LE MYSTÈRE DE L’ASCENSION
Père Vladimir Zelinsky

«  Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes », dit Jésus (Gn 12,32). Il part avec une promesse, enracinée dans la mémoire de son séjour sur la terre. La promesse et la mémoire s’unissent, remplissent notre temps.

Ce temps est « évangélisé » désormais, il est comblé par une vie une fois vécue. Cette vie continue en nous ici et maintenant.

Or, irréversiblement elle appartient au passé, la Révélation de Dieu est close dans l’histoire, fermée dans les circonstances, dans les mots, dans les événements qui ne se produiront plus.

La parole de Dieu est mise tout entière en un personnage historique, dans ce qu’il a dit, dans ce qu’il a fait.

Mais l’Homme de Nazareth n’habite plus à Nazareth et ne célèbre pas la Pâque à Jérusalem. Or, sa Résurrection est célébrée sur toute la terre, et la création entière lui sert une habitation.

Nous reconnaissons Jésus dans « les plus petits de ses frères » : pauvres, torturés, tués. Son visage apparaît aussi dans les yeux de l’enfant qui vient au monde, dans chaque créature appelée à la vie par l’amour du Créateur. Clouée dans un petit coin de l’histoire humaine, Dieu se révèle partout, et sa brève existence terrestre est élargie à tout ce qui existe et passe à travers le temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mai 2020 à 08:47 | 5 commentaires | Permalien

LA BÉNÉDICTION DES ICÔNES
"La plénitude de la vénération rendue aux icônes, que ce soit dans la production des icônes ou dans la prière devant elles, ne peut pas être isolée de la totalité de la foi parce que, comme l’indiquent les prières de bénédiction, cette vénération puise essentiellement à la même source théologique que tout notre culte d’adoration.

Il se peut qu’elle ne soit qu’un ruisseau parmi tant d’autres, mais l’eau est la même, laquelle monte de l’unique source de la seule Église." Mère Thekla (1)

Nous connaissons tous le rite de bénédiction des icônes et nous pensons qu'il fait intrinsèquement partie de la tradition orthodoxe.

Certains en contestent pourtant le bien fondé en arguant qu'il est apparu tardivement: sans remonter au 1er millénaire (l'absence de rite de consécration servit d'argument aux iconoclastes pour nier la sainteté des icônes), cette pratique n'avait certainement pas cours en Russie avant les réformes Nikonniennes (1653-1656) puisque les Vieux-Croyants n'y ont pas recours.

UN RITE TARDIF

Le rite de bénédiction des icônes est inscrit pour la première fois dans les offices orthodoxes peu avant ces réformes, dans le Trebnik (2) slavon du saint métropolite de Kiev Pierre Moghila (1646)(3); il suit de près le "Rituale Romanum" catholique (1614), qui codifie l’antique usage de bénir de nombreux biens à l’intérieur de la messe, à la fin du canon. Ce bref vade-mecum est axé sur la discipline des sacrements, alors battue en brèche par les Protestants.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Mai 2020 à 03:06 | 0 commentaire | Permalien

Quatrième dimanche après Pâques: l’Église orthodoxe lit le récit de la guérison du paralytique

Chers frères et sœurs, je dois vous faire une confidence : ces derniers jours, en réfléchissant à ce que j’allais vous dire en ce quatrième dimanche après Pâques, où l’Église orthodoxe lit le récit de la guérison du paralytique, contenu dans l’Évangile de Jean, j’étais troublé au point d’en faire des cauchemars dans la nuit. J’ai rêvé être face à des paralytiques, des personnes incapables de mouvoir autre chose que leur intelligence, leur esprit ; j’ai rêvé être moi-même paralysé au point de ne pouvoir ni bouger ni parler.

Mes rêves ne comportaient aucune guérison ; c’est au réveil que je retrouvais la conviction d’être en possession de mes membres.

Vous pouvez imaginer à quel point j’étais soulagé de me savoir parfaitement mobile ; vous pouvez donc imaginer la joie éprouvée par le paralytique de Jérusalem lorsqu’il a recouvré l’usage de ses membres grâce à la parole de Jésus, non pas par l’action magique d’un ange descendu dans une cuve d’eau bouillonnante, mais grâce à la miséricorde du Verbe créateur de Dieu descendu dans la nature même des humains, bouillonnante de passions et de péchés.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Mai 2020 à 08:00 | -2 commentaire | Permalien

Le Christ est Ressuscité!  - en trois langues

Лаура Оника, Анна Димитрова, Даниил Набережный, священник Сергий Ким - Laura Onika, Anna Dimitrova, Daniel Naberejny, p. Serge Kim
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Mai 2020 à 10:59 | 1 commentaire | Permalien

Prière d’intercession pendant l’épidémie de Coronavirus
Cet office a lieu devant le coin d’icônes

Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie. Quelqu'un est-il dans la joie? Qu'il chante des cantiques. Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. (Jacques 5 :13-16)

Cet office se fait en l’absence de prêtre, un membre de la famille faisant office de lecteur

Tous: Ô Dieu, purifie-moi, pécheur, et aie pitié de moi ! (3 fois)

Lecteur : Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

Tous : Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous. Seigneur, purifie-nous de nos péchés. Maître, pardonne nos iniquités. Saint, visite et guéris nos infirmités, à cause de Ton Nom.

Kyrie eleison ! Kyrie eleison ! Kyrie eleison !
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Avril 2020 à 11:04 | 0 commentaire | Permalien

Comment la petite Lisa Pilenko est devenue  SAINTE MARIE DE DE PARIS
Pour le 75e anniversaire de la mort de Mère Marie Skobtsov à Ravensbruck en 1945

Chers amis,

Je tiens à vous parler d’une femme remarquable dont le nom appartient à l’histoire du XXe siècle. Sa vie est en quelque sorte similaire à celle de nombreux Russes ayant connu la révolution de 1917 et contraints à l’exil. Ce livre est destiné aux adolescents comme aux adultes, aux croyants comme aux agnostiques. Chacun a dans son cœur l’amour, l’espoir et la compassion. Le 31 mars 1945 mère Marie périssait en martyre dans le camp de Ravensbrück!

Le livre en français a été publié avec la bénédiction de Monseigneur Joseph, Archevêque d’Europe Occidentale, Métropolite de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale par les Editions Apostolia (série Vie des Saints). Xenia Krivocheine

Le tirage est prêt. Distribution du livre dès que la quarantaine postale sera levée. "Apostolia" vous tiendra informés.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Avril 2020 à 06:59 | -6 commentaire | Permalien

La Nativité du Christ, Icône de Sa descente aux enfers
Par professeur Nicolas Ossorguine

Dans l’Eglise orthodoxe, la Nativité du Christ est une fête très importante. Liturgiquement, l’Eglise voit en elle l’icône de la fête de Pâques. C’est la raison pour laquelle, dans la partie consacrée aux éphémérides du « Psautier commenté », la fête de la Nativité est appelée « Pâques, fête de trois jours ».

La notion de « trois jours » doit être comprise non pas sur le plan de temps (durée), mais dans le sens qualitatif : liturgiquement les offices de la Nativité contiennent des éléments du Vendredi Saint, du Samedi Saint et de Pâques. Ces éléments se retrouvent dans les offices des 24 et 25 décembre, à savoir : 1) le 24 – XII « les Heures Royales » (Vendredi Saint), 2) le 25-XII les Vêpres avec la liturgie vespérale de Saint Basile (Samedi Saint) et enfin 3) la liturgie eucharistique matinale de Saint Jean Chrysostome le jour de la Nativité (Pâques).

Dans la mesure où le 24 décembre correspond aux deux derniers jours de la Semaine Sainte, l’Eglise prescrit un carême semblable à celui de cette semaine Il est très important de comprendre que, du moment où il y a relation très étroite entre les évènements liés à la fête de Pâques, fête mobile et les évènements de la Nativité, fête fixe, l’expression liturgique de la Nativité se manifeste simultanément à travers ces deux cycles : fixe et mobile (pascal).
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 24 Avril 2020 à 10:57 | -6 commentaire | Permalien

Le Saint et Grand mardi, nous faisons mémoire de la parabole évangélique des Dix Vierges
Dix vierges font cortège au plus grand des Mardis tiens ta lampe allumée, ne sois pas étourdi!

Pourquoi le Seigneur, entré à Jérusalem afin d'y accomplir Sa Passion, propose-t-il de telles paraboles à Ses disciples: ce sont, dit-Il, des paraboles qui s'appliquent aussi aux Juifs. En effet, Il raconte la parabole des dix vierges en portant l'attention sur la miséricorde, et en même temps Il enseigne à tous à être prêts avant la fin. Car sur la virginité, Il leur a parlé plusieurs fois, ainsi que sur les eunuques. Certes, beaucoup de gloire s'attache à la virginité, elle est grande, en vérité. Mais afin que nul, en pratiquant cette vertu, ne néglige les autres, et surtout la miséricorde, dont s'éclaire la lampe de la virginité, le Saint Evangile propose cette parabole .
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 14 Avril 2020 à 06:12 | -1 commentaire | Permalien

LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (1)
V. Golovanow

Un article de 1991 dans Pravoslavnaia Rus' (Правoславная Русь), périodique publié par l’Église Orthodoxe russe à l’étranger sous la signature du "moine Gorazd", donne une analyse orthodoxe très traditionnelle de ce sujet qui permet de les remettre en perspective. J’en donne ci-après l’essentiel en ajoutant des sous-titres pour faciliter la lecture.

RESTER PRUDENT ET DUBITATIF

Nos Pères Saints, sachant que Satan peut se transformer en ange de lumière, conseillaient d'être très prudents et dubitatifs face à toute apparition de l'autre monde. « Si tu pries bien en silence, espérant être avec Dieu, dit le vénérable Grégoire le Sinaïte, n'accepte jamais ce que tu viendrais à voir de sensuel ou de spirituel, à l'extérieur ou à l'intérieur de toi, même si cela devait être l'image du Christ, d'un Ange ou d'un Saint, ou si la lumière prenait forme et t'imprégnait l'esprit.

L'esprit en lui-même possède une force naturelle d'imagination et peut facilement créer des images transparentes de ce qu'elle désire ardemment, chez ceux qui n'en perçoivent pas le danger et se causent ainsi du mal à eux-mêmes. Dieu ne s'indigne pas contre celui qui porte une scrupuleuse attention à soi-même si, par peur de tomber dans l'égarement, il n'accepte pas ce qui vient de Lui sans s'interroger au préalable et s'éprouver comme il se doit. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Avril 2020 à 03:47 | -1 commentaire | Permalien

LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (2)
V.G

EXIGER UN TEL SIGNE DU DIEU-HOMME EST UN PÉCHÉ GRAVE

« Les pharisiens, ne se contentant pas des miracles qu'accomplissait le Seigneur, exigeaient de Lui un miracle particulier : un signe des cieux (Marc 8 : 12). Ce désir d'un signe des cieux était aussi parfois exprimé par le peuple. Ainsi, après la multiplication miraculeuse des cinq pains qui rassasièrent une nombreuse assemblée comprenant 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants, les témoins oculaires de ce miracle et participants à ces agapes dirent au Seigneur : "Quel miracle donc fais-tu, afin que nous le voyions et croyions en Toi ?

Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : il leur sera donné à manger le pain du ciel " (Jean 6, 30-31). L'étonnante multiplication des pains dans les mains du Sauveur ne leur semblait pas suffisante : elle s'accomplit dans le silence avec une sainte humilité dont étaient empreintes toutes les actions du Dieu-Homme et il leur fallait que le ciel se couvrît d'épais nuages que le tonnerre grondât et l'éclair fulgurât, que les pains tombassent du ciel... » (6)
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Avril 2020 à 01:26 | -8 commentaire | Permalien

Archange saint Gabriel
Tout au long de l’Ancien Testament, les anges sont présents pour instruire, protéger, réconforter et conduire les hommes.Le Nouveau Testament est aussi tout rempli du ministère des anges.

Nous savons que si les anges se présentèrent aux hommes comme des messagers de Dieu, ils sont avant tout, de purs esprits qui se déploient dans une dimension étrangère à notre espace, sans être soumis à la durée ni au rythme du temps.

L’ordinaire de la vie immortelle de ces créatures personnelles, pour parler comme Jésus, est de contempler sans cesse la face du Père qui est aux cieux, bonheur dont ils s’éloignent par amour de Dieu et des hommes, pour porter la parole de l’un aux autres.

« Ange, dit saint Augustin, désigne la fonction non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? Esprit. Tu demandes la fonction ? Ange. D’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange. »

Après l’expulsion de nos premiers parents, l’ange à l’épée flamboyante interdit l’entrée du Paradis terrestre. Un ange consola Agar dans le désert. C’est un ange qui arrêta le bras d’Abraham prêt à immoler Isaac. Avant que Sodome fût détruite par le feu du ciel, un ange fit sortir Loth et sa famille de la ville. Le patriarche Jacob vit en songe des multitudes d’anges monter et descendre l’échelle qui allait de la terre au ciel.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 8 Avril 2020 à 08:46 | 10 commentaires | Permalien

AVANT-FÊTE DE L'ANNONCIATION
AVANT-FÊTE DE L'ANNONCIATION A LA VIÈRGE MARIE.

Le 7 avril, la plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année /le Carême/ est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie

Tropaire de l’avant-fête de l'Annonciation - ton 4

En ce jour d'avant-fête nous chantons / le début de l'universelle jubilation; / voici que s'avance, en effet, Gabriel / pour annoncer à la Vierge la bonne nouvelle en disant : / Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Avril 2020 à 07:29 | -1 commentaire | Permalien

Le patriarche Cyrille traversera Moscou portant l'icône de la Mère de Dieu de Tendresse  devant laquelle avait prié Saint Séraphin de Sarov
Saint Séraphin de Sarov gardait dans sa cellule l'icône de la Mère de Dieu de Tendresse . Cette icône avait apparu au Saint lorsqu'il se trouvait dans les forêts de Sarov. Le Saint disait d'elle "Joie de toutes les joies". Il ne se séparait jamais de cette icône qu'il gardait dans sa cellule jusqu'à ce  qu'il rende son âme à Dieu. Après son décès l'icône fut remise au monastère pour femmes de Divéevo.

Les fidèles faisaient à pied des centaines, voire des milliers de kilomètres pour pouvoir vénérer l'icône.

En 1927 les bolcheviques fermèrent  le monastère.  Les orthodoxes sauvèrent l'icône et la gardèrent chez eux. En juin 1991 elle fut remise au patriarche Alexis II. De nos jours elle se trouve constamment dans la résidence du patriarche à Moscou. Le format de l'icône est de 67X49 cm. Elle est peinte sur une toile tendue dans un cadre de cyprès.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Avril 2020 à 01:12 | 1 commentaire | Permalien

N'oubliez pas que le Grand Canon pénitentiel de saint André de Crète - un des textes fondamentaux du Carême de Pâque 

Dans la tradition slave, ces matines sont souvent célébrées le soir du mercredi. Cet office est appelé "la station de sainte Marie l'Egyptienne" qui sera fêtée le dimanche prochain. Le canon de saint André de Crète est lu autrement en quatre parties pendant les quatre premiers jours du Carême, pendant l'office des complies.

C'est une belle manière de commencer ce mois d'avril de 2020 !

LE CANON POÉTIQUE

La poésie liturgique byzantine s’est développée tout au long de l’histoire millénaire de l’Église indivise et un peu au-delà. Cette poésie prit naissance dans les pays de langue syriaque, autour des métropoles d’Antioche et d’Édesse. C’est au sixième siècle que la création poétique en langue grecque prit un essor particulier avec les kondakia de saint Roman le Mélode ; les hymnes de saint Jean Damascène leur succédèrent au siècle suivant.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Avril 2020 à 20:42 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour le quatrième dimanche du Carême
Chers frères et sœurs,

lorsque j’ai commencé la préparation de cette homélie, j’ai jeté un coup d’œil à notre calendrier liturgique et y ai découvert, avec surprise, qu’en plus de saint Jean Climaque, dont la mémoire est associée au quatrième dimanche du Carême, nous célébrons cette année également saint Grégoire le Grand, pape de Rome (+604) et saint Siméon le Nouveau Théologien (+1021).

Trois grands docteurs réunis en un seul jour ! J’aurais tellement aimé vous parler de chacun d’eux en particulier, mais me voici contraint à vous proposer un bref et pauvre florilège de l’immense richesse que l’œuvre de chacun de ces trois Pères représente pour l’Eglise.

J’aimerais que nous prenions pour point de départ à notre réflexion un détail de la lecture évangélique de ce jour, sur la guérison du démoniaque épileptique (Mc 9, 17-31)

Quand les apôtres interrogent le Seigneur sur la raison de leur impuissance face au démon qui tourmentait l’enfant, il leur répond : « Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne » (Mc 9, 29). Juste en passant, il faudrait mentionner que certains manuscrits ne parlent ici que de la prière, mais le lectionnaire byzantin, comme la tradition des Pères (notamment saint Basile le Grand), présentent la version que nous venons d’entendre. La prière et le jeûne sont donc les armes qui permettent aux disciples du Christ d’affronter le démon avec succès.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 29 Mars 2020 à 07:30 | 1 commentaire | Permalien

Le patriarche Cyrille prie pour la fin de la pandémie
Le patriarche Cyrille prie pour arrêter la propagation du coronavirus et appelle l'Église à renforcer la prière, a déclaré vendredi Vladimir Legoyda, chef du département synodal des relations de l'Église avec la société et les médias, dans sa chaîne de télégramme.

"En ces temps difficiles, lorsqu'une infection à coronavirus se propage dans le monde entier, Sa Sainteté le Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrillel appelle tous les évêques, le clergé, les moines et les laïcs de l'Église orthodoxe russe à intensifier la prière", indique également la lettre circulaire publiée vendredi par l'administrateur du bureau du Patriarcat  le métropolite Deniss, qu'il a envoyé à tous les évêques de l'Église orthodoxe russe.

Le métropolite a proposé de lire dans tous les diocèses une prière pour le salut du coronavirus ("de la peste nuisible"), qui était auparavant recommandée pour la lecture dans les églises de Moscou et de la région de Moscou.

Moscou 27 mars. INTERFAX  Lien Патриарх Кирилл молится о прекращении пандемии
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mars 2020 à 19:55 | 0 commentaire | Permalien

La  Sainte Croix  du Christ
Troisième dimanche de Carême, semaine de la Sainte Croix comprend un rituel spécifique de vénération de la Croix qui prépare les fidèles à la commémoration de la Crucifixion et à la Résurrection du Seigneur.

Extrait de : Archevêque Basile ( Krivochéine)

« L’œuvre salvatrice du Christ sur la croix et dans la résurrection »
Dieu, l’homme, l’Eglise. Lecture des Pères

Nous devons tout d’abord souligner que, pour la conscience théologique ecclésiale orthodoxe, toute l’œuvre du Christ, en particulier sa crucifixion sur la croix et sa mort rédemptrice, est un mystère insondable et inexprimable, son sens et sa portée ne peuvent être exprimés complètement et avec exactitude dans le langage des notions humaines sans risque d’être déformés ou réduits.

Pour la raison humaine non éclairée par la grâce, la croix du Seigneur restera toujours quelque chose d’inacceptable et d’abject, alors que pour nous, croyants, elle est une « puissance invincible, indestructible et divine » (grandes complies) (1) . Comme l’écrit l’apôtre Paul : « Les Juifs demandent des signes et les Grecs recherchent la sagesse, mais nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-24).
Rédigé par Prêtre Serge MODEL le 22 Mars 2020 à 06:04 | 2 commentaires | Permalien

Saint Haralampos, martyr au début du III-e siècle. Intercède depuis des siècles lors des épidémies
Saint Haralampos [Ἅγιος Χαράλαμπος, Charalampe, Haralambos, Charalambas, Charalampus...] était évêque de Magnésie, également et il prêcha l'Evangile dans cette région pendant de nombreuses années.

Un jour, lorsque la nouvelle de sa prédication fut connue du proconsul Lucien et du commandant militaire Lucius, le saint fut arrêté et traduit en justice, où il confessa courageusement sa foi en Christ et refusa d'offrir des sacrifices aux idoles et aux faux dieux.

Malgré son grand âge [il avait plus de 107 ans!], il fut torturé sans merci. On lui lacéra tout le corps avec des crochets de fer et on lui arracha toute la peau, l'écorchant vif. Certaines icônes représentent le saint souriant portant sa peau sur les bras, comme un vêtement. Le saint déclara simplement à ses bourreaux : "Merci, mes frères, d'avoir arraché la peau du vieux corps et d'avoir renouvelé mon âme pour la vie nouvelle et éternelle."

En voyant Haralampos endurer ces tortures, deux soldats, Porphyre et Baptus, confessèrent leur foi en Christ, et furent immédiatement décapités. Trois femmes qui assistaient aux souffrances de Haralambos commencèrent également à glorifier le Christ, et furent rapidement martyrisées elles aussi.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Mars 2020 à 10:54 | 2 commentaires | Permalien

L’Église orthodoxe roumaine s’apprête à canoniser le père Arsène (Boca)  1910- 1989
Le synode de l’Église orthodoxe roumaine prépare le dossier en canonisation du hiéromoine Arsène (Boca).
C’est l’assemblée diocésaine de la métropole de Transylvanie qui, en septembre 2019, en a déposé la demande auprès du synode.

Rappelons que le hiéromoine Arsène (Boca), théologien et fresquiste roumain, disposait d’un don de prévoyance qui attirait de nombreux croyants. Il est né le 29 septembre 1910 dans une famille très pieuse de paysans de Vața de Sus et lors de son baptême a reçu le prénom Zian. En 1933, à la fin de ses études secondaires au lycée orthodoxe Abraham à Brad, il entre à l'académie de théologie de Sibiu, où tout le monde se souvient lui comme d’un étudiant que l’on surnommait « le saint » et qui s’est lié d’amitié avec son professeur, l’archiprêtre Dumitru Stăniloae, qui deviendra une des figures marquantes de la théologie orthodoxe du XXe siècle.

En 1933, il entre à l’Institut des beaux-arts de Bucarest. Conjointement, il suit les cours de mystique chrétienne dispensés par le professeur Nikiphore Crainic à la faculté de théologie et des études de médecine. En 1936, il est ordonné diacre et, deux ans plus tard, il termine ses études de théologie ; en 1939, il est envoyé au skite roumain de Prodrome sur le Mont Athos où il séjourne trois mois. Les manuscrits grecs et roumains qu’il en a rapportés, traduits par le père Dumitru Stălinoae, constitueront la célèbre i[Philocalie ] iroumaine en 12 volumes
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Mars 2020 à 19:20 | 0 commentaire | Permalien

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