En mémoire de l'archimandrite Placide (Deseille) : « Un morceau du Mont Athos » sur le sol de France.
Père Maxime Massalitine

Le 7 janvier 2018, le jour de la fête de la Nativité du Christ, le célèbre ascète et théologien français
, l'archimandrite Placide Deseille, est parti vers le Seigneur.

Le 15 janvier marque le neuvième jour de sa mort. Le recteur de l'église de la Résurrection à Rabat, l'archiprêtre Maxime Massalitine partage ses souvenirs du père Placide, qu'il a rencontré à plusieurs reprises et dont il a traduit les œuvres en russe.

Un célèbre théologien et patrologue, l'archimandrite Placide Deseille vient de décéder en France. Une partie importante de son héritage littéraire n'a pas encore été traduite en russe. Plus connu chez nous comme fondateur de monastères athonites en France, le père Placide a vécu une vie étonnante.

Entré jeune homme dans la confrérie d'un monastère catholique, c'est déjà en homme mûr qu'il fit connaissance avec l’Orthodoxie et la reçut par le sacrement du baptême, à un âge auquel rares sont ceux qui se décident à un changement radical dans leur vie. Tout ceci, le père Placide l'a raconté à plusieurs reprises lors de ses conférences et l'a décrit en détail dans son autobiographie intitulée « Étapes d'un pèlerinage spirituel », publié dans une brochure séparée. Longtemps, cette brochure n'eut pas une large diffusion. On ne pouvait se la procurer qu'au monastère Saint-Antoine-le-Grand, fondé par lui dans le Vercors, ce massif préalpin situé entre Valence et Grenoble. Le starets ne souhaitait pas que ses écrits sur le catholicisme et le christianisme authentique ne blessent le cœur de ses anciens confrères dans la foi.

Mes relations avec l'archimandrite Placide ont commencé en 2003, lorsque, avec un groupe de jeunes Russes, j'ai visité les deux monastères athonites fondés par lui en France. Nous visitâmes le couvent pour femmes de Solan, puis la principale dépendance du monastère de Simonopetra, le monastère pour hommes Saint-Antoine-le-Grand.

Dans les deux monastères, le père fondateur nous reçut lui-même. Débordant de la joie de cette double rencontre, j'ai demandé au starets de prier pour que je revienne au monastère Saint-Antoine-le-Grand. Un an plus tard, à la fin de ma deuxième année au séminaire de la Sainte Rencontre, je vins en vacances d'été au monastère Saint-Antoine-le-Grand et m'installai dans son hôtellerie. J'eus la chance de me plonger totalement dans la vie du monastère. Avec la confrérie, je travaillai dans diverses obédiences de l'économie monastique, je chantai dans le chœur lors de la liturgie quotidienne en français, j'étudiai le chant byzantin. Alors, dans le monastère, je fis connaissance avec des évêques, des prêtres et des laïcs de différentes nationalités qui venaient rencontrer le père Placide pour des entretiens spirituels, afin de participer à la vie du monastère ne serait-ce que pour un peu de temps.

Je voudrais souligner un caractère très important de ce monastère.

Il a été créé par des moines français qui cherchaient de tout leur cœur la vérité de la connaissance de Dieu. Et ce désir se transmet à toute personne, quelle que soit sa nationalité, qui visite le monastère dans ce but. Il n'est donc pas étonnant qu'en quelques semaines de séjour dans ce monastère francophone j'aie pu y rencontrer non seulement des Français ou des ressortissants de pays orthodoxes, mais aussi des Allemands, des Portugais, des Hongrois, des Canadiens et d'autres. Ils venaient dans ce monastère lointain avec une soif spirituelle authentique, que pouvaient étancher le père Placide et l'atmosphère même de ce petit « morceau d'Athos » miraculeusement arrivé sur la terre de France.

Je me souviens qu'un jour, lors d'une conversation avec moi, André Nicolaievitch Lossky avait appelé le père Placide « un saint vivant ». Beaucoup de gens le considéraient ainsi et se rendaient à son monastère en famille. Les dimanches, après la liturgie et le repas pris en commun, le monastère du Vercors s'emplissait de cris d'enfants. Les parents amenaient leurs enfants au starets, afin que sa bénédiction et son amour reposent sur eux.
En mémoire de l'archimandrite Placide (Deseille) : « Un morceau du Mont Athos » sur le sol de France.

Le monastère Saint-Antoine-le-Grand /situé à Saint-Laurent en Royans/, dépendance en France du monastère Simonopetra du Mont Athos, dans le massif du Vercors.

A mon retour en Russie, je me suis rendu compte que ma relation avec le père Placide ne faisait que commencer.

J'ai continué à lire ses livres, à écouter ses homélies, qui m'avaient profondément touché lors des offices au monastère Saint-Antoine-le-Grand. Pour la première fois de ma vie, j'avais véritablement senti qu'une homélie ou un office dans une langue étrangère pouvaient être tout aussi proche du cœur d'un chrétien de n'importe quelle nationalité, parce qu'ils sont faits dans le même esprit et la même vérité (Jean 4, 24), que dans sa propre Eglise orthodoxe locale. Au séminaire de la Sainte Rencontre, sous la direction de notre professeur de français, nous nous entraînions, avec d'autres étudiants, à la traduction des textes du père Placide.

Plus tard, lors d'un voyage d'études en France, je suis venu lui rendre visite. Lors de cette rencontre, ce n'est pas seulement les conversations personnelles qui étaient précieuses. C'étaient aussi les rencontres que le père Placide organisait pour les moines et les groupes de visiteurs, ce que l'on appelle les synaxes, au cours desquelles le starets présentait tel ou tel thème de l'enseignement de la foi orthodoxe ou de la vie spirituelle.

Parfois, il consacrait une causerie à l'Église russe et au rôle important qu'elle aurait à jouer ces derniers temps. Il était étonnant d'entendre cela de la part d'un homme qui n'avait jamais pu mettre les pieds en Russie. On sentait qu'il éprouvait toujours un vif lien spirituel avec elle. Au cours de l'année du millénaire du baptême de la Russie, le père Placide posa la première pierre de l'église principale du monastère Saint-Antoine-le-Grand, la dédiant à un saint russe récemment canonisé, Saint Silouane du Mont Athos. Le starets avait toujours suivi avec intérêt la renaissance de la vie orthodoxe dans notre pays. Je n'ai jamais entendu de lui ce scepticisme à l'égard de la Russie et de l'Église russe qui sont si répandus en Occident.

Je me souviens de notre rencontre en été 2011 dans les murs du couvent de la Protection de la Mère de Dieu à Solan, dont le père Placide était aussi l’higoumène.


Le starets était alors très occupé et entouré de dizaines de personnes venues au congrès des paroisses orthodoxes du sud de la France. Il trouva cependant le temps de parler avec moi. A cette époque, j'avais été affecté dans un pays complètement inconnu pour moi, le Maroc. Or, le père Placide connaissait la situation au Maghreb non par ouï-dire, puisqu'il avait passé plusieurs années en Algérie, déjà en tant que moine. Son soutien fut alors très important pour moi. S'adressant aux célèbres prêtres du sud de la France, assis à sa table, il me désigna, assis à côté de lui sur les talons pour notre entretien : « Celui-ci est animé du même esprit que nous ». A cette table étaient assis des représentants de diverses juridictions orthodoxes, qui ne trouvaient pas toujours de compréhension mutuelle entre eux. Et, semble-t-il, j'étais parmi eux le seul prêtre du patriarcat de Moscou. La parole du vieil homme était porteuse de paix, de réconfort et élevait l'esprit. C'est ainsi que je me souviens de lui.

Il y a deux ans, avant la liturgie du dimanche dans l'église de la Résurrection du Christ à Rabat, je prélevais les parcelles lors de la préparation et je vis sur une liste le nom de l'archimandrite Placide. Après l'office, en sortant du sanctuaire, je vis dans l'église une femme inconnue qui continuait à prier. M'approchant d'elle, je lui demandai si ce n'était pas d'elle que venait la liste comportant le nom du starets. La femme, surprise, répondit par l'affirmative.

Elle s'avéra être roumaine, fille spirituelle de l'archimandrite. Le jour du décès du starets je l'ai appelée à Grenoble, et elle m'a parlé du mystère de sa mort. Le Seigneur lui avait permis de passer auprès du lit de mort de son père spirituel les derniers jours de sa vie terrestre. Le 5 janvier, le père Placide fut emmené dans un hôpital voisin, dans la petite ville de Roman-sur-Isère. Dans la soirée du même jour, il tomba dans le coma. Le lendemain, par les prières de ses enfants spirituels, le starets revint à lui, comme cela apparut, pour leur faire ses adieux.

Beaucoup eurent le temps de se rendre à son chevet ce jour-là. Et le dimanche 7 janvier, au moment où l'Eglise russe célèbre solennellement la Nativité du Christ, l'Enfant Dieu, après la lecture du canon pour la séparation de l'âme du corps, le père Placide mourut paisiblement, dans la 92e année de sa vie. Dans la soirée, son corps fut transporté au monastère qu'il avait lui-même fondé.

Que le Royaume céleste soit à lui !

«Кусочек Афона» на французской земле Памяти схиархимандрита Плакиды (Дезея)
Священник Максим Массалитин
Pravoslavie ru Traduction Marie et André Donzeau

En mémoire de l'archimandrite Placide (Deseille) : « Un morceau du Mont Athos » sur le sol de France.

Photo: L'archimandrite Placide (Deseille), le prêtre Maxime Massalitine avec sa femme Vera et sa fille. A gauche se tient Mère Elisabeth, épouse de l'archiprêtre Michel Eriar-Dubreuil d'Aix-en-Provence. Solan, 2011

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Janvier 2018 à 08:55 | 1 commentaire | Permalien

Sainte Théophanie de notre Seigneur
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Evangile de la Liturgie ( Matthieu III, 12-17)

Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l’en détournait, en disant : " C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi !

" Mais Jésus lui répondit : " Laisse faire pour l’instant : car c’est ainsi qu’il nous convient d’accomplir toute justice. " Alors il le laisse faire. Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l’eau ; et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.

Et voici qu’une voix venue des cieux disait: "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur."

Sainte Théophanie de notre Seigneur

Rédigé par l'équipe de rédaction le 19 Janvier 2018 à 06:42 | 2 commentaires | Permalien

L’enfance de Jésus
Les Evangiles canoniques n’en disent pas grand-chose et les apocryphes, abondants sur le sujet, versent souvent dans le pur merveilleux.

Pauvre parmi les pauvres d’Israël

Joseph, son père « adoptif », n’a rien d’un grand seigneur. Il est charpentier, ou tout simplement ouvrier du bâtiment, selon la manière dont on traduit le grec tektôn (Mt 13, 55). Lors de la présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance, ainsi que le prescrit la loi juive de l’époque, Joseph et Marie offrent le sacrifice des pauvres (Lc 2, 24), « un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes ». La famille de Jésus est donc comptée parme les pauvres d’Israël.

Cette condition modeste a peut-être gênée une partie des premiers croyants. D’ailleurs, la critique antichrétienne en a aussi longtemps fait un argument contre la divinité de Jésus. « Il n’y a rien là qui fasse pressentir le royaume de Dieu », se moque le Romain Celse (II siècle) dans son fameux discours « Contre les chrétiens ».

Dans le Protévangile de Jacques , un apocryphe relatant notamment la vie de Marie avant la naissance de Jésus, celle-ci appartient à une famille riche, et Joseph est présenté comme une sorte d’entrepreneur ayant des chantiers importants à mener loin de Nazareth, où il revient de temps en temps. Quoi qu’il en soit, le milieu campagnard et populaire dans lequel Jésus a grandi selon les Evangiles explique aussi que les scènes de la vie quotidienne et les images auxquelles il fera plus tard allusion dans son enseignement sont immédiatement compréhensibles par le public, lui aussi modeste, qui vient l’écouter.

Enfant pour le salut des enfants

C’est dans la scène de la Nativité que ce contraste entre la toute-puissance divine et la simplicité des conditions dans lesquelles elle vient à s’incarner se donne à voir de la manière la plus frappante. Il n’y a pas de place pour accueillir le Fils de Dieu : « Elle l’enveloppa de langes et le coucha dans une mangeoire, parce qu’il manquait la place dans la salle », écrit Luc (2,7). Et ce sont de simples bergers, prévenus par « l’ange du Seigneur », qui viennent les premiers rendre visite au nouveau-né pour aussitôt s’en retourner « glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé » (Lc 2,20). Le paradoxe christique de la puissance la plus haute s’abaissant au niveau des hommes les plus humbles est rendu ici de manière exemplaire à travers l’Incarnation (l’entrée dans la vie humaine) comme il le sera à travers la Passion (le passage par la mort).
L’enfance de Jésus

Ce paradoxe de l’Incarnation s’affirme ensuite dans la condition enfantine que traverse Jésus. Car celui-ci ne surgit pas comme Athéna tout armée et casquée du crâne de son père… Faible, sans défense, dépendant d’autrui, et tout particulièrement de ses parents – « ses éducateurs », dira Bossuet -, il devient pleinement homme à travers cette expérience de l’enfance. La plupart des grands pasteurs l’ont bien compris. « Il a été un enfant pour le salut des enfants et par sa propre expérience de l’enfance, il l’a sanctifié », écrit Irénée de Lyon (Contre les hérésies II, XXII, 4).

Là encore, des textes moins officiels nous montrent que la chose a pu être perçue comme vaguement scandaleuse. Certains évangiles apocryphes s’ingénient ainsi à multiplier les anecdotes jù Jésus enfant exprime au contraire sa puissance, humiliant ici son maître d’école, foudroyant là un garçon lui ayant manqué de respect ou encore se livrant à des miracles vindicatifs ou spectaculaires qui ne visent de toute évidence qu’à impressionner le public ( et le lecteur).

Mais si l’on s’en tient aux Evangiles canoniques, Jésus semble n’avoir accompli aucun miracle particulier avant son ministère public, comme l’ont fait remarquer certains Pères, tel Jean Chrysostome (344-407), sans doute pour couper court à l’influence de ce genre de légendes sur la juste compréhension du message évangélique.

Certainement, il a suivi le parcours classique des enfants de son milieu

Il apprenait peut-être à lire auprès du hazzan, sorte de maître d’école, sans pour autant poursuivre ses études. Mais quelques historiens pensent au contraire qu’il ne savait pas lire ! Il parlait araméen, la langue locale, comprenait l’hébreu, utilisé pour les rites et dans les Ecritures, et savait peut-être un peu de grec, utilisé comme langue commune dans le bassin méditerranéen, mais certainement pas le latin. Adulte, il fréquente la synagogue (Lc 4,16). On peut donc supposer que cette habitude a été prise dans son enfance. Mais cela n’en a pas fait pour autant un surdoué en matière de religion. On apprend aussi que Jésus est devenu charpentier comme son père, ayant sans doute appris le métier auprès de lui.

Rient ne permet en tout cas de dire qu’il a été considéré comme un enfant extraordinaire. A l’inverse de ce qui est suggéré dans les évangiles apocryphes de l’enfance, où Jésus se montre supérieur en tout à tout le monde, y compris à ses maîtres, Luc précise deux fois que « l’enfant grandissait, se fortifiait et se remplissait de sagesse » (Lc 2 , 40 et 2, 52). En d’autres termes : il progressait. Tout ne lui a pas été donné d’emblée.
L’enfance de Jésus

Dans l’évangile de l’enfance selon Thomas, on voit par exemple un Jésus de 5 ans modeler des oiseaux en boue avant de les rendre vivants, au grand émerveillement de ses camarades. Faisant usage de ses pouvoirs de manière immodérée, le petit Jésus est consigné à la maison par Joseph qui n’hésite pas à lui tirer l’oreille. Dans l’évangile arabe de l’enfance, il aide son père, charpentier, en imposant les mains sur les planches pour qu’elles se mettent à la bonne longueur… C’est dans ce même texte que nous sont contées les aventures de Joseph, Marie et Jésus en Egypte, dans les tableaux où les miracles se succèdent. Souvent, la présence du jeune Jésus permet de guérir des malades, en général par contact avec ses langes ou l’eau de son bain.

Extrait du dossier spécial Noël, La Vie, décembre 2016 Lire aussi La révélation de la filiation divine de Jésus
L’enfance de Jésus

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Janvier 2018 à 11:16 | 3 commentaires | Permalien

Une première chapelle orthodoxe a été consacrée en Islande
Reykjavik, le 12 janvier 2018

Selon une déclaration de l'ambassade de Russie en Islande à l'agence RIA Novosti, la consécration d'une chapelle provisoire dédiée à Saint Nicolas le Thaumaturge a eu lieu à Reykjavík, sur l'emplacement de la construction de la première église orthodoxe.

Des représentants de la communauté orthodoxe, ainsi que l'ambassadeur de Russie en Islande, Anton Vassiliev, ont participé à la cérémonie de consécration de la Croix présidée par le recteur de la paroisse de l'Eglise orthodoxe russe du Patriarcat de Moscou à Reykjavik, l'archiprêtre Timothée (Zolotousky).

L'archiprêtre Timothée a appelé la construction de la chapelle « un événement historique pour la communauté orthodoxe d'Islande » et a remercié l'ambassade de Russie pour son soutien depuis de nombreuses années au projet de construction de l'église.

Une première chapelle orthodoxe a été consacrée en Islande
A son tour, l'ambassadeur Anton Vassiliev, dans son discours d'ouverture, a souligné la contribution de toute la communauté orthodoxe d'Islande dans la réalisation de ce projet, le travail réalisé en ce sens par le recteur, le père Timothée, et a souligné l'importance de cet événement pour la cohésion de la diaspora russe en Islande dans son ensemble. L'ambassadeur a assuré que l'ambassade de Russie continuera à aider l'organisation de la coopération avec les autorités Islandaises, ainsi qu'à trouver des fonds pour la construction de l'église selon des plans existants.

En 2011, la mairie de Reykjavík a attribué un terrain pour la construction de la première église orthodoxe en Islande et du Centre culturel et spirituel (CCS) des compatriotes russophones. Les travaux de conception sont achevés. Des fonds sont en train d'être recueillis pour la construction du temple et du CCS.

L'église sera construite dans l'une des rues du centre-ville donnant sur le port de Reykjavik, de sorte qu'elle puisse être vue depuis les navires qui entrent par les portes maritimes de la ville.

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Traduction Marie et André Donzeau

Une première chapelle orthodoxe a été consacrée en Islande

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Janvier 2018 à 10:16 | 2 commentaires | Permalien

Mgr Aupetit, nouvel archevêque de Paris : « Aujourd’hui le tabou n’est plus le sexe, mais Dieu »
Je me suis rendu compte que beaucoup de gens ont une vie spirituelle, mais ne le montrent pas

Ancien médecin, Michel Aupetit a succédé le 6 janvier à André Vingt-Trois comme archevêque de Paris. « On n’a pas le droit de parler de Dieu, sinon on gêne », dit-il dans un entretien au « Monde ». A 66 ans, lui qui « n’aime pas trop être exposé » sera désormais l’une des voix les plus écoutées de cette institution. Cet ancien médecin, entré au séminaire à 39 ans et devenu évêque de Nanterre en 2014, succède à Mgr André Vingt-Trois.

Ecolier, il détestait passer au tableau et préférait de loin faire rire ses camarades. Nommé archevêque de Paris par le pape François le 7 décembre 2017 et installé dans cette fonction le 6 janvier, Mgr Michel Aupetit est de ce fait devenu le point de mire de nombreux catholiques. Si en théorie l’évêque de Paris est un évêque parmi les autres, il occupe en pratique une place éminente dans l’Eglise catholique.


Mgr Aupetit, nouvel archevêque de Paris : « Aujourd’hui le tabou n’est plus le sexe, mais Dieu »
Vous avez exercé pendant onze ans comme médecin généraliste avant d’entrer au séminaire. En quoi cette vie de laïc influence-t-elle votre approche de prêtre ?

Laïc, j’étais ce que l’on appelle dans l’Eglise un « consommateur ». Je rentrais chez moi à 22 heures le soir et j’étais donc assez peu investi dans la vie de l’Eglise. C’est mon péché ! Quant au reste, la médecine m’a appris à aimer les gens indépendamment de ce qu’ils sont. Quand vous êtes médecin, vous soignez des gentils et des pas gentils, toutes sortes de gens.

Cela vous ouvre à tous, et l’Eglise est ouverte à tous. On ne demande pas leurs papiers ou leur certificat de baptême aux personnes qui entrent. L’hiver, les SDF viennent se réchauffer, on les laisse tranquilles. D’autres viennent simplement pour avoir un temps de repos et de silence. Il n’y a pas beaucoup de lieux comme ça où on peut se poser, gratuitement, paisiblement. Et la médecine m’avait déjà appris ça : accueillir de manière inconditionnelle les personnes qui frappent à votre porte.

Vous avez grandi dans une famille où la pratique religieuse n’était pas la règle. Cela vous donne-t-il une vision particulière de la transmission religieuse ?

C’est assez étonnant, car cela ne m’a jamais vraiment troublé. Ma maman était une femme de foi, elle allait à la messe assez souvent, pas forcément avec moi. Mais je sais qu’elle avait profondément la foi et je voyais l’influence que ça pouvait avoir dans sa vie. Alors que, du côté « mâle », on était plutôt incroyant. Mes amis non plus ne pratiquaient pas. Donc j’ai longtemps vécu ma foi de manière isolée.

La transmission, je pense qu’elle s’est faite par la prière. Car dans la prière, on apprend à parler à Dieu. On entretient une relation. Alors que dans une relation de catéchisme, on apprend à parler « de » Dieu, c’est intellectuel. La seule chose que ma mère m’a apprise, c’est le Notre Père et le Je vous salue Marie. A partir de ces deux prières, j’ai appris à parler à Dieu. Mais en secret : personne n’en savait rien.

Quand j’ai quitté mon cabinet de médecin, j’ai dit pourquoi à mes patients. Plusieurs m’ont alors confié qu’ils priaient matin et soir depuis trente ans sans même que leur femme le sache ! Je me suis rendu compte que beaucoup de gens ont une vie spirituelle, mais ne le montrent pas. Il y a spontanément chez l’être humain cette propension à entrer en relation avec une transcendance. ////

Mgr Aupetit, nouvel archevêque de Paris : « Aujourd’hui le tabou n’est plus le sexe, mais Dieu »
Une partie des catholiques craignent la venue de migrants en trop grand nombre. Les évêques doivent-ils parler plus clairement ?

Il y a une crainte de l’insécurité culturelle. Lorsque j’étais médecin à Colombes [Hauts-de-Seine], au départ, dans les cités, les gens vivaient très bien ensemble. On ne regardait pas qui était musulman ou chrétien. On se rendait des services entre personnes. Aujourd’hui, c’est ghettoïsé. Les mairies tentent de favoriser la mixité sociale, mais on est quand même très engagé vers le communautarisme.

Un imam m’a dit : « On n’a plus de contrôle sur nos jeunes, ce n’est plus nous qui les formons à la religion. Ils vont se former ailleurs. »....////

Les catholiques sont-ils désormais une minorité religieuse en France ?

Beaucoup de gens se disent catholiques même s’ils ne fréquentent pas l’Eglise. Qu’est-ce qu’un catholique ? Quelqu’un qui pratique ? Ou qui se reconnaît dans cette religion, car il est né dans cette culture, qu’il fait siennes les valeurs évangéliques, alors que son rapport à Dieu ou à l’Eglise est plus que ténu ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Moi, je n’en sais rien, je laisse cela à Dieu. Si on ne compte que ceux qui pratiquent, les catholiques sont incontestablement une minorité. Beaucoup sont investis sur des questions de solidarité, pas forcément avec l’étiquette « catholique », mais ils le sont quand même au nom de leur foi.

La « guerre des laïcités » traduit-elle selon vous un rejet du religieux en général ou une méfiance envers l’islam ?

Mes deux grands-pères étaient anticléricaux jusqu’au bout des ongles, je connais donc un peu le système. Deux formes de laïcité sont aujourd’hui défendues. Celle de Jean-Louis Bianco [président de l’Observatoire de la laïcité] et d’Emmanuel Macron, qui doit permettre à chacun de pratiquer sa religion. L’autre, c’est celle d’une religion assignée à la sphère privée, qui ne doit apparaître nulle part.

Mgr Aupetit, nouvel archevêque de Paris : « Aujourd’hui le tabou n’est plus le sexe, mais Dieu »
La société française est divisée. La question de l’islam fait peur, à cause des attentats et de certains discours qui affirment que la France va devenir une terre d’islam – on retrouve la question de l’insécurité culturelle. Mais nous avons vécu dans le passé d’autres insécurités culturelles ! Sainte Geneviève, patronne de Paris, vivait à l’époque d’Attila et de Childéric, roi des Francs. Les Germains et les Francs qui arrivaient n’étaient pas du tout dans la culture gallo-romaine ni dans la culture chrétienne. C’était une transition colossale. L’Eglise, alors, a privilégié la culture évangélique, quitte à sacrifier la culture romaine. Cette période, bien pire que la nôtre, a aussi fait ce que nous sommes.... ////

Le gouvernement veut étoffer l’enseignement du fait religieux à l’école. Quel rôle pouvez-vous avoir ?

Il est dans le rôle de l’Etat de contrôler ce que nous pouvons faire, et notamment s’il fait appel à des religieux. Il y a le fait religieux sous l’angle historique. C’est souvent par là que l’on passe. Mais je pense qu’il faudrait aller plus loin, jusqu’à l’espace théologique. Dans le RER, des musulmans m’interrogent en tant que prêtre. A la fin, ils me disent : « Merci d’avoir parlé de Dieu. » Les musulmans qui mettent leurs enfants dans une école catholique le font parce que, là, on peut « parler de Dieu ».... SUITE Cécile Chambraud "Le Monde" le 11 janvier 2018

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Janvier 2018 à 09:42 | Permalien

LE PERE JEAN MEYENDORFF : "L'ÉGLISE DANS L'HISTOIRE"
Les éditions de l'université orthodoxe Saint Tikhon ont, conjointement avec les éditions EXMO - ЭКСМО publient un nouveau volume de textes appartenance au protobresbytre Jean Meyndorff.

La présentation de cet ouvrage aura lieu en février. Un récit des éditeurs consacré à l'ouvrage. Plus de la moitié des articles inclus dans le nouvel ouvrage sont publiés pour la première fois en russe.

Vladimir Golovanow

La pensée théologique de "l'École de Paris" d'après-guerre connait un regain d'intérêt en Russie: après la publication récente d'un livre de "causeries" inédites du père Alexandre Schmemann (1), c'est un recueil d'articles d'un autre éminent représentant de ce courant, le père Jean Meyendorff (2), qui voit le jour aux éditions de l'Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou en collaboration avec l'un des plus importants éditeurs russes, EXMO (3). L'ouvrage a reçu l'imprimatur et est recommandé par le Conseil des publications de l'Église orthodoxe russe (4).

"L'ÉCOLE DE PARIS"


"L'École de Paris" (aussi appelé "Synthèse néo-patristique") est un courant théologique qui se développa après la révolution russe dans l'émigration russe en prenant la suite de “la Renaissance religieuse russe” (5). Son noyau se trouva jusqu'à la guerre à Paris, autour de "l'Institut de Théologie Orthodoxe St Serge" (6), fondé en 1925, avec la plupart des théologiens russes de l'émigration.


Cette école théologique met l'accent sur la renaissance d'une véritable philosophie orthodoxe, reliant philosophie classique et pensée orthodoxes dans un «hellénisme ecclésialisé» selon l'expression du père Georges Florovsky (7), incarné dans la patristique byzantine. Après la guerre, trois représentants éminents de l'École de Paris, les pères Georges Florovsky et Alexandre Schmemann et Jean Meyendorf, rejoignirent le "Séminaire de théologie orthodoxe Saint-Vladimir" (Creswood, USA)(8), de l'Église orthodoxe en Amérique (OCA) dont ils furent successivement les doyens (ibid).

Les théologiens russes se réapproprient maintenant ces recherches: des ouvrages inaccessibles en Russie durant près d'un siècle sont publiés et la recherche théologique, forte de ses dizaines de chercheurs, moines et laïcs, repart vers de nouvelles avancées. C'est d'autant plus important que, en dehors de l'Eglise russe, la théologie orthodoxe n'a pas eu de grandes avancées avant la fin du XXe siècle, il fallut d'abord "digérer les indépendances" des Eglises captives (le premier Congrès de théologie orthodoxe eut lieu à Athènes en 1936), et "l'École de Paris" a joué un rôle essentiel dans le développement de la pensée orthodoxe dans son ensemble au XXe siècle.

LE PERE JEAN MEYENDORFF ET L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE.

Le père Jean Meyendorff est, avec son ami et collègue le père Alexandre Schmemann, l'un des représentants les plus connus de cette "Ecole de Paris" d'après-guerre, en particulier pour ses grands apports à la connaissance de la théologie byzantine (son "Initiation à la théologie byzantine" (9) en constitue la première véritable synthèse). Lors de la présentation de la chaire d'études chrétiennes-orthodoxes qui lui est dédiée (2015), le président de l'Université Fordham a souligné que "Jean Meyendorff était l'historien du christianisme byzantin anglophone le plus important au XXe siècle" (10) et, en effet, ses ouvrages et articles étaient essentiellement rédigés en anglais et français. Cela explique que chaque nouvelle parution en russe est un évènement pour le Orthodoxes de ce pays. Comme c'est là que se trouvent actuellement la majorité des croyants et des théologiens de cette confession, ces évènements ont des répercussions sur toute l'Orthodoxie.

Plus de la moitié des articles inclus dans le nouvel ouvrage sont publiés pour la première fois en russe. "En fait, dit le rédacteur en chef de la maison d'édition Egor Agafonov dans une interview à Kiev-Orthodox, si les principaux livres et recueils du père Jean sont plus ou moins disponibles en russe, il y a encore de nombreux articles, dont les sujets sont originaux, qui ne sont pas traduits. Nous avons donc commencé à préparer une collection d'articles et, il y a cinq ans, nous avons édité le «mystère de Pâques», un volume de 800 pages avec 50 articles du père Jean sur la théologie.(11)

Maintenant nous envoyons à l'impression un volume encore plus important d'articles consacrés à l'histoire de l'Église et le titre de l'ouvrage a été repris d'un projet inachevé du père Jean: "L'Eglise dans l'histoire." Ce volume contient 55 articles, dont 24 inédits en russe et traduit spécifiquement pour notre projet. La bibliographie du père Jean occupe 60 pages et si, on ne peut toujours pas la considérer comme définitive, c'est certainement la version la plus complète qui existe actuellement en russe.

L'œuvre du père Jean dans son ensemble et, évidemment, ces articles en particulier, représente toujours un certain niveau de la recherche historico-ecclésiale où l'intégrité scientifique n'entre pas en conflit avec une relation attentionnée et filiale à la Tradition de l'Église; au contraire, elle la met en évidence et souligne les contours de la Tradition de façon plus nette et plus claire. Grâce aux travaux du père Jean (pas de lui seul, évidement) la Tradition elle-même se manifeste avec plus de précision, elle prend une forme précise en perdant les formules traditionnelles vagues et un peu ridicule du genre "les Saints Pères disent." C'est le mérite incontestable des théologiens du XXe siècle et contemporains de mettre en forme ce qui ne l'était pas, de porter un regard historique sur le kérygme de l'Eglise, de prêter attention à son origine et au développement, de comprendre l'Église et sa théologie non pas comme une donnée, mais comme un processus vivant, qui se déroule dans l'espace historique. Ce mérite appartient aussi au père Jean pour une très grande part."
LE PERE JEAN MEYENDORFF : "L'ÉGLISE DANS L'HISTOIRE"

В издательстве ПСТГУ совместно с ЭКСМО выходит новый том статей протопресвитера Иоанна Мейендорфа «Церковь в истории».


PROMOTEUR DU DIALOGUE INTERCONFESSIONNEL

Deux aspirations, deux certitudes sont invariablement présentes dans les œuvres du père Jean: l'unicité de l'Orthodoxie comme la seule véritable expression de la foi chrétienne et le désir de percer le blocage de la conscience européenne au nom du dialogue entre l'Orient et l'Occident pour combler ce fossé entre les Églises dans lequel l'auteur voit une erreur spirituelle et historique catastrophique du christianisme. Les travaux académiques du père Jean, en particulier sur le Grand Schisme de 1054, la nature de l'autorité dans l'Eglise et la primauté de Pierre, ont grandement contribué aux dialogues orthodoxe-catholique officiels. Il fut non seulement un participant dans un grand nombre de ces dialogues, mais aussi un observateur perspicace et un chroniqueur précis, avec un intérêt personnel dans leur poursuite et ces aspects sont aussi reflétés dans les articles publiés.

"Beaucoup de thèmes du livre apparaissent au départ sujets à controverses," continue Egor Agafonov: "la primauté romaine, la division des églises, la place du patriarche œcuménique dans le monde orthodoxe sont souvent utilisés pour polémiquer dans différentes batailles de tranchées. Le père Jean, au contraire, démontre là sa capacité de connaitre une situation en profondeur, de se plonger dans les sources, de comprendre et de réfléchir pour être prêt à engager un dialogue avec l'autre côté. C'est une qualité rare de nos jours et il est si important d'essayer de l'apprendre; cette façon de penser est essentiellement non seulement pour les professionnels, mais aussi pour toute personne qui veut discuter de l'histoire et des enseignements de l'Église. Je voudrais croire que ce livre quelqu'un va aider dans ce domaine."
LE PERE JEAN MEYENDORFF : "L'ÉGLISE DANS L'HISTOIRE"

Photo: Irma Mamaladze -rédacteur du recueil.

Notes et références:
(1) Pere-Alexandre-Schmemann
(2) Jean Meyendorff, (1926, Neuilly-sur-Seine, France, 1992, Montréal, Canada), est un théologien orthodoxe de langues française et anglaise, professeur à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, puis doyen du séminaire Saint-Vladimir (État de New York) et professeur à l'Université Fordham, "l'Université jésuite de New York", qui lui a dédié une chaire spécialisée dans "relations entre les traditions orthodoxes et les catholiques".
(3) EKSMO, Fondé en 1991, basé à Moscou.
(4) https://book24.ru/product/tserkov-v-istorii-stati-po-istorii-tserkvi-1574357/
(5) cf. http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Arkady-Mahler-developpement-de-la-theologie-russe-aux-XIX-XX-siecles_a3311.html
(6) http://www.saint-serge.net/
(7) Père Georges Florovsky, "Révélation, Expérience, Tradition", 1931, in "La Tradition : La pensée orthodoxe", L'Age d'Homme, 1992, p. 54-72
(8) Le "Séminaire Saint-Vladimir", ou "Institut de théologie orthodoxe Saint-Vladimir", est un établissement d'études supérieures de théologie orthodoxe situé à Crestwood (NY, USA) fondé en 1938.
(9) Paris, Cerf, 1975 /// réédité en 2010
(10) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/L-Universite-Fordham-New-York-annonce-la-creation-d-une-chaire-d-etudes-chretiennes-orthodoxes-p-John-Meyendorff_a4197.html
(11) Bogoslov
LE PERE JEAN MEYENDORFF : "L'ÉGLISE DANS L'HISTOIRE"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Janvier 2018 à 02:01 | 1 commentaire | Permalien

« Nous nous heurtons à bien des difficultés » déclare Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie, Cornélius
Le primat estonien compare la situation en Estonie à celle de l’Ukraine.

Au début de la Nouvelle année, les autorités d’Estonie ont donné un signal clair aux croyants : ils seront désormais classés selon le critère « ami vs ennemi ». Le gouvernement vient d’attribuer des subventions substantielles, à l’échelle locale, à l’Église évangélique luthérienne et à l’Église orthodoxe apostolique estonienne, créée par le patriarcat de Constantinople.

Par contre la très nombreuse communauté du patriarcat de Moscou n’a, comme d’habitude, rien reçu. Tel est le contenu d’une dépêche spéciale de RIA Novosti.

À ses « amis » le Tallin officiel a accordé ces fonds « à titre de dotations non soumises à remboursement pour dédommagement aux Églises des pertes subies durant la guerre et l’occupation. »

On comprend, selon cette logique, qu’il était impossible d’inclure parmi les bénéficiaires une organisation religieuse qui comporte dans son intitulé le nom de la capitale de « l’état agresseur », surtout si l’on oublie que cette église était elle-même victime de répressions de la part du pouvoir soviétique tant honni des autorités estoniennes.

Comme le précisent les médias locaux, ces subventions ont été accordées à la demande des organisations religieuses bénéficiaires et seront consacrées à la restauration de bâtiments existants ou à l’achat de nouveaux bâtiments. L’Église orthodoxe d’Estonie – patriarcat de Moscou – a indiqué à RIA Novosti ne pas avoir sollicité de telles subventions auprès des autorités locales.

« Nous ne sommes pas demandeur de telles subventions », assure le primat de l’Église d’Estonie.

Selon lui, l’Église orthodoxe d’Estonie – patriarcat de Moscou – ne reçoit aucune dotation du gouvernement estonien. C’est parfois le Conseil des Église d’Estonie et certaines municipalités qui apportent une aide financière, comme, par exemple, pour la restauration de l’église en bois de la Vierge-de-Kazan de Tallin, l’une des plus anciennes d’Europe.

Fin novembre, au cours concile épiscopal, le patriarche Cyrille a stigmatisé la situation complexe en Estonie. Bien que, selon lui, les gouvernants de ce pays « s’efforcent d’entretenir des relations constructives avec l’Église », de nombreux problèmes restent non résolus, comme, par exemple, celui du schisme qui s’est, produit au début du XXe siècle.

En 1920, le patriarche Tikhon a offert à l’Église d’Estonie une grande autonomie. Et pourtant, deux ans plus tard, le clergé du pays, rompant tout lien avec la Russie soviétique, a demandé au patriarche de Constantinople d’accorder à leur Église l’autocéphalie, c’est-à-dire une indépendance totale. Ce désir ne s’est pas concrétisé. Alors a été créée l’Église orthodoxe apostolique estonienne qui est autonome.

Quand l’Estonie est entrée dans l’URSS, le clergé estonien a été intégré au patriarcat de Moscou. Mais en 1993, le patriarche Alexis II a rendu son autonomie à l’Église d’Estonie, ce qui de facto l’a rendue administrativement et financièrement indépendante de Moscou. Mais les autorités locales s’entêtent à ne reconnaître comme légale que l’Église orthodoxe apostolique estonienne, bien qu’elle n’aie pratiquement pas de fidèles.

« J’ai été témoin de la visite du patriarche Bartholomée de Constantinople en Estonie. Le troisième jour de son séjour, il a demandé au primat de l’Église orthodoxe apostolique estonienne : „Qu’est-ce que ces deux autocars qui me suivent partout ? Et pouvez-vous me montrer de vrais fidèles ?” », se souvient Lioudmila, une fidèle l’Église orthodoxe estonienne.

La création de cette Église artificielle a entraîné une détérioration des relations entre Moscou et Constantinople. La reconnaissance officielle de l’Église orthodoxe estonienne – patriarcat de Moscou – n’est intervenue qu’en 2002, ce qui d’ailleurs, n’a pas vraiment changé grand-chose.

« L’Église orthodoxe estonienne – patriarcat de Moscou – se heurte à bien des difficultés : de nombreuses églises dans lesquelles nous célébrons la divine liturgie appartiennent à l’État estonien, nous n’en sommes que locataires, et ça ne change pas », regrette le primat de l’Église orthodoxe estonienne – patriarcat de Moscou.

Les paroissiens se plaignent de l’hystérie russophobe des autorités et des médias qui entrave considérablement leur vie quotidienne.

« Le vieil adage selon lequel tous les membres du clergé sont des agents du FSB, est dans la vie courante solidement entretenu par les tenants des églises concurrentes de l’Église orthodoxe estonienne – patriarcat de Moscou – auprès des fidèles. Et, bien sûr, sert à de nombreux politiciens pour augmenter leur popularité. Les personnages officiels n’en parlent jamais, mais les semi-officiels, comme le recteur d’un établissement d’enseignement supérieur ou un vice-ministre de troisième rang, y vont de bon cœur », affirme Nicolas, habitant de Tallin et fidèle de l’Église orthodoxe estonienne.

C’est, toujours selon lui, la raison pour laquelle il n’y a aucune relation entre l’Église orthodoxe estonienne – patriarcat de Moscou – et l’Église orthodoxe apostolique estonienne ; ce qui est une situation unique dans les pays baltes, il n’y a de problème semblable ni en Lituanie, ni en Lettonie.

Le Métropolite de Talinn et de toute l’Estonie, Cornélius compare la situation avec celle de l’Ukraine : dans les cas le scénario est identique, deux organisations religieuses s’affrontent avec le soutien silencieux des autorités. Et, bien sûr, c’est la faute des « agents du Kremlin » en soutane. À en juger par le fait que les autorités ignorent les problèmes que rencontrent les 150 000 fidèles de l’Église orthodoxe estonienne – patriarcat de Moscou – au regard des 20 000 de l’Église orthodoxe apostolique estonienne, on comprend que le problème du transfert des églises, y compris par la force « pour le moins », peut devenir réel.

Source : Russkaja narodnaja linija Traduction pour "PO"

Lire aussi L’Archiprêtre Igor Prekoup : A propos des problèmes de l'orthodoxie en Estonie

Патриарх Варфоломей на встрече с президентом Тоомасом Хендриком Ильвесом
« Nous nous heurtons à bien des difficultés » déclare Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie, Cornélius

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Janvier 2018 à 01:11 | 6 commentaires | Permalien

Le 26 janvier:«Dans le jardin de la Mère de Dieu. La Russie et le Mont Athos: 1000 ans d'unité spirituelle »
Le 26 janvier à 19.00 à 21h00 dans la dynamique de la Semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens

Centre Culturel et Spirituel Orthodoxe Russe de Paris aura lieu une conférence sur le sujet:
«Dans le jardin de la Mère de Dieu. La Russie et le Mont Athos: 1000 ans d'unité spirituelle » Consécration au millénaire du monachisme russe au Mont Athos

Pendant la soirée, on présentera:

1) Le film documentaire « Un millénaire au Mont Athos »
2) La conférence avec des questions et des réponses sur le monachisme russe au Mont Athos (conférencier, le directeur de l'Institut Internationale de l'héritage athonite et le rédacteur en chef de l'almanach « L'héritage athonite », Serghei Choumilo);


3) La présentation des photos sur le Mont Athos;
4) La présentation des projets éditoriaux, consacrés au millénaire de la présence du monachisme russe au Mont Athos, sur l'héritage du Saint Paissij Velichkovski et d’autres saints russes du Mont Athos.

Le lieu de la rencontre: 1 quai Branly 75007 Paris. Cathédrale de la Sainte-Trinité de Paris et Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe.
Le 26 janvier:«Dans le jardin de la Mère de Dieu. La Russie et le Mont Athos: 1000 ans d'unité spirituelle »

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2018 à 19:08 | 0 commentaire | Permalien

Iran: Ordination historique d’une diaconesse au sein de l’Eglise arménienne apostolique
Pour le chef de l’Eglise apostolique arménienne dans la capitale iranienne, il est impératif de rajeunir la participation des personnes dans les sphères sociales, éducatives et de service de l’Eglise.

« Nous sommes profondément convaincues que la participation active des femmes à la vie de notre Eglise permettra aux femmes arméniennes d’être impliquées avec plus d’enthousiasme et de vigueur », a-t-il insisté

Ani-Kristi Manvelian, une anesthésiste âgée de 24 ans, a été ordonnée diaconesse en la cathédrale arménienne orthodoxe de Saint-Sarkis (Saint-Serge) à Téhéran. Son ordination, considérée comme « historique », a eu lieu alors que l’Eglise apostolique arménienne doit encore formellement restaurer l’office du diaconat féminin.

L’ordination diaconale, qui a été conférée le 25 septembre dernier par Mgr Sebouh Sarkissian, archevêque arménien apostolique de Téhéran, a été confirmée au travers de la diffusion d’un certain nombre de clichés qui montrent la diaconesse pendant qu’elle sert à l’autel durant la Divine liturgie de la veille de Noël, le 5 janvier dernier.


Une première historique

Même si le ministère de diaconesse existait dans les couvents de l’Eglise arménienne depuis des siècles, il s’agit d’une première historique. C’est la première fois, en effet, qu’une femme laïque, qui n’appartient à aucune congrégation monastique féminine, est ordonnée « diaconesse de paroisse ».

Lire Ordination et historique de la diaconesse dans l'Église Orthodoxe

Ani-Kristi est impliquée dans la vie de l’église de Téhéran depuis son plus jeune âge. Elle avait l’habitude d’accomplir les tâches d’acolyte pendant les offices religieux, comme lire les psaumes et porter la bougie cérémonielle. En expliquant le but de cette ordination, Mgr Sarkissian a estimé que sa décision avait pour but de « revitaliser la participation des femmes à notre vie liturgique ». « Ce que j’ai fait est en conformité avec la Tradition de l’Eglise et rien d’autre », a insisté l’archevêque Sarkissian, dont l’archevêché dépend de la juridiction du Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie des Arméniens, dont le siège se trouve à Antélias, près de Beyrouth. SUITE

//// Parmi les Eglises d’Orient, le synode du Patriarcat grec orthodoxe d’Alexandrie a, lui aussi, décidé, en novembre 2016 de restaurer l’institut du diaconat féminin, nommant une Commission d’évêques pour « un examen approfondi de la question ». ////
Iran: Ordination historique d’une diaconesse au sein de l’Eglise arménienne apostolique

Lire aussi L’Eglise arménienne a canonisé jeudi les 1,5 million de victimes du génocide arménien

Des femmes évêques ?
L'Histoire nous a gardé la lecture "par erreur" par saint Maël d'Armagh du rite d'ordination épiscopale sur sainte Brigitte de Kildare, au lieu du rite d'abbesse, en faisant officiellement l'unique femme-évêque dans les faits connue dans l'Histoire de l'Église Orthodoxe. A côté de cet épisode particulier, les murs la chapelle Saint-Zénon dans l'église de Sainte-Praxède à Rome ont encore cet étonnant témoignage du passé : "Episcopa Theodora". Cependant l'on ne tirera pas de conclusion trop hâtive car on donnait ce titre aux mères d'évêques. Néanmoins ce titre a dû choquer des extrémistes phalocrates car la terminaison du titre a été grattée sur la mosaïque. SUITE
Iran: Ordination historique d’une diaconesse au sein de l’Eglise arménienne apostolique

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2018 à 12:41 | 1 commentaire | Permalien

La révélation de la filiation divine de Jésus
D'une interview du P. Alexandre Siniakov à Marie-Lucile Kubacki, publiée dans la revue "La Vie":

Jésus âgé de 12 ans, s’attarde au Temple de Jérusalem pour écouter les maîtres de la Loi.

Le récit qu’en donne l’évangile de Luc n’a pas de parallèle, ni chez les autres évangélistes ni dans la vie de Jean-Baptiste, dont la naissance et le ministère sont pourtant juxtaposés à ceux du Seigneur. C’est un épisode propre à la vie du Christ, et Luc est le seul à l’avoir retenu.

« Or, au bout de trois jours ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant ; et tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses »

Chez Luc, donc, les premières paroles du Christ sont celles d’un adolescent de 12 ans – c’est presque l’âge de la maturité chez les Juifs -, qui dit à ses parents : « Pourquoi donc me cherchez- vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père ? » Ce jeune homme sait déjà qu’il est le Fils. Il est conscient de cette filiation divine dont le mystère échappe encore aux autres, y compris à ses parents (« mais eux ne comprirent pas », dit Luc). Pourtant, plus que quiconque, ils sont attentifs aux prodiges accompagnant la vie de leur enfant et les retiennent dans leur cœur.

Selon Luc, la première parole de Jésus, à l’aube de sa vie adulte, la dernière au moment de sa mort, et enfin celle adressée aux disciples après la Résurrection évoquent toujours le Père : «Il me faut être chez mon Père », « Père, entre tes mains, je remets mon esprit », « Je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis ».

L’évangile de Luc tout entier est tout entier ordonné à cet objectif : révéler la filiation divine de l’homme Jésus. C’est aussi le sens du témoignage des autres évangélistes, qui ont rapporté ce qu’ils ont vu ou entendu pour que « vous croyez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour que, en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jn 20,31).

Cependant, aussi singulière soit-elle, la filiation divine de Jésus n’est plus son exclusivité : « Je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu » (Jn 20, 17). Irénée de Lyon paraphrasait cela en disant que le Fils de Dieu était devenu fils de l’homme « Pour qu’à son tour l’homme devint fils de Dieu ». Par sa victoire sur la mort, Jésus a révélé l’origine et la destination divines de l’humanité. « L’homme qui s’était allé hors de Dieu fut réintégré par le Christ dans l’amitié de Dieu ».

Il a fallu plusieurs siècles de débats pour confesser, selon l’expression de saint Maxime le Confesseur, que « celui qui est Dieu par nature a partagé notre faiblesse, la déification de ceux que sa grâce a sauvés venant en contrepartie de sa kénose ».


Extrait d’une interview du père Alexandre Siniakov

La révélation de la filiation divine de Jésus

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Janvier 2018 à 09:50 | 0 commentaire | Permalien

La présentation d’un numéro spécial du « Figaro » consacré à Saint-Pétersbourg à eu lieu au Centre Culturel et Spirituel Russe à Paris
L’année dernière la ville de Saint-Petersbourg à été élue « meilleure destination européenne 2017 ».

A cette occasion, une édition spécial du journal « Le Figaro » est parue, consacrée à l’histoire et au patrimoine de la Palmyre du Nord.

Le 11 janvier dernier, la rédaction du « Figaro » en collaboration avec l’association française « Le Cercle Pouchkine » à présenté au Centre Culturel et Spirituel Orthodoxe Russe ce numéro hors-série intitulé « Saint-Pétersbourg, la magie blanche».

L’ambassadeur de Russie en France, A. Mechkov a souligné l’importance particulière de Saint-Pétersbourg tant dans la culture russe, que française et mondiale. Il a rappellé que « l’histoire de Saint-Pétersbourg, qui fut pendant deux siècles la capitale de l’état russe, est inséparablement liée à celle de la France». A. Mechkov a remercié les journalistes du journal pour le merveilleux contenu et l’attitude posée envers l’histoire et la culture russes.

Le rédacteur en chef du « Figaro » A. Brézet a noté que les correspondants du magazine ont essayé de couvrir autant que possible les moments les plus brillants de l’histoire, de la culture et de l’architecture de Saint-Pétersbourg, qu’ils ont visité à plusieurs reprises. Ce numéro spécial a été présenté par les journalistes du « Figaro » qui ont travaillé sur sa rédaction, ainsi que par l’écrivain pétersbourgeois G. Naumov SUITE
La présentation d’un numéro spécial du « Figaro » consacré à Saint-Pétersbourg à eu lieu au Centre Culturel et Spirituel Russe à Paris

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Janvier 2018 à 19:30 | -4 commentaire | Permalien

 LA MAGIE ET LE MAGISME:  COMMENT SE MANIFESTENT- ILS DANS NOTRE VIE
Pravoslavie.ru : VALÉRI DOUKHANINE
DOCTEUR EN THÉOLOGIE

Traduction : Laurence Guillon pour P.O.

Le christianisme confesse que tout, en ce monde, est soumis à la Divine Providence. Il n’est rien qui eut échappé à la sollicitude sage et précise de notre Père Céleste. Même les peines et les malheurs, même nos chutes spirituelles sont permis par Dieu pour nous ramener possiblement à la raison.

De sorte qu’on ne peut obtenir de bienfait véritable sans se tourner personnellement vers Dieu. L’homme est doté d’une volonté propre, et il est libre de se tourner vers le Christ, quoiqu’il se produise autour de lui (guerre, révolution, crise économique etc.)

La vision du monde magique (1) suppose qu’il n’y a pas de Providence Divine, ni liberté, mais une force secrète, cachée qui embrasse toute la création de façon invisible. Les gens, les esprits invisibles, les éléments de la nature, tout est soumis aux lois occultes. Celui qui a trouvé la clé de ces lois contrôle le monde.

Pour s’exprimer de façon imagée on considère dans la magie que toutes choses en ce monde sont reliées par des fils invisibles et qu’une incantation prononcée de la bonne façon va agir sur ces fils.

Pour le magisme (2), les gens eux-mêmes ne sont rien de plus que des poupées vivantes reliées à un marionnettiste invisible. Avec l’aide de la magie, on peut tirer sur le bon fil et la poupée vivante aura beau se débattre, l’action sera imparable : la maladie, le mauvais sort, l’attirance sexuelle débridée, etc. Il est étonnant d’observer que beaucoup d’incantations se font justement à l’aide de fil et de nœuds. Le processus de nouer, en particulier, se comprend comme celui de jeter ou d’enlever un sort : « Le malade noue un fil autour de lui, et la maladie est nouée en conséquence. Il est lié, la maladie l’est aussi ; si on enlève le fil, la maladie part avec lui ; le fil est jeté, enfoui dans la terre, on le met dans le trou d’un arbre que l’on bouche ensuite, avec le fil, on jette et on enfouit dans la terre la maladie liée. » (Eleonskaïa E.N. Le conte, l’incantation et la sorcellerie en Russie. M ;1994. P.174)

Les principes du magisme sont bien mis en évidence dans la fameuse légende du Joueur de flûte de Hamelin.

L’histoire, qui reste une énigme pour les savants jusqu’à présent, est déjà relatée dans les chroniques du moyen âge. Le 26 juin 1284 (même la date est notée), dans la ville allemande de Hamelin, un musicien charmeur de rats emmena avec lui, au son de sa flûte, 130 enfants qui disparurent sans laisser de traces. Auparavant, la ville était infestée de rats, dont l’invasion, au Moyen-âge, prenait parfois des allures d’épidémie.Le maire promit une grande récompense à qui en délivrerait sa ville. C’est alors qu’apparut le flûtiste qui demanda, en cas de succès, qu’on lui donnât autant d’or qu’il pourrait en porter. Les notables tombèrent aussitôt d’accord. Le charmeur de rats prit sa flûte magique, au son de laquelle tous les rats accoururent à sa suite, ensorcelés par sa musique, et il les emmena hors de la ville.

Pendant ce temps, le maire regrettait la promesse donnée un peu vite et refusa au flûtiste sa récompense. Réapparaissant un peu plus tard, l’attrapeur de rats de Hamelin joua à nouveau de la flûte, mais cette fois, ce furent les enfants de la ville qui s’enfuirent à sa suite et qu’il emmena qui dans la rivière, qui dans une gorge dans la montagne, où ils périrent. Les savants donnent plusieurs versions, essayant d’élucider cette histoire ; ils supposent que ce conte peut être le reflet voilé soit de la croisade des enfants, soit de la déportation de prisonniers après une défaite, soit de la mort d’enfants sous un glissement de terrain dans les montagnes, amenés par un musicien à une fête dans une combe marécageuse…
 LA MAGIE ET LE MAGISME:  COMMENT SE MANIFESTENT- ILS DANS NOTRE VIE

Pour ce qui est des rats, on dit qu’ils réagissent aux ultrasons, émis par les flûtes d’étain en usage à cette époque chez les attrapeurs de rats. Cet évènement est représenté sur un vitrail de l’église d’Hamelin, exécuté aux environs de 1300, et les gens de l’époque le ressentaient comme la manifestation d’envoûtements magiques. C’est qu’en effet dans l’occultisme, précisément l’accomplissement d’un certain type d’action, de rituel magique entraîne obligatoirement les conséquences qu’on pouvait attendre dans la vie des gens (dans la légende de Hammelin, la disparition des enfants).

Si, dans le christianisme, l’accomplissement spirituel dépend de l’ouverture du cœur de l’homme au Christ, dans la mesure où il obéit à ses commandements et tend vers Dieu, la magie est d’une rare indifférence à Dieu. Ce n’est pas que la magie confesse l’athéisme, il arrive que le nom de Dieu soit évoqué dans les incantations et celui qui en est l’objet est appelé serviteur de Dieu, mais le but de la magie porte un caractère exclusivement terrestre. Ici, tout s’obtient par un effort passionné en rupture avec le monde spirituel : obtenir succès, argent, santé, les bonnes dispositions de l’être aimé etc.

Ce n’est pas une relation vivante avec Dieu mais l’action d’un ensemble de règles, l’effet de ses rituels que confesse la magie. Si dans le christianisme, la perfection spirituelle dépend de la rencontre personnelle et de l’union de l’âme avec Dieu, dans la magie, il est question de technologie et de rituels mystérieux.

Soulevons le voile.

Par essence, tous le savoir mystérieux de la magie contemporaine se réduit à celui d’une pyramide de sorcellerie. Cette pyramide de sorcellerie, ce sont les autre « vérités » prises en compte dans les rituels magiques : l’imagination, l’effort de volonté, la foi dans la magie et l’observation du secret. Pour une sorcellerie efficace, le mage doit avoir, en premier lieu, une riche imagination, de la fantaisie, et présenter les objets et personnes indispensables d’une façon esthétique et émotionnelle ; ensuite, il concentre toute son attention, toute sa volonté sur l’acte magique ; troisièmement, il y croit dur comme fer (mais pas en Dieu, même s’il en évoque le nom), il croit que sa parole sera réalisée, et enfin, il ne révèle ses secrets à personne. C’est pourquoi nous ne rencontrerons là pas un seul rayon de lumière venu du Ciel, nous n’y trouverons ni l’aide Divine, ni la consolation spirituelle qui sont données en réponse à la prière pure et paisible du chrétien.

Les chercheurs remarquent que la magie reconnaît plusieurs sphères dans l’ordonnancement du monde. Dans les sphères supérieures habitent de bons esprits, dans l’inférieure de méchants démons. Su le christianisme témoigne que les esprits obscurs résident dans une sphère fondamentalement différente des anges lumineux (les premiers dans la zone sous le ciel, les seconds dans les cieux) et que pour être en contact avec les seconds, il faut mener une vie pure et prier avec ferveur, dans la magie, la situation est totalement différente.

Lire: par le professeur A. OSIPOV Superstition = vacuité, bêtise et aveuglement

La magie considère qu’à l’aide de cérémonies secrètes, on peut entrer en contact avec des esprits invisibles, pas seulement les mauvais, mais aussi les bons, et recevoir soi-disant leur aide. Qui plus est, avec les esprits, on peut conclure un accord, et alors le mage les gouverne dans son intérêt, ils appartiennent au sorcier pendant sa vie, et après sa mort, c’est lui qui leur appartient éternellement. Mais à ce dernier point, le sorcier ne pense pas précisément. Il pense que si le monde est soumis aux esprits, et les esprits aux invocations, alors celui qui sait les manier devient pour lui-même le roi et Dieu.

Bien sûr, c’est une erreur profonde de considérer que l’on peut se rendre favorables les bons esprits par des rituels et des invocations. Car pour avoir commerce avec les anges, il faut être fidèle à Dieu, que servent les anges, il faut prier sincèrement et se débarrasser des passions charnelles et spirituelles, et non faire des passes magnétiques, chuchoter ou respirer des fumées de parfum d’outremer. Et les esprits qui se font passer pour bons aux yeux du mage, ne sont pas si bons qu’ils n’en ont l’air.

La magie, par essence, est inséparable de l’antique paganisme.

Le paganisme confessait le polythéisme, avec de nombreux dieux. Et si la Révélation divine témoigne d’un Dieu qui domine notre monde créé, dans le paganisme, les dieux ne sont qu’une partie du monde matériel ou des astres te des étoiles. Les dieux, dans la conception païenne, sont aussi limités, dépendants du destin et de toutes sortes d’avatars ce qui signifie que, dans un certain sens, ils peuvent être dirigés. La magie s’adresse à des esprits invisibles, à des « petits dieux » proches de ces gens, mais dans le but de les obliger à servir les intérêts terrestres de l’homme.

De sorte que, dans la magie, on trouve la tentative de diriger sa propre vie et le monde extérieur sans obéir à Dieu et, au lieu de l’union avec Lui, d’atteindre la perfection pour son propre compte. Pour autant que de tels objectifs, dans la réalité de l’homme déchu, ne peuvent être atteints, l’imitation du pouvoir et de la perfection est assurée par les esprits déchus. Souvenons-nous de la façon dont Satan a tenté Jésus-Christ Lui-même : « Et le diable Lui dit : Je Te donnerai pouvoir sur tous ces royaumes, et leur gloire, car elle m’appartient et je la donne à qui je veux. Si tu te prosternes devant moi, tout cela sera à Toi. » (Luc 4 : 6-7). Le Christ rejeta fermement le tentateur, mais ce même séducteur propose aux gens la même tentation sous forme de savoirs occultes, de développement extrasensoriel et de « pouvoir » sur le monde.

La question se pose souvent : existe-t-il, dans la magie, un rituel de consécration de son âme au diable ?

Et en existe effectivement un, à la vérité dépourvu de ces ornements mythologiques sur l’apparition du diable à l’état de veille et l’établissement d’un « contrat » mutuel. C’est seulement un rituel d’actes particuliers de l’ordre de la magie noire, que nous ne décrirons pas et à travers lesquels la malheureuse personne consacre son âme au diable. On suppose que le prix éphémère du « contrat », c’est la force et la puissance sur les autres et sur la nature, (rendre malade ou soigner à volonté), le prix éternel, les tourments infernaux.

Prêtons encore une fois attention à la vérité fondamentale du magisme. Pour le mage, ce qui est important, ce ne sont pas les valeurs morales et le contenu spirituel du monde invisible., il reconnaît l’action d’un système de lois qui, par l’effet de passes magiques déterminées, doivent obligatoirement entraîner les conséquences désirées. De telle sorte que, dans la magie, ce qui compte, c’est l’accomplissement correct du rituel. C’est en cela que réside la différence essentielle avec les sacrements de l’Eglise, qui n’ont pas d’effet sur l’homme sans vivante relation avec Dieu. Même si les rituels extérieurs sont strictement observés, pour l’eucharistie, par exemple, le sujet peut ne pas entrer en communion avec le Christ, s’il n’en est pas digne. L’effet des sacrements sur le chrétien est directement lié à son état intérieur, à sa relation personnelle avec le Christ. Dans la magie, tout cela n’est pas important : les formules sont appliquées, on y croit, on n’a besoin de rien d’autre.

 LA MAGIE ET LE MAGISME:  COMMENT SE MANIFESTENT- ILS DANS NOTRE VIE

Malheureusement, il arrive que des chrétiens aient une perception magique des sacrements de l’Eglise, quand le baptême, la communion, le mariage sont considérés comme des moyens d’agir sur notre fortune terrestre, par la vertu de leur seule administration.

On se fait baptiser, et on est protégé de toutes les tentations, on communie, et on ne sera plus malade, on se marie religieusement, et on ne sera plus exposé au divorce, ainsi le suppose la conscience magique de la personne superstitieuse. Il arrive souvent que cette personne ne soupçonne pas (et peut-être est-elle en lutte active contre les sorciers et les magiciens) qu’elle est la victime d’une vision magique du monde. Le magisme se fait jour, par exemple, dans des phrases de cet ordre : « Fais baptiser tes enfants, ils seront de toute manière moins malades » (et si tu ne l’as pas encore fait, ne laisse personne approcher d’eux, pour éviter un mauvais sort.) « Mets un cierge et tu auras ton examen. », « Prends obligatoirement de l’eau bénite, elle protège du mauvais œil. ». C’est-à-dire que le magisme apparaît quand on oublie Dieu et qu’on n’envisage plus que le rituel apparent, et aussi quand on attend du domaine spirituel un bénéfice terrestre et mercantile.

Il en est de même lorsque la lecture complète des prières prescrites est perçue comme la garantie de tous les succès possibles, comme une sorte de placement qui oblige les forces spirituelles à exaucer tous nos désirs. Même les offices à l’église sont parfois perçus par certains comme quelque chose de magique, un théâtre d’une esthétique ancienne et peu compréhensible qui procure à l’homme une force invisible. Il est important que le chrétien le garde à l’esprit : dans la prière, le plus important, c’est de communiquer avec Dieu, qui sait comment organiser la vie de l’homme. C’est à Lui que nous confions notre vie et nos succès. A travers les rites de l’Eglise, l’homme se hausse en son âme jusqu’à Dieu, et Dieu regarde en son cœur et pour cette raison, octroie sa grâce dans la mesure de la relation vivante qu’Il a avec cet homme.

Le magisme de beaucoup de nos contemporains s’exprime en ceci que, par exemple, quelqu’un s’imagine être malade parce que quelqu’un lui veut du mal, ou bien, qu’à Dieu ne plaise, lui a jeté un sort.

De cette façon, la malade oublie la Providence Divine, il oublie que Dieu s’occupe de nous par le moyen de nos peines et de nos maladies. Il focalise à tort son attention sur la représentation magique des liens de cause à effet qui unissent les incantations, les malédictions et les mauvaises intentions à nos malheurs et à nos maladies. Une parole étrangère ou le mauvais œil semblent la cause première de nos souffrances, cependant les saints pères appelaient les peines une visite divine : c’est justement au moment où elles arrivent que s’éduque l’âme du chrétien, quand il se détourne des vains efforts terrestres pour orienter son âme vers ce qui est éternel.

Les gens dont la conscience est magique pensent à Dieu de façon distraite, impersonnelle et souvent, n’y pensent même pas. Dans les meilleurs cas, ils se représentent la Divinité comme un principe supérieur, selon lequel notre vie doit s’organiser, comme une sorte de loi cosmique, dont l’infraction entraîne des souffrances mais n’y remarquent point d’élément personnel supérieur. C’est pourquoi ils ne savent pas demander quelque chose à Dieu et ne savent pas ce que c’est que d’avoir confiance en Lui dans sa vie. Remarquons en passant que les chrétiens qui n’ont pas le sentiment vivant, quand ils prient, de se tenir devant Dieu, qui se fient au texte des prières comme agissant de lui-même et prononcent les mots de la prière seulement par habitude, pour observer le rite, sont sur la pente qui conduit à une compréhension magique du monde spirituel.

Et si quelqu’un suppose qu’il est capable d’atteindre des sommets spirituels par ses seuls efforts, si la perfection est considérée comme une sorte de méthode d’évolution spirituelle, alors là aussi, il y a un élément de magie. Car le résultat est censé provenir des seuls efforts humains, des formules orales et des passes, tandis que le cœur et ses sentiments, l’esprit et ses pensées, la volonté te ses désirs restent privés de relation vivante avec Dieu.

La vie spirituelle authentique est fondée sur le fait de se confier à Dieu (c’est-à-dire le fait de Lui remettre sa participation), de s’adresser à Lui de tout son cœur, et de remplir Ses commandements, et non sur l’accomplissement mécanique de rituels et la prononciation machinale de prières, même les plus orthodoxes. L’accomplissement chrétien véritable est l’action transfigurant de Dieu sur l’âme humaine, que l’homme ou bien facilite, ou bien ne permet pas. Et toute la plénitude de la vie de l’Eglise, avec ses services divins et ses sacrements, avec ses traditions et ses rites, avec ses prières et sa culture spirituelle, se révèle le moyen par lequel l’âme humaine doit s’ouvrir, dans son élévation libre, ardente et sincère vers le Père Céleste.
 LA MAGIE ET LE MAGISME:  COMMENT SE MANIFESTENT- ILS DANS NOTRE VIE

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(1) La magie (lat. Magia. Sorcellerie, magie) est un ensemble de rites et d’actions qui se donnent pour but d’influer sur le milieu ambiant avec l’aide de forces mystérieuses. Ce sont les invocations, les conjurations, le fait de jeter ou de neutraliser des sorts, et tous les rituels correspondants possibles et imaginables (par exemple faire des nœuds, écrire des mots déterminés, des schémas), et aussi les instruments adéquats : talismans, couteaux, aiguilles, os, cheveux, sang, résine, herbe etc.

En général, on se tourne vers la magie quand on cherche un moyen pratique de s’en sortir qui n’exige pas de grands efforts spirituels. C’est en effet si simple, prononcer une formule magique, souffler, cracher, et croire que tout va s’arranger ! Cependant, derrière la magie, se cache toute une vision du monde (c’est ce que l’on peut précisément appeler le magisme). Cela vaut la peine d’être approfondi pour mieux comprendre les différences entre le magisme et la foi chrétienne.


(2)La magie et le magisme ce n’est vraiment pas la même chose. La magie, c’est une pratique occulte, et le magisme, une vision du monde, construite sur les principes de la magie. Il arrive que quelqu’un qui ne s’est jamais occupé de magie, dans sa vision du monde ses actes et ses opinions, fasse preuve d’un évident magisme. De nos jours, il est important de faire cette différence, dans la mesure où, souvent, on prend la religion elle-même pour quelque chose de magique.

Pravoslavie.ru

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Janvier 2018 à 05:00 | 5 commentaires | Permalien

Saint Séraphim de Sarov " Christ est ressuscité, ma joie ! " La découverte miraculeuse des reliques du saint en 1991 à Leningrad
Les reliques de saint Séraphim avaient donc disparu mystérieusement et bien des anecdotes circulaient à leur sujet. Lorsque de manière inattendue, en 1991, elles furent retrouvées le 2 janvier, jour anniversaire de sa mort, à la cathédrale Notre-Dame de Kazan de Leningrad (Saint-Pétersbourg) devenue le premier Grand Musée de l'Athéisme

Le 25 novembre 1825, la Mère de Dieu, "la Souveraine du Ciel" donna l'ordre au futur saint de construire le monastère de Diveevo, précisant avec exactitude les détails et l'organisation, promettant d'en être pour toujours l'Higoumène. Tâche que Séraphim assuma avec exactitude sans quitter Sarov ! Fin novembre 1831, un an avant sa mort se situe le célèbre Entretien avec Motovilov Séraphim « au visage devenu plus lumineux que le soleil » livre à un jeune homme assis près de lui et « devenu aussi lumineux que le sien » un message pour qu'il le transmit au monde entier. Il faut lire et méditer à loisir la quinzaine de pages écrites par Motovilov sur le but de la vie chrétienne : la grâce du Saint-Esprit pour en goûter la saveur, la douceur, la paix, la poésie toute évangélique.....

Saint Séraphim de Sarov " Christ est ressuscité, ma joie ! " La découverte miraculeuse des reliques du saint en 1991 à Leningrad
Sous le Régime soviétique.

En 1921, le monastère de Sarov est pillé, ses moines chassés, les reliques de saint Séraphim emportées dans un sac bleu - par un agent de la Tcheka, pensait-on, à Moscou. Le monastère devint un centre de recherche atomique militaire, connu uniquement et secrètement sous le nom d'Arzamas-16. Après l'explosion de la bombe nucléaire sur Hiroshima, Sakharov, alors âgé de 24 ans, y fut envoyé par Kroutchev.

Il y fit la découverte de la bombe H dont l'immense portée ne lui échappa pas. Quant au monastère de Diveevo, il fut fermé en 1927 et son millier de moniales dispersées soient en camp de concentration, certaines jusqu'à Tachkent, en Ouzbékistan, ou même déportées tout près, à Mourom où elles cachèrent divers objets dont l'icône de "Joie de toutes les joies" devant laquelle saint Séraphim mourut.

En 1988, le Comité exécutif de Diveyévo mit à disposition la maison située au-dessus de la source miraculeuse dédiée à Notre-Dame de Kazan. Puis, en 1989, la cathédrale de la Trinité toute délabrée. Partiellement restaurée dans l'enthousiasme, elle put être consacrée à nouveau aux environs de Pâques 1990.

Lors d'un congrès de physiciens, il exprima ses craintes. Kroutchev lui fit savoir que la tâche des savants était de perfectionner l'armement, leur usage éventuel n'étant pas leur affaire. André Sakharov tombé en disgrâce, fut envoyé à Nijni Novgorod et y vécut dans la plus extrême pauvreté. On permit ensuite à ce grand savant, prix Nobel de la Paix étroitement surveillé, de résider à Moscou ; il y lutta jusqu'à la fin de sa vie pour la défense des opposants persécutés et une "véritable détente internationale".......

Saint Séraphim de Sarov " Christ est ressuscité, ma joie ! " La découverte miraculeuse des reliques du saint en 1991 à Leningrad
Les reliques de saint Séraphim avaient donc disparu mystérieusement et bien des anecdotes circulaient à leur sujet. Lorsque de manière inattendue, en 1991, elles furent retrouvées le 2 janvier, jour anniversaire de sa mort, à la cathédrale Notre-Dame de Kazan de Leningrad (Saint-Pétersbourg) devenue le premier Grand Musée de l'Athéisme.


Un employé qui mettait de l'ordre dans les combles aperçut un sac bleu sans étiquette : il contenait de fait - cela fut vérifié - les reliques du saint, des lambeaux de vêtements et la croix donnée par sa mère.

Dans ce musée dont la crypte exposait à la curiosité des visiteurs les pires caricatures des moines, les restes mortels de "l'humble Séraphim" étaient là, cachés, intercédant pour son peuple...

SUITE SAINT SERAPHIM DE SAROV (1759-1833)
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Saint Seraphim de Sarov (1759-1833) - L’entretien avec Motovilov
Пути Господни - книга Ксении Кривошеиной о поиске веры. глава "ДИВЕЕВО"

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Janvier 2018 à 10:27 | 2 commentaires | Permalien

DEVENIR ET RESTER UN CHRÉTIEN ORTHODOXE
Prêtre Andrew Phillips

INTRODUCTION

Nous entendons parfois des gens raconter comment ils en sont venus à rejoindre l'Eglise Orthodoxe. Bien que chaque histoire soit intéressante, et parfois même extraordinaire, je pense que les histoires racontant comment des gens sont restés de fidèles Chrétiens Orthodoxes malgré les tentations seront de plus grande utilité. Comme il est écrit dans l'Evangile : "C'est à votre constance que vous devrez votre salut" (Luc 21,19).

De plus, je n'ai pas intitulé cet entretien "Comment entrer dans l'Eglise Orthodoxe" mais "Comment devenir et rester un Chrétien Orthodoxe."

Car rejoindre l'Eglise Orthodoxe ou devenir un membre de l'Eglise Orthodoxe, cela concerne des changements externes, et ce n'est pas la même chose que "devenir un Chrétien Orthodoxe," qui concerne des changements intérieurs. Et rester un Chrétien Orthodoxe est encore plus important, c'est pourquoi j'ai consacré 3 fois plus de temps à cette partie-là qu'à comment devenir Chrétien Orthodoxe.

DEVENIR ET RESTER UN CHRÉTIEN ORTHODOXE
DEVENIR ORTHODOXE – CONVERSION ET INTÉGRATION

Définissons d'abord nos termes en parlant d'un nombre de mots qui sont utilisés dans ce contexte. Tout d'abord, il y a la phrase nulle "Orthodoxe de naissance." Cela n'existe pas. Personne n'est "né Orthodoxe", nous sommes tous nés païens. C'est pour cela que nous exorcisons d'abord puis baptisons. Plus acceptables sont les termes, "né dans une famille Orthodoxe" et "Orthodoxe depuis le berceau". Il est intéressant de noter que les gens qui utilisent avec condescendance des termes comme "Orthodoxe de naissance" appellent les enfants des "convertis".. des "convertis". En fait, bien sûr, dans leur langage erroné, les enfants de "convertis" sont "Orthodoxes de naissance"!
Ensuite il y a le mot "converti." Lorsque des gens disent qu'ils sont convertis, je leur demande d'abord : "Convertis à quoi?" Au folklore grec? A l'alimentation russe? Au pharisianisme? A la nostalgie d'un Anglicanisme ou d'un Catholicisme-romain démodés? A un passe-temps intellectuel de syncrétisme?

Il est vrai, en un sens, que nous sommes tous, toujours, des convertis, parce que nous avons tous à constamment nous convertir au Christ. C'est le sens du Psaume 50. Le roi-prophète David aussi fut un converti, un "né de nouveau", après son grand péché. Hélas, le mot "converti" n'est en général pas utilisé dans ce sens spirituel mais dans un sens séculier.

J'espère que quand les gens s'appellent eux-mêmes "convertis", ils veulent dire qu'ils sont convertis au Christianisme (qui est le mot correct pour Orthodoxie). J'espère aussi que quand ils disent qu'ils sont "convertis", cela signifie qu'ils ont été très récemment reçus dans l'Eglise. Hélas, je dois admettre que ce n'est pas toujours le cas. Les années passant, j'ai rencontré des gens qui étaient entrés dans l'Eglise Orthodoxe 10, 20, 30 ans auparavant voire plus, et qui étaient encore des "convertis" et même qui s'appelaient eux-mêmes "convertis". Et ceci même dans le cas de certains clercs, prématurément ordonnés.

Ca me dépasse, car cela signifie que même après des années comme membres "de nom" de l'Eglise Orthodoxe, ils ne sont pas encore devenus Chrétiens Orthodoxes, ils n'ont pas encore intégré l'Eglise, ils n'ont pas encore grandit naturellement dans l'Orthodoxie, et il ne mènent toujours pas un genre de vie Orthodoxe, ils n'ont pas encore acquis cet instinct d'Orthodoxie, qui signifie que l'Orthodoxie est leur unique demeure spirituelle, qu'elle est leur os et leur sang, qu'ils respirent l'Orthodoxie parce que leurs âmes sont Orthodoxes. Ils souffrent de l'affliction spirituelle de la "convertitis". Ils sont restés néophytes. Ils n'ont accompli que ce que le diable voulaient qu'ils accomplissent – être incomplets. C'est pourquoi les Russes, faisant un jeu de mot sur le mot russe "konvert", qui signifie une enveloppe, disent plutôt vrai en parlant de certains convertis : "le problème avec le 'konvert', c'est qu'il est soit souvent vide, ou souvent décollé."

Il peut y avoir bien des raisons à cet état de convertitis. Ce peuvent être des gens qui sont rentrés dans l'Eglise Orthodoxe et n'ont pas trouvé de paroisse où aller, au moins avec des Offices dans une langue qu'ils pourraient comprendre. Par exemple, j'ai rencontré des gens qui avaient été Orthodoxes depuis 40 ans mais n'avaient jamais participé à une Vigile Pascale dans leur propre langue! J'ai rencontré des gens qui étaient Orthodoxes depuis 5 ans et n'avaient jamais assisté à la moindre Vigile Pascale, parce que leur communauté Orthodoxe locale n'a que 10 Liturgies par an et uniquement des samedis matin! J'ai rencontré des gens qui étaient Orthodoxes depuis 60 ans et n'avaient jamais été à des Vêpres ou un Office de Vigile! En d'autres mots, de telles personnes n'ont jamais eu l'opportunité d'apprendre et de s'intégrer. Cependant, il y a malheureusement aussi d'autres raisons pour lesquelles des gens ne s'intègrent pas dans la vie de l'Eglise.

DEVENIR ET RESTER UN CHRÉTIEN ORTHODOXE
LES MOTIFS DE CONVERSION

En principe, le clergé ne devrait recevoir quelqu'un au sein de l'Eglise Orthodoxe que pour des raisons positives. Le fait est qu'il y a des gens qui souhaitent rejoindre l'Eglise Orthodoxe pour des raisons négatives, par exemple par dégoût pour une dénomination ou un membre de son clergé. C'est de la psychologie, pas de la théologie, et en plus, pas très saine, ni très Chrétienne, comme psychologie.

Je me souviens comment dans les années 1970, celui qui est à présent l'évêque Kallistos me raconta comment un groupe de convertis lui avaient demandé d'écrire un livre dénonçant toutes les hérésies de l'Anglicanisme. Les convertis en question, et ils étaient en effet convertis, étaient bien entendu tous des ex-Anglicans! Ils n'avaient pas compris que leur motivation, à tous, provenait de leurs problèmes psychologique personnel, de leur réaction, qu'ils étaient occupés à masquer derrière leur zèle passionné. C'est fort justement que l'évêque Kallistos refusa d'écrire quelque chose de négatif. En tout cas, aucun Orthodoxe n'aurait acheté le bouquin, parce qu'il n'aurait pu être de quelqu'utilité que ce soit pour des néophytes ex-Anglicans. Ce fut un livre en moins à réduire en pâte.

Habituellement, un prêtre sait découvrir si les motivations de ceux qui souhaitent rejoindre l'Eglise Orthodoxe sont négatives rien qu'en attendant de voir si ces gens viennent aux Offices religieux. Habituellement, ces gens super-zélés qui aiment lire à propos de la Foi ou parler de la Foi dans des forum ou ailleurs, sont ces mêmes personnes qui font de l'absentéisme à l'église. Leur zèle se passe tout dans la tête ou dans leurs émotions, pas dans leur coeur et âme, et dès lors pas dans leur vie et leur pratique.

Ensuite, il y a ceux qui ont été attirés à l'Eglise par une découverte durant un voyage. J'appelle ces gens des "Orthodoxes de Vacances." Leur attirance n'est souvent pas vers le Christ, mais vers une culture étrangère et exotique – et au plus exotique, au mieux c'est. Menant une vie très monotone, l'Eglise Orthodoxe leur donne quelque chose pour rêver, habituellement leurs prochaines vacances en Crête ou quelque part du genre. A nouveau, un prêtre sait facilement découvrir si leur intérêt est sérieux en regardant s'ils viennent à l'église. En général, ils ne viennent pas, parce qu'ils ne sont pas en vacances! Hélas, certains d'entre eux ont été reçus dans l'Eglise par des prêtres manquant de discernement, dans leur lieu de villégiature, que ce soit en Roumanie, Russie, Grèce, Chypre, au Mont Athos ou ailleurs.

Ne connaissant rien de la Foi Orthodoxe, ils se présentent sur le pas de votre porte et vous avez à leur expliquer que bien qu'ils soient membres de l'Eglise Orthodoxe, ils ne sont en réalité pas encore devenus Orthodoxes. Souvent, de toute manière, de telles personnes peuvent bien vous téléphoner, mais en général ne viendront jamais à un Office à l'église, parce qu'ils auront cessé de pratiquer avant de s'être préparés à venir à l'église.

Ensuite il y a ces gens qui viennent avec leur propre agenda, souvent des "je-sait-tout", qui ont lu tous les livres existant sous le soleil, mais n'ont pas encore la moindre idée de la lettre A de l'ABC Chrétien. Et ils arrivent avec leurs desiderata qu'ils souhaiteraient imposer! "Oui, je veux rejoindre l'Eglise Orthodoxe, mais à condition qu'elle aie d'abord été 'réformée' et 'modernisée'!" - "Oui, c'est bon ainsi, mais je voudrais qu'on rajoute quelques hymnes occidentaux avant le Canon!", ou "Je ne rejoindrai l'Eglise Orthodoxe que lorsqu'elle célébrera Pâque en même temps que ma tante Suzanne qui est Protestante!", ou "Tout est parfait sauf que vous utilisez beaucoup trop de cierges. Retirez ces cierges et je rejoindrai l'Eglise Orthodoxe." "Je ne deviendrai Orthodoxe que si vous avez une icône de st. François d'Assise!" "Je ne rejoindrai l'Eglise Orthodoxe qu'à condition que tout le monde y vote pour le parti politique XYZ et aille en vacances en Toscane!". Ce sont peut-être des exemples extrêmes, mais ce sont des exemples authentiques. Ce sont tous des exemples de manque d'humilité. Aucun prêtre ne devrait recevoir des gens pareils au sein de l'Eglise pour la simple raison qu'ils n'aiment pas et n'acceptent pas l'Eglise et Son Maître le Christ.

Il n'y a qu'un seul critère pour entrer dans l'Eglise Orthodoxe, et c'est parce que vous êtes convaincus que c'est pour votre Salut personnel, pour votre survie spirituelle, parce que c'est la sainte Volonté de Dieu pour vous, parce que vous savez que c'est votre demeure spirituelle, et que quelqu'en soit le prix, vous ne pourrez jamais être rien d'autre.

DEVENIR ET RESTER UN CHRÉTIEN ORTHODOXE
COMMENT RESTER ORTHODOXE – L'ATTACHEMENT AUX APPARENCES

Récemment, un prêtre qui avait reçu des gens dans l'Eglise au cours des 20 dernières années me raconta que la liste de gens qu'il avait reçu et qui avaient fait défection était plus longue que celle de ceux qu'il avait reçus et qui avaient persévéré. Ce prêtre est relativement prudent quand il s'agit de recevoir les gens, mais je connais 2 autres paroisses où la liste des défections est au moins 20 fois plus longue que celle des persévérants. Dans les 2 cas, je doit admettre que c'est la politique de la paroisse qui est à remettre en cause. Présentez-vous y et demandez, et vous serez automatiquement reçus dans l'Eglise endéans les 2 semaines, sans la moindre instruction.

Mais pourquoi alors est-ce que des gens abandonnent la pratique de la Foi à laquelle ils ont choisit d'appartenir de leur plein gré? Si nous examinons cette question, peut-être pourrons-nous apprendre quelques leçons qui sont utiles pour nous et qui pourrons nous aider à rester un fidèle Orthodoxe.

Tout d'abord, nous devons nous examiner nous-mêmes. A quoi sommes-nous en fait attachés dans l'Eglise? Il y en a qui disent : "C'était si merveilleux à l'église aujourd'hui! Le chant était si beau, l'encens sentait si bon!" Des paroles pareilles me font penser qu'il est peu probable que cette personne revienne. De telles personnes semblent avoir un feu intérieur qui éclate dans un jaillissement d'enthousiasme et d'émotion. Mais comme tous les feux vifs, ils brûlent vite et ne laissent que des cendres froides. Cet attachement aux apparences et à l'exotisme est dangereux, parce que nous passons à côté de l'essentiel.

L'attachement aux apparences peut s'étendre aux vêtements, langues, nourriture et folklore étrangers. Je me souviens d'une paroisse russe en Belgique, on savait directement qui y étaient les convertis; les hommes portaient des barbes de paysans Russes du 19ème siècle, et les femmes portaient des longues jupes sans élégance et semblaient porter une nappe de table sur la tête. Vous saviez qui étaient les Russes parce qu'ils étaient habillés normalement. Dans une paroisse grecque ici, il y avait 2 prêtres, un Grec et un converti. Vous reconnaissiez directement qui était le convertit parce qu'il portait d'énormes robes à large manches et un énorme chapeau-cheminée sur sa tête. Le Grec ne portait qu'une tunique.

Dans une autre paroisse russe, les Russes parlaient toujours de chanter, de Noël et de Pâques, mais les "convertis" (et c'est bien ce qu'ils étaient) parlaient de "psalmodier" et "La Nativité" et "Pascha." Un vrai Russe, né en Union Soviétique, me raconta un peu cruellement pourquoi il aimait le convertit de sa paroisse "parce qu'il me fait marrer avec tout son folklore." Le zèle non-éclairé est toujours ridicule. Le zèle doit être canalisé afin d'atteindre quelque chose de positif.

J'ai un ami Chypriote Grec, né et élevé à Londres, qui me raconta que son plat préféré était le steak et la tourte aux rognons, et que c'était la première chose qu'il mangeait à Pâques lorsque le jeûne était finit. Je lui ai demandé s'il mangeait parfois dans un restaurant grec. Il répondit : "Oh non, ça c'est juste bon pour les Anglais." Il me raconta aussi comment à Londres, dans les mariages entre Chypriotes, les invités avaient l'habitude d'attacher des billets de banque aux vêtements du nouveau couple, une sorte de cadeau de mariage. Lorsque pour la première fois il vit un mariage à Chypre, alors qu'il avait 25 ans, les gens là-bas ne firent pas cela. Pourquoi? Parce qu'ils avaient cessé de le faire dans les années 1960, considérant cela comme une sorte de coutume paysanne primitive. En d'autres termes, ils avaient cessé de le faire après que la plupart de leurs compatriotes Chypriotes Grecs avaient émigrés à Londres, mais ceux à Londres avaient conservé la vieille coutume des années 1950. Et voilà que les convertis veulent imiter cette coutume morte.

A cet égard, j'ai rencontré récemment un autre "convertit" qui venait de rentrer de vacances en Grèce, et en parlait avec beaucoup d'enthousiasme comme étant une "terre sainte" pleine de "saintes personnes," parce que "les Orthodoxes sont saints". Hé bien, je ne peux que supposer qu'il a dû passer tout son séjour dans d'excellents monastères – en passant, tous les monastères ne sont pas excellents. Je recommanderais à de telles personnes d'aller visiter les prisons grecques. Elles sont pleines d'Orthodoxes – des voleurs, des assassins, des violeurs, des proxénètes, des escrocs Orthodoxes. Vous pouvez le dire, ils sont tous Orthodoxes! Voyez-vous, la nature humaine est la même dans le monde entier.

Ce que je veux dire c'est que si nous nous attachons aux apparences, alors nous devrions d'abord nous demander à nous-mêmes : à quelles apparences sommes-nous donc attachés? Si nous ne faisons pas preuve de discernement, nous pourrons en effet avoir l'air fort bête. Toutes les apparences ne sont naturelles que si elles reflètent ce qui est en nous. Si le Christianisme Orthodoxe est en nous, alors nos apparences seront celles de tout Chrétien Orthodoxe. Nous gagnerions certainement à prendre l'habitude de visiter d'autres paroisses Orthodoxes, des pays où il y a beaucoup d'églises Orthodoxes, observant et analysant notre aspiration à l'authenticité. La pire des choses ce sont ces petites communautés de "convertis", refermées sur elles-mêmes, et qui ne voient jamais rien d'autre. Ils peuvent finir par avoir des pratiques qui n'existent nulle part ailleurs sur terre, et cependant penser être "plus Orthodoxes" que qui que ce soit d'autre! A nouveau, l'humilité est la solution pour guérir cette maladie, et l'humilité commence avec le réalisme, pas avec la fantaisie. Aucune spiritualité n'a jamais été fondée sur de la fantaisie. Sans une sobre humilité, il y a toujours l'illusion, qui est suivie par le découragement et la dépression. C'est la loi spirituelle.

Voir la réalité d'églises Orthodoxes est un excellent remède contre la maladie des fantaisies. Se rappeler que certaines Eglises Orthodoxes sont des Eglises d'Etat, et que bien d'autres ont des mentalités d'Eglise d'Etat. Une expérience qui donne à réfléchir, c'est la rencontre avec un certain nombre de ces diacres, prêtres et évêques qui se vantent de combien "ils gagnent" comme salaire, qui sont "hors service" à partir de 17h et les lundis et jeudis, et qui ne peuvent dès lors pas y célébrer de funérailles, qui disent qu'être dans le clergé c'est un bien meilleur boulot que ce qu'ils auraient autrement dû faire parce qu'ils n'étaient pas trop brillants à l'école et que l'alternative c'était être larbin dans une usine.. Mais c'est la réalité. Le contact avec cette réalité peut être de grand secours pour mettre un terme au zèle non-éclairé, aux ghettos de convertis, à tout ce que j'appelle "l'effet de serre".

Cela ramène les gens les pieds sur terre, et cela leur rappelle que c'est là où il devrait se trouver, car notre religion est la religion de l'Incarnation. Ce que les autres pensent et font, ce ne sont pas nos affaires, notre tâche c'est le salut de notre propre âme.

A cet égard, une des principales raisons pour laquelle certains convertis ne cessent pas d'être des convertis et ne deviennent pas Orthodoxes, c'est parce qu'ils n'ont pas de travail. Le besoin de gagner votre pain quotidien, d'être avec d'autres personnes, est un excellent moyen pour que les gens commencent à vivre leur Foi (au lieu de juste y réfléchir). Ceci peut éviter ce qu'on appelle les tentations de la gauche et de la droite. Les tentations de gauche sont le laxisme, la faiblesse, le compromis, l'indifférence. Les tentations de droite sont : juger sévèrement les autres, le zèle méprisant du Pharisien, "le zèle non-éclairé." Ces tentations sont d'un danger équivalent et doivent être autant combattues les unes que les autres. Toutes amènent à un gaspillage d'une quantité énorme de temps et d'énergie dans des distractions telles que la discussion sur des problèmes sans intérêt genre l'oecuménisme, plutôt que de prier. Vivre dans la société est le moyen qui nous permet d'apprendre à nous connaître nous-mêmes, voir nos défauts et éviter de nous fourvoyer dans des problèmes théoriques.


INTÉRÊT SUPERFICIEL

Certains sont vraiment imbus d'eux-mêmes! Certains sont vraiment pleins de suffisance et se gonflent. D'abord – si vous le leur permettez – ils vont vous détailler l'histoire de leur vie, et ensuite ils vont vous raconter les derniers ragots à propos du prêtre X, de l'évêque Y, et ensuite de la juridiction Z. Et cela quand bien même ils ne connaîtraient pas l'ABC de la Foi d'un enfant. Cependant, le fait est que le Christianisme, et c'est ce dont nous parlons, ce n'est rien de tout cela. Si vous n'avez pas de contact avec la réalité, alors vous n'apprendrez jamais les choses réelles. La vie de l'Eglise n'a rien à voir avec toute cette absurdité. Il n'y a rien de plus ennuyeux que de discuter de la personnalité et des activités d'autrui, clergé ou laïc, sauf bien sûr du péché les concernant, car le péché est toujours ennuyeux, c'est toujours la même chose. Posez la question à quelqu'un qui écoute des confessions.

La vie d'Eglise, c'est : qui va faire le café? Qui va faire la vaisselle? Qui va s'occuper des fleurs? Qui va tondre la pelouse? Qui va préparer et cuire les prosphores? Qui va nettoyer les toilettes? Saint Nectaire accomplissait cette dernière tâche alors qu'il enseignait à Athènes, quand bien même il portait l'imposant titre de "métropolite de Pentapole". Alors comment pourrions-nous nous en plaindre? Après tout, c'est une des premières tâches confiées aux novices dans les monastères.

Bien entendu, ce ne sont pas les principales tâches dans la vie de l'Eglise. Continuons :
La vie d'Eglise, c'est : Qui va apprendre à chanter? Qui va venir à tous les Offices à l'église? Qui va respecter tous les jeûnes de l'Eglise? Qui va lire chaque jour ses prières matinales et vespérales? Qui va se préparer consciencieusement pour la confession et la Communion? Qui va lire tous les jours les lectures prévues de l'Evangile et de l'Epître?

Et en fait, si vous voulez la réalité brute, qui choquera certains "convertis":
La vie d'Eglise c'est aussi : qui paiera les factures?

Oui, la vie d'Eglise, cela concerne l'engagement, la chose qui manque le plus dans notre culture actuelle, tiédasse et médiocre. Etre un Chrétien, et je vous le rappelle, c'est tout ce que le mot "Orthodoxe" signifie, c'est très difficile.
Depuis le Christ, personne n'a jamais dit autre chose. Sans un engagement ferme, nous ne resterons jamais Orthodoxe. Etre Chrétien, c'est aimer Dieu et aimer son prochain. Si nous ne sommes pas préparés à ne fut-ce qu'à l'essayer et le mettre en pratique, alors ça n'ira jamais. Malheureusement, certains pensent qu'être un Chrétien Orthodoxe – je sais, c'est un raisonnement vide, un cercle vicieux – ça ne concerne pas l'amour de Dieu et de son prochain. Ils pensent qu'il s'agit de lire des bouquins, d'avoir des opinions, de condamner autrui, de manger de la nourriture étrange, d'être intolérant, ou de porter des vêtements bizarres. Notre Seigneur n'a jamais rien dit de tout cela. Il a dit : "Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres" (Jean 13,34).

Le fait est que tous les Chrétiens étaient autrefois Chrétiens Orthodoxes, mais la plupart n'ont pas compris et ont chuté.
Le Christianisme Orthodoxe, ce n'est pas être reçu dans l'Eglise Orthodoxe et puis dire : "Ca y est, j'y suis arrivé."

C'est entrer dans l'Arène, c'est se trouver sur la Croix. J'ai souvent entendu des Anglicans dire : "Je sais que l'Orthodoxie, c'est l'authentique, mais je n'y parviendrais jamais." Je suppose que cela a au moins le mérite de l'honnêteté. Je pense toujours à ces paroles de ce saint prêtre, Clément d'Alexandrie, au 3ème siècle : "Si l'homme n'est pas couronné par le martyre, veillez à ce qu'il ne soit pas loin de ceux qui le sont."

La solution, c'est de lire l'Evangile selon saint Jean, d'avoir une règle de prière quotidienne. "Le Royaume des Cieux est pris par la force", dit l'Evangile.

NOSTALGIE

La nostalgie se définit par un attachement au passé. Ce n'est pas Chrétien, quand bien même nous trouverions naturel et humain d'avoir de l'indulgence envers nous-mêmes de temps à autres. Le problème est que cela nous détourne de vivre dans la réalité du temps présent, ce que nous sommes supposés faire..... Suite "P.O." ne peut mettre en ligne in extenso ce texte très complet et intéressant, vous êtes nombreux à vous poser ces questions, en voici le lien : Saint Materne

По русски Что препятствует стать православным

DEVENIR ET RESTER UN CHRÉTIEN ORTHODOXE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 14 Janvier 2018 à 12:10 | 12 commentaires | Permalien

Saint Basile le Grand et Circoncision de notre Seigneur Jésus Christ
Le huitième jour de la Naissance du Sauveur est arrivé ; l'étoile qui conduit les Mages approche de Bethléhem ; encore cinq jours, et elle s'arrêtera sur le lieu où repose l'Enfant divin. Aujourd'hui, ce Fils de l'Homme doit être circoncis, et marquer, par ce premier sacrifice de sa chair innocente, le huitième jour de sa vie mortelle. Aujourd'hui, un nom va lui être donné ; et ce nom sera celui de Jésus, qui veut dire Sauveur. Les mystères se pressent dans cette grande journée ; recueillons-les tous, et honorons-les dans toute la religion et toute la tendresse de nos cœurs.

"Dieu, l'homme, l'Église"
Extraits du texte : « L’ecclésiologie de saint Basile le Grand », par Mgr Basile (Krivochéine)

Il n’est pas si facile de parler de l’ecclésiologie de saint Basile le Grand. Saint Basile lui-même n’a laissé aucun traité où il exposerait sa doctrine sur l’Église. Nulle part il n’en parle d’une manière systématique. On est donc obligé de chercher dans ses œuvres des passages, dispersés un peu partout, où il aborde la question, toujours en passant d’ailleurs, et généralement très brièvement .

Saint Basile oppose l’unité des membres du corps du Christ aux divisions des églises de son temps : « Nous serions vraiment les plus étranges de tous les hommes, si nous trouvions notre plaisir dans des schismes et des divisions des églises, et si nous ne regardions pas comme le plus grand des biens l’union des membres du corps du Christ ». C’est par l’amour que les membres de ce corps, divisés par l’espace, sont unis .

« Que pourrait-il, en effet », écrit saint Basile, « y avoir de plus agréable que de voir ceux qui sont séparés par une telle étendue de pays, rattachés dans le corps du Christ en une seule harmonie de membres par l’union qu’opère l’amour et la charité »
Parmi les apôtres saint Basile paraît donner une place particulière à certains sans préciser pourtant en quoi elle consiste. C’est d’abord le groupe des trois apôtres présents à la Transfiguration, Pierre, Jean et Jacques.

« Pierre et les fils du Tonnerre », dit-il, « ont vu sur la montagne Sa beauté, brillant plus fort que la splendeur du soleil, et il leur fut donné de saisir par les yeux les prémisses de Sa glorieuse Parousie ». C’est l’apôtre Pierre en particulier « qui pour l’excellence de sa foi a reçu le bâtiment de l’Église ».

Ou bien encore : « Le bienheureux Pierre qui a été préféré de tous les disciples, qui seul a reçu plus de témoignages et fut déclaré plus bienheureux que les autres, à qui ont été confiées les clefs du Royaume des Cieux, lorsqu’il entend de notre Seigneur : “Si je ne te lave pas les pieds, tu n’as pas de part avec moi” (Jn 13, 8), quel cœur de pierre n’induira-t-il pas à la crainte et au tremblement devant les jugements de Dieu ? ». Ce passage, inspiré de Mt 16 en connexion avec Lc 22, bien qu’important quant à la place que saint Basile reconnaissait à l’apôtre Pierre dans l’Église, a néanmoins un caractère primordialement spirituel et moral. Saint Basile veut montrer à ses auditeurs par l’exemple de l’apôtre Pierre que les plus grandes grâces ne peuvent pas nous préserver d’une chute possible si nous nous confions à nos propres forces.

Les actions de ceux qui ont la charge des églises sont inspirées par le Saint Esprit.

« Ne voyez pas là une décision humaine, » écrit saint Basile au clergé de Colonie à propos du transfert d’un évêque à un autre siège, « ou inspirée par des calculs d’hommes aux pensées terrestres, mais soyez persuadés que ceux à qui incombe la sollicitude des Églises de Dieu ont agi avec le concours de l’Esprit-Saint : imprimez à vos esprits cette source de leur action : confiez leur entreprise à leur intelligence et mettez votre zèle à la réaliser ».

On s’inscrit par le baptême dans le livre de l’Église pour devenir citoyen céleste :
« Tu dois rendre compte de tout comme soldat du Christ, comme athlète de la piété, comme ayant ta citoyenneté dans les cieux. Inscris-toi dans ce livre pour être réinscrit dans celui d’en haut ».

Monseigneur BASILE (Krivochéine)
Archevêque de Bruxelles et de Belgique
(1900-1985)
...................................
Lire aussi A PROPOS DE L' ASCESE
Un SITE: Archevêque Basile (Krivocheine) : L’ecclésiologie de Saint Basile le Grand et PATROLOGIE

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 14 Janvier 2018 à 08:00 | 0 commentaire | Permalien

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
Collection Cerf Patrimoines

Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins.

Un détenu politique qui connut l'exil, la prison, les tortures et fut lauréat du prix Staline. Un chirurgien et un prêcheur de talent, qui parfois hésitait entre ces deux vocations, médicale et sacerdotale.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il envoie un télégramme personnel au Président du præsidium du Soviet suprême Mikhaïl Kalinine, dans lequel il demande à pouvoir soigner les soldats blessés au combat et il se dit prêt à repartir en exil à la fin de la guerre.

Un chrétien doué d'une énorme force de volonté, d'honnêteté, de foi intrépide, et qui cependant n'évita pas de sérieuses erreurs sur son chemin. Un être pleinement humain. Un pasteur. Un savant. Un saint.

L'archevêque Luc a été canonisé en 2000.

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
Biographie d'Anton Odaysky

Le père Anton Odaysky est recteur de la paroisse Saint Michel Archange à Cannes et représentant du Primat de l'Eglise orthodoxe russe hors frontières. Il est ingénieur informatique à Sophia Antipolis. Outre sa formation d'ingénieur, il a suivi des études de philosophie et de théologie à l'Institut Saint Jean le Théologien à Moscou et d'histoire à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris. Marié, il est père de quatre enfants.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 13 Janvier 2018 à 17:27 | 0 commentaire | Permalien

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
LA CATHÉDRALE RUSSE DE LA SAINTE-TRINITÉ est ouverte pour des visites chaque jour du lundi au vendredi de 15h00 à 19h00 et samedi, dimanche: de 10h00 à 12h00 et de 15h00 à 19h00

Chaque jour : Divine Liturgie à 10h Vigiles /office du soir/ à 18h
........................................................................................................................................................................

La librairie et la boutique du Centre spirituel et culturel sont très bien fournies. Vous trouverez un grand choix de livres de prière et d’histoire, de cartes postales, de calendriers, de publications pour enfants.

Beaucoup de titres en russe comme en français, un rayon est consacré aux ouvrages pour enfants, également dans les deux langues.

Les visiteurs trouveront des icônes sur bois et sur métal, des croix pectorales et de baptême. Souvenirs traditionnels russes. Cierges, prosphores, encens et chapelets. CD et DVD. Clochettes et objets en porcelaine. Livres d’art.

Une brochure en français, récemment parue, consacrée à l’histoire de la construction du Centre.

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
Accueil chaleureux. Vous trouverez également les horaires des offices et le programme du Centre culturel. Possibilité de visites guidées.

Pour nous trouver: Adresse 1 quai Branly – 75007 Paris. Transport RER : Pont de l’Alma – Musée du quai Branly
Metro : Alma – Marceau, ligne 9
Bus : 42, 63, 72, 80, 92.

PHOTOS pour "PO" Daniel Naberejnyl9o

La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris
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La librairie et la boutique du Centre spirituel  de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris

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Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Janvier 2018 à 22:10 | 2 commentaires | Permalien

Décès de l’archimandrite Placide Deseille - un récit de ses funérailles
Le 7 janvier à 13 heures, le père Placide Deseille, s’est endormi en Christ à l’âge de 91 ans.

Funérailles du père Placide à St Antoine-le-Grand.

Le matin du 11 janvier: matines à 5h puis divine liturgie célébrée par Mgr Job de Telmessos. Ensuite office des funérailles à 10 h présidé par Mgr Emmanuel entouré du métropolite Joseph, de l'archevêque Job et de l'évêque Marc (métropole roumaine), le père Elisée de Simonos Petra étant retenu, c'est le père Macaire qui représentait le Mont Athos, avec le père Elie (Terrasson).

Une vingtaine de prêtres entouraient le cercueil sans compter les moines et bien sûr les moniales de Solan, et de Terrasson (mère Silouanie), de Bussy (mère Emilianie), de la métropole roumaine, trois diacres (p André Lossky, p. Jean Daniel (?) initialement de la métropole roumaine mais actuellement à St Antoine), p.Antoin Odaysky EORHF et le diacre Marc Andronikof (diocèse de Chersonèse, P.M.). Les laïcs emplissaient l'église Saint Silouane.

Décès de l’archimandrite Placide Deseille - un récit de ses funérailles
L'office des funérailles à été celui d'un moine et non celui d'un prêtre car à l'Athos tous les moines, qu'ils soient prêtres ou non, sont enterrés selon un seul rite.

Il a été enterré dans le cimetière du monastère St Antoine. Ce rassemblement a permis de constater la réalité et la vigueur du monachisme orthodoxe francophone, inexistant il y a 40 ans, avant que le père Placide ne lance le mouvement en fondant son monastère.

Décès de l’archimandrite Placide Deseille - un récit de ses funérailles
Le père Elie (Ragot) a prononcé quelques mots pour introduire une lettre du patriarche Batholomée qui a été lue par Mgr Emmanuel ; Mgr Joseph a lu une lettre du patriarche Daniel de Roumanie. Ces trois témoignages montraient une réelle connaissance de l'œuvre du défunt.

Mémoire éternelle !

Рarlons d'orthodoxie

Décès de l’archimandrite Placide Deseille - un récit de ses funérailles
***

Né le 16 avril 1926 à Issy-les-Moulineaux, le père Placide devient moine de l’abbaye cistercienne de Bellefontaine en 1942, à l’âge de seize ans. Il fonde en 1966 avec des amis moines un monastère de rite byzantin à Aubazine en Corrèze.

En 1977 les moines décident de devenir orthodoxes. Ils sont reçus dans l’Église orthodoxe le 19 juin 1977 et en février 1978, ils deviennent moines du monastère de Simonos Petra au Mont Athos. Envoyés alors en France par l’archimandrite Aimilianos, higoumène de Simonos Petra, pour y établir une fondation qui serait une dépendance de ce monastère, les Pères Placide et Séraphin inaugurèrent le monastère Saint Antoine le Grand le 14 septembre 1978, dans une maison vétuste située à Saint Laurent en Royans, dans une vallée sauvage du Vercors.

Dans son sillage, naquit le monastère de la Protection de la Mère de Dieu, qui devait être plus connu par la suite sous le nom de monastère de Solan.

Le père Placide a enseigné la patristique à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris. Il est également fondateur de la collection « Spiritualité orientale » aux éditions de l’abbaye de Bellefontaine. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’histoire du monachisme et de la spiritualité orthodoxe dont il est spécialisteё Lien Lire aussi « De l’Orient à l’Occident. Orthodoxie et catholicisme »

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Janvier 2018 à 09:24 | 6 commentaires | Permalien

L’année 2017 a été riche d’événements significatifs pour le dialogue œcuménique entre le Saint-Siège et le patriarcat orthodoxe de Moscou.

Ce 7 janvier 2018 marque la célébration de Noël pour les Églises orientales suivant le calendrier julien, au Moyen-Orient, en Europe centrale et orientale, et en Russie, où Noël s’insère cette année dans un calendrier chargé d’importantes commémorations, comme celle de la restauration du Patriarcat de Moscou en 1917, - supprimé en 1721 par le Tsar Pierre le Grand-, et celle des nombreux martyrs du communisme, 100 ans après la révolution bolchévique.

2017 a, en outre, été une année riche d’événements significatifs pour le dialogue œcuménique entre le Patriarcat de Moscou et le Saint-Siège, qu’il s’agisse du prêt des reliques de St Nicolas, conservées à Bari (Italie) depuis 930 ans, exposées en juillet dernier à Moscou et Saint-Pétersbourg; de la visite historique en Russie du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège en août 2017; ou de l’exposition «Rome éternelle», organisée par les Musées du Vatican et abritée par la prestigieuse galerie Tretiakov de Moscou. Autant de jalons posés sur le chemin du rapprochement entre Églises, et rendus possibles grâce à la rencontre survenue en février 2016, entre le Pape François et le Patriarche Kirill, à Cuba.

Le père Hyacinthe Destivelle op., est official de la section orientale du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, en charge des relations avec les Eglises orthodoxes slaves. Il revient avec nous sur ces évènements de l’année 2017 et sur les perspectives de 2018. SUITE

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Janvier 2018 à 21:36 | 1 commentaire | Permalien

Le gouvernement d'Estonie s'apprête à dédommager les Églises luthérienne et l'Eglise Orthodoxe russe (Patriarcat de Constantinople) des pertes encourues pendant la guerre et l'occupation

Le gouvernement d'Estonie et l'Eglise apostolique orthodoxe (Patriarcat de Constantinople) ainsi que l'Eglise évangélique luthérienne d'Estonie ont abouti à un accord en vertu duquel les deux Eglises renonceront à leurs revendications matérielles après le versement d'une allocation gouvernementale.

L'Eglise luthérienne s'apprête, grâce à cette allocation, à restaurer l'église du Dôme à Tallinn ainsi que plusieurs autres ouvrages.

L'Eglise orthodoxe apostolique mènera à bien la construction d'un monastère pour femmes sur l'île de Saaremaa. Un monastère pour hommes est également en projet.

Le gouvernement d'Estonie a décidé de ces investissements pour compenser les pertes infligées par l'annexion du monastère des Grottes de Pskov qui, avant la deuxième guerre, se trouvait sur le territoire de la République d'Estonie.

Dans le cadre d'une conférence de presse le ministre de l'administration d'Etat Jaak Haab a dit: "Si nous compensons les pertes subies par le patriarcat de Constantinople la perte du Monastère des Grottes pourquoi ne pas attribuer une allocation à l'Eglise orthodoxe russe, patriarcat de Moscou, qui a également souffert des conséquences de la guerre et du nouveau tracé des frontières?"

Lien Trad "PO"

Lire A propos des problèmes de l'orthodoxie en Estonie

La juridiction de Monseigneur Stephanos l'Eglise orthodoxe apostolique -compte 30.000 paroissiens alors que ceux des paroisses du patriarcat de Moscou, pleines de vie, sont au nombre de 200.000. Le patriarcat de Constantinople comporte plusieurs paroisses et ne dispose que d’un seul prêtre...Suite

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Janvier 2018 à 16:18 | -1 commentaire | Permalien

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