BASILE KRIVOCHEINE (1900-1985)

Né en 1900, avec le siècle, Vsevolode Krivocheine, devenu l'Archevêque Basile de Belgique, est l'un des 5 fils d'Alexandre Krivochéine, un des ministres du tsar Nicolas II. Cette 75ème édition de l'Orthodoxie Ici et Maintenant, est dédiée à celui qui est considéré comme "Un pionnier du renouveau patristique dans l'Eglise orthodoxe", et ce, à l'occasion de la sortie de l'ouvrage qui lui est consacré aux Editions CERF par le Père Serge Model de l'archevêché russe de Belgique.

Qui était Mgr Basile, archevêque de Belgique du Patriarcat de Moscou de 1960 jusqu'à sa mort en 1985 ? Qui était ce grand prélat qui contribua à la découverte des Saints Grégoire Palamas et Syméon le Nouveau Théologien, deux figures essentielles de la théologie orthodoxe ?

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Octobre 2020 à 16:49 | 0 commentaire | Permalien

Voici la première édition de la nouvelle émission hebdomadaire "Scholies" présentées par le hiéromoine Alexandre Siniakov et réalisée par Alexey Vozniuk, du Séminaire d'Épinay-sous-Sénart.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Octobre 2020 à 19:57 | 4 commentaires | Permalien

SAINT SILOUANE S' ENTRETIENT  AVEC  LES ENFANTS
Les jeunes enfants courent dans les près, cueillent des fleurs, chantent et se réjouissent parce que la grâce de Dieu les remplit de joie. Mais voilà qu’ils voient le moine et lui disent :

– Regarde : le Seigneur a orné le ciel d’étoiles et la terre avec des rivières et des jardins, les aigles volent bien haut sous les nuages et jouissent de la beauté de la nature, les oiseaux chantent gaiement dans les taillis et dans les champs, alors que toi, moine, tu es là dans ta cellule et tu ne vois pas toute la beauté divine. Tu es assis là et tu pleures. Sur quoi pleures-tu dans ton étroite cellule alors que le soleil luit, le monde entier est revêtu de splendeur, et la joie est partout sur terre ?

C’est ainsi que les enfants questionnaient le moine, mais il leur répondait :

– Mes enfants ! vous ne comprenez pas mes pleurs. Mon âme pleure sur vous, parce que vous ne connaissez pas Dieu, qui a créé toute cette beauté. Mon âme le connaît et je vous souhaite cette connaissance à vous tous, et pour cela je suis dans la peine et je prie Dieu dans les larmes, pour que vous aussi vous connaissiez le Seigneur par l’Esprit Saint.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Octobre 2020 à 08:27 | 12 commentaires | Permalien

Le jugement du prochain et les passions sexuelles
Le jugement du prochain est directement lié à l’orgueil et à l’égoïsme : celui qui juge autrui se considère généralement comme supérieur à lui et en tout cas se considère comme un centre de référence et prend ses propres idées et ses propres comportements pour la norme.

Le jugement du prochain est une passion que nous devons redouter comme la peste. C’est une passion très négative tant en ce qui concerne son origine que ses effets. Elle contrevient à l’amour du prochain et c’est le diable qui sans cesse nous pousse à la mettre en œuvre. Elle vient aussi de l’oubli de Dieu et du manque de prière.

C’est une passion si grave qu’elle nous empêche de recevoir de Dieu ce que nous Lui demandons dans notre prière. C’est aussi une passion dont les effets se retournent toujours contre nous, c'est-à-dire nous porte gravement préjudice sur le plan social et personnel ainsi que, plus gravement, sur le plan spirituel.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Septembre 2020 à 04:51 | 0 commentaire | Permalien

Saint Zacharie et Sainte Elisabeth
Parents de saint Jean-Baptiste et de la parenté de la Vierge Marie.

Saint Zacharie était prêtre et c'est pendant qu'il accomplissait son service que l'ange Gabriel vint lui dire qu'il pourrait enfin avoir l'enfant tant attendu. Zacharie émet des doutes en raison de son âge et il en devint muet jusqu'au jour de la naissance de Jean le Baptiste. Sa joie éclatera dans l'hymne du "Benedictus". Quant à Elisabeth, sa joie, quelques semaines auparavant, avait été le tressaillement de son propre enfant au jour de la Visitation où jaillit l'action de grâces du "Magnificat".

Lire dans le premier chapitre de l'Evangile selon saint Luc:
"Il y avait, au temps d'Hérode le Grand, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, du groupe d'Abia. Sa femme aussi était descendante d'Aaron ; elle s'appelait Élisabeth."et "quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle"

Le Christ est toujours source de joie et de bonheur!
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 18 Septembre 2020 à 03:55 | 0 commentaire | Permalien

L'archimandrite Andreas (Konanos) le théologien de renommée internationale a annoncé qu'il démissionnait de la prêtrise. Pourquoi?
Le théologien de renommée internationale a annoncé qu'il démissionnait de la prêtrise. Comment traiter cette situation et quelle est la raison possible de cette décision ?

Le 24 août a 2020 , l'un des plus célèbres prédicateurs, missionnaires, théologiens et écrivains spirituels orthodoxes, l'archimandrite grec Andreas (Konanos), a annoncé sa décision de quitter la prêtrise. Le père Andreas n'a pas expliqué les motifs de son action, se contentant d'écrire un message sur Facebook pour dire que les raisons de son départ sont multiples.

"Mes chers amis, je vous souhaite tout le succès possible ! Aujourd'hui est une étape importante dans ma vie. Quelque chose de très important touche à sa fin. Et quelque chose de nouveau commence", écrit-il dans sa déclaration. "Aujourd'hui, 24.08.20, j'ai présenté au saint Archevêché d'Athènes ma démission du sacerdoce, et je suis redevenu un citoyen ordinaire de ce monde. Je suis maintenant le "simple" Andreas Konanos".

Selon le père Andreas, il démissionne du sacerdoce, mais il n'est déçu ni par la foi ni par son cheminement, et son essence ne changera jamais - seules sa "forme et son apparence seront différentes maintenant".
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Septembre 2020 à 15:41 | 0 commentaire | Permalien

En quelle année a eu lieu la Dormition de la Mère de Dieu ? Elle avait 82 ans.
La date de la Dormition de la Mère de Dieu est totalement inconnue. Cependant on peut la supposer.

L’évangéliste Luc, médecin et assistant de l’apôtre Paul s’est rendu à Jérusalem aux environs de l’an 60. Selon la tradition, c’est alors qu’il y a rencontré la Mère de Dieu et, à la demande de membres de nouvelles communautés chrétiennes, réalisé trois portraits de la Vierge.

Ensuite, Luc a accompagné le prisonnier Paul jusqu’à Rome. C’est à Rome que Luc a écrit le troisième Évangile qui renferme des indications précieuses pour nous sur l’Annonciation, la Nativité et la jeunesse de Jésus. Événements qui ne sont relatés que dans l’Évangile de Luc, ce qui tend à attester que l’Évangéliste a effectivement rencontré la Mère de Dieu, car c’est d’Elle seulement qu’il ne pouvait détenir tous ces détails.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Septembre 2020 à 16:59 | 0 commentaire | Permalien

Monseigneur Nestor: Homélie le jour de la fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie
« Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu. Tu as rejoint la Source de vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui délivres nos âmes de la mort par tes prières ».

En cette journée, chers frères, chères sœurs, nous célébrons, comme le fait toute l’Eglise orthodoxe du Christ, la mémoire de la glorieuse Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Cette fête clôt, ne l’oublions pas, le cycle des douze fêtes Majeures et couronne l’année liturgique nous faisant évoquer tout ce que nous avons ressenti et vécu, ce à quoi nous avons aspiré tout au cours l’année ecclésiale qui s’achève. La fête est précédée par deux semaines de jeûne strict. La Dormition est commémorée dans les monastères les plus connus, les Laures, les cathédrales ainsi que dans les petites églises éloignées. De nombreuses cathédrales et églises sont, au sein de l’Eglise orthodoxe d’Orient ainsi qu’en Occident consacrées à la glorification de la vie éternelle de la Très Sainte Vierge.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Août 2020 à 11:19 | 2 commentaires | Permalien

Père Georges Florovsky: "Création et Rédemption"
Père Georges Florovsky est décédée le 11 août 1979

Vladimir Golovanow

« Le Verbe s'est fait chair » : telle est la joie ultime de la Foi chrétienne. C'est la plénitude de la Révélation. Le même Dieu incarné est à la fois Dieu parfait et homme parfait. La signification plénière et le but ultime de l'existence humaine est révélée est réalisée dans et par l'incarnation.

Il descendit des cieux et sauva la terre pour unir l'homme avec Dieu pour toujours. «Et il s'est fait homme». Le nouvel âge a commencé. Nous comptons maintenant les «anni Domini». Comme saint Irénée l'écrivait : «le Fils de Dieu devient le fils de l'homme afin que l'homme puisse devenir le fils de Dieu» (Adv. Haer. III, 10, 2 p. 302)

De "synthèse néo-patristique" qui devint l'axe de recherche de cette école Georges Florovsky


Georges Vassilievitch Florovsky (en russe: Георгий Васильевич Флоровский) (1893-1979), est l'un des plus grands théologiens orthodoxes du XXe siècle. Il fut le premier inspirateur du groupe de Paris et mit en avant l'idée théologique; il fut aussi l'un des pionniers du mouvement œcuménique dès 1927. Il a participé à la fondation de l’Institut Saint-Serge de Paris, où il enseigna la patrologie (1925-1948), relança le séminaire Saint-Vladimir de New York, dont il fut le doyen (1950-1955), et enseigna dans les universités de Harvard, Princeton et Holly Cross.

Outre plusieurs ouvrages fondamentaux, il a publié de nombreux articles aux Etats Unis, la plupart en anglais, qui ont été édités en 14 volumes dans "Collected works" dont 2 ont été traduits par Jean-Louis Palierne, ("Les voies de la théologie russe", Lausanne, L'Âge d'Homme, coll. "Sophia", 2001). Le père Georges Leroy met en ligne sa traduction commentée du ch. 5, "Redemption" du volume 3 (ici en PDF), " (p. 95-159), qu'il "met en dialogue" avec ses propres études.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Août 2020 à 13:30 | 1 commentaire | Permalien

Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Jean Liamine

Voici donc la petite histoire de l’icône de Saint Séraphin de Sarov à Paris. Cette histoire est doublement miraculeuse: elle comprend deux épisodes intimement liés bien que distants de 80 ans.


Premier épisode

1922 en Russie, dans la ville d’Orel, la révolution bolchevique bat son plein. Zénaïde, jeune fille d’une vingtaine d’années, partage depuis plus de 2 ans la vie quotidienne des sœurs au monastère de la Présentation. Elle habite chez la supérieure, l’higoumènia Alexia (veuve Timacheff-Behring, née Polouektoff). Celle-ci a veillé à son éducation depuis la mort prématurée de la propre mère de ZénaÏde; elle est devenue en fait sa mère adoptive; matouchka Alexia a pour neveu Ivan Liamine, le promis de la jeune fille. Il y a déjà plusieurs années, en 1916, les deux jeunes gens s’étaient fiancés; mais les événements tragiques de la révolution les séparent, et Ivan se retrouve à Paris où il invite instamment Zénaïde à venir le rejoindre, afin de s’y marier comme ils en avaient fait le serment.

La jeune fille, qui ne se sent pas faite pour la vie monastique, accepte :elle part d’abord pour la Sibérie, à Tomsk (six jours de voyage dans un wagon à bestiaux), pour y faire ses adieux à son père. Son retour à Orel va durer plusieurs semaines : elle reste bloquée à Tcheliabinsk, son passeur à travers les lignes de l’armée rouge venant d’être fusillé; mais des amis retrouvés providentiellement l’aident à rejoindre le monastère d’Orel.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Août 2020 à 20:36 | 4 commentaires | Permalien

LE CIEL, L'ENFER et les SOUFFRANCES ÉTERNELLES
A ce sujet nous mettons en ligne deux textes, l’un d’un moine, le second - d’un penseur religieux. Nous réfléchissons tous à cela.

P.O. vous sera reconnaissant de faire part de vos réflexions à ces sujets


SOUFFRANCES ÉTERNELLES
Saint Barsonuphe d’Optino 1845- 1913

De plus en plus de laïcs et de jeunes prêtres sont convaincus que les souffrances éternelles sont incompatibles avec la miséricorde divine et ne peuvent donc être éternelles. Je crois que c’est une erreur car les souffrances, comme la béatitude, ne proviennent pas de l’extérieur et existent dans le monde intérieur de chacun.

La maladie nous fait souffrir ici bas, de même l’âme malade commence à cruellement souffrir quand elle entame sa vie éternelle. La colère, l’irritation, le vice et autres maladies de l’âme sont des parasites qui suivent la personne après la mort du corps. Notre tâche dans cette vie consiste à supprimer ces monstres en nous-mêmes. Imaginons qu’une âme non purifiée par la contrition entre au paradis.

Je suis certains que cela lui serait intolérable et qu’elle aspirerait à quitter ce lieu.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2020 à 14:58 | 0 commentaire | Permalien

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
Notre Saint Père Antoine naquit en 983 à Lubetch, dans la région de Tchernigov, et reçut le nom d'Antipas au Saint Baptême.

Désirant depuis son plus jeune âge se consacrer à Dieu, il quitta sa patrie et, passant par Constantinople, il parvint sur la Sainte Montagne de l'Athos. Après avoir visité les Monastères, où la vie angélique des moines embrasa encore plus son coeur d'amour pour le Seigneur, il fut reçu au monastère d'Esphigménou et devint disciple de l'Higoumène Théoctiste, homme à la vertu éminente. Se faisant violence en tout pour observer les commandements à la perfection, Antoine faisait la joie des frères.
Au bout de quelques années, Théoctiste, à la suite d'une révélation divine, renvoya son disciple en Russie, en lui disant: « Antoine, va en Russie, afin d'y devenir un exemple et un guide pour le peuple. Que la bénédiction de la Sainte Montagne soit avec toi! »

Parvenu à Kiev, en 1013, il visita les Monastères de la ville, mais ne trouva pas l'endroit qu'il recherchait. Se dirigeant vers les collines voisines, il découvrit, à Berestovo, une grotte jadis creusée par les Varanges (ou Varègues)(1), et s'y installa pour y persévérer dans l'ascèse et la prière.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2020 à 13:30 | 0 commentaire | Permalien

Père Nikolaï Tikhonchuk: Homélie "Notre prière pour les autres..."
Quatrième dimanche après la Pentecôte

Chers frères et sœurs !

Tout à l’heure nous avons entendu l’Evangile selon saint Matthieu où un officier romain est venu pour demander à Jésus de guérir son serviteur malade. Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir », mais l’officier lui répond que Jésus n’a pas à venir chez lui, qu’il n’est pas digne de l’accueillir dans sa maison, mais que Jésus a le pouvoir d’ordonner la guérison du serviteur, tout comme lui-même, le centurion, donne des ordres à ses serviteurs, ses subordonnés : « Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri », - dit-il. Jésus est très étonné de la foi de cet homme et, s’adressant à ses disciples et aux gens autour de Lui, Il dit : « En vérité, je vous le déclare, chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi ». Puis Il s’adresse au Centurion : « Rentre chez toi ! Qu’il te soit fait comme tu as cru. » Et sur le chemin le serviteur fut guéri.

Qu’y a-t-il de si étonnant dans les paroles du Centurion que Jésus le félicite pour sa foi en montrant son acte de foi au-delà de tout Israël ?
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Juillet 2020 à 09:14 | 0 commentaire | Permalien

 Père ANDREW PHILLIPS :Quand cesse-t-on d'être des "convertis" ?
Comment le « convertis » cessent-ils d'être convertis?


Père ANDREW PHILLIPS: Presque tous les orthodoxes sont aujourd'hui convertis. Après la chute du communisme, des dizaines et des dizaines de millions de personnes se sont converties au Christ et ont été baptisées dans la foi de leurs ancêtres parce qu'elles étaient enfin libres de le faire. En Grèce également, de nombreuses personnes se sont éloignées de l'Église après les années 1960, mais certaines sont revenues de très loin, découvrant l'Orthodoxie pour la première fois, malgré leur nationalité et leur Orthodoxie présupposée. Tous ces exemples sont la preuve de la vérité évidente que l'ethnicité n'a rien à voir avec le fait d'être chrétien, une idée étrange qui ne serait jamais venue à l’esprit des Apôtres, des martyrs, des saints et des Pères de l'Église.

Les convertis doivent dépasser l'Orthodoxie des néophytes, une fascination pour ce qui leur semble dans leur éloignement de la normalité, être ésotérique ou exotique (ce qui n'est pas du tout ésotérique ou exotique pour nous qui la vivons quotidiennement). Cela implique de se rendre compte que la vraie Orthodoxie est simplement le mode de vie chrétien, le vrai christianisme, et que ce qu'ils pensaient auparavant être le christianisme (protestantisme / catholicisme) ne l'a jamais été. C'est un choc pour eux - cependant c'est la vérité, comme beaucoup le confirmeront ensuite. Et tous doivent découvrir que l'Orthodoxie ne concerne pas les croix en or et les cœurs en bois, mais les cœurs en or et les croix de bois.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2020 à 13:29 | 7 commentaires | Permalien

Comment la petite Lisa Pilenko est devenue  SAINTE MARIE DE PARIS
Pour le 75e anniversaire de la mort de Mère Marie Skobtsov à Ravensbruck en 1945

Chers amis,

Je tiens à vous parler d’une femme remarquable dont le nom appartient à l’histoire du XXe siècle. Sa vie est en quelque sorte similaire à celle de nombreux Russes ayant connu la révolution de 1917 et contraints à l’exil. Ce livre est destiné aux adolescents comme aux adultes, aux croyants comme aux agnostiques. Chacun a dans son cœur l’amour, l’espoir et la compassion. Le 31 mars 1945 mère Marie périssait en martyre dans le camp de Ravensbrück!

Le livre en français a été publié avec la bénédiction de Monseigneur Joseph, Archevêque d’Europe Occidentale, Métropolite de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale par les Editions Apostolia (série Vie des Saints). Xenia Krivocheine

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Juin 2020 à 06:59 | -8 commentaire | Permalien

Les Fioretti de Saint Silouane
Annotations en marge d'un catalogue de plantes potagères et de fleurs (Saint Silouane l'Athonite)

1. Une âme douce et humble est préférable à ces fleurs et son odeur et son parfum sont meilleurs et plus beaux. Le Seigneur a fait ces fleurs belles, mais il aime davantage l’homme et il lui a donné l’Esprit Saint et celui-ci est plus doux que le monde entier et agréable à l’âme.

2. Dieu a fait les fleurs pour l’homme, pour que l’âme glorifie le Créateur dans sa créature et qu’il l’aime. Il ne faut oublier Dieu aucune seconde de la journée ou de la nuit, parce que lui nous aime. Aimons-le, nous aussi, de toute notre force et demandons-lui la miséricorde et la force de pouvoir accomplir ses saints commandements.

3. Moi j’aime les fleurs, mais aimes-tu le Seigneur et aimes-tu les ennemis qui t’affligent ? Si tu les aimes, alors tu es un homme de bien.

4. Les saints aimaient verser des larmes devant Dieu, car ils étaient joyeux d’esprit ; mais ils s’affligent à cause de nous, car nous vivons mal.
Rédigé par l'équipe rédaction le 15 Juin 2020 à 03:10 | 2 commentaires | Permalien

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
Les 18 mars et 11 juin nous commémorons Saint Luc de Crimée, archevêque de Simferopol né Valentin Felixovitch Voïno-Iassenetski

Collection Cerf Patrimoines

Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins.

Un détenu politique qui connut l'exil, la prison, les tortures et fut lauréat du prix Staline. Un chirurgien et un prêcheur de talent, qui parfois hésitait entre ces deux vocations, médicale et sacerdotale.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il envoie un télégramme personnel au Président du præsidium du Soviet suprême Mikhaïl Kalinine, dans lequel il demande à pouvoir soigner les soldats blessés au combat et il se dit prêt à repartir en exil à la fin de la guerre.

Un chrétien doué d'une énorme force de volonté, d'honnêteté, de foi intrépide, et qui cependant n'évita pas de sérieuses erreurs sur son chemin. Un être pleinement humain. Un pasteur. Un savant. Un saint.

L'archevêque Luc a été canonisé en 2000.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2020 à 13:27 | -1 commentaire | Permalien

Un extrait du livre de l’archiprêtre Boris Stark « Toute ma vie est un miracle »
Boris Georgevich Stark (1909-1996 ) était un missionnaire et un prêtre russe. Né le 15 juillet 1909 à Kronstadt, en Russie. Son père était l'amiral Georgy Karlovich Stark, commandant de la flotte sibérienne, émigré en France en 1922. Boris rejoignit son père à Paris en 1925, à l'âge de seize ans. Le père Boris était le fils spirituel du métropolite Euloge. Il a toujours rêvé de revenir en Russie. En 1952 son rêve s'est réalisé: il est décédé en 1996 étant recteur de l'une des grandes paroisses de Yaroslavl. Un volume de 800 pages de ses mémoires à été édité après son décès. Il y raconte ses rencontres avec des émigrés éminents.

En voici un court extrait consacré aux autres confessions chrétiennes

"Mes parents m’ont baptisé orthodoxe. J’ai à l’égard des catholiques, des protestants, des autres croyants une attitude fraternelle. Je ne me lasse pas de répéter que mon idéal est « le curé de campagne ». Pour toute ma vie je me suis souvenu des vers d’Alexandre Blok « Mon âme se réjouit de tout être vivant, de chaque bébé grenouille, ce sont à mes yeux des sujets et non seulement des « objets ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2020 à 08:48 | Permalien

Le lundi du Saint-Esprit
Le séjour corporel du Christ parmi nous a pris fin, les actes de l'Esprit commencent. Nous célébrons la Pentecôte ; la venue de l'Esprit Saint, l'accomplissement d'une promesse et la réalisation d'une espérance. Et quel mystère ! Comme il est grand et vénérable !

La vie corporelle du Christ prend fin ou plutôt ce qui regarde son séjour corporel parmi nous ; car j'hésite à dire " ce qui a trait au corps de Jésus " jusqu'à ce que le raisonnement d'un orateur m'ait convaincu qu'il vaut mieux s'être débarrassé du corps. Les actes de l'Esprit commencent. Quels furent ceux du Christ ?

La Vierge, la nativité, la crèche, le berceau, les anges glorifiant le Seigneur, les bergers qui accourent, l'étoile qui s'avance, l'adoration des mages et leurs présents, le massacre des enfants par Hérode, la fuite de Jésus en Égypte, son retour, la circoncision, le baptême, le témoignage céleste, Jésus trahi, crucifié, enseveli, ressuscité, montant au ciel, toutes vicissitudes qu'il supporte pour une grande part ; des adversaires du Christ, il supporte les oeuvres d'impiété, car il est patient et magnanime ; de la part de ses amis, il agrée les hommages ; et si, loin des premiers, il retient sa colère, de même, à notre égard, il diffère sa bonté ; peut-être pour donner à ses ennemis le temps du repentir, et quant à nous, pour éprouver la valeur de notre amour, la solidité dans les épreuves et les combats soutenus en vue de la sainteté
Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Juin 2020 à 09:57 | 1 commentaire | Permalien

Saint Jean Baptiste
Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth. Il l'a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie, ce qu'il n'est pas dans l'Évangile selon Jean

par Xenia Krivocheine

L'histoire de la tête de Saint Jean Baptiste à Amiens est riche en péripéties tragiques, elle s'étale sur plusieurs siècles. Au cours des deux derniers millénaires elle a à plusieurs reprises disparu pour resurgir à nouveau. L'infâme Hérodiade avait enseveli la tête de saint Jean dans son verger tandis qu'elle rendit son corps aux disciples du martyr.

Des flots de pèlerins se mirent à affluer en Terre Sainte pour y vénérer la Sainte Croix et le Saint Sépulcre sous le règne de l'empereur Constantin et de sa mère Hélène. Une fois deux moines venus en pèlerinage virent en songe l'endroit où reposait la tête de St Jean.

Effectivement, les deux frères découvrirent la relique dans l'ancien verger du roi Hérode. Ils mirent la tête dans un sac et s'en allèrent à la recherche d'un travail. Chemin faisant un troisième compagnon se joignit à eux, c'était un potier. Fatigués de porter leur fardeau les deux moines le lui confièrent et ordonnèrent de ne pas essayer de regarder le contenu du sac.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Juin 2020 à 09:00 | 21 commentaires | Permalien

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