MUTATION STRUCTURELLE DE L’ORTHODOXIE RUSSE EN FRANÇE
V. Golovanow

Les structures de l’orthodoxie russe en France sont profondément remodelées depuis le début de la crise opposant les patriarcats de Moscou et Constantinople: L'ARCHEVÊCHÉ DE ÉGLISES RUSSES EN EUROPE OCCIDENTALE se cherche et LE PATRIARCAT DE MOSCOU nomme un nouveau métropolite à Paris.

Deux articles de Pierre Sautreuil (1) publiés dans "La Croix" le 8 janvier et le 5 juin 2019 donnent un éclairage intéressant sur une situation qui est loin d'être dénouée.

CRISE OUVERTE PAR CONSTANTINOPLE

Alors que les Patriarcats de Moscou et de Constantinople se déchirent autour de la reconnaissance de l’Église de Kiev, l’Église décidant une rupture de communion le 15 octobre, "le Patriarcat de Constantinople ouvrait le bal /à Paris/ le 28 novembre 2018, écrit le journaliste, en décidant le rattachement des paroisses de l'Archevêché "de Daru" aux métropoles du patriarcat de Constantinople dans les pays où elles se trouvent (2).

Par là-même le patriarche Bartolomeos signait la disparition de cet archevêché né de l’émigration russe blanche dans les années 1920. Jamais justifiée explicitement par le Phanar, cette décision a été interprétée comme la volonté de Constantinople d’affirmer son autorité exclusive sur la diaspora, mais aussi de mettre au pas un archevêché vu comme trop indépendant," continue Pierre Sautreuil.

Réunis en assemblée générale extraordinaire le 23 février 2019, les délégués des paroisses de l’archevêché, clercs et laïcs, refusaient ce dictat. (3) La rupture avec le patriarche Bartholomée pour rejoindre une nouvelle Église est envisagée et une nouvelle Assemblée générale devra être réunie à l'automne pour en décider. Cette future AG a été précédée d'une réunion préparatoire du clergé (4) dont les documents (5) montrent bien l'étendue des divergences.

"La réponse du Patriarcat de Moscou n’a pas tardé, continue l'article. Un mois après l'annonce du Phanar, le 28 décembre 2018, le patriarcat de Moscou formait une métropole-exarchat de Chersonèse et d’Europe occidentale regroupant les îles britanniques, la péninsule ibérique, le Benelux, la France, la Suisse et l’Italie; son siège est à Paris, dans la nouvelle cathédrale russe du quai Branly, consacrée en décembre 2016 (6), et c'est le métropolite Jean de Bogorodsk, chargé de l’administration des paroisses de l’Église russe en Italie, qui est nommé à sa tête (7).

UN "DIPLOMATE" PROCHE DU PATRIARCHE CYRILLE À PARIS

Cinq mois après, le 30 mai, le synode de l'Église russe décide d'effectuer ce qu'on appelle un roque aux échecs: le métropolite Jean est nommé à la tête des diocèses de Vienne et de Budapest et c'est Mgr Antoine, titulaire de ces chaires, promu métropolite, qui prend la tête du diocèse de Chersonèse et d’Europe occidentale et l’administration des paroisses du patriarcat de Moscou en Italie en devenant Exarque du patriarche en Europe occidentale. Il reste aussi responsable du service du patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger. (8)
MUTATION STRUCTURELLE DE L’ORTHODOXIE RUSSE EN FRANÇE

"À peine âgé de 35 ans, Mgr Antoine se retrouve ainsi à la tête d’une des juridictions les plus stratégiques du Patriarcat de Moscou analyse" Pierre Sautreuil. "Une nomination qui vient coiffer un parcours fulgurant dans l’administration des paroisses étrangères de l’Église orthodoxe russe, écrit Pierre Sautreuil. Diplômé de l’Académie de théologie de Saint-Pétersbourg, Mgr Antoine s’est attaché dès sa sortie du séminaire en 2007 au service du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, dirigé alors par le futur Patriarche Cyrille, dont il devient le secrétaire particulier. Nommé directeur du secrétariat du patriarche après l’élection de Cyrille en 2009, il gravit rapidement les échelons après cette date. Hiéromoine en 2010, il est muté à Rome en 2011 pour y administrer les paroisses italiennes et participer au dialogue inter-religieux. En 2015, à tout juste 31 ans, il est nommé évêque, et directeur du département des institutions du Patriarcat à l’étranger. Fin connaisseur de la diplomatie du Patriarcat et de ses rouages, Mgr Antoine est décrit par le journal russe "Novaya Gazeta" (9) comme un « favori » du patriarche, et même comme l’homme qui pourrait un jour remplacer Hilarion Alfeyev, l’omniprésent directeur des relations extérieures du Patriarcat…"

"ABSORBER LA DIASPORA « BLANCHE »"

Et l'article revient sur le sort de l'Archevêché en citant toujours "Novaya Gazeta": "la principale mission de Mgr Antoine à Paris sera de négocier le rattachement au Patriarcat de Moscou de l’Archevêché des églises russes en Europe occidentales, …". Il est vrai que les contours de la métropole confiée au métropolite Antoine épousent pour l'essentiel ceux de l’Archevêché (il manque toutefois l'Allemagne, l'Italie et les pays scandinaves, où l'Archevêché a aussi des paroisses). "Les structures sont en places. Tâche désormais à Mgr Antoine de finaliser cette unification historique," conclut Pierre Sautreuil … Ajoutons que c'est Mgr Antoine qui avait signé la lettre du 21/02/2019 précisant les conditions proposées à l'Archevêché par le patriarche Cyrille, qui a été lue lors de l'Assemblée Générale du 23 février (ibid. 3). Il est donc effectivement parfaitement au courant e la situation…

Mais cette possibilité ne constitue que l'une des possibilités pour l'Archevêché, comme l'analysait l'article du 8 janvier:

« Moscou affirme sa prétention à rassembler sous elle la diaspora en établissant ce nouvel exarchat, ce qui marque un pas de plus dans la rupture et dans la concurrence avec le patriarcat de Constantinople », qui jouit d’une primauté symbolique dans le monde orthodoxe, expliquait-il en citant Jean-François Colosimo, ancien président de l’Institut Saint-Serge de théologie.
« Il n’y a pas de raison pour le Patriarcat de Constantinople de croire qu’il a le droit de prendre sous son ministère spirituel toute la diaspora d’Europe occidentale et d’autres parties du monde », affirmait P. Alexandre Volkov, attaché de presse du patriarche Cyrille, en justifiant la création de l’exarchat.

Et le professeur Yves Hamant (8) de conclure: « On a deux visions qui s’opposent sur le sort et la gestion de la diaspora et, au delà, le sens de la primauté du patriarcat de Constantinople … Moscou nie l’autorité du Phanar depuis l’affaire ukrainienne et oppose une vision ethnique de la gestion de la diaspora à la vision œcuménique de Constantinople. En somme, le patriarche Cyrille leur fait savoir que leur primauté appartient au passé. »

Voilà Mgr Antoine devant une tâche bien ardue!
MUTATION STRUCTURELLE DE L’ORTHODOXIE RUSSE EN FRANÇE

Notes du rédacteur

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Sautreuil
(2) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Communique-du-Patriarcat-oecumenique-au-sujet-de-l-Archeveche-des-eglises-orthodoxes-de-tradition-russe-en-Europe_a5569.html
(3) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/L-Assemblee-generale-des-paroisses-orthodoxes-d-Europe-occidentale-s-est-tenue-le-23-fevrier-a-Paris-Communique-de-l_a5651.htmlhttp://exarchat.eu/spip.php?rubrique206
(4) http://exarchat.eu/spip.php?article2363
(5) http://exarchat.eu/spip.php?rubrique206
(6) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Consecration-de-la-Cathedrale-orthodoxe-russe-a-Paris-sejour-du-patriarche-Cyrille-en-France_a4928.html
(7) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Creation-d-exarchats-patriarcaux-en-Europe-occidentale-et-en-Asie-du-Sud-Est_a5607.html
(8) https://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Mgr-Antoine-archeveque-de-Vienne-et-de-Budapest-est-nomme-chef-de-l-Exarchat-patriarcal-en-Europe-Occidentale_a5732.html
(9) "Novaya Gazeta" est le « principal journal d'opposition de Russie » pour le "Washington Post " en 2017; cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Nova%C3%AFa_Gazeta
(10)
(11) Yves Hamant, intellectuel catholique, traducteur de Soljenitsyne, professeur des universités à l'Université de Paris Ouest, UFR des Langues et des Cultures étrangères (LCE) - Laboratoire d'Études Russes Contemporaines (LERC) Il enseigne l'histoire russe contemporaine. http://plus.lefigaro.fr/tag/yves-hamant

Sources:
https://www.la-croix.com/Religion/Orthodoxie/structures-lorthodoxie-francaise-pleine-mutation-2019-01-08-1200993843
https://www.la-croix.com/Religion/Orthodoxie/LEglise-orthodoxe-russe-nomme-nouvel-archeveque-Paris-2019-06-05-1201026973?from_univers=lacroix

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Juin 2019 à 09:45 | 9 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Théophile le 08/06/2019 11:45
Merci pour cet article! Mgr Antoine semble bien jeune, souhaitons lui plein succès dans sa délicate mission en Europe occidentale.
Un ajout: à mon avis, la vision de Constantinople est plus complexe (byzantine je dirais): elle désire chapeauter les nouvelles églises nationales (d'Ukraine, de Macédoine, du Monténégro, etc.) dans leur autonomie, pour récupérer leur diaspora au niveau international, en plus de la diaspora grecque.
Pour réaliser cette vision, il fallait se débarrasser de l'exarchat russe.

2.Posté par Ange gardien le 08/06/2019 14:44
Dommage que l'article se conclue sur une note caricaturale et fausse qui va rester dans les esprits :

"Et le professeur Yves Hamant (8) de conclure: « On a deux visions qui s’opposent sur le sort et la gestion de la diaspora et, au delà, le sens de la primauté du patriarcat de Constantinople … Moscou nie l’autorité du Phanar depuis l’affaire ukrainienne et oppose une vision ethnique de la gestion de la diaspora à la vision œcuménique de Constantinople."

Encore une fois, il ne s'agit pas d'organiser la diaspora mais l'Eglise orthodoxe sur des terres où elle n'y était plus depuis mille ans.

3.Posté par Guillaume le 08/06/2019 15:02
Le Phanar étant ce qu'il est, une minuscule enclave en Turquie qui peut disparaître à tout instant sur simple décision du pouvoir turc il cherche donc à accroître son influence. N'oublions pas que le patriarche dès qu'i sort du palais patriarcal est en "civil" et redevient un simple citoyen turc.
Concernant La Croix c'est malheureusement un journal qui a beaucoup baissé en qualité et qui suivra une voie la plus œcuménique et donc fanariote.

4.Posté par Morhouz le 08/06/2019 19:36
Désolé de devoir contredire Guillaume au post n°3 mais le patriarche de Constantinople a le droit légal de revetir la soutane sur le territoire de l'Etat turc. Ce droit lui a encore récemment été reconnu par un tribunal turc à la suite d'une contestation élevée dans la presse.
S'il n'est plus "Millet Bachi", c'est à dire le chef ethnique de la "nation" des chrétiens grec-orthodoxes de l'empire du sultan, comme au temps de l'empire ottoman, il est reconnu par la loi turque comme le "pretre principal" des Roums (Grecs autochtones de Turquie) de Constantinople.

5.Posté par Guillaume le 09/06/2019 06:11
Merci Morhouz pour cette précision que j'ignorais.

6.Posté par Tchetnik le 09/06/2019 09:16
"Orthodoxie russe" "France".

Antithèse détectée.

7.Posté par Vladimir G: la politique qu'à toujours suivie le Patriarcat de Moscou le 09/06/2019 10:52
Bien cher Ange gardien(2)

Votre perception du sujet me semble très limitée: la "compétition" entre Moscou et Constantinople dure depuis 4 siècles. Elle fut marquée par la décision du grand prince de Moscou Vassili II destituant le métropolite de Kiev, Isidore (1441), qui avait adhéré à "l’Union de Florence" au nom de l’Église russe et libèrnt l’Église russe de la tutelle de Constantinople "de facto.Puis ce fut la doctrine de la 3me Rome après la chute de Byzance,l consécration d’Ivan IV comme "tsar" (= empereur! 1547) l'obtention du titre de patriarche (1589), les efforts de Moscou pour occuper la troisième place de la Pentarchie et le refus de Constantinople de lui accorder une autre place que la cinquième (ce qui impliquait que Constantinople occupait la première place et excluait Rome), le soutien de l'Église russe aux autocéphalie des Églises des Balkans (en particulier de l'Église de Bulgarie)... Constantinople profita de la parenthèse soviétique pour proclamer autonomies (dans son orbite) ou autocéphalies d'Églises dépendant de Moscou sans son accord (Finlande, Pologne, Estonie) et étendre son influence dans la diaspora (fondation des métropoles américaines, integration de "Daru"...) mais Moscou revient après la chute du soviétisme pour marquer un coup d'arrêt à ce dépessage (Estonie puis Ukraine) et renforce sa place dans la diaspora orthodoxe dont ses fidèles forment historiquement une partie essentielle.

Là où je ne suis pas d'accord avec le professeur Yves Hamant (note 11 et non 8 - désolé pour le mastic!) c'est que, loin d'être "ethnique" sa vision est fondées sur des bases culturelles, l'Église russe étant depuis longtemps multiethnique."En théorie très exigeant, Constantinople s'est montré en pratique totalement inconséquent (ainsi en 1965 il annula sa juridiction sur le diocèse russe en France et l'appela à retourner sous l'omophore du Patriarcat de Moscou)... Une base solide pour l'unité de l'Orthodoxie pouvait être trouvée dans la politique qu'à toujours suivie le Patriarcat de Moscou dont le but canonique et missionnaire a toujours été une Eglise pour les Américains, fondée avec la bénédiction de l'Eglise mère et invitant tous les candidats à se joindre librement à elle. Bien entendu, le patriarcat de Constantinople avait toujours la possibilité de prendre sur lui la direction de ce processus d'unification," écrivait le P. Jean Meyendorff (1). Il suffit de remplacer "Américains" par "Européens" pour retrouver notre situation et cette doctrine avait été confirmée en 2003 par le patriarche Alexis II. (2)

(1) P. Jean Meyendorff ("A Life Worth Living," [Eulogy for Fr Alexander Schmemann], "St Vladimir's Theological Quarterly", 28 (1984), p. 3-10.
(2) http://oltr.france-orthodoxe.net/html/appelfr.html

8.Posté par Vladimir G: une situation caractérisée par saint Basile le Grand comme « parasynagogue le 09/06/2019 16:41
Les documents relatifs aux débats de l’Assemblée Pastorale de l'Archevêché du 11 mai 2019 sont en ligne sur http://exarchat.eu/spip.php?rubrique206
Pour être complet, il faudrait y ajouter la lettre du 21/02/2019 de Monseigneur Antoine cité dans l'article (renvoi 3); il précise les conditions proposées à l'Archevêché par le patriarche Cyrille...

L'"Avis canonique sur l’autonomie",(1) proposé par l'Archiprêtre Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Églises locales à l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge, est particulièrement intéressant et instructif. Il expose bien les problèmes que pose l'exigence d'"autonomie «ici et maintenant»" soutenue par le signataire de la pétition (2). Ce texte est à lire tant il est clairement argumenté et référencé. J'en cite deux points fondamentaux:

- L'exposé de la situation de l'Archevêché du point de vue canonique: "Ayant opposé une fin de non-recevoir à la décision de l’autorité canonique du Patriarcat de Constantinople sous lequel notre Archevêché se plaçait (voir l’article 7 de nos Statuts), nous nous trouvons du point de vue de la tradition canonique dans une situation caractérisée par saint Basile le Grand comme « parasynagogue », c’est-à-dire séparés de l’Église. La canonicité de notre entité ecclésiale est donc mise en cause ou, autrement dit, notre décision ne respecte pas les canons de l’Église.
- À la lumière de ce qu’il est exposé, il est déconseillé de nous entraîner dans une aventure canoniquement dangereuse et qui nous ÉLOIGNERAIT DE LA COMMUNION DES ÉGLISES ORTHODOXES. Toutes les Églises passées par l’état de schisme au 19e siècle ont obtenu l’autocéphalie une fois exprimé leur REPENTIR de leur désobéissance canonique et APRÈS AVOIR DEMANDÉ ET OBTENU PARDON DE L’ÉGLISE MÈRE. Serions-nous prêts à suivre une telle voie ?" (Les passages en majuscules sont en gras dans l'original)

Le père Jivko souligne que "L’autoproclamation d’une entité ecclésiale, déjà dans un état de désobéissance par rapport à son autorité ecclésiastique et disposant d’un seul hiérarque ressemblerait à l’aventure de l’ECOF et empêcherait le concours des Églises amies de notre archevêché susceptibles de nous prêter des évêques." Cette préoccupation est d'ailleurs présente dans le texte même de la pétition (paragraphe 6) : "La proclamation de notre autonomie et de notre indépendance... devrait susciter une sollicitude paternelle et une neutralité bienveillante de la part de l’ensemble des Patriarcats Orthodoxes." Mais le père Jivko qualifie cette position d'"optimisme puéril ... /qui/"tient peut-être à l’orgueil inconscient de bénéficier d’une vocation particulière revendiquée: «consciente de notre vocation particulière en Europe occidentale» dit le texte (paragraphe 7). D'ailleurs le père Wladimir (Yagelo), qui défendait ce texte lors de l'assemblée pastorale, n'a pas su répondre à la question comment il proposait concrètement de procéder pour sacrer des évêques pour l'Archevêché...

Pour rester dans la communion orthodoxe sans dériver dans la mouvance "non canonique", l'Archevêché doit donc impérativement être adossé à l'une des Églises canoniques qui accepterait de le "conserver comme entité ecclésiale unie selon sa forme primitive". La lettre de Mgr Antoine indique que l'Église russe est prête à en prendre le chemin, contrairement à Constantinople (mais la porte ne semble pas totalement fermée d'après le compte rendu publié) et à l'EORE (cf. "Lettre pastorale".) Rien n'exclut que d'autres options ne soient posibles, voire en cours de discussion.

(1) http://exarchat.eu/spip.php?article2370
(2) https://github.com/CPAORIEO/Proposition/blob/master/index.md; 170 signatures à ce jour


9.Posté par Nicolas DEBARD le 19/06/2019 06:55
Merci Vladimir (G.), et bravo pour votre exposé qui fait le point l'un des nœuds du problème ("l'optimisme puéril ... /qui/"tient peut-être à l’orgueil inconscient de bénéficier d’une vocation particulière revendiquée"). On se demande comment peut-on faire pour ne pas comprendre ce qui est pourtant évident ? Et là, on voit pointer l'autre nœud du problème : la haine farouche contre "Moscou" (terme générique et indéfini). Certains de ceux qui disent agir dans un esprit de conciliarité le font en réalité dans un esprit de militantisme, de propagande et de division. Ils semblent (je dis bien : ils "semblent" ) confondre la "sobornost" avec la démocratie et le pouvoir du peuple. Pourtant, nos Statuts sont clairs sur le rôle de chacun et de l'évêque en particulier, sur celui de nos instances, et sur la manière de pratiquer notre "conciliarité".

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