Mars 2009 à 09:21 | 10 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Bulgarie: Plusieurs prêtres dissidents reviennent dans l'Eglise canonique
Le Saint-Synode de l'Église orthodoxe de Bulgarie a annoncé que plusieurs prêtres dissidents ont décidé de revenir dans l'Église orthodoxe canonique. Le métropolite Néophite, membre du Saint-Synode, a affirmé que le dialogue s'est instauré au niveau de plusieurs diocèses au sujet de la réintégration de ces prêtres. Ils prévoient de faire leur amende honorable pendant la Semaine Sainte.

Le métropolite Néophite a souligné que l'Église orthodoxe bulgare "recevra tous ceux qui feront un repentir sincère et qui n'ont pas sur leur compte de violations graves du droit canonique, comme un second mariage ou des actes criminels. Les réticents seront réduits à l'état laïc".

Par ailleurs, le Saint-Synode a chargé le métropolite Galaktion de Staro-Zagora d'entrer en contact avec le chef du synode dissident, le "métropolite" Innocent, pour l'inviter à revenir au sein de l'Église canonique. Les Pères synodaux redoutent cependant qu'Innocent, tout comme certains de ses défenseurs, ne fera aucun geste envers l'Église canonique avant d'avoir perçu les dédommagements que la Cour européenne pour la défense des droits de l'homme a prescrit à l'État bulgare de verser aux dissidents.

Cette décision de la Cour européenne a, du reste, été vigoureusement critiquée par les représentants des Églises orthodoxes locales réunis en consultation à Sofia la semaine dernière.

Source: Blagovest-Info

Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 16:18 | 1 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Un prêtre russe appelle à durcir les peines pour les crimes contre les mineurs
L'archiprêtre Vsévolod Chaplin, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a soutenu dans une déclaration à l'agence de presse Interfax la proposition du président russe Dimitri Medvedev de durcir les peines requises contre les crimes commis sur des mineurs. "Je suis heureux, dit le père Chaplin, que le chef de l'État a prêté attention aux voix de très nombreuses personnes qui appellent à durcir les peines pour ceux qui s'en prennent aux enfants". C'est ainsi qu'il a commenté la déclaration faite par D. Medvedev lundi dernier.

Selon le père Vsevolod Chaplin, "il est aujourd'hui évident pour tous que les pédophiles, les colporteurs de la pornographie avec des enfants, les proxénètes se sentent presque impunis. Ce ne doit pas être ainsi dans notre pays. Tout le monde le dit: députés, enseignants, juristes, médecins, prêtres, recteurs de mosquées, rabbins. Les journalistes y jouent un rôle particulièrement positif et il faut les en remercier".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 14:46 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Un évêque italien, Mgr Ghidelli, au sujet de "la crise du schisme d'Orient"
Le site du Comité pédagogique synodal de l'Église orthodoxe russe a publié en russe le texte de la conférence donnée par Mgr Carlo Ghidelli, archevêque de Lanciano-Ortona (Italie), au colloque international "La Parole de Dieu dans les Traditions orientale et occidentale". Mgr Ghidelli propose une brève analyse intéressante des causes et des conséquences de la division entre les chrétientés grecque et latine. Voici deux extraits significatifs de son intervention:

"Il est bien connu que les motivations de ce schisme étaient à la fois d'ordre doctrinal (la célèbre question du Filioque) et disciplinaire. De notre côté, il faut noter qu'il y a eu trois ruptures: celle de la communion à la table eucharistique, celle de la communion ecclésiale et celle de la communion à la table de la Parole de Dieu. Bien sûr, la rupture fut très lourde de conséquences et il ne fallut pas attendre longtemps pour en voir l'ampleur...

Sans aucun doute, après cette séparation douloureuse, l'Église catholique s'est appauvrie, en devenant moins sûre et, dans une certaine mesure, désemparée. La lumière que la Parole de Dieu répandait dans la communion fraternelle, in sinu Ecclesiae (au sein de l'Église), s'est affaiblie, si elle ne s'est éteinte dans certains endroits."

Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 12:19 | 6 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Le président de l'Union des écrivains chrétiens de l'Ukraine K. Chapovalov a annoncé que le prix "L'homme de l'année dans le christianisme ukrainien" est attribué en 2008 à Viktor Iouchtchenko, président de l'Ukraine. La deuxième place est occupée par l'archimandrite Longin Zhar, supérieur d'un monastère dans le diocèse de Cernovtsy, qui s'occupe des enfants atteints de SIDA.

En 2007, le même prix "le chrétien de l'année" avait été attribué à Madame Ekaterina Iouchtchenko, la femme du président ukrainien.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 10:30 | 0 commentaire | Permalien

La télévision russe diffuse depuis le 19 janvier dernier plusieurs spots publicitaires contre l'abus d'alcool. Cette publicité fait partie du projet social "Œuvre commune" (qui la finance), dans lequel l'Église orthodoxe russe participe activement. Son objectif est de lutter contre le fléau national que représente l'alcoolisme en Russie.

Voici un exemple d'une telle publicité qui présente le danger de l'alcool pour le fonctionnement du cerveau humain (d'autres épisodes parlent du foie, du cœur, du système digestif, du sang, de l'estomac etc.). Les mots de la fin: "Prend soin de toi".

Source: Pravoslavie.ru.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 18 Mars 2009 à 01:07 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Un groupe de fidèles catholiques de Russie a publié sur le forum A la lumière de l'Évangile une protestation contre le fait qu'aucun représentant de l'Église catholique n'ait été invité à la dernière réunion du Conseil à la coopération avec les organisations religieuses auprès du président de la Fédération de Russie. Cette réunion s'est tenue à Toula le 11 mars et a rassemblé les représentants des Églises orthodoxe, vieille-croyante, arménienne, évangéliques, baptistes, des musulmans, des juifs et des bouddhistes.

Cette absence de l'archevêque catholique, alors qu'aux réunions précédentes l'Église catholique avait toujours été invitée, a suscité des débats dans la presse russe. Le même forum catholique annonce aujourd'hui qu'en réponse à l'article paru dans le journal Kommersant, les autorités russes ont déclaré qu'il ne s'agissait pas là "d'un acte de malveillance envers les catholiques". Il semblerait que la coordination du Conseil n'ait pas encore eu le temps de prendre en compte le départ de Mgr Tadeusz Kondrusiewicz, nommé il y a un an archevêque catholique à Minsk, et remplacé à Moscou par Mgr Paolo Pezzi.

De son côté, Mgr Paolo Pezzi a déclaré qu'il "n'y avait aucun problème et que cette question était en train d'être résolue".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 17:29 | 0 commentaire | Permalien | Trackbacks (0)

Selon le père André Lorgus (Russie), prêtre et psychologue, le sens du mariage chrétien consiste dans la recherche de l'unité spirituelle de deux êtres aimants et non dans la procréation qui en est une des conséquences. "La raison du mariage est d'opérer l'unité spirituelle de deux personnes. la naissance des enfants est la suite naturelle du mariage et non son objectif", a déclaré le père A. Lorgus lors d'une conférence au centre moscovite œcuménique "Bibliothèque de l'esprit". Ses propos résonnent comme un écho au débat actuel en France sur le "droit aux enfants" que réclament certaines personnes.

Selon le prêtre orthodoxe, le commandement divin sur la procréation est secondaire du point de vue théologique, psychologique et pastoral. "Le sens du mariage consiste dans le rétablissement de l'unité qui avait été donnée par Dieu dans le paradis. Les deux ne feront plus qu'une seule chair - c'est dit au sujet des époux et non de leurs enfants".

"Si l'on considère que la naissance des enfants est le but du mariage, alors celui des couples stériles devra être considéré comme un mariage non abouti. Les époux qui s'aiment et se comprennent, mais n'ont pas d'enfants devrait donc penser qu'ils n'ont pas accompli le précepte de Dieu. L'absence d'enfants ne doit pas porter atteinte à l'intégrité du mariage".

Le père Lorgus rajoute: "Si les enfants devaient être la mesure de la réussite d'un mariage, alors il faudrait dire que plus un couple a d'enfants, plus il est spirituel. Alors, on devrait mettre dans la catégorie des mariages religieusement réussis même ceux des couples qui sont loin de mener une vie spirituelle, mais qui ont pourtant beaucoup d'enfants".

Source: agence de presse Interfax

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 12:50 | 4 commentaires | Permalien

Le catholicos de Géorgie a décidé de rencontrer les jeunes une fois par semaine
Le catholicos et patriarche Élie II de Géorgie a déclaré que désormais il rencontrerait des jeunes fidèles de son Église tous les mardis à 15 h. Il prononcera devant eux une conférence et répondra à leurs questions.

Ces rencontres hebdomadaires auront lieu dans le Centre du développement spirituel et intellectuel de la jeunesse, fondé par le patriarcat de Géorgie. L'accès à ces conférences du patriarches sera entièrement libre.

Source: Nouvelles de Géorgie.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 12:41 | 0 commentaire | Permalien

Déclaration du Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe serbe à l'occasion du 10e anniversaire des bombardements du pays
A l'occasion du dixième anniversaire des bombardements de la Serbie et de Monténégro et du cinquième anniversaire des pogroms anti-serbes au Kosovo et Métochie, le Saint-Synode de l'Église orthodoxe serbe a publié une déclaration où il déplore que "jusqu'à présent aucun homme n'a eu à répondre de la violence commise et des crimes perpétrés". "Les forfaits commis à l'époque et les actes de violence sont restés non seulement impunis, mais ont même été récompensés par la partition d'un État reconnu au niveau international, membre de l'ONU, et cela malgré les conventions et les garanties internationales".

Le Synode rappelle que plus de 4 000 Serbes furent contraints de quitter leurs foyers "à cause des pogroms organisés par les terroristes albanais". Un nombre minime parmi eux put regagner leur patrie, alors que de nombreuses églises, monastères et maisons gisent dans les ruines.

Convaincus que "Dieu réside non dans la force, mais dans la justice, les Pères synodaux appellent les chrétiens à commémorer le 17 mars toutes les victimes "des pogroms terroristes au Kosovo et Métochie".

Les offices funèbres seront célébrés dans toutes les églises de Serbie. Ils commenceront à 18 h 45, heure où la première bombe des forces de l'OTAN est tombée sur le territoire du pays.

Source: Site officiel de l'Église orthodoxe serbe

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 12:23 | 3 commentaires | Permalien

L'oeuvre de Gogol possède un grand potentiel missionnaire
Le hiéromoine Syméon Tomatchinski, directeur des éditions du monastère Sretensky à Moscou, est convaincu que l'œuvre de Nicolas Gogol renferme un grand potentiel missionnaire: elle aide l'homme contemporain à comprendre le sens des sacrements de l'Église. "Il faut davantage éditer et faire connaître les œuvres de Gogol", considère le père Syméon, persuadé que Gogol est "l'écrivain le plus religieux de la littérature russe, non seulement par sa vision des choses, mais aussi par le mode de vie".

Parmi les œuvres spirituelles de Gogol, il accorde la place la plus importante aux Méditations sur la divine liturgie, "oubliées" pendant l'époque soviétique. Cet écrit est destiné à ceux "qui veulent comprendre le sens profond de la liturgie et ne se contentent pas d'être de simples spectateurs de ce qui se passe dans les églises". Le père Syméon rappelle que la lecture de cette œuvre de Gogol était recommandée aux chrétiens par les starets du célèbre monastère d'Optina Poustyn. Pour écrire ces Méditations, Gogol avait même appris la langue grecque.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 01:09 | 19 commentaires | Permalien

Le leader des schismatiques ukrainiens reconnaît avoir mené des tractations avec le patriarcat de Constantinople
Dans une interview à la revue ukrainienne Ukrain'ski tyjden', publiée également sur son site officiel, le chef du "patriarcat de Kiev", structure qui n'est reconnue par aucune autre Église orthodoxe locale, déclare avoir mené des négociations avec le patriarcat de Constantinople pour être reçu dans sa juridiction. Cependant, le "patriarche" Philarète ajoute que les conditions avancées par Constantinople furent jugées irrecevables par les schismatiques ukrainiens. Le "patriarcat de Kiev" est aujourd'hui la deuxième organisation ecclésiale par le nombre de fidèles, après l'Église orthodoxe autonome d'Ukraine laquelle est en communion avec le patriarcat de Moscou.

"Nous avions avec le patriarcat œcuménique des objectifs différents, explique Philarète dans son interview. Nous voulions rejoindre le patriarcat de Constantinople pour une brève période afin d'en sortir en tant qu'Église autocéphale. En revanche, Constantinople cherchait à faire du patriarcat de Kiev une partie de son Église et la renforcer à nos frais et puis, un jour peut-être, nous accorder l'autocéphalie". Selon le "patriarche" Philarète, "les conditions proposées à notre Église dans le patriarcat de Constantinople étaient pires que dans le patriarcat de Moscou." Ainsi, "nous devions proposer trois candidats au siège primatial et c'est le patriarche de Constantinople qui devait décider. Pour les membres du Saint-Synode, nous devions soumettre également trois candidats pour un siège et lui en choisirait un".

"Mais s'il faut être soumis à une autre Église locale, ajoute Philarète, pour nous il n'y a aucune différence d'être dans le patriarcat de Moscou ou dans celui de Constantinople. En quittant un joug, nous serions tombés sous un autre".

Le "patriarche" Philarète a déclaré que ces conditions du patriarcat de Constantinople lui furent proposées par le métropolite Emmanuel, ordinaire du diocèse grec-orthodoxe en France, et l'archimandrite Elpidophore, secrétaire du Saint-Synode de Constantinople: "Ils nous ont dit: 'Rejoignez-nous et ensuite nous vous donnerons le tomos [d'autocéphalie]'. Nous leur avons demandé: 'Mais quand?' La réponse fut: 'Peut-être dans un an, peut-être dans cinq ou dix ans'. Et si c'était dans cent ans?"

En conclusion, le leader des schismatiques ukrainiens a raconté son voyage à Istanbul en compagnie du secrétaire du président de l'Ukraine qui le poussait à rejoindre le patriarcat de Constantinople. "Le patriarche de Constantinople veut que l'Église ukrainienne soit coupée de Moscou. Son rêve est d'affaiblir l'Église russe. C'est pour cela qu'il lutte pour l'Ukraine", a conclu Philarète.


Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 01:05 | 6 commentaires | Permalien | Trackbacks (0)

Selon le site officiel de l'OCA, le métropolite Jonas, primat de l'Église orthodoxe en Amérique, a rencontré son prédécesseur démissionnaire, le métropolite Germain, pour lui annoncer la décision du Saint-Synode de restreindre sa participation aux liturgies à l'église Saints-Pierre-et-Paul à Uniondale, PA.

"Le ministère de Votre Béatitude dans l'Eglise orthodoxe en Amérique est bien reconnue, écrit le métropolite Jonas à Mgr Germain, vos œuvres au monastère Saint-Tikhon seront remémorées pendant de longues années. Cependant, il n'y a aucun doute que c'est pendant le pontificat de Votre Béatitude que s'est développée une activité financière douteuse. Ses conséquences ont mis en péril la stabilité du monastère Saint-Tikhon et causé de sérieux dommages à la réputation de l'Église orthodoxe en Amérique".

Le métropolite Germain a démissionné du poste de primat en septembre 2008. La situation financière du monastère Saint-Tikhon et de son séminaire en Pennsylvanie ont fait l'objet d'une enquête synodale. Le rapport sur le sujet a été présenté au Saint-Synode de l'Église orthodoxe en Amérique, lors de sa dernière session du 24 au 27 février 2009, par l'évêque Tikhon de Philadelphie.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 17 Mars 2009 à 00:52 | 2 commentaires | Permalien

Selon les participants du colloque "Persécutions politiques contre le clergé et les croyants en Russie au XXe siècle" qui s'est tenu le 10 mars à l'académie des sciences de Russie, pour qu'un chrétien soit canonisé comme martyr, il ne suffit pas qu'il ait été assassiné ou qu'il fasse objet d'une vénération populaire. Il faut avoir la pleine certitude de la motivation chrétienne de sa mort et de l'intégrité de sa vie.

L'hégoumène Damascène Orlovski, membre de la commission synodale pour la canonisation des saints, considère qu'une responsabilité particulière incombe de ce fait aux historiens de l'Église chargés de la préparation des dossiers pour la canonisation de nouveaux saints. Selon le père Damascène, le fait qu'un chrétien ait trouvé la mort pendant les persécutions contre l'Église n'est pas suffisant pour qu'il soit considéré comme martyr. Pas plus que son appartenance au clergé ou au monachisme. Il est important de savoir quelle était sa disposition intérieure au moment de sa mort et tout au long de sa vie: "Un saint offre un modèle de la conduite chrétienne. Il convient donc de prendre en considération toutes les étapes de sa vie".

Cette question semble cependant complexe. Depuis l'antiquité, l'Église croit que la mort pour le Christ élève à la sainteté même ceux qui n'ont pas reçu le baptême.

Source: Blagovest-Info

Rédigé par l'hégoumène Platon le 16 Mars 2009 à 16:26 | 2 commentaires | Permalien

Nous sommes heureux de vous accueillir sur ce blog collectif, destiné à être une plateforme libre de discussion. Tous les articles publiés ici peuvent être commentés et nous vous espérons nombreux à partager vos connaissances et vos réactions sur la vie de l'Église dans le monde.

Ce lieu de libre information, de réflexion et d'échanges sur l'actualité chrétienne n'exprime pas la position officielle de l'Église orthodoxe russe ni celle du diocèse de Chersonèse. C'est une initiative parmi tant d'autres visant à mettre au profit de la mission orthodoxe et de la communication entre chrétiens les moyens offerts par les technologies modernes.

Notre objectif consiste à partager des informations sur la vie des orthodoxes en France, en Russie et dans le monde, de proposer des sujets de réflexion, d'échanger des idées et des opinions sans polémique et dans le respect mutuel. Les modérateurs y veilleront. Nous espérons accueillir des auteurs de toute appartenance religieuse et juridictionnelle.

Le comité de rédaction

Rédigé par l'équipe de rédaction le 15 Mars 2009 à 01:25 | 6 commentaires | Permalien

Récit d'un pèlerinage sur les lieux de l'assassinat de la famille impériale russe
Ce récit se veut un témoignage du renouveau spirituel de la Russie. Ce renouveau, ancré dans le sacrifice de la famille impériale, a commencé par la présence discrète de premiers pèlerins sur le site du massacre dans les années 1970. Le mouvement s’amplifiant et la liberté religieuse acquise à la fin de la pérestroïka, ce sont à présent des dizaines de milliers de pèlerins qui se sont rassemblés à Ekatérinbourg en juillet 2008 à l’occasion du 90e anniversaire des événements tragiques de 1918.

Dès les années 1970, devant la maison Ipatiev, sur la place dite de la Vengeance du Peuple, on pouvait trouver des cierges allumés et des bouquets de fleurs déposés par des pèlerins furtifs et anonymes. Pour prévenir le danger de voir cette maison devenir un lieu de pèlerinage populaire, le comité exécutif du soviet municipal, dirigé à l’époque par Boris Eltsine, reçut l’ordre d’Andropov de détruire l’endroit du crime et avec lui le souvenir de l’empereur. Eltsine ignora cet ordre. La maison fut à nouveau entourée d’une haute palissade. Cependant l’ordre fut réitéré dix jours plus tard et il fallut se résoudre à l’exécuter. Le 16 septembre 1977, commença la démolition qui dura deux jours. Les débris furent emportés dans une décharge et le sol égalisé à l’aide de bulldozers (…).

Récit d'un pèlerinage sur les lieux de l'assassinat de la famille impériale russe
La construction de la basilique des martyrs impériaux et de tous les saints de la terre russe se fit au rythme accéléré de la résurrection de la foi en Russie. En 1992 la première pierre fut posée et en 2003 la basilique inaugurée. L’épouse de Tikhon Koulikovsky, neveu de Nicolas II, fit don de l’icône de la Sainte Mère de Dieu "aux trois mains" qui se trouvait dans la maison Ipatiev pendant l’emprisonnement de la famille impériale. La durée de la construction de la basilique a conduit le peuple russe « de l’amnésie à la mémoire et des préjugés au repentir ». Saint Jean de Shanghaï qui appelait de toutes ses prières à la renaissance de la foi disait : « Courage, relève-toi, Rouss, toi qui as bu la coupe de la colère divine ».

La crypte, qui se situe à l’endroit exact de la cave où fut perpétré l’assassinat du tsar, de sa famille et de ses domestiques, fait l’objet d’une grande ferveur populaire. Surtout durant ces journées de juillet, appelées « Tsarskie dni » (journées impériales) durant lesquelles, jour et nuit, des prêtres se relaient dans la crypte et la basilique pour lire des prières.

La deuxième étape du pèlerinage amène les pèlerins à pied, à 20 km de là, au puits de mine de Ganina Yama, lieu de la tentative d’anéantissement des corps. La distance est parcourue de 4 heures du matin, dans la nuit noire, à 10 heures du matin sous un soleil éclatant. Les pèlerins sont portés par leurs cantiques et leurs prières. Il faut décrire ce site, caché au milieu d’une vaste forêt. Dans cette forêt qui semble si primitive, si loin de toute civilisation, comme par un effet merveilleux, un monastère et plusieurs chapelles en bois sont apparues à présent à l’ombre des sapins.

Récit d'un pèlerinage sur les lieux de l'assassinat de la famille impériale russe
La troisième étape du pèlerinage passe par le monastère Novo-Tikhvinsky qui abrite 150 moniales. Ces religieuses cousent des chasubles, assistées par des ordinateurs, peignent et brodent des icônes et traduisent en russe les Pères de l'Église.

La quatrième étape conduit les pèlerins à la petite ville d’Alapaïevsk où furent martyrisés la sœur de l’impératrice, la Grande Duchesse Élisabeth, la moniale Barbara, cinq princes de la famille Romanov de même que le secrétaire du Grand Duc Serge Mikhaîlovitch, Fiodor Remez. Élisabeth, appelée Ella dans sa famille, était la fille de Louis IV, Grand Duc de Hesse-Darmstadt et de la princesse Alice d’Angleterre, fille de la reine Victoria. Née en 1864, Ella était la seconde d’une famille de sept enfants. Le sixième de ces enfants était Alix qui deviendra l’épouse de Nicolas II. Les enfants du Grand Duc Louis IV sont élevés par leur mère dans une profonde simplicité. Leur éducation chrétienne est stricte et ils sont habitués dès leur petite enfance aux œuvres caritatives, au service des pauvres et des malades. En 1884, Ella épouse le cinquième fils de l’empereur Alexandre III, le Grand Duc Serge. En 1905, le Grand Duc Serge, gouverneur de Moscou, fut déchiqueté par une bombe que lui lança en pleine poitrine un révolutionnaire. C’est en 1918 que la Grande Duchesse Élisabeth connut à son tour un destin tragique : elle fut arrêtée en avril et transférée à Ekaterinbourg.

Sachant que sa sœur était prisonnière dans la maison Ipatiev, elle demanda l’autorisation de revoir la famille impériale. Ce qui lui fut refusé. Elle fut alors emmenée à Alapaïevsk et séquestrée dans l’école Napolnaïa. Dans ce même lieu furent également séquestrés cinq princes de la famille Romanov : le Grand Duc Serge Mikhaïlovitch, les trois fils du Grand Duc Constantin Constantinovitch (Jean, Constantin et Igor), le prince Vladimir Paley. Dans la nuit du 17 juillet, tous les Romanov, la moniale Barbara et Fiodor Remez furent conduits à 12 kilomètres d’Alapaïevsk. Après avoir été assommés, ils furent précipités, les yeux bandés, dans le puits de mine Nijnaïa Selimskaïa. Un paysan attardé sur ce lieu et effrayé par l’arrivée de cette troupe nocturne fut, depuis sa cachette, le témoin involontaire de cette tuerie. Les assassins jetèrent dans le puits quelques grenades qui n’éclatèrent pas. Ils jetèrent aussi des branches et des bûches sur les suppliciés et ils les incendièrent. Mais plus bas, bien au-dessous des flammes, s’éleva un des plus beaux hymnes de la liturgie orthodoxe, l’hymne aux chérubins, entonné par les martyrs au seuil de leur mort.

Là aussi, une longue procession de pèlerins occupe la route qui aboutit à un monastère. Le portail une fois franchi, on découvre d’abord une église en lisière de forêt puis une petite chapelle blanche coiffée d’un bulbe bleu. La liturgie se célèbre en plein air devant les portes ouvertes de la chapelle. Elle est présidée cette fois-ci par l'archevêque Vincent d’Ekaterinbourg, assisté par Mgr Marc de Berlin et Mgr Michel de Genève.

Malgré la conquête d’Ekaterinbourg par l’amiral Koltchak le 25 juillet, les restes de la famille impériale demeurèrent introuvables. Ceux des suppliciés d’Alapaïevsk ne furent retrouvés qu’en octobre.

« L’armée rouge reprenant du terrain, les cercueils de la Grande Duchesse et de la moniale Barbara furent ensuite transférés par l’armée de Koltchak d’Alapaïevsk vers la Chine et de là à Jérusalem, où ils reposent jusqu’à présent dans l’église Sainte-Marie-Madeleine, au pied du mont des Oliviers.

Il faut terminer ce récit par une citation prophétique de Pierre Gilliard, précepteur du Tsarévitch, et auteur d’un livre de souvenirs qu’il fit publier en 1923. Voici comment il évoque le souvenir de la famille impériale:

« Il est impossible que ceux dont je viens de parler aient subi en vain leur martyr. Je ne sais quand cela sera, ni comment cela se fera, mais un jour ou l’autre, sans nul doute, quand la brutalité se sera comme saignée elle-même dans l’excès de sa fureur, l’humanité tirera du souvenir de leurs souffrances une invincible force de réparation morale. Quelque révolte qu’on garde dans le cœur, et quelque juste que soit la vengeance, ce serait offenser leur mémoire que de souhaiter une expiation dans le sang.

L’Empereur et l’Impératrice ont cru mourir martyrs de leur pays : ils sont morts martyrs de l’humanité. Leur réelle grandeur ne tient pas au prestige de leur dignité impériale, mais à l’admirable hauteur morale à laquelle ils s’étaient élevés peu à peu. Ils étaient devenus une force d’idéal ; et dans leur dépouillement même, ils ont rendu un émouvant témoignage à cette merveilleuse sérénité d’âme contre laquelle aucune violence, aucune fureur ne peuvent rien, et qui triomphe jusque dans la mort. »

Ce texte est un résumé de la conférence donnée le 15 décembre 2008 à l'Union de la noblesse russe.

Rédigé par Marie Genko le 14 Mars 2009 à 18:32 | 8 commentaires | Permalien

Le jeudi de la deuxième semaine du Carême, aux laudes (dernière partie des matines), nous chantons une magnifique stichère qui expose le véritable sens du Carême:

"C'est le temps de la conversion: le combat du Carême nous introduit dans la vie éternelle, s'il est accompagné de bonnes œuvres. Rien n'est aussi salutaire à l'âme que le partage des biens avec les ceux qui sont dans le besoin. C'est la miséricorde associée au jeûne qui délivre l'homme de la mort. Poursuivons-la plus que tout autre chose. Elle suffit vraiment pour sauver nos âmes."

C'est une très belle leçon qui rejoint ce que l'apôtre Paul disait au sujet de la charité.

Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 13 Mars 2009 à 10:20 | 2 commentaires | Permalien

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