Saints Cyrille et Méthode, créateurs du premier alphabet slave
Deux frères Cyrille et Méthode originaires de Thessalonique par la création du premier alphabet slave.Méthode est né en 815, Constantin qui adopta le nom de Cyrille lorsqu’il fut sacré évêque, est né en 827.Méthode reprit le poste de son père

Cyrille et Méthode étaient d’une famille de grande réputation. Leur père Lion (Лъв) fut le gouvernant militaire de la région de Thessalonique, leur mère était d’origine slave, elle s’appelait Marie

A l’époque où les grands états européens Byzance et l’Empire des Francs se partageaient le monde, les peuples slaves s’opposèrent à l’assimilation politique et culturelle en créant leurs états indépendants et leur propre culture. Ce fut l'initiative des deux frères Cyrille et Méthode originaires de Thessalonique par la création du premier alphabet slave, le glagolitique, donnant ainsi aux Slaves l’idée de leur identité ethnique et culturelle. Jusque là les Slaves utilisaient des alphabets étrangers – latin et grec – et cela renforçait le risque d’être assimilés.

 Saints Cyrille et Méthode, créateurs du premier alphabet slave
L’écriture slave que Cyrille et Méthode introduisirent dans la vie culturelle d’Europe ainsi que la traduction des livres liturgiques qu’ils firent tant eux-mêmes que leurs disciples suivaient le principe que chaque peuple a le droit de glorifier Dieu dans sa langue maternelle. Ce fut la première grande idée démocratique dans l’histoire européenne – l’idée défendant l’égalité de tous les peuples, petits et grands, sur le plan de l’esprit et de la spiritualité.

De plus, l’initiation au christianisme par l’intermédiaire de la langue maternelle contribua à l’établissement et à la consolidation de l’état féodal avec la protection de l’église.

La région de Thessalonique qu’il gouvernait fut à cette époque peuplée par des Slaves, surtout des Bulgares, la langue desquels il connaissait très bien. Constantin fit des études à l’école supérieure de Constantinople, appelée Magnaour qui à cette époque était l’école supérieure la plus prestigieuse d’Europe. Après il fut nommé bibliothécaire au patriarcat de l’église Sainte-Sophie. Il fut connu comme un des plus grands érudits de Byzance. Il fut envoyé par l’empereur Michel III chez les Sarrasins et plus tard avec son frère Méthode chez les Hasards à participer dans des débats philosophiques et religieux pour défendre les intérêts de l’empire contre l’islam et le judaïsme.

En 867 Cyrille et Méthode ainsi que leurs disciples furent invités par le pape Adrien II. qui accepta la liturgie slavonne. Il leur rendit de grands honneurs et bénit leur activité. Cyrille tomba gravement malade et décéda à Rome. En son honneur le pape céda le tombeau qui lui était destiné, mais Méthode refusa car son frère était toujours modeste et tout ce qu’il faisait était au nom de Dieu.

Méthode continua seul sa route, qu’il consacra à la vie spirituelle des Slaves. Mais quelques années plus tard il fut mis en prison pendant deux ans car le clergé allemand avait repris ses positions en Moravie. Parallèlement le nouveau pape Jean VIII interdit l’emploi des langues étrangères, y compris la langue slave, dans l’église..... Suite ICI
 Saints Cyrille et Méthode, créateurs du premier alphabet slave

Rédigé par l'équipe de rédaction le 24 Mai 2020 à 12:03 | 12 commentaires | Permalien


Commentaires

1.Posté par Gueorguy le 24/05/2015 22:31
Les lecteurs non russophones de ce blog me pardonneront de proposer ce lien ci-dessous mais je trouve intéressant de le mentionner car il y est évoqué les saints et égaux aux apôtres, Clément, évêque d'Orchid, Naoum, Sabbas, Gorazde et Angelare. disciples de Cyrille et Méthode.

2.Posté par Vladimir. G: les textes traduits en slavon par les saint sont sanctifiés et font parti intégrante de la Tradition orthodoxe russe. le 25/05/2016 14:04
XB!

Les saints Cyrille et Méthode sont tout particulièrement vénérés en Russie car ils lancèrent les traduction des textes sacrés en slavon. Cette œuvre fut continuée par les saints et égaux aux apôtres, Clément, évêque d'Orchid, Naoum, Sabbas, Gorazde et Angelare, leurs disciples (le pape Étienne VI interdit les célébration en slavon en 896-97), puis par les saints moines des grottes de Kiev et jusqu'à St Maxime le Grec au XVe siècle; de ce fait les textes ainsi traduits par les saint sont sanctifiés et font parti intégrante de la Tradition orthodoxe russe.

Les traductions en russe ont commencé à la fin du XVIIIe siècle dans un cadre plutôt profane et sous l'influence de la pensée occidentale. La Société biblique russe fut due à l'influence de la Société britannique: l'empereur Alexandre 1er approuvait le projet de société biblique russe présenté par un délégué de la Société britannique (décembre 1812); l'organisation de la Société reproduisait celle de la Société britannique, avec des représentants de toutes les confessions présentes en Russie. En 1816 l'empereur demandait au Saint-Synode de faire publier les Écritures en russe et cela fut fait: dès 1819, les quatre Évangiles en version bilingue russe-slavon (dont je possède un exemplaire original!), puis plusieurs autres publications partielles jusqu'à la Bible entière en 1875 dans sa version dite "synodale" - le Saint Synode en supervisa la publication en la réservant "à un usage domestique", pratique typiquement protestante!

Et le débat sur une traduction en langue vernaculaire n'est toujours pas tranché, la majorité des pratiquants y est totalement opposée malgré les travaux de personnalités éminentes comme le père Georges Kochetkov...

3.Posté par Tchetnik le 25/05/2016 16:11
C'est le contenu du texte qui est saint, pas son contenant.

Cyrille et Méthode n'étaient pas "saints" quand ils ont fait leurs traductions.

Ce d'autant plus que lesdites traductions ont été souvent revues et corrigées. Le refus des langues vernaculaires est d'autant plus stupide que ces traductions avaient justement été réalisées dans le but de rendre les Ecritures et offices compréhensibles de tous. On ne peut vivre quelque chose que l'on ne comprend pas. C'est fatal.

4.Posté par Vladimir. G: ceux qui communient régulièrement sont à 55% contre le passage au russe... le 27/05/2016 11:28
L'Église russe, comme la société dans son ensemble, est traversée depuis longtemps par deux courants qui ont été baptisés au XIXe siècle de "Slavophiles" et "Occidentalistes". Mon commentaire 2 explique l'approche de la langue liturgique le premier alors que le commentaire 3 reprend des arguments du second...

En fait les avis sont très partagés: 37% des Russes se déclarent pour l'usage de la langue vernaculaire à l'église et 36% contre selon un sondage de 2011 (http://www.pravoslavie.ru/48856.html).

- Le courant occidentaliste trouve la plupart de ses partisans parmi les théologiens et hiérarques en vue, sans y être clairement majoritaire, et surtout dans la diaspora et parmi les intellectuels Orthodoxes peu ou pas pratiquants de Russie .

- En revanche, les Orthodoxes pratiquants de Russie sont massivement slavophiles et viscéralement attachés au slavon liturgique (le sondage mentionné montre que ceux qui communient régulièrement sont à 55% contre le passage au russe...). Contrairement à la pratique chez nous, en diaspora, il n'y a ni lectures ni proclamations en langue vernaculaire russe en Russie et les traductions, souvent excellentes (contrairement à ce que nous avons en français!) sont réservées à l'usage familial ou missionnaire. La seule exception est constituée par "l’union des Fraternités orthodoxes de la Transfiguration" du père Georges Kotchetkov (http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/search/kotchetkov/) qui allie une pratique religieuse scrupuleuse et des tentatives d'introduction du russe vernaculaire (la traduction de tous les textes liturgiques a été terminée en 2010). Mais cette mouvance ne compte que quelques centaines de paroisses, sur les plus de 15 000 de Russie, l'introduction du russe n'a pas été autorisée par les autorités ecclésiales et les activités des Fraternités sont parfois interdites dans certains diocèses...

5.Posté par Daniel le 27/05/2016 19:11
Sur les slavonophile en Russie, quel est le pourcentage de ceux qui:

- savent que "krasni" en slavon doit se traduire par beau et non par rouge, sens que le mot a en russe actuelle

- savent bien interpréter le sens de "mir" pas comme Anastasia dans "Guerre et Paix"

- savent que depuis quelques années, le mot slavon "ankira" pour ancre a été supprimé pour utiliser en lieu et place le mot russe, comme quoi on veut bien utiliser de la langue vernaculaire parfois

6.Posté par Tchetnik le 27/05/2016 20:32
Le problème des "orthodoxes pratiquants" en Russie est que pour leur grosse majorité, leur foi demeure incomprise, inintelligente et superficielle.

N'ayant jamais lu un évangile ou une Bible de leur vie, ils confondent souvent les idéaux de l'Eglise avec une piété ritualiste et étroite.

Les prendre comme référence est l'assurance que jamais aucun Chrétien en Russie ne sera véritablement Chrétien car, en l'absence de toute formation spirituelle et de tout enseignement dans une langue comprise, ils ne sauront jamais pourquoi ils doivent venir à l'Eglise.

Refuser les langues vernaculaires montre bien du reste qu'ils n'ont rien compris à ce qu'était l'objectif du slavon au moment où il a été utilisé pour traduire les Ecritures...

7.Posté par Clovis le 28/05/2016 12:38
Le problème dans ces histoires et querelles de langues, c'est que rien n'est fait ni dans un sens ni dans l'autre.
Soit le clergé veut conserver le slavon comme langue liturgique, dans ce cas, il doit éditer des "missels" bilingue (comme chez les cathos) à disposition dans les églises et faire un minimum de catéchèse pour que les fidèles ne se retrouvent pas complètement ignorant et perdus.
Paki Paki pour certains c'est du chinois.

Soit le clergé estime que la situation est irrécupérable et adapte et édite des traductions pour le bien des fidèles et de l'Eglise.

En Russie beaucoup trop d'orthodoxes considèrent que le simple fait d'être russe fait d'eux des orthodoxes, mais ne connaissent aucune prière, savent tout juste se signer, jeûnent et ne mettent jamais les pieds à l'église, sauf pour y mettre une bougie avant des examens... en se faisant sermonner par une babe-cerbère qui n'apprécie pas la façon d'allumer ladite bougie. (je grossis le trait... à peine)

Je me souviens d'un proto-diacre en Russie dans une grande ville et dans une paroisse dite de l'intelligentsia, s’énerver (littéralement) car aucun ne pouvait chanter, ni ne connaissait le credo, et préférait écouter le diacre déclamer tout seul sa foi...
C'est assez symptomatique.

8.Posté par Vladimir.G: les orthodoxes russes, essentiellement orientaux, n'ont pas besoin de traduire des textes auxquels ils "communient" spirituellement. Toujours la primauté du cœur sur la raison... le 29/05/2016 16:55
En fait, la différence essentielle entre les deux courants de pensée, et que nous voyons bien dans les commentaires précédents, c'est que l"Orthodoxie traditionnelle "suit un régime de tradition, et on a pu indiquer comme l’une des différences principales des peuples orthodoxes, le fait qu’ils ne sont pas formés, comme les Latins, par l’école,» comme l'écrit le grand connaisseur de la théologie orthodoxe, le père dominicain Y. Congar en décrivant le passage "d’un régime de tradition, qui s’accorde si bien avec un statut de perception synthétique, à un régime scolaire, universitaire, de mise en question et de recherche personnelle, qui s’accorde avec l’analyse," qui se produisit au XIe siècle. Les Latins ont créé une nouvelle science, «mais cette science est demeurée étrangère à l’Orient qui, n’ayant pas eu de scolastique, ne connaîtra non plus ni la Réforme, ni le rationalisme : les trois grands facteurs en raison desquels le catholicisme moderne a modelé son visage. Aussi l’Occident est allé vers un genre de connaissance analytique, de type, en somme, rationnel. Il a besoin de définir le contour exact des choses, de les voir pour ainsi dire l’une en dehors de l’autre ». La très belle formule du père Congar est particulièrement révélatrice: « autant les Latins en général, Rome surtout... ont besoin de définir, autant l’Orient a besoin de ne pas définir » (http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Theologie-latine-et-theologie-orthodoxe_a3755.html). Et cela explique pourquoi les orthodoxes russes, essentiellement orientaux, n'ont pas besoin de traduire des textes auxquels ils "communient" spirituellement. Toujours la primauté du cœur sur la raison...

Coïncidence amusante: j'en parlais aujourd'hui avec une pure française, convertie récente, qui vient à nos offices en slavons, pour la beauté de la langue qu'elle ne comprend pourtant pas... de préférence aux offices francophones de sa paroisse!

9.Posté par Tchetnik le 29/05/2016 22:19
"les orthodoxes russes, essentiellement orientaux, n'ont pas besoin de traduire des textes auxquels ils "communient" spirituellement. Toujours la primauté du cœur sur la raison..."

-C'est tellement vrai que la plupart ne sont pas Chrétiens mais simplement "vaguement pratiquants d'une chose qu'ils ne peuvent identifier.

Si le cœur devait prévaloir sur la raison (et on voit le résultat produit en terme de comportements...), les Pères de l'Eglise n'auraient pas écrit un corpus d'homélies, de catéchèses, d'explications de textes suffisantes pour blinder un destroyer.

"une pure française, convertie récente, qui vient à nos offices en slavons, pour la beauté de la langue qu'elle ne comprend pourtant pas... de préférence aux offices francophones de sa paroisse!"

-Pure française qui ne sera jamais Chrétienne mais qui restera une russe de synthèse, comme bien d'autres.

10.Posté par Vladimir.G: "L'Orthodoxie n'est pas une connaissance intellectuelle savante, mais un mode de vie basé sur l'expérience d'un être transcendant (Dieu), avec lequel il est possible d'entretenir une relation vivante" le 03/06/2016 22:50
"L'Orthodoxie n'est pas une connaissance intellectuelle savante, mais un mode de vie basé sur l'expérience d'un être transcendant (Dieu), avec lequel il est possible d'entretenir une relation vivante," écrit l'Archimandrite Elie* alors que, pour le dominicain Y. Congar, l’une des particularités de l’Occident, du « tournant décisif » entre la fin du XIe et celle du XIIe siècle, c’est le passage « d’un régime de tradition, qui s’accorde si bien avec un statut de perception synthétique, à un régime scolaire, universitaire, de mise en question et de recherche personnelle, qui s’accorde avec l’analyse. L’Orient suit un régime de tradition, continu Congar, et on a pu indiquer comme l’une des différences principales des peuples orthodoxes, le fait qu’ils ne sont pas formés, comme les Latins, par l’école. » Les Latins ont créé une nouvelle science, « mais cette science est demeurée étrangère à l’Orient qui, n’ayant pas eu de scolastique, ne connaîtra non plus ni la Réforme, ni le rationalisme : les trois grands facteurs en raison desquels le catholicisme moderne a modelé son visage. Aussi l’Occident est allé vers un genre de connaissance analytique, de type, en somme, rationnel. Il a besoin de définir le contour exact des choses, de les voir pour ainsi dire l’une en dehors de l’autre» (cf. article cité dans mon commentaire précédent).

Les occidentalistes ne peuvent intégrer cette donnée de l'Orthodoxie et veulent faire rentrer les Orthodoxes dans le moule de cette école dont parle Congar, en commençant évidement par la traduction des textes liturgiques pour les faire rentrer dans "ce genre de connaissance analytique, de type, en somme, rationnel" pour "définir le contour exact des choses..." ce qui est étranger à l'Orthodoxie. Il n'est donc pas surprenant que la traduction de la Bible en russe ait été initiée sous les auspices de la Société biblique anglaise, avec d'ailleurs nombre de passages pris dans la Vulgate (un peu comme le Pater en français avec son "pain quotidien")... Et il est clair que la majorité du Peuple orthodoxe se méfie de ces traductions d'inspiration occidentales et préfère les textes slavons écrits par des saints!

* in "L'orthodoxie qu'est-ce que c'est ? La voie, La Vérité, La Vie"; Monastère de la Transfiguration; 2014

11.Posté par Daniel le 04/06/2016 07:28
"L'Orthodoxie n'est pas une connaissance intellectuelle savante, mais un mode de vie basé sur l'expérience d'un être transcendant (Dieu), avec lequel il est possible d'entretenir une relation vivante,"

Ceci est absolument vrai. Mais pour avoir un mode de vie donné, il faut tout de même savoir en quoi consiste ce mode de vie, et pour avoir une relation transcendante avec Dieu, il faut tout de même savoir ce que Dieu nous dit. Or, Dieu nous parle à travers des écritures, des textes liturgiques, des écrits des saints etc. Comment savoir ce qu'il nous dit, si on entend ce qu'il nous dans une langue qu'on ne comprend pas du tout? C'est juste une question de logique?

Pendant le grand carême, on lit aux vêpres le livre des proverbes, qui est très instructif. Comment être instruit et modifier sa vie en fonction de ces instructions si elles sont lues dans une langue si incomprise qu'il ne s'agit que de sons derrière lesquels on ne peut mettre aucun sens.

Lisez donc la Bible en chinois, en grec ancien, en arabe, à des gens qui ne comprennent pas ces langues, ils ne seront pas édifiés spirituellement et ne sauront pas comment adapter leur vie.

12.Posté par Tchetnik: il est impossible de vivre ce qu''''on ne peut comprendre. le 04/06/2016 08:52
Les mysticodingos ont manifestement du mal à comprendre que l'être Humain est une unité de personne constituée de sentiment ET d'intelligence et que les deux participent à l'identification, la compréhension, la connaissance et donc le vécu de Dieu.

Ces mêmes mysticodingos ont aussi du mal à comprendre que le Christianisme orthodoxe reconnaît et valorise le rôle de l'intelligence autant que du sentiment dans ce vécu de Dieu, le corpus d'homélies et d'explications de textes des Pères de l'Eglise en étant la meilleure preuve.

Ils tentent de faire croire qu'il s'agit là d'une invention" occidentale" alors que la lecture régulière des Ecritures, lecture qui ne peut se faire que dans une langue que l'on comprend, est recommandée par les Pères de l'Eglise et que les traductions "slavonnes" furent justement faites à l'origine pour permettre une meilleure compréhension. Idem pour les langues Syriaques, Arméniennes....dont les traductions ne datent pas de la scholastique, il s'en faut de beaucoup. La trop grande rationalisation scholastique, qui cherchait à tout prix à trouver une cause à Celui qui est justement sans-cause, mais à l'origine de tout n'a en fait rien à voir avec cette reconnaissance du rôle de l'intelligence dans le vécu divin. Ce n'est pas parce qu'il y a des abus de médicaments que la médecine devient inutile.

Les Pères avaient bien compris ce rôle-là et l'avaient on ne peut plus valorisé en mettant en garde contre des attitudes de mysticisme facile et illusoire. Il parait très illusoire d'ailleurs de prétendre "vivre", "communier" avec des offices qu'on ne comprend pas autrement que par une attitude de transe qui ressemble alors plus à du télévangélisme ou du vaudou qu'à du Christianisme. Ces offices très longs et complexes sont bourrés de références bibliques, ils ont une valeur autant catéchétique que mystique et il est impossible d'avoir la seconde sans la première.

Proverbes 1, 2 pour connaître sagesse et discipline, pour pénétrer les discours profonds, 3 pour acquérir une discipline avisée -- justice, équité, droiture -- 4 pour procurer aux simples le savoir-faire, au jeune homme le savoir et la réflexion, 5 que le sage écoute, il augmentera son acquis, et l'homme entendu acquerra l'art de diriger. 6 Pour pénétrer proverbes et sentences obscures, les dits des sages et leurs énigmes.

Ces mots sont justement les premiers à avoir été traduits en arménien avec l’alphabet inventé par Mesrop Machtots vers 404. Ce n’est pas un hasard s’ils parlent de compréhension et d’intelligence pour aller vers Dieu…

Certains mysticodingos confondent manifestement le Christianisme avec l'islam dans lequel les raisonnements circulaires et la lecture non-stop du coran en un arabe incompris est effectivement courante.

13.Posté par Tchetnik: il est impossible de vivre ce qu''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''''on ne peut comprendre. (Bis) le 04/06/2016 12:19
"Et il est clair que la majorité du Peuple orthodoxe se méfie de ces traductions d'inspiration occidentales"

-Mesrop Machtots n'est pas d'inspiration occidentale et les Serbes sont passés depuis longtemps au serbe moderne. Idem pour les Roumains, les Albanais, les traductions Grecques moderne de l'Ecriture...

"et préfère les textes slavons écrits par des saints!"

-Ni saint Sava, ni Naum, Clément, Cyrille et Méthode n'étaient "saints" au moment où ils ont écrit leurs traductions et ces dernières, écrites pour comprendre, remaniées au cours des siècles, ont considérablement été modifiées jusqu'à nos jours.

Par ailleurs, la "majorité" n'a pas nécessairement raison et n'est dans ce cas-ci absolument pas caractérisée. On a déjà du mal à savoir qui est "orthodoxe", quant à mesurer une éventuelle "majorité"...

On nage dans le HS.

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