A l'homélie dimanche dernier à la liturgie dans la cathédrale Saint-Issac de Saint-Pétersbourg, le patriarche Cyrille de Moscou a déclaré que le service d'autrui est l'obligation de ceux qui détiennent le pouvoir. "La recherche du pouvoir est peccamineuse si l'homme n'y voit que la satisfaction de son ego et de ses propres intérêts. Le pouvoir n'est bon que s'il est au service des autres. Un tel pouvoir est humble par nature et vient de Dieu".

Par ailleurs, le patriarche a affirmé que si l'homme dispose des moyens qui dépassent ses besoins, c'est pour qu'il les partage avec ses prochains. "Le service d'autrui est la seule vraie raison d'être du pouvoir. Il est propre à l'homme, à tous les niveaux, de vouloir s'élever au-dessus des autres, mais l'autorité doit être accompagnée d'une vrai humilité intérieure".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Avril 2009 à 11:47 | 1 commentaire | Permalien

Le patriarche et catholicos Elie de Géorgie a annoncé son intention de se rendre en Abkhazie, république caucasienne qui, l'été dernier, a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Géorgie. Le patriarche géorgien se rendra certainement dans les gorges de Kodory.

Les rapports entre les géorgiens et les abkhazes restent extrêmement tendus. Récemment, les autorités abkhazes ont expulsé du pays trois prêtres géorgiens, accusés d'espionage.

Sur le plan canonique, l'Abkhazie relève de la juridiction du patriarcat de Géorgie. Cependant, l'évêque géorgien de Soukhoumi, capitale d'Abkhazie, réside à Tbilissi et ne peut pas se rendre dans son diocèse. Ce dernier se trouve donc dans une situation difficile: pas d'ordinations presbytérales, contestation par les prêtres abkhazes de l'autorité du patriarcat, réclamation de l'autocéphalie...


Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Avril 2009 à 22:33 | 3 commentaires | Permalien

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie. Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête : " Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ". L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ". L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie. La réaction de Marie, " comment cela se fera-t-il ? ", N’est pas l’expression d’un doute, et en cela elle diffère de la réaction de Zacharie, lorsque la naissance de Jean lui fut prédite. Marie pose simplement une question respectueuse ; et, quand l’ange explique que le Saint-Esprit descendra sur elle et la couvrira de son ombre, Marie répond, avec l’humilité et l’obéissance qui caractérisent toute sa personne : " Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ".
La fête de l’Annonciation a en quelque sorte deux faces. L’une d’elles est tournée vers la Très Sainte Mère de Dieu. Elle concerne sa gloire et notre piété envers Marie. La déclaration de cette gloire et l’expression de cette piété trouvent leur forme parfaite dans la première phrase du message de l’ange : " Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ". Nous ne pouvons mieux nous adresser à la Sainte Vierge qu’en répétant cette phrase avec vénération et tendresse. L’autre face du mystère de l’Annonciation est tournée vers les hommes. Dans la vie de tout chrétien, il doit y avoir des Annonciations divines, des moments où Dieu nous fait connaître sa volonté et son dessein à notre égard. Mais toutes ces Annonciations doivent s’unir et se fondre dans une Annonciation essentielle : l’Annonce que Jésus peut naître en nous, peut naître de nous – non point dans le sens où il fut conçu et mis au monde par la Vierge Marie, car il s’agit là d’un miracle unique et inégalable, mais dans le sens d’une prise de possession toute spirituelle et en même temps très réelle de notre personne par le Sauveur. Et puis rappelons-nous que toute Annonciation authentique est aussitôt suivie d’une Visitation : la faveur divine étendue sur nous doit immédiatement provoquer de notre part une démarche, une parole ou un acte de charité envers nos frères. Voilà pourquoi l’évangile des matines de l’Annonciation est le récit de la visite faite par Marie à Élisabeth. La Mère de Dieu, aussitôt après son entretien avec Gabriel, va porter la grâce à sa cousine et faire rayonner cette grâce sur Élisabeth et Jean.






Rambler's Top100

Rédigé par Nikita Krivochéine le 6 Avril 2009 à 18:17 | 1 commentaire | Permalien

Notre petit sondage sur le sens du Carême a donné les résultats suivants:

Pour 65,82 %, le Carême est un temps liturgique de préparation à Pâques.
Pour 21,52 %, c'est l'occasion de servir davantage le prochain.
Pour 5,61 %, c'est le temps de purification du corps.
Pour 3,8 %, c'est l'abstention des aliments d'origine animale.

3, 8 % de nos lecteurs n'ont été satisfaits par aucune réponse proposée.

N'hésitez pas à nous suggérer d'autres idées de sondages.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 5 Avril 2009 à 18:16 | 6 commentaires | Permalien

Le quotidien France Soir a publié le vendredi 3 avril sur son site une analyse de la dernière réunion à Moscou (31 mars) du Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe.

Il y a quelques formules un peu amusantes. Aussi, les éditions du patriarcat sont appelés "éditions du clergé orthodoxe". L'ancien président du département synodal du catéchisme et de la formation religieuse, l'archimandrite Jean, que le journal appelle "moine Ioan", est "renvoyé dans son monastère", parce qu'il n'a pas accepté les "innovations" dans les méthodes catéchétiques . En fait, le père Jean est recteur de l'institut Saint-Jean le Théologien et il ne semble pas faire partie des opposants aux innovations, plutôt le contraire.

Le nouveau département Église et Société est appelé dans l'article "section du patriarcat chargée des relations entre l'Église et les institutions". Mais mis à part quelques autres inexactitudes, c'est plutôt agréable de voir que la presse française s'intéresse aux changements dans l'orthodoxie russe.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 4 Avril 2009 à 20:24 | 0 commentaire | Permalien

Le 1er octobre 2008, la Cour suprême de Russie a réhabilité la mémoire du dernier empereur russe Nicolas Ier, ainsi que son épouse et ses enfants. L'Église orthodoxe russe les avait canonisés au concile épiscopal de 2000.

Désormais, les Romanov demandent que l'ensemble de la famille impériale de Russie soit réhabilité, notamment le grand-duc Michel Alexandrivitch, fusillé à Perm le 13 juin 1918, la grande-duchesse Élisabeth, belle-sœur de l'empereur Nicolas II, le grand-duc Serge Mikhaïlovitch, ainsi que les princes de sang Jean, Constantin et Igor Konstantinovitch, assassinés à Alapaevsk le 18 juillet 1918. La grande-duchesse Élisabeth est canonisée comme martyre.

Selon l'avocat de la maison des Romanov, "le seul fait d'appartenir à la famille impériale servit aux bolchéviks de raison pour priver de vie ces personnes".


Rédigé par l'équipe de rédaction le 4 Avril 2009 à 19:55 | 8 commentaires | Permalien

Sainte Marie l'Egyptienne
Ce cinquième dimanche du Carême, nous faisons mémoire de notre vénérable Mère Marie l'Égyptienne.

L'âme quitte une chair jusqu'à l'os amaigrie :
terre, couvre les os, ces restes de Marie.

Sainte Marie l'Égyptienne. A l'âge de douze ans, elle s'échappa de chez ses parents et partit pour Alexandrie, où elle vécut dix-sept ans dans la débauche. Ensuite, mue par la curiosité, elle s'embarqua avec de nombreux pèlerins pour Jérusalem, afin d'assister à l'Exaltation de la vénérable Croix. Mais là, elle s'adonna à toute sorte de licence et entraîna beaucoup d'hommes dans le gouffre de perdition. Voulant entrer à l'église, le jour où l'on exaltait la Croix, elle éprouva trois ou quatre fois une puissance invisible qui l'empêchait d'entrer, alors que la foule pouvait pénétrer sans obstacle. Elle en eut le cœur meurtri et décida de changer de vie, afin de trouver grâce auprès de Dieu par la pénitence. Alors, retournant vers l'église, elle y put entrer sans difficulté. S'étant prosternée devant la vénérable Croix, le jour même elle quitta Jérusalem, traversa le Jourdain et pénétra au cœur du désert. Pendant quarante-sept ans, elle y mena une vie très austère, une existence surhumaine, seule à seul avec Dieu dans la prière.

Vers la fin de sa vie, elle rencontra un ermite du nom de Zosime et, lui ayant raconté sa vie depuis le début, elle le pria de lui porter les Saints Mystères pour y communier ; ce qu'il fit l'année suivante, le Jeudi Saint. Revenu l'année d'après, Zosime la trouva morte, étendue sur la terre ; près d'elle une inscription disait : « Abba Zosime, enterre ici le corps de la pauvre Marie. Je suis morte le jour où j'ai communié aux Saints Mystères. Prie pour moi. » Sa mort advint en 378 [vers 430 selon d'autres].

La mémoire de la Sainte Anachorète, qui est célébrée le 1er avril, a trouvé place également en ce dimanche, à l'approche de la fin du Carême, pour inciter à la pénitence les négligents et les pécheurs, grâce à l'exemple de la Sainte fêtée.

Cette vie de la sainte est tirée du : Triode de Carême, Diaconie Apostolique, 1993

Rédigé par Nikita Krivochéine le 4 Avril 2009 à 10:51 | 0 commentaire | Permalien

Père N. Balachov: L'Eglise a les moyens de rendre la liturgie plus compréhensible
Selon le père Nicolas Balachov, vice-président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, l'Église orthodoxe russe dispose à présent du potentiel nécessaire pour rendre la liturgie plus compréhensible à nos contemporains. A la présentation d'un nouveau dictionnaire du slavon liturgique à Moscou, il a souligné que ce travail nécessaire "exige des efforts colossaux".

Le père N. Balachov, spécialiste par ailleurs du concile de Moscou de 1917-1918 a rappelé que ce concile s'était déjà penché sur la question de la compréhension de la liturgie, mais, pour des raisons historiques, son travail n'a pas pu être achevé. Si le problème de la compréhension se posait déjà à cette époque-là, il est, selon le père Nicolas, encore plus urgent en ce début du XXIe siècle.

Il a regretté que jusqu'à présent, aucune initiative ecclésiale n'a été prise dans ce domaine, alors qu'il y a quinze ans, le patriarche Alexis II avait commencé à parler de "la nécessité de rendre la liturgie plus accessible à nos contemporains".

Source: Blagovest-Info

Rédigé par l'équipe de rédaction le 3 Avril 2009 à 17:08 | 31 commentaires | Permalien

Le slogan "Dieu n'existe pas" banni des bus allemands

LE MONDE | 02.04.09 |


"Dieu (selon toute vraisemblance) n'existe pas." Plaqué sur les flancs de trois autobus, le slogan aurait dû circuler pendant trois mois dans les rues de Berlin. Objectif : faire de la capitale allemande le nouveau point de chute de la vaste campagne de publicité lancée par un collectif d'athées, début janvier, en Grande-Bretagne. Celle-ci a déjà essaimé avec succès au Canada, en Australie, en Italie et en Espagne (Le Monde du 15 janvier).

Pourtant, malgré plus de 20 000 euros de dons, rassemblés en quelques jours de collecte, l'initiative "Buskampagne" est au point mort en Allemagne. La régie des transports berlinois (BVG) n'a pas voulu délivrer d'autorisation. Les militants athées ont bien imaginé diffuser leur message sur les autobus d'autres grandes villes du pays. Peine perdue. Munich, Brême, Leipzig, Stuttgart, Dresde, Potsdam, Hambourg... Dans toutes ces municipalités, les refus tombent, les uns après les autres.

Les compagnies font toutes valoir le même argument : la "publicité idéologique" n'a pas sa place dans les réseaux de transport en commun. "Sinon, demain, on risquerait de voir des organisations telles que la scientologie se présenter à leur tour chez nous", justifie Klaus Wazlak, le porte-parole de la BVG."

Curieusement, ce papier paraît dans Le Monde le jour même où Interfax Religion annonce qu'un Tribunal de district reprend l'examen du dossier de l'exposition "Art Interdit 2006". Ce procès avait été interrompu car l'une des personnes mises en cause était tombée malade.

Un premier procès avait été intenté par un groupe d'orthodoxes qui souhaitaient faire interdire l'exposition "Attention, religion!" au Musée Sakharov à Moscou. Malgré un recours en appel les parties civiles, Youri Samodourov et André Eroféev ont été condamnés pour "offense aux sentiments religieux des croyants", la justice avait ordonné de fermer l'exposition jugée blasphématoire. "Art Interdit 2006" était un remake de la première exposition par la nature essentiellement blasphématoire des objets exposés. Entre-temps Youri Samodourov s'est vu contrait de démissionner de son poste, son comparse Eroféev a été licencié du Musée "Nouvelle galerie Tretiakov".

Tout porte à croire que les instigateurs d'Art Interdit n'auront pas gain de cause.

Campagne de publicité athée sur les bus de plusieurs capitales européennes, caricatures du Prophète au Danemark et en France, expositions blasphématoires à Moscou: dans chaque cas les Etats laïcs impliqués ont démontré que la loi protège la dignité des citoyens quelles que soient leurs croyances et leurs convictions religieuses.

Était-ce envisageable dans la France d'après la loi de 1905 sans parler de la Russie d'il y a deux décennies?

Nikita Krivochéine

Rédigé par Nikita Krivochéine le 3 Avril 2009 à 13:26 | 7 commentaires | Permalien

Notre contributeur V. Golovanow nous a fait parvenir ce très bel extrait de l'ouvrage du père Alexandre Schmemann "Le Grand Carême" (référence en fin de texte). Nous l'en remercions:

Seigneur et Maître de ma vie, l’esprit d’oisiveté, de découragement, de domination et de vaines paroles, éloigne de moi.
L’esprit d’intégrité, d’humilité, de patience et de charité, accorde à ton serviteur.
Oui, Seigneur et Roi, donne-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car tu béni aux siècles des siècles. Amen.


Cette prière est lue deux fois à la fin de chaque office du Carême, du lundi au vendredi (on ne la dit pas le samedi et le dimanche, car les offices de ces deux jours ne suivent pas l’ordonnance du Carême). On la dit une première fois en faisant une métanie (prosternation) après chaque demande. Puis on s’incline douze fois en disant : " Ô Dieu, purifie-moi, pécheur ! " Enfin on répète toute la prière avec une dernière prosternation à la fin.

Pourquoi cette courte et si simple prière occupe-t-elle une place aussi importante dans la prière liturgique du Carême ? C’est qu’elle énumère d’une façon très heureuse tous les éléments négatifs et positifs du repentir, et constitue en quelque sorte un aide-mémoire pour notre effort personnel de Carême. Cet effort vise d’abord à nous libérer de certaines maladies spirituelles fondamentales qui imprègnent notre vie et nous mettent pratiquement dans l’impossibilité de commencer même à nous tourner vers Dieu.

La maladie fondamentale est l’oisiveté, la paresse. Elle est cette étrange apathie, cette passivité de tout notre être, qui toujours nous tire plutôt vers le bas que vers le haut, et qui, constamment, nous persuade qu’aucun changement n’est possible, ni par conséquent désirable. C’est, en fait, un cynisme profondément ancré qui, à toute invitation spirituelle, répond : " À quoi bon ? " et qui fait ainsi de notre vie un désert spirituel effrayant. Cette paresse est la racine de tout péché, parce qu’elle empoisonne l’énergie spirituelle à sa source même.

La conséquence de la paresse, c’est le découragement. C’est l’état d’acédie, ou de dégoût, que tous les Pères spirituels regardent comme le plus grand danger pour l’âme. L’acédie est l’impossibilité pour l’homme de reconnaître quelque chose de bon ou de positif : tout est ramené au négativisme et au pessimisme. C’est vraiment un pouvoir démoniaque en nous, car le diable est fondamentalement un menteur. Il ment à l’homme au sujet de Dieu et du monde ; il remplit la vie d’obscurité et de négation. Le découragement est le suicide de l’âme, car lorsque l’homme en est possédé, il est absolument incapable de voir la lumière et de la désirer.

Aussi étrange que cela puisse paraître, c’est précisément la paresse et le découragement qui emplissent notre vie du désire de domination. En viciant entièrement notre attitude devant la vie, et en la rendant vide et dénuée de tout sens, ils nous obligent à chercher compensation dans une attitude radicalement fausse envers les autres. Si ma vie n’est pas orientée vers Dieu, ne vise pas les valeurs éternelles, inévitablement elle deviendra égoïste et centrée sur moi-même, ce qui veut dire que tous les autres êtres deviendront des moyens au service de ma propre satisfaction. Si Dieu n’est pas le Seigneur et Maître de ma vie, alors je deviens mon propre seigneur et maître, le centre absolu de mon univers, et je commence à tout évaluer en fonction de mes jugements. De cette façon, l’esprit de domination vicie à la base mes relations avec les autres , je cherche à me les soumettre. Il ne s’exprime pas nécessairement dans le besoin effectif de commander ou de dominer les autres. Il peut tout aussi bien tourner à l’indifférence, au mépris, au manque d’intérêt, de considération et de respect. C’est bien la paresse et le découragement, mais cette fois dans leur référence aux autres ; ce qui achève le suicide spirituel par un meurtre spirituel.

Et pour finir, les vaines paroles. De tous les êtres crées, seul l’homme a été doté du don de la parole. Tous les Pères y voient le " sceau " de l’image divine en l’homme, car Dieu lui-même s’est révélé comme Verbe (Jn 1,1). Mais du fait qu’il est le don suprême, le don de la parole est par là même le suprême danger. Du fait qu’il est l’expression même de l’homme, le moyen de s’accomplir lui-même, il est, pour cette raison, l’occasion de sa chute et de son autodestruction, de sa trahison et de son péché. La parole sauve et la parole tue ; la parole inspire et la empoisonne. La parole est instrument de vérité et la parole est moyen de mensonge diabolique. Ayant un extrême pouvoir positif, elle a, partant, un terrible pouvoir négatif. Véritablement, elle crée, positivement ou négativement. Déviée de son origine et de sa fins divines, la parole devient vaine. Elle prête main forte à la paresse, au découragement, à l’esprit de domination, et transforme la vie en enfer. Elle devient la puissance même du péché.

Voilà donc les quatre points négatifs visés par le repentir ; ce sont les obstacles qu’il faut éliminer ; mais seul Dieu peut le faire. D’où la première partie de la prière de Carême : ce cri du fond de notre impuissance humaine. Puis la prière passe aux buts positifs du repentir qui sont aussi au nombre de quatre.

Si l’on ne réduit pas la chasteté, comme on le fait souvent de façon erronée, à son acceptation sexuelle, la chasteté peut être considérée comme la contrepartie positive de la paresse. La traduction exacte et complète du terme grec sophrosyni et du russe tsélomoudryié devrait être : " totale intégrité ". La paresse est avant tout dispersion, fractionnement de notre vision et de notre énergie, incapacité à voir le tout. Son contraire est alors précisément l’intégrité. Si par le terme de chasteté, nous désignons habituellement la vertu opposée à la dépravation sexuelle, c’est que le caractère brisé de notre existence n’est nulle part ailleurs plus manifeste que dans le désir sexuel, cette dissociation du corps d’avec la vie et le contrôle de l’esprit. Le Christ restaure en nous l’intégrité et il le fait en nous redonnant la vraie échelle des valeurs, en nous ramenant à Dieu.

Le premier fruit merveilleux de cette intégrité ou chasteté est l’humilité. Elle est par-dessus tout la victoire de la vérité en nous, l’élimination de tous les mensonges dans lesquels nous vivons habituellement. Seule l’humilité est capable de vérité, capable de voir et d’accepter les choses comme elles sont et donc de voir Dieu, sa majesté, sa bonté et son amour en tout. C’est pourquoi il nous est dit que Dieu fait grâce à l’humble et résiste au superbe (Pr 3,34 ; Jc 4,6 ; 1P 5,6).
La chasteté et l’humilité sont naturellement suivies de la patience. L’homme " naturel " ou " déchu " est impatient parce que, aveugle sur lui-même, il est prompt à juger et à condamner les autres. N’ayant qu’une vision fragmentaire, incomplète et faussée de toutes choses, il juge tout à partir de ses idées et de ses goûts. Indifférents à tous, sauf à lui-même, il veut que la vie réussisse ici-même et dès maintenant. La patience, d’ailleurs, est une vertu véritablement divine. Dieu est patient non pas parce qu’il est " indulgent ", mais parce qu’il voit la profondeur de tout ce qui existe, parce que la réalité interne des choses que, dans notre aveuglement, nous ne voyons pas, est à nu devant lui. Plus nous nous approchons de Dieu, plus nous devenons patients pour tous les êtres, qui est la qualité propre de Dieu.

Et enfin, la couronne et le fruit de toutes les vertus, de toute croissance et de tout effort, est la charité, cet amour qui ne peut être donné que par Dieu, ce don qui est le but de tout effort spirituel, de toute préparation et de toute ascèse.

Tout ceci se trouve résumé et rassemblé dans la demande qui conclut la prière de Carême et dans laquelle nous demandons " de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère ". Car, finalement, il n’y a qu’un danger : celui de l’orgueil. L’orgueil est la source du mal et tout mal est orgueil. Pourtant, il ne me suffit pas de voir mes propres fautes, car même cette apparente vertu peut tourner en orgueil. Les écrits spirituels sont remplis d’avertissements contre les formes subtiles d’une pseudo-piété qui, en réalité, sous couvert d’humilité et d’auto-accusation, peut conduire à un orgueil vraiment diabolique. Mais quand nous " voyons nos fautes " et " ne jugeons pas nos frères ", quand, en d’autres termes, chasteté, humilité, patience et amour ne sont plus qu’une même chose en nous, alors et alors seulement, le dernier ennemi - l’orgueil - est détruit en nous.

Après chaque demande de la prière, on se prosterne. Ce geste n’est pas limité à la prière de saint Éphrem, mais constitue une des caractéristiques de toute la prière liturgique quadragésimale. Ici, cependant, sa signification apparaît au mieux. Dans le long et difficile effort de recouvrement spirituel, l’Église ne sépare pas l’âme du corps. L’homme tout entier, dans sa chute, s’est détourné de Dieu ; l’homme tout entier devra être restauré ; c’est tout l’homme qui doit revenir à Dieu. La catastrophe du péché réside précisément dans la victoire de la chair - l’animal, l’irrationnel, la passion en nous, - sur le spirituel et le divin. Mais le corps est glorieux, le corps est saint, si saint que Dieu lui-même s’est fait chair (Jn 1,14). Le salut et le repentir ne sont donc pas mépris ou négligence du corps, mais restauration de celui-ci dans sa vraie fonction en tant qu’expression de la vie de l’esprit, en tant que temple de l’âme humaine qui n’a pas de prix. L’ascétisme chrétien est une lutte, non pas contre le corps mais pour le corps. Pour cette raison, tout l’homme - corps, âme et esprit - se repent. Le corps participe à la prière de l’âme, de même que l’âme prie par et dans le corps. Les prosternations, signes psychosomatiques du repentir et de l’humilité, de l’adoration et de l’obéissance, sont donc le rite quadragésimal par excellence.


Extrait d’Alexandre Schmemann, Le Grand Carême : Ascèse et Liturgie dans l’Église orthodoxe. Éditions de l'Abbaye de Bellefontaine, 1977.

Reproduit avec l'autorisation des Éditions de l'Abbaye de Bellefontaine.

Rédigé par Nikita Krivochéine le 3 Avril 2009 à 09:48 | 1 commentaire | Permalien

Lettre du cardinal Roger Etchegaray aux "catholiques troublés"
La Croix publie sur site le texte d'une très belle lettre du cardinal Roger Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical Justice et Paix, adressée aux "catholiques troublés".

Nous vous la proposons sur ce blog parce que d'une part, dans le contexte actuel, elle n'est pas sans intérêt pour les orthodoxes vivant en Europe occidentale et, d'autre part, le cardinal Etchegaray est un grand ami de l'orthodoxie. Ami personnel du patriarche Alexis II, il fréquente les pays et patriarcats orthodoxes depuis plus d'un demi-siècle...

Cette période est pour l’Église bien rude, mais salutaire dans la mesure où elle saura en tirer les leçons. La crise n’est pas d’aujourd’hui, elle est même d’avant le concile Vatican II qui est heureusement venu l’assouplir. Quand je pense à mon temps de jeunesse, j’ai l’impression de vieillir dans un autre monde. Quelle distance entre l’Église de mon espérance et l’Église de mon expérience ! Les mutations les plus profondes sont de l’ordre de l’esprit et des mentalités plus que de la matière et des techniques.

Le mot « défi » est peut-être un des mots les plus actuels, exprimant l’angoisse de qui se sent menacé. Paradoxalement, l’homme moderne manque d’appétit pour le futur qui est pourtant de plus en plus entre ses mains. Saint Pierre estime que la mission du chrétien est de rendre compte aux autres de l’espérance qui est en lui (cf. 1 Pierre 3, 15). Mais nous en parlons à fleur de peau, avec trop de légèreté, alors que la prière assidue est le seul puits du fond duquel nous pouvons faire monter l’eau vive de l’espérance.

Évangéliser est par nature un acte de communication et, par affinité professionnelle, les médias doivent y porter attention. Mais avant de leur exprimer nos exigences, il nous faut apprendre nous-mêmes à bien parler de Dieu, et simplement, à l’homme d’aujourd’hui qui se cabre surtout devant les lois morales. Si l’Église est souvent clouée au pilori d’une place devenue désormais celle du monde entier, elle ne saura cependant jamais être évaluée au flair des opinions ou des sondages.

Oser croire en l’Église !

À chaque étape de son histoire, l’Église a des choix graves à opérer, des choix nécessaires et toujours frappés de précarité, mais qui doivent témoigner de sa docilité au Seigneur. Seule cette volonté de conformité à son Maître peut faire d’elle un ferment pour la transformation de l’humanité. Son efficacité réelle n’est jamais tributaire de ses victoires ou de ses échecs. Si riche est la parure des choses qui ne sont pas siennes que, lorsque l’Église s’en dépouille, certains pensent qu’elle cesse alors de vivre. Mais nous savons qu’elle ne vit vraiment que lorsque tout en elle, jusque dans ses institutions, se laisse pénétrer de l’Esprit du Seigneur.

Mais comment se fait-il que tant de chrétiens, à force d’être exigeants, se montrent si injustes à l’égard de l’Église ? C’est qu’ils en parlent au passé et, alors, l’espérance est vite à bout de souffle. Par nos soupçons, par nos sectarismes, nous avons enchaîné notre Mère la sainte Église, nous en sommes devenus les gardiens féroces et tristes qui l’empêchent de « passer en Macédoine » (Actes 16, 9) et gambader joyeusement sur la grève des peuples et des cultures.

L’Église elle-même est objet de foi. Oser croire en l’Église est le titre d’un livre brûlant du P. Martelet (1). Oser croire en l’Église ! Mais le chrétien se sentira mal à l’aise dans l’Église s’il l’endosse comme un « prêt-à-porter ». Tant qu’il ne cherche pas à se mettre à la mesure de l’Église, il s’y trouvera, ou flottant, ou à l’étroit. Le chrétien n’est pas un transhumant qui s’éloigne de l’Église lorsqu’elle grelotte l’hiver, pour la retrouver lorsqu’elle refleurit au printemps. Il est l’homme des quatre saisons qui s’interpénètrent dans le temps et dans l’espace de l’Église. Aucun lieu, aucune époque n’épuise la vie de l’Église, et chacun de nous doit vivre « l’aujourd’hui de Dieu » (Roger Schutz).


Vérifier la qualité de notre foi

Le pape Benoît XVI nous incite à vérifier la qualité de notre foi dans un climat de communion ecclésiale, humble et sereine, d’où il ne peut sortir ni vainqueurs ni vaincus, mais des frères devenus encore plus proches par le pardon de Dieu. Et, chaque fois que c’est possible, cette démarche doit se faire avec ceux des autres confessions chrétiennes qui partagent avec nous la grâce de l’obéissance à la Parole de Dieu.

Aimons l’Église, cet immense troupeau dont chaque brebis sur sa laine est marquée au fer rouge de l’amour de Dieu. Seul un vrai croyant peut aimer l’Église. Lorsque le regard de foi sur l’Église devient trop incertain, il ne saurait éveiller un véritable amour ni engager la fidélité de toute une existence. L’Église a autant besoin d’être aimée que réformée, car il n’y a de vraie réforme que dans l’amour : on peut faire pleurer l’Église, mais on ne la renie pas, pas plus que sa mère. « Je ne vivrais pas cinq minutes hors de l’Église », disait Bernanos, « et, si l’on m’en chassait, j’y rentrerais aussitôt, pieds nus, en chemise. »



Photo: Cardinal Etchegaray à l'ordination de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, sur le site du diocèse de Bayonne

Rédigé par l'équipe de rédaction le 2 Avril 2009 à 12:50 | 2 commentaires | Permalien

Les différentes Églises chrétiennes de Biélorussie sont engagées ensemble dans la lutte contre le SIDA dans le cadre d'une mission interchrétienne "Le service social chrétien". Cette mission œcuménique réunit des représentants de l'Église orthodoxe, de l'Église catholique et des baptistes. Le 31 mars, les responsables de la mission ont rencontré le directeur régional de l'UNAIDS (ONUSIDA), programme de lutte contre le VIH de l'Organisation des Nations Unies.

Ensemble, ils ont fait part de leurs soucis aux représentants de l'UNAIDS. Dans un déclaration, signée par les représentants des trois Églises, ils déplorent notamment le fait qu'en Biélorussie, "les actions dans la prévention de l'épidémie du SIDA ne concernent que la capitale et les grands centres régionaux. La campagne reste sans aucun soutien dans ce domaine, alors qu'elle doit être une des priorités".

Les chrétiens biélorusses se disent sceptiques sur le sens du préservatif: "La distribution des préservatifs comme moyen de prévention du VIH/SIDA est douteuse, parce que, tout en aidant à éviter la contamination, elle véhicule l'idée que les rapports extra-conjugaux seraient une norme admise. Alors que ce sont de tels rapports qui sont le vrai facteur de risque".

Les représentants des Églises regrettent aussi que, dans ce devoir commun, les organisations religieuses ne sont pas mises à égale contribution que les associations publiques et les ONG. Ainsi, "les Églises se retrouvent responsables des décisions prises sans tenir compte de leurs positions éthiques".

Source: Site officiel de l'Église orthodoxe en Biélorussie.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 2 Avril 2009 à 12:20 | 0 commentaire | Permalien

Gogol vu par Wikipedia francophone
Aujourd'hui, le 200e anniversaire de Nicolas Gogol, alors qu'en Russie, Ukraine et un peu partout dans le monde orthodoxe slave, on ne tarit pas d'éloges à son sujet, voici ce que j'ai trouvé dans le Wikipedia francophone au sujet d'une des œuvres spirituelles les plus importantes de l'écrivain, Passages choisis d'une correspondance avec des amis, publiée en 1846. Il est sans doute impossible de savoir qui a écrit ces lignes (c'est la particularité du Wikipedia), mais il est évident qu'il fait partie de ceux que visent les paroles du métropolite Juvénal, prononcées aujourd'hui sur la tombe de Gogol à Moscou. Mgr Juvénal affirme que nous n'avons pas encore compris la véritable portée spirituelle de l'œuvre de Gogol. L'auteur de l'article de Wikipedia semble l'avoir comprise de façon plutôt négative:

Cet ouvrage est présenté comme une suite de lettres écrites entre 1843 et 1846. Celles-ci touchent à des thèmes extrêmement variés: la littérature (Les Âmes mortes et leur véritable signification, en particulier), l'éducation des serfs par les propriétaires fonciers, les obligations des épouses de gouverneurs etc. Leur contenu est ultra-conservateur, voire obscurantiste. Elles ont le ton du prêche.

Aujourd'hui, les Passages choisis sont surtout un document essentiel pour comprendre le drame de Gogol: dépression, perte d'inspiration et dérive mystique. Depuis 1843, celui-ci n'avait plus rien publié. Voyageant frénétiquement à travers l'Europe de l'ouest, il emportait dans son bagage le manuscrit de la suite des Âmes mortes, son chef-d'œuvre, dont ses nombreux admirateurs attendaient impatiemment la finition. L'écriture, cependant, n'avançait pas. Gogol, déprimé et hypocondriaque, chercha secours dans la religion. C'est ainsi qu'il s'orienta vers un ultra-conservatisme moral et politique (adhésion fanatique à l'orthodoxie et à l'autocratie). C'est également à ce moment qu'il trouva un nouveau sens aux Âmes mortes: les héros, sortant de l'enfer de la première partie, passeraient au purgatoire dans une deuxième partie, avant de rejoindre le paradis dans la troisième. Dresser le tableau de cette rédemption impliquait, selon Gogol, un perfectionnement moral personnel. C'est toute cette évolution mystique que Gogol, se sentant le directeur de conscience de la Russie, jugea bon d'expliquer à ses lecteurs.

Les Passages choisis déclenchèrent un véritable "scandale Gogol" en Russie. Ses anciens détracteurs se réjouirent de son retour à de saintes idées, tandis que ses anciens admirateurs se lamentèrent de son obscurantisme. Bielinsky adressa ainsi une lettre amère à Gogol, le traitant "d'apôtre du knout", et l'accusant d'avoir été inspiré par des considérations bassement financières (Dostoïevski lut une copie de cette lettre lors d'une réunion du cercle de Petrachevski). Tout ceci surprit et bouleversa Gogol, qui croyait sincèrement à sa renaissance artistique. Il ne publia plus rien jusqu'à sa mort, en 1852.

Rédigé par le hiéromoine Alexandre le 1 Avril 2009 à 17:00 | 5 commentaires | Permalien

N'oubliez pas que le Grand Canon pénitentiel de saint André de Crète - un des textes fondamentaux du Carême de Pâque - est lu intégralement cette semaine, aux matines du jeudi.

Dans la tradition slave, ces matines sont souvent célébrées le soir du mercredi. Cet office est appelé "la station de sainte Marie l'égyptienne" qui sera fêtée le dimanche prochain. Le canon de saint André de Crète est lu autrement en quatre parties pendant les quatre premiers jours du Carême, pendant l'office des complies.

C'est une belle manière de commencer ce mois d'avril !

Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Avril 2009 à 16:46 | 3 commentaires | Permalien

Le président du nouveau département Eglise et Société souhaite rendre l'Eglise plus proche de la population
Le père Vsévolod Tchapline, président du département Église et Société créé hier par le Saint-Synode, considère que l'un des devoirs principaux de l'Église orthodoxe est d'être à l'écoute des attentes et des préoccupations de toutes les couches de la société.

"Aujourd'hui, l'Église doit devenir vraiment populaire. Ceux des membres du clergé et des laïcs qui réfléchissent ne cessent de l'appeler de leurs vœux. L'Église doit sentir de quoi nos contemporains, le peuple, la société vivent et ce qu'ils respirent", a déclaré le père Tchapline à l'agence Interfax.

Il a exprimé sa gratitude au Synode et au patriarche "pour l'importance particulière qu'ils accordent aux rapports avec la société civiles et les organes du pouvoir législatif".

Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Avril 2009 à 16:15 | 1 commentaire | Permalien

Mgr Juvénal: Nous n'avons pas encore saisi toute la portée spirituelle de l'oeuvre de Gogol
Le 1er avril, anniversaire de Nicolas Gogol, né il y a exactement 200 ans, le métropolite Juvénal de Kroutitsy, évêque de la région de Moscou et un des membres les plus anciens du Saint-Synode, a rappelé que la vie spirituelle de l'écrivain fut très intense.

Dans son homélie après l'office des défunts sur la tombe de Gogol au cimetière du monastère Novodevitchi à Moscou, Mgr Juvénal a souligné que l'écrivain "avait un désir ardent de partager sa foi avec le monde, de lui transmettre sa vision de l'aspect mystique de notre existence. Il semble qu'il n'ait jamais été entendu, mais ce n'était pas sa faute. La portée véritable de sa quête spirituelle n'a pas encore été complètement comprise".

Le métropolite a rappelé également que Gogol considérait le verbe comme le meilleur sacrifice que l'homme peut offrir à Dieu dont le Verbe est devenu chair. Mgr Juvénal s'est réjoui aussi que Gogol reste très connu en Russie: il n'y a pas un homme dans le pays, dit-il, qui ne connaisse pas son nom ou n'ait pas lu ne serait-ce que certaines de ses œuvres !

Rédigé par l'équipe de rédaction le 1 Avril 2009 à 15:58 | 2 commentaires | Permalien

Nouveau président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou
Le Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe a nommé le 31 mars 2009 Mgr Hilarion (Alfeyev) nouveau président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Il devient de ce fait membre permanent du Saint-Synode. Mgr Hilarion était jusqu'à présent ordinaire des diocèses orthodoxes russes en Autriche et en Hongrie et représentant du patriarcat de Moscou près les institutions européennes à Bruxelles. Mgr Hilarion sera le membre permanent le plus jeune du Saint-Synode !

Le père Nicolas Balachov et le père Georges Riabykh ont été nommés vice-présidents du département des relations extérieures. Le père N. Balachov était secrétaire du département aux relations avec les autres Églises orthodoxes. Il continuera à coordonner ces relations dans sa nouvelle qualité. Le père Georges Riabykh était secrétaire du département aux relations avec la société civile. Désormais, il sera chargé des rapports avec les organisations internationales et les associations publiques à l'étranger et non plus sur le territoire canonique du patriarcat de Moscou.

Le département des relations extérieures ne s'occupera plus des établissements du patriarcat de Moscou à l'étranger, ni des contacts avec les autorités civiles et la société dans les pays de l'ex-URSS. Ses principaux domaines seront donc les relations avec les autres Églises orthodoxes, les autres Églises chrétiennes et les organisations internationales.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 31 Mars 2009 à 15:00 | 9 commentaires | Permalien

Le Saint-Synode du patriarcat de Moscou crée un département "Eglise et Société"
Le Saint-Synode du patriarcat de Moscou, réuni le 31 mars 2009 pour la première fois depuis l'élection du nouveau patriarche de Moscou, a décidé de créer un département synodal "Église et Société". La décision a été formulée de la façon suivante:

"Compte tenu de la nécessité de développer, de perfectionner et de systématiser le dialogue de l'Église et de la société, il est décidé de créer un département synodal pour les relations entre l'Église et la société. Il est confié à ce département de faire le lien avec les organes du pouvoir législatif, les partis politiques, les associations professionnelles et artistiques et les autres institutions de la société civile sur le territoire canonique du patriarcat de Moscou".

Le père Vsévolod Tchapline est nommé premier président de ce nouveau département. Il était jusqu'à présent vice-président du département des relations extérieures.

Ainsi, la réforme du département des relations extérieures a bel et bien commencé. En effet, jusqu'à présent, les rapports avec la société civile étaient un des devoirs de ce département que l'actuel patriarche de Moscou a présidé pendant plus de vingt ans avant d'être élu primat de l'Église russe.

Rédigé par l'équipe de rédaction le 31 Mars 2009 à 14:15 | 0 commentaire | Permalien

Mgr Paolo Pezzi, archevêque catholique à Moscou, a déclaré son intention de se rendre à Valaam, un des lieux monastiques orthodoxes les plus célèbres de Russie. Mgr Pezzi se trouvait au moment de cette déclaration à Petrozavodsk, en Carélie, où il a rencontré l'archevêque orthodoxe de la ville, Mgr Manuel, et le ministre local de la politique nationale et des rapports avec les organisations religieuses A. Manine.

L'archevêque catholique a célébré la messe dans l'église catholique de Pétrozavodsk et rendu visite à l'hôpital aux paroissiens malades.

Ce n'est pas la première fois que Mgr Pezzi qui, il y a deux ans, a succédé à Mgr Tadeusz Kodrusiewicz, se rendait en Carélie. Il a déjà visité les îles Kiji et Solovki.

Rédigé par l'équipe rédaction le 31 Mars 2009 à 13:10 | 0 commentaire | Permalien

Le patriarche Cyrille de Moscou ira à Kiev le 27 juillet, pour la fête de saint Vladimir. Le patriarche avait promis, il y a quelques semaines, que ce serait son premier voyage en dehors de la Russie.

La date de ce voyage attendu a été décidée à la rencontre entre le patriarche Cyrille et le métropolite Vladimir de Kiev le mardi 31 mars, juste avant la réunion du Saint-Synode du patriarcat de Moscou.

Saint Vladimir est fêté dans l'Église orthodoxe le 28 juillet (15 juillet).

Rédigé par l'équipe de rédaction le 31 Mars 2009 à 11:55 | 0 commentaire | Permalien

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