Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
L’une des branches les plus anciennes du christianisme s’est maintenue en Egypte. Le site Lenta.ru présente une passionnante sélection de photos qui leur est consacrée.

Les Coptes descendent des habitants de l’Egypte avant l’installation là-bas des Arabes. Le nombre de chrétiens coptes varie selon les estimations de 5 à 15 millions ce qui en fait la communauté chrétienne la plus nombreuse du Proche-Orient. La majorité d’entre eux appartiennent à l’Eglise orthodoxe copte qui est devenue autonome vers le milieu du Ve siècle.

Le copte, langue dont les origines remontent à l’égyptien ancien est parlé par environ 300 locuteurs. C’est l’arabe qui est devenu la langue vernaculaire. Cependant c’est le copte qui est la langue liturgique. Dans l'iconographie, les Coptes ne visent pas en premier lieu à peindre les traits du corps de la personne mais son âme. Les corps disproportionnés, de même que le peu d'intérêt manifesté pour les traits corporels, concentrent la vision sur l'essentiel, à savoir la force de l'Esprit Saint qui les habite.

Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
Des icônes coptes représentent la Théophanie. Y figurent toujours des anges et des poissons.

Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
Une croix copte est tatouée sur la paume d’une fillette. Monastère Mar Guirgis. 13 novembre 2012.


Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
Un dimanche des Rameaux un vendeur de rues montre une croix en feuilles de palmiers. Cathédrale Saint Marc, Le Caire. 28 avril 2012.

Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
La vitrine d’une boutique copte au centre de Caire. 8 novembre 2012.

Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
Empreintes de tatouage, boutique près de la cathédrale dans les grottes, Le Caire. 8 novembre 2012.

Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
Nous vous recommandons l’ensemble des photos données par Lenta.ru

Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie
Monastère Mar Guirgis- Saint Georges



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Septembre 2013 à 20:40 | 26 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par justine le 11/08/2013 18:21
Il faut rappeler que les Coptes ne sont pas orthodoxes. Malgré la dénomination trompeuse qui leur a été accordée par les œcuménistes, ils sont monophysites, n'acceptant pas, jusqu'à ce jour, le 4e Concile Œcuménique et se trouvant de ce fait sous l'anathème prononcé par les Saints Peres de ce Concile en 451, en vigueur jusq'à aujourd'hui, ni les Conciles Œcuméniques suivants, c'est à dire les 5e, 6e et 7e, raison pour laquelle ils ne sont pas en communion avec l'Eglise Orthodoxe.

2.Posté par Perplexio le 13/08/2013 21:37
Renseignez-vous chère Justine avant d'asséner une telle contre-vérité. Cette affirmation erronée d'origine catholique remonte régulièrement à la surface pour finir par un grand plouf. Les Coptes vous informerons mieux que moi, je ne puis que vous engager à vous renseigner à la source c'est à dire directement auprès d'eux.

Sachez que dans leur liturgie ils proclament les adverbes apophatiques de Chalcédoine. Rien dans leurs offices ni dans leur théologie ne révèle un monophysisme. Feu leur vénéré Pape Chénouda III, le 117ème Pape d'Alexandrie dans la succession du saint apôtre Marc leur évangélisateur, était un grand ami de la Russie. Je vous engage à lire ses écrits traduits en français, on les trouve dans leurs paroisses.
Ils sont devenus parmi les plus pauvres des chrétiens d'Orient depuis que les fous d'Allah se sont emparés de leur patrie voici bientôt 13 siècles. Le sang de ces très anciens chrétiens orthodoxes continue de couler là-bas en Egypte dans une quasi indifférence occidentale. Honte sur nous. Sauf la Russie qui est la seule à protester avec véhémence comme on l'a vu sur ce Blog.

Pour la petite histoire l'apellation : "pape" fut jadis empruntée aux coptes par un évêque de Rome et transmis depuis à ses successeurs.

3.Posté par Daniel le 14/08/2013 00:29
Je suis désolé Perplexio, mais le Pape Shenouda a eu des écrits ouvertement monophysites traduits en anglais d'ailleurs...Dioscore et Sévère font l'objet d'anathème par l'église orthodoxe mais sont considérés comme saints par les coptes... Par ailleurs, pour se faire une idée là-dessus, il faudrait lire TOUTE la littérature copte; le texte d'une liturgie n'est pas l'ensemble des textes liturgiques, juste une petite partie... Quand au prêtre copte devenu orthodoxe, il dit bien qu'il y a une différence, alors que le dernier livre de Jean-Claude Larchet y consacre un chapitre... Donc prudence, prudence...

http://www.johnsanidopoulos.com/2012/04/fr-athanasios-henein-coptic-priests.html

4.Posté par Vladimir.G : L'Eglise copte se rattache bien AUX RACINES de l'Orthodoxie le 14/08/2013 10:52
L'Eglise copte se rattache bien AUX RACINES de l'Orthodoxie puisqu’elle garde intacte la foi des trois premiers conciles que l'Orthodoxie vénère aussi. Son monophysisme n'a pas été approfondi depuis les origines, et il est beaucoup plus verbal que théologiquement fondé (l'encyclique Sempiternus Rex de Pie XII, 1951, reconnaissait que le monophysisme des "Églises Orthodoxes Orientales" (sic), dont fait partie l'Eglise Copte, était purement verbal). Les Coptes parlent souvent pour le Christ d'une seule nature unie, ce qui est une manière implicite d'en reconnaître deux. Leur confession de foi actuelle se rapproche de la nôtre et ils ont conservé un sens marqué de l'histoire et de la tradition, une tradition monastique, une spiritualité, une liturgie et une théologie mystique proches des Orthodoxes.

En fait la cause essentielle du schisme tient à la réaction des populations autochtones contre l’institutionnalisation de l'Eglise après Justinien, dans laquelle ils ont vu un instrument de domination du pouvoir impérial et la volonté de marginaliser l'Eglise d'Alexandrie, très puissante et qui faisait de l'ombre à Rome et surtout à Constantinople. La lutte entre Constantinople et Alexandrie pour le leadership en Orient fut épique: Alexandrie était au départ en tête, obtenant la 2ème place après Rome au concile de Nicée 1 (325), mais Constantinople, appuyée par l'empereur, prit la tête en passant devant au concile... de Constantinople 1 (381), Alexandrie obtint ensuite l'éviction du charismatique patriarche de Constantinople St Jean Chrysostome! au concile du Chêne (403) puis surtout la condamnation du patriarche de Constantinople Nestorius (431, concile d’Éphèse) et ses conclusions furent encore majoritaires en 449 au concile d'Éphèse II (dit «le brigandage d'Éphèse» dont les conclusions ont été infirmées par le concile de Chalcédoine). Et c'est là que les mots jouèrent un rôle essentiel et les plus importantes Eglises d'Orient, Alexandrie et Antioche, furent séparées des autres Eglises chrétiennes. Des patriarcats "grecs" furent établis à leur place, qui s’appellent toujours "grec-orthodoxes", mais ils ne purent jamais regagner la puissance des anciens patriarcats ni contester le leadership de Constantinople

Les Eglises orthodoxes orientales (copte, arménienne et syrienne) représentent actuellement quelques 60 millions de chrétiens. Après des siècles d'isolement les unes des autres, elles ont réaffirmé leur appartenance à la seule foi en 1965 à Addis-Abeba. Depuis 1996 leurs primats se rencontrent chaque année et plusieurs groupes de travail ont été constitués pour aider les patriarches dans ce processus de rapprochement. Ces Eglises sot aussi engagées dans des dialogues théologiques avec l'Orthodoxie, l'Alliance réformée mondiale, l'Eglise catholique et la Communion anglicane et elles sont membres du COE...

Pour ce qui concerne les relations avec l'Orthodoxie, je trouve que le meilleur résumé de la situation se trouve dans le titre dédié de l'annexe aux "Principes fondamentaux régissant les relations de l'Eglise orthodoxe russe avec l'hétérodoxie":

Citation:
L'Église orthodoxe russe prend part au dialogue avec les églises orientales préchalcédoniennes au niveau panorthodoxe depuis 1961. Dans un premier temps, de dialogue se déroula dans le cadre de rencontres officieuses. Depuis 1985, ses représentants qui font partie de la Commission théologique mixte mènent un dialogue théologique officiel avec ces Eglises. Les travaux consacrés durant de nombreuses années à l'étude des causes et du caractère de la division existant entre l'Église orthodoxe et les églises qui n'ont pas reçu les définitions du IVe Concile œcuménique (de Chalcédoine) ont abouti à la "Seconde Déclaration et proposition aux Églises " (Chambésy, Suisse, 1990).

Concernant le bilan provisoire du dialogue panorthodoxe avec les églises préchalcédoniennes et le document élaboré au cours de ce dialogue, c'est la décision de l'Assemblée des évêques de l'Église orthodoxe russe de 1997 qui fait autorité: "Après étude de l'information relative au développement du dialogue entre l'Église orthodoxe et les Églises orientales orthodoxes (préchalcédoniennes), rendre hommage à l'esprit de fraternité, de compréhension mutuelle et d'effort commun de fidélité à la Tradition apostolique et patristique qui est exprimée par la Commission théologique mixte pour le dialogue entre l'Église orthodoxe et les Églises orientales orthodoxes dans la "Seconde déclaration commune et propositions aux Églises " (Chambésy, Suisse, 1990)".

La "Déclaration" ne doit pas être considérée comme un document définitif, suffisant au rétablissement de la pleine communion entre l'Église orthodoxe et les Églises orientales orthodoxes: elle contient en effet des imprécisions dans diverses formulations christologiques. Il faut exprimer l'espoir que les formulations christologiques continueront à être précisées au cours de l'étude des questions de caractère liturgique, pastoral et canonique, de même que les questions concernant le rétablissement de la communion ecclésiale entre les deux familles d'Églises de tradition orthodoxe et orientale". Se basant sur la décision de l'Assemblée des évêques que nous venons de citer, le Saint Synode, dans sa session du 30 mars 1999, a pris la décision de prolonger le dialogue théologique bilatéral de l'Église orthodoxe russe avec les Églises préchalcédoniennes.
Fin de citation

Voir aussi:

5.Posté par Daniel le 14/08/2013 14:40
Les Ariens se rattachaient aussi aux racines de l'orthodoxie : ils gardaient intact la Bible...

6.Posté par Vladimir.G : Numéro spécial "Le Messager Orthodoxe" le 14/08/2013 18:15
LES EGLISES PRECHALCEDONIENNES

Numéro spécial "Le Messager Orthodoxe"
LES EGLISES PRECHALCEDONIENNES - N° 126
III-1994/95

M Nikita Struve


Le but du présent cahier, consacré aux "Eglises orthodoxes orientales" (dites préchalcédonniennes ou encore "monophysites") qui, depuis quinze siècles, ne sont plus en communion avec les Eglises grec-orthodoxes, est de faire prendre conscience du scandale que constitue la permanence de cette désunion.

Tous les théologiens tant soit peu sérieux reconnaissent que le schisme du Ve siècle est venu non d'une intention hérétique mais d'un malentendu sur des termes comme nature et hypostase, qui étaient "trop nouveaux et trop révolutionnaires" (J. Meyendorff) pour ne pas susciter à l'époque des interprétations divergentes.

Les confessions de foi récentes que nous publions ici confirment la parfaite "orthodoxie" des Eglises préchalcédoniennes : le Christ est pour elles parfaitement homme et parfaitement Dieu.

Et si l'on insiste sur une seule nature, comme le faisait saint Cyrille d'Alexandrie, c'est pour marquer la parfaite union en Christ de la divinité et de l'humanité.

Autant que les confessions, c'est la vie même de ces Eglises qui montre que, malgré des siècles de séparation, rien dans la foi vécue, la spiritualité, les moeurs, ne les sépare de nous.

S'il y avait eu hérésie, ou la moindre déviation par rapport à la doctrine du salut, elle n'aurait pas manqué de se manifester dans l'ordre de la vie.

Ainsi, les déviations relativement secondaires des Eglises occidentales ont conduit à des dérives qui rendent la réunion, à moins d'un miracle, quasi impossible.

Entre les Eglises antéchalcédoniennes et les Eglises byzantines il y a identité de foi et de vie quasi absolue, quoi qu'en disent les zélateurs intempestifs des formules et des formes orthodoxes (comme certains moines du Mont Athos, relayés par quelques groupes intégristes en Russie).

Le rétablissement de la communion entre les deux groupes d'Eglises orthodoxes est une priorité oecuménique.

Il serait souhaitable que les Eglises orthodoxes, de part et d'autre, mettent à profit le redoutable jubilé du bimillénaire du christianisme pour que cette union se réalise enfin.

Cette union doit être l'expression de la foi de tous les croyants orthodoxes, aussi faudrait-il multiplier à tous les niveaux les contacts, les informations, les confrontations, les réunions de prière...

Le rétablissement de la communion ne serait pas seulement fidélité à la parole du Christ ( "qu'ils soient un" ) , mais aurait des effets bénéfiques immédiats pour l'ensemble du monde chrétien.

Elle permettrait aux Eglises orthodoxes d'élargir et d'approfondir leur universalisme (ne serait-ce que par la diversité des rites) , de mieux combattre ici et là la tentation du phylétisme, d'intensifier la mission et d'engager de façon plus efficace le dialogue oecuménique avec les Eglises d'Occident.

N.S.
1994/95
http://eocf.free.fr/livre_messager.ht

7.Posté par Vladimir.G le 17/08/2013 11:23
Les coptes plus que jamais dans la tourmente

Depuis le coup de force de l’armée qui a chassé du pouvoir Mohamed Morsi, et la violente répression des manifestations pro-Morsi au Caire, les attaques contre la communauté chrétienne se sont multipliées.
16/8/13

Selon l’ONG Initiative égyptienne pour les droits de la personne (EIPR), depuis le mercredi 14 août, au moins 25 églises ont été incendiées et des attaques ont visé de nombreuses écoles, maisons et échoppes coptes dans 10 des 27 provinces d’Égypte.

Le Youth Maspero Union, un mouvement de la jeunesse copte, fait état d’au moins 39 églises visées, en précisant que des monastères ont également été attaqués, et des maisons de chrétiens signalées par des croix et des slogans haineux comme « Vos églises seront brûlées aujourd’hui ou demain ! », les désignant comme de futurs objectifs.

Des partisans de Mohamed Morsi ont ainsi incendié deux églises coptes dans la province d’el-Menia, où vit une importante communauté chrétienne. Par ailleurs, Sohag, une ville plus au sud, où vivent également de nombreux chrétiens, ne serait plus, selon un ingénieur de 27 ans interrogé par l’AFP, qu’une « ville fantôme » où les assaillants qui « savaient où vivaient les coptes » ont incendié plusieurs églises avant de s’en prendre aux maisons. Des magasins auraient également été pillés. Les assaillants étaient, selon lui, « des gens qui scandaient des slogans pro-Morsi et portaient des bandeaux portant l’inscription “Frères musulmans” autour du front ».

Au cours d’actions qui semblent avoir été coordonnées, les islamistes s’en sont également pris à des églises coptes-orthodoxes, protestantes et catholiques, ainsi qu’à des écoles coptes, des commerces et des maisons appartenant à des chrétiens au Caire, à Alexandrie, Assiout, Minya.
Une guerre de représailles

Les coptes sont victimes « d’une guerre de représailles » affirme le Youth Maspero Union. Ce mouvement, qui n’a cessé de dénoncer les discriminations à l’encontre des chrétiens durant la présidence Morsi, et qui s’organise aujourd’hui pour protéger les édifices religieux, les maisons et les commerces des chrétiens, estime que les Frères musulmans -confrérie dont le président Morsi est issu –, attaquent les coptes « sans raison et sans qu’ils n’aient commis aucun crime, excepté celui d’être chrétiens dans un pays dont l’une des factions politiques mène une guerre religieuse ». Le mouvement rappelle à ce sujet que le clergé copte avait soutenu la destitution par l’armée de Mohammed Morsi et que le patriarche copte-orthodoxe d’Alexandrie Tawadros II était apparu aux côtés du général Abdel Fattah al-Sissi lors de l’annonce télévisée du coup de force des militaires le mercredi 3 juillet.

« Les islamistes se vengent sur nous autres chrétiens », confirme Mgr Kyrillos William Samaan, évêque copte catholique d’Assiout, dans une interview accordée à L’Aide à l’Église en détresse, mercredi 14 août 2013

« Ce sont de vraies représailles contre les chrétiens, coupables, selon les Frères musulmans, d’avoir soutenu les grandes manifestations qui ont mené à la déposition du président Morsi », ajoute le P Daniel Cima, provincial de l’Institut du Verbe Incarné pour le Moyen-Orient (IVE), qui travaille en Égypte depuis 1995 en faveur des handicapés et des orphelins, interrogé par l’agence catholique italienne SIR.

« Cette situation était d’une certaine manière prévisible étant donné que les Frères musulmans ne veulent pas perdre le terrain gagné au cours de nombreuses décennies de lutte politique et sont prêts à donner leur sang pour cela », poursuit-il.

Les chrétiens, bouc émissaire des tensions qui agitent le pays

La communauté copte, qui représente 10 % des habitants du pays, est régulièrement la cible des islamistes.

Depuis la chute du président Hosni Moubarak en février 2011, les salafistes tiennent des prêches haineux contre les « croisés », et avant même le coup de force de l’armée égyptienne contre l’ex-président Mohamed Morsi du 3 juillet, les Frères musulmans accusaient régulièrement les coptes d’avoir soutenu l’ancien régime de Hosni Moubarak. Selon des chiffres fournis par le patriarche copte catholique Ibrahim Isaac Sidrak, au moins 200 000 chrétiens ont quitté l’Égypte depuis la chute d’Hosni Moubarak, pour des raisons économiques mais aussi en raison des actes de violence.

Le coup de force des militaires a aggravé leur situation. Ainsi, le 5 juillet, les coptes de Nagaa Hassan, un village de Haute-Égypte, ont été attaqués, quatre d’entre eux tués, et les maisons leur appartenant, pillées et incendiées. Les mêmes scènes se sont répétées à Assiout et à Sohag, en Moyenne-Egypte, et dans les villages proches de Minya, comme à Bani Ahmed, où le 3 août, des islamistes ont incendié 9 maisons et 24 commerces appartenant à des chrétiens, et provoqué la fuite de toute la population.

« Les chrétiens, déclarait alors à l’agence d’information vaticane Fides Mgr Botros Fahim Awad Hanna, évêque copte catholique de Minya, risquent de devenir encore une fois les boucs émissaires des tensions qui agitent le pays. Les chrétiens sont patients. Mais nous ne pouvons pas toujours payer à l’infini. Il est désormais clair que les violences islamistes frapperont toujours davantage les coptes. Il faut des contre-mesures adéquates, par exemple en augmentant la protection des églises par les forces de sécurité ».

Le message audio envoyé le samedi 3 août par Ayman al-Zaouahiri, l’actuel chef d’Al-Qaida, d’origine égyptienne, qui accusait les « croisés » (les chrétiens) d’avoir comploté avec l’armée égyptienne et les États-Unis pour destituer le président Mohamed Morsi, et « créer un État copte dans le sud de l’Égypte » n’a fait qu’accentuer les menaces qui pèsent sur les chrétiens. Le nom du patriarche Tawadros II figurait ainsi sur une liste de personnes à assassiner, retrouvée dans une mosquée du Caire, le mercredi 6 août. Le même jour, des avertissements ont été retrouvés sur les murs de la cathédrale Saint Marc d’Abasseya, au Caire, sur lesquels on pouvait lire « l’Égypte restera islamique ». Ce climat de violences n’avait pas empêché Tawadros II d’envoyer un message de félicitations aux musulmans d’Égypte et du monde entier à l’occasion de la fête de l’Aïd-el-fitr.
La majorité de la population serait contre les islamistes

« Celui qui parle d’une Égypte divisée en deux parties égales se trompe, rappelle le P Antoine Rafic Greiche, chef du bureau de presse de l’Église Catholique d’Égypte. D’une part, il y a les islamistes, qui représentent moins de 5 % de la population, de l’autre, il y a les gens qui sont descendus dans les rues le 30 juin (pour demander la démission du président Morsi, NDLR), où figurent des mouvements politiques divers, y compris des musulmans conservateurs qui rejettent l’agenda politique des Frères musulmans ».

« Il ne faut pas que se produise ce que nous voyons en Syrie, où des pays étrangers fournissent des armes aux belligérants. Ceux qui en font les frais, c’est le peuple et la minorité chrétienne », ajoute le P Daniel Cima. « Ce que le peuple égyptien demande, c’est le progrès, le droit, un pays ouvert et respectueux, pas intégriste ou un califat. Il faut respecter la volonté politique des millions d’Égyptiens qui voulaient la transition. Morsi – il est bien de le rappeler – a été destitué après que plus de trente millions d’Égyptiens sont descendus dans la rue pour protester et exiger le changement. La déception à l’égard du gouvernement des Frères musulmans a été forte. »

Martine de SAUTO (avec Apic)

8.Posté par justine: Le texte de Nikita Struve exprime le point de vue œcuméniste et pas du tout l'esprit des Saints Pères le 17/08/2013 16:15
Une chose est la souffrance actuelle des Coptes et autre la théologie. Toute la sympathie aux coptes souffrants, mais n'utilisons pas ces événements pour semer las confusion dans les questions d'ordre dogmatique. Le texte de Nikita Struve exprime le point de vue œcuméniste et pas du tout l'esprit des Saints Pères. Tous ceux qui ont combattu le monophysitisme, les Saints Pères du 4e Concile, ceux des Conciles suivants qui les ont confirmés, des théologiens comme St Maxime le Confesseur, St Sophrone de Jérusalem, St Jean Damascène etc. auraient donc été dupes de confusions terminologiques! Permettez-moi de rire....
Que le monophysitisme des Coptes soient une affaire linguistique plutôt que dogmatique et pratique est entièrement faux: Le monophysitisme exclut de par son essence même la possibilité de la divinisation de l'homme. Le feu pape Shenouda a d'ailleurs persécuté tous ceux qui enseignaient et défendaient cet enseignement central de l'Orthodoxie. Voir ce témoignage en 4 parties: http://www.pravmir.com/article_946.html:

9.Posté par justine le 17/08/2013 16:31
Les liens complet sur cette serie d'articles sont:

http://www.pravmir.com/article_1052.html
http://www.pravmir.com/article_1076.html
http://www.pravmir.com/article_946.html
http://www.pravmir.com/article_963.html

10.Posté par Vladimir.G le 17/08/2013 22:42
Bien chère Justine,

Vous faites donc partie des "zélateurs intempestifs des formules et des formes orthodoxes (comme certains moines du Mont Athos, relayés par quelques groupes intégristes en Russie)" que signale N.Struve et allez à l'encontre de "tous les théologiens tant soit peu sérieux" (ibid). Votre position serait plus convaincante si elle était étayée plus sérieusement et en particulier si vous parliez de ce "Numéro spécial" d'où est tirée le texte de N. Struve pusqu'il publie "Les confessions de foi récentes /qui/ confirment la parfaite "orthodoxie" des Eglises préchalcédoniennes : le Christ est pour elles parfaitement homme et parfaitement Dieu."

L'article que vous citez de Minas Monir (journaliste anglais fraichement converti à l'Orthodoxie dont la compétence est pour le moins sujette à caution) commence par une contrevérité flagrante: il écrit "The Russian patriarchate didn't recognize the Chambsey 1990 agreement and didn't include it in its official publications." C'est visiblement faux puisque les "Principes fondamentaux régissant les relations de l'Eglise orthodoxe russe avec l'hétérodoxie" cités plus haut et qui sont la position officielle de l'Eglise russe, confirmée par les conciles épiscopaux et locaux, proclament au contraire ils " rendent hommage à l'esprit de fraternité, de compréhension mutuelle et d'effort commun de fidélité à la Tradition apostolique et patristique qui est exprimée par la Commission théologique mixte pour le dialogue entre l'Église orthodoxe et les Églises orientales orthodoxes dans la "Seconde déclaration commune et propositions aux Églises " (Chambésy, Suisse, 1990)"... et "prennent la décision de prolonger le dialogue théologique bilatéral de l'Église orthodoxe russe avec les Églises préchalcédoniennes." Minas Monir ne connaitrait pas ce document? Le reste est de la même eau, avec des citations des pères sorties de leur contexte et des références, d'ailleurs intéressantes, qui remontent au Moyen Age (Sawiris Ibn al-Muqaffa, historien copte du X siècle) et n'ont rien à voir avec "les confessions de foi récentes" et "la vie même de ces Eglises qui montrent que, malgré des siècles de séparation, rien dans la foi vécue, la spiritualité, les mœurs, ne les sépare de nous" (ibid). Et quand cet amateur attaque les prises de position du regretté père et professeur Jean Romanides, cela prête plutôt à sourire!

Il semble en fait que vous en êtes restés au querelles de mot d'il y a 1500 ans alors que, des deux cotés, le dialogue a progressé et permis de mieux se comprendre.

11.Posté par Daniel: l connaît l'arabe, langue des publications monophysites actuelles à l'inverse Nikita Struve le 18/08/2013 09:07
@ Vladimir

ils " rendent hommage à l'esprit de fraternité, de compréhension mutuelle et d'effort commun de fidélité à la Tradition apostolique et patristique qui est exprimée par la Commission théologique mixte pour le dialogue entre l'Église orthodoxe et les Églises orientales orthodoxes dans la "Seconde déclaration commune et propositions aux Églises " (Chambésy, Suisse, 1990)"... et "prennent la décision de prolonger le dialogue théologique bilatéral de l'Église orthodoxe russe avec les Églises préchalcédoniennes."

Ceci n'est pas reconnaître les accords de Chambésy, c'est saluer un effort et souhaiter sa poursuite. D'ailleurs, si on le poursuit, cela veut dire qu'il y a encore des soucis.

Concernant Minas Monir, sa méthodologie a plusieurs avantages :

- il connaît l'arabe, langue des publications monophysites actuelles à l'inverse Nikita Struve. Il peut donc avoir une meilleure vue de tout ce qui se dit, aussi bien dans le dialogue officiel qu'en interne, car Dieu sait que souvent des hérétiques ont feint d'avoir des positions orthodoxes sans les partager, et tel ful le cas d'Arius. Il n'est pas impossible que pour des raisons politiques les monophysites cherchent actuellement à gommer les différences.

- l'étude de la théologie d'une église ne peut en aucun cas se fonder sur l'étude de la dernière déclaration en date d'un groupe de théologiens, dont on ne sait en quoi il sont représentatifs ou ne le sont pas. En général, les théologiens orthodoxes du dialogue oecuménique sont représentatifs de la mouvance oecuméniste...Ainsi, il faut revenir aux écrits passés, ce que fait Minas Monir. Si on fait un parallèle avec le dialogue orthodoxe - catholique, ce serait comme si les catholiques disaient d'un coup, que le filioque n'est plus un souci en se basant sur les écrits d'Olivier Clément et du Père Boris Bobrinskoy et en oubliant Saint Photius et Saint Grégoire Palamas car ces derniers datent de plusieurs siècles. Ou encore que les accords de Balamand expriment l'ecclésiologie orthodoxe.

- Avez-vous lu Vladimir les oeuvres intégrales des ces théologiens monophysites pour pouvoir dire que les citations sont sorties de leur contexte et ne permettent donc pas de rendre la pensée monophysite?

- l'étude de la théologie d'une église doit se fonder sur une étude complète des matériaux, textes liturgiques (cela ne se réduit pas à la liturgie) dans leur totalité notamment; cela n'a pas été fait que je sache

- les monophysites à ce jour refusent Chalcédoine et tiennent à leur position. Il faudrait qu'ils fournissent un document clair répudiant de façon explicite telles doctrines ou tels propos de tels théologiens. Car quand on lit dans la bouche d'un de leur théologien qui n'a pas été contesté que le Christ ne pouvait Dieu et Homme car sinon son sacrifice sur la croix ne serait pas différent d'un sacrifice quelconque, on se dit qu'il y a un grand fossé avec l'orthodoxie. Y a-t-il eu une répudiation officielle de ces propos?

- l'argument de l'incompréhension lingüistique ne tient pas! tout ce beau monde parlait grec!

Mais surtout, je conseille aux oecuménistes zélés et invétérés tel Nikita Struve qui utilisent des procédés intellectuels malhonnêtes (parler d'extrêmisme ou d'intégrisme n'est pas une démonstration) de se muscler un peu spirituellement et à cette fin, d'ouvrir au moins le synaxaire de façon quotidienne pour débuter. Si tel avait été le cas, vous auriez remarqué le miracle de Saint Euphémie célébré le 11 juillet du calendrier ecclésiastique et qui eut lieu au concile de Chalcédoine.

"Chacune des deux délégations [orthodoxe et monophysite] mit sa confession de foi marquée de son sceau dans le cercueil de Sainte Euphémie. Après trois jours, on l'ouvrit et la sainte tenait la confession orthodoxe dans sa main droite et celle des monophysites était à sa pied. Puis, elle leva la main donnant la confession de foi orthodoxe"

S'il s'était s'agit d'un bête malentendu lingüistique, de deux formulations différentes pour une même thèse, argument oecuméniste par excellence, on peut se douter que les deux confessions de foi auraient été tenues dans la même main afin de montrer la justesse de toutes deux et rétablir la concorde... Ce ne fut pas le cas... Notez au passage que les monophysites actuels ne reviennent pas sur leurs anciennes confessions de foi. J'ai remarqué que ce miracle était toujours passé sous silence par les fanatiques de l'union rapide et epu réfléchies avec les monophysites... Etrange, non?

En tout cas, dans l'église de Géorgie, les choses sont claires, Chambésy 1 et 2 sont officiellement rejetés.

12.Posté par justine le 18/08/2013 15:40
Je vous signale par ailleurs les publications du Saint Monastère Grigoriou du Mont Athos dont les théologiens ont procédé, dans l'esprit des Saints Pères, à des études approfondies de toute la thématique, et dont vous pouvez accéder deux par les liens suivants:

http://aktines.blogspot.gr/2013/08/blog-post_5511.html#more , Archimandrite Georges Kapsanis, Higoumène de Grigoriou, "L'orthodoxie 'idéologique' des antichalcédoniens – Réponse aux opinions du prof. Georges Martselos", en grec, avec résumé en anglais, et:
http://aktines.blogspot.gr/2013/08/blog-post_8330.html#more, Hiéromoine Loucas Grigoriatis, "La christologie de Sévère d'Antioche selon Saint Maxime le Confesseur", en grec.
J'espère que Vladimir est conscient du fait qu'entre la théologie patristique, base de l'Orthodoxie, et le zélotisme il y a un monde!

13.Posté par Tchetnik le 18/08/2013 19:37
Il n'y aurait aucun "melting pot" du reste puisque:

-En l'Église Orthodoxe tous sont Chrétiens, c'est là la seule raison de "famille",

-la grosse majorité des immigrés et surtout de leurs descendants s'intègrent et deviennent Français...

Selon ce très curieux (double)standard, il faudrait AUSSI installer le patriarcat de Moscou en Grèce, construire des églises uniquement Russes en Chypre, où une forte communauté Russe existe...

14.Posté par Tchetnik le 19/08/2013 09:54
Le message précédent était à mettre sur le fil "communiqué de l'administration diocésaine...."

Désolé.


En ce qui concerne les Coptes, Arméniens, Éthiopiens et autres Syro-malabars, on peut effectivement ne pas oublier les différences dogmatiques réelles qui nous séparent (plus nettes pour les Coptes que pour les Arméniens), en pensant néanmoins qu'elles ne sont pas insurmontables et que, en dépit de ces différences, nous appartenons sur bien des aspects à une même famille, à une même fraternité. Car ils recherechent la même chose que bous, le Christ, l'espérance du royaume futur, la sainteté, même s'ils le font selon un enseignement entaché d'erreurs (mais qui reste fondé sur la Vérité).

En cel, le drame qui les touche depuis des siècles et qui s'intensifie d'heure en heure doit susciter notre solidarité sans faille. D'une manière plus générale, ces différences n'empêchent pas les possibilités de collaboration dans bien des domaines.

A noter que nos gouvernants laico-FM, si fustigeants sur l'islam en France (pour paraphraser Arletty, il aurait fallu commencer par ne pas les laisser entrer...), en lui offrant cependant un pont d'Or, se montrent d'une complaisance suspecte sur l'islam le plus agressif en Syrie, en Irak, en Lybie, en Tunisie, et maintenant en Egypte. Tradition qui n'est pas nouvelle du reste, la république favorisant toute communauté naturellement antichrétienne. La même Grosse Presse qui défendait le mariage homo se met à défendre les Salafs en Égypte, ce qui ne manque pas de sel.

15.Posté par Perplexio le 06/09/2013 11:00
Cette photo d'un vendeur des rues proposant pour quelques centimes une simple et très belle croix en feuilles est à l'image du peuple copte. (PO "Les Coptes : aux racines de l’orthodoxie")

Peuple doux, discret, modeste, patient et très pieux malgré que sa terre ancestrale soit depuis 1350 ans sous la botte d'une occupation installée des plus violentes et intolérantes. Trop bâillonnés pour se faire entendre dans le fracas de la planète en folie, ils endurent en silence comme leurs frères d'Orient sous le même joug.
"Qu'as tu fait de ton frère ?", nous aurons à rendre compte de ce que nous ne faisons pas pour eux.
Merci à PO, qui ne les oublie jamais, de nous avoir repassé ce beau reportage.

16.Posté par Antoine le 07/09/2013 17:16
Concernant le P. Jean Romanidès:son disciple, le P. Georges Dragas, a confié que le P. Jean a avoué qu'il s'était trompé et remettait en doute le bien fondé des coclusions du rapport du Dialogues avec les monophysites.

17.Posté par le métropolite Hilarion recevait l’évêque Sérépion de Los Angeles (Église copte). le 03/10/2013 10:52
Au cours de l’entretien, Mgr Sérapion a parlé des persécutions dont font l’objet les chrétiens en Égypte. Durant les deux dernières années, les partisans de l’islam radical ont incendié plus de 60 églises ; de très nombreux chrétiens de confession copte ont été assassinés ou forcés de quitter leur pays. L’évêque Sérapion, au nom de l’Église copte, a exprimé sa reconnaissance pour le soutien et la solidarité de l’Église orthodoxe russe et du gouvernement de Russie envers l’Église copte.

Le métropolite Hilarion a souligné : « Nous sommes préoccupés de la montée du fondamentalisme au Moyen Orient et plus particulièrement en Égypte, en conséquence de laquelle les habitants de souche, les chrétiens, sont forcés de quitter leur pays. Nous sommes prêts à déployer tous les efforts nécessaires pour qu’il soit mis fin à la violence envers l’antique communauté copte et aux profanations de ses sanctuaires ». SUITE

18.Posté par Un policier a été abattu et un autre blessé le 28 janvier 2014 dans une attaque visant l'église copte de la Vierge Marie le 28/01/2014 21:31
Un policier a été abattu et un autre blessé le 28 janvier 2014 dans une attaque visant l'église copte de la Vierge Marie, dans Ville du 6 Octobre, une cité nouvelle égyptienne située à 17 kilomètres des pyramides de Gizeh sur la route du Fayoum.

Selon le site internet «ahramonline», deux hommes armés ont ouvert le feu depuis une voiture sur l'église mardi après-midi 28 janvier. Les résidents locaux auraient capturé un des hommes armés et arrêté la voiture utilisée dans l'attaque, tandis que le second suspect s'est échappé à pied.

Cette nouvelle attaque est intervenue quelques heures après l'assassinat du général de police Mohamed Said, chef du bureau technique du Ministère de l'Intérieur, qui quittait son domicile dans le district d'el Haram, à Gizeh. (apic/ahram/be

19.Posté par Libye: l'État islamique revendique l'exécution de 21 coptes orthodoxe le 16/02/2015 09:22
L'État islamique a mis en ligne dimanche une vidéo d'environ cinq minutes destinée à montrer la décapitation de 21 chrétiens égyptiens enlevés en Libye.

Un porte-parole de l'Église copte, cité par l'agence de presse Mena, a confirmé que 21 fidèles qui avaient été enlevés par les djihadistes étaient décédés. L'Église copte orthodoxe a dit faire confiance aux autorités égyptiennes pour punir les "criminels". Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions théologiques de l'islam sunnite, a qualifié dimanche de "barbare" l'exécution.

Sur les images, des activistes vêtus de noirs conduisent leurs prisonniers habillés de combinaisons orange jusqu'à une plage. Là, ils les obligent à s'agenouiller et procèdent aux décapitations. Avant les exécutions, l'un des activistes armé d'un couteau déclare: "pour vous les croisés, la sécurité n'est qu'un vain espoir". La vidéo apparaît via le fil Twitter d'un site soutenant les djihadistes de l'EI. Une légende, ajoutée aux images, indique: "les partisans de la croix, les fidèles de l'église égyptienne hostile".

Le président de l'Égypte a convoqué d'urgence le Conseil national de la Défense. Abdel Fattah al-Sissi "se réserve le droit de répliquer" aux éxécutionsDes milices islamistes en Libye ont déjà accusé récemment l'Egypte d'avoir envoyé des avions bombarder leurs positions, à Tripoli notamment, ce que le Caire a toujours nié. Depuis la révolution de 2011, des milliers d'Égyptiens ont quitté leur pays pour tenter de trouver du travail en Libye malgré les mises en garde des autorités.

20.Posté par Vladimir. G: Le Pape redit sa proximité au patriarche copte Tawadros le 11/05/2016 12:10
Le Pape redit sa proximité au patriarche copte Tawadros

Le 10 mai 2013, Le Pape François avait reçu le patriarche Tawadros II au Vatican. - AP

(RV) Le 10 mai 2013, quelques semaines après son élection, le pape François recevait au Vatican, Tawadros II, patriarche de l’Eglise copte orthodoxe d’Egypte, la principale Eglise non catholique du Moyen-Orient. Une rencontre qui coïncidait avec le 40e anniversaire de la rencontre historique entre le bienheureux Pape Paul VI et le Patriarche Shenouda III, en 1973.Le Pape copte avait alors proposé que chaque 10 mai soit célébré « l’amour fraternel qui unit l’Église catholique et l’Église copte-orthodoxe ». A l’occasion de cette journée, et du 3e anniversaire de cette rencontre, le Pape François a écrit une lettre à Tawadros II. Lettre dans laquelle François insiste les valeurs partagées entre les deux communautés, et redit sa préoccupation pour les chrétiens du Moyen-Orient. Manuella Affejee

Après des siècles de silence, d’incompréhensions, d’hostilité parfois, les coptes et les catholiques se rencontrent de plus en plus, dialoguent et coopèrent dans l’annonce de l’Evangile, au service de l’humanité, se réjouit François. Qui cite, à cet égard, la 13e réunion de la commission internationale de dialogue théologique entre l’Eglise catholique et les Eglises orientales orthodoxes, qui s’est tenue au Caire, il y a peu.

Coptes et catholiques croient et partagent des valeurs communes, soutient encore le Pape, telles que la sacralité et la dignité de chaque vie humaine, la sainteté du mariage et de la famille, le respect de la création. Autant de valeurs confrontées à de nombreux défis, et pour lesquels les coptes et les catholiques sont appelés à apporter une réponse commune. « Si nous apprenons à porter nos fardeaux les uns les autres, à échanger sur le riche patrimoine de nos traditions respectives, nous serons à même de voir ce qui nous unit plus que ce qui nous divise », affirme le Pape.

Et parmi les choses qui unissent les deux Eglises : la préoccupation pour les chrétiens vivants en Egypte, en Syrie, en Irak et au Moyen-Orient, communautés liées par un œcuménisme du sang. Que le Seigneur leur accorde paix et consolation, écrit le Pape, qu’il inspire à la communauté internationale une réponse juste et sage à un tel déchainement de violences.

http://fr.radiovaticana.va/news/2016/05/10/le_pape_redit_sa_proximit%C3%A9_au_patriarche_copte_tawadros/1228736

21.Posté par Vladimir.G: Entretien téléphonique entre François et le Pape copte Tawadros II le 11/05/2016 18:16
Entretien téléphonique entre François et le Pape copte Tawadros II

(RV) Le dimanche 10 mai dans l'après-midi, le Pape Tawadros II, principale autorité de l'Église copte orthodoxe, a appelé par téléphone le Pape François. Ils sont abordé deux thèmes principaux, au cours d'une longue et très cordiale conversation : la volonté de poursuivre dans l'engagement commun pour l'unité des chrétiens et la proposition d'un accord pour la célébration de Pâques à une date commune.

Le Pape François avait envoyé dans la matinée du dimanche 10 mai un message à l'occasion du deuxième anniversaire de leur rencontre à Rome. Dans ce message, il lui renouvelait son amitié, rappelle combien catholiques et coptes sont unis dans « un œcuménisme du sang ». Le Pape a rappelé le martyre des otages coptes en Libye, en février dernier, en demandant à Dieu « de les accueillir dans son royaume ».

Il est revenu sur cet évènement tragique dans son homélie du lundi 11 mai, lors de la messe à la résidence Sainte-Marthe

22.Posté par Le président égyptien al-Sissi est venu célébrer Noël avec le pape copte Théodore II à la cathédrale Saint-Marc du Caire. le 11/01/2017 15:39
«Je ne vais pas cacher la croix que je porte, car elle fait partie de moi-même»

Alors qu'ils s'apprêtent à fêter Noël le 7 janvier, leurs craintes ont été ravivées lundi par l'égorgement d'un marchand de vin copte d'Alexandrie.

«Personne ne sent la joie de la fête, je n'ai pas préparé de gâteau et j'ai à peine fait un grand ménage» a confié à l'AFP Marie Labib, une mère de famille de 47 ans. Incapable d'oublier les images de l'attentat, elle angoisse chaque fois que l'un de ses enfants quitte son domicile. Elle a demandé à ses deux filles de cacher la croix qu'elles portent au cou, pour «ne pas s'exposer à des agressions éventuelles».

L'une d'elles, Marina Naji, 25 ans et employée de banque, ne se sent pas en sécurité, mais ne veut pas céder à la peur pour autant. «Je ne vais pas cacher la croix que je porte, car elle fait partie de moi-même», affirme-t-elle. SUITE

23.Posté par За Рождественской Литургией президент Египта объявил о планах строительства нового собора Коптской Церкви le 11/01/2017 15:41
Египетский президент Абдель Фаттах аль Сиси будет в числе непосредственных спонсоров строительства нового главного собора Коптской Церкви.

Объявление о проекте строительства храма было сделано самим президентом аль Сиси по случаю его участия в Рождественской Литургии в коптском соборе в Каире, которую возглавил предстоятель Коптской Церкви патриарх Тавадрос II.

Египетский президент заявил, что выделил 100 тысяч египетских фунтов для финансирования первого этапа строительных работ в новом административном центре египетской столицы, который включает одновременное строительство самой большой в Египте мечети и крупнейшей в стране коптской церкви. ДАЛЕЕ

24.Posté par père Joachim le 11/01/2017 23:37
Peut on trouver un clerc Érythréen à Paris (prêtre, diacre ou catéchiste ) ou mieux encore dans le midi ? Éventuellement un Éthiopien pourrait rendre un service religieux ponctuel à un groupe de jeunes gens?

25.Posté par Vladimir G: En France, un nouveau diocèse pour l’Église copte-orthodoxe le 14/11/2017 22:32
En France, un nouveau diocèse pour l’Église copte-orthodoxe
Samuel Lieven , le 14/11/2017 à 16h44

Présente dans l’Hexagone depuis un demi-siècle, la communauté copte-orthodoxe en France est la plus importante d’Europe occidentale, devant l’Italie.

Elle continue de se développer du fait des violences et discriminations subies par les coptes en Égypte.
Messe dominicale copte orthodoxe en l’église de l'Archange Michel et de Saint Georges, à Villejuif.

Un nouveau diocèse copte-othodoxe a vu le jour pour Paris et le nord de la France. Le patriarche des coptes Tawadros II a officialisé sa création samedi 11 novembre en nommant à sa tête Anba (Mgr) Marc, qui en sera le premier évêque titulaire.

La création d’un diocèse pour le nord de la France – il existe déjà un diocèse copte englobant la Suisse et le sud de la France – répond aux besoins d’une communauté de plus en plus importante, en particulier depuis les événements de la Place Tahrir de 2011 et la vague d’attentats et de répressions qui ont durement frappé cette importante minorité en Égypte (10 % des 90 millions d’Égyptiens). On estime à 100 000 le nombre de coptes en France, dont les deux tiers vivent dans la partie Nord.

Les premières familles coptes sont arrivées en France dans les années 1960. « En région parisienne et dans le Nord, nous étions encore directement rattachés au patriarche d’Alexandrie, ce qui rendait longue et compliquée toute décision à prendre, explique le père Joseph Stefanos, prêtre à Nogent-sur-Marne et chargé de la communication pour la communauté. Désormais, nous avons notre chef sur place. »

Beaucoup de coptes émigrés choisissent la France car ils ont été formés dans les écoles chrétiennes francophones. En Europe occidentale, l’Italie est le deuxième pays d’accueil.

Le nouvel évêque pour le nord de la France, anba Marc, 47 ans, a été formé au monastère Anba Bishoy. Il a ensuite été responsable de séminaire en Autriche avant d’arriver en France voilà deux ans.

L’une de ses premières missions consistera à trouver une église à Paris pour en faire son siège épiscopal.

Son installation liturgique se déroulera le samedi 25 novembre à 16 heures à Draveil (Essonne), en l’église Sainte-Marie.
Samuel Lieven

26.Posté par Vladimir G: un visiteur à la cathédrale le 25/11/2017 10:55
Qui sont les coptes en France ?

Alors que la construction d’une église copte à Sarcelles rencontre l’opposition de certains riverains, La Croix se penche sur cette communauté mal connue.

Les coptes sont environ 45 000 en France, principalement orthodoxes et d’origine égyptienne.

Le maire (PS) de Sarcelles François Pupponi l’admet volontiers : l’opposition de certains riverains au projet de construction d’une église copte dans le quartier historique de Sarcelles (le Village) l’a fait «tomber des nues».

« En vingt ans de mandat, c’est la première fois que la construction d’une église pose problème », déplore l’élu, convaincu qu’il y a de la part de ces habitants en colère « beaucoup d’ignorance ». Il rappelle que certains n’avaient pas non plus vu d’un bon œil l’arrivée de chrétiens chaldéens il y a trente ans, et que leur intégration à Sarcelles est aujourd’hui « exceptionnelle ».

Cela fait déjà une quinzaine d’années que cette commune du Val-d’Oise connue pour son cosmopolitisme abrite une église copte-orthodoxe. Mais le petit bâtiment de 60 m² était devenu trop étroit pour accueillir les 200 fidèles qui se rendent à la messe chaque dimanche. Alors la paroisse a décidé de déménager quelques rues plus loin, dans un ancien corps de ferme réaménagé et agrandi.

« Montée de l’intolérance »

Seulement voilà : plusieurs voisins s’opposent à ce projet et ont manifesté leur mécontentement en conseil de quartier, jeudi 9 mars, alors que le chantier était déjà bien avancé. Certains ont dit redouter des difficultés de stationnement, d’autres de voir leurs impôts financer cette église, et d’autres encore ont demandé l’interdiction de sa construction « au nom de la laïcité ».

François Pupponi reconnaît qu’il aurait pu expliquer davantage ce projet aux voisins, sans se contenter d’afficher publiquement le permis de construire. Mais le maire déplore aussi une certaine « montée de l’intolérance », ainsi qu’un décalage entre le discours théorique de soutien aux chrétiens d’Orient et leur accueil dans les faits. « Ils ont beau être chrétiens, dès lors qu’ils ne sont pas d’ici, les gens se demandent ce qu’ils viennent faire là… »

Il est vrai que les coptes ne forment pas la communauté chrétienne la plus visible en France. Avant l’importante émigration égyptienne des années 1970, ils n’étaient qu’une poignée de fidèles. Ils n’avaient des messes que pour Noël et Pâques, célébrées dans des églises catholiques par des prêtres coptes-orthodoxes venus spécialement d’autres pays d’Europe.

De Villejuif à Toulon

Les choses ont changé en 1974, alors que de plus en plus d’Égyptiens émigraient en Amérique du nord ou en Europe, à la recherche d’une meilleure situation économique.

Aujourd’hui, deux Eglises coptes orthodoxes coexistent en France, indépendantes l’une de l’autre.

Mgr Athanasios est le métropolite de l’Eglise copte « de » France, dont il est le seul évêque. La paroisse de Sarcelles, placée sous la responsabilité d’un prêtre égyptien et rassemblant des fidèles surtout égyptiens, en fait partie. Pour le reste, cette Eglise accueille un certain nombre d’anciens prêtre catholiques latins ou orthodoxes byzantins séparés de leur Eglise d’origine.

Par ailleurs, l’Eglise copte « en » France a maintenant deux évêques et rassemble 98 % des coptes orthodoxes en France. Très dynamique, elle compte des paroisses en région parisienne, à Lyon, Marseille et des communautés grandissent également à Nice ou Strasbourg….

Soumis à de nombreuses exactions ces dernières années, les chrétiens coptes pèsent encore lourd dans la société égyptienne, dont ils représenteraient 10 % des 90 millions d’habitants.

Une liturgie en français, arabe et copte

Si les paroisses de région parisienne sont plutôt arabophones – conduites par des prêtres égyptiens –, l’usage du français y est de plus en plus fréquent dans la liturgie. « La jeune génération est de parents ou grands-parents égyptiens mais n’a parfois jamais vécu en Égypte et ne parle pas toujours arabe », explique Mgr Athanasios. « Notre liturgie mêle de plus en plus les langues arabe, française et copte »

Il y a aussi en France une communauté copte catholique, beaucoup moins nombreuse : environ « 200 familles », selon le diacre de cette église, dans le 18e arrondissement de Paris.

Les orthodoxes observent le calendrier julien et les catholiques le calendrier grégorien, ce qui explique que les célébrations de Noël ne tombent pas à la même date pour tous les coptes.

Mélinée Le Priol
https://www.la-croix.com/Religion/Orthodoxie/Qui-sont-coptes-France-2017-03-16-1200832369

L'ÉGLISE COPTE SE DEVELOPPE… EN FRANCE

© NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Le 25 novembre, Abba Marc, un Égyptien de 47 ans, prendra la tête du jeune diocèse nord de l'Église copte-orthodoxe de France. L'événement a son importance pour cette communauté chrétienne, arrivée d'Égypte dans les années 1960, dont la structure est en pleine évolution.

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Voir aussi: http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Une-eglise-pour-le-monastere-copte_a2437.html

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