Une erreur de traduction a été commise dans la dépêche de l'AFP rapportant les propos de l'évêque Hilarion, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, au sujet de la possibilité d'une rencontre entre le pape Benoît XVI et le patriarche Cyrille de Moscou. Dans l'article précédent de ce blog citant le texte de l'AFP, la faute est désormais corrigée.

Alors que Mgr Hilarion parlait de la nécessité de renoncer à l'uniatisme "en tant que phénomène du passé", l'AFP lui a attribué le désir de "dénoncer les uniates". Il y a une grande différence entre les deux affirmations.

Voici la phrase de l'évêque dans l'original: "Как только станет возможным подписание, допустим, совместной декларации, в которой уния бы осуждалась как явление, имевшее место в прошлом и имеющее прямое отношение к настоящему..." (traduction juste: "Dès qu'il sera possible de signer, disons, une déclaration commune condamnant l'uniatisme en tant que phénomène du passé ayant des conséquences immédiates au présent...)

Et voici la traduction erronée de l'AFP: "Lorsqu'il sera possible de signer une déclaration conjointe dans laquelle les uniates seront dénoncés". C'est vrai que, pour les interprètes civiles, il n'est pas aisé de faire la distinction entre l'uniatisme en tant que méthode et les uniates en tant que personnes.

Pour Mgr Hilarion, il ne s'agit ni plus ni moins que d'appliquer les accords catholiques-orthodoxes de Balamand de 1993 qui s'appellent "L'uniatisme, méthode d'union du passé et la recherche actuelle de la pleine communion". Cette déclaration affirme notamment que "l'uniatisme ne saurait être un modèle de l'unité".

Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 11 Avril 2009 à 16:14 | 1 commentaire | Permalien

Une autre dépêche de l'Agence France Presse au sujet de la conférence de presse de l'évêque Hilarion de Volokolamsk:

Le nouveau "chef de la diplomatie" de l'Église orthodoxe russe, Ilarion, a estimé qu'une rencontre entre le patriarche de Moscou Kirill et le pape Benoît XVI "n'était pas exclue", mais à condition de régler au préalable les différends entre les deux Églises.

"Une rencontre entre le pape et le patriarche de Moscou n'a jamais été exclue", a affirmé Ilarion, chef du département des relations extérieures de l'Église orthodoxe russe, lors d'une conférence de presse.

"Elle n'était pas exclue par le patriarche défunt Alexis II qui soulignait, et nous ne pouvons que le répéter : une telle rencontre aura lieu lorsque les obstacles seront levés et lorsqu'elle sera bien préparée", a-t-il dit.

"Il faut accorder nos positions sur les questions qui constituent aujourd'hui une pierre d'achoppement dans les relations entre nos Eglises : il s'agit avant tout de la question du prosélytisme et celle des uniates", a expliqué père Ilarion.

"Lorsqu'il sera possible de signer une déclaration conjointe dans laquelle l'uniatisme en tant que phénomène du passé, ayant des conséquences au présent, sera dénoncé, une telle rencontre pourra et devra avoir lieu", a-t-il souligné.

"Nous ne souhaitons pas une rencontre qui serait une action médiatique pour se serrer la main devant les caméras. Nous souhaitons une rencontre qui permettrait d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les Eglises orthodoxe russe et catholique", a souligné le responsable.

"Je pense que toutes les conditions pour cela existent et les deux parties comprennent de plus en plus que nous devons renoncer à l'esprit de concurrence et coopérer, en réalisant que nous ne sommes pas des ennemis, mais des alliés qui ont des défis communs", a-t-il estimé.

Les accusations de prosélytisme portées par le patriarcat de Moscou contre l'Église catholique ont empêché le pape Jean Paul II de se rendre en Russie.

Benoît XVI s'est engagé à œuvrer au rapprochement entre toutes les Églises chrétiennes. Il a déjà rencontré trois fois le nouveau patriarche russe Kirill qui s'était rendu au Vatican en 2005, 2006 et 2007, en tant que chef du département des relations extérieures de l'Église russe.

Rédigé par Nikita Krivochéine le 11 Avril 2009 à 07:46 | 2 commentaires | Permalien

Mgr Hilarion déplore les prétentions de Constantinople à un rôle dominant dans l'Eglise orthodoxe
Le site du diocèse de Chersonèse cite les propos de l'évêque Hilarion de Volokolamsk, nouveau président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, prononcés lors de la conférence de presse à l'agence Interfax le 10 avril 2009. L'évêque a notamment affirmé que les difficultés dans le monde orthodoxe venaient des "prétentions" du patriarcat de Constantinople à "un rôle particulier" dans l'Église orthodoxe.

"Les prétentions du patriarcat de Constantinople à jouer un rôle particulier dans l'Église orthodoxe sont, à mon avis, un des principaux problèmes actuels, à l'origine d'une situation complexe dans les relations interorthodoxes", a déclaré Mgr Hilarion.

Selon l'évêque, "on cherche à projeter sur l'Église orthodoxe le modèle qui existe dans l'Église catholique romaine". Mgr Hilarion a rappelé qu'il n'y avait jamais eu de primauté universelle en Orient, dans la tradition orthodoxe, et que "nous n'avons pas le droit de revoir notre vision de l'Église".

Engagé depuis plus de dix ans dans le dialogue interorthodoxe, Mgr Hilarion regrette le fait qu'actuellement, les "principaux hiérarques" du patriarcat de Constantinople appellent à la révision du principe de la primauté au sein de l'Église orientale. D'après leur vision, le patriarche de Constantinople "devrait régir les églises orthodoxes dans ce qui est appelé diaspora", c'est-à-dire les paroisses et monastères orthodoxes se trouvant hors des frontières des Églises orthodoxes locales.

Mgr Hilarion a ajouté que toutes ces questions complexes devraient être étudiées en juin prochain à la réunion de la commission interorthodoxe où, selon l'évêque, Constantinople "cherchera à imposer de force sa propre vision" aux autres Églises orthodoxes.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Avril 2009 à 15:14 | 6 commentaires | Permalien

Voici un article de Basile de Tiesenhausen, membre du conseil paroissial de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, publié avec l'aimable autorisation de son auteur:

Le 6 avril dernier au soir la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris se souvenait de deux grands serviteurs de notre Église:

- Son Éminence l’archevêque Georges (Wagner) qui nous avait quittés ce jour il y a déjà 16 ans;

- le lecteur et intendant de la cathédrale, Sergueï Serguéevitch Kourdukoff qui lui s’était éteint il y a seulement un an.

Le recteur de la cathédrale l’archiprêtre Anatole a célébré, seul, ce jour une panikhyde solennelle, chantée par un grand chœur et suivie avec ferveur par une assistance émue. Parmi les présents il y avait bien sûr la famille de Sergueï Serguéevitch, avec son frère venu spécialement de Nice, sa veuve Isabelle qui continue de servir la cathédrale, une grande partie du conseil paroissial de la Cathédrale et tous ceux connus ou moins connus qui avaient tenus à marquer cet anniversaire et prier pour le repos des âmes de ces orthodoxes éminents chacun dans son domaine.

L’archevêque Georges avait été l’évêque dirigeant de notre archevêché et le recteur de notre cathédrale pendant une période difficile. Il était un hiérarque subtil, d’une grande intelligence et d’une grande culture. Mgr Georges su s’entourer de collaborateurs de grande qualité comme André Dimitriévitch Schmemann (récemment décédé) et Sergueï Serguéevitch Obolensky présent à la panikhide. Il laissa un souvenir remarquable dans bien des domaines.

Le lecteur Serge Kourdukoff avait consacré sa vie à la cathédrale où il était devenu indispensable et irremplaçable. Cela tant pour les services religieux dans lesquels il assistait fidèlement le clergé que dans sa fonction d’intendant dans laquelle il était devenu le bras droit du Marguiller de la cathédrale. Ainsi au cours de la dernière restauration de la cathédrale il était quasiment devenu l’un des conseillers des restaurateurs.

Toujours présent, au courant de tout, serviable, efficace, plein d’humour et souriant Serguéï Serguéevitch à marqué la cathédrale .

Mgr Georges, Serguéï Serguéevitch, vous nous manquez.

Vetchnaïa pamiat.

8 avril 2009

Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Avril 2009 à 14:32 | 2 commentaires | Permalien

Au colloque diocésain "Le sacrement du Baptême et le catéchisme" le 9 avril, de nombreux prêtres et diacres de la métropole de Saint-Pétersbourg ont fait part de leur indignation de voir que dans beaucoup de paroisses orthodoxes on continue à baptiser les adultes sans aucune préparation. Le catéchisme, disent-ils, doit désormais être obligatoire avant le sacrement du baptême.

"De nombreux prêtres sont prêts à baptiser n'importe qui à sa première demande... Ce faisant, ils oublient que le baptême est la condition indispensable, mais non suffisante pour le salut de l'homme. Ils violent ainsi le commandement du Seigneur: 'Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant...' ", a déclaré l'archiprêtre Eugène Goriatchev, recteur de l'église de l'Annonciation à Schlisselbourg.

Le père Alexandre Sorokine, curé de la paroisse Notre-Dame-Feodorovskaïa de Saint-Pétersbourg, craint que l'existence au sein de l'Église d'un groupe de fidèles "initiés" à la doctrine chrétienne face à la masse de baptisés sans catéchisme ne soit un danger pour l'unité des communautés paroissiales. Aussi, selon le prêtre, tous les baptisés doivent avoir l'accès au catéchisme et à la connaissance de la foi.

Le père Alexandre Zélenenko, directeur du service diocésain du catéchisme, propose qu'un circulaire épiscopal oblige les prêtres à ne baptiser qu'après une préparation catéchétique et qu'un programme diocésain soit élaboré dans ce domaine.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 10 Avril 2009 à 14:18 | 5 commentaires | Permalien

L'Agence France Presse a diffusé l'information sur des engins explosifs neutralisés dans deux églises d'Athènes (police)

La police grecque a neutralisé jeudi deux engins explosifs à retardement qui avaient été placés dans la cathédrale orthodoxe d'Athènes et dans la principale église du Pirée, le port de la capitale, a indiqué une source policière.

La police avait été avertie de l'existence des engins par des appels téléphoniques à son service d'urgence ainsi qu'à une chaîne de télévision et à un journal athénien, a précisé la même source.

Dans l'église d'Aghia Triada du Pirée, le détonateur de l'engin a explosé, provoquant des dégâts mineurs.

La police avait bouclé les deux bâtiments situés, l'un dans le centre du Pirée l'autre dans le quartier touristique athénien de Plaka, pour procéder à des fouilles. Dans un premier temps, elle avait laissé filtrer qu'il s'agissait de canulars.


Rédigé par Nikita Krivochéine le 10 Avril 2009 à 08:48 | 0 commentaire | Permalien

Religion et politique
Suite au billet sur "laïcité et légalité"

Revenant à la campagne dont parle le billet précédent, je vous propose de continuer l'histoire, qui devient carrément politicienne en Grande-Bretagne: le Christian Party avait répliqué à la campagne sur les bus londoniens en écrivant "Dieu existe certainement. Rejoignez le Christian Party et profitez de la vie" (1). Remarquons que les élections européennes sont proches…

Le British National Party (idéologiquement proche de notre FN) lance clairement sa campagne pour les européennes avec un portrait du Christ et une citation de Saint Jean. Sur un de ses sites il se proclame comme "le seul parti qui soutient l'héritage chrétien britannique". Le Christian Party réplique avec des affiches pascales et le slogan "La Grande-Bretagne est un pays chrétien. Votez pour qu'il le reste"… Suite au prochain numéro!

Mes commentaires:
1/ Le Christianisme n'est pas oublié puisqu"il peut servir d'argument électoral.
2/ Ces péripéties sont reprises par Interfax-religion

Note:
(1) Le slogan original de the Humanist Society’s, tronqué par Le Monde, proclamait "Dieu n'existe probablement pas. Arrêtez de vous en faire et profitez de la vie"

Rédigé par Vladimir Golovanow le 10 Avril 2009 à 00:18 | 6 commentaires | Permalien

La Croix: "De Moscou à Paris, la quête de Kandinsky"
Un article de Sabine Gignoux dans le quotidien français catholique La Croix présente l'exposition à Beaubourg de plus de 90 œuvres de Vassily Kandinsky, le "père de l'abstraction". "Né à Moscou en 1866 dans une famille fortunée, venu à l’art sur le tard, après avoir travaillé comme juriste et ethnologue, Vassily Kandinsky n’a cessé au long de sa vie de déménager à travers l’Europe. Parfois par choix, comme lorsqu’il séjourne en 1906 à Paris pour se frotter à l’avant-garde, avant de s’installer en 1908 en Bavière, à Murnau et Munich."

Inventeur de l’abstraction, il ne renonce pas pour autant aux figures symboliques qui hantaient ses premiers tableaux, mais les réduit à l’état de signes, discrets et allusifs […]. Puis change brusquement d’inspiration avec son exil à Paris. Voilà qu’il revient à des formes biomorphes, et même microscopiques, un ballet de paramécies, parfois des semis de points colorés (Mouvement I) qui rappellent le folklore russe, avec un brin de nostalgie."

"La quête métaphysique de celui qui écrivit Du Spirituel dans l’art se trouve ainsi curieusement escamotée. Est-ce une vision parisienne ? On oublie trop souvent que Kandinsky est d’abord pétri de culture orientale, qu’il a grandi dans la foi orthodoxe, dans l’environnement des icônes. Il s’est intéressé aussi à la théosophie de Rudolf Steiner. Et aspire à un art qui élève l’âme, à l’opposé du matérialisme et du positivisme de l’Occident. Tout l’élan qui emporte sa peinture vient de là", écrit S. Gignoux.

L'image vient de ce site.

Rédigé par l'équipe rédaction le 9 Avril 2009 à 15:35 | 0 commentaire | Permalien

Voici une dépêche intéressante de l'Agence France Presse:

Si les habitants du canton de Lucerne (centre de la Suisse) pourront danser le prochain Vendredi Saint pour la première fois depuis cinq siècles, six autres cantons de la Suisse germanophone et au moins un canton francophone maintiennent toujours l'interdiction.

Les cantons germanophones d'Uri, Obwald, Schaffhouse, Bâle-Campagne et Soleure, de même que celui, francophone, de Neuchâtel, interdisent toujours de se déhancher le Vendredi Saint, célébré par les chrétiens comme l'anniversaire de la mort du Christ.

Le canton alémanique d'Appenzell Rhodes-Intérieures l'exclut même durant toute la Semaine Sainte, rapporte mercredi l'agence de presse suisse ATS.


Les cantons de Zurich et du Jura proscrivent pour leur part les manifestations bruyantes de plein air (bals, sport ou projections de cinéma) durant les principaux jours fériés.

Beaucoup de cantons protestants ont même pendant longtemps interdit totalement la danse, quelle que soit la période de l'année. Les réformés qui n'arrivaient pas à réfréner les fourmis dans leurs jambes allaient alors danser dans les régions catholiques, plus tolérantes.

Le canton de Lucerne, dans le centre de la Suisse, a levé le 9 mars dernier l'interdiction de danser le Vendredi Saint, le dimanche de Pâques, le dimanche de Pentecôte, le jour du Jeûne fédéral, Noël et le mercredi des Cendres.

Le vote avait été serré --51 voix contre 50-- à l'assemblée parlementaire cantonale pour mettre fin à cette réglementation en vigueur depuis 1428 dans le canton de Lucerne, majoritairement catholique.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Avril 2009 à 15:03 | 0 commentaire | Permalien

Moscou redoute l'arrivée des islamistes au pouvoir au Pakistan
Le ministère russe des affaires étrangères craint que les attentats de plus en plus fréquents au Pakistan n'aient pour objectif de favoriser l'arrivée au pouvoir des islamistes. "La Russie est extrêmement inquiète du nombre grandissant des attentats au Pakistan qui font de très nombreuses victimes parmi les civiles", a déclaré aujourd'hui le porte-parole du ministère des affaires étrangères A. Nesterenko.

Selon le diplomate, les terroristes "cherchent à rendre la population mécontente face à l'incapacité des autorités actuelles à contrôler la situation et ainsi d'ébranler les fondements de l'État". A. Nesterenko est persuadé que le chaos dans le pays est propice à l'arrivée au pouvoir des islamistes.

Source: Interfax.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 9 Avril 2009 à 14:46 | 1 commentaire | Permalien

L'agence Interfax annonce que le Service de la sécurité d'Etat d'Ukraine (SBU) vient de décerner des récompenses à un groupe de clercs du prétendu "patriarcat de Kiev", il leur a été promis que tout sera fait en vue de mettre en place "une église Orthodoxe locale" en Ukraine. M.Nalivaïtchenko, président du SBU, a procédé à cette remise d'insignes d'honneur à l'occasion du dix septième anniversaire de la fondation de l'institution qu'il dirige. Il a souligné dans son allocution les immenses mérites des prêtres décorés dans le renforcement de la souveraineté du pays ainsi que de l'entente interconfessionnelle. Les organes de sécurité, a poursuivi M. Nalivaïtchenko, continueront à contribuer à la mise en œuvre de l'initiative du Président Iouchtchenko qui souhaite l'avènement d'une église ukrainienne locale.

Le service de presse de l'Église Orthodoxe d'Ukraine (Église autonome au sein du patriarcat de Moscou) a publié à ce propos un communiqué dans lequel il rappelle qu'après la disparition du KGB l'on pouvait espérer que les successeurs de cette structure allaient enfin cesser de s'occuper des affaires de l'Église. Au lieu d'apporter leur repentir pour les répressions sanglantes auxquelles a été soumis le clergé depuis 1918 et jusqu'à la période Andropov voilà que les services de sécurité s'immiscent à nouveau dans la vie des croyants.

Rédigé par Nikita Krivochéine le 8 Avril 2009 à 20:35 | 0 commentaire | Permalien

"Le Courrier de Russie": Solovki
Je suis allé deux fois à Solovki. Aucun lieu au monde ne m'a jamais fait une telle impression: on y est vraiment plus prés du Ciel. Et, depuis le retour des moines, Solovki reste l'un des hauts lieux de la spiritualité russe, avec des milliers de pèlerins chaque année.

Solovki est aussi l'un des plus haut lieu du Golgotha russe, l'archétype de la broyeuse (miasorubka) du goulag et le souvenirs de ses millions de victimes; un grand nombre de nouveaux martyres est passé sous les fresques splendides de la basilique de la Transfiguration et les méthodes concentrationnaires y ont été mises au point bien avant l'avèmenent du nazisme en Allemagne... Cet aspect n'est pas occulté: il y a un musée du Goulag, restituant la vie des baraques et montrant des souvenirs de victimes et des listes de nom. Sur le mont Sikirny on vous explique les supplices des moustiques ou de l'escalier… Pour autant on est loin du mémorial de l'Holocauste et des ses foules recueillies. Les écoliers russes ne parlent pas des Solovki comme les nôtres d'Auschwitz et si le camp est bien reproduit sur les billets de 500 roubles, avec ses baraques au milieu des églises, il n'y est pas expressément mentionné. La société russe préfère oublier pour ne pas se repentir et si certains, en particulier au sein de l'Église, dénoncent ces crimes du bolchevisme, d'autres, y compris au sein du pouvoir, préfèrent un silence qui devient complice. Et que dire des Occidentaux qui, toujours sous l'emprise d'une Pensée Unique gauchisante (cf. les pages magnifique que P. Alexandre Schmemann consacre à ce phénomène dans son Journal) ignorent en général jusqu'à l'existence des Solovki, malgré la visite de Mgr André Vingt-Trois en octobre dernier…

Je trouve donc particulièrement opportun le dossier que "Le Courrier de Russie" consacre aux Solovki (et je lui emprunte la photo). Même les moyens d'y aller sont précisés!

Rédigé par Vladimir Golovanow le 8 Avril 2009 à 16:20 | 0 commentaire | Permalien

A l'homélie dimanche dernier à la liturgie dans la cathédrale Saint-Issac de Saint-Pétersbourg, le patriarche Cyrille de Moscou a déclaré que le service d'autrui est l'obligation de ceux qui détiennent le pouvoir. "La recherche du pouvoir est peccamineuse si l'homme n'y voit que la satisfaction de son ego et de ses propres intérêts. Le pouvoir n'est bon que s'il est au service des autres. Un tel pouvoir est humble par nature et vient de Dieu".

Par ailleurs, le patriarche a affirmé que si l'homme dispose des moyens qui dépassent ses besoins, c'est pour qu'il les partage avec ses prochains. "Le service d'autrui est la seule vraie raison d'être du pouvoir. Il est propre à l'homme, à tous les niveaux, de vouloir s'élever au-dessus des autres, mais l'autorité doit être accompagnée d'une vrai humilité intérieure".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Avril 2009 à 11:47 | 1 commentaire | Permalien

Le patriarche et catholicos Elie de Géorgie a annoncé son intention de se rendre en Abkhazie, république caucasienne qui, l'été dernier, a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Géorgie. Le patriarche géorgien se rendra certainement dans les gorges de Kodory.

Les rapports entre les géorgiens et les abkhazes restent extrêmement tendus. Récemment, les autorités abkhazes ont expulsé du pays trois prêtres géorgiens, accusés d'espionage.

Sur le plan canonique, l'Abkhazie relève de la juridiction du patriarcat de Géorgie. Cependant, l'évêque géorgien de Soukhoumi, capitale d'Abkhazie, réside à Tbilissi et ne peut pas se rendre dans son diocèse. Ce dernier se trouve donc dans une situation difficile: pas d'ordinations presbytérales, contestation par les prêtres abkhazes de l'autorité du patriarcat, réclamation de l'autocéphalie...


Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Avril 2009 à 22:33 | 3 commentaires | Permalien

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie. Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête : " Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ". L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ". L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, " comment cela se fera-t-il ? ", N’est pas l’expression d’un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse ; et, quand l’ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l’humilité et l’obéissance qui caractérisent toute sa personne : " Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ".
La fête de l’Annonciation a en quelque sorte deux faces. L’une d’elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration de cette gloire et l’expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l’ange : " Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ". Nous ne pouvons mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu’en répétant cette phrase avec vénération et tendresse. L’autre face du mystère de l’Annonciation est tournée vers les hommes. Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations divines, des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté et son dessein à notre égard. Mais toutes ces Annonciations doivent s’unir et se fondre dans une Annonciation essentielle : l’Annonce que Jésus peut naître en nous, peut naître de nous – non point dans le sens où il fut conçu et mis au monde par la Vierge Marie, car il s’agit là d’un miracle unique et inégalable, mais dans le sens d’une prise de possession toute spirituelle et en même temps très réelle de notre personne par le Sauveur. Et puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt suivie d’une Visitation : la faveur divine étendue sur nous doit immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole ou un acte de charité envers nos frères. Voilà pourquoi l’évangile des matines de l’Annonciation est le récit de la visite faite par Marie à Élisabeth. La Mère de Dieu, aussitôt après son entretien avec Gabriel, va porter la grâce à sa cousine et faire rayonner cette grâce sur Élisabeth et Jean.






Rambler's Top100

Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Avril 2009 à 18:17 | 1 commentaire | Permalien

Notre petit sondage sur le sens du Carême a donné les résultats suivants:

Pour 65,82 %, le Carême est un temps liturgique de préparation à Pâques.
Pour 21,52 %, c'est l'occasion de servir davantage le prochain.
Pour 5,61 %, c'est le temps de purification du corps.
Pour 3,8 %, c'est l'abstention des aliments d'origine animale.

3, 8 % de nos lecteurs n'ont été satisfaits par aucune réponse proposée.

N'hésitez pas à nous suggérer d'autres idées de sondages.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 5 Avril 2009 à 18:16 | 6 commentaires | Permalien

Le quotidien France Soir a publié le vendredi 3 avril sur son site une analyse de la dernière réunion à Moscou (31 mars) du Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe.

Il y a quelques formules un peu amusantes. Aussi, les éditions du patriarcat sont appelés "éditions du clergé orthodoxe". L'ancien président du département synodal du catéchisme et de la formation religieuse, l'archimandrite Jean, que le journal appelle "moine Ioan", est "renvoyé dans son monastère", parce qu'il n'a pas accepté les "innovations" dans les méthodes catéchétiques . En fait, le père Jean est recteur de l'institut Saint-Jean le Théologien et il ne semble pas faire partie des opposants aux innovations, plutôt le contraire.

Le nouveau département Église et Société est appelé dans l'article "section du patriarcat chargée des relations entre l'Église et les institutions". Mais mis à part quelques autres inexactitudes, c'est plutôt agréable de voir que la presse française s'intéresse aux changements dans l'orthodoxie russe.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 4 Avril 2009 à 20:24 | 0 commentaire | Permalien

Le 1er octobre 2008, la Cour suprême de Russie a réhabilité la mémoire du dernier empereur russe Nicolas Ier, ainsi que son épouse et ses enfants. L'Église orthodoxe russe les avait canonisés au concile épiscopal de 2000.

Désormais, les Romanov demandent que l'ensemble de la famille impériale de Russie soit réhabilité, notamment le grand-duc Michel Alexandrivitch, fusillé à Perm le 13 juin 1918, la grande-duchesse Élisabeth, belle-sœur de l'empereur Nicolas II, le grand-duc Serge Mikhaïlovitch, ainsi que les princes de sang Jean, Constantin et Igor Konstantinovitch, assassinés à Alapaevsk le 18 juillet 1918. La grande-duchesse Élisabeth est canonisée comme martyre.

Selon l'avocat de la maison des Romanov, "le seul fait d'appartenir à la famille impériale servit aux bolchéviks de raison pour priver de vie ces personnes".


Rédigé par l'équipe de rédaction le 4 Avril 2009 à 19:55 | 8 commentaires | Permalien

Sainte Marie l'Egyptienne
Ce cinquième dimanche du Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Égyptienne.

L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.

Sainte Marie l'Égyptienne. A l'âge de douze ans, elle s'échappa de chez ses parents et partit pour Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Ensuite, mue par la curiosité, elle s'embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem, afin d'assister à l'Exaltation de la vénérable Croix. Mais là, elle s'adonna à toute sorte de licence et entraîna beaucoup d'hommes dans le gouffre de perdition. Voulant entrer à l'église, le jour où l'on exaltait la Croix, elle éprouva trois ou quatre fois une puissance invisible qui l'empêchait d'entrer, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle. Elle en eut le cœur meurtri et décida de changer de vie, afin de trouver grâce auprès de Dieu par la pénitence. Alors, retournant vers l'église, elle y put entrer sans difficulté. S'étant prosternée devant la vénérable Croix, le jour même elle quitta Jérusalem, traversa le Jourdain et pénétra au cœur du désert. Pendant quarante-sept ans, elle y mena une vie très austère, une existence surhumaine, seule à seul avec Dieu dans la prière.

Vers la fin de sa vie, elle rencontra un ermite du nom de Zosime et, lui ayant raconté sa vie depuis le début, elle le pria de lui porter les Saints Mystères pour y communier ; ce qu'il fit l'année suivante, le Jeudi Saint. Revenu l'année d'après, Zosime la trouva morte, étendue sur la terre ; près d'elle une inscription disait : « Abba Zosime, enterre ici le corps de la pauvre Marie. Je suis morte le jour où j'ai communié aux Saints Mystères. Prie pour moi. » Sa mort advint en 378 [vers 430 selon d'autres].

La mémoire de la Sainte Anachorète, qui est célébrée le 1er avril, a trouvé place également en ce dimanche, à l'approche de la fin du Carême, pour inciter à la pénitence les négligents et les pécheurs, grâce à l'exemple de la Sainte fêtée.

Cette vie de la sainte est tirée du : Triode de Carême, Diaconie Apostolique, 1993

Rédigé par Nikita Krivochéine le 4 Avril 2009 à 10:51 | 0 commentaire | Permalien

Père N. Balachov: L'Eglise a les moyens de rendre la liturgie plus compréhensible
Selon le père Nicolas Balachov, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, l'Église orthodoxe russe dispose à présent du potentiel nécessaire pour rendre la liturgie plus compréhensible à nos contemporains. A la présentation d'un nouveau dictionnaire du slavon liturgique à Moscou, il a souligné que ce travail nécessaire "exige des efforts colossaux".

Le père N. Balachov, spécialiste par ailleurs du concile de Moscou de 1917-1918 a rappelé que ce concile s'était déjà penché sur la question de la compréhension de la liturgie, mais, pour des raisons historiques, son travail n'a pas pu être achevé. Si le problème de la compréhension se posait déjà à cette époque-là, il est, selon le père Nicolas, encore plus urgent en ce début du XXIe siècle.

Il a regretté que jusqu'à présent, aucune initiative ecclésiale n'a été prise dans ce domaine, alors qu'il y a quinze ans, le patriarche Alexis II avait commencé à parler de "la nécessité de rendre la liturgie plus accessible à nos contemporains".

Source: Blagovest-Info

Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Avril 2009 à 17:08 | 31 commentaires | Permalien

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