Saint André Apôtre et martyr (+ 62)
Déjà en Ukraine, on considère saint André comme le premier évangélisateur de Kiev, première capitale historique de la Russie. C'est pourquoi, l'ordre de la Russie tsariste le plus prestigieux était l'ordre impérial de Saint-André.
La Russie actuelle a rétabli la croix de saint André bleue sur fond blanc sur les pavillons de ses navires de guerre, comme le faisaient autrefois les marins du tsar Pierre Ier depuis 1690.

Il était de Bethsaïde en Galilée, sur les bords du lac de Tibériade. Avec son frère Pierre, il vivait de la pêche. C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : " Voici l'agneau de Dieu ", il le suivit pour ne plus le quitter.

Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement. Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au 4e siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople.

Une importante relique, qui avait été déposée au XVe siècle au Vatican , fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux.

Dans le christianisme, André, le premier apôtre appelé par Jésus dans la Bible, est allé prêcher dans la Mésie pour la première fois. Son passage n'avait pas plu aux Romains qui le firent crucifier sur place.

Selon les évangiles apocryphes : « il est dit qu'il avait refusé que ses nombreux adeptes le sauvent pendant la nuit en leur disant de partir en appeler d'autres. Lors de son crucifiement, de nombreuses personnes sont venues l'écouter plusieurs dizaines d'heures, jusqu'à sa mort. »

Dans toutes les traditions, sous l'empereur Néron, la croix sur laquelle saint André a été supplicié était en forme de X, la crux decussata, ce qui a donné le nom de croix de saint André

Découverte à Rome des plus anciennes icônes représentant les apôtres

Saint André Apôtre et martyr (+ 62)

Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 13 Décembre 2020 à 07:00 | 3 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Père Joachim le 13/12/2014 11:19
La reconnaissance de Saint André m'interpelle, merci à PO de nous mettre dans cette commémoration, à nouveau, après 13 jours ! Il est remarquable de constater que le premier appelé est présent et s'impose, toujours plus, dans l'espace et dans le temps ?

Pourquoi, plus que tout autre apôtre, sa mémoire rayonne universellement ? Les amorces des raisons nombreuses qui sous tendent sa reconnaissance "universelle"permanente, devraient donner la réponse aux églises orthodoxes lancées à la conquête de la "primauté"absolut ou à la préservation de prérogatives,( et qui selon toute évidence veulent régner, en jouant de l'enjeu de l'argent, du pouvoir, de l'autorité, de la puissance... voir jusqu'au replis et à l'isolement, pour exercer ces tristes valeurs sur le champ clos d'un sacrosaint "territoire").
On peut en venir jusqu'au RIDICULE de vouloir allonger la liste des Romes, dont le nombre est définitivement clos par l'empereur Constantin lui même, qui en à figé le nombre, en osant créer non pas une deuxième, mais plus spirituellement une "nouvelle"qui tout en se se référant à l'idéal de la "romanité antique"lui adjoint au IV S. l'esprit révolutionnaire et clairvoyant de la Nouvelle Alliance.

Peut être y a t il la place, ou le rêve, de délocalisations éventuelle ? mais nous connaissons grâce à Saint André le prix de l'entreprise: la mort sur une croix et encore pire : en forme de "Crux decussata"

Plus humblement et pastoralement parlant, dans la perspective de notre Grande Rencontre sur les bords du Bosphore, ne serait il pas judicieux , de proposer de fêter tous ensemble, à la même date, les Saints des dates fixes ... et dans la foulé d'adopter un "lectionnaire" commun ?

2.Posté par Daniel le 13/12/2014 21:41
Après 13 jours, oui, c'est l'ancien calendrier...

3.Posté par Père Joachim le 14/12/2015 12:21
On peut lire sur l'agence d'info amen.gr qu'à Constantinople/Istanbul les fidèles d'origine russe ont fêté la fête de l'apôtre André.
Au cours de la divine liturgie le Patriarche Bartholomée a invité les fidèles à prier pour que l'entente revienne entre les deux grandes nations.
Cette invitation devrait être entendue par tous les chrétiens orthodoxes afin que le Seigneur nous prenne en pitié et épargne beaucoup d'âmes innocentes.
Ce conflit "sale" qui embrase le monde pourrait être la sources de maux nombreux pour des populations chrétiennes innocentes qui ont suffisamment vécu épreuves ces temps derniers.

4.Posté par Philippe Amartolos le 14/12/2015 21:08
Mon Père (Joachim)
Sauf votre respect, la réponse à votre question est toute trouvée : avant les actes maléfiques de ce patriarche Métaxas Métaxakis de Constantinople, qui imposa la "réforme" du calendrier, toutes les églises locales célébraient ensemble les même saints et cela chaque jour de l'année. Pour mon esprit un peu benêt et enfantin, la solution réside dans l'abrogation de ce calendrier, fruit de la volonté d'un pape qui n'est en rien orthodoxe et qui, par son imposition de la volonté d'un patriarche Métaxas, "frère tablier" d'E. Vénizélos, à l'ensemble du monde chrétien véritable, n'a causé que biens trop de torts et de divisions et autres schismes au sein de l'Eglise Orthodoxe, de Grèce particulièrement. En tant que grand pécheur, indigne d'être appelé du nom de chrétien, j'espère, un peu candidement certes, que ce concile "pan-orthodoxe", tout en ratifiant le concile de 879-880 comme étant le huitième concile œcuménique, abandonnera ce calendrier qui n'a de cesse de diviser les chrétiens authentiques entre eux, qui laisse nos frères et sœurs les moins vigilants croire que les papistes ne sont pas si différents et éloignés de nous autres orthodoxes puisqu'ils ont bien des fêtes semblables aux fêtes orthodoxes, aux mêmes dates qui plus est. Cette abandon pourrait également permettre de ne pas donner l'occasion à des prêtres et évêques orthodoxes de concélébrer certaines fêtes avec des hérétiques, etc.

(Précision : je ne suis pas "vieux-calendaristes", schismatiques, ou que sais-je. Je fréquente de préférence des paroisses fidèles au calendrier sanctifié par les saints Pères et que le phare millénaire de l'orthodoxe, le Mont Athos a conservé, tout comme la Mère de Toutes les Eglises, Jérusalem)

Aussi,
Il faut préciser que le patriarche de Constantinople Bartolomé est d'identité turque, son passeport est turque, il a fait parti de l'armée turque (service militaire) et il a déclaré à mainte reprise, au sein des médias, son attachement à sa propre identité turque (ce qui a laissé pantois bon nombres de grecs victimes ou enfants de victimes des "grands remplacements" que des fanatiques chrétiens appellerons purges ou pogroms).
On peut se demander en quoi la Turquie est une grande nation ? La taille géographique du pays ou de la population peut-être. Car où est la grandeur historique et l'apport civilisationnel de cette nation ? Grandeur historique acquise par près d'un millénaire de massacre de chrétiens, de spoliations de territoire,de viols, de conversions forcés, de rapts d'enfants (janissaires) ; Civilisation turque fabriquée par une appropriation de tout le dépôt de la Romanité chrétienne en collant grossièrement un label "turque" (mosquées avec coupoles, bains "turques", nourritures, habits). Ceci est loin d'être une analyse grossière : de fait, une fois Constantinople turcisée et la grécité bridée, les ottomans se tournèrent vers les balkans slaves, notamment la Serbie, et exigèrent pour leur garde d'élite des enfants chrétiens et pour leurs classes dirigeantes des hommes issus de peuples chrétiens. CETTE "NATION" EST UN ERSATZ !
Ce conflit "sale" ne sera pas la sources de maux nombreux pour les populations chrétiennes innocentes, et au passages mahométanes et zoroastristes, innocentes également. Ce conflit, s'il a lieu (selon saint Païssios et Dostoïevski , il devrait y avoir conflit) serait le point final de l'histoire de la Turquie. A croire que les dönmehs n'auront plus besoin d'elle pour parachever leur fin.
Enfin, il semble que le Seigneur en prenant en pitié l'âme de ses brebis ne daigne pas enfreindre la liberté des méchants qui attentent à la vie des chrétiens. Leur laissant toujours la possibilité du repentir avant sa Parousie
Je prierais, selon votre exhortation, pour le salut de l'âme de mes frères chrétiens (orthodoxes), dussent-ils mourir martyrs pour le nom du Christ, ce qui est au regard de l'histoire et des synaxaires de l'Eglise, la voie royale et certaine pour l'entrée au Royaume des cieux, je prierais également pour la conversion de ces gens "non-orthodoxes" pour parler orwellien.

5.Posté par Guillaume le 13/12/2019 09:16
Saint André patron de la Bourgogne et de la Franche-Comté.

6.Posté par Nicodème le 13/12/2019 12:04
Plutôt que "baptême de pénitence" (Poenitencia) , je préfèrerais qu'on parle de "baptême de conversion (métanoïa) . En effet , le "baptême" par immersion , proposé par des mystiques juifs , comme Jean le Baptiste , était un rituel qui voulait signifier le désir de changement de vie , de métanoia" de celui qui vient le recevoir . Le terme latin "pénitence" signifie certes la même chose , mais sa pratique courante ds l'ECR , a toujours été compris comme "punition" , terme qui est assez consonantique avec "pénitence" , ce qui , avouons-le , est assez fâcheux . Même les confesseurs tombaient ds ce contresens : "Pour "pénitence" , vous direz ..x "Notre père" ou x " je vous salue , Marie" , etc.....Chose vécue ...:-) . Passque la prière , évidemment , est une...heu punition . Tandis que la métanoïa est un désir de retournement , sans doute aidé par la "grâce" divine , mais un désir puissant et libérateur de l'âme , emprisonnée dans les filets des séductions du Malin .

7.Posté par Olga Kluchnikov le 13/12/2019 14:13
@Nicodème : une remarque qui, je pense, correspond à une approche chrétienne et orthodoxe : vous avez omis, dans votre commentaire, de mentionner le repentir, indispensable au salut de l'âme ; quant à la prière, c'est par elle que nous nous adressons à Dieu, elle permet de renouveler nos forces et peut être édifiante etc. ; mais en quoi serait-elle à priori une "punition", dans la Tradition ???

8.Posté par Gilles le 15/12/2019 22:02 (depuis mobile)
en russe "pardon" je ne sais pas , dire merci c''est spassiba pardonnez l''orthographe , les chants sont beaux , et vrais , et puis même en silence , Notre Père , de multiples chemins Espérer

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