Mère Marie Skobtsov ou sainte Marie de Paris, en russe Мать Мария (Скобцова), née Élisabeth Yourievna Pilenko le 8 (21) décembre 1891 à Riga, dans le gouvernement de Livonie qui faisait alors partie de l'Empire de Russie et morte le 31 mars 1945 à Ravensbrück,

L'inauguration d’une plaque en mémoire de Sainte mère Marie Skobtsov a eu lieu le 24 juin au mémorial aux émigrés russes impliqués dans la Résistance, à Saint-Genevieve-des-Bois, près de Paris.

L'année du 75e anniversaire de la Victoire sur l'Allemagne nazie est aussi une occasion de revenir sur le destin tragique de ceux qui n'ont pas pu célébrer la défaite de la barbarie hitlérienne et le triomphe des peuples libérés. Ainsi, le 24 juin, une cérémonie officielle a été organisée sur le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois au pied du mémorial aux émigrés russes ayant participé à la Résistance.

«Evénements intrinsèquement liés entre eux. Cette victoire suscite le deuil et la tristesse», a souligné Xénia Krivochéine, artiste peintre et biographe de mère Marie Skobtsov.

La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française
En présence des autorités locales, de représentants de l'ambassade de Russie en France, de membres de la communauté russe et d'ecclésiastiques de l'Eglise orthodoxe russe, une plaque commémorative a été inaugurée à la mémoire de Sainte mère Marie Skobtsov. Ce nom est connu en Russie comme en France car il est devenu synonyme de courage infaillible et d'abnégation véritable. Cette année marque le 75e anniversaire de sa mort en déportation à Ravensbrück, l'un des plus terribles camps de concentration réservé aux femmes.

Cette femme russe, poète et artiste, arrive en France au début des années 20, juste après la Révolution et la prise du pouvoir par les communistes. Dès ses premières années en France, Marie Skobtsov s'engage dans le combat pour sauver des vies : laïque, mère de plusieurs enfants, elle rend visite aux malades dans les hôpitaux psychiatriques et distribue des repas aux pauvres. Puis, après avoir prononcé ses vœux, elle fonde un sanatorium pour les tuberculeux, un foyer et une paroisse pour les indigents, a rappelé Xénia Krivochéine. En 1932, elle décide de consacrer sa vie à Dieu et devient religieuse. Pendant les années de guerre, elle choisit son camp sans hésiter, et accomplit des actes extrêmement marquants, qui en font un des héros de cette époque impitoyable.

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Pendant l'occupation allemande, intégrée à la Résistance, mère Marie aidait ceux qui risquaient d’être arrêtés à prendre la fuite, cachait les personnes déplacées d’origine soviétique et établissait de faux actes de baptême pour les juifs afin de les sauver d'une mort certaine. La courageuse mère Marie a réussi à sauver trois enfants juifs du Vélodrome d'hiver à Paris. Mais dénoncée, elle a été arrêtée par la Gestapo, puis déportée à Ravensbrück où elle a trouvé la mort seulement quelques semaines avant la fin de la guerre.

Le 31 mars 1945, Samedi Saint, mère Marie a été envoyée à la chambre à gaz. Ses cendres ont été dispersées dans les collines voisines à 80 km au nord de Berlin. Elle donc n’a pas de sépulture, c'est pourquoi il a été décidé, à l'initiative de Xénia et Nikita Krivochéines, de placer cette plaque commémorative à sa mémoire au cimetière russe à Sainte-Geneviève-des-Bois où désormais, parmi d'autres noms, sera gravé celui de la Mère Marie Skobtsov (1891-1945).


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Cette initiative a été soutenue par l'ambassade russe et le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris, pour qui la conservation de la mémoire de ces héros issus de l'immigration constitue une priorité majeure, qui témoigne d'un lien fort entre la France et la Russie aussi bien aujourd'hui que pendant la guerre contre l'ennemi commun.

Artem Stoudennikov, le ministre-conseiller de l’ambassadeur russe, a notamment souligné que cette cérémonie démontrait le lien inséparable existant entre la grande mère-Patrie et la diaspora russe en France. «La mère Marie est une figure de proue de l’émigration russe et [notre] héros de la Résistance [...] L'exploit des participants russes à la Résistance ne doit jamais être oublié. Ils se sont battus et sont morts pour la liberté de la France et pour la liberté de la Russie», a ajouté le diplomate.


La France et la Russie commémorent une Sainte russe, Mère Marie de Paris, membre de la Résistance française
Le 24 juin, alors que Moscou accueillait le grand défilé militaire consacré à la Victoire, le petit cimetière russe près de Paris accueillait une cérémonie religieuse en hommage à Sainte mère Marie Skobtsov. Ces deux événements, quoique d'ampleur différente, incarnent chacun à leur façon cette force de la mémoire qui maintient aujourd'hui la vérité historique et symbolise non seulement la victoire de la paix sur la guerre, mais aussi le triomphe de la vie sur la mort.

Mgr Jean, de l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale / PM/
, avait effectué les rites de consécration et bénédiction du lieu. Mgr Jean s’est longuement adressé aux nombreuses personnes présentes. Il a dit : « Mère Marie a été proclamée Sainte en 2004. Il n’y avait pas jusqu’à présent de lieu où l’on pouvait lui adresser nos prières et la vénérer. Voilà que ce lieu existe! » Soulignant que le cœur de la mère Marie a «toujours été tourné vers les autres», ce qui incarne la réalisation des principes évangéliques, il a rappelé que la canonisation en 2004 de cette femme de foi morte en martyre est une preuve de la reconnaissance par l'Eglise de «son engagement au service des frères, des pauvres, de la Résistance» comme «une action de Dieu au milieu des hommes».


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Après le dépôt de gerbes, Nikita Krivochéine, traducteur de nombreux ouvrages sur la vie de la Sainte Marie Skovtsov et fils du résistant Igor Krivochéine, proche de mère Marie, a rappelé que cette femme avait combattu de toutes ses forces contre le nazisme en vue de la victoire sur le mal. Depuis son enfance, après avoir rencontré la mère Marie, il a gardé pendant toute sa vie un souvenir inoubliable de sa «force d'esprit, de [...] prière, de [...] renoncement et d'abnégation de soi.»

Aujourd'hui, le nom de cette femme admirable appartient à l’histoire du XXe siècle. Des films, de nombreux ouvrages, conférences et expositions lui sont consacrés. Une rue du XVe arrondissement de Paris porte son nom, et des plaques commémoratives à sa mémoire sont visibles à Riga, Saint Pétersbourg, Anapa et Yalta.

Voici la légende gravée sur la plaque consacrée à mère Marie :

Ste Mère Marie (Skobtsov) 1891-1945
Moniale, poète, artiste et résistante
Exécutée par les nazis dans le camp de Ravensbrück
Sans sépulture


LIEN - RT France et ÉGLISE ORTHODOXE RUSSE EN FRANCE et Otrhodoxie. com ICI discours Xenia Krivocheine

A lire Élisabeth Pilenko, la «sainte Marie de Paris». Une plaque commémorative en l'honneur de la mère Marie Skobtsova, membre du mouvement de la Résistance en France, poétesse, théologienne, connue pour ses œuvres caritatives, et décédée au camp de concentration de Ravensbrück, a été inaugurée le 24 juin 2020 au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois.

Для участия в церемонии открытия мемориальной доски святой Матери Марии Скобцовой, собрались представители русской общины и организаций, занимающихся захоронениями в русском некрополе Сент-Женевьев-де-Буа: Комитета по поддержанию православных захоронений в «русском каре», Русского дома, Координационного совета российских соотечественников во Франции (КСРС). Были возложены цветы от имени российского Посольства, Постпредства России при ЮНЕСКО, Российского центра науки и культуры в Париже, Российского православного духовно-культурного центра. Митрополит Дубнинский Иоанн отслужил молебен и освятил мемориальную доску читать далее >>> На русском кладбище в Сен-Женевьев-де-Буа открыт кенотаф в память матери Марии /Скобцовой/

En mars 2020, 75e anniversaire de la mort de mère Marie, Xénia Krivochéine a fait paraître un livre intitulé « Sainte Marie de Paris - Comment la petite Lisa Pilenko est devenue SAINTE MARIE DE DE PARIS » Editions APOSTOLIA sur AMAZON et sur le site du Monastère de la Transfiguration
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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mars 2021 à 09:47 | 27 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Orthodoxie : Mère Marie Skobtsov, un livre sur la sainte russe de Paris le 11/07/2020 21:10
MARINA DROUJININA

Un nouvel ouvrage de Xénia Krivochéine intitulé Comment la petite Lisa Pilenko est devenue sainte Marie de Paris consacrée à la vie d’une sainte orthodoxe russe Mère Marie Skobtsov (1891-1945) vient d’être publié par la maison d’édition « Apostolia » de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, indique le site Orthodoxie.com le 5 juillet 2020.

Poétesse, religieuse orthodoxe, membre de la Résistance, « Juste parmi les Nations », Mère Marie est morte en martyre au camp de concentration à Ravensbrück, le 31 mars 1945, après avoir pris la place d’une femme juive destinée à la chambre à gaz. SUITE

2.Posté par Grégoire le 31/03/2021 08:30
Il y a quand même un non-dit sur ce sujet que tout le monde connait dans les milieux plutôt conservateurs...

La Chambre à Gaz est la nouvelle idole. Comme le dit Saint Paul : Fuyez l'idolâtrie !

3.Posté par Ivan le 31/03/2021 12:03
@Grégoire Post 2

"Il y a quand même un non-dit sur ce sujet que tout le monde connait dans les milieux plutôt conservateurs..."
Pouvez-vous préciser votre pensée.

4.Posté par Tchetnik le 01/04/2021 11:15
@Grégoire

Vous vous engagez sur une pente glissante, attention. :-)))

5.Posté par Grégoire le 01/04/2021 14:57
Marie Skobtsova était quand même une révolutionnaire qui a supporté la révolution de février 1917. Cela n'enlève rien à son geste postérieur, mais il faut quand même rappeler qu'elle appartient a cette intelligentsia de la gauche qui a renversé le Tsar Nicolas II.

Et sans cette révolution, il n'y aurait pas eu les bolcheviques ensuite et les désastres du 20e siècles. !

6.Posté par N.B. le 02/04/2021 11:27
@Grégoire

Vous avez recours à banalités et ne connaissez sans doute pas assez bien l'histoire de la Russie. Il est courant maintenant d'accuser intelligentsia d'avoir provoqué la révolution de 1917. Nicolas II ne brillait pas par son intelligence, était à la botte de son épouse, il suivait les conseils de Raspoutine. Il s'est débarrassé de ses ministres les plus intelligents, après l'assassinat de Stolypine il mit fin aux réformes.

A propos des communistes: Ziouganov porte des œillets à Lénine et Staline, ne manque pas une messe... Cela paraît plus que normal à l'administration russe.

Mère Marie, elle, ne cachait pas l'aversion qu'elle éprouvait à l'égard de Lénine et des bolcheviks.

7.Posté par Tchetnik le 02/04/2021 14:55
@N.B
Vous qui parlez de banalités, vous devriez justement lire une ou deux biographies sérieuses de Nicolas II qui infirment complètement vos stéréotypes soviétiques. Sur Raspoutine aussi, du reste.

8.Posté par N.B. le 02/04/2021 17:22
@Tchetnik
J'ai lu "Août 1914" de Soljenitsyne. Il y donne un portrait détaillé de Nicolas II, y parle de son entourage. Il y a aussi le Journal de l'ambassadeur Maurice Paléologue

"Il est nommé ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg en janvier 1914. Partisan inconditionnel de l'alliance franco-russe qu'il est chargé de resserrer, il croit en la force du «rouleau compresseur russe» lorsque la guerre éclate. Comme beaucoup de ses contemporains, il est persuadé que le conflit sera bref et se soldera par la victoire des alliés. Il déchante bien vite et devient le spectateur de plus en plus inquiet de la détérioration du tsarisme. Il demeurera en poste auprès du gouvernement provisoire jusqu'à son rappel, au mois de mai 1917. Pendant toute cette période, il tient un journal précis dont la lecture s'apparente à une sorte de feuilleton.

Très proche de la famille impériale, il se livre à une sérieuse critique du régime, dénonçant la bureaucratie, la police, l'impéritié des hommes politiques et des chefs militaires. Il brosse un tableau terrifiant de Saint-Pétersbourg : il évoque aussi bien la misère populaire que la lourde atmosphère de la cour et le rôle délétère de Raspoutine, dont il relate de façon haletante l'assassinat le 31 décembre 1916. Les portraits du couple impérial avec lequel il s'entretient régulièrement et presque familièrement sont saisissants de réalisme.

Un document exceptionnel sur la fin du règne de Nicolas II.
http://www.gallimard.fr/Catalogue/MERCURE-DE-FRANCE/Le-Temps-retrouve/Le-crepuscule-des-tsars

9.Posté par Tchetnik le 03/04/2021 19:08
@NB
Le problème de Maurice Paléologue est qu'il n'était pas dans le secret de la famille impériale - ce même s'il la fréquentait un peu - et qu'il n'a vu que ce que certains journaux de l'époque - très hostiles à cette dernière - voulaient bien lui présenter. Sans oublier ses propres préventions. La société Petersbourgeoise, gangrénée par le libéralisme, le relativisme et l'hédonisme était en effet très délétère et l'Armée Impériale Russe souffrait d'une grande hétérogénéité dans la qualité de ses officiers subalternes, supérieurs et généraux. Les Koltchak, Wrangel, Yudenitch y cotoyant les Samsonov et Protopopoff. Cependant, il faut savoir faire la part des choses.

On a prêté à Raspoutine avec grande insistance dans les média de l'époque une liaison avec un peu tout le monde mais notamment avec Anna Vyroubova, camériste de l'Impératrice. Or cette affirmation a été irréfutablement prouvée comme fausse. Vu que le reste n'est confirmé par aucune preuve, on peut logiquement penser que cela relève de la même intention. Les affirmations du journaliste Manassévitch-Manouilov (pas besoin d’en dire plus…) selon lesquelles Raspoutine aurait passé une nuit avec sept femmes dans un sauna (quand on sait que dans un sauna Russe, les températures avoisinent les 100 degrés, avec de la vapeur partout, on se doute que nu ou pas, en agréable compagnie du sexe opposé ou pas, on ne peut pas faire grand-chose…) apparaîtrait comme ridicule et se serait contenté de susciter un amusement incrédule si ce n’était cette atmosphère à la fois hyper ésotérique et hyper érotique qui planait sur la société bourgeoise et noble décadente de l’époque, atmosphère que vous avez bien soulignée. Mais ce ragot est aussi peu prouvé que les autres. Au contraire, quand la Sécurité a réellement commencé à filocher Raspoutine, ils se sont aperçu qu’il ne pouvait pas être dans deux endroits à la fois…

Raspoutine a été introduit à la cour par certaines personnes sincères (Mgr Serge, recteur de l’Académie Théologique de SPB, archimandrite Théophane, confesseur de la famille Impériale…), d’autres plus douteuse comme Militza du Monténégro et d'autres qui souhaitaient lui faire jouer un rôle qu'en définitive il n'a pas joué. A savoir montrer qu’un Tsar capable d’obéir à un personnage aussi « grossier » ne méritait plus sa position. En cela, bien des « cousins » (Kirill, entre autres) ont joué dans ce poker un rôle très néfaste, de par leur jalousie, leur ambition. Ils ont largement contribué à entretenir cette atmosphère de potins quand ils ne l’ont pas suscitée. Comme en 1789, une partie de la haute noblesse a marché main dans la main avec les francs-maçons et les hommes d’argent pour se tailler un régime politique à leur convenance. Elizabeth de Hesse Darmstadt était effectivement plus hostile à Raspoutine, mais ne l’avait jamais rencontré (et un saint, une sainte peut s’être trompée dans sa vie terrestre parfois).
Ajoutons à cela que la personnalité bienveillante du Tsar et de la tsarine, leurs gestes simples, leurs attitudes à la fois familières et nobles, les poussaient à établir des relations amicales, voire même très familiales avec des gens de classe sociale bien plus modestes (mais dans le cas de Raspoutine, ces relations ont quand même mis du temps à démarrer), Raspoutine et Anna Vyroubova faisant partie de ces quelques happy few qui bénéficiaient de cette proximité. Et bien des gens de la haute noblesse étaient outrés par ces relations. A leur ambition dévorante s’ajoutaient jalousie et préjugés de classe…que l’on retrouve d’ailleurs en France dans cette immigration « Russe » qui se la joue tant « ancienne culture »…

Sur Raspoutine, on peut lire, outre ce qui en est dit dans la biographie de NICOLAS II d'ALEXANDRE BOKHANOV (Russkoye Slovo?), l'opuscule d'un historien de valeur variable, hétérogène, très documenté, sourcé, quand il parle de la Russie, très stéréotypé quand il parle de l'Occident, qui est "VIE POUR LE TSAR" d'OLEG PLATONOV. Le livre de Victor Loupan « Nicolas II, le Saint Tsar » (ed des Syrtes) reprend un bonne partie de Bokhanov.

« « Raspoutine n’était ni un hypocrite, ni un méchant homme. C’était un vrai homme de Dieu, sorti des tréfonds du peuple. Mais la Haut Société a été incapable de le comprendre. Et son contact avec elle provoqua une terrible crise spirituelle qui finit par l’emporter. »
Archimandrite Théophane, après l’assassinat de Grigori Raspoutine.

10.Posté par Jean Liamine le 04/04/2021 22:30
@ à P.O. : Les questions posées sur Raspoutine et son rôle auprès de la Famille Impériale sont dignes d'intérêt , mais ne devraient-elles pas être traitées dans un créneau spécial, différent de celui consacré à Mère Marie ? même s'il est permis de comparer le Martyre de Mère Marie avec le Martyre de la Famille Impériale, effaçant toute faute des uns et des autres.

@ Tchetnik post 9
Votre opinion sur Raspoutine est intéressante et bien étayée. L'évocation de la simplicité du Couple du Tsar Nicolas II et Alexandra, et de leur attitude amicale envers les gens de milieu modeste, les gens du peuple russe, est authentique et émouvante.

Une remarque d'ordre exclusivement médical :
Raspoutine aurait été atteint, dit-on, de la maladie de Lapeyronie, entraînant un priapisme (ce qui rendrait discutable les réflexions autour de la bania ("sauna russe) ).
Mais peut-être ceci fait il aussi partie des fausses allégations?
Finalement, est-ce si important ,au regard du rôle historique de " ce vrai homme de Dieu, sorti des tréfonds du peuple russe" ?

11.Posté par Grégoire le 05/04/2021 09:24
Jean. Pour l'instant, je reste assez septique pour la question la canonisation de Marie Skobtsov. Mais il y a deux points qui doivent être distingués. Celui de la canonisation de Marie Skobtsov et de son salut pour l'éternité.

Pour être sanctifié, il faut confesser la foi orthodoxe et ne pas être en dehors des canons orthodoxes. Il ne faut jamais oublier qu'une partie de l'immigration russe a effectué quelque chose de totalement interdit par les canons orthodoxes qui a été de quitter le patriarcat de Moscou pour celui de Constantinople (cf la question de la Ru Daru qui a été résolu l'an dernier). Est-ce que l'on peut canoniser des personnes qui étaient objectivement schismatiques à cette époque ???

Maintenant, le sacrifice pour autrui peut ouvrir les portes du Ciel et c'est à Dieu de juger cela.

12.Posté par N.B. le 05/04/2021 13:04
Il faut rappeler qu'après que l'Archevêché se soit joint à l'E.O.R. l'ensemble des Saints locaux furent reconnus par le patriarcat de Moscou. Cela évitait tout malentendu.

L'Eglise russe réfléchit à la canonisation du père Alexandre Men, comme l'a précisé Monseigneur Hilarion. Mère Marie est par conséquent une Sainte "à part entière" aux yeux de l'E.O.R.

13.Posté par Jean Liamine le 05/04/2021 23:56
@Grégoire post 11
" On est toujours le schismatique de quelqu'un ! "
je vous ai compris, Grégoire, et j'accepte la distinction que vous faites entre "canonisation officielle" par l'Eglise et salut personnel devant Dieu.

Mais le simple paroissien que je suis, se sent bien incapable de répondre à la question d'ordre légal que vous posez:
-N.B. vous donne un bon élément de réponse dans le post 12.
-et Père Boris Bobrinskoy nous mettait en garde en affirmant :
" On est toujours le schismatique de quelqu'un ! "

14.Posté par Jean Liamine le 06/04/2021 11:10
@Grégoire Post 11 ( suite )
Il est trop facile de " faire porter le chapeau" au saint pasteur que fut Mgr Euloge, " Vladyka Evloguiy", que j'ai bien connu dans mon enfance et mon adolescence, et qui, dans une démarche " d'économie de l'Eglise", a pris sur lui la responsabilité de faire passer "temporairement" -avait-il écrit- l' Archevêché (comprenant la majorité de l'Immigration Russe) sous l'Omophore du Patriarcat de Constantinople, tout en restant dans son coeur et dans son esprit, profondément attaché à l' Eglise-mère , l'Eglise Russe, celle qui était "engloutie dans les eaux profondes, comme la ville de Kitège"; et c' est peut-être l' Archevêché de la rue Daru, qui, avec L'I.T.O. Saint Serge dont le rayonnement dans le monde était réel et reconnu par tous , qui fut, à une certaine époque, "l'Eglise".
Cependant, bien entendu, nous respections la petite minorité, si courageuse, restée " très canoniquement fidèle" au Patriarcat de Moscou , malgré l'envahissement satanique dont celui-ci était alors victime..

Alors, "l'Archevêché "objectivement schismatique???" Il serait souhaitable d'éviter un raisonnement trop "légaliste", ce qui est plutôt le fait des "Latins", de l'Eglise Catholique Romaine et non des Eglises Orthodoxes Locales.

Quant à notre génération des premiers descendants d'orthodoxes de l'immigration et celles de nos parents et grands-parents, beaucoup d'entre -nous fréquentaient aussi bien les paroisses St Serge et St Alexandre Nevsky, que N.D. Joie des affligés, et celle des Trois Saints Docteurs, ainsi que, lors d'une époque plus récente, les paroisses moscovites de l'Eglise en Russie- libérée, celles de nos père et mère et de nos aÏeux, parfois fondées et/ou embellies par eux-mêmes, "nos" paroisses, où nous recevons la Communion: et plus récemment encore, aussi bien Daru que Bussy, sans distinction aucune !...

15.Posté par Nicolas le 10/04/2021 10:58
Programme libre de discussion ? J'ai posté deux commentaires qui ont été censurés ... puisque non publiés.
Soyons libre de penser comme vous le souhaitez ... c'est à dire en suivant la pensée du Patriarche Bartholomée ... ?
Il n'en reste pas moins que l'Eglise pourrait sanctifier des communistes qui ont sauvé des vies dans les camps de la mort si le motif légal pour la sanctification est l'action humanitaire et non uniquement la confession de la foi chrétienne ?

Ne vous faites pas censeur de la Vérité. Elle éclatera au grand jour au jugement dernier. Donnons à la vérité la possibilité de nous libérer de nos passions.

16.Posté par Marie Genko le 18/04/2021 23:15
Cher Tchetnik,

Merci de défendre la Vérité en ce qui concerne le Saint empereur Nicolas II et sa famille.
J'aimerai aussi ajouter que Raspoutine a réussi à plusieurs reprises à sauver le jeune tsarévitch Alexis, victime d'hémophilie.
Son talent de guérisseur a été pour beaucoup dans sa relation privilégiée avec la famille impériale.

@Grégoire,
Quant à Mère Marie Skobstov, même si certains épisodes de sa vie peuvent nous attrister, il est clair qu'il ne nous appartient certainement pas de la juger.
L'Eglise russe a bien voulu reconnaître sa sainteté, et cela devrait nous suffire.

17.Posté par Grégoire le 19/04/2021 09:48
Maria Genko

Elle ne peut pas être considéré comme une juste parmi les nations (expression talmudique secularisé mais talmudique quand même...) et en même temps être une sainte dans l'Église orthodoxe russe. Ce mélange n'est pas saint. De manière générale, il y a en ce moment une tendance à vouloir mélanger ce qui vient du Monde avec ce qui est dans l'église...

Mais ce n'est sa canonisation par l'église russe que je discute, c'est de l'autre côté qu'il y a un sérieux problème vis-à-vis de Marie Skobstov.

18.Posté par Marie Genko le 19/04/2021 14:45
@Grégoire,

Mère Marie Skobtsov a eu un parcourt assez atypique.
C'est probablement un acte d'humilité de la part de l'Eglise russe d'avoir accepté de la canoniser ?
Mais elle n'y est pour rien si les Juifs la considèrent comme une Juste...

D'une façon générale, il me semble à moi aussi, que nous vivons sous l'influence de l’œcuménisme, qui souhaite nous faire avancer à grands pas vers un syncrétisme religieux.

TOUT LE MONDE IL EST BEAU ! ET TOUT LE MONDE EST GENTIL....

Ce n'est pas parce que certains individus ont des vies et des consciences agréables devant notre Créateur, que nous devons accepter et intégrer ce qui nous est étranger et contraire à notre Foi Orthodoxe.

19.Posté par Nicolas le 19/04/2021 17:54 (depuis mobile)
Vous avez raison Marie, la Russie est épargnée, mais en Europe on ressent dans les Églises une perte de la grâce ... le Seigneur s'éloigne ...

L''Eglise russe a Canonisé Marie Skobstov car elle a trouvé dans sa vie des motifs pour la déclarer sainte. De l''autre côté, comme dit Grégoire, le motif se résume semble t il au titre de cet article "une sainte russe ... membre de la résistance".

20.Posté par Jean Oberlin le 20/04/2021 14:21
L'Eglise russe a canonisé Marie Skobtsov avant toute chose parce qu'elle avait été canonisée suite à l'insistance d'une frange issue des mouvements progressistes au sein des exilés russes dont feu l'archevêché de "la rue Daru" du patriarcat oecuménique de Constantinople était l'émanation (assurément l'Eglise Russe Hors Frontière d'un métropolite Antoine de Khrapovitsky ou d'un métropolite de New York Philarète n'allait certainement pas valoriser des personnes ayant été de près ou de loin responsables de la décadence de l'intelligentsia russe déjà décrite par Dostoïevsky). Ce faisant le patriarcat de Moscou inscrivit à son calendrier liturgique Marie Skobtsov et commença réellement les commémorations à partir de l'union de "Daru" avec Moscou. Ce qui, soit dit en passant, ne doit surprendre personne en tant que la vie et les action de cette dernière rentre dans cette sorte de roman patriotique russe post-seconde guerre mondiale de résistance au fascisme nationale-socialiste au nom du national-bolchévisme stalinien et de ce que l'on nomme le "sergianisme", terme péjoratif mais ayant une application concrète et dont l'Eglise russe d'aujourd'hui est héritière, bien souvent malgré elle.

En outre, il est intéressant de citer une notice du hiéromoine Macaire de Simono Petra dans l'une de ses notes de bas de page du Synaxaire relative à ce qu'il est courant d'appeler les "saints parisiens" :
-"Leur culte a été reconnu par le Patriarcat Oecuménique, en janvier 2004, à la demande de l'archevêque Gabriel, responsable de l'exarchat patriarcal des paroisses de tradition russe en Europe Occidentale. Il s'agit de la première canonisation de saints orthodoxes ayant vécu en Europe Occidentale à l'époque contemporaine. Dans l'exarchat, ils sont aussi commémorés à la date de leur décès".
-"Certains aspects de la biographie de Mère Marie, peu compatibles avec les formes traditionnelles de l'hagiographie orthodoxe, ont suscité des critiques à l'égard de sa canonisation".
-"Il convient de noter que les critiques exprimées par Mère Marie dans ses écrits à l'égard du monachisme orthodoxe traditionnel (Valaam et l'Athos), qu'elle accuse de formalisme et d'indifférence à la misère humaine, provenaient en partie de préjugés, assez répandus parmi l'intelligentsia russe de cette époque. Les centaines de saints, anciens et récents, présentés dans ce Synaxaire, témoignent à l'évidence que ces deux formes de vie consacrée ne sont pas exclusives mais complémentaires dans l'Eglise, qui a cependant toujours réservé une part de choix à la "part de Marie". En tout état de cause, il serait abusif de faire de la vocation particulière de Mère Marie la figure emblématique d'un monachisme des temps nouveaux, appelé à remplacer le monachisme traditionnel, où la priorité est accordée à la prière et à la contemplation, et sa canonisation ne saurait être considérée comme une validation de ces conceptions". Hiéromoine Macaire, Le Synaxaire, tome VI, Juillet-Août, 2015, pp. 222-225.

21.Posté par Jean Liamine le 20/04/2021 14:53
@ Marie Genko post 16
Raspoutine: sans mettre en doute son charisme de thaumaturge, le fait qu'il prescrivait au Tsarévitch
AlaxeÏ l'arrêt de tout médicament , y compris de l'aspirine prescrite par le corps médical contre les douleurs, et dont les médecins de l'époque ne connaissaient pas l'action anti- aggrégante, anti -coagulante, cause d'une augmentation des hémorragies, ce fait pouvait avoir pour résultat une nette amélioration de l'état de l'enfant, avec une diminution et parfois un arrêt des hémorragies, entrainant la disparition de son angoisse et de celle de l'entourage.

22.Posté par Marie Genko le 20/04/2021 16:27
@Jean Liamine,

Merci pour vos précisions.
Pour ceux que la tragédie du dernier empereur intéresse, je ne peux que recommander un excellent livre :
"Nicolas et Alexandra" de Robert K. Massie
Ce livre est très bien traduit de l'anglais vers le Français.
Massie avait lui-même un enfant hémophile et c'est la raison pour laquelle il s'est investi avec empathie dans la vie de la dernière famille impériale.

23.Posté par Marie Genko le 20/04/2021 17:07
@Jean Oberlin,

Merci beaucoup pour toutes les précisions que vous donnez.
Je pense que nous sommes nombreux à ne pas en avoir eu connaissance.
Merci d'avoir écrit :

"elle avait été canonisée suite à l'insistance d'une frange issue des mouvements progressistes au sein des exilés russes dont feu l'archevêché de "la rue Daru" du patriarcat oecuménique de Constantinople était l'émanation "

Vous avez raison, Constantinople a souvent été un soutien pour des progressismes divers.
Les Russes l'ont vécu lorsque Constantinople donnait son aval à l'Eglise vivante qui essayait de supplanter l'Eglise orthodoxe russe à la suite de la Révolution.
Il faut aussi ajouter que dans les années du début du nouveau millénaire, les actions de Constantinople laissaient planer le doute d'une prochaine autocéphalie de l’exarchat...
Du moins toute une frange influente du clergé de l'Exarchat en semblait persuadée.
En 2008, au cours de journées consacrées à la mémoire du Père Alexandre Schmemann, Monseigneur Gabriel a fait circuler une lettre destinée au Patriarche Bartholomée afin que le nombre de signatures au bas de cette lettre, pousse le Patriarche de Constantinople à accorder enfin cette autocéphalie tant désirée...
Je pense que l'exemple de l'OCA aux USA a induit certains prêtres de l'Archevêché en erreur.
Je pense que certains d'entre eux sont toujours aveuglés par l'utopie de devenir la pierre angulaire d'une orthodoxie française.
Pour ma part, lorsque je vois dans quelles difficultés se débattent nos frères catholiques, cela me donne la conviction que ces chrétiens reviendront immanquablement à leurs racines orthodoxes authentiques et vivifiantes !

Je n'espérais pas voir de mon vivant le retour de l'Archevêché vers son Eglise mère le Patriarcat de Moscou. Et pourtant ce miracle a été permis par le Seigneur !

Ayons la Foi, et Dieu pourvoira au miracle de la Fille aînée de l'Eglise revenue à l'Orthodoxie de ses racines .

24.Posté par Grégoire le 20/04/2021 19:58
Maria Genko. Vous avez raison, mais il y a quand même certains points à mettre en lumière. Pour avoir écouter le discours de Monseigneur Jean à Moscou. Il mettait en avant l'école de Paris et l'action de George Wagner. Sur cette évêque, je recommande les articles du Père Andrew Philips que vous connaissez très bien.

Sur l'école de Paris, n'importe qui comparer avec des théologiens comme Jay Dyer voit tout de suite une différence de niveau.

Sur un autre point, il est non canonique d'avoir trois évêques d'un patriarcat dans la même ville.

Il y a quand même un manque de sérieux au sein de l'orthodoxie en France ou on canonise quelqu'un qui est a reçu une distinction talmudique (juste parmi les nations) sans avoir réfléchi à cette question, plusieurs évêques d'un même patriarcat sur une seule ville, d'autres qui sont très impliqués dans l'œcuménisme et pas qu'avec les catholiques.

25.Posté par Stanislav le 21/04/2021 08:09
@Grégoire , pour vous

Prière à sainte Marie de Paris

Sainte Marie de Paris, ne permets pas que mon cœur se durcisse face aux malheurs et aux besoins des gens, évite-moi la tentation de ne penser qu’à moi seul(e), protège mes enfants (noms) et moi-mêmedes méchants, des maladies, des envies, des situations périlleuses et d’une mort subite.

Quelles que soient les épreuves de la vie, garde en nous la foi, l’espérance et l’amour de Dieu, ne nous soumets pas au désespoir et à l’incrédulité.

Mère Marie, toi qui as connu les troubles dans ta patrie, je te demande de prier sans fin pour notre Russie martyre afin de la sauvegarder des temps difficiles et des guerres fratricides.

Accorde-moi la force de pardonner à mes ennemis, renforce en moi la patience et la compassion envers les misérables et les condamnés à tort. Je t’en prie, aide-nous mes proches et moi à accepter la vie et ses joies avec humilité et nous contenter de peu. Que m’épargnent les tentations de l’orgueil et de la vanité, ainsi que le vide de la vie et les pensées diaboliques qui m’empêcheraient de prier à la gloire de Dieu, de la Très Sainte Mère de Dieu et du Saint Esprit.

Mère Marie, éloigne de nous l’oubli, donne à chacun le pardon et sois le guide des insensés et la consolatrice des mourants.

Amen

26.Posté par N.B. le 21/04/2021 10:17
@Grégoire, l'Allée des Justes perpétue la mémoire des non Juifs ayant défendu et protégé les Juifs sous le nazisme. C'est à ce titre qu'y est présente mère Marie. Le rejet des autres confessions chrétiennes n'est pas chrétien...

27.Posté par Grégoire le 21/04/2021 13:06
Stanislas,

"Mère Marie, toi qui as connu les troubles dans ta patrie, je te demande de prier sans fin pour notre Russie martyre afin de la sauvegarder des temps difficiles et des guerres fratricides".

Elle a quand même était très proches des idées libérales en Russie et un soutien de la première révolution qui a mis au pouvoir Kerensky.

NB. Il y a quand même un symbole qui pose problème dans cette histoire (sans remettre en cause sa sainteté notamment vis-à-vis son sacrifice)
Sur le rejet des autres confessions chrétiennes, il y a certains canons des conciles œcuméniques à relire.

28.Posté par Stanislav le 21/04/2021 19:10
Grégoire et Tchetnik,

Saint Luc de Simferopol avant d'être fait prêtre Saint Luc était médecin pratiquant. Il soutenait le Saint patriarche Tikhon, puis a été arrêté et déporté. Après sa libération il s'est mis glorifier Staline et les communistes.

Sainte Mère Marie n'a jamais caché ses sympathies pour le parti des socialistes-révolutionnaires mais s'est toujours élevé contre les communistes adeptes de Lénine et Staline. A la fin de sa vie elle rêvait de revenir en Russie.

Deux vies, deux saints russe....

29.Posté par Tchetnik le 21/04/2021 20:06
@Stanislav
Saint Luc de Simferopol n'a pas exactement "glorifié" Staline et le communisme d'une part et sans la révolution bourgeoise de février, il n'y aurait hélas pas eu celle d'Octobre.

30.Posté par Grégoire le 21/04/2021 21:50
Stanislav,

En fait la vie que l'on a mené n'a aucune importance si on meurt en Chrétien (cf le larron à côté du Christ). Les Romanov n'ont pas été canonisés pour leurs actions politiques qui restent assez discutables, mais pour avoir accepté la croix qui s'offrait à eux.

C'est la même chose du côté de Marie Skobstov, elle a été canonisée pour son sacrifice. Mais il ne faut pas ajouter des choses qui sont fausses pour appuyer sa canonisation (défense du monachisme, etc..). Si elle est sainte, elle n'en a pas besoin.

31.Posté par Stanislav le 22/04/2021 10:23
Grégoire
Les saints du XXe siècle avaient une spécifité qui leur était propre. La majorité d'entre eux avaient résisté contre le pouvoir communiste et les nazis. Prions les pour que ces régimes, comme celui de la terreur rouge en Union soviétique ne reviennent pas

Les premiers chrétiens, eux, résistaient contre les païens et les barbares, similaires par leur cruauté à la terreur rouge communiste en URSS, Chine ... Partout dans ce monde

32.Posté par Daniel Loit le 22/04/2021 16:19
J'ai entendu des conversations sur la canonisation de mère Marie le jour même de sa canonisation. Beaucoup de gens étaient sceptiques car il n'y avait jamais eu de culte populaire d'elle y compris dans l'exarchat. Par ailleurs, sollicité par Mgr Gabriel, le Patriarcat de Moscou avait refusé sa canonisation. Mgr Gabriel s'est alors tourné vers Constantinople.

Concernant Luc de Crimée, il suffit de lire sa biographie officielle en russe, Святитель-хирург: житие архиепископа Луки (Войно-Ясенецкого), édition de 2013, page 225. Il y apparaît qu'il avait dénoncé aux autorités communistes locales un prêtre clandestin, en 1948. Sachant ce qu'une dénonciation pouvait valoir à l'époque, son comportement était plus que douteux... Ce livre est en ligne sur le très respecté site Azbyka.

https://azbyka.ru/otechnik/books/original/13006/%D0%9F%D1%80%D0%BE%D1%82%D0%BE%D0%B4%D0%B8%D0%B0%D0%BA%D0%BE%D0%BD%20%D0%92%D0%B0%D1%81%D0%B8%D0%BB%D0%B8%D0%B9%20%D0%9C%D0%B0%D1%80%D1%83%D1%89%D0%B0%D0%BA_%D0%A1%D0%B2%D1%8F%D1%82%D0%B8%D1%82%D0%B5%D0%BB%D1%8C-%D1%85%D0%B8%D1%80%D1%83%D1%80%D0%B3_2007.pdf

33.Posté par Grégoire le 23/04/2021 10:45
Daniel,

Cela montre bien que certaines personnes devraient éviter de créer des mythifications historiques dont le danger est de participer a cette tendance de créer des saints du monde qui n'est ni plus ni moins que le mélange du monde et du sacré. Ce qui revient comme souvent à réactiver d'anciennes hérésies...

Quand à Saint Luc de Crimée. Il faut toujours faire attention à la calomnie et au mensonge.

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