Monastère féminin Notre-Dame-de-Chersonèse : Une expo très orthodoxe à Grassac
À Grassac, le monastère orthodoxe de Doumérac (PM) propose son expo-vente de fin d'année. Des icônes, des oeufs et des tableaux réalisés par les religieuses.

Des icônes, des tableaux, des oeufs en bois peints avec des pigments ou des acryliques vernis. Des scènes d'inspiration orientale. Des boîtes décorées et les incontournables confitures de pêche, sureau et prune. Les cinq religieuses du monastère orthodoxe de Doumérac, à Grassac, proposent leurs créations jusqu'au 8 janvier. Une expo-vente complétée par quelques oeuvres extérieures comme les paysages de René Poincin, le peintre parisien disparu en 1990. Un legs de sa fille.

«Ça nous permet d'entretenir le monastère. Nous ne recevons pas d'aide de la Russie contrairement à certaines rumeurs et les orthodoxes en France ne sont pas très riches», sourit mère Glykéria, depuis douze ans à Doumérac. Une communauté fondée il y a une vingtaine d'années par le père Archimandrite Barsanuphe «Il vient régulièrement célébrer la liturgie. Il célébrera la Nativité le lundi 7 janvier. L'église russe respecte l'ancien calendrier» indique la responsable en remontant aux origines.

150.000 orthodoxes en France

«Au début du christianisme, il y avait cinq églises mères: Jérusalem, Alexandrie, Antioche, Constantinople et Rome. Cette dernière, la plus importante, avait la primauté d'honneur jusqu'au Xe siècle. Elle a ensuite voulu chapeauter toute la chrétienté, ce qui a été refusé par les quatre églises d'Orient qui se sont appelées les églises orthodoxes», résume la religieuse. Les Grecs avec le commerce et les immigrés russes lors de la révolution, ont exporté leur foi en Europe. On estime aujourd'hui à 150.000 le nombre d'orthodoxes en France.

Doumérac compte une cinquantaine de fidèles qui «viennent de toute la région: Angoulême, Saintes, Périgueux, Poitiers...». Ils peuvent être hébergés sur place, dans les chambres spartiates du monastère. Les sœurs se rendent une fois par mois en Auvergne, leur base, pour une liturgie. Le reste de l'année, elles partagent leur temps entre célébrations, peinture, exploitation du potager et entretien des bâtiments.

Âgée d'une cinquantaine d'années, mère Glykéria a rejoint la communauté "jeune" .....Suite charentelibre

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Décembre 2012 à 11:03 | 0 commentaire | Permalien



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