Le mouvement « Retour aux sources » a de nouveau demandé à Youri Loujkov, le Maire de Moscou, de contribuer à ce que la station de métro Voïkovskaya change de nom. Il est dit dans le message adressé au maire : « Le plan de la capitale indique jusqu’à présent le nom de Pierre Voïkov, l’un des assassins de la famille impériale. Il est impensable que ce nom continue à être honoré de la sorte par la capitale de la Russie. La dénomination de cette station de métro ainsi que celle de quatre ruelles voisines sont quelque chose d’insupportable. Pierre Voïkov est l’un des assassins des enfants du Tsar. Il a mutilé les dépouilles de ce carnage, les a démembré et les a immergé dans de l’acide sulfurique.Il est n’est pas tolérable que des offices funèbres à la mémoire des victimes soient dits dans les très nombreuses églises de la capitale alors qu’une station de métro continue à porter le nom de l’infanticide Voïkov. Des contradictions de cette sorte ne sont pas à l’honneur de Moscou.

Nous prions Youri Loujkov de faire preuve de bon sens, d’autant plus qu’il est à même de trouver une solution à cette situation paradoxale en moins d’un jour. La station pourrait se nommer, par exemple, « Peterbourgskaya » car la route qui mène vers Saint Pétersbourg passe à proximité ».

Cette déclaration est signée par Youri Bondarenko, président du mouvement « Retour aux sources » ainsi que par les députés Vladimir Medinsky, Serge Markov, l’archiprêtre Vladimir Siloviev, rédacteur en chef des éditions du patriarcat de Moscou, l’historien Pierre Moultatouli, etc.

Une lettre similaire avait été adressée à M. Loujkov en mai 2008.
Anatoli Pétrov, adjoint au Maire, avait dit à l’époque "que la Mairie avait consulté des historiens. Près de 4.500 moscovites résident dans ces rues. Ils y possèdent des logements, des parkings, environ 150 sociétés y ont leurs sièges. Un changement de nom nécessiterait des démarches très lourdes".
L’archiprêtre Vladimir Siloviev avait répliqué qu’il s’agit là d’un faux prétextes : « La capitale est dirigée par de nombreux anciens communistes dont les préjugés sont intacts et qui leurs sont chers. Le noms de criminels tels que Voïkov leurs tiennent à cœur ».

Interfax, le 5 mars.


Rédigé par l'équipe de rédaction le 6 Mars 2010 à 19:10 | 2 commentaires | Permalien