Petite histoire de l'icône de Saint Séraphin de Sarov ( église St Séraphin de Sarov à Paris )
Jean Liamine

Voici donc la petite histoire de l’icône de Saint Séraphin de Sarov à Paris. Cette histoire est doublement miraculeuse: elle comprend deux épisodes intimement liés bien que distants de 80 ans.


Premier épisode

1922 en Russie, dans la ville d’Orel, la révolution bolchevique bat son plein. Zénaïde, jeune fille d’une vingtaine d’années, partage depuis plus de 2 ans la vie quotidienne des sœurs au monastère de la Présentation. Elle habite chez la supérieure, l’higoumènia Alexia (veuve Timacheff-Behring, née Polouektoff). Celle-ci a veillé à son éducation depuis la mort prématurée de la propre mère de ZénaÏde; elle est devenue en fait sa mère adoptive; matouchka Alexia a pour neveu Ivan Liamine, le promis de la jeune fille. Il y a déjà plusieurs années, en 1916, les deux jeunes gens s’étaient fiancés; mais les événements tragiques de la révolution les séparent, et Ivan se retrouve à Paris où il invite instamment Zénaïde à venir le rejoindre, afin de s’y marier comme ils en avaient fait le serment.

La jeune fille, qui ne se sent pas faite pour la vie monastique, accepte :elle part d’abord pour la Sibérie, à Tomsk (six jours de voyage dans un wagon à bestiaux), pour y faire ses adieux à son père. Son retour à Orel va durer plusieurs semaines : elle reste bloquée à Tcheliabinsk, son passeur à travers les lignes de l’armée rouge venant d’être fusillé; mais des amis retrouvés providentiellement l’aident à rejoindre le monastère d’Orel.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 3 Août 2020 à 15:36 | 4 commentaires | Permalien

LE CIEL, L'ENFER et les SOUFFRANCES ÉTERNELLES
A ce sujet nous mettons en ligne deux textes, l’un d’un moine, le second - d’un penseur religieux. Nous réfléchissons tous à cela.

P.O. vous sera reconnaissant de faire part de vos réflexions à ces sujets


SOUFFRANCES ÉTERNELLES
Saint Barsonuphe d’Optino 1845- 1913

De plus en plus de laïcs et de jeunes prêtres sont convaincus que les souffrances éternelles sont incompatibles avec la miséricorde divine et ne peuvent donc être éternelles. Je crois que c’est une erreur car les souffrances, comme la béatitude, ne proviennent pas de l’extérieur et existent dans le monde intérieur de chacun.

La maladie nous fait souffrir ici bas, de même l’âme malade commence à cruellement souffrir quand elle entame sa vie éternelle. La colère, l’irritation, le vice et autres maladies de l’âme sont des parasites qui suivent la personne après la mort du corps. Notre tâche dans cette vie consiste à supprimer ces monstres en nous-mêmes. Imaginons qu’une âme non purifiée par la contrition entre au paradis.

Je suis certains que cela lui serait intolérable et qu’elle aspirerait à quitter ce lieu.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2020 à 14:58 | 0 commentaire | Permalien

Père Théophore ANTOINE, fondateur de la Laure des GROTTES de KIEV
Notre Saint Père Antoine naquit en 983 à Lubetch, dans la région de Tchernigov, et reçut le nom d'Antipas au Saint Baptême.

Désirant depuis son plus jeune âge se consacrer à Dieu, il quitta sa patrie et, passant par Constantinople, il parvint sur la Sainte Montagne de l'Athos. Après avoir visité les Monastères, où la vie angélique des moines embrasa encore plus son coeur d'amour pour le Seigneur, il fut reçu au monastère d'Esphigménou et devint disciple de l'Higoumène Théoctiste, homme à la vertu éminente. Se faisant violence en tout pour observer les commandements à la perfection, Antoine faisait la joie des frères.
Au bout de quelques années, Théoctiste, à la suite d'une révélation divine, renvoya son disciple en Russie, en lui disant: « Antoine, va en Russie, afin d'y devenir un exemple et un guide pour le peuple. Que la bénédiction de la Sainte Montagne soit avec toi! »

Parvenu à Kiev, en 1013, il visita les Monastères de la ville, mais ne trouva pas l'endroit qu'il recherchait. Se dirigeant vers les collines voisines, il découvrit, à Berestovo, une grotte jadis creusée par les Varanges (ou Varègues)(1), et s'y installa pour y persévérer dans l'ascèse et la prière.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 23 Juillet 2020 à 13:30 | 0 commentaire | Permalien

Père Nikolaï Tikhonchuk: Homélie "Notre prière pour les autres..."
Quatrième dimanche après la Pentecôte

Chers frères et sœurs !

Tout à l’heure nous avons entendu l’Evangile selon saint Matthieu où un officier romain est venu pour demander à Jésus de guérir son serviteur malade. Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir », mais l’officier lui répond que Jésus n’a pas à venir chez lui, qu’il n’est pas digne de l’accueillir dans sa maison, mais que Jésus a le pouvoir d’ordonner la guérison du serviteur, tout comme lui-même, le centurion, donne des ordres à ses serviteurs, ses subordonnés : « Dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri », - dit-il. Jésus est très étonné de la foi de cet homme et, s’adressant à ses disciples et aux gens autour de Lui, Il dit : « En vérité, je vous le déclare, chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi ». Puis Il s’adresse au Centurion : « Rentre chez toi ! Qu’il te soit fait comme tu as cru. » Et sur le chemin le serviteur fut guéri.

Qu’y a-t-il de si étonnant dans les paroles du Centurion que Jésus le félicite pour sa foi en montrant son acte de foi au-delà de tout Israël ?
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Juillet 2020 à 09:14 | 0 commentaire | Permalien

 Père ANDREW PHILLIPS :Quand cesse-t-on d'être des "convertis" ?
Comment le « convertis » cessent-ils d'être convertis?


Père ANDREW PHILLIPS: Presque tous les orthodoxes sont aujourd'hui convertis. Après la chute du communisme, des dizaines et des dizaines de millions de personnes se sont converties au Christ et ont été baptisées dans la foi de leurs ancêtres parce qu'elles étaient enfin libres de le faire. En Grèce également, de nombreuses personnes se sont éloignées de l'Église après les années 1960, mais certaines sont revenues de très loin, découvrant l'Orthodoxie pour la première fois, malgré leur nationalité et leur Orthodoxie présupposée. Tous ces exemples sont la preuve de la vérité évidente que l'ethnicité n'a rien à voir avec le fait d'être chrétien, une idée étrange qui ne serait jamais venue à l’esprit des Apôtres, des martyrs, des saints et des Pères de l'Église.

Les convertis doivent dépasser l'Orthodoxie des néophytes, une fascination pour ce qui leur semble dans leur éloignement de la normalité, être ésotérique ou exotique (ce qui n'est pas du tout ésotérique ou exotique pour nous qui la vivons quotidiennement). Cela implique de se rendre compte que la vraie Orthodoxie est simplement le mode de vie chrétien, le vrai christianisme, et que ce qu'ils pensaient auparavant être le christianisme (protestantisme / catholicisme) ne l'a jamais été. C'est un choc pour eux - cependant c'est la vérité, comme beaucoup le confirmeront ensuite. Et tous doivent découvrir que l'Orthodoxie ne concerne pas les croix en or et les cœurs en bois, mais les cœurs en or et les croix de bois.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juillet 2020 à 13:29 | 7 commentaires | Permalien

Comment la petite Lisa Pilenko est devenue  SAINTE MARIE DE PARIS
Pour le 75e anniversaire de la mort de Mère Marie Skobtsov à Ravensbruck en 1945

Chers amis,

Je tiens à vous parler d’une femme remarquable dont le nom appartient à l’histoire du XXe siècle. Sa vie est en quelque sorte similaire à celle de nombreux Russes ayant connu la révolution de 1917 et contraints à l’exil. Ce livre est destiné aux adolescents comme aux adultes, aux croyants comme aux agnostiques. Chacun a dans son cœur l’amour, l’espoir et la compassion. Le 31 mars 1945 mère Marie périssait en martyre dans le camp de Ravensbrück!

Le livre en français a été publié avec la bénédiction de Monseigneur Joseph, Archevêque d’Europe Occidentale, Métropolite de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale par les Editions Apostolia (série Vie des Saints). Xenia Krivocheine

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Juin 2020 à 06:59 | -8 commentaire | Permalien

Les Fioretti de Saint Silouane
Annotations en marge d'un catalogue de plantes potagères et de fleurs (Saint Silouane l'Athonite)

1. Une âme douce et humble est préférable à ces fleurs et son odeur et son parfum sont meilleurs et plus beaux. Le Seigneur a fait ces fleurs belles, mais il aime davantage l’homme et il lui a donné l’Esprit Saint et celui-ci est plus doux que le monde entier et agréable à l’âme.

2. Dieu a fait les fleurs pour l’homme, pour que l’âme glorifie le Créateur dans sa créature et qu’il l’aime. Il ne faut oublier Dieu aucune seconde de la journée ou de la nuit, parce que lui nous aime. Aimons-le, nous aussi, de toute notre force et demandons-lui la miséricorde et la force de pouvoir accomplir ses saints commandements.

3. Moi j’aime les fleurs, mais aimes-tu le Seigneur et aimes-tu les ennemis qui t’affligent ? Si tu les aimes, alors tu es un homme de bien.

4. Les saints aimaient verser des larmes devant Dieu, car ils étaient joyeux d’esprit ; mais ils s’affligent à cause de nous, car nous vivons mal.
Rédigé par l'équipe rédaction le 15 Juin 2020 à 03:10 | 2 commentaires | Permalien

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
Les 18 mars et 11 juin nous commémorons Saint Luc de Crimée, archevêque de Simferopol né Valentin Felixovitch Voïno-Iassenetski

Collection Cerf Patrimoines

Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins.

Un détenu politique qui connut l'exil, la prison, les tortures et fut lauréat du prix Staline. Un chirurgien et un prêcheur de talent, qui parfois hésitait entre ces deux vocations, médicale et sacerdotale.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il envoie un télégramme personnel au Président du præsidium du Soviet suprême Mikhaïl Kalinine, dans lequel il demande à pouvoir soigner les soldats blessés au combat et il se dit prêt à repartir en exil à la fin de la guerre.

Un chrétien doué d'une énorme force de volonté, d'honnêteté, de foi intrépide, et qui cependant n'évita pas de sérieuses erreurs sur son chemin. Un être pleinement humain. Un pasteur. Un savant. Un saint.

L'archevêque Luc a été canonisé en 2000.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2020 à 13:27 | -1 commentaire | Permalien

Un extrait du livre de l’archiprêtre Boris Stark « Toute ma vie est un miracle »
Boris Georgevich Stark (1909-1996 ) était un missionnaire et un prêtre russe. Né le 15 juillet 1909 à Kronstadt, en Russie. Son père était l'amiral Georgy Karlovich Stark, commandant de la flotte sibérienne, émigré en France en 1922. Boris rejoignit son père à Paris en 1925, à l'âge de seize ans. Le père Boris était le fils spirituel du métropolite Euloge. Il a toujours rêvé de revenir en Russie. En 1952 son rêve s'est réalisé: il est décédé en 1996 étant recteur de l'une des grandes paroisses de Yaroslavl. Un volume de 800 pages de ses mémoires à été édité après son décès. Il y raconte ses rencontres avec des émigrés éminents.

En voici un court extrait consacré aux autres confessions chrétiennes

"Mes parents m’ont baptisé orthodoxe. J’ai à l’égard des catholiques, des protestants, des autres croyants une attitude fraternelle. Je ne me lasse pas de répéter que mon idéal est « le curé de campagne ». Pour toute ma vie je me suis souvenu des vers d’Alexandre Blok « Mon âme se réjouit de tout être vivant, de chaque bébé grenouille, ce sont à mes yeux des sujets et non seulement des « objets ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2020 à 08:48 | Permalien

Le lundi du Saint-Esprit
Le séjour corporel du Christ parmi nous a pris fin, les actes de l'Esprit commencent. Nous célébrons la Pentecôte ; la venue de l'Esprit Saint, l'accomplissement d'une promesse et la réalisation d'une espérance. Et quel mystère ! Comme il est grand et vénérable !

La vie corporelle du Christ prend fin ou plutôt ce qui regarde son séjour corporel parmi nous ; car j'hésite à dire " ce qui a trait au corps de Jésus " jusqu'à ce que le raisonnement d'un orateur m'ait convaincu qu'il vaut mieux s'être débarrassé du corps. Les actes de l'Esprit commencent. Quels furent ceux du Christ ?

La Vierge, la nativité, la crèche, le berceau, les anges glorifiant le Seigneur, les bergers qui accourent, l'étoile qui s'avance, l'adoration des mages et leurs présents, le massacre des enfants par Hérode, la fuite de Jésus en Égypte, son retour, la circoncision, le baptême, le témoignage céleste, Jésus trahi, crucifié, enseveli, ressuscité, montant au ciel, toutes vicissitudes qu'il supporte pour une grande part ; des adversaires du Christ, il supporte les oeuvres d'impiété, car il est patient et magnanime ; de la part de ses amis, il agrée les hommages ; et si, loin des premiers, il retient sa colère, de même, à notre égard, il diffère sa bonté ; peut-être pour donner à ses ennemis le temps du repentir, et quant à nous, pour éprouver la valeur de notre amour, la solidité dans les épreuves et les combats soutenus en vue de la sainteté
Rédigé par l'équipe de rédaction le 8 Juin 2020 à 09:57 | 1 commentaire | Permalien

Saint Jean Baptiste
Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth. Il l'a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie, ce qu'il n'est pas dans l'Évangile selon Jean

par Xenia Krivocheine

L'histoire de la tête de Saint Jean Baptiste à Amiens est riche en péripéties tragiques, elle s'étale sur plusieurs siècles. Au cours des deux derniers millénaires elle a à plusieurs reprises disparu pour resurgir à nouveau. L'infâme Hérodiade avait enseveli la tête de saint Jean dans son verger tandis qu'elle rendit son corps aux disciples du martyr.

Des flots de pèlerins se mirent à affluer en Terre Sainte pour y vénérer la Sainte Croix et le Saint Sépulcre sous le règne de l'empereur Constantin et de sa mère Hélène. Une fois deux moines venus en pèlerinage virent en songe l'endroit où reposait la tête de St Jean.

Effectivement, les deux frères découvrirent la relique dans l'ancien verger du roi Hérode. Ils mirent la tête dans un sac et s'en allèrent à la recherche d'un travail. Chemin faisant un troisième compagnon se joignit à eux, c'était un potier. Fatigués de porter leur fardeau les deux moines le lui confièrent et ordonnèrent de ne pas essayer de regarder le contenu du sac.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Juin 2020 à 09:00 | 21 commentaires | Permalien

Archim. Sophrony (Sakharov): Unité de l’Eglise, image de la Sainte Trinité (Triadologie orthodoxe, comme principe de l’ecclésiologie)
Le hiéromoine Jérôme de Simonos Petras /1871-1957/ et l’archimandrite Sophrony Sakharov /1896-1993/, ont été canonisés par le Patriarcat œcuménique

Dix neuf siècles se sont écoulés depuis que Saint Paul, en parcourant la ville d’Athènes et en considérant les objets de culte, trouva un autel portant cette inscription: « au Dieu inconnu « Agnosto Theo » (Actes XVII, è3).

Il est évident, que cet autel fut érigé par les meilleurs représentant de la pensée humaine, par les sages qui avaient atteint les limites de la connaissance, ces limites de qui restent insurpassables jusqu’à nos jours pour l’entendement naturel de l’homme, — car Dieu est inconnaissable pour la pensée logique. La vraie connaissance du Dieu véritable vient de la Révélation.

Dans l’économie divine de notre salut l’Eglise marque certains événements, comme étant essentiels en les commémorant par des Fêtes. Elles se succèdent historiquement: l’Annonciation, la nativité, l’Epiphanie (cette fête est appelée le Baptême du Christ dans le rite byzantin), la Transfiguration, la Passion, la Résurrection, l’Ascension et la Descente du Saint Esprit. Dans les desseins révélateurs de Dieu, chacun de ces événements est lié aux autres d’une façon organique et indissoluble, mais le jour de la Pentecôte, ce jour, où la descente du Saint Esprit est célébrée, a une place particulière, car il marque l’accomplissement de la Révélation du Grand Dieu Tout-Puissant et Créateur de toutes choses.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Juin 2020 à 17:45 | 30 commentaires | Permalien

Métropolite Antoine de Souroge: A la mémoire des Pères du Premier Concile œcuménique
Aujourd'hui, avec respect et gratitude, nous commémorons les Pères du Premier Concile œcuménique qui, face au mensonge qui s'est élevé sur le Christ, ont proclamé la foi de l'Église selon laquelle il est vraiment le Fils de Dieu et Dieu égal au Père et à l'Esprit.

Nous vivons à une époque où la foi semble si simple et évidente; mais elle n'était pas toujours telle, et elle ne l'était pas pour nombreux. À cette époque précoce, lorsque l'esprit humain faisait face à l'incompréhensibilité de la révélation divine, il était particulièrement difficile pour les gens tentés par la sagesse terrestre d'accepter le Christ comme le Dieu vivant, incompréhensible, non limité par le temps ou l'espace, mais, cependant incarné parmi nous dans la chair et devenu homme en tout semblable à nous, sauf dans le péché.

La même tentation, de siècle en siècle, menace tous ceux qui sont plongés dans les pensées de ce monde et ne sont pas prêts à accepter le mystère de Dieu et à , par la foi, la parole de vérité révêlée par Dieu lui-même. avec une grande révérence, nous devons traiter ceux qui étaient dans ces temps lointains pour nous, mais les temps proches des jours de la vie terrestre du Sauveur nous ont préservés et ont proclamé cette foi en toute gloire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 31 Mai 2020 à 17:18 | 0 commentaire | Permalien

  LE MYSTÈRE DE L’ASCENSION
Père Vladimir Zelinsky

«  Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes », dit Jésus (Gn 12,32). Il part avec une promesse, enracinée dans la mémoire de son séjour sur la terre. La promesse et la mémoire s’unissent, remplissent notre temps.

Ce temps est « évangélisé » désormais, il est comblé par une vie une fois vécue. Cette vie continue en nous ici et maintenant.

Or, irréversiblement elle appartient au passé, la Révélation de Dieu est close dans l’histoire, fermée dans les circonstances, dans les mots, dans les événements qui ne se produiront plus.

La parole de Dieu est mise tout entière en un personnage historique, dans ce qu’il a dit, dans ce qu’il a fait.

Mais l’Homme de Nazareth n’habite plus à Nazareth et ne célèbre pas la Pâque à Jérusalem. Or, sa Résurrection est célébrée sur toute la terre, et la création entière lui sert une habitation.

Nous reconnaissons Jésus dans « les plus petits de ses frères » : pauvres, torturés, tués. Son visage apparaît aussi dans les yeux de l’enfant qui vient au monde, dans chaque créature appelée à la vie par l’amour du Créateur. Clouée dans un petit coin de l’histoire humaine, Dieu se révèle partout, et sa brève existence terrestre est élargie à tout ce qui existe et passe à travers le temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Mai 2020 à 08:47 | 5 commentaires | Permalien

LA BÉNÉDICTION DES ICÔNES
"La plénitude de la vénération rendue aux icônes, que ce soit dans la production des icônes ou dans la prière devant elles, ne peut pas être isolée de la totalité de la foi parce que, comme l’indiquent les prières de bénédiction, cette vénération puise essentiellement à la même source théologique que tout notre culte d’adoration.

Il se peut qu’elle ne soit qu’un ruisseau parmi tant d’autres, mais l’eau est la même, laquelle monte de l’unique source de la seule Église." Mère Thekla (1)

Nous connaissons tous le rite de bénédiction des icônes et nous pensons qu'il fait intrinsèquement partie de la tradition orthodoxe.

Certains en contestent pourtant le bien fondé en arguant qu'il est apparu tardivement: sans remonter au 1er millénaire (l'absence de rite de consécration servit d'argument aux iconoclastes pour nier la sainteté des icônes), cette pratique n'avait certainement pas cours en Russie avant les réformes Nikonniennes (1653-1656) puisque les Vieux-Croyants n'y ont pas recours.

UN RITE TARDIF

Le rite de bénédiction des icônes est inscrit pour la première fois dans les offices orthodoxes peu avant ces réformes, dans le Trebnik (2) slavon du saint métropolite de Kiev Pierre Moghila (1646)(3); il suit de près le "Rituale Romanum" catholique (1614), qui codifie l’antique usage de bénir de nombreux biens à l’intérieur de la messe, à la fin du canon. Ce bref vade-mecum est axé sur la discipline des sacrements, alors battue en brèche par les Protestants.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Mai 2020 à 03:06 | 0 commentaire | Permalien

Quatrième dimanche après Pâques: l’Église orthodoxe lit le récit de la guérison du paralytique

Chers frères et sœurs, je dois vous faire une confidence : ces derniers jours, en réfléchissant à ce que j’allais vous dire en ce quatrième dimanche après Pâques, où l’Église orthodoxe lit le récit de la guérison du paralytique, contenu dans l’Évangile de Jean, j’étais troublé au point d’en faire des cauchemars dans la nuit. J’ai rêvé être face à des paralytiques, des personnes incapables de mouvoir autre chose que leur intelligence, leur esprit ; j’ai rêvé être moi-même paralysé au point de ne pouvoir ni bouger ni parler.

Mes rêves ne comportaient aucune guérison ; c’est au réveil que je retrouvais la conviction d’être en possession de mes membres.

Vous pouvez imaginer à quel point j’étais soulagé de me savoir parfaitement mobile ; vous pouvez donc imaginer la joie éprouvée par le paralytique de Jérusalem lorsqu’il a recouvré l’usage de ses membres grâce à la parole de Jésus, non pas par l’action magique d’un ange descendu dans une cuve d’eau bouillonnante, mais grâce à la miséricorde du Verbe créateur de Dieu descendu dans la nature même des humains, bouillonnante de passions et de péchés.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 10 Mai 2020 à 08:00 | -2 commentaire | Permalien

Le Christ est Ressuscité!  - en trois langues

Лаура Оника, Анна Димитрова, Даниил Набережный, священник Сергий Ким - Laura Onika, Anna Dimitrova, Daniel Naberejny, p. Serge Kim
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Mai 2020 à 10:59 | 1 commentaire | Permalien

Prière d’intercession pendant l’épidémie de Coronavirus
Cet office a lieu devant le coin d’icônes

Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie. Quelqu'un est-il dans la joie? Qu'il chante des cantiques. Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Église, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace. (Jacques 5 :13-16)

Cet office se fait en l’absence de prêtre, un membre de la famille faisant office de lecteur

Tous: Ô Dieu, purifie-moi, pécheur, et aie pitié de moi ! (3 fois)

Lecteur : Par les prières de nos saints Pères, Seigneur Jésus-Christ notre Dieu, aie pitié de nous.

Tous : Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous. (3 fois)

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Très Sainte Trinité, aie pitié de nous. Seigneur, purifie-nous de nos péchés. Maître, pardonne nos iniquités. Saint, visite et guéris nos infirmités, à cause de Ton Nom.

Kyrie eleison ! Kyrie eleison ! Kyrie eleison !
Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 30 Avril 2020 à 11:04 | 0 commentaire | Permalien

La Nativité du Christ, Icône de Sa descente aux enfers
Par professeur Nicolas Ossorguine

Dans l’Eglise orthodoxe, la Nativité du Christ est une fête très importante. Liturgiquement, l’Eglise voit en elle l’icône de la fête de Pâques. C’est la raison pour laquelle, dans la partie consacrée aux éphémérides du « Psautier commenté », la fête de la Nativité est appelée « Pâques, fête de trois jours ».

La notion de « trois jours » doit être comprise non pas sur le plan de temps (durée), mais dans le sens qualitatif : liturgiquement les offices de la Nativité contiennent des éléments du Vendredi Saint, du Samedi Saint et de Pâques. Ces éléments se retrouvent dans les offices des 24 et 25 décembre, à savoir : 1) le 24 – XII « les Heures Royales » (Vendredi Saint), 2) le 25-XII les Vêpres avec la liturgie vespérale de Saint Basile (Samedi Saint) et enfin 3) la liturgie eucharistique matinale de Saint Jean Chrysostome le jour de la Nativité (Pâques).

Dans la mesure où le 24 décembre correspond aux deux derniers jours de la Semaine Sainte, l’Eglise prescrit un carême semblable à celui de cette semaine Il est très important de comprendre que, du moment où il y a relation très étroite entre les évènements liés à la fête de Pâques, fête mobile et les évènements de la Nativité, fête fixe, l’expression liturgique de la Nativité se manifeste simultanément à travers ces deux cycles : fixe et mobile (pascal).
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 24 Avril 2020 à 10:57 | -6 commentaire | Permalien

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