Stephen C. Headley, « Du désert au paradis. Introduction à la théologie ascétique »
Le père Stéphen Headley est recteur de la paroisse orthodoxe à Vézelay et professeur de Théologie Ascétique & Anthropologie religieuse Séminaire Orthodoxe Russe, Paris

Collection Cerf - Patrimoines Paris, 2018, 219 p.

Quinze siècles de la vie ascétique des moines chrétiens de l’Orient sont ici présentés, pour donner aux lecteurs un aperçu de leur vie spirituelle à travers un accès direct à leurs écrits, et à leurs oeuvres. Certains de leurs monastères sont encore ouverts et peuvent être visités par les pèlerins les plus motivés.

Des lieux comme Saint-Macaire à l’ouest du Caire, Sainte-Catherine (Sinaï) et Saint-Sabas (Palestine) offrent le ressenti profond du silence dont les moines avaient soif. Plus simplement, la lecture de sentences des Pères du Désert laisse une impression unique d’une sagesse chrétienne aux origines du monachisme.

Ce livre propose des clés pour entrer dans le silence paisible de la théologie du désert, et offre une expérience de prière, en mettant en avant la pérennité de l’ethos monastique qui a été vécu et approfondi par des générations de moines, de siècle en siècle et jusqu’à nos jours.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Septembre 2018 à 19:21 | 1 commentaire | Permalien

France Culture ORTHODOXIE: par Alexis Chryssostalis avec Marc Andronikof
Entretien sur les questions posées, en particulier par les progrès scientifiques, dans le domaine de la bioéthique.

Marc Andronikof: Médecin, chef de service des urgences de l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart, spécialiste de bioéthique . L'évolution du sens de la "mort clinique" ; transplantations et prélèvement d'organes ; l'évolution du texte du "Sermon d'Hippocrate".

ECOUTER >>>> ICI

A lire: M. Andronikof, J. Dauxois, Médecin aux urgences, Paris, 2005
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 5 Septembre 2018 à 17:43 | 0 commentaire | Permalien

Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse: Homélie le jour de la fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie
« Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu. Tu as rejoint la Source de vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui délivres nos âmes de la mort par tes prières ».

En cette journée, chers frères, chères sœurs, nous célébrons, comme le fait toute l’Eglise orthodoxe du Christ, la mémoire de la glorieuse Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Cette fête clôt, ne l’oublions pas, le cycle des douze fêtes Majeures et couronne l’année liturgique nous faisant évoquer tout ce que nous avons ressenti et vécu, ce à quoi nous avons aspiré tout au cours l’année ecclésiale qui s’achève. La fête est précédée par deux semaines de jeûne strict. La Dormition est commémorée dans les monastères les plus connus, les Laures, les cathédrales ainsi que dans les petites églises éloignées. De nombreuses cathédrales et églises sont, au sein de l’Eglise orthodoxe d’Orient ainsi qu’en Occident consacrées à la glorification de la vie éternelle de la Très Sainte Vierge.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2018 à 22:19 | 2 commentaires | Permalien

Dormition ou Assomption?
L'origine de la fête

Les premières mentions connus au sujet de célébrations de la Vierge Marie apparaissent au V-ème siècle au cours duquel se tint le troisième concile œcuménique (Ephèse, 351), qui établit la doctrine mariale de la chrétienté. Les premières célébration sont eu lieu à Jérusalem le 13 Août et ne mentionnaient pas spécifiquement la Dormition –c'était une fête en l'honneur de Marie, instrument de l'incarnation (Theotokos) et Mère de Dieu. L'empereur romain d'Orient Maurice (539 - 27 novembre602)) fixe la fête de la Dormition à la date du 15 août, probablement pour commémorer la consécration de l'église de la Panagia (la toute sainte) à l'emplacement de sa tombe à Gethsémani.

Chez les Orthodoxes la fête de la Dormition est précédée par les deux semaines du carême de la Dormition, instauréau VIIème siècle et précisé au X-ème sièclel; les Catholiques ne le suivent plus et, comme la majorité des Orthodoxes* suit le calendrier julien, ce carême commence pour eux le 14 août du calendrier civil…

* Il s'agit des Églises de Russie, Serbie, Géorgie et Jérusalem ainsi que des monastères du Mont Athos et du Sinaï, qui constituent de 70 à 80% des 250-300 million d'Orthodoxes du monde
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2018 à 09:48 | 13 commentaires | Permalien

LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (2)
V. Golovanow

EXIGER UN TEL SIGNE DU DIEU-HOMME EST UN PÉCHÉ GRAVE

« Les pharisiens, ne se contentant pas des miracles qu'accomplissait le Seigneur, exigeaient de Lui un miracle particulier : un signe des cieux (Marc 8 : 12). Ce désir d'un signe des cieux était aussi parfois exprimé par le peuple. Ainsi, après la multiplication miraculeuse des cinq pains qui rassasièrent une nombreuse assemblée comprenant 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants, les témoins oculaires de ce miracle et participants à ces agapes dirent au Seigneur : "Quel miracle donc fais-tu, afin que nous le voyions et croyions en Toi ?

Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : il leur sera donné à manger le pain du ciel " (Jean 6, 30-31). L'étonnante multiplication des pains dans les mains du Sauveur ne leur semblait pas suffisante : elle s'accomplit dans le silence avec une sainte humilité dont étaient empreintes toutes les actions du Dieu-Homme et il leur fallait que le ciel se couvrît d'épais nuages que le tonnerre grondât et l'éclair fulgurât, que les pains tombassent du ciel... » (6)
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Août 2018 à 05:26 | -7 commentaire | Permalien

LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (1)
V. Golovanow

Un article de 1991 dans Pravoslavnaia Rus' (Правoславная Русь), périodique publié par l’Église Orthodoxe russe à l’étranger sous la signature du "moine Gorazd", donne une analyse orthodoxe très traditionnelle de ce sujet qui permet de les remettre en perspective. J’en donne ci-après l’essentiel en ajoutant des sous-titres pour faciliter la lecture.

RESTER PRUDENT ET DUBITATIF

Nos Pères Saints, sachant que Satan peut se transformer en ange de lumière, conseillaient d'être très prudents et dubitatifs face à toute apparition de l'autre monde. « Si tu pries bien en silence, espérant être avec Dieu, dit le vénérable Grégoire le Sinaïte, n'accepte jamais ce que tu viendrais à voir de sensuel ou de spirituel, à l'extérieur ou à l'intérieur de toi, même si cela devait être l'image du Christ, d'un Ange ou d'un Saint, ou si la lumière prenait forme et t'imprégnait l'esprit.

L'esprit en lui-même possède une force naturelle d'imagination et peut facilement créer des images transparentes de ce qu'elle désire ardemment, chez ceux qui n'en perçoivent pas le danger et se causent ainsi du mal à eux-mêmes. Dieu ne s'indigne pas contre celui qui porte une scrupuleuse attention à soi-même si, par peur de tomber dans l'égarement, il n'accepte pas ce qui vient de Lui sans s'interroger au préalable et s'éprouver comme il se doit. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Août 2018 à 22:47 | 1 commentaire | Permalien

Homélie pour la fête de la Transfiguration
Frères, il nous arrive, à nous chrétiens, d’être interpellés par nos contemporains agnostiques ou ayant perdu la foi sur l’utilité et le caractère pratique du message du Christ.

Certains d’entre nous sommes en effet tentés d’intellectualiser un peu trop notre foi, ou encore de la socialiser à outrance, au détriment de la dimension proprement sotériologique. Je ne dis pas qu’il ne faille pas impliquer notre intellect lorsque nous scrutons la Parole du Christ. Au contraire, notre foi serait vaine si elle n’avait l’adhésion intégrale de notre raison. Ce que je veux dire, c’est que nous ne pouvons réduire le christianisme à une théologie abstraite, de même qu’il ne peut être considéré comme le signe d’une identité particulière.

La foi chrétienne est tout à fait concrète et, si j’ose dire, pragmatique. Ou plutôt, elle est essentielle, puisqu’elle nous touche au plus profond de notre nature, elle transfigure notre être tout entier. Aujourd’hui, lorsque nous célébrons la Transfiguration de Jésus-Christ, c’est le moment de nous en rappeler.

"La Transfiguration" : une icône de mère Marie (Skobtsov)
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 19 Août 2018 à 21:18 | 2 commentaires | Permalien

Père Georges Florovsky: "Création et Rédemption"
Père Georges Florovsky est décédée le 11 août 1979

Vladimir Golovanow

« Le Verbe s'est fait chair » : telle est la joie ultime de la Foi chrétienne. C'est la plénitude de la Révélation. Le même Dieu incarné est à la fois Dieu parfait et homme parfait. La signification plénière et le but ultime de l'existence humaine est révélée est réalisée dans et par l'incarnation.

Il descendit des cieux et sauva la terre pour unir l'homme avec Dieu pour toujours. «Et il s'est fait homme». Le nouvel âge a commencé. Nous comptons maintenant les «anni Domini». Comme saint Irénée l'écrivait : «le Fils de Dieu devient le fils de l'homme afin que l'homme puisse devenir le fils de Dieu» (Adv. Haer. III, 10, 2 p. 302)

De "synthèse néo-patristique" qui devint l'axe de recherche de cette école Georges Florovsky


Georges Vassilievitch Florovsky (en russe: Георгий Васильевич Флоровский) (1893-1979), est l'un des plus grands théologiens orthodoxes du XXe siècle. Il fut le premier inspirateur du groupe de Paris et mit en avant l'idée théologique; il fut aussi l'un des pionniers du mouvement œcuménique dès 1927. Il a participé à la fondation de l’Institut Saint-Serge de Paris, où il enseigna la patrologie (1925-1948), relança le séminaire Saint-Vladimir de New York, dont il fut le doyen (1950-1955), et enseigna dans les universités de Harvard, Princeton et Holly Cross.

Outre plusieurs ouvrages fondamentaux, il a publié de nombreux articles aux Etats Unis, la plupart en anglais, qui ont été édités en 14 volumes dans "Collected works" dont 2 ont été traduits par Jean-Louis Palierne, ("Les voies de la théologie russe", Lausanne, L'Âge d'Homme, coll. "Sophia", 2001). Le père Georges Leroy met en ligne sa traduction commentée du ch. 5, "Redemption" du volume 3 (ici en PDF), " (p. 95-159), qu'il "met en dialogue" avec ses propres études.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Août 2018 à 13:30 | 1 commentaire | Permalien

Extraits des lettres du père Serge (Chévitch) à l'une de ses filles spirituelles
Mercredi le 25 juillet, le jour du rappel à Dieu de notre père spirituel, l'archimandrite Serge /Chévitch/ de bienheureuse mémoire. Je me propose à cette occasion de vous envoyer le texte un peu modifié de lettres du père Serge retrouvées récemment et qui ont été publiées en 2017, dans le n°23 de la revue de l'Association Saint Silouane, "le Buisson Ardent" /EvT/

1 -Tous les Saints et les Justes ne prêtaient aucune attention ni à la sècheresse, ni aux pensées, ni aux combats pas plus qu'à la joie, à la douceur ou à la consolation spirituelle. Ils n'aspiraient qu'à une seule chose: être fidèles au Seigneur - dans un accomplissement de chaque instant de Ses commandement, dans le service du prochain, dans la garde du cœur et dans tout ce qui s'y rattache.

2 -La seule et unique cause de tous nos désordres intérieurs et extérieurs est l'abandon de la prière! Prier, prier, prier - et tous sera harmonieux. Voila la recette générale et universelle. Il n'y en a pas d'autre. Nous sommes faibles - parce que nous sommes seuls. Nous sommes seuls - parce que le Seigneur est absent! Le Seigneur est absent - parce que nous ne Lui demandons pas d'être avec nous! Tout est là. Plus nous prierons avec ferveur, sans interruption, avec attention, plus s'ouvrira au dedans de nous, vite, véritablement, le Royaume de Dieu - voila, le bonheur et la félicité! Rien de plus ne nous est nécessaire ici bas. Et celui qui [demeure] dans le Royaume, - il Règne!
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Août 2018 à 12:57 | -1 commentaire | Permalien

Père Stephen C. Headley: "La liberté puisée dans le voir" d’après les sermons de Métropolite  Antoine (Bloom) 1914-2013
Le père Stéphen Headley est recteur de la paroisse orthodoxe à Vézelay et professeur de Théologie Ascétique & Anthropologie religieuse Séminaire Orthodoxe Russe, Paris

* * *
Premièrement, réfléchissons sur le temps spécifique de l’acte de voir. Dans ses sermons, Mgr. Antoine prêchait qu’on ne peut voir, en profondeur, que hic et nunc : ici et maintenant.

Dans son sermon à propos de « La lampe du corps, c’est l’œil » (TOB Matthieu 6 :22-33), Vladika souligne que le temps de l’apprentissage ne peut être que le présent. On a besoin d’un sens aigu de sa responsabilité pour se tenir dans le moment présent. La krisis de Dieu, au sens grec du terme jugement, ne peut nous arriver que sous la forme du jugement de notre état présent, car on ne peut juger l’absent, seul le présent possède l’actualité.

Et ainsi la prière nous permet de ralentir le temps afin qu’il fasse halte et que nous soyons pleinement ici. Le Christ posait une importante question à ses disciples, que Met. Antoine nous rappelait souvent : Sommes-nous prêts à porter la croix qu’Il a portée, sommes-nous prêts maintenant à « unir notre vie au Christ » en « buvant à la coupe à laquelle Il but, en plongeant dans l’horreur où Il dût plonger ? » Beaucoup de gens font face à cela durant un moment de vérité, voyant et rencontrant véritablement le Christ, dans un moment singulier, « fuyant Son amour avec terreur, parce que, à ce moment l’amour demande le rejet de soi. » (Sermon sur la Sainte communion) .
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 4 Août 2018 à 12:11 | 1 commentaire | Permalien

Les chœurs de la nouvelle Russie
p. Alexander Winogradsky Frenkel

Les 27 et 28 juillet prochain, l’Eglise orthodoxe russe aura l’honneur de présider les célébrations du 1030-ième anniversaire du Baptême de la Rus de Kiev

En 2018, la Russie est cet espace immense qui compte ses verstes ou ses kilomètres et vit comme un drame impérial la douleur d’amputations provoquées par la création d’états indépendants à la suite de la chute du régime communiste.

Les frontières ne sont plus celles qu’elles furent jusqu’en 1917, puis en 1918-22, en 1937, en 1945.

Comme si le pays était dévoré de l’intérieur et que les terreurs internes répétitives et les émigrations, les travailleurs expatriés déchiraient la robe immaculée de la Sainte Russie.

La Russie est autre : elle patiente avant d’accepter l’étranger. Elle est chaleureuse et distante. Sauvageonne et folle en Christ, irraisonnée, passionnelle et systématisée, parfois stricte. Pudique et voluptueuse dans la jouissance comme dans la cruauté. Le Russe reste à jamais fidèle à la nation et à ses territoires démesurés.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Août 2018 à 01:01 | 0 commentaire | Permalien

Le starets Serge (Chévitch) à propos de la patience
Il y a 31 ans, le 25 juillet 1987, l’âme du père Serge (Chévitch) a été rappelée à Dieu. Père spirituel de nombreux prêtres, moines et laïcs orthodoxes, l’archimandrite Serge demeure, à travers les années, une personnalité phare de l’Orthodoxie du XXième siècle en Europe occidentale. Ce mercredi, le 25 juillet, une pannikhide à sa mémoire sera célébrée dans l’église cathédrale des Trois-Saints-Docteurs (rue Pétel) après la Divine Liturgie...suite

A la mémoire du P. Serge Chévitch

« La patience est aussi, avec la pénitence et la prière, l’un des instruments dont nous disposons pour mener le combat invisible permanent contre toutes les tentations et les difficultés qui sont placées sur notre chemin par nos ennemis spirituels.

Elle est également le moyen d’accomplir chaque jour notre tâche spirituelle alors même que nous en tirons encore aucune jouissance spirituelle, mais qu’au contraire les obstacles dus aux attaques des démons et les peines se multiplient.

C’est grâce à elle que, sans nous décourager, nous pouvons porter le joug que nous a donné le Christ (Mt. 11, 29-30). »

Le starets, qui, nous l’avons vu, a une conception modérée et équilibrée de l’ascèse, considère que, pour y progresser réellement et sans danger, il ne faut pas faire de saut.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Juillet 2018 à 06:13 | 0 commentaire | Permalien

Archange saint Gabriel
Tout au long de l’Ancien Testament, les anges sont présents pour instruire, protéger, réconforter et conduire les hommes.Le Nouveau Testament est aussi tout rempli du ministère des anges.

Nous savons que si les anges se présentèrent aux hommes comme des messagers de Dieu, ils sont avant tout, de purs esprits qui se déploient dans une dimension étrangère à notre espace, sans être soumis à la durée ni au rythme du temps.

L’ordinaire de la vie immortelle de ces créatures personnelles, pour parler comme Jésus, est de contempler sans cesse la face du Père qui est aux cieux, bonheur dont ils s’éloignent par amour de Dieu et des hommes, pour porter la parole de l’un aux autres.

« Ange, dit saint Augustin, désigne la fonction non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? Esprit. Tu demandes la fonction ? Ange. D’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange. »

Après l’expulsion de nos premiers parents, l’ange à l’épée flamboyante interdit l’entrée du Paradis terrestre. Un ange consola Agar dans le désert. C’est un ange qui arrêta le bras d’Abraham prêt à immoler Isaac. Avant que Sodome fût détruite par le feu du ciel, un ange fit sortir Loth et sa famille de la ville. Le patriarche Jacob vit en songe des multitudes d’anges monter et descendre l’échelle qui allait de la terre au ciel.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Juillet 2018 à 04:46 | 2 commentaires | Permalien

 Icône Notre Dame de Kazan
Vladimir Golovanow

Le 21 juillet et le 22 octobre l'Eglise russe fête l'Enfantrice de Dieu dans son icône Notre Dame de Kazan et, fait remarquable, ce jour est officiellement férié en Russie comme "Jour de l’Unité". C'est, avec Noël, la deuxième fête religieuse chômée en Russie et j'y vois un signe de la sollicitude particulière de l'Enfantrice de Dieu envers la résurrection de la Sainte Russie.

Avant la révolution ce jour du 22 Octobre (calendrier julien) était bien entendu férié: c'était la fête religieuse de Notre Dame de Kazan et aussi la commémoration de la libération de Moscou après l'intervention polonaise de 1612. Supprimée à la révolution, la fête a été réinstaurée en 2007 sur proposition de l'Eglise, pour remplacer la commémoration de la révolution, le 7 novembre.

L'icône de Notre-Dame de Kazan est une icône particulièrement révérée par l'Église russe. Deux grandes cathédrales lui sont dédiées, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et elle est fêtée deux fois, le 8/21 juillet et le 22 Octobre/4 novembre. L'histoire de l'icône est riche en signes que je vais résumer
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2018 à 08:25 | 0 commentaire | Permalien

Homélie prononcée par Mgr Nestor, évêque de Chersonèse,  le jour de la commémoration des saints apôtres Pierre et Paul
Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !

Nous glorifions et nous commémorons aujourd’hui saints Pierre et Paul, les deux apôtres, nos deux premiers évêques qui nous ont été donnés par le Christ Lui-même. Le Sauveur les a envoyé dans le monde afin qu’ils annoncent le salut. Sans Pierre et Paul nous n’aurions pas la foi, nous ne serions pas chrétiens. Dieu a fait que les hommes apprennent les uns des autres recevant ainsi tout ce qui est essentiel au croyant.

Souvent notre foi demeure dans notre subconscient mais elle remonte à la surface et se manifeste avec une force particulière à la suite d’une rencontre avec quelqu’un qui est apte à nous enseigner et à nous indiquer le chemin de la Vérité. Ces rencontres sont rigoureusement individuelles pour chacun d’entre nous mais à chaque fois nous sentons d’emblée que nous avons affaire à une personnalité à la spiritualité forte.

Nous sommes dans l’attente, nous sommes dans une sorte de quête mais souvent nous ne savons pas comment appréhender la vraie foi ni même comment franchir le seuil d’une église.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 12 Juillet 2018 à 12:17 | 1 commentaire | Permalien

Saint Maxime le Grec  (+ 1556 ) surnommé " l'illuminateur de la Russie "
Originaire d'Arta dans l'Epire en Grèce, il partit, jeune adolescent, à Florence faire ses études classiques. Il suivit avec enthousiasme le dominicain Savonarole dans son mouvement de rénovation religieuse et spirituelle qui se termina tragiquement.

Saint Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation. Appelé par le prince russe, Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions.

Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk. On lui reprochait notamment de défendre la primauté du siège de Constantinople contre les prétentions de Moscou de s'y substituer comme "troisième Rome".
Rédigé par l'équipe rédaction le 4 Juillet 2018 à 08:10 | 6 commentaires | Permalien

Maxime VENETSKOV -  lecteur de la Cathédrale de la Sainte-Trinité a soutenu sa Thèse de doctorat à  " Paris Lettre Sorbonne Université "
Le 6 juin 2018 - Maxime VENETSKOV , lecteur de la Cathédrale orthodoxe russe à Paris Sainte-Trinité et responsable de la Chancellerie du Diocèse de Chersonèse, a soutenu sa thèse de doctorat à l'Université de " Paris Lettre Sorbonne Université " et a reçu le grade de docteur avec la mention " très honorable avec les félicitations du jury ".

Le sujet de la Thèse :" L’Échelle de Jean du Sinaï dans la tradition byzantine : le corpus manuscrit, les scholies, le Commentaire d’Élie de Crète "

La Thèse compte près de 1.100 pages. Plusieurs extraits en seront prochainement imprimées dans des revues spécialisées, un livre sera édité.

Sous la direction de : M. Bernard FLUSIN (Professeur à l’Université Sorbonne, Directeur d’études à l’EPHE)
Membres du jury :M. Vincent DÉROCHE (Directeur d’études au CNRS, UMR Orient et Méditerranée) Mme Brigitte MONDRAIN (Directeur d’études à l’EPHE) M. Antonio RIGO (Professeur à l’Université de Venise, Ca' Foscari) M. Peter VAN DEUN (Professeur à l’Université KU Leuven)

L’Échelle (Κλίμαξ), ouvrage ascétique composé au VIIe s. par Jean du Sinaï, dit Climaque (Jean de l’Échelle), est une œuvre majeure de la littérature ascétique byzantine comme en témoigne la diffusion de ce texte dans près de 500 codices du VIIIe au XIXe s. et encore dans près de 200 témoins de sa transmission indirecte.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juin 2018 à 08:53 | 0 commentaire | Permalien

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
11 juin nous commémorons Saint Luc de Crimée, archevêque de Simferopol né Valentin Felixovitch Voïno-Iassenetski

Collection Cerf Patrimoines

Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins.

Un détenu politique qui connut l'exil, la prison, les tortures et fut lauréat du prix Staline. Un chirurgien et un prêcheur de talent, qui parfois hésitait entre ces deux vocations, médicale et sacerdotale.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il envoie un télégramme personnel au Président du præsidium du Soviet suprême Mikhaïl Kalinine, dans lequel il demande à pouvoir soigner les soldats blessés au combat et il se dit prêt à repartir en exil à la fin de la guerre.

Un chrétien doué d'une énorme force de volonté, d'honnêteté, de foi intrépide, et qui cependant n'évita pas de sérieuses erreurs sur son chemin. Un être pleinement humain. Un pasteur. Un savant. Un saint.

L'archevêque Luc a été canonisé en 2000.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2018 à 16:27 | 2 commentaires | Permalien

Saint Jean Baptiste
Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth. Il l'a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie, ce qu'il n'est pas dans l'Évangile selon Jean

par Xenia Krivocheine

L'histoire de la tête de Saint Jean Baptiste à Amiens est riche en péripéties tragiques, elle s'étale sur plusieurs siècles. Au cours des deux derniers millénaires elle a à plusieurs reprises disparu pour resurgir à nouveau. L'infâme Hérodiade avait enseveli la tête de saint Jean dans son verger tandis qu'elle rendit son corps aux disciples du martyr.

Des flots de pèlerins se mirent à affluer en Terre Sainte pour y vénérer la Sainte Croix et le Saint Sépulcre sous le règne de l'empereur Constantin et de sa mère Hélène. Une fois deux moines venus en pèlerinage virent en songe l'endroit où reposait la tête de St Jean.

Effectivement, les deux frères découvrirent la relique dans l'ancien verger du roi Hérode. Ils mirent la tête dans un sac et s'en allèrent à la recherche d'un travail. Chemin faisant un troisième compagnon se joignit à eux, c'était un potier. Fatigués de porter leur fardeau les deux moines le lui confièrent et ordonnèrent de ne pas essayer de regarder le contenu du sac.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Juin 2018 à 09:00 | 10 commentaires | Permalien

Mariage, célibat et vie monastique par le père Jean Meyendorff
père Jean Meyendorff

Un des paradoxes de la morale chrétienne est que le mariage et le célibat, s’ils supposent des comportements pratiques différents, prennent appui sur la même théologie du Royaume de Dieu, et de ce fait sur la même spiritualité.

La particularité du mariage chrétien consiste à transformer et à transfigurer l’affection humaine et naturelle qui existe entre un homme et une femme en un lien éternel d’amour, lien qui ne peut pas être rompu, pas même par la mort. Le mariage est un sacrement, car par lui le futur Royaume de Dieu, les noces de l’Agneau (Apocalypse 19, 7-9), la pleine union du Christ et de l’Église (Éphésiens 5, 32), sont anticipés et représentés.

Un mariage chrétien trouve sa signification ultime non pas dans la satisfaction charnelle, la stabilité sociale, ou un moyen d’assurer sa postérité, mais dans l' " eschaton ", les " choses dernières ", que le Seigneur prépare pour ses élus.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Juin 2018 à 13:34 | 1 commentaire | Permalien

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