Un extrait du livre de l’archiprêtre Boris Stark « Toute ma vie est un miracle »
Boris Georgevich Stark (1909-1996 ) était un missionnaire et un prêtre russe. Né le 15 juillet 1909 à Kronstadt, en Russie. Son père était l'amiral Georgy Karlovich Stark, commandant de la flotte sibérienne, émigré en France en 1922. Boris rejoignit son père à Paris en 1925, à l'âge de seize ans. Le père Boris était le fils spirituel du métropolite Euloge. Il a toujours rêvé de revenir en Russie. En 1952 son rêve s'est réalisé: il est décédé en 1996 étant recteur de l'une des grandes paroisses de Yaroslavl. Un volume de 800 pages de ses mémoires à été édité après son décès. Il y raconte ses rencontres avec des émigrés éminents.

En voici un court extrait consacré aux autres confessions chrétiennes

"Mes parents m’ont baptisé orthodoxe. J’ai à l’égard des catholiques, des protestants, des autres croyants une attitude fraternelle. Je ne me lasse pas de répéter que mon idéal est « le curé de campagne ». Pour toute ma vie je me suis souvenu des vers d’Alexandre Blok « Mon âme se réjouit de tout être vivant, de chaque bébé grenouille, ce sont à mes yeux des sujets et non seulement des « objets ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juin 2019 à 16:48 | Permalien

Dix icônes de la Sainte Trinité
Par Marie Sentchoukova, agrégée de philosophie, professeur de culture orthodoxe et de l'histoire des religions

Traduction N.Krivocheine Pravoslavie i Mir

La Trinité

Aristote a écrit « la philosophie commence avec l’étonnement ». Cela se rapporte entièrement à la dogmatique chrétienne : comment pourrait-elle ne pas commencer avec l’étonnement ? Les univers bâtis par Tolkien, Carol Lewis et Michael Ende, avec toutes leurs énigmes féeriques, sont loin d’atteindre les profondeurs mystiques et paradoxales des dogmes chrétiens. Le christianisme se fonde sur le grand mystère de la Très Sainte Trinité.

C’est là le mystère de l’Amour Divin révélé en et par cette inconcevable unicité. Vladimir Lossky disait que nous voyons en la Trinité l’unité dans laquelle réside l’Eglise. De même que les Personnes de la Trinité ne sont pas fusionnées mais constituent un Tout, nous sommes tous réunis en un seul et unique Corps du Christ. Ce n’est ni une métaphore, ni un symbole mais une simple réalité, semblable à celle de la présence du Corps et du Sang du Christ dans l’eucharistie.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juin 2019 à 12:00 | 2 commentaires | Permalien

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
Les 18 mars et 11 juin nous commémorons Saint Luc de Crimée, archevêque de Simferopol né Valentin Felixovitch Voïno-Iassenetski

Collection Cerf Patrimoines

Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins.

Un détenu politique qui connut l'exil, la prison, les tortures et fut lauréat du prix Staline. Un chirurgien et un prêcheur de talent, qui parfois hésitait entre ces deux vocations, médicale et sacerdotale.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il envoie un télégramme personnel au Président du præsidium du Soviet suprême Mikhaïl Kalinine, dans lequel il demande à pouvoir soigner les soldats blessés au combat et il se dit prêt à repartir en exil à la fin de la guerre.

Un chrétien doué d'une énorme force de volonté, d'honnêteté, de foi intrépide, et qui cependant n'évita pas de sérieuses erreurs sur son chemin. Un être pleinement humain. Un pasteur. Un savant. Un saint.

L'archevêque Luc a été canonisé en 2000.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2019 à 16:27 | 2 commentaires | Permalien

Saint Jean Baptiste
Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth. Il l'a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie, ce qu'il n'est pas dans l'Évangile selon Jean

par Xenia Krivocheine

L'histoire de la tête de Saint Jean Baptiste à Amiens est riche en péripéties tragiques, elle s'étale sur plusieurs siècles. Au cours des deux derniers millénaires elle a à plusieurs reprises disparu pour resurgir à nouveau. L'infâme Hérodiade avait enseveli la tête de saint Jean dans son verger tandis qu'elle rendit son corps aux disciples du martyr.

Des flots de pèlerins se mirent à affluer en Terre Sainte pour y vénérer la Sainte Croix et le Saint Sépulcre sous le règne de l'empereur Constantin et de sa mère Hélène. Une fois deux moines venus en pèlerinage virent en songe l'endroit où reposait la tête de St Jean.

Effectivement, les deux frères découvrirent la relique dans l'ancien verger du roi Hérode. Ils mirent la tête dans un sac et s'en allèrent à la recherche d'un travail. Chemin faisant un troisième compagnon se joignit à eux, c'était un potier. Fatigués de porter leur fardeau les deux moines le lui confièrent et ordonnèrent de ne pas essayer de regarder le contenu du sac.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Juin 2019 à 09:00 | 21 commentaires | Permalien

  LE MYSTÈRE DE L’ASCENSION
Père Vladimir Zelinsky, patriarcat de Constantinople, Italie

«  Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes », dit Jésus (Gn 12,32). Il part avec une promesse, enracinée dans la mémoire de son séjour sur la terre. La promesse et la mémoire s’unissent, remplissent notre temps.

Ce temps est « évangélisé » désormais, il est comblé par une vie une fois vécue. Cette vie continue en nous ici et maintenant.

Or, irréversiblement elle appartient au passé, la Révélation de Dieu est close dans l’histoire, fermée dans les circonstances, dans les mots, dans les événements qui ne se produiront plus.

La parole de Dieu est mise tout entière en un personnage historique, dans ce qu’il a dit, dans ce qu’il a fait.

Mais l’Homme de Nazareth n’habite plus à Nazareth et ne célèbre pas la Pâque à Jérusalem. Or, sa Résurrection est célébrée sur toute la terre, et la création entière lui sert une habitation.

Nous reconnaissons Jésus dans « les plus petits de ses frères » : pauvres, torturés, tués. Son visage apparaît aussi dans les yeux de l’enfant qui vient au monde, dans chaque créature appelée à la vie par l’amour du Créateur. Clouée dans un petit coin de l’histoire humaine, Dieu se révèle partout, et sa brève existence terrestre est élargie à tout ce qui existe et passe à travers le temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Juin 2019 à 15:47 | 5 commentaires | Permalien

 4e dimanche de Pâques - LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE DE BÉTHESDA
LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE DE BÉTHESDA (Jean 5, 1-5)

Ces dimanches qui suivent Pâques

"Je prépare une conférence à propos de ces dimanches qui suivent Pâques (de Thomas, des Femmes Myrophores, du Paralytique, de la Samaritaine, de l'Aveugle-né), du sens de ces lectures évangéliques et de toute cette période de la Pentecôte comme réponse à la question: où est cette "nouvelle vie de la nouvelle créature" que nous recevons dans le baptismal "co-ensevelissement avec le Christ"* pour Pâques? D'une part c'est le moment de la "joie", de la communion à la nouvelle vie ressuscitée, au" jour sans soir"* (le dimanche qui "se prolonge" liturgiquement toute la semaine).

Et de l'autre côté, c'est l'explication comment "vivre" de cette vie en "ce monde" et dans son temps déchu. Ce "message"** est-il compris par qui que ce soit? Je n'e suis pas certain." (1)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Mai 2019 à 10:49 | 1 commentaire | Permalien

"UNE ICONE DE LA TRINITE"
V. Golovanow

"Nous savons que lorsque l'un de nous tombe, il tombe seul, mais personne n'est sauvé seul. On est sauvé dans l'Église, comme un de ses membres et en union avec tous ses autres membres."

A.S. Khomiakov, "L'Église est une" (1845).

Ceux qui prônent l'indépendance de l'Archevêché "sans autre «Mère» que l’Eglise Orthodoxe tout entière" (1) s'appuient sur un développement théologique récent, issu de "l'école de Paris", affirmant que la plénitude de l'Eglise est réalisée dans "d'Eglise locale" – en fait l'évêque et son diocèse.

Mais, poussé à ce point, il s'agit là d'une déviation purement occidentale de l'ecclésiologie orthodoxe: contrairement à un Protestant ou un Catholique ("tous papistes" écrivait Khomiakov), le fidèle Orthodoxe n'appartient pas directement à "l’Eglise Orthodoxe tout entière", mais à L'UNE DES EGLISES ORTHODOXES et c'est par l'intermédiaire des primats, qui sont en communion directe par la commémoration réciproque, que se réalise l'Unité de l'Orthodoxie.

Cette doctrine est symbolisée par la chrismation (2), et la commémoration liturgique des primats qui démontre concrètement l'appartenance à une Eglise autocéphale (d'où l'importance des RUPTURES EUCHARISTIQUES entre les primats).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Mai 2019 à 20:08 | 0 commentaire | Permalien

La Nativité du Christ, Icône de Sa descente aux enfers
Par professeur Nicolas Ossorguine

Dans l’Eglise orthodoxe, la Nativité du Christ est une fête très importante. Liturgiquement, l’Eglise voit en elle l’icône de la fête de Pâques. C’est la raison pour laquelle, dans la partie consacrée aux éphémérides du « Psautier commenté », la fête de la Nativité est appelée « Pâques, fête de trois jours ».

La notion de « trois jours » doit être comprise non pas sur le plan de temps (durée), mais dans le sens qualitatif : liturgiquement les offices de la Nativité contiennent des éléments du Vendredi Saint, du Samedi Saint et de Pâques. Ces éléments se retrouvent dans les offices des 24 et 25 décembre, à savoir : 1) le 24 – XII « les Heures Royales » (Vendredi Saint), 2) le 25-XII les Vêpres avec la liturgie vespérale de Saint Basile (Samedi Saint) et enfin 3) la liturgie eucharistique matinale de Saint Jean Chrysostome le jour de la Nativité (Pâques).

Dans la mesure où le 24 décembre correspond aux deux derniers jours de la Semaine Sainte, l’Eglise prescrit un carême semblable à celui de cette semaine Il est très important de comprendre que, du moment où il y a relation très étroite entre les évènements liés à la fête de Pâques, fête mobile et les évènements de la Nativité, fête fixe, l’expression liturgique de la Nativité se manifeste simultanément à travers ces deux cycles : fixe et mobile (pascal).
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 5 Mai 2019 à 10:57 | -2 commentaire | Permalien

Arrestations massives à Kiev dans les années 1930
A l’automne de la terrible année 1937 il ne restait plus à Kiev que quatre églises ouvertes aux fidèles. Parmi elles, l’église de la Protection de la Vierge servait de cathédrale au métropolite Constantin Diakov, chassé de Kharkov par les soviétiques et qui devait subir le martyr en octobre de la même année.

A Kiev, dès 1933, on avait inquiété les moines. Lors de l’établissement des passeports intérieurs, tous les moines de la sainte ville russe avaient été chassés à plus de cinquante kilomètres de là, y compris ceux qui, faute de prêtres, s’occupaient des paroisses abandonnées ; beaucoup d’autres avaient été arrêtés et déportés ; on les trouvait trop nombreux, pourtant leur nombre avait bien diminué.

Sur plus de 1.000 moines appartenant au grand monastère de la Laure de Kiev, il en restait environ 150 qui logeaient dans des masures hors de la ville, mais la NKVD trouvait que c’était encore trop. Il est difficile de dire tous les moyens qu’elle employa pour s’en débarrasser et toutes les persécutions dont elle abreuva ces vieux moines, littéralement pourchassés et finalement obligés d’entrer dans une absolue clandestinité.

Parmi ces malheureux, on trouvait de vieux ermites qui étaient restés des dizaines d’années sans jamais sortir du couvent, comme le père Rodion qui avait vécu quarante ans sur place. Le passeport intérieur n’était accordé qu’aux moins de soixante ans, ou pour des raisons de santé, et encore ! Malgré leur passeport, ces religieux n’avaient pas le droit de célébrer les offices sans avoir été enregistrés par l’inspecteur des cultes, fonctionnaire communiste. Ces serviteurs de Dieu se réunissaient uniquement aux jours de fête pour prier ensemble et de préférence, à l’église de la Protection de la Vierge. Les fidèles leur apportaient des vivres et une aide pécuniaire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Avril 2019 à 20:45 | 0 commentaire | Permalien

Le Saint et Grand mardi, nous faisons mémoire de la parabole évangélique des Dix Vierges
Dix vierges font cortège au plus grand des Mardis tiens ta lampe allumée, ne sois pas étourdi!

Pourquoi le Seigneur, entré à Jérusalem afin d'y accomplir Sa Passion, propose-t-il de telles paraboles à Ses disciples: ce sont, dit-Il, des paraboles qui s'appliquent aussi aux Juifs. En effet, Il raconte la parabole des dix vierges en portant l'attention sur la miséricorde, et en même temps Il enseigne à tous à être prêts avant la fin. Car sur la virginité, Il leur a parlé plusieurs fois, ainsi que sur les eunuques. Certes, beaucoup de gloire s'attache à la virginité, elle est grande, en vérité. Mais afin que nul, en pratiquant cette vertu, ne néglige les autres, et surtout la miséricorde, dont s'éclaire la lampe de la virginité, le Saint Evangile propose cette parabole .
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 23 Avril 2019 à 06:12 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour le samedi de la résurrection de Lazare
Chers frères et sœurs, hier soir, en me préparant à cette homélie, j’ai voulu parcourir sur internet ce qui y est dit, du point de vue scientifique, sur la mort.

On trouve beaucoup de choses passionnantes sur le web sur la différence entre la mort clinique et la mort cérébrale, sur la question de l’instant de la mort et de sa définition, sur l’aspect irréversible de l’arrêt des activités cérébrales, sur ce qu’on appelle l’expérience de la mort imminente et les témoignages de ceux qui ont été ramenés à la vie après une telle expérience etc.

On y trouve aussi une multitude de conceptions religieuses et philosophiques du sens de la mort. Beaucoup de religions et de cultures envisagent la mort comme un passage dans une autre vie de l’âme séparée du corps, parfois comme une pérégrination qui amène l’âme à une nouvelle incarnation, mais aussi comme une nouvelle naissance de la conscience dans une autre forme d’existence.

Ce qui m'a frappé, c'est que, partout, la mort est considérée comme irréversible, même quand on croit en la vie éternelle.

Et même dans les milieux chrétiens, la mort est souvent considérée comme la séparation définitive de l’âme et du corps. On croit que les morts sont irrévocablement débarrassés de leur corps et continuent à vivre éternellement sous la forme d’âmes et d’esprits.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Avril 2019 à 09:45 | 2 commentaires | Permalien

Émilie van Taack : LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS
"Un maître de sagesse vanvéen : soirée à la mémoire du starets Serge Chévitch à Vanves"

Le 16 mai 2014, une soirée à la mémoire du père Serge Chévitch (1903-1987) a eu lieu dans la salle Palestre en face de la Mairie de la ville de Vanves. Cette rencontre a commencé par une introduction du père Jean-Michel Rousseau, recteur de la paroisse Sainte-Trinité à Vanves, que le père Serge Chévitch desservait jusqu’à sa mort. Dans son discours, le père Michel a présenté les quatre conférenciers de la soirée et le livre de Jean-Claude Larchet Le Starets Serge.

P.O. publie le texte de l'intervention d’Émilie van Taack , fille spirituelle du père Serge

LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS

Père Serge fut véritablement un PERE, dans le sens le plus filial du terme.
Il a adopté un certain nombre de personnes et son amour en a fait ses enfants, avant que des disciples.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Avril 2019 à 04:51 | -1 commentaire | Permalien

Père Serge Model: La canonisation des saints dans l’Église orthodoxe
Texte adapté d’une communication présentée à Bruxelles /Belgique/ le 15 octobre 2011, dans le cadre de la Journée de rencontre et de ressourcement organisée par la Fraternité orthodoxe de la région bruxelloise

« La vénération des saints occupe une grande place dans la piété orthodoxe », relève l’un des grands théologiens orthodoxes contemporains, le père Serge Boulgakov. Et il poursuit :

Les saints sont nos orants et nos protecteurs dans le ciel et donc des membres vivants et actifs de l’Église terrestre […].

Leur présence de grâce dans celle-ci, rendue apparente par leurs icônes et leurs reliques, nous entoure comme d’une nuée de prière à la gloire de Dieu. Elle ne nous éloigne pas, elle nous rapproche du Christ et nous unit à lui.

Les saints ne sont pas des médiateurs entre Dieu et les hommes, qui nous écarteraient du seul médiateur Jésus Christ […] ; ce sont nos compagnons de prière, nos amis et nos aides dans notre service du Christ et notre communion avec lui. (1
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Avril 2019 à 21:35 | 6 commentaires | Permalien

Dimanche de saint Jean Climaque, hégoumène des moines du Sinaï (+ 605 )
Ce quatrième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre Vénérable Père Jean Climaque

Vers la fin de sa vie, on lui demande de rédiger "L'échelle sainte" (en grec "klimax", d'où son nom) qui résume l'expérience spirituelle des trois premiers siècles du monachisme.

Tu mortifiais la chair, Saint Jean, de ton vivant
et, bien que tu paraisses sans vie maintenant,
tu vis éternellement.
L'Echelle où tu décris la montée vers les cieux
annonce de ton âme le retour à Dieu.


Lire aussi Histoire d'un voleur pénitent : Extrait de "L'échelle sainte" de Saint Jean Climaque

Alors qu'il était âgé de seize ans et qu'il avait l'esprit vif, il s'offrit à Dieu en victime sacrée, gravissant la montagne du Sinaï. Après dix-neuf ans passés dans ce Monastère, il le quitta pour le stade des hésychastes : à cinq milles de la palestre où s'exerça l'anachorète Cyriaque,

il fixa sa demeure au lieudit Tholâs. Il y passa quarante ans, dans un ardent amour, constamment embrasé par le feu de l'amour divin.

Il mangeait de tout ce que lui permettait la règle (et en cela il brisait très sagement l'aiguillon de l'orgueil), mais il le faisait en toute frugalité et non jusqu'à satiété. Et le flot de ses larmes, qui pourrait le décrire ?
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 8 Avril 2019 à 13:24 | 0 commentaire | Permalien

AVANT-FÊTE DE L'ANNONCIATION
AVANT-FÊTE DE L'ANNONCIATION A LA VIÈRGE MARIE.

Le 7 avril, la plus grande des fêtes qui se rencontre en cette période de l’année /le Carême/ est assurément la fête de l’Annonciation de la maternité divine faite par l’ange Gabriel à la Théotokos, la très sainte Vierge Marie

Tropaire de l’avant-fête de l'Annonciation - ton 4

En ce jour d'avant-fête nous chantons / le début de l'universelle jubilation; / voici que s'avance, en effet, Gabriel / pour annoncer à la Vierge la bonne nouvelle en disant : / Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Avril 2019 à 14:29 | 0 commentaire | Permalien

Mgr Antoine de Souroge: Dialogue œcuménique
V. G.

Je vous propose un discours prononcé par Mgr Antoine en janvier 1967 à Paris, probablement à l'occasion de la "Semaine de l'Unité".

Ce texte reste d'actualité, même si le début est historiquement connoté: presque vingt ans après la fondation du COE (1948), le mouvement œcuménique semble à son apogée (1) Les représentants des Eglises orthodoxes ont clairement confirmé leurs positions exprimées précédemment dans [la Déclaration d'Oberlin]url: http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/Declaration-des-representants-orthodoxes-a-la-conference-d-Oberlin-1957_a953.html (1957 cf. ibid.) et l'Eglise catholique a rejoint le mouvement en 1964 "Unitatis Redintegratio. Ibid.

Mais Mgr Antoine met le doigt sur les difficultés profondes qui apparaissent derrière une convergence de façade et qui aboutiront aux profondes divergences actuelles. Il montre aussi combien cette recherche de l'Unité demande en fait un effort à chacun pour faire participer l'autre: "Il y a aussi le fait que nous n'arriverons jamais à rien si nous ne nous rappelons que par rapport à l'autre, qui est l'objet de notre dialogue, notre attitude doit être celle du Christ Lui-même; du Christ, du Dieu Un dans la Sainte Trinité, qui est le Dieu de tous et de chacun; du Dieu qui aime également les bons et les méchants, qui déverse Sa charité sur les bons et les méchants."

Et cet appel de notre regretté pasteur ne s'applique pas uniquement à nos rapports avec les hétérodoxes; il convient aussi à nos relations avec nos frères Orthodoxes car, là aussi, dès que nous avons une divergence de vues, nous avons tendance à oublier que "personne ne peut reconnaître dans le prophète de Galilée le Verbe incarné de Dieu et son Seigneur, si l'Esprit Saint lui-même ne le lui révèle".

Voici le texte de la conférence de Mgr Antoine (titres et notes de VG)
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Avril 2019 à 09:52 | 29 commentaires | Permalien

La  Sainte Croix  du Christ
Troisième dimanche de Carême, semaine de la Sainte Croix comprend un rituel spécifique de vénération de la Croix qui prépare les fidèles à la commémoration de la Crucifixion et à la Résurrection du Seigneur.

Extrait de : Archevêque Basile ( Krivochéine)

« L’œuvre salvatrice du Christ sur la croix et dans la résurrection »
Dieu, l’homme, l’Eglise. Lecture des Pères

Nous devons tout d’abord souligner que, pour la conscience théologique ecclésiale orthodoxe, toute l’œuvre du Christ, en particulier sa crucifixion sur la croix et sa mort rédemptrice, est un mystère insondable et inexprimable, son sens et sa portée ne peuvent être exprimés complètement et avec exactitude dans le langage des notions humaines sans risque d’être déformés ou réduits.

Pour la raison humaine non éclairée par la grâce, la croix du Seigneur restera toujours quelque chose d’inacceptable et d’abject, alors que pour nous, croyants, elle est une « puissance invincible, indestructible et divine » (grandes complies) (1) . Comme l’écrit l’apôtre Paul : « Les Juifs demandent des signes et les Grecs recherchent la sagesse, mais nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est le Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 22-24).
Rédigé par Prêtre Serge MODEL le 31 Mars 2019 à 06:04 | 2 commentaires | Permalien

Saint Grégoire Palamas (1296-1359)
Ce deuxième dimanche de Carême, nous faisons mémoire de notre Père parmi les Saints, Grégoire Palamas, Archevêque de Thessalonique

Saint Grégoire Palamas vécut à la fin de l'empire byzantin De tempérament mystique, dès l'âge de vingt ans, il devient moine et vit en ermite sur le Mont Athos où commence pour lui une vie d'ardente contemplation. Mais bientôt les obstacles se multiplient : la vie monastique et mystique est attaquée ; on tente même de faire passer les moines contemplatifs mystiques pour des hérétiques.

Moine au Mont Athos, Grégoire développe la prière du coeur et rédige de nombreuses homélies sur la Vierge Marie

Grégoire prend la défense des moines qu'on appelle " hésychastes " et donne le fondement de cette expérience spirituelle en définissant une théologie fondamentale qui distingue en Dieu l'inaccessible (l'essence) et le participable (les énergies).

Ce ne sera qu'après plusieurs années de luttes, que la doctrine de Palamas sera officiellement adoptée par l'Eglise byzantine. Grégoire deviendra évêque de Thessalonique.

Bien que la réflexion théologique sur cette question soit encore en discussion entre l'Orient et l'Occident, la spiritualité "hésychaste" est adoptée actuellement par de nombreux fidèles dans l'Eglise d'Occident. Grégoire Palamas est aussi l'auteur de nombreuses homélies sur la Vierge Marie. Moine orthodoxe, il est fêté le 14 novembre au calendrier byzantin.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 24 Mars 2019 à 07:04 | 18 commentaires | Permalien

LE « MONOPHYSISME ECCLÉSIAL », LE « PROVINCIALISME ECCLÉSIAL » ET ECCLÉSIOLOGIE EUCHARISTIQUE
Réflexions sur quelques éclaircissements ecclésiologiques fournis par le Père Afanassieff dans sa correspondance avec le Père Dumont

Christofor PANAITESCU

RESUME :

L’article étudie le contenu et l’actualité de trois lettres, reproduites en annexe, que N. Afanassieff et C. Dumont échangèrent à la suite du discours académique prononcé le 27 mars 1949 par le théologien orthodoxe à l’Institut Saint-Serge. Une brève présentation de cette correspondance est suivie d’une analyse de la réaction de ce dernier à l’accusation portée par son interlocuteur catholique d’avoir penché vers une ecclésiologie monophysite et vers une spiritualisation de la vie ecclésiale.

Puis, tout en montrant les limites de sa conception du pouvoir dans l’Église, qui le conduit à tort à opposer le droit et la grâce, il reconnaît qu’Afanassieff a bien vu l’importance d’une ecclésiologie eucharistique pour surmonter le danger persistant du monophysisme ecclésial et répondre aux défis posés par le développement de la diaspora orthodoxe.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Mars 2019 à 11:56 | 10 commentaires | Permalien

Homélie pour le dimanche du Triomphe de l'Orthodoxie
Sainte Théodora /815_857/ était iconophile, ce qui entraîna des conflits avec son mari Вместе с Феодорой появилось тайное иконопочитание


Cette homélie a été prononcée par le hiéromoine Alexandre Siniakov, recteur du Séminaire orthodoxe russe en France, le dimanche 4 mars 2012, fête du Triomphe de l'Orthodoxie, à la cathédrale orthodoxe grecque Saint-Étienne à Paris.

Chers frères et sœurs, depuis le IXe siècle, le premier dimanche du Grand Carême, l’Eglise orthodoxe célèbre la restauration de la vénération des saintes images du Seigneur, de sa Mère toute pure et de ses saints.

C’est le triomphe de la foi orthodoxe sur l’hérésie iconoclaste ; c’est l’adoption définitive de la doctrine du septième concile œcuménique – celui de Nicée de 787 ; c’est la fin symbolique de l’époque des grandes controverses christologiques.

L’importance de la fête du Triomphe de l’Orthodoxie n’a cessé de grandir au cours du deuxième millénaire – période de grandes épreuves pour le christianisme byzantin – pour devenir une véritable solennité de la catholicité orthodoxe, de l’unité de l’Eglise et de la puissance de la foi chrétienne.
Rédigé par Séminaire Russe le 17 Mars 2019 à 10:33 | 3 commentaires | Permalien

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