Homélie prononcée par Mgr Nestor, évêque de Chersonèse,  le jour de la commémoration des saints apôtres Pierre et Paul
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !

Nous glorifions et nous commémorons aujourd’hui saints Pierre et Paul, les deux apôtres, nos deux premiers évêques qui nous ont été donnés par le Christ Lui-même. Le Sauveur les a envoyé dans le monde afin qu’ils annoncent le salut. Sans Pierre et Paul nous n’aurions pas la foi, nous ne serions pas chrétiens. Dieu a fait que les hommes apprennent les uns des autres recevant ainsi tout ce qui est essentiel au croyant.

Souvent notre foi demeure dans notre subconscient mais elle remonte à la surface et se manifeste avec une force particulière à la suite d’une rencontre avec quelqu’un qui est apte à nous enseigner et à nous indiquer le chemin de la Vérité. Ces rencontres sont rigoureusement individuelles pour chacun d’entre nous mais à chaque fois nous sentons d’emblée que nous avons affaire à une personnalité à la spiritualité forte.

Nous sommes dans l’attente, nous sommes dans une sorte de quête mais souvent nous ne savons pas comment appréhender la vraie foi ni même comment franchir le seuil d’une église.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 12 Juillet 2018 à 12:17 | 1 commentaire | Permalien

Saint Maxime le Grec  (+ 1556 ) surnommé " l'illuminateur de la Russie "
Originaire d'Arta dans l'Epire en Grèce, il partit, jeune adolescent, à Florence faire ses études classiques. Il suivit avec enthousiasme le dominicain Savonarole dans son mouvement de rénovation religieuse et spirituelle qui se termina tragiquement.

Saint Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation. Appelé par le prince russe, Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions.

Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk. On lui reprochait notamment de défendre la primauté du siège de Constantinople contre les prétentions de Moscou de s'y substituer comme "troisième Rome".
Rédigé par l'équipe rédaction le 4 Juillet 2018 à 08:10 | 6 commentaires | Permalien

Maxime VENETSKOV -  lecteur de la Cathédrale de la Sainte-Trinité a soutenu sa Thèse de doctorat à  " Paris Lettre Sorbonne Université "
Le 6 juin 2018 - Maxime VENETSKOV , lecteur de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris Sainte-Trinité et responsable de la Chancellerie du Diocèse de Chersonèse, a soutenu sa thèse de doctorat à l'Université de " Paris Lettre Sorbonne Université " et a reçu le grade de docteur avec la mention " très honorable avec les félicitations du jury ".

Le sujet de la Thèse :" L’Échelle de Jean du Sinaï dans la tradition byzantine : le corpus manuscrit, les scholies, le Commentaire d’Élie de Crète "

La Thèse compte près de 1.100 pages. Plusieurs extraits en seront prochainement imprimées dans des revues spécialisées, un livre sera édité.

Sous la direction de : M. Bernard FLUSIN (Professeur à l’Université Sorbonne, Directeur d’études à l’EPHE)
Membres du jury :M. Vincent DÉROCHE (Directeur d’études au CNRS, UMR Orient et Méditerranée) Mme Brigitte MONDRAIN (Directeur d’études à l’EPHE) M. Antonio RIGO (Professeur à l’Université de Venise, Ca' Foscari) M. Peter VAN DEUN (Professeur à l’Université KU Leuven)

L’Échelle (Κλίμαξ), ouvrage ascétique composé au VIIe s. par Jean du Sinaï, dit Climaque (Jean de l’Échelle), est une œuvre majeure de la littérature ascétique byzantine comme en témoigne la diffusion de ce texte dans près de 500 codices du VIIIe au XIXe s. et encore dans près de 200 témoins de sa transmission indirecte.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juin 2018 à 08:53 | 0 commentaire | Permalien

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
11 juin nous commémorons Saint Luc de Crimée, archevêque de Simferopol né Valentin Felixovitch Voïno-Iassenetski

Collection Cerf Patrimoines

Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins.

Un détenu politique qui connut l'exil, la prison, les tortures et fut lauréat du prix Staline. Un chirurgien et un prêcheur de talent, qui parfois hésitait entre ces deux vocations, médicale et sacerdotale.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il envoie un télégramme personnel au Président du præsidium du Soviet suprême Mikhaïl Kalinine, dans lequel il demande à pouvoir soigner les soldats blessés au combat et il se dit prêt à repartir en exil à la fin de la guerre.

Un chrétien doué d'une énorme force de volonté, d'honnêteté, de foi intrépide, et qui cependant n'évita pas de sérieuses erreurs sur son chemin. Un être pleinement humain. Un pasteur. Un savant. Un saint.

L'archevêque Luc a été canonisé en 2000.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2018 à 16:27 | 2 commentaires | Permalien

Saint Jean Baptiste
Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth. Il l'a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie, ce qu'il n'est pas dans l'Évangile selon Jean

par Xenia Krivocheine

L'histoire de la tête de Saint Jean Baptiste à Amiens est riche en péripéties tragiques, elle s'étale sur plusieurs siècles. Au cours des deux derniers millénaires elle a à plusieurs reprises disparu pour resurgir à nouveau. L'infâme Hérodiade avait enseveli la tête de saint Jean dans son verger tandis qu'elle rendit son corps aux disciples du martyr.

Des flots de pèlerins se mirent à affluer en Terre Sainte pour y vénérer la Sainte Croix et le Saint Sépulcre sous le règne de l'empereur Constantin et de sa mère Hélène. Une fois deux moines venus en pèlerinage virent en songe l'endroit où reposait la tête de St Jean.

Effectivement, les deux frères découvrirent la relique dans l'ancien verger du roi Hérode. Ils mirent la tête dans un sac et s'en allèrent à la recherche d'un travail. Chemin faisant un troisième compagnon se joignit à eux, c'était un potier. Fatigués de porter leur fardeau les deux moines le lui confièrent et ordonnèrent de ne pas essayer de regarder le contenu du sac.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Juin 2018 à 09:00 | 10 commentaires | Permalien

Mariage, célibat et vie monastique par le père Jean Meyendorff
père Jean Meyendorff

Un des paradoxes de la morale chrétienne est que le mariage et le célibat, s’ils supposent des comportements pratiques différents, prennent appui sur la même théologie du Royaume de Dieu, et de ce fait sur la même spiritualité.

La particularité du mariage chrétien consiste à transformer et à transfigurer l’affection humaine et naturelle qui existe entre un homme et une femme en un lien éternel d’amour, lien qui ne peut pas être rompu, pas même par la mort. Le mariage est un sacrement, car par lui le futur Royaume de Dieu, les noces de l’Agneau (Apocalypse 19, 7-9), la pleine union du Christ et de l’Église (Éphésiens 5, 32), sont anticipés et représentés.

Un mariage chrétien trouve sa signification ultime non pas dans la satisfaction charnelle, la stabilité sociale, ou un moyen d’assurer sa postérité, mais dans l' " eschaton ", les " choses dernières ", que le Seigneur prépare pour ses élus.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juin 2018 à 13:34 | 1 commentaire | Permalien

Père Serge Model: l'archevêque Basile Krivochéine et la redécouverte de Grégoire Palamas
IRENIKON/ № 2 - Revue des Moines de Chevetogne

Pionnier du renouveau patristique orthodoxe, l’archevêque russe Basile Krivocheine (1900-1985) est surtout connu en tant que spécialiste de Syméon le Nouveau Théologien. Mais son « premier amour » fut Grégoire Palamas. Dès 1936, Krivocheine publiera une étude remarquée sur le docteur de l’hésychasme byzantin.

S’efforçant de répondre aux critiques modernes du « palamisme », Krivocheine explique que la distinction palamite entre l’essence et les énergies divines doit être « comprise comme ayant un caractère ontologique, objectif », mais sans introduire de complexité en Dieu, les énergies « n’étant pas des réalités hypostatiques » mais Dieu « dans son activité et sa révélation au monde ».

Considérant Palamas comme l’expression la plus aboutie de la spiritualité orthodoxe, le futur Mgr Basile affirme que sa pensée peut fonder théologiquement l’expérience spirituelle, « puisque ce n’est qu’en partant de cette doctrine que l’on peut affirmer de façon cohérente la réalité de la communion entre Dieu et l’homme et de la déification, sans tomber dans une confusion panthéiste entre le Créateur et la créature ». S. Model synthétise l’approche de Palamas par Krivocheinе, avant de répondre à la question : « Y a-t-il un palamisme Кrivochéiniene ? ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Juin 2018 à 23:22 | 5 commentaires | Permalien

Le Starets Serge: LA PRIÈRE
Extraits du livre de Jean-Claude Larchet "Le Starets Serge"

On demanda au starets Serge (Chevitch) : « Quand on commence à pratiquer la prière d’une façon continuelle, ne passe-t-on pas nécessairement par des difficultés psychologiques ?

- Les difficultés psychologiques ne sont pas inévitables. Il n’ya aucun danger si l’on a une profonde humilité et si l’on n’est pas impatient d’arriver tout de suite à des résultats et à plus forte raison à des merveilles. Mais dès que la moindre pointe d’orgueil survient, des troubles se manifestent. La pratique de la prière doit aller de pair avec une vie morale et spirituelle stricte. Elle est incompatible avec les passions.

L’homme qui voudrait pratiquer la prière tout en vivant dans le péché, notamment d’orgueil et d’impureté, court à la catastrophe. Ca peut même rapidement le conduire à la folie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mai 2018 à 09:20 | 0 commentaire | Permalien

Dix icônes de la Sainte Trinité
Par Marie Sentchoukova, agrégée de philosophie, professeur de culture orthodoxe et de l'histoire des religions

Traduction N.Krivocheine Pravoslavie i Mir

La Trinité

Aristote a écrit « la philosophie commence avec l’étonnement ». Cela se rapporte entièrement à la dogmatique chrétienne : comment pourrait-elle ne pas commencer avec l’étonnement ? Les univers bâtis par Tolkien, Carol Lewis et Michael Ende, avec toutes leurs énigmes féeriques, sont loin d’atteindre les profondeurs mystiques et paradoxales des dogmes chrétiens. Le christianisme se fonde sur le grand mystère de la Très Sainte Trinité.

C’est là le mystère de l’Amour Divin révélé en et par cette inconcevable unicité. Vladimir Lossky disait que nous voyons en la Trinité l’unité dans laquelle réside l’Eglise. De même que les Personnes de la Trinité ne sont pas fusionnées mais constituent un Tout, nous sommes tous réunis en un seul et unique Corps du Christ. Ce n’est ni une métaphore, ni un symbole mais une simple réalité, semblable à celle de la présence du Corps et du Sang du Christ dans l’eucharistie.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Mai 2018 à 10:00 | 2 commentaires | Permalien

  LE MYSTÈRE DE L’ASCENSION
Père Vladimir Zelinsky, patriarcat de Constantinople, Italie

«  Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes », dit Jésus (Gn 12,32). Il part avec une promesse, enracinée dans la mémoire de son séjour sur la terre. La promesse et la mémoire s’unissent, remplissent notre temps.

Ce temps est « évangélisé » désormais, il est comblé par une vie une fois vécue. Cette vie continue en nous ici et maintenant.

Or, irréversiblement elle appartient au passé, la Révélation de Dieu est close dans l’histoire, fermée dans les circonstances, dans les mots, dans les événements qui ne se produiront plus.

La parole de Dieu est mise tout entière en un personnage historique, dans ce qu’il a dit, dans ce qu’il a fait.

Mais l’Homme de Nazareth n’habite plus à Nazareth et ne célèbre pas la Pâque à Jérusalem. Or, sa Résurrection est célébrée sur toute la terre, et la création entière lui sert une habitation.

Nous reconnaissons Jésus dans « les plus petits de ses frères » : pauvres, torturés, tués. Son visage apparaît aussi dans les yeux de l’enfant qui vient au monde, dans chaque créature appelée à la vie par l’amour du Créateur. Clouée dans un petit coin de l’histoire humaine, Dieu se révèle partout, et sa brève existence terrestre est élargie à tout ce qui existe et passe à travers le temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2018 à 15:47 | 3 commentaires | Permalien

Père Jean Meyendorff: « Le mariage dans la perspective orthodoxe »
V.G. Un prêtre a répondu à ma question sur le "divorce religieux" en m'envoyant le chapitre suivant du livre du p. Jean Mayendorff sur le mariage* avec le commentaire suivant:

"Tu verras que l'appréhension du mariage chrétien par les gens est loin de l'enseignement de l'Eglise.
Ce qu'il faut retenir, me semble-t-il, c'est que les jeunes qui se marient demandent à Dieu de leur accorder une grâce particulière pour la vie commune et, comme conséquence de cette grâce reçue, ils doivent grandir en spiritualité et faire fructifier leur amour - ce qui demande de l'humilité, des efforts, de l'abnégation...

D'autre part, le mariage chrétien est unique et contracté pour l'éternité, mais l'Eglise connait la faiblesse de l'être humain et admet que l'amour peut s'épuiser et même disparaître."


NB: les passages en gras dans le texte sont de mon ami prêtre. J'ai rajouté des sous-titres pour faciliter la lecture
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Mai 2018 à 09:40 | 1 commentaire | Permalien

Homélie prononcée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk en la cathédrale de la Sainte-Trinité le dimanche 20 mai 2018
Homélie prononcée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk en la cathédrale de la Sainte-Trinité le dimanche 20 mai 2018 et Homélie en russe

Aujourd'hui, lors de la lecture de l'Évangile de Jean (la lecture de cet Évangile a commencé dans la nuit pascale et se terminera le jour de la Pentecôte), nous avons entendu que le Seigneur Jésus Christ, après avoir parlé pour la dernière fois à ses disciples lors de la sainte Cène, a adressé une prière à son Père céleste. La prière commence par ces paroles : « Père, l'heure est venue : glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir que tu lui as donné sur toute chair, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés ! » (Jn 17, 1-2).

Que veut dire le Seigneur Jésus-Christ à propos de cette heure pour laquelle il est venu sur terre? A Cana de Galilée, en accomplissant son premier miracle à la demande de sa Mère, Jésus lui a adressé ces mystérieuses paroles que ceux qui l'entouraient ne comprenaient pas encore : « Mon heure n'est pas encore venue » (Jn 2, 4). Mais, parlant à ses disciples peu de temps avant sa mort, le Sauveur dit : « Maintenant mon âme est troublée », et il ajouta : « C'est pour cela que je suis venu à cette heure » (Jn 12, 27).

Et le voici maintenant, parlant de l'heure de sa souffrance et de sa mort comme de celle où la gloire de Dieu serait révélée - non pas dans le tonnerre et les éclairs comme cela avait été montré à Moïse, mais dans l'humiliation et la souffrance de celui que Dieu a envoyé sur terre pour sauver ce monde et pour ouvrir la voie de la vie éternelle pour chaque homme.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 24 Mai 2018 à 10:00 | 1 commentaire | Permalien

Présentation à Moscou de l’édition russe de l’ouvrage de Joseph Ratzinger: « Théologie de la liturgie »
Le livre s’ouvre sur un Avertissement signé par le métropolite Hilarion: « J’espère que cet ouvrage non seulement apportera sa contribution à ouvrir l’esprit de nos contemporains sur le catholicisme, mais aussi servira à nos auteurs pour résoudre certains problèmes de la théologie orthodoxe comme les aspects anthropologiques de la liturgie ou les bases théologiques de la musique religieuse.

Ce livre peut nourrir la réflexion sur les questions de l’existence de l’église dans le monde contemporain, dans un dialogue simple avec la société civile et la culture. »

Le 23 mai, à la Bibliothèque de littérature étrangère M.I. Rudimino (Moscou – 1, rue Nikoloïamskaïa) sera présentée l’édition russe de Théologie de la liturgie du pape émérite Benoît XVI (Joseph Ratzinger).

La version russe de l’ouvrage a été éditée par le fonds de bienfaisance Saint Grégoire le Théologien en 2017, cette parution célèbre le 90e anniversaire de l’auteur. L’ouvrage sera présenté par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures et l’archevêque Celestino Migliore, nonce apostolique près la Fédération de Russie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Mai 2018 à 10:10 | Permalien

V.G.
Vous me demandez dans quelle mesure cette spiritualité, propre à l’Orthodoxie mais sans doute pas « réservée » à elle, peut être assimilée par les Occidentaux et devenir leur. Je crois que la spiritualité orthodoxe, de ce point de vue, est simplement de la spiritualité chrétienne. Je crois que ce qu’il y a de vrai dans ce que j’ai dit appartient à l’Occident comme à l’Orient, appartient à quiconque est chrétien.

Des barrières qui ne viennent pas de Dieu

Il y a cependant des barrières qui se sont établies, qui ne viennent pas de Dieu ni de l’Évangile ; elles viennent, je crois, de ce que l’Occident a perdu de vue un certain nombre de choses : l’Occident a perdu de vue l’aspect cosmique de l’Incarnation et de tout ce qui a trait au Verbe incarné. En Occident, l’Incarnation, ainsi que tous les événements de l’œuvre de la Rédemption, qui ont une portée dépassant infiniment notre petit monde humain, se sont trouvés réduits à une histoire du salut des hommes. « Réduits » n’est peut-être pas le mot qu’il faudrait dire, parce qu’ils sont essentiels pour nous ; mais tout en étant essentielle pour nous, leur portée est plus grande. Voilà, je crois, un aspect que l’Occident est en train de redécouvrir.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Mai 2018 à 13:39 | -1 commentaire | Permalien

LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE DE BÉTHESDA - 4e dimanche après Pâques
LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE DE BÉTHESDA (Jean 5, 1-5) (4e dimanche après Pâques)

Ces dimanches qui suivent Pâques

"Je prépare une conférence à propos de ces dimanches qui suivent Pâques (de Thomas, des Femmes Myrophores, du Paralytique, de la Samaritaine, de l'Aveugle-né), du sens de ces lectures évangéliques et de toute cette période de la Pentecôte comme réponse à la question: où est cette "nouvelle vie de la nouvelle créature" que nous recevons dans le baptismal "co-ensevelissement avec le Christ"* pour Pâques? D'une part c'est le moment de la "joie", de la communion à la nouvelle vie ressuscitée, au" jour sans soir"* (le dimanche qui "se prolonge" liturgiquement toute la semaine).

Et de l'autre côté, c'est l'explication comment "vivre" de cette vie en "ce monde" et dans son temps déchu. Ce "message"** est-il compris par qui que ce soit? Je n'e suis pas certain." (1)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 29 Avril 2018 à 10:49 | 1 commentaire | Permalien

À Moscou va se tenir le Ve colloque international de patristique « Saint Irénée de Lyon dans les traditions théologiques orientale et occidentale »
Du 19 au 21 avril 2018, dans le cadre des Études doctorales de toute l’Église, se tiendra à Moscou le Ve colloque international de patristique « Saint Irénée de Lyon dans les traditions théologiques orientale et occidentale ».

Les plus importants spécialistes et patrologues de Russie, d’Europe et des États-Unis sont invités à ce colloque au cours duquel seront abordés les problèmes les plus vastes, tels que : l’héritage littéraire de saint Irénée, le contexte historique qui l’entourait, sa contribution aux polémiques théologiques, son enseignement sur Dieu, le monde et l’homme, les particularités de son exégèse biblique, ainsi que la réception de ses idées dans les traditions chrétiennes de l’Orient et de l’Occident.

Les langues officielles du colloque sont le russe et l’anglais.

Le programme du colloque est disponible ICI. Traduction pour "PO"
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Avril 2018 à 14:38 | 1 commentaire | Permalien

Claude Lopez-Ginisty: Du Mont-Athos à Optino, José Muñoz, Pèlerin de la Portaïtissa et Martyr
José Muñoz, devenu moine orthodoxe Ambroise du Mont-Athos, humble gardien de l’Icône de la Portaïtissa, est mort martyrisé en 1997. L’auteur de ce livre, témoin direct et ami de José, eut la grâce de le rencontrer souvent et de l’accueillir chez lui avec l’Icône. À notre demande, il accepta avec humilité d’écrire l’histoire de sa vie.

Mais ces pages bouleversantes, exigeantes de vérité, nous entraînent bien au-delà d’une biographie. Tel une icône, ce livre ouvre la porte de l’Invisible illuminant le chemin du Royaume, celui qu’a emprunté le pèlerin José, effacé derrière la Toute-Pure. Consumé d’amour pour Dieu, il livra jusqu’au bout le bon combat.

« Nous allons parler d’un martyr de notre temps, écrit Claude-Lopez-Ginisty dans son Avant-propos. Il vivait en esprit avec les martyrs de tous les temps et de tous les lieux (…). Il fut sur notre terre des vivants un homme simple marchant pieusement vers le Ciel où il demeure à présent. Il obtint du Christ par sa prière fervente le don précieux d’une icône miraculeuse qu’il accompagna dans le monde et donna sa vie pour que ses frères l’aient en abondance de guérisons et de grâces.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Avril 2018 à 23:34 | 0 commentaire | Permalien

ANNONCIATION
Le 7 avril, nous célébrons l'Annonciation et nous vénérons la mémoire du Saint Patriarche Tikhon

MÉDITATION SUR LA FÊTE AVEC LE PÈRE LEV GILLET

La plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année [le Carême] est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie (1)

Une phrase des chants de matines résume toute la signification de cette fête :


" Le mystère éternel est révélé aujourd’hui ; le Fils de Dieu devient Fils de l’homme… ". L’Épître aux Hébreux, lue à la liturgie (2, 11-18), insiste sur ce que, du fait de l’Incarnation, " le sanctificateur et les sanctifiés ont tous même origine. C’est pourquoi il ne rougit pas de les nommer frères ". L’Évangile (Lc 1, 24-38) relate la révélation que Gabriel, à Nazareth, fit à Marie.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 7 Avril 2018 à 08:00 | 5 commentaires | Permalien

La Nativité du Christ, Icône de Sa descente aux enfers
Par professeur Nicolas Ossorguine

Dans l’Eglise orthodoxe, la Nativité du Christ est une fête très importante. Liturgiquement, l’Eglise voit en elle l’icône de la fête de Pâques. C’est la raison pour laquelle, dans la partie consacrée aux éphémérides du « Psautier commenté », la fête de la Nativité est appelée « Pâques, fête de trois jours ».

La notion de « trois jours » doit être comprise non pas sur le plan de temps (durée), mais dans le sens qualitatif : liturgiquement les offices de la Nativité contiennent des éléments du Vendredi Saint, du Samedi Saint et de Pâques. Ces éléments se retrouvent dans les offices des 24 et 25 décembre, à savoir : 1) le 24 – XII « les Heures Royales » (Vendredi Saint), 2) le 25-XII les Vêpres avec la liturgie vespérale de Saint Basile (Samedi Saint) et enfin 3) la liturgie eucharistique matinale de Saint Jean Chrysostome le jour de la Nativité (Pâques).

Dans la mesure où le 24 décembre correspond aux deux derniers jours de la Semaine Sainte, l’Eglise prescrit un carême semblable à celui de cette semaine Il est très important de comprendre que, du moment où il y a relation très étroite entre les évènements liés à la fête de Pâques, fête mobile et les évènements de la Nativité, fête fixe, l’expression liturgique de la Nativité se manifeste simultanément à travers ces deux cycles : fixe et mobile (pascal).
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 7 Avril 2018 à 06:57 | 0 commentaire | Permalien

Le Saint et Grand mardi, nous faisons mémoire de la parabole évangélique des Dix Vierges.
Dix vierges font cortège au plus grand des Mardis tiens ta lampe allumée, ne sois pas étourdi!

Pourquoi le Seigneur, entré à Jérusalem afin d'y accomplir Sa Passion, propose-t-il de telles paraboles à Ses disciples: ce sont, dit-Il, des paraboles qui s'appliquent aussi aux Juifs. En effet, Il raconte la parabole des dix vierges en portant l'attention sur la miséricorde, et en même temps Il enseigne à tous à être prêts avant la fin. Car sur la virginité, Il leur a parlé plusieurs fois, ainsi que sur les eunuques. Certes, beaucoup de gloire s'attache à la virginité, elle est grande, en vérité. Mais afin que nul, en pratiquant cette vertu, ne néglige les autres, et surtout la miséricorde, dont s'éclaire la lampe de la virginité, le Saint Evangile propose cette parabole .
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 3 Avril 2018 à 06:12 | 0 commentaire | Permalien

1 2 3 4 5 » ... 22


Recherche



Derniers commentaires


RSS ATOM RSS comment PODCAST Mobile