Le temps passe, l’Histoire et les événements marquants restent. Mais le plus important, ce sont les noms des personnalités qui ont participé à ces événements. Avec le temps, le superflu se perd et ne restent que les faits importants, que nous pouvons évaluer en prenant du recul. C’est ainsi qu’après de longues années souvent, de nouveaux détails de la vie des gens qui ont marqué leur temps surgissent et enrichissent leur portrait historique.

L’année dernière, nous avons fêté la mémoire d’un grand nombre d’ecclésiastiques, dont l’un d’entre eux est le métropolite Antoine de Souroge ( né Andrei Borissovitch Bloom ). Il était connu non seulement dans le milieu religieux, mais aussi dans l’émigration russe.

Auteur de nombreux ouvrages et articles sur l’orthodoxie, la prière, et la rencontre avec Dieu, ses écrits ont été traduits en plusieurs langues. Né le 19 Juin 1914 à Lausanne ( Suisse ) , le métropolite Antoine était fils de diplomate. À cause de la révolution russe, et après plusieurs années d’errance en Europe, sa famille s’établit en France. C’est donc dans ce pays que commença le chemin spirituel de l’un des évêques, missionnaires et ascétiques les plus éminents de l’Église Orthodoxe Russe.

Une vague de souvenirs est passée à travers l’Europe lorsque le métropolite Antoine a été honoré l’an dernier. À Londres, à Moscou et à Kiev se sont tenues des conférences en sa mémoire. Mais bien qu’il ait passé la seconde moitié de sa vie en Angleterre, la France aussi a conservé le souvenir de ce grand serviteur de Dieu.

L’archiprêtre Nicolas Ozoline professeur de théologie pastorale et d’iconologie à l’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge à Paris, est prêtre depuis près de 50 ans. Il a assisté et participé à de nombreux événements et a connu personnellement beaucoup de gens merveilleux de l’émigration russe, à laquelle il appartient également. Parmi ces gens se trouvait le métropolite Antoine Bloom.

Père Nicolas a accepté de partager les souvenirs qu’il a de Monseigneur Antoine avec « L’Observateur Russe ». Voici ce qu’il a pu en dire :

Père Nicolas, comment étiez- vous lié au métropolite Antoine Bloom?

Le Métropolite Antoine Bloom a participé aux moments les plus importants de ma vie. Il nous a mariés, mon épouse et moi-même, il m’a ordonné diacre et puis il a fait de moi son secrétaire. J’ai donc été à son service pendant trois ans à l’Exarchat de l’Europe Occidentale du Patriarcat de Moscou à Paris.

Vidéo "L'Orthodoxie, ici et maintenant" [ Le Grand Entretien est dédié au métropolite Antoine (BLOOM) de Souroge]b

Comment l’avez vous rencontré?

J’ai rencontré Mgr Antoine lors de mes études à l’Institut Saint-Serge à Paris. À l’époque, je n’avais que 20 ans et j’étais étudiant en troisième année de licence. En ce temps, au sud de l’Angleterre, la Fraternité anglicano-orthodoxe donnait une conférence. À l’Institut, tout le monde savait que je parlais bien l’anglais. J’ai donc été envoyé à cette conférence en tant que représentant de l’Institut. C’était mon premier voyage en Angleterre. Je ne soupçonnais même pas que je ferais la connaissance de Monseigneur Antoine. Je ne pouvais pas non plus imaginer que celle-ci allait changer plus tard le cours de ma vie… Sans doute comme elle a changé le cours des vies de tous ceux qui ont entretenu avec lui une relation privilégiée....SUITE « L’Observateur Russe ».
Le métropolite Antoine de Souroge par l’archiprêtre Nicolas Ozoline


Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Mars 2015 à 12:04 | 0 commentaire | Permalien



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