Appel en faveur des chrétiens du Moyen Orient

Le patriarche Cyrille Ier de Moscou lance un appel en faveur des chrétiens du Moyen Orient, au cours de sa „mission de paix“ en Syrie, saluée par Radio Vatican.
Le patriarche de Moscou et de toutes les Russie a en effet visité la Syrie et le Liban du 12 au 15 novembre, notamment parce que ces Etats abritent l’Église orthodoxe d’Antioche, l’une des plus anciennes au monde. Au cours de cette visite « pastorale », le chef de l’Eglise orthodoxe russe a rencontré le clergé orthodoxe local, visité les hauts lieux orthodoxes de la région, il s’est entretenu avec des compatriotes et il a rencontré des responsables politiques et religieux de ces pays.

Lors de la célébration de la sainte liturgie, en la cathédrale de l’Assomption de Damas, en Syrie, avec le patriarche gréco-orthodoxe d’Antioche, Ignace, le patriarche russe a lancé un appel au dialogue entre les Eglises et entre les chrétiens et les musulmans du Moyen Orient.

Il a dit sa prière pour la « prospérité et la paix » de la Syrie et pour la « préservation des bonnes relations entre chrétiens et musulmans ».

A son arrivée en Syrie, le patriarche avait déclaré, selon « La Voix de la Russie » : « Fasse Dieu que les tempêtes et les bouleversements civils épargnent votre pays sans porter préjudice aux fondements de la vie populaire. La Russie a parcouru le chemin des tourments et des bouleversements civils, et nous sommes bien placés pour savoir que ce sont des conflits fratricides. Nous savons aussi que ce qu'est le sang versé et le prix lourd que le peuple est obligé de payer par la suite (…). C’est pourquoi, tout en étant conscients de la nécessité de préserver la paix en Syrie, nous prions en même temps pour que des améliorations s’opèrent dans la vie du peuple qui doit pouvoir prendre une part plus active dans la vie de l’Etat et de la société, ainsi que satisfaire ses besoins et se sentir par ce fait calme, serein et heureux». /

/// Le patriarche Cyrille est ensuite parti pour Beyrouth pour rencontrer des responsables chrétiens comme le Métropolite orthodoxe Elias et le patriarche maronite Béchara Rai. Récemment, le patriarcat de Moscou avait exprimé son inquiétude pour la situation des minorités chrétiennes au Moyen Orient, où grandit l’instabilité sociale et politique.

« L’exemple de l’Irak, de l’Egypte ou d’autres pays qui font l’expérience du « Printemps arabe », montre que les minorités, surtout chrétiennes, sont les premières à souffrir », a déploré le P. Vigilianski.....Suite ZENIT

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 15 Novembre 2011 à 21:52 | 2 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par vladimir le 16/11/2011 11:31
Je me permets de replacer ce discours de Damas, car il me parait très important mais passe totalement inaperçu dans nos média. Ni "Zenit", ni "Orthodoxie.com", ni "La Croix" n'y font allusion, pas plus qu'aucun media généraliste ou musulman à ma connaissance. En Russie, par contre, il a été repris par les principaux media, à commencer par Interfax et RIA Novosti, et fait du bruit dans la blogosphère.

LE PATRIARCHE CYRILLE ET LE MUFTI DE LA SYRIE ONT CONVENU DE LUTTER ENSEMBLE CONTRE L'EXTREMISME

Damas. Le 14 Novembre. Interfax (traduction VG)

Le patriarche a déclaré que «la Syrie est le pays où les orthodoxes et les musulmans vivent en paix , où le niveaux de tolérance dans la société est élevé», où il n'y a pas de conflits religieux et où l'État respecte les droits des minorités religieuses.

«Je suis aujourd'hui inquiet de ce qui se passe au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Nous sommes très préoccupés par l'oppression des chrétiens dans les pays où il y a eu des changements radicaux. Et, à la lumière de ces évènements, je tiens particulièrement à souligner la coexistence pacifique des religions en Syrie. C'est certainement une réussite de votre pays, de votre société, la réussite des musulmans et des chrétiens orthodoxes", a dit le primat.

Il a souligné l'importance du rôle du mufti de Syrie dont les appels «contribuent largement à créer cette paix interreligieuse."

Le patriarche a exprimé sa conviction que le développement des relations entre les musulmans de Syrie et la Russie, le dialogue entre musulmans et chrétiens orthodoxes dans les deux pays "peut et doit être un facteur important dans la création de l'harmonie et de la paix interreligieuse."

"Chacun d'entre nous, est bien évidement, préoccupés par l'extrémisme, qu'on essaie de justifier sur des bases religieuses ... Une des raisons à cela, c'est que l'éducation religieuse des jeunes et insuffisante. Les gens ne connaissent pas suffisamment leur propre foi, ils ne connaissent pas les bases de leur religion et sont facilement tentés par divers appels qui, en fait, n'ont pas leur source dans la religion "- a dit le patriarche.

L'Église russe, a-t-il continué, a soutenu l'enseignement des fondements de la religion dans les écoles, y compris parce que «il est nécessaire de donner un témoignage authentique de la tradition orthodoxe aux orthodoxes, de la tradition musulmane aux musulmans, pour ne pas laisser de place aux interprétations extrémistes des enseignements religieux"

"Le deuxième problème qui se pose aux orthodoxes et les musulmans, c'est la situation morale de l'homme moderne C'est le problème de jeunes, la question du mariage, de l'éthique personnelle et familiale. Et là les musulmans et les chrétiens orthodoxes ont beaucoup en commun dans la défense du mode de vie qui permet à chacun de renforcer les base morales de leur existence» - a souligné le primat.

Le Mufti de Syrie a noté à son tour que c'est à partir de ce territoire que le christianisme s'est répandu à travers le monde (grâce à l'œuvre missionnaire de saint Paul).

"L'Eglise orthodoxe continue à garder ses véritables racines. L'Église de Jérusalem ne s'est pas éloignée d'un mètre, bien qu'elle ait été incitée à vendre une part propriétés aux sionistes... C'est une forme de message à l'Israël d'aujourd'hui exprimant que le christianisme restera dans cette région du monde», - a déclaré M. Hassoun.

«Nous devons repenser notre enseignement à la fois dans les mosquées et les églises: si nous pouvons donner aux jeunes l'immunité nécessaire pour échapper à l'autre côté L'autre côté - c'est l'extrémisme islamique, par exemple, qui tente d'inciter certains musulmans à établir un Etat religieux – islamique … ou chrétien ou juif".
http://www.interfax-religion.ru/?act=news&div=43036


2.Posté par Marie Genko le 17/11/2011 08:43
Cher Vladimir,

Merci pour cette excellente traduction!
Nous suivons tous avec angoisse la politique internationale de nos gouvernements respectif!
Rappelons nous comment le gouvernement du président Giscard d'Estaing a protégé et hébergé en France l'Allatoya Khomeini et soutenu avec le Royaume Unis et les USA le renversement du Shah d'Iran!
La même volonté d'imposer la démocratie occidentale prévaut aujourd'hui dans toute l'Afrique du Nord et au Proche Orient!
Au nom de cette démocratie ( ou, hélas, au nom des intérêts occidentaux en matière de contrats pour le pétrole?) nos gouvernements occidentaux n'hésitent pas à verser des flots de sang en Lybie, en Irak et peut-être prochainement en Syrie et en Iran ???

Combien de Haine et de Rancoeurs semons nous dans ces populations!!!
Puisse tout ce sang ne pas retomber sur la tête de nos enfants....


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