Saint Jean le Russe (1690-1730)
Le 9 juin l’Eglise orthodoxe russe commémore Saint Jean le Russe qui, étant un tout jeune soldat de l’armée de Pierre le Grand, a été fait prisonnier par les Turcs, vendu en esclavage et a passé le reste de ses jours loin de son pays. Il a dû énormément souffrir mais l’espoir ne l’a jamais abandonné.

Il guérissait les malades et secourait ceux qui s’étaient égarés, il sauvait les marins du naufrage et protégeait les innocents des jugements iniques. Le saint protège tout particulièrement les enfants. Loin de la Russie ce guerrier russe a conquis les cœurs de tous ceux qui l’entouraient par sa bonté, sa patience, les nombreux miracles qu’il a accomplis.

Notre Saint père Jean naquit dans un village de Petite-Russie, et grandit dans la piété et l'amour des Saintes vertus.

Parvenu à l'âge adulte au temps de la guerre russo-turque (1672-1681), il fut enrôlé dans l'armée du tsar.

Capturé par les Tatares il fut vendu à un Turc, officier de cavalerie, qui l'emmena dans sa patrie, Prokopion, en Cappadoce.

Contrairement à beaucoup de ses compagnons de captivité, qui abjuraient le Christianisme, Saint Jean résistait aux propositions et aux coups de son maître, en disant qu'aucun tourment ne pourrait le séparer de l'amour du Christ

Il ajoutait : « Tu es maître de mon corps, mais pas de mon âme. Si tu me laisses libre d'accomplir mes devoirs religieux, c'est avec promptitude que j'obéirai à tes ordres. C'est avec plaisir que je reposerai dans ce coin de ton écurie, en pensant au Christ qui a considéré la crèche de Bethléem comme un lit royal; je supporterai sans murmure tes coups de bâton, comme le Seigneur endura les coups des soldats. Je suis prêt à endurer les plus grands et plus effroyables tourments, si tu veux m'y soumettre, mais je ne renierai jamais le Christ ». Suite

 Saint Jean le Russe (1690-1730)



Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Juin 2019 à 09:55 | 2 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par père Joachim le 12/06/2019 13:37
Mille Neuf Cent Vingt Deux (1922)
Date fatidique et coup de grâce pour le christianisme oriental.

Peut on imaginer qu'à cette date précise, le malin et ses puissances synergiques ont eu raison de régions entières de haute culture et civilisations diverses et cependant nourries aux sources communes de la religion orthodoxe et de l'humanisme classique dont nous sommes, pour le moins, nous les 300 millions d'orthodoxes, les héritiers privilégiers ?

Qui pourra admettre que nos sources judéo chrétiennes ont été occultées avec la disparition des sept Églises de l'Apocalypse, en 1922 ?

A ce jour encore on peut rencontrer et entendre Jean, Méliton, Constantin, Chrysostome.
Ces personnes très humbles, certes, entretiennent vivantes, après moins d'un siècle, le prestige et la source de renouveau que sont nos sanctuaires livrés à un sommeil apparent et pourtant bien vivants et civilisateurs.

Avons nous oublié, que l’Essentiel, serait préservé dans des "vases d'argiles" ? et, déjà dans ce contexte, nous recevons santé, consolation, unité de foi et communion de "race" à partir de la venue en Europe en 1922 de Notre Saint Jean de Procopion, dit le Russe, et pourtant tout Universel ?

C'est un peu incohérent de se battre avec tant de conviction pour défendre les Chrétiens d'Orient en 2019 et de tirer les boulets rouges du DESESPOIR sur les restes sanctifiés, de ceux de 1922 et 1955!

2.Posté par Vladimir G: PAROISSE SAINT JEAN LE RUSSE à LYON le 12/06/2019 15:33
C'était la fête paroissiale dimanche dernier de la paroisse consacrée à St Jean le Russe à Lyon. Elle dépend de l'Église russe à l'Étranger (EORE), diocèse de Genève et, à ma connaissance, c'est la seule paroisse consacrée à ce saint en France. La paroisse est récente; elle est née durant l’été 2002 pour regrouper les membres de la paroisse lyonnaise de l'Église Russe Hors Frontières restés fidèles à l’autorité du Synode, dans le processus de réconciliation avec le Patriarcat de Moscou, qui a culminé en mai 2007 avec la signature de l’acte de communion canonique par le Patriarche Alexis et le Métropolite Laur lors de la fête de l’Ascension en mai 2007. Le recteur de la paroisse, le père Quentin de Castelbajac, a d’ailleurs participé, comme membre de la délégation du diocèse d’Europe occidentale, au IV Concile de Toute la Diaspora (Eglise Russe Hors-Frontières) qui s’est tenu à San Francisco du 6 au 14 mai 2006.

Avec la bénédiction du Métropolite Laur, la nouvelle Association cultuelle avec 27 membres fondateurs a été déclarée à la préfecture le 3 juillet 2002. Un local de 110 m2 a été trouvé Petite Rue de la Viabert, près de l’endroit où habitaient plusieurs familles de fidèles et le prêtre. Les travaux au mois d’août ont permis d’y commencer une vie liturgique régulière dès la mi-septembre 2002. En 2010, nous avons fini d’acheter le local. Des travaux importants ont de fait été réalisés sur toutes ces années. En 2012 l’ensemble des icônes de l‘iconostase a été peint dans le monastère des saints Anges en Grèce en respectant parfaitement les canons iconographique.

Suite: https://www.stjeanlerusselyon.com/histoire-1

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