La France veut que Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous"! Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé vendredi 10 juillet l’ouverture de l’ex-basilique byzantine Sainte-Sophie à Istanbul aux prières musulmanes, après qu’un tribunal a retiré son statut de musée, ouvrant ainsi la voie à sa transformation en mosquée.

« Il a été décidé que Sainte-Sophie sera placée sous l’administration de Diyanet [l’Autorité des affaires religieuses] et sera rouverte aux prières », a annoncé M. Erdogan dans un communiqué qu’il a publié sur Twitter.

La France souhaite que le musée Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous", a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères, alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan veut le retransformer en mosquée.

"Nous serons attentifs à la préservation de l'intégrité de ce joyau du patrimoine universel, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco", a dit une porte-parole du Quai d'Orsay. "Symbole de tolérance et de diversité, ce lieu doit rester ouvert à tous." Cette prise de position survient dans un contexte de fortes tensions entre la France et la Turquie, toutes deux membres de l'Otan, autour notamment du conflit en Libye.

Le projet de rendre à l'ex-basilique Sainte-Sophie son statut de mosquée a été examiné jeudi par la justice turque. Une décision devrait être rendue dans un délai de 15 jours, a dit un avocat plaidant en faveur de ce changement.

Le patriarche orthodoxe Bartholomée, les Etats-Unis mais aussi la Grèce ont aussi critiqué cette initiative

Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul

Les critiques contre le projet de transformation du musée Sainte-Sophie à Istanbul en mosquée constituent "une attaque contre la souveraineté de la Turquie", a déclaré vendredi le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

"Les accusations à l'égard de notre pays sur Sainte-Sophie visent directement nos droits souverains", a réagi le président turc, en réponse aux inquiétudes soulevées par les Etats-Unis, la France et la Grèce sur cette initiative...Suite

Jeudi 2 juillet, le Conseil d'État turc, le plus haut tribunal du pays, a étudié la requête de plusieurs associations qui demandent que le monument redevienne une mosquée. La décision sera annoncée sous 15 jours, selon la télévision d'État TRT.

Transformer l’ex-basilique byzantine d’Istanbul en mosquée s’inscrit dans la révolution culturelle qu’impose à la société turque le dirigeant islamo-conservateur.

LETTRE D’ISTANBUL

Une vaste réinterprétation de l’histoire est à l’œuvre! Le président turc Recep Tayyip Erdogan à la reconquête de Sainte-Sophie

L’ex-basilique Sainte-Sophie d’Istanbul va-t-elle être transformée en mosquée ? La vieille tocade du président turc, Recep Tayyip Erdogan, est sur le point de devenir réalité. Il est vrai qu’ajouter une mosquée supplémentaire aux 84 684 déjà existantes en Turquie ne saurait attendre.

Taraudé par ce projet, le numéro un turc a demandé au Conseil d’Etat, la juridiction administrative suprême, de se prononcer sur l’opportunité d’annuler le décret ministériel du 24 novembre 1934 qui a permis la transformation de ce joyau de l’art byzantin en musée.

La décision sera annoncée le 2 juillet. Elle devrait aller dans le sens voulu par le chef d’Etat. « Si Dieu le veut, nous dirons la prière à Sainte-Sophie », a-t-il fait savoir, le 16 juin, lors d’une réunion de son parti de la Justice et du développement (AKP).

« Une grosse erreur »

Construite au VIe siècle à l’entrée du détroit du Bosphore, la basilique où furent couronnés les empereurs byzantins a été convertie en mosquée au XVe siècle, après la prise de Constantinople par le sultan Mehmet II. Sa transformation en musée, à l’époque de Mustafa Kemal Atatürk, est, selon une affirmation du président turc en 2019, « une grosse erreur » qu’il convient de réparer.

L’idée de rendre Sainte-Sophie au culte islamique n’est pas nouvelle. En 2017, M. Erdogan l’avait évoquée en réponse à la reconnaissance par le président américain, Donald Trump, de Jérusalem en tant que capitale de l’Etat hébreu. En 2019, alors que l’AKP apparaissait en mauvaise posture pour les municipales, il avait de nouveau caressé cette idée, espérant sans doute redorer son blason auprès de la frange la plus conservatrice de son électorat.

Lire aussi La situation des religions en Turquie

Les islamistes rigoristes militent depuis longtemps pour que la basilique et aussi l’église de Saint-Sauveur-in-Chora (« Kariye », en turc), une autre merveille du patrimoine byzantin à Istanbul, redeviennent des mosquées. Le statut de musée dont elles jouissent actuellement est selon eux un véritable affront aux décrets du calife qui interdisait de les utiliser autrement que pour le culte.

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Pour éviter ce manque à gagner, le monument pourrait servir à la prière le vendredi et conserver son statut de musée le reste de la semaine. Preuve que le changement voulu relève davantage de l’affichage populiste que de la prise en compte d’un « souhait ardent » de la population, comme l’assure l’AKP, enquête d’opinion à l’appui.

Ceux qui ne sont pas d’accord sont invités à se taire. Pour avoir rappelé que l’ex-basilique faisait partie du « patrimoine commun à toute l’humanité », Ibrahim Kaboglu, député du CHP, s’est attiré les foudres du porte-parole de l’AKP, Ömer Çelik, excédé par ce qu’il a décrit comme « un manque de respect envers les valeurs et la culture turques ».

« Briser les chaînes de Sainte-Sophie en l’ouvrant à la prière est notre souhait commun. Cela répond à la volonté du sultan conquérant Mehmet II », a expliqué Abdulhamit Gül, le ministre de la justice.

Réinterprétation de l’histoire

Féru d’histoire, le président Erdogan n’a aucun mal à s’identifier aux sultans ottomans, surtout au « Conquérant » dont il est prêt à enfourcher le cheval pour renforcer sa popularité déclinante dans les sondages. « Briser les chaînes », « se débarrasser de la laisse » que l’Occident a passée au cou des Turcs lors de la fondation de la République, en 1923, sont les références cultes des islamo-conservateurs.

Une vaste réinterprétation de l’histoire est à l’œuvre. Selon le nouveau roman national, les partenaires occidentaux de la Turquie, aidés par ces ennemis internes que sont les Kurdes séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les « fethullahci », les partisans de l’imam Fethullah Gülen, n’aspirent qu’à sa perte.


Une fois la décision actée par le Conseil d’Etat, une grande prière collective sera organisée à Sainte-Sophie le 15 juillet, le jour des commémorations de l’échec de la tentative de coup d’Etat de 2016 dont la paternité est attribuée au prédicateur Gülen par Ankara.

Célébré chaque année, le putsch raté sert de marqueur à la révolution culturelle que M. Erdogan veut imposer à sa population. Le 15 juillet 2019, l’accent avait été mis sur l’acquisition des missiles antiaériens russes S-400, devenus le symbole d’une Turquie désireuse de prendre ses distances avec l’Occident.

Cette année, la religion sera brandie comme un trophée. « Sainte-Sophie est une propriété de la République de Turquie, elle a été conquise ! », a cru bon de rappeler Mevlüt Çavuşoğlu, le chef de la diplomatie turque, en réponse aux protestations de la Grèce. Ressassé à l’envi ces jours-ci, le thème de la « conquête » est décidément d’actualité, s’appliquant aussi bien aux monuments d’Istanbul qu’aux visées expansionnistes turques en Méditerranée.

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SUITE
Marie Jégo
(Istanbul, correspondante)

Lire aussi Pour la première fois depuis 87 ans, un imam a récité une sourate du Coran à l’intérieur de la basilique Sainte-Sophie
La France veut que Sainte-Sophie à Istanbul reste "ouvert à tous"! Erdogan rejette les critiques sur le projet du musée Sainte-Sophie à Istanbul

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Juillet 2020 à 17:28 | 14 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Parlons d'orthodoxie le 02/07/2020 08:18

En Turquie, la justice doit trancher sur le retour au statut de mosquée de Sainte-Sophie
La justice turque doit décider à partir de jeudi de l'avenir de l'ex-basilique Sainte-Sophie, aujourd'hui l'un des musées les plus visités d'Istanbul, que le président Erdogan souhaite voir revenir au statut de mosquée au risque de susciter des tensions avec plusieurs pays.

Mosquée ou musée ? Le plus haut tribunal de Turquie se prononce, jeudi 2 juillet, sur le statut de l'ex-basilique Sainte-Sophie. Œuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco et l'une des principales attractions touristiques d'Istanbul.

Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, elle a été transformée en musée en 1935 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, soucieux de "l'offrir à l'humanité".

Jeudi, le Conseil d'État étudie la requête de plusieurs associations demandant un retour au statut de mosquée. Une décision pourrait intervenir le jour même, et au plus tard sous 15 jours, selon l'agence de presse étatique Anadolu.
Erdogan veut rallier les conservateurs

Signe que l'affaire préoccupe à l'étranger, les États-Unis ont appelé mercredi la Turquie à ne pas toucher au statut de Sainte-Sophie.

Mais Recep Tayyip Erdogan, un nostalgique de l'Empire ottoman qui cherche aujourd'hui à rallier l'électorat conservateur sur fond de crise économique due à la pandémie de nouveau coronavirus, s'est plusieurs fois dit pour une reconversion en mosquée. L'an dernier, il avait qualifié la transformation de Sainte-Sophie en musée de "très grosse erreur".

Depuis l'arrivée de Recep Tayyip Erdogan au pouvoir en 2003, les activités liées à l'islam se sont multipliées à l'intérieur de Sainte-Sophie, avec notamment des séances de lecture du Coran ou des prières collectives sur le parvis du monument.

***
Pour Anthony Skinner, du cabinet de consultants Verisk Maplecroft, reconvertir Sainte-Sophie en mosquée permettrait au président turc de contenter sa base électorale, d'irriter Athènes, avec qui les rapports sont tendus, et de renouer avec le passé ottoman. "Erdogan ne pouvait pas trouver un symbole aussi puissant que Sainte-Sophie pour atteindre tous ces buts à la fois", résume-t-il.

L'an dernier, le Conseil d'État avait déjà autorisé la reconversion en mosquée de la superbe église byzantine de la Chora à Istanbul, une décision perçue par certains comme un ballon d'essai avant Sainte-Sophie.

La décision du Conseil d'État jeudi "sera vraisemblablement politique (...), le résultat des délibérations au sein du gouvernement", estime Asli Aydintasbas, chercheuse à l'European Council on Foreign Relations. Selon elle, le gouvernement doit peser le pour et le contre, notamment à travers le prisme des relations avec la Grèce, l'Europe et l'administration américaine de Donald Trump pour qui "la religion est un sujet important".

Avec AFP

2.Posté par Tchetnik le 03/07/2020 18:31
La "france" a déjà bien du mal à faire respecter ordre et sécurité sur son propre sol...

3.Posté par Nicodème le 04/07/2020 11:08
Disons plutôt que la ripoux-blique a déjà bien du mal à faire respecter l'ordre et la sécurité sur le sol français ...:-(

4.Posté par p.Joachim le 05/07/2020 21:53
Merci PO. Comme toujours vos articles ont une approche objective et riche d’enseignement.

Il en ressort clairement que pour les citoyens turcs, l’AGIA SOFIA est toute différente des milliers de mosquées « visitables » d’Istanbul.
Pourtant certaines sont d’une grande beauté, comme la petite cousine concurrente et voisine aux cinq minarets, à 800 m. Mais ils doivent constater que ni elle ni ses sœurs des environs ne provoquent envie, jalousie et agressivité morbide dont est régulièrement la cible le sanctuaire unique, et œcuménique, du monothéisme mondial.

Poutsant cet édifice installé sur la rive occidentale du Bosphore voudrait favoriser et sceller la rencontre de trois continents et offrir aux grandes civilisations mondiales du Mare Nostrum une progression ouverte, vers l’Unique Nécessaire dont le point culminant n’est que lumière naturelle, sagement filtrée et harmonisée par la discipline architecturale.

On retrouve dans ce site iconique, le témoignage monothéiste du Sinaï et la sagesse spéculative des philosophes de l’agora d’Athènes. C’est ce qui fit dire à Justinien tourné vers Jérusalem, depuis ce lieu tourné vers l’Est : « NE NIKIKA CE SALOMON ! »

Pourquoi le taire ? Malgré, la purification ethnique exercée avec violence, le sanctuaire même devenu mosquée ou musé demeure la chapelle de référence, pour la foi et l’âme du Peuple assaillie qui subsiste de l’antique Byzance. Même écrasé par l’humiliation, la peur et le silence de sa CROIX, sa Basilique demeure une école où est évoqué la représentation des Energies de l’Esprit, de la même manière que l’Icône d’Andrei Roubleff relie le monde chrétien à l’enseignement Trinitaire des grands Conciles Œcuménique.

De même réfugié depuis cinq siècles dans l’église Saint Georges du Couvent des Sœurs de la Bienfaisance d’Istanbul, celui qui est décrié sans le moindre respect ou ménagement par la fraternité orthodoxe mondiale n’en est pas moins le titulaire de cette cathédrale sublime où siégèrent Pères de l’église et conciles universels. !

En s’en prenant aux Maîtres actuels de ce site, on semble oublier que si le Créateur du Tout, a permis aux agresseurs Ottomans l’invasion d'un Empire profané, dévasté et pillé, ce n’est qu’après avoir constaté, pendant 14 siècles et jusqu’à la 4 ème Croisade, que le « monde croyant » jusqu’à nos jours était surtout capable de pillages, divisions, luttes, déviances « instutionalisées » avec une dévotion passionnelle à l’Ego et à son maître Mammon.
Mais surtout dans l'absolu mépris de la « métanoia » offerte au Peuple chrétien par le Christ et enseignée à tous, pendant plus de 26 siècles, par les Prophètes et les Ecritures.

On s’oppose bien actuellement au projet néo-ottoman d’Agia-Sofia, mais on n’évoque absolument pas le sort tout aussi injuste de la MOSQUEE de CORDOU dont l’Islam mondial est privé !

Pour prétendre trouver des solutions honorables à la réactivation des Haut Lieux de l’âme humaine même la cohérence ne suffirait pas. Il faudrait surtout, pour ouvrir ces Autels tels que le TEMPLE DE JERUSALEM, la SAINTE SOPHIE ou le MIHRAB DE CORDOU,, que le Monde retrouve (1)des Mains Propres et (2) le Cœur Amoureux de l'Autre, à l’image de CELUI que ces HAUTS LIEUX veulent honorer.

DEUX exigences que curieusement le COVID 19 semble vouloir nous enseigner …

5.Posté par Guillaume le 06/07/2020 15:31
Oh il va avoir peur Erdogan

6.Posté par Nicodème le 06/07/2020 22:03
Avec P. Joachim , on a à peu près le même discours qu'avec les ktos . S'aplatir devant l'islam . La mosquée de Cordoue !!! a-t-il oublié que ce sont les arabo-berbères qui ont conquis militairement la presque totalité de la péninsule ibérique ? leur Mosquée n'a rien à faire sur notre sol . Sauf à ce qu'elle soit convertie en temple chrétien comme c'est le cas actuellement . Avec Ste Sophie , il faut rappeler qu'elle a été convertie en mosquée du fait de la conquête ottomane . Les ottomans n'ont rien à faire en Europe (Thrace orientale) . Père Joachim invoque les innombrables querelles christologiques . C'est vrai . Cela suffit à décrédibiliser le christianisme niceo-constantinien , qui se prétend "orthodoxe" . Mais cela ne justifie pas la conquête par la pire hérésie qui soit : l'islam . Les propos de p. Joachim sont honteux . Je ne pensais pas voir sévir sur PO un tel collabo .

7.Posté par Tchetnik le 07/07/2020 09:33
La prétendue "mosquée" de Cordoue fut à l'origine une église, Saint Vincent de Saragosse, construite vers 584, puis une mosquée après l’invasion musulmane – toutes les églises alentours furent d’ailleurs détruites – puis à nouveau une église, une cathédrale même, après la Reconquista en 1236. Mais elle ne fut jamais église et mosquée dans le même temps, contrairement à ce qu’une certaine propagande relativiste et antichrétienne ne veut le faire croire. En 714, la moitié de l’édifice fut transformé en mosquée selon Abu Bakr Mohammad Ibn Zakariya al-Razi (philosophe, scientifique, médecin, rationaliste, réfutant l’islam dans ses dogmes d’ailleurs), selon Ibn Idhari (XIII-XIVème siècle), Abd Al Rahman ordonne la destruction de la partie restée Chrétienne.

Nathalie et Aurèle de Cordoue (martyrisés par Abderrahman II à Cordoue pour avoir refusé de renier le Christ et d’embrasser l’islam le 27 Juillet 852, avec Felix, Liliane son épouse et le diacre George. Flore et Marie (24 Novembre 872). Laure de Cordoue (19 Octobre 864), Euloge (11 Mars 859), Adolphe (27 Septembre 859). Les Chrétiens de Cordoue avaient déjà été massacrés en 796 (20000 familles avaient fui la ville) et en 817. En 828 c’est le tour de Tolède. En 850, le prêtre Perfectus qui osait relever des erreurs dans l’islam est décapité et le marchand Johannès emprisonné à vie pour avoir prononcé le nom de Mahomet lors d’une vente. En 851, tous les chefs de la communauté chrétienne de Cordoue sont emprisonnés. En 852 l’administration est épurée des chrétiens et les églises postérieures à la conquête détruites ; en 976 la purge des bibliothèques, dont la bibliothèque califale, héritée des Wisigoths et riche, dit-on de 600 000 manuscrits, donne lieu à un grand autodafé – c’est la reproduction de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, puis de celle des autres villes. Les Juifs de Cordoue sont massacrés en 1010 – du moins ceux qui n’avaient pas fui à temps vers les Royaumes chrétiens du nord qui les ont accueillis pendant plus de trois siècles, ce en dépit de leur rôle dans l’invasion islamique, pas rancunier les rois Chrétiens du Nord, donc –, puis ceux de Grenade en 1066. La période omeyyade s’achève dans le sang en 1030. Vers 1090 les Almoravides, nomades sahariens, prennent le pouvoir. À Valence ils massacrent les chrétiens. En 1124 ils les déportent en masse vers le Maroc puis en 1125 massacrent les chrétiens de Grenade. Ils sont chassés en 1148 par les Almohades descendus de l’Atlas marocain qui (ré)unifient l’Andalousie et le Maghreb. Ils feront fuir les chrétiens de Séville et réprimeront les musiciens, les poètes et le pauvre Averroès (contraint à l’exil et enterré avec ses livres que seules des traductions latines ont transmis). Les raids vers l’Espagne chrétienne du Nord (pillage de Barcelone en 985, de Zamora en 987, Saint-Jacques de Compostelle le 10 août 997 par Al Manzor) ne cessèrent jamais. Les Almohades les intensifient jusqu’à leur chute en 1226.

8.Posté par Tchetnik le 07/07/2020 09:34
@Nicodème

Collallahbo, vous vouliez dire?

9.Posté par p.Joachim le 10/07/2020 13:33
Prenons garde ! Même les religieux voudraient nous imposer l'idéologie pour suppléer à la "PISTI" (rapport - confiance) enseignée par le Christ.
Lire, prier et méditer : Romains 2, 12-13.
Et Jean 4, 23.
Là son les clefs morales de l’Una, Santa
(j’évite l’emploie des 2 termes suivants directement tiré du grec dans le texte latin du Credo… pour ne pas attiser par un tissus rouge les états d’âme des animaux cornus, fanatiques et hétérodoxes )

Rien ne peut effacer le message fondamental de l'architecture de Aghia Sofia. Il parle à tout être de. (noirs, blancs et même nordiques)
Quoi qu’il puisse arriver au Sanctuaire et jusqu'à ce jour, ce haut lieu et ses symboles ont été sanctifiés par la Consécration, la Divine Liturgie et le Martyr de ses Enfants.
.Et même, les profanations méprisables de la IVe. Croisade n'ont eu raison de la sacralité et de l'harmonie lumineuse du Lieu.
Président Erdogan veut en faire un lieu de prière. Vous êtes vous demandé ce qu'en on fait les populations fanatisées et arianisantes du XIIe. soumises à Mammon ? C’est ces dernières qui ont ouvert la porte « brisée » de Constantinople à l’envahisseur Ottoman.
Tout ayant été pillé et transporté en "ornements" pour touristes, à l’exception de la Table sacrée de l'Autel qui est engloutie dans les profondeurs des eaux de la « corne d'or ».
On dit que ce lieu est repérable de tous, car sur le site il n'y a jamais de tempête maritime (...?)

Tant qu'il restera sur terre 10 Justes, Aghia Sophia se dressera entre l'Asie et l'Europe ; le Nord et le Sud et poursuivra sa louange orthodoxe par chacune des pierres de la coupole où est gravée en creux l’invocation du KYRIE ELEISSON, pour inviter les 350 millions d’orthodoxe à la juste louange et aussi pour l’édification intérieures de tout être de bonne volonté. Dieu dit : A cause de ces dix, je ne détruirai pas Sodome. Genèse 18, 32

Bon WE à ceux qui connaissent ce qu'on y célèbre !

10.Posté par Tchetnik le 10/07/2020 22:24 (depuis mobile)
@Nicodème

Il y a aussi des querelles dans le Christianisme qui n'est pas niceo-constantinien aussi. Cela discrédite allah rigueur les Hommes mais pas les doctrines.

11.Posté par Nicodème le 11/07/2020 10:53
Ha! ha! en effet . Pour moi , le positionnement , comme on dit , d'un clerc , en face du pb de l'islam , est un critère décisif de reconnaissance . Et c'est pas une question de théologie , car , perso , je me pose toujours des questions sur la "divino-humanité" du Christ (comme dirait Olivier Clément) ,bien que les Evangiles transmettent des paroles très fortes à ce sujet ("Avant qu'Abraham fût , moi JE SUIS (=YHWH) ! ) , par exemple , mais c'est à cause de la violence et de l'intolérance intrinsèque de l'islam , Pour ne rien dire de sa pseudo-morale , qui n'est rien d'autre que la tentative de justification des instincts les plus primaires et les plus barbares du coeur humain . Ce qui signe son origine satanique .

Merci de votre petit rappel historique . Cela sert toujours ds les discussions avec les idiots utiles . Mais êtes vous sûrs de toutes vos dates ?

12.Posté par Silvain : O Fortuna semper crescis aut decrescis le 11/07/2020 11:37
Ceux qui s'indignent de la récupération religieuse (fut-elle islamique) de la basilique sainte Sophie, en prétendant politiquement qu'on ne peut pas le faire parce que Sainte Sophie fait partie du patrimoine mondial de l'humanité, sont dans le relativisme et ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.
Sainte Sophie est le patrimoine de l'Église orthodoxe, elle appartient à l'Église et à personne d'autre, point barre.
Sainte Sophie n'est pas "un musée", ni le "lieu de toutes les religions" (comme le voudrait aussi la mairie de Paris pour Notre-Dame), ni un "symbole pour la fraternité humaine", ni un "outil pour le développement ultérieur des relations entre la Russie et la Turquie, la consolidation de la paix et de la concorde interreligieuses" (pardonnez à l'humble pécheur que je suis, très cher et sanctissime patriarche).
Tout ça c'est juste de la politique.
Depuis quand la politique est-elle le logos qui guide les chrétiens ?
Rendre la basilique Sainte Sophie au culte c'est la restituer à sa fonction première.
Reste à savoir QUEL culte, bien entendu.
Comment ne pas voir que la roue tourne et que Dieu utilise ses ennemis pour accomplir sa Volonté?
Malgré les ambitions de l'in-sultan de la sublime porte, il s'accomplira bientôt que la basilique Sainte Sophie sera rendue au culte chrétien.
Non seulement nous ne devons pas nous plaindre de voir qu'elle est actuellement arrachée (malgré nous) au pouvoir des forces occultes et lénifiantes de l'alliance politico-humaniste du monde occidental (le véritable satanisme), mais nous devons nous réjouir que cet évènement est annonciateur de son inéluctable restitution au culte chrétien. Le kémalisme n'est pas la tasse de thé des orthodoxes.
La roue tourne, et elle tourne cette-fois-ci en faveur du monde orthodoxe, malgré les apparences.
Nous ne devons pas nous inquiéter pour la stabilité du monde, car ce monde passera.
Nous devons nous réjouir de ce que Istanbul redeviendra bientôt Constantinople et que les chrétiens auront leur seconde et dernière chance d'évangéliser le monde.

13.Posté par Tchetnik le 11/07/2020 13:15 (depuis mobile)
On se demande bien en quoi une islamisation forcée - comme elles le sont toutes - serait une "avancée" pour la Foi et la Vérité Chrétiennes.
Il y en a qui pèchent par excès d'optimisme.
Le même Erdigan fait régulièrement raser des églises arméniennes

@Nicodème

Oui, en principe, sûr. Vérifiez au cas où, mais en principe elles sont aussi solides que la vertu d'une bonne sœur (quoique).

14.Posté par Silvain le 11/07/2020 14:57
@Tchtenik, post 13 "On se demande bien en quoi une islamisation forcée serait une "avancée" pour la Foi et la Vérité Chrétiennes."

Il ne s'agit pas de cela, vous ne me suivez pas dans ma pensée. Il s'agit du déroulement de l'histoire : d'une lecture des temps. Cette islamisation n'est pas une avancée, c'est un marqueur, une sorte de chant du cygne, qui annonce sa propre mort. L'orgueil insensé de cet Islam ottoman précipitera sa fin. L'Islam ne préfigure jamais, car il est toujours en retard sur l'histoire. En revanche il permet par le commencement de son écroulement (à Constantinople) le retour possible d'un ordre chrétien, non seulement en Asie mineure, mais dans l'ensemble du proche Orient, y compris en Terre sainte.
C'est pour cela que je dis que Dieu utilise ses ennemis pour accomplir son Plan.
En restaurant le culte islamique - là où il ne doit pas être - la polarité du monde religieux s'accentuera, et au lieu de la mièvre neutralité religieuse (mondialiste et maçonnique) que prônent tous les dirigeants apeurés par une possible flambée de conflits, s'installera une situation de crise qui ne profitera pas à l'Islam.
Les chrétiens auront alors leur seconde chance. Entendons-nous bien : quand on parle de chrétiens, on ne parle évidemment pas du marais putride sur lequel erre le vaisseau fantôme des schismes et des alliances maudites, on parle de témoins de l'Évangile, d'authentiques martyrs.
Cet évènement n'est pas un drame, c'est un retour de manivelle de l'histoire : un jugement.

15.Posté par Théophile le 11/07/2020 15:38
@ Silvain
Merci pour votre analyse intéressante, qui sort des sentiers battus (pour ou contre l'islam).
Oui, nous devons mettre notre confiance en Dieu, avant tout.
C'est Lui qui fera retourner Sainte-Sophie à sa juste fonction.
C'est Lui qui a sauvé la Russie et tout le monde orthodoxe du communisme.
C'est aussi lui qui ramènera les fils d'Agar à s'agenouiller devant le Christ le moment venu. Un grand miracle.
Quant aux FM qui nous gouvernent, il faudrait un miracle bien plus grand encore pour qu'ils retournent vers le Christ. Car contrairement aux musulmans, ils n'ont même plus la plus élémentaire piété devant la mort et la naissance ou le mariage (pro-avortement, pro-euthnasie, pro-égoïsme, pro-cultes sataniques, pro-sexualisation des enfants).
La crise sanitaire actuelle montre qui tire les ficelles... Qui a interdit la communion des fidèles?
Qui riait durant l'incendie de Notre-Dame? N'était-ce pas nos dirigeants laïcs?

16.Posté par Tchetnik le 11/07/2020 15:38 (depuis mobile)
@Sylvain
Je comprends ce que vous voulez dire mais hélas, dans cette lutte que vous décrivez à juste titre, je crains qu'Islam et puissances matérialistes ne soient alliées, au moins de circonstance.

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