Communiqué de l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale : « Aide pour l’Ukraine »
Chers Frères et Sœurs

Bien que notre Archevêché soit géographiquement externe au terrain de l’affrontement et en dépit de la diversité de ses composantes, une quasi-unanimité se dessine en faveur de ma prise de position exprimant la solidarité avec l’ensemble du peuple ukrainien et des églises orthodoxes ukrainiennes.

Je demande instamment à sa Sainteté le patriarche Cyrille et au Saint-Synode d’intervenir fermement auprès des autorités politiques de la Russie pour cesser immédiatement cette guerre qui est un péché grave devant Dieu. Nous invitons les fidèles de nos paroisses et de nos communautés à redoubler de ferveur et de prière pour que cesse cette infâme guerre fratricide.

Nous vous invitons à prier quotidiennement cette prière transmise par le métropolite Onuphre de Kyiv: « Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, Tu as détruit le mur d’inimitié, Tu as accordé la vraie paix à Ton peuple, et Tu as appelé les artisans de paix ‘bienheureux fils de Dieu’.

Nous T’implorons : bénis ceux qui recherchent la vraie paix et ceux qui travaillent pour cette cause. Éclaire les esprits et les cœurs de tous ceux qui veulent s’engager dans l’œuvre agréable à Dieu de la paix. Donne la sagesse à ceux qui détiennent l’autorité, renforce la volonté des gouvernants de nos peuples et éclaire leurs esprits afin qu’ils puissent travailler avec sagesse, discernement et grand souci du bien à la construction de la paix désirée. Par la grâce de ton Esprit Saint, fais que la paix se fasse dans tous les peuples, non par des paroles, mais par des actes, afin que les orphelins et les veuves soient réconfortés et ne pleurent plus, mais se réjouissent en voyant la paix attendue. Adoucis les cœurs endurcis, afin qu’ils recherchent dans la douceur la concorde et l’amour. Bénis chaque homme et apprends-lui à comprendre et à faire Ta volonté, qui est le salut, l’amour, la paix et l’union de tous les hommes.

Car Tu es le Roi de la Paix, à laquelle il n’y a pas de limites, et à Toi soient la gloire, l’action de grâce et l’adoration, avec Ton Père sans commencement et à Ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen ».

Enfin il est bon que les fidèles et les paroisses s’engagent au niveau humanitaire. Nous vous invitons à participer généreusement à l’envoie des dons nécessaires pour les réfugiés en vous joignant aux associations caritatives locales. Chacun doit selon ses possibilités en concertation avec les paroisses et les associations prévoir si possible un accueil temporaire pour les réfugiés ukrainiens.

Voici une liste des choses essentielles pour les réfugiés :

-couvertures économes en chaleur, sacs de couchage, couvertures, matelas, imperméables, oreillers ;
-détergents corporels, dentifrices et brosses, couches et serviettes, hygiène pour bébés, essuie-tout, antiseptiques, alcool, masques réutilisables et jetables ;
-moyens pour pansements, solutions, tentes, réchauds, serviettes, vaisselle réutilisable;
-piles, bougies, lampes de poche ;
– eau, restauration rapide, barres énergétiques, fruits secs, noix, conserves, vermicelles, céréales instantanées.

Pour la région parisienne : veuillez tout emmener à l’Ambassade d’Ukraine à Paris au 21 Av. de Saxe, 75007 Paris,

ou déposer vos dons :– 26 rue du Château Landon, 75010 Paris – 6 Rue de Palestine, 75019 Paris
– 8 bis Rue Charles V, 75004 Paris– 12, rue Daru, 75008 Paris, cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky.

Maps des Collectes des dons pour les ukrainiens Dans ce temps où nous allons nous engager dans le Grand Carême, que notre jeûne soit un vrai jeûne de partage avec nos frères souffrants.

Que le Seigneur miséricordieux et ami des hommes écoute nos prières et accorde sa paix au monde.

+ Métropolite JEAN de Doubna“

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Mars 2022 à 11:34 | -4 commentaire | Permalien

"La CROIX" Ukraine: L’orthodoxie fracturée
Alors que Moscou invoque la « défense de l’orthodoxie », l’ensemble des Églises présentes en Ukraine s’opposent à la guerre .

Ces derniers jours, le gouffre n’a cessé de se creuser entre l’épiscopat de l’Église ukrainienne rattachée au Patriarcat de Moscou et son chef spirituel, Cyrille . Une prise de distance marquée par plusieurs signaux majeurs, dont la virulente opposition du métropolite de Kiev, Onuphre, à l’invasion russe.... SUITE le texte de l'article in extenso dans le journal EN PJ

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Mars 2022 à 11:05 | 5 commentaires | Permalien

Père Stephen Headley: "La foi est le seul moyen de résoudre ce conflit"
Écrit par Alix Guiho

"On a peu envie d’en parler. A la limite, on peut pleurer." Et prier surtout. Car pour père Stephen Headley, ancien chercheur en anthropologie religieuse au CNRS, installé à Vézelay depuis 25 ans, "l'empathie constructive et la foi sont la seule manière de résoudre ce conflit. Elles apportent le courage, notamment sur place, d'aller aider les autres, de ne pas tomber dans l'incompréhension et le rejet".

Prier pour les morts et les survivants, cachés, au combat ou en exode. Prier pour les 200 civils qui ont déjà perdu la vie en Ukraine, seulement quelques jours après que la guerre a éclaté. L'heure était au recueillement dans l'église orthodoxe de Vézelay, commune de 400 habitants de l'Yonne, ce dimanche 27 février 2022.

Des paroissiens Russes et Ukrainiens

Cette petite paroisse a quelque chose de particulier. Il n'y qu'ici qu'on officie en français, entre Paris et Lyon. Cela en fait un lieu pour le moins cosmopolite. Parmi les 40 paroissiens, des Français, des Roumains, mais aussi une dizaine de personnes originaires de Russie et quelques autres d'Ukraine.

Père Stephen Headley: "La foi est le seul moyen de résoudre ce conflit"
Un père américain

Son recteur, le père Stephen Headley, est quant à lui américain. Et si Russes, Ukrainiens et Américains sont en conflit sur la scène internationale, ici, "c'est assez consensuel", avance le père. "A ma connaissance, personne ne soutient Vladimir Poutine qui est isolé de par son idée obsessionnelle", constate-t-il, évoquant l'invasion récente de l'Ukraine par la Russie.

Des églises pour faire office de bunkers à Kiev

A Kiev, dans la capitale de l'Ukraine, les églises proposent aux civiles un abri contre les bombardements dans leurs sous-sols, a rapporté le Département d’information et d’éducation de l’Église orthodoxe ukrainienne.

"Nous sommes crucifiés" par ce conflit

Dimitri*, choriste de la paroisse de Vézelay, de père français et de mère russe a prié, ce dimanche, durant la messe. Son épouse a lu un texte. "Enfin, j'ai poursuivi sa lecture car étranglée par les larmes, elle n'a pas pu continuer". Tous les deux ont des proches des deux côtés du conflit, en Russie et en Ukraine, avec qui ils tentent, dans la mesure du possible, de rester en contact. "Ils nous disent l'horreur". Et la peine est immense : "nous sommes crucifiés par tout cela".

Père Stephen Headley: "La foi est le seul moyen de résoudre ce conflit"
Pas de parti pris

Dimitri dit ne pas avoir de parti-pris, "c’est un conflit avec toute sa tragédie". Alors il prie pour les civils, "les hommes, les femmes, les enfants, les vieillards, et aussi pour la culpabilité de l'Orient et de l'Occident", même s'il admet "une agression incontestable sur le sol du Donbass et l’Ukraine". Il veut simplement que cette guerre cesse, que "les Etats" fassent le maximum pour y mettre un terme "immédiatement".

Désaccord au sommet de l'Eglise orthodoxe

Si à Vézelay, tout le monde souhaite la fin de la guerre, ce n'est pas le cas au sommet de l'Eglise orthodoxe russe. "J'appelle toutes les parties du conflit à faire leur possible afin d'éviter victimes civiles", a demandé le patriarche Kirill, sans appeler pour autant à la fin des combats.

Du côté ukrainien, le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine orthodoxe, Onuphre, a demandé à Vladimir Poutine de mettre un terme à la “guerre fratricide“ qui vient d'éclater. Une position clairement plus tranchée.

En attendant, à Vézelay, c'est l'entente qui triomphe. Du moins sur un point : la nécessité de cesser les combats.

*Dimitri est un pseudonyme pour ce paroissien qui souhaite rester anonyme

Stephen Cavanna Headley est anthropologue social et prêtre de l'Église orthodoxe orientale. Il est surtout connu pour ses livres sur l'anthropologie de la prière et l'ethnographie de Java central en Indonésie. Il écrit en français et en anglais. Headley était marié à l'artiste américaine Anne Everett, décédée en 2013.

Lien France3

Père Stephen Headley: "La foi est le seul moyen de résoudre ce conflit"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Mars 2022 à 11:15 | 0 commentaire | Permalien

MASLENNITSA – LE « MARDI GRAS » RUSSE QUI DURE UNE SEMAINE !
Vladimir Golovanow

Faisant donc partie du "cycle pascal", mobile car basé sur un calendrier lunaire, la semaine des laitages aura lieu cette année 2022 du lundi 28 février
au dimanche 6 mars


C'est la dernière semaine avant le début du Grand Carême qui est aussi appelée "semaine de l’abstention de viande" (мясопустная неделя en russe) car les Orthodoxes ne mangent déjà plus de viande.

Après le début du Grand Carême, on s'abstiendra aussi de poisson, de laitages et d’œufs – un véritable régime végan en dehors des dimanche et fêtes, où le poisson est admis... et on s’efforce aussi de s’abstenir de tout ce qui pourrait les distraire de la vie spirituelle (fêtes, danse, musique et spectacles profanes...) La semaine des laitages nous offre donc une dernière chance de déguster des produits à base de fromage, lait, œufs etc. et de donner cours à ces activités sociales qui seront proscrites pour la période de prière intense, de sobriété et d’introspection des 8 semaines suivantes

MASLENNITSA – LE « MARDI GRAS » RUSSE QUI DURE UNE SEMAINE !
SIGNIFICATIONS LITURGIQUES

Le début du Grand Carême est traditionnellement lié au début du printemps, association qu’on retrouve dans le Triode. Les hymnes parlent du "Printemps de Carême," lien naturel, car dans les régions tempérées de l’hémisphère Nord, le Carême se trouve toujours en cette saison. Les services religieux de la Semaine des laitages ressemblent beaucoup à ceux du Grand Carême, en un peu moins longs. C’est aussi durant cette semaine qu’on commence à dire la Prière de Saint Ephrem le Syrien et, mercredi et vendredi, on ne célèbre pas de Liturgie, comme les jours de semaine du Grand Carême. Cette semaine nous introduit donc directement dans l’atmosphère liturgique du Carême.

TRADITIONS RUSSES

Avant d'être une fête religieuse marquant le début du carême, le mardi-gras russe, ou "semaine des laitages " (syrnaja nedelja), est une fête païenne, comme le rappellent de nombreuses sources. C'est l'adieu à l'hiver. Dans la tradition russe, l’élément spécifique de la semaine des laitages ce seront les "blini" (espèce de crêpes russes). Ronds et dorés comme le soleil qui revient, les "blini" sont faits de ces nourritures grasses qui sont encore permises par la tradition pendant cette semaine: du beurre, des œufs et du lait, et ils sont accompagnés de poisson salé, fumé ou mariné, ainsi que de plats cuisinés è base de poisson avec des sauces au beurre, crème et œufs...

MASLENNITSA – LE « MARDI GRAS » RUSSE QUI DURE UNE SEMAINE !
On organise aussi des festivités ludiques: bals masqués, batailles de boules de neige, glissades sur des toboggans de glace, courses de traîneaux ou de luges etc. Dans certaines régions, des activités spécifiques sont prévues pour chaque jour de la semaine: un jour pour les courses de traîneaux, un jour pour visiter ses beaux-parents, un autres pour visiter ses parrains etc. La mascotte de la célébration est en général une figure en pailles, Dame Maslenitsa, vêtue de couleurs gaies, jadis connue comme la Kostroma (ville et région au nord-est de Moscou réputées pour leurs activités folkloriques). À la fin des célébrations, le dimanche soir, on enlève à la Dame Maslenitsa sa parure et elle est brûlée sur un bûcher avec tous les restes des blinis qui n’ont pas été consommés. Les cendres sont ensevelies sous la neige (pour "fertiliser la récolte").

À l’époque de l’Union Soviétique, les fêtes de la Maslenitsa ont été supprimées avec le reste des fêtes religieuses. Elles ont été reprises durant la période de la Perestroika (dernière moitié des années 1980) et donnent lieu aujourd’hui à de grandes festivités officielles (cf.http://fr.rian.ru/video/20120227/193515190.html ).

Dans plusieurs pays où il y a beaucoup d’immigrants d’origine russe, on voit dans la Maslenitsa une bonne occasion pour célébrer la culture russe. Source


MASLENNITSA – LE « MARDI GRAS » RUSSE QUI DURE UNE SEMAINE !
ILLUSTRATIONS :
1 et 4 : tableau de Kustodiev, 1919
2. Maslenitsa à Melbourne, Australie, 5 février 2006, (Wikipedia)
3. Moscou 2017

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Mars 2022 à 16:01 | -1 commentaire | Permalien

Appel du Saint-Synode de l'Église orthodoxe ukrainienne du 28 février 2022
Bien-aimés en Christ, Évêques, Pères, Frères et Sœurs !

Cher peuple Ukrainien !

C’est avec chagrin et douleur que nous voyons la guerre arrivée sur notre sol ukrainien natal. De dures épreuves nous ont tous frappés. Les combats entre les troupes de la Fédération de Russie et les Forces armées ukrainiennes se poursuivent presque dans toute l'Ukraine, des soldats et des civils meurent, le nombre de réfugiés s’accroît. Placer les armes nucléaires en un état d’alerte élevé remet en question le futur de l'humanité. Dans une situation aussi difficile, nous vous appelons tous à être courageux, à prier et à s'unir pour la défense de notre Patrie.

En nous adressant aujourd'hui à tous , nous voulons témoigner que nous vous respectons et prions pour vous car en risquant votre vie vous témoignez de la façon dont vous pouvez accomplir les paroles de notre Seigneur Jésus-Christ : Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jean 15:13).

Pour notre part, nous confirmons une fois de plus que l'Église orthodoxe d’Ukraine a toujours soutenu et continue de soutenir la souveraineté de l'État et l'intégrité territoriale du pays. Nous partageons pleinement la douleur et la souffrance de notre peuple. En ces jours difficiles des prières intenses s'élèvent dans toutes les églises et monastères de notre Église pour la fin de la guerre et le rétablissement de la paix en Ukraine.

Avec la bénédiction de Sa Béatitude le Métropolite Onuphre les diocèses et les monastères apportent toute l’ assistance possible aux réfugiés et à tous ceux qui ont souffert des hostilités. Nos temples sont ouverts 24 heures sur 24 pour ceux qui ont besoin d'être protégés des bombardements. L'Église orthodoxe d’Ukraine suit sa mission : aider constamment tous ceux qui en ont besoin.
Conscients de notre responsabilité spirituelle, nous nous tournons aujourd'hui vers Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Votre Sainteté! Nous vous demandons d'intensifier votre prière pour le peuple ukrainien qui souffre depuis longtemps, de vous prononcer sur la cessation des effusions de sang fratricides sur le sol ukrainien et d'appeler les dirigeants de la Fédération de Russie à arrêter immédiatement les hostilités qui menacent déjà de se transformer en guerre mondiale.

Nous lançons également un appel au président ukrainien Volodymyr Zelensky et au président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine. Au nom de plusieurs millions de fidèles de l'Église orthodoxe d’Ukraine nous vous demandons de faire tout votre possible pour mettre fin à l'affrontement armé entre nos deux peuples frères et lancer un processus de négociations. Cette terrible guerre a déjà porté un coup dur aux relations entre les peuples ukrainien et russe. Si l'effusion de sang n'est pas arrêtée, le gouffre entre nos peuples pourrait subsister à jamais.

Peuple ukrainien, frères et sœurs ! Nous espérons que le bon sens prévaudra et que cette guerre se terminera bientôt. Nous demandons à chacun de vous de maintenir la paix et de ne pas céder aux provocations. Aidez-vous les uns les autres, prenez soin les uns des autres. Il est également important de ne pas attiser l’hostilité. Ce n'est que dans l'unité que réside notre force. Nous prions le Seigneur d'éclairer les dirigeants avec la lumière de Sa grâce. Nous croyons que le Seigneur entendra notre prière et nous pardonnera nos péchés.

Et dans un avenir proche, la paix de Dieu régnera à nouveau sur notre terre ukrainienne bénie !

Обращение Священного Синода Украинской Православной Церкви от 28 февраля 2022 года

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Février 2022 à 17:40 | 0 commentaire | Permalien

Dimanche du Jugement Dernier ou de carnaval (abstinence de viande)
Le Dimanche du Jugement dernier est une célébration de l'Église orthodoxe, partie de la liturgie de Pâques et précédant de dimanche de Pâques de neuf semaines. On l'appelle aussi dimanche de la viande, car c'est le dernier dimanche où l'on peut consommer de la viande.

« Nous prononcerons nous-mêmes notre propre jugement selon que, volontairement, nous aurons adhéré à Dieu ou que nous l’aurons rejeté. C’est notre amour ou notre manque d’amour qui nous situera parmi les «bénis» ou parmi ceux qui sont écartés (ou peut-être ajournés). (…) Nous devons entendre d’une manière très réaliste ce que le Sauveur dit de sa présence dans ceux qui souffrent, car c’est en eux seulement que nous pouvons venir en aide au Seigneur Jésus » P. Lev Gillet, L’an de grâce du Seigneur, Paris, 1988, p.145

Dimanche du Jugement dernier: Samedi Vêpres
Stichères du Lucernaire. 6 stichères de l'Octoèque, 4 stichères du Triode

Ton 6
Quand Tu viendras faire le juste Jugement sur le siège de ta gloire, très juste Juge * un fleuve de feu terrifiant entraînera tous les êtres devant ton Trône * Les puissances célestes et les hommes jugés chacun selon ses œuvres * dans la crainte T'entoureront * Alors épargne nous, Christ, donne nous la part des sauvés, en Ta miséricorde * Nous Te supplions dans la foi.

Les livres seront ouverts, les actions des hommes seront dévoilées * face à ton Trône devant lequel nul ne tient * et toute la vallée des larmes se fendra dans un terrible grincement * voyant ceux qui ont péché envoyés par ton juste Jugement dans les damnations éternelles * et implorant en vain, Compatissant * nous Te supplions, Toi qui es bon * Epargne nous qui Te chantons, dans ton grand amour.

Les trompettes résonneront, les tombeaux s'ouvriront * et toute la nature des hommes tremblante ressuscitera * Ceux qui ont fait le bien se réjouissent dans la joie, attendant de recevoir la récompense * Mais ceux qui ont péché tremblent et crient, envoyés à la damnation et séparés des élus * Seigneur de la gloire, aie compassion de nous en ta bonté * et donne nous la part de ceux qui T'ont aimé.

Je pleure et souffre quand je prends conscience de ce que seront le feu éternel * les ténèbres extérieures, l'enfer, le ver cruel * le grincement des dents, la douleur à venir qui ne cessera jamais * pour ceux qui sont tombés dans les fautes innombrables et T'irritent par leur malice * dont je suis l'un, misérable, et le premier * Mais, Juge miséricordieux, sauve moi, dans ton amour.

Gloire… Ton 8

Quand seront posés les trônes, quand s'ouvriront les livres * quand Dieu siégera pour le Jugement * alors, ô quelle épouvante * Lorsque les anges dans la crainte seront là * et que le fleuve le feu nous emportera * alors que ferons nous, hommes coupables de tant de fautes * quand nous L'entendrons appeler les bénis dans le Royaume du Père * et envoyer les pécheurs dans la damnation ? * Qui supportera cette terrible sentence * Mais Sauveur qui seul aimes l'homme, Roi des siècles * avant que vienne la fin fais moi revenir par le repentir. Aie pitié de moi.

Source: "Triode"; traduction du père Denis Guillaume, édité par la Diaconie Apostolique

Lectures: Epître : I Co VIII, 8-13 ; IX, 1-2 et Evangile : Mt XXV, 31-46

Dernière semaine de viande

Dimanche prochain clôturera la période où la consommation de viande, d'où son premier nom, qui provient du bas latin "carnelevare" formé sur "carne", viande, et "levare", enlever. Dès lundi prochain la viande sera donc proscrite jusqu'à Pâques.

Le samedi précédant ce dimanche (samedi du dernier jour de viande), le Typikon prescrit la commémoration universelle de tous les membres défunts de l'Église. "Dans l'Église, écrit le père Alexandre Schmemann(*), nous dépendons tous les uns des autres, appartenons les uns aux autres, sommes unis par l'amour du Christ. C'est pourquoi nul Office dans l'Église ne pourrait être "privé." Notre repentance ne pourrait être complète sans cet acte d'amour envers tous ceux qui nous ont précédés dans la mort, car qu'est-ce que la repentance, si ce n'est pas aussi retrouver l'esprit d'amour, qui est l'esprit de l'Église. Liturgiquement, cette commémoration comporte les Vêpres le vendredi, les Matines et la Divine Liturgie le samedi."

La préparation au Jugement Dernier

"L'Évangile du dimanche (Mt. 25, 31-45) nous rappelle un troisième thème de la repentance (**): la préparation au Jugement Dernier. Un Chrétien vit sous le Jugement du Christ. Il nous jugera sur la manière dont nous aurons pris au sérieux Sa présence dans le monde, Son identification avec tout homme, Son don d'amour. "J'étais en prison, J'étais nu..." Toutes nos actions, attitudes, jugements et en particulier nos relations à autrui doivent se référer au Christ, et nous appeler nous-mêmes "Chrétiens", cela signifie que nous acceptons la vie comme un service et un ministère. La parabole du Jugement Dernier nous donne les "critères de référence" pour notre auto-évaluation.

La semaine suivant ce dimanche-là, un jeûne limité est prescrit. Nous devons nous préparer et nous entraîner pour le grand effort du Grand Carême. Le mercredi et le vendredi sont des jours non-liturgiques avec des offices de Carême. Le samedi de cette semaine (Samedi de la fin des laitages), l'Église commémore tous les hommes et femmes qui ont été "illuminés à travers le jeûne", à savoir les saints Ascètes et Pères. Ils sont le modèle que nous devons suivre, nos guides dans "l'art" difficile du jeûne et de la repentance." (ibid.)
Dimanche du Jugement Dernier ou de carnaval (abstinence de viande)

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(*) P. Schmemann – La structure liturgique du Grand Carême

(**) "Pour comprendre les diverses particularités liturgiques de la période du Grand Carême, écrit plus haut le père Alexandre, nous devons nous souvenir qu'elles expriment et véhiculent pour nous la signification spirituelle du Carême et sont reliées à l'idée centrale du Carême, à sa fonction dans la vie liturgique de l'Église. C'est l'idée de repentance". Puis le père Alexandre développe le thème majeur de chacune des semaine du Carême en commençant par le Dimanche du Publicain et du Pharisien et le thème de l'humilité: "le Publicain est humble, et l'humilité le justifie devant Dieu", puis le thème du retour à Dieu avec le dimanche du Fils Prodigue: "dès lors, la repentance est le renouvellement du Baptême, un mouvement d'amour, qui le ramène vers Dieu…" (ibid)

V.G.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Février 2022 à 10:52 | 3 commentaires | Permalien

Tous ensemble : Aidons l’Ukraine qui se trouve dans une situation difficile !!!
C'est d'actualité maintenant !!!

Voici une liste des choses essentielles et perinentes pour les réfugiés :

✅Couvertures économes en chaleur, sacs de couchage, tapis, couvertures, matelas, imperméables, oreillers ;
✅Détergents corporels, dentifrices et brosses, couches et serviettes, essuie-tout, antiseptiques, alcool, masques réutilisables et jetables ;
✅Moyens pour pansements, solutions, tentes, plates-bandes, réchauds, chaudron, serviettes en microfibre, vaisselle réutilisable;
✅Piles, bougies, lampes de poche ;
✅Nutrition : eau, restauration rapide, barres énergétiques, fruits secs, noix, conserves, vermicelles, céréales instantanées.

Veuillez tout emmener à l’Ambassade d’Ukraine à Paris!
👉Adresse : 21 Av. de Saxe, 75007 Paris

UA📌Актуально вже зараз!!!

Список першочергово необхідних речей для біженців :
✅Термозберігаючі ковдри, спальні мішки, каримат, пледи, матраци, дощовики, подушки;
✅Миючі засоби для тіла, зубні пасти та щітки, підгузки та прокладки, паперові рушники, антисептик, спирт, маски багаторазові та одноразові;
✅Засоби для перев’язок, розчини, палатки, польові розкладачки, буржуйки, казан, рушники з мікрофібри, багаторазові набори посуду;
✅Батарейки, свічки, ліхтарики;
✅Харчування : вода, їжа швидкого приготування, енергетичні батончики, сухофрукти, горіхи, консерви, вермішель, крупи швидкого приготування.

Будь ласка, принесіть все в посольство України в Парижі!
👉Adresse : 21 Av. de Saxe, 75007 Paris

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COLLECTE D’AIDE HUMANITAIRE POUR L’UKRAINE
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-Copier-coller d’une publication diffusée dans le groupe ROC d’entraide orthodoxe :

Bonjour,
Une amie m'a fait parvenir un des messages-maillons humanitaires mis en place pour l'Ukraine. Vous pourrez y trouver, si vous souhaitez y participer, la
liste des produits à collecter en priorité ainsi que les endroits pour les déposer.

COLLECTE D'AIDE HUMANITAIRE POUR L'UKRAINE !
Suite à l’invasion massive, cruelle et injustifiée de l’Ukraine par la Fédération de Russie le 24/02/2022. La situation humanitaire en Ukraine commence à se détériorer. Face à cette urgence et surtout pour que notre peuple puisse tenir et faire face à l'agresseur, la diaspora ukrainienne des Yvelines lance un appel à l’aide humanitaire massive ! Nous réunissons les besoins des différentes organisations officielles (les organismes d’Etat ukrainien et des ONG humanitaires ukrainiennes).

Voici ci-dessous vous trouverez une liste des produits de la première nécessité à collecter en priorité :
· Couvertures chaudes, sacs de couchage, tapis de randonnée, plaids, matelas, imperméables, oreillers ;
· Savon corporel, dentifrice et brosses à dents, couches et serviettes, rouleaux d’essuie-tout, antiseptiques, alcool, masques réutilisables et jetables ;
· Bandages, solutions désinfectantes, tentes, couchettes, chaudrons, serviettes en microfibre, vaisselle réutilisable ;
· Piles, bougies, lanternes ;
· Eau, barres énergétiques, fruits secs, noix, conserves, vermicelles, céréales instantanées.
· Brancard, cathéters, gouttières, gants jetables, médicaments antidouleur en ampoules, paracétamol, seringues de 5ml et 10ml, hémostatiques
· Casques balistiques TOR-D, talkies-walkies
Points de collecte :
Aumônerie ukrainienne du Saint-Esprit
89 Avenue du Maréchal Foch,
78100 Saint-Germain-en-Laye (Pendant la messe du dimanche)
+ 33 6 58 29 86 51 (Olha)
Association TRYNUS France
11 K Résidence Monceau
85 route de Chatou
78420 Carrières-sur-Seine
+33 6 25 75 32 89 (Anatoliy)
+33 7 81 68 55 71 (Natalia)
+ 33 6 58 29 86 51 (Olha)
84 rue Ambroise Rendu
77290 Mitry Mory
+33 6 29 33 36 28 (Olha)
Église ukrainienne Borys et Hlib
2 rue de Meaux
60300 Senlis (Pendant la messe du dimanche)
19 rue Paul Roth
95520 Osny
+33 6 50 20 97 14 ( Myroslava )
Eglise ukrainienne orthodoxe
6 rue de Palestine
75019 Paris
+33 6 37 40 52 74 (Olenka)
+33 6 25 37 37 51 (Liudmyla)
11 avenue Anne
77500 Chelles
+33 6 99 97 61 07(Khrystyna)
Learning Planet Institute - Inserm Université De Paris
8 bis Rue Charles V, 75004 Paris, France
+33 6 50 11 36 94 Olha (9:00- 20:00)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Février 2022 à 15:02 | Permalien

Homélie POUR LA PAIX
Père Nikolaï Tikhonchuk

Chers frères et sœurs,

Les paroles que je vous adresse aujourd’hui résonnent dans un contexte très particulier. Comme vous tous, j’ai été profondément choqué par l’invasion armée de l’Ukraine par la Russie. Beaucoup d’entre nous ont des amis, de la famille en Russie ou en Ukraine, notre cœur est meurtri par l’angoisse, les divisions, l’incompréhension.

Face à cette terrible tragédie de la guerre, dans laquelle des frères attaquent leurs frères, nous regardons les combats depuis la France, avec le sentiment d’une terrible impuissance. Comment arrêter l’irréparable, alors que chaque jour apporte des nouvelles de plus en plus terribles ?

Au cours des dernières années, l’humanité entière s’est unie pour lutter contre le fléau de la pandémie, la communauté médicale a fait preuve de solidarité pour inventer et diffuser des vaccins, les peuples sont restés soudés face à un ennemi commun. Et voilà qu’aujourd’hui, la fraternité s’écroule et la guerre surgit entre des peuples aussi proches que les Russes et les Ukrainiens, la discorde divise familles et amis qui ne partagent plus la même réalité.

Quel regard porter sur cet échec collectif, pour nous chrétiens ?

Je voudrais relire avec vous la vie du Christ d’un point de vue purement humain. C’est un échec total. Il est venu sur la terre, mais les foules qui l’adoraient un jour ont appelé, le lendemain, à le crucifier. Ses amis les plus proches l’ont presque tous abandonné, l’un l’a même trahi et vendu. Il a été mis à mort comme un bandit. Lui qu’on avait vu comme un libérateur, il n’a pas chassé la puissance occupante : au contraire, le Temple de Dieu a été détruit peu après sa mort, et le peuple d’Israël a été dispersé dans l’exil. Lui qui était le Messie d’Israël, les Juifs sont restés, pour la plupart d’entre eux, sourds à son message. Voilà l’état d’esprit des pèlerins d’Emmaüs qui commentaient l’actualité en marchant dans le crépuscule.

Nous sommes semblables à ces pèlerins d’Emmaüs qui ne comprenons pas comment Dieu a pu nous laisser dans une telle détresse.

Où est Dieu, quand les missiles tombent sur Kiev ?

Pour moi, la seule réponse possible est de contempler la Croix. Le Christ a pris notre humanité jusqu’à accepter l’horreur du Golgotha. Qui oserait accuser d’indifférence le Dieu qui a pris sur nous, dans sa chair, la souffrance et la mort, pour nos péchés ?

Et la mort n’a pas eu le dernier mot. A ceux qui sont restés fidèles sans rien comprendre ni rien espérer, aux femmes qui se sont levées à l’aube pour aller prendre soin du corps d’un mort dont elles n’espéraient pas la résurrection, le Christ est apparu. Aux disciples d’Emmaüs qui se lamentaient de l’échec du prophète Jésus, le Christ a expliqué les Ecritures et s’est révélé comme le Ressuscité.

Où est le Christ ? L’Evangile d’aujourd’hui le dit. Il est avec ceux qui prennent soin des pauvres, des malades, des mourants et des morts, sans savoir que c’est le Christ qu’ils servent en faisant cela. Il est toujours auprès de ceux qui souffrent, et de ceux qui prennent soin des affligés.

Chers frères et sœurs, cette épreuve est aussi une épreuve pour notre foi. Alors que nous prenons conscience de notre impuissance, c’est là que nous n’avons plus d’autre recours que de nous tourner vers Dieu. Comme Il l’a dit à l’apôtre Paul : « ma grâce s’accomplit dans la faiblesse ». Et Paul ajoute alors, en écrivant aux Corinthiens : « C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour le Christ ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. »

Que le Dieu de la paix qui surpasse toute intelligence nous prenne en pitié, et qu’Il donne au monde Sa paix.
Homélie POUR LA PAIX

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Février 2022 à 21:36 | 63 commentaires | Permalien

Ukraine: le pape s'est rendu à l'ambassade de Russie pour exprimer sa "préoccupation"
Le pape s’est rendu à l’ambassade de Russie pour exprimer sa « préoccupation »

Le pape François s’est rendu, vendredi matin, à l’ambassade de Russie près le Saint-Siège, à Rome, pour « exprimer sa préoccupation » face à la guerre en Ukraine, a annoncé le service de presse du Vatican. Le souverain pontife, qui avait appelé mercredi à « préserver le monde de la folie de la guerre », a rencontré l’ambassadeur Alexandre Avdeïev et est resté « un peu plus d’une demi-heure sur place ».

Jeudi, quelques heures après l'attaque de l'Ukraine par les troupes de Moscou, le Vatican avait estimé que des négociations étaient encore possibles pour trouver une solution pacifique au conflit russo-ukrainien.

"Les scénarios tragiques que tout le monde craignait deviennent malheureusement la réalité. Mais il y a encore du temps pour de la bonne volonté, il y a encore de l'espace pour des négociations", avait déclaré Pietro Parolin, cardinal-secrétaire d'Etat et n°2 du Vatican.

Ces dernières semaines, le pape a appelé à plusieurs reprises à la paix en Ukraine, exhortant les responsables politiques à "un examen de conscience".

Mercredi, lors de l'audience générale hebdomadaire, il avait déploré les "scénarios de plus en plus alarmants" qui se profilaient en Ukraine, menaçant "la paix de tous".

"J'ai une grande douleur dans le coeur devant l'aggravation de la situation en Ukraine. Malgré les efforts diplomatiques de ces dernières semaines, des scénarios plus en plus alarmants s'ouvrent. Comme moi, beaucoup de monde ressent angoisse et inquiétude", avait-il déclaré

Lien

Папа Римский Франциск обсудил с российским послом в Ватикане возможность посредничества Святого Престола в урегулировании кризиса вокруг Украины.

"Понтифик посетил в пятницу российское посольство в Ватикане и провел встречу с послом Александром Авдеевым в попытке выступить посредником в конфликте", - сообщило в твиттере аргентинское агентство Telam.

Никаких других деталей встречи агентство не приводит.

Ранее папа призывал лидеров к "политической ответственности" при принятии решений, касающихся ситуации вокруг Украины. Он также напомнил об "испытании совести перед Богом, который является Богом мира, а не войны".

Глава Католической церкви ранее объявил 2 марта международным днем поста и молитвы во имя мира.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Février 2022 à 14:32 | 7 commentaires | Permalien

Communiqué suite au premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée
Le 22 février à 19h30, l'initiative de l'association catholique/orthodoxe "Friends of Orthodoxy" s'est tenu le premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée. A cette occasion, les 15 intervenants, parmi eux un évêque catholique, un métropolite orthodoxe, mais aussi des prêtres, moines et fidèles ont exprimé leur attachement à la grande tradition liturgique latine et byzantine:

Mgr Dominique Rey (évêque de Fréjus-Toulon), le métropolite Seraphim Kikotis (Patriarcat de Constantinople), l'abbé Nicolas du Chaxel (Fraternité Saint-Pierre), Nicoleta Acatrinei (théologienne orthodoxe), M. Jean de Tauriers (président de Notre-Dame de Chrétienté), le P. Marc Andronikof (Patriarcat de Moscou), le Père Maxime Obukhov (commission pour l'enfance et la famille du Patriarcat de Moscou), Don Francesco Giordano (Professeur à l'université pontificale de l'Angelicum) , le Père Vasile (Patriarcat orthodoxe de Roumanie), M. Grégor Puppinck (Fondateur d'Evangelizo), M. Octavian Mihoc (responsable pour les relations inter chrétiennes et avec l'Islam au Conseil Oecuménique des Eglises), le Père Michel Viot, le Hiéromoine Denis, M. Antonio Brandi (président de Pro Vita et Famiglia Italia) et Guillaume d'Alançon (LIFE-Europe).

Chacun selon son mode propre, a exprimé son estime pour l'effort entrepris par les catholiques attachés aux sources de la liturgie qui irriguent la vie de l'Eglise depuis les origines. Ce fut aussi une occasion de connaissance mutuelle avec en perspective la recherche de la vérité dans le Christ et son Eglise.

Pour ceux qui souhaiteraient revoir cette conférence voici le lien https://us02web.zoom.us/rec/share/uk-b36RfffhwQaEC_AHd5CBACVSTBMVdZdTucJ09j5bqqQ5KDcPl-woJjcPFGBUw.t492VV61UIn5XHhj
(Passcode: 34@389X0)

Contact : 06 38 10 44 66 - gadalancon@gmail.com

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22 February at 7.30 p.m., on the initiative of the Catholic/Orthodox association "Friends of Orthodoxy", the first Catholic/Orthodox webinar on the theme of the sacred liturgy was held.

On this occasion, the 15 speakers, among them a Catholic bishop, an Orthodox metropolitan, but also priests, monks and faithful expressed their attachment to the great Latin and Byzantine liturgical tradition:

Mgr Dominique Rey (Bishop of Fréjus-Toulon), Metropolitan Seraphim Kikotis (Patriarchate of Constantinople), Abbé Nicolas du Chaxel (Fraternité Saint-Pierre), Nicoleta Acatrinei (Orthodox theologian), M. Jean de Tauriers (President of Notre-Dame de Chrétienté), Fr. Marc Andronikof (Moscow Patriarchate), Father Maxime Obukhov (Commission for Childhood and Family of the Moscow Patriarchate), Don Francesco Giordano (Professor at the Pontifical University of the Angelicum), Father Vasile (Orthodox Patriarchate of Romania), Mr. Grégor Puppinck (Orthodox Patriarchate of Romania), Fr. Grégor Puppinck (Founder of Evangelizo), Mr Octavian Mihoc (responsible for inter-Christian relations and relations with Islam at the World Council of Churches), Father Michel Viot, the Hieromonk Denis, Mr Antonio Brandi (President of Proo Vita et Famiglia Italia) and Guillaume d'Alançon (LIFE-Europe).
Each, in his own way, expressed his appreciation for the efforts made by Catholics attached to the sources of the liturgy which have irrigated the life of the Church since the beginning.

For those who would like to see this conference again, here is the link: https://us02web.zoom.us/rec/share/uk-b36RfffhwQaEC_AHd5CBACVSTBMVdZdTucJ09j5bqqQ5KDcPl-woJjcPFGBUw.t492VV61UIn5XHhj

(Passcode: 34@389X0)
Contact: 06 38 10 44 66 - gadalancon@gmail.com

LIEN Le salon Beige
Communiqué suite au premier webinaire catholique/orthodoxe sur le thème de la liturgie sacrée

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Février 2022 à 13:48 | -18 commentaire | Permalien

Pourquoi saint Christophe est  représenté avec une tête de chien?
Saint Christophe est connu pour être le saint patron des voyageurs. Il est communément représenté portant le Christ enfant sur l’épaule et l’aidant à traverser une rivière. Mais ce ne fut pas toujours le cas. Sur les premières icônes, il était représenté avec une tête de chien. Alors pourquoi ces deux traitements très différents ?

Dans de nombreuses cultures ancestrales, il existait le mythe des hommes à tête de chien. Ce mythe est d’ailleurs toujours présent dans notre culture moderne en la figure du loup-garou.

Par ces représentations mythologiques, l’idée était de signifier que les hommes qui étaient sortis du droit chemin et vivaient dans le péché se comportaient comme des animaux. Le péché fut toujours associé aux pulsions primaires, autrement dit animales, de l’homme. Dans certains récits, l’homme pécheur allait jusqu’à prendre une figure de bête. Chez les Égyptiens, on retrouvait la figure du Dieu Anubis, un homme à tête de chacal. Si bien que ce genre de représentations finit par intégrer naturellement l’iconographie chrétienne.

Or selon une tradition très populaire, saint Christophe était à l’origine l’un de ces hommes à tête de chien qui, après avoir rencontré le Christ, retrouva son apparence humaine.

Bien sûr, c’est une image symbolique employée pour montrer qu’il quitta une vie de débauche pour vivre selon l’Évangile. Les premiers chrétiens, notamment en Orient et particulièrement en Égypte, décidèrent de représenter Christophe avec une tête de chien en référence à cette conversion légendaire.

Depuis le XIIe siècle, on préfère le représenter aidant un enfant à traverser une rivière, ce qui constitue un autre élément de sa légende. Son nom est d’ailleurs un dérivé des mots grecs Khristos (Christ) et phorein (porter), c’est-à-dire celui qui porte le Christ.

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Pourquoi saint Christophe est  représenté avec une tête de chien?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Février 2022 à 15:13 | -2 commentaire | Permalien

Un prêtre de l'Église orthodoxe russe a raconté comment la pandémie a stimulé l'esprit religieux en Italie
En Italie, la pandémie de coronavirus a contribué à une recrudescence religieuse, a dit l'archiprêtre Alexeï Yastrebov, représentant officiel de l'Institut d'histoire russe de l'Académie des sciences de Russie dans ce pays.

"En général, la pandémie n'a pas vidé les temples, cependant à certaines périodes, il était impossible d'y aller, il y avait des restrictions, mais en termes de religiosité, cela n'a pas fait de mal, mais je pense que cela avait plutôt un effet bénéfique", a-t-il déclaré dans une interview à Interfax.

Quant à l'Église, selon les impressions du prêtre, cette pandémie a plutôt uni les gens. "Les temples ne sont pas vidés, compte tenu de toutes les règles et restrictions liées à la pandémie. Il n'y a pas d'églises surpeuplées, car des messes ont lieu plusieurs fois par jour, tout le temps", a-t-il déclaré.

Le père Alexeï a rappelé que Venise était la première ville d'Europe où la peste a éclaté au 14ème siècle. "Il y a un certain parallèle entre la pandémie d'aujourd'hui et les épidémies dévastatrices de l'Antiquité, qui fauchaient jusqu'à la moitié de la population des villes européennes. Ce serait magique si Venise, la ville d'où la peste a commencé au Moyen Âge, se terminait le « fléau du 21e siècle», a-t-il

déclaré. Selon le prêtre, Venise n'a pas été dévastée pendant cette pandémie, mais il y avait un sentiment d'impuissance, tandis que le manque de tactilité, de communication directe et de câlins auxquels ils étaient habitués est devenu particulièrement difficile pour les Italiens.

"Je suis parti longtemps en Russie, et quand je suis revenu, j'ai senti que les gens avaient changé. Probablement, nous sommes tous différents d'une manière ou d'une autre, mais cela se remarque surtout chez les Italiens. Auparavant, dans les magasins les visiteurs ont été accueillis avec un sourire, ont volontiers parlé - maintenant, au contraire, ils ont l'air suspicieux: tirez le masque, montrez le QR code. Le sentiment que les gens sont isolés par ces restrictions, ils ont commencé à sourire moins. Ou des sourires ne sont tout simplement pas visibles sous les mêmes masques ?" dit le père Alexeï.

En conclusion, il a exprimé l'espoir que la joie de vivre des Italiens triomphera et qu'en Italie, les gens reviendront à "un quotidien méditerranéen optimiste".

Священник РПЦ рассказал, как пандемия подняла в Италии религиозный дух
Un prêtre de l'Église orthodoxe russe a raconté comment la pandémie a stimulé l'esprit religieux en Italie

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Février 2022 à 12:18 | 1 commentaire | Permalien

Le père Michel Fortounatto s’est endormi dans le Seigneur dans la soirée du 19 février a l’âge de 90 ans.

À l’occasion de son 90e anniversare, une biographie écrite par le diacre Maciej Leszczynski fut publiée sur le site de l’Archevêché des églises de tradition russe en Europe occidentale que nous réproduisons c-dessous in extenso. De même, nous vous invitons à regarder l’enregistrement vidéo de l’atelier de chant liturgique à l’Institut Saint-Serge qui a eu liue le 11 octobre 2011. Pour voir tous nos articles sur le père Michel, cliquez ICI !

Le père Michel fils d’émigrés russes, a était professeur en musicologie liturgique de l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge pendant des nombreuses années, spécialiste de chant liturgique et auteur de nombreuses harmonisations dans la tradition de l’école musicale de Moscou. Il a été 45 ans chef de choeur et prêtre à la cathédrale orthodoxe russe à Londres et très proche collaborateur du Métropolite Antoine de Souroge. Revenu dans Archevêché en 2006, il a donné de nombreuses conférences tant dans les différents pays d’Europe occidentale qu’en Russie. Aujourd’hui il continue de se consacrer à l’écriture et à la musicologie liturgique orthodoxe.

L’archiprêtre Michel Fortounatto est né le 19 mai 1931 à Paris dans une famille pieuse d’émigrés russes. La famille Fortounatto a habité à Courbevoie, au Plessis-Robinson puis, à partir de 1940, à Asnières, où se trouvait l’un des plus importants centres spirituels russes de l’époque, la paroisse du Christ-Sauveur.

Michel, l’aîné des trois fils de Vsevolod Fortounatto et de son épouse Evguenia, née Tiajelnikova, a grandi dans un environnement qui était celui de l’émigration russe et ne parlait que la langue russe dans sa petite enfance. Dans son enfance, il participait à la vie paroissiale et écoutait attentivement le chant du chœur. Cette expérience de la prière à la maison ainsi que de la prière liturgique, a laissé une empreinte profonde dans l’âme du père Michel et a formé en lui une foi inébranlable dans le sens et la réalité de l’Église, ce qui devait déterminer son destin. À l’âge de 10 ans, il entre dans l’école des Cadets russes à Versailles. Au cours de ces années, ses dons musicaux se manifestent et il suit des cours de musique avec des enseignants particuliers.

La paroisse de la cathédrale du Christ-Sauveur d’Asnières fut fondée en 1932 et connaissait une vie très active. Les frères Fortounatto Micha et Volodia fréquentaient l’école paroissiale du jeudi où en plus du catéchisme on enseignait la langue russe, la littérature, l’histoire, la géographie… et on l’on discutait de questions religieuses et philosophiques. À partir de l’âge de 15 ans, Michel Fortounatto chantait régulièrement dans le chœur et dirigeait un chœur d’enfants pendant les offices.

À l’automne 1951, le père Michel s’inscrit à l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge à Paris. Les années d’études sur la « Colline Saint Serge » furent déterminantes dans la vie du futur directeur de chœur et prêtre. À l’Institut, il eut l’occasion d’assister aux conférences des meilleurs théologiens russes du XXe siècle : l’évêque Cassien Bezobrazoff, l’archimandrite Cyprien Kern, les pères Nicolas Afanassieff et Basile Zenkovsky, Anton Kartachev et d’autres. Le père Michel se souvient que tout respirait la théologie sur la « Colline », à l’Auditorium, dans la bibliothèque, pendant le repas ou les temps de repos, à l’église. À l’Institut, outre les connaissances théologiques, le père Michel acquit également une expérience unique du chant liturgique quotidien sous la direction de Nicolas Osorguine.

Dans ses souvenirs, il rapporte qu’il n’avait nulle part rencontré une telle pureté d’harmonie et d’intonation avant de connaître l’église Saint Serge. Les chants et les lectures à Saint Serge préservaient les traditions de l’ordo liturgique des séminaires et des monastères de la Russie d’avant la révolution. De cette expérience le père Michael retira la conviction que le chant d’église était inséparable de la vie liturgique et de la théologie, que le chant était la prière et la vie de l’Église. SUITE Orthodoxie com

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Février 2022 à 09:43 | 0 commentaire | Permalien

L'association des jeunes et le club de cinéma "l'Arche" vous invitent à une rencontre conviviale
Chers amis!

Nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture d'une maison des jeunes dans notre Cathédrale de la Sainte Trinité du Quai Branly.

Ce dimanche le 20 février à 16h00, notre association et le club de cinéma orthodoxe « l'Arche » organisent une rencontre consacrée au film documentaire : « Le Père Grégoire: la voie vers la Lumière » réalisé par Alexey Vozniuk .

Le film raconte la vie de l’iconographe Grégoire Kroug, un célèbre peintre .

La vie de père Grégoire, qui a passé sa vie d'anachorète à peindre quasiment nuit et jour, nous enseigne que c'est en tant que peintre et dans son travail d’iconographe que doit porter essentiellement le travail ascétique de l'artiste sur lui-même.

Nous vous attendons au Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe, Quai Branly. (1 quai Branly, 75007 Paris).
Pré-inscription par téléphone 0781813773 (envoyez un SMS pour participer)

Après le film, vous pourrez discuter avec le réalisateur de ce film, Alexis Vozniuk et le père Jivko Panev (producteur de l'émission Orthodoxie sur France 2 ), la spécialiste des icônes Emilie Van Taack et d’ autres personnalités

Мы рады вам сообщить об открытии молодёжного центра в нашем Кафедральном соборе Святой Троицы на набережной Бранли.

Уже в это воскресенье 20 февраля в в 16.00, совместно с православным кино-клубом «Ковчег» пройдёт встреча- беседа с просмотром документального фильма : «Инок Григорий, путь к свету». Фильм будет показан на французском языке, с русскими субтитрами!

Ждём вас по адресу: Русский Православный духовно-Культурный центр, набережная Бранли. ( 1 quai Branly, 75007 Paris).

Предварительная запись по телефону 0781813773 ( отправьте смс об участии).

Фильм расскажет о жизни инока Григория (Круга), известного иконописца.

После просмотра вы сможете принять участия в живой беседе и обсуждении фильма. На встрече будут также присутствовать: режиссёр Алексей Вознюк, отец Живко Панев, (продюсер программы Orthodoxie France 2), иконописец Эмилия ван Таак , и другие гости.

До скорой встречи!
L'association des jeunes et le club de cinéma "l'Arche" vous invitent à une rencontre conviviale

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Février 2022 à 17:32 | 0 commentaire | Permalien

La Colline aux Croix témoigne de l'histoire blessée du peuple
Clic clic clic… Alors que le vent souffle par ce petit matin d’hiver glacé, un cliquetis irrégulier résonne dans les oreilles. Il provient des dizaines de milliers de croix en bois, en terre-cuite ou en métal qui s’entrechoquent. Située à Jurgaiciai, dans le nord de la Lituanie, Kryžių Kalnas (la colline aux Croix) témoigne de l’histoire d’un pays mais aussi d’une foi collective et ne lasse pas d’étonner pèlerins ou simples curieux.

Sur ce monticule, des croix, des croix et encore des croix. Là, un Christ en souffrance. Plus loin, de petits anges en bois qui trônent près d’un chapelet aux couleurs criardes. Des pièces de monnaie, des icônes, des mots griffonnés dans des langues variées, des rubans délavés par les intempéries, de hautes sculptures de bois taillées grossièrement. Algirdas, Dennis, Janet, Kristina : les noms gravés un peu partout symbolisent le cri d’espérance universel qui monte de la Colline aux croix et qui n’a rien à envier à celui d’Edvard Munch.

Un signe d’identité et de protestation

Les premières croix sont probablement apparues sur cette ancienne colline fortifiée au XIXe siècle. L’origine du mouvement reste discutée. Certains affirment qu’initialement, elles auraient été plantées afin de demander à Dieu une bonne santé. Pour d’autres, les premières croix seraient apparues en 1863 en mémoire des victimes du soulèvement contre le régime tsariste.

Quoi qu’il en soit, elles témoignent d’une foi bien vivante malgré les épreuves traversées par le peuple lituanien et leur nombre n’a cessé de grandir au fil des années. Après la Deuxième guerre mondiale, alors que le pays est sous occupation soviétique, planter un crucifix est clairement un signe de résistance.

Et si le régime ordonne à plusieurs reprises de raser le monticule, les croix finissent toujours par réapparaître, malgré la répression et les persécutions, faisant du lieu un symbole de la résistance héroïque à la suppression de la liberté religieuse. Entre 1944 et 1990 la Lituanie faisait officiellement partie de l’union soviétique. Durant cette période la religion n’était pas la bienvenue et les lituaniens ont commencé à ajouter davantage de croix à cette colline en signe de protestation mais aussi en guise d’affirmation de leur culture et religion.

A plusieurs reprises l’armée soviétique a décidé de raser toutes les croix au bulldozer. Mais après chaque “nettoyage”, les lituaniens venaient placer de nouvelles croix en masse. Tant est si bien qu’en 1985 l’union soviétique à finalement renoncé à la destruction de ce lieu et depuis cette date le nombre de croix ne cesse de croître.

En 1990, au moment où la Lituanie a finalement repris son indépendance, on estime que la colline comptait plus de 55’000 croix!

En 1993, Jean Paul II a célébré une messe au pied du monticule, invitant à la conversion et au pardon. Et depuis 2000, un monastère franciscain s’est installé ici. Aujourd’hui, Kryžių Kalnas attire des visiteurs du monde entier.

La colline aux croix nous en avions déjà vu plusieurs photos... Etant de passage dans les pays baltes on ne pouvait donc tout simplement pas résister à venir découvrir de plus près.. >>> ICI

En Lituanie, l’étrange Mont des Croix
La Colline aux Croix témoigne de l'histoire blessée du peuple

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Février 2022 à 14:38 | 2 commentaires | Permalien

László Batthyány-Strattmann (1870-1931) un riche aristocrate  "docteur des pauvres"
Il naquit le 28 octobre 1870 à Dunakiliti (Hongrie), sixième enfant d'une famille noble. En 1896, il commença des études de médecine à l'Université de Vienne, qu'il termina en 1900. Le 10 novembre 1898, il épousa la comtesse Maria Teresa Coreth, une femme profondément pieuse. Leur mariage fut très heureux et ils eurent 13 enfants. Aristocrate et héritier du château de Körmend, en Hongrie, sa fortune lui valait le titre de « prince ». Saint Jean Paul II a béatifié László Batthyány-Strattmann le 23 mars 2003

Ce médecin hongrois ne refusait jamais de patients et acceptait que les plus démunis le rémunèrent par la prière.

Pour un trop grand nombre de personnes dans le monde, se soigner est particulièrement onéreux. Une simple visite chez le médecin coûte tellement chère que les plus modestes sont dissuadés de s’y rendre. Aujourd’hui, des associations s’emploient à rendre les soins accessibles à travers de nombreuses initiatives dans le monde.

En Hongrie, au début du XXe siècle, le bienheureux László Batthyány-Strattmann avait une manière bien à lui de rendre les soins accessibles à tous. Ce médecin ne refusait jamais les patients, même ceux qui n’étaient pas en mesure de payer. À eux, il leur demandait seulement de prier le Notre Père. Servir les pauvres faisait partie de son devoir estimait-il.

Certes, il se trouvait dans une situation financière confortable. Aristocrate et héritier du château de Körmend, en Hongrie, sa fortune lui valait le titre de « prince ». Il était d’une très grande générosité et avait même transformé une aile de son château en hôpital. Sa biographie sur le site du Vatican détaille son ascension médicale et sa formidable attention aux pauvres.

En 1915, il hérita de son oncle un château à Körmend et le titre de prince.

Il fonda alors un hôpital ophtalmologique dans une partie du château et devint rapidement un spécialiste de renommée internationale. À cette même époque, il manifestait déjà sa volonté de soigner les pauvres gratuitement, leur demandant de réciter un Notre Père en échange de ses soins. Il les aidait aussi souvent d’un point de vue économique. Mais il se souciait également du bien-être spirituel de ses patients et considérait la bonne issue de ses opérations et les guérisons comme un don de Dieu.

Cette générosité lui venait d’une foi profonde et durable en Dieu. László Batthyány-Strattmann priait le Seigneur avant chaque opération. Quand elles réussissaient, il les voyait comme un « don de Dieu ». Lui n’était qu’un instrument et Dieu, le véritable guérisseur. Avant de laisser ses patients sortir de l’hôpital, il leur présentait une image du Seigneur et un livre spirituel intitulé : Ouvrez vos yeux et voyez. - C’était sa façon de les guider vers une vie spirituelle.
László Batthyány-Strattmann (1870-1931) un riche aristocrate  "docteur des pauvres"

Ses patients et même sa famille le considéraient déjà comme saint de son vivant. Son approche médicale unique fut une grande inspiration pour beaucoup, même après sa mort le 22 janvier 1931 des suites d'une longue maladie.

Son procès en béatification fut ouvert le 30 août 1944, puis repris en 1982 après une longue période d'oubli. Le 11 juillet 1992, le Pape reconnut sa pratique héroïque des vertus chrétiennes.

Saint Jean Paul II a béatifié László Batthyány-Strattmann le 23 mars 2003. C’est aujourd’hui un puissant intercesseur pour tous ceux travaillant dans le domaine médical.

Aleteia, Philip Kosloski

László Batthyány-Strattmann (1870-1931) un riche aristocrate  "docteur des pauvres"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Février 2022 à 10:50 | -2 commentaire | Permalien

Le Phanar a nommé un nouveau représentant à Athènes
Le métropolite Théodore de Laodicée est devenu le nouveau représentant du patriarche de Constantinople en Grèce...
Le 11 février 2022, le métropolite Théodore de Laodicée a été élu par le Saint Synode du Patriarcat de Constantinople en tant que nouveau représentant du Patriarche de Constantinople à Athènes .

Le métropolite Theodore, âgé de 73 ans, a été recteur de la cathédrale Sainte-Sophie de Londres pendant de nombreuses années. En 2018, il a été élu métropolite titulaire de Laodicée. il a remplacé à ce poste le métropolite Amphiloque d'Andrinople qui avait eu pendant toutes ces années de mauvaises relations avec l'Église orthodoxe grecque .

Фанар сменил своего представителя в Афинах

Новым представителем Константинопольского Патриарха в Греции стал митрополит Лаодикийский Феодорит
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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Février 2022 à 17:25 | 0 commentaire | Permalien

Comme vous avez pu le voir sur KTO, une vénération exceptionnelle de la Couronne d'épines du Christ a eu lieu samedi dernier, marquant l'anniversaire de la rencontre historique à la Havane entre le pape François et le patriarche orthodoxe russe Cyrille en février 2016.

A cette occasion, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures de l'Église orthodoxe russe, était présent à Paris. Cette semaine, il est l'invité exceptionnel du magazine « L'Orthodoxie Ici & maintenant » où il présente son nouvel ouvrage intitulé « Le Début de l'Evangile » (Editions des Syrtes) et parle des études néotestamentaires orthodoxes.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Février 2022 à 13:51 | 1 commentaire | Permalien

"Sois le berger de mes agneaux : une spiritualité en harmonie avec la nature et les animaux"
Alexandre Siniakov
Éditions Desclée De Brouwer

Né dans une famille de Cosaques, le père A. Siniakov a grandi au contact d'une culture particulière fondée sur la liberté, la nature et les chevaux. Evoquant les valeurs d'humilité, de sagesse et de patience que requiert l'élevage des équidés, il souligne l'importance du lien aux animaux pour la vie spirituelle

CE QUE DIT L'ÉDITEUR
Sois le berger de mes agneaux

« J'ai raconté les grâces reçues tout au long de mes années de noviciat au contact de mes ânesses et de mes chevaux. Je livre ici le récit plus éprouvé, mais également plus approfondi de la suite, où en une année mon troupeau et moi avons tout connu : l'adversité de l'environnement et la félicité d'improbables rencontres, la dureté de l'apprentissage et la légèreté d'épiphanies équestres, la morsure de la mort et l'illumination des naissances nouvelles... J'étais l'ami de mon troupeau. Voici comment, à l'épreuve du temps, du monde et de la mort, je suis devenu son berger. »

Auprès de ses bêtes, l'expérience p. d'Alexandre Siniakov a continué de s'enrichir, donnant une nouvelle dimension spirituelle à son récit. Au gré des travaux, des épreuves ou des joies quotidiennes, il poursuit sa réflexion sur le rapport entre l'homme et l'animal, la nature, la hiérarchie, le service, la confiance...

Un livre à la fois simple, touchant et lumineux
Père Alexandre Siniakov - "Sois le berger de mes agneaux"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Février 2022 à 18:45 | -3 commentaire | Permalien

Un musée d’ icônes russes s’est ouvert  à la Galerie des Offices à Florence
L'exposition permanente des Offices, au rez-de-chaussée du Palazzo Pitti, présente pour la première fois une collection unique de 78 icônes russes, constituée aux XVIe au XVIIIe siècle par les familles Médicis et Lorraine. Auparavant, elles n'étaient visibles que dans le cadre d’expositions temporaires. Les salles de l'ancienne résidence des grands ducs de Toscane, le palais Pitti, étaient réservées aux icônes.

On sait que l'écrivain russe Dostoïevski vivait à deux pas du Palazzo Pitti et visitait très souvent la Galerie des Offices.

L'exposition, qui a ouvert ses portes le 2 janvier 2022, est la plus ancienne collection d'icônes au monde en dehors de la Russie et, comme l'a déclaré l'ambassadeur de Russie en Italie, Sergueï Razov, "sera un événement important pour notre dialogue dans le domaine de la culture".

Un musée d’ icônes russes s’est ouvert  à la Galerie des Offices à Florence
Les œuvres exposées aujourd'hui à Florence appartenaient aux Grands-Ducs de la famille Médicis et étaient déjà mentionnées au milieu du XVIIe siècle dans les descriptions de la décoration de la Chapelle des Reliques du Palais Pitti. Le plus grand nombre est arrivé à Florence sous le règne de Francesco Stefano di Lorena (1737-1765).

Les icônes les plus anciennes de la collection, datant des XVIe et XVIIe siècles, appartiennent à des artistes ayant travaillé à l'Armurerie du Kremlin à Moscou, principal centre de référence pour l'art et la production de ce type d'œuvres avant la fondation de la nouvelle capitale, Saint-Pétersbourg.

De nombreuses icônes des premières décennies des années 1700 sont également inspirées de l'école de Moscou, mais elles ont probablement été créées dans les ateliers provinciaux de la Russie centrale. Essentiellement , ce sont des icônes de petite et moyenne taille destinées au culte domestique et personnel. Il y a aussi celles attribuée aux artisans de Kostroma et Iaroslavl, anciennes cités de la Volga au nord de Moscou. Pendant plusieurs années, à la fin du XVIIIe siècle, l'ensemble de la collection fut exposé à la Galerie des Offices comme témoin de la peinture byzantine.
Cependant, en 1796, de nombreuses pièces ont été retirées de l'exposition et envoyées à la villa Médicis à Castello, où elles sont restées jusqu'au début du XXe siècle.

Parmi les œuvres les plus précieuses de la collection figurent les deux panneaux qui composent le Ménologe, un calendrier des fêtes religieuses orthodoxes divisé en semestres : chaque panneau se compose de vingt rangées horizontales avec des scènes sacrées et des figures de saints, chacune marquée d'une inscription. L'icône représentant Sainte Catherine d'Alexandrie peut être datée de 1693-1694 grâce à l'estampage dans un sertissage or-argent (un revêtement métallique recouvrant certaines parties de l'icône). La princesse martyre est représentée avec des attributs très similaires à ceux représentés dans l'art occidental : un palmier et une roue du martyre, des livres et une sphère armillaire, faisant allusion à ses vastes connaissances. L'œuvre appartient à l'atelier de l'Armurerie, un atelier qui travaillait à la cour royale du Palais du Kremlin à Moscou .

L'auteur Vassili Griaznov, qui a signé l'icône de la Mère de Dieu de Tikhvin, datée du 16 juillet 1728, ne connaît qu'un seul échantillon de la collection florentine, qui est une copie de l'icône miraculeuse qui, selon la légende, est apparue en 1383 à Tikhvine, région de Novgorod. Sur la photo, la date est indiquée selon le calendrier occidental introduit en Russie par le tsar Pierre le Grand (1672-1725), ainsi que des chiffres arabes et le calendrier julien, qui a remplacé le calendrier byzantin en vigueur auparavant. Les exemples les plus anciens de la collection sont l'icône représentant la Mère de Dieu "Toute créature se réjouit en Toi" et l’icône de la décapitation du Saint Jean Baptiste.

Leur arrivée à Florence est associée à la collection des Médicis. Les deux icônes faisaient en effet partie des objets liturgiques conservés dans la chapelle du Palais Pitti dès 1639, sous le règne de Ferdinand II de Médicis et de son épouse Vittoria della Rovere avec qui il a eu deux enfants "La collection d'icônes florentines diffère des autres en ce qu'elle se compose principalement de pièces de petite et moyenne taille destinées au culte personnel des familles et aux voyages", a précisé la directeur de la Galerie des Offices Eike Schmidt.

La proximité des icônes russes avec la chapelle palatine devient la métaphore du pont confessionnel entre orthodoxes et catholiques, rappelant les racines spirituelles communes et les échanges culturels entre l'Italie et la Russie au cours des siècles et qui se poursuivent. L'exposition au Palazzo Pitti voisine avec l'exposition virtuelle Lumière du sacré

Музей русских икон открылся во Флоренции
Un musée d’ icônes russes s’est ouvert  à la Galerie des Offices à Florence

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Février 2022 à 08:24 | 0 commentaire | Permalien

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