LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (1)
V. Golovanow

Un article de 1991 dans Pravoslavnaia Rus' (Правoславная Русь), périodique publié par l’Église Orthodoxe russe à l’étranger sous la signature du "moine Gorazd", donne une analyse orthodoxe très traditionnelle de ce sujet qui permet de les remettre en perspective. J’en donne ci-après l’essentiel en ajoutant des sous-titres pour faciliter la lecture.

RESTER PRUDENT ET DUBITATIF

Nos Pères Saints, sachant que Satan peut se transformer en ange de lumière, conseillaient d'être très prudents et dubitatifs face à toute apparition de l'autre monde. « Si tu pries bien en silence, espérant être avec Dieu, dit le vénérable Grégoire le Sinaïte, n'accepte jamais ce que tu viendrais à voir de sensuel ou de spirituel, à l'extérieur ou à l'intérieur de toi, même si cela devait être l'image du Christ, d'un Ange ou d'un Saint, ou si la lumière prenait forme et t'imprégnait l'esprit.

L'esprit en lui-même possède une force naturelle d'imagination et peut facilement créer des images transparentes de ce qu'elle désire ardemment, chez ceux qui n'en perçoivent pas le danger et se causent ainsi du mal à eux-mêmes. Dieu ne s'indigne pas contre celui qui porte une scrupuleuse attention à soi-même si, par peur de tomber dans l'égarement, il n'accepte pas ce qui vient de Lui sans s'interroger au préalable et s'éprouver comme il se doit. »
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Août 2019 à 13:47 | -1 commentaire | Permalien

LES APPARITIONS VENANT DU MONDE INVISIBLE, ET SURVENANT HORS DE L'EGLISE ORTHODOXE (2)
V.G

EXIGER UN TEL SIGNE DU DIEU-HOMME EST UN PÉCHÉ GRAVE

« Les pharisiens, ne se contentant pas des miracles qu'accomplissait le Seigneur, exigeaient de Lui un miracle particulier : un signe des cieux (Marc 8 : 12). Ce désir d'un signe des cieux était aussi parfois exprimé par le peuple. Ainsi, après la multiplication miraculeuse des cinq pains qui rassasièrent une nombreuse assemblée comprenant 5000 hommes, sans compter les femmes et les enfants, les témoins oculaires de ce miracle et participants à ces agapes dirent au Seigneur : "Quel miracle donc fais-tu, afin que nous le voyions et croyions en Toi ?

Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : il leur sera donné à manger le pain du ciel " (Jean 6, 30-31). L'étonnante multiplication des pains dans les mains du Sauveur ne leur semblait pas suffisante : elle s'accomplit dans le silence avec une sainte humilité dont étaient empreintes toutes les actions du Dieu-Homme et il leur fallait que le ciel se couvrît d'épais nuages que le tonnerre grondât et l'éclair fulgurât, que les pains tombassent du ciel... » (6)
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Août 2019 à 13:26 | -8 commentaire | Permalien

LA BÉNÉDICTION DES ICÔNES
"La plénitude de la vénération rendue aux icônes, que ce soit dans la production des icônes ou dans la prière devant elles, ne peut pas être isolée de la totalité de la foi parce que, comme l’indiquent les prières de bénédiction, cette vénération puise essentiellement à la même source théologique que tout notre culte d’adoration.

Il se peut qu’elle ne soit qu’un ruisseau parmi tant d’autres, mais l’eau est la même, laquelle monte de l’unique source de la seule Église." Mère Thekla (1)

Nous connaissons tous le rite de bénédiction des icônes et nous pensons qu'il fait intrinsèquement partie de la tradition orthodoxe.

Certains en contestent pourtant le bien fondé en arguant qu'il est apparu tardivement: sans remonter au 1er millénaire (l'absence de rite de consécration servit d'argument aux iconoclastes pour nier la sainteté des icônes), cette pratique n'avait certainement pas cours en Russie avant les réformes Nikonniennes (1653-1656) puisque les Vieux-Croyants n'y ont pas recours.

UN RITE TARDIF

Le rite de bénédiction des icônes est inscrit pour la première fois dans les offices orthodoxes peu avant ces réformes, dans le Trebnik (2) slavon du saint métropolite de Kiev Pierre Moghila (1646)(3); il suit de près le "Rituale Romanum" catholique (1614), qui codifie l’antique usage de bénir de nombreux biens à l’intérieur de la messe, à la fin du canon. Ce bref vade-mecum est axé sur la discipline des sacrements, alors battue en brèche par les Protestants.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 17 Août 2019 à 08:06 | 3 commentaires | Permalien

Archange saint Gabriel
Tout au long de l’Ancien Testament, les anges sont présents pour instruire, protéger, réconforter et conduire les hommes.Le Nouveau Testament est aussi tout rempli du ministère des anges.

Nous savons que si les anges se présentèrent aux hommes comme des messagers de Dieu, ils sont avant tout, de purs esprits qui se déploient dans une dimension étrangère à notre espace, sans être soumis à la durée ni au rythme du temps.

L’ordinaire de la vie immortelle de ces créatures personnelles, pour parler comme Jésus, est de contempler sans cesse la face du Père qui est aux cieux, bonheur dont ils s’éloignent par amour de Dieu et des hommes, pour porter la parole de l’un aux autres.

« Ange, dit saint Augustin, désigne la fonction non pas la nature. Tu demandes comment s’appelle cette nature ? Esprit. Tu demandes la fonction ? Ange. D’après ce qu’il est, c’est un esprit, d’après ce qu’il fait, c’est un ange. »

Après l’expulsion de nos premiers parents, l’ange à l’épée flamboyante interdit l’entrée du Paradis terrestre. Un ange consola Agar dans le désert. C’est un ange qui arrêta le bras d’Abraham prêt à immoler Isaac. Avant que Sodome fût détruite par le feu du ciel, un ange fit sortir Loth et sa famille de la ville. Le patriarche Jacob vit en songe des multitudes d’anges monter et descendre l’échelle qui allait de la terre au ciel.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Juillet 2019 à 04:46 | 3 commentaires | Permalien

 Icône Notre Dame de Kazan
Vladimir Golovanow

Le 21 juillet et le 22 octobre l'Eglise russe fête l'Enfantrice de Dieu dans son icône Notre Dame de Kazan et, fait remarquable, ce jour est officiellement férié en Russie comme "Jour de l’Unité". C'est, avec Noël, la deuxième fête religieuse chômée en Russie et j'y vois un signe de la sollicitude particulière de l'Enfantrice de Dieu envers la résurrection de la Sainte Russie.

Avant la révolution ce jour du 22 Octobre (calendrier julien) était bien entendu férié: c'était la fête religieuse de Notre Dame de Kazan et aussi la commémoration de la libération de Moscou après l'intervention polonaise de 1612. Supprimée à la révolution, la fête a été réinstaurée en 2007 sur proposition de l'Eglise, pour remplacer la commémoration de la révolution, le 7 novembre.

L'icône de Notre-Dame de Kazan est une icône particulièrement révérée par l'Église russe. Deux grandes cathédrales lui sont dédiées, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et elle est fêtée deux fois, le 8/21 juillet et le 22 Octobre/4 novembre. L'histoire de l'icône est riche en signes que je vais résumer
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 21 Juillet 2019 à 08:25 | -238 commentaire | Permalien

Saint Maxime le Grec  (+ 1556 ) surnommé " l'illuminateur de la Russie "
Originaire d'Arta dans l'Epire en Grèce, il partit, jeune adolescent, à Florence faire ses études classiques. Il suivit avec enthousiasme le dominicain Savonarole dans son mouvement de rénovation religieuse et spirituelle qui se termina tragiquement.

Saint Maxime, une fois ses études terminées, se rendit sur la Sainte Montagne de l'Athos, au monastère de Vatopedi, dans l'étude et la méditation. Appelé par le prince russe, Basile Ivanovitch, il vient en Russie pour traduire en slavon le psautier et d'autres livres liturgiques dont la traduction du grec était très imparfaite. Après avoir effectué ce travail, on l'obligea à rester pour continuer d'autres traductions.

Mais, accusé par certains de se mêler de ce qui ne le regardait pas, il fut condamné pour hérésie et relégué au monastère de Volokolamsk. On lui reprochait notamment de défendre la primauté du siège de Constantinople contre les prétentions de Moscou de s'y substituer comme "troisième Rome".
Rédigé par l'équipe rédaction le 4 Juillet 2019 à 08:10 | 6 commentaires | Permalien

Nouveau martyr : Le père Valerian Novitzky (1897-1930)
Valerian Novitzky est né en 1897 dans la famille d’un simple prêtre de village.

Son saint patron est le martyr Valerian qui avait souffert pour sa foi du temps de l’Empire Romain. Qui pouvait deviner lors du baptême que le nouveau né était également destiné à endurer des souffrances terribles ?

Nous savons peu de choses de son enfance. Il a chanté dans la chorale de la paroisse dont son père avait la charge. Il s’est inscrit au séminaire de Minsk dont il n’a pas réussi à terminer les études car le séminaire fut fermé déjà en 1918. En 1921 le jeune Valerian est étudiant à la faculté de droit de l’université de Minsk.

En 1923, après la mort de son père, il décide de se consacrer à l’Eglise et devient prêtre pour être nommé recteur de la paroisse villageoise de son défunt père. Il expliquait sa décision en disant : « Il est indispensable de sauver la Foi ». C’était un homme d’une grande bonté, un prédicateur éloquent qui réussit pendant les sept qu’il passa dans cette paroisse à faire revenir à la foi de nombreux fidèles égarés.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 22 Juin 2019 à 08:12 | 1 commentaire | Permalien

Un extrait du livre de l’archiprêtre Boris Stark « Toute ma vie est un miracle »
Boris Georgevich Stark (1909-1996 ) était un missionnaire et un prêtre russe. Né le 15 juillet 1909 à Kronstadt, en Russie. Son père était l'amiral Georgy Karlovich Stark, commandant de la flotte sibérienne, émigré en France en 1922. Boris rejoignit son père à Paris en 1925, à l'âge de seize ans. Le père Boris était le fils spirituel du métropolite Euloge. Il a toujours rêvé de revenir en Russie. En 1952 son rêve s'est réalisé: il est décédé en 1996 étant recteur de l'une des grandes paroisses de Yaroslavl. Un volume de 800 pages de ses mémoires à été édité après son décès. Il y raconte ses rencontres avec des émigrés éminents.

En voici un court extrait consacré aux autres confessions chrétiennes

"Mes parents m’ont baptisé orthodoxe. J’ai à l’égard des catholiques, des protestants, des autres croyants une attitude fraternelle. Je ne me lasse pas de répéter que mon idéal est « le curé de campagne ». Pour toute ma vie je me suis souvenu des vers d’Alexandre Blok « Mon âme se réjouit de tout être vivant, de chaque bébé grenouille, ce sont à mes yeux des sujets et non seulement des « objets ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juin 2019 à 16:48 | Permalien

Dix icônes de la Sainte Trinité
Par Marie Sentchoukova, agrégée de philosophie, professeur de culture orthodoxe et de l'histoire des religions

Traduction N.Krivocheine Pravoslavie i Mir

La Trinité

Aristote a écrit « la philosophie commence avec l’étonnement ». Cela se rapporte entièrement à la dogmatique chrétienne : comment pourrait-elle ne pas commencer avec l’étonnement ? Les univers bâtis par Tolkien, Carol Lewis et Michael Ende, avec toutes leurs énigmes féeriques, sont loin d’atteindre les profondeurs mystiques et paradoxales des dogmes chrétiens. Le christianisme se fonde sur le grand mystère de la Très Sainte Trinité.

C’est là le mystère de l’Amour Divin révélé en et par cette inconcevable unicité. Vladimir Lossky disait que nous voyons en la Trinité l’unité dans laquelle réside l’Eglise. De même que les Personnes de la Trinité ne sont pas fusionnées mais constituent un Tout, nous sommes tous réunis en un seul et unique Corps du Christ. Ce n’est ni une métaphore, ni un symbole mais une simple réalité, semblable à celle de la présence du Corps et du Sang du Christ dans l’eucharistie.

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 18 Juin 2019 à 12:00 | 2 commentaires | Permalien

Pere Anton Odaysky: Saint Luc de Crimée "L'EXPLOIT DE TOUTE UNE VIE"
Les 18 mars et 11 juin nous commémorons Saint Luc de Crimée, archevêque de Simferopol né Valentin Felixovitch Voïno-Iassenetski

Collection Cerf Patrimoines

Saint Luc de Crimée (Voïno-Iassenetski) : un médecin qui soignait des gens ordinaires, parmi lesquels beaucoup peuvent encore témoigner ; un professeur qui donnait des cours à des étudiants aujourd'hui devenus médecins.

Un détenu politique qui connut l'exil, la prison, les tortures et fut lauréat du prix Staline. Un chirurgien et un prêcheur de talent, qui parfois hésitait entre ces deux vocations, médicale et sacerdotale.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il envoie un télégramme personnel au Président du præsidium du Soviet suprême Mikhaïl Kalinine, dans lequel il demande à pouvoir soigner les soldats blessés au combat et il se dit prêt à repartir en exil à la fin de la guerre.

Un chrétien doué d'une énorme force de volonté, d'honnêteté, de foi intrépide, et qui cependant n'évita pas de sérieuses erreurs sur son chemin. Un être pleinement humain. Un pasteur. Un savant. Un saint.

L'archevêque Luc a été canonisé en 2000.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 11 Juin 2019 à 16:27 | 2 commentaires | Permalien

Saint Jean Baptiste
Dans le christianisme, Jean le Baptiste est le prophète qui a annoncé la venue de Jésus de Nazareth. Il l'a baptisé sur les bords du Jourdain, laissant certains de ses disciples se joindre à lui. Précurseur du Messie, il est donc présenté dans les synoptiques comme partageant beaucoup de traits avec le prophète Élie, ce qu'il n'est pas dans l'Évangile selon Jean

par Xenia Krivocheine

L'histoire de la tête de Saint Jean Baptiste à Amiens est riche en péripéties tragiques, elle s'étale sur plusieurs siècles. Au cours des deux derniers millénaires elle a à plusieurs reprises disparu pour resurgir à nouveau. L'infâme Hérodiade avait enseveli la tête de saint Jean dans son verger tandis qu'elle rendit son corps aux disciples du martyr.

Des flots de pèlerins se mirent à affluer en Terre Sainte pour y vénérer la Sainte Croix et le Saint Sépulcre sous le règne de l'empereur Constantin et de sa mère Hélène. Une fois deux moines venus en pèlerinage virent en songe l'endroit où reposait la tête de St Jean.

Effectivement, les deux frères découvrirent la relique dans l'ancien verger du roi Hérode. Ils mirent la tête dans un sac et s'en allèrent à la recherche d'un travail. Chemin faisant un troisième compagnon se joignit à eux, c'était un potier. Fatigués de porter leur fardeau les deux moines le lui confièrent et ordonnèrent de ne pas essayer de regarder le contenu du sac.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Juin 2019 à 09:00 | 21 commentaires | Permalien

  LE MYSTÈRE DE L’ASCENSION
Père Vladimir Zelinsky, patriarcat de Constantinople, Italie

«  Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes », dit Jésus (Gn 12,32). Il part avec une promesse, enracinée dans la mémoire de son séjour sur la terre. La promesse et la mémoire s’unissent, remplissent notre temps.

Ce temps est « évangélisé » désormais, il est comblé par une vie une fois vécue. Cette vie continue en nous ici et maintenant.

Or, irréversiblement elle appartient au passé, la Révélation de Dieu est close dans l’histoire, fermée dans les circonstances, dans les mots, dans les événements qui ne se produiront plus.

La parole de Dieu est mise tout entière en un personnage historique, dans ce qu’il a dit, dans ce qu’il a fait.

Mais l’Homme de Nazareth n’habite plus à Nazareth et ne célèbre pas la Pâque à Jérusalem. Or, sa Résurrection est célébrée sur toute la terre, et la création entière lui sert une habitation.

Nous reconnaissons Jésus dans « les plus petits de ses frères » : pauvres, torturés, tués. Son visage apparaît aussi dans les yeux de l’enfant qui vient au monde, dans chaque créature appelée à la vie par l’amour du Créateur. Clouée dans un petit coin de l’histoire humaine, Dieu se révèle partout, et sa brève existence terrestre est élargie à tout ce qui existe et passe à travers le temps.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 6 Juin 2019 à 15:47 | 5 commentaires | Permalien

 4e dimanche de Pâques - LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE DE BÉTHESDA
LE PARALYTIQUE DE LA PISCINE DE BÉTHESDA (Jean 5, 1-5)

Ces dimanches qui suivent Pâques

"Je prépare une conférence à propos de ces dimanches qui suivent Pâques (de Thomas, des Femmes Myrophores, du Paralytique, de la Samaritaine, de l'Aveugle-né), du sens de ces lectures évangéliques et de toute cette période de la Pentecôte comme réponse à la question: où est cette "nouvelle vie de la nouvelle créature" que nous recevons dans le baptismal "co-ensevelissement avec le Christ"* pour Pâques? D'une part c'est le moment de la "joie", de la communion à la nouvelle vie ressuscitée, au" jour sans soir"* (le dimanche qui "se prolonge" liturgiquement toute la semaine).

Et de l'autre côté, c'est l'explication comment "vivre" de cette vie en "ce monde" et dans son temps déchu. Ce "message"** est-il compris par qui que ce soit? Je n'e suis pas certain." (1)

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 19 Mai 2019 à 10:49 | 1 commentaire | Permalien

"UNE ICONE DE LA TRINITE"
V. Golovanow

"Nous savons que lorsque l'un de nous tombe, il tombe seul, mais personne n'est sauvé seul. On est sauvé dans l'Église, comme un de ses membres et en union avec tous ses autres membres."

A.S. Khomiakov, "L'Église est une" (1845).

Ceux qui prônent l'indépendance de l'Archevêché "sans autre «Mère» que l’Eglise Orthodoxe tout entière" (1) s'appuient sur un développement théologique récent, issu de "l'école de Paris", affirmant que la plénitude de l'Eglise est réalisée dans "d'Eglise locale" – en fait l'évêque et son diocèse.

Mais, poussé à ce point, il s'agit là d'une déviation purement occidentale de l'ecclésiologie orthodoxe: contrairement à un Protestant ou un Catholique ("tous papistes" écrivait Khomiakov), le fidèle Orthodoxe n'appartient pas directement à "l’Eglise Orthodoxe tout entière", mais à L'UNE DES EGLISES ORTHODOXES et c'est par l'intermédiaire des primats, qui sont en communion directe par la commémoration réciproque, que se réalise l'Unité de l'Orthodoxie.

Cette doctrine est symbolisée par la chrismation (2), et la commémoration liturgique des primats qui démontre concrètement l'appartenance à une Eglise autocéphale (d'où l'importance des RUPTURES EUCHARISTIQUES entre les primats).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Mai 2019 à 20:08 | 0 commentaire | Permalien

La Nativité du Christ, Icône de Sa descente aux enfers
Par professeur Nicolas Ossorguine

Dans l’Eglise orthodoxe, la Nativité du Christ est une fête très importante. Liturgiquement, l’Eglise voit en elle l’icône de la fête de Pâques. C’est la raison pour laquelle, dans la partie consacrée aux éphémérides du « Psautier commenté », la fête de la Nativité est appelée « Pâques, fête de trois jours ».

La notion de « trois jours » doit être comprise non pas sur le plan de temps (durée), mais dans le sens qualitatif : liturgiquement les offices de la Nativité contiennent des éléments du Vendredi Saint, du Samedi Saint et de Pâques. Ces éléments se retrouvent dans les offices des 24 et 25 décembre, à savoir : 1) le 24 – XII « les Heures Royales » (Vendredi Saint), 2) le 25-XII les Vêpres avec la liturgie vespérale de Saint Basile (Samedi Saint) et enfin 3) la liturgie eucharistique matinale de Saint Jean Chrysostome le jour de la Nativité (Pâques).

Dans la mesure où le 24 décembre correspond aux deux derniers jours de la Semaine Sainte, l’Eglise prescrit un carême semblable à celui de cette semaine Il est très important de comprendre que, du moment où il y a relation très étroite entre les évènements liés à la fête de Pâques, fête mobile et les évènements de la Nativité, fête fixe, l’expression liturgique de la Nativité se manifeste simultanément à travers ces deux cycles : fixe et mobile (pascal).
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 5 Mai 2019 à 10:57 | -2 commentaire | Permalien

Arrestations massives à Kiev dans les années 1930
A l’automne de la terrible année 1937 il ne restait plus à Kiev que quatre églises ouvertes aux fidèles. Parmi elles, l’église de la Protection de la Vierge servait de cathédrale au métropolite Constantin Diakov, chassé de Kharkov par les soviétiques et qui devait subir le martyr en octobre de la même année.

A Kiev, dès 1933, on avait inquiété les moines. Lors de l’établissement des passeports intérieurs, tous les moines de la sainte ville russe avaient été chassés à plus de cinquante kilomètres de là, y compris ceux qui, faute de prêtres, s’occupaient des paroisses abandonnées ; beaucoup d’autres avaient été arrêtés et déportés ; on les trouvait trop nombreux, pourtant leur nombre avait bien diminué.

Sur plus de 1.000 moines appartenant au grand monastère de la Laure de Kiev, il en restait environ 150 qui logeaient dans des masures hors de la ville, mais la NKVD trouvait que c’était encore trop. Il est difficile de dire tous les moyens qu’elle employa pour s’en débarrasser et toutes les persécutions dont elle abreuva ces vieux moines, littéralement pourchassés et finalement obligés d’entrer dans une absolue clandestinité.

Parmi ces malheureux, on trouvait de vieux ermites qui étaient restés des dizaines d’années sans jamais sortir du couvent, comme le père Rodion qui avait vécu quarante ans sur place. Le passeport intérieur n’était accordé qu’aux moins de soixante ans, ou pour des raisons de santé, et encore ! Malgré leur passeport, ces religieux n’avaient pas le droit de célébrer les offices sans avoir été enregistrés par l’inspecteur des cultes, fonctionnaire communiste. Ces serviteurs de Dieu se réunissaient uniquement aux jours de fête pour prier ensemble et de préférence, à l’église de la Protection de la Vierge. Les fidèles leur apportaient des vivres et une aide pécuniaire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 25 Avril 2019 à 20:45 | 0 commentaire | Permalien

Le Saint et Grand mardi, nous faisons mémoire de la parabole évangélique des Dix Vierges
Dix vierges font cortège au plus grand des Mardis tiens ta lampe allumée, ne sois pas étourdi!

Pourquoi le Seigneur, entré à Jérusalem afin d'y accomplir Sa Passion, propose-t-il de telles paraboles à Ses disciples: ce sont, dit-Il, des paraboles qui s'appliquent aussi aux Juifs. En effet, Il raconte la parabole des dix vierges en portant l'attention sur la miséricorde, et en même temps Il enseigne à tous à être prêts avant la fin. Car sur la virginité, Il leur a parlé plusieurs fois, ainsi que sur les eunuques. Certes, beaucoup de gloire s'attache à la virginité, elle est grande, en vérité. Mais afin que nul, en pratiquant cette vertu, ne néglige les autres, et surtout la miséricorde, dont s'éclaire la lampe de la virginité, le Saint Evangile propose cette parabole .
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 23 Avril 2019 à 06:12 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour le samedi de la résurrection de Lazare
Chers frères et sœurs, hier soir, en me préparant à cette homélie, j’ai voulu parcourir sur internet ce qui y est dit, du point de vue scientifique, sur la mort.

On trouve beaucoup de choses passionnantes sur le web sur la différence entre la mort clinique et la mort cérébrale, sur la question de l’instant de la mort et de sa définition, sur l’aspect irréversible de l’arrêt des activités cérébrales, sur ce qu’on appelle l’expérience de la mort imminente et les témoignages de ceux qui ont été ramenés à la vie après une telle expérience etc.

On y trouve aussi une multitude de conceptions religieuses et philosophiques du sens de la mort. Beaucoup de religions et de cultures envisagent la mort comme un passage dans une autre vie de l’âme séparée du corps, parfois comme une pérégrination qui amène l’âme à une nouvelle incarnation, mais aussi comme une nouvelle naissance de la conscience dans une autre forme d’existence.

Ce qui m'a frappé, c'est que, partout, la mort est considérée comme irréversible, même quand on croit en la vie éternelle.

Et même dans les milieux chrétiens, la mort est souvent considérée comme la séparation définitive de l’âme et du corps. On croit que les morts sont irrévocablement débarrassés de leur corps et continuent à vivre éternellement sous la forme d’âmes et d’esprits.
Rédigé par l'équipe de rédaction le 20 Avril 2019 à 09:45 | 2 commentaires | Permalien

Émilie van Taack : LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS
"Un maître de sagesse vanvéen : soirée à la mémoire du starets Serge Chévitch à Vanves"

Le 16 mai 2014, une soirée à la mémoire du père Serge Chévitch (1903-1987) a eu lieu dans la salle Palestre en face de la Mairie de la ville de Vanves. Cette rencontre a commencé par une introduction du père Jean-Michel Rousseau, recteur de la paroisse Sainte-Trinité à Vanves, que le père Serge Chévitch desservait jusqu’à sa mort. Dans son discours, le père Michel a présenté les quatre conférenciers de la soirée et le livre de Jean-Claude Larchet Le Starets Serge.

P.O. publie le texte de l'intervention d’Émilie van Taack , fille spirituelle du père Serge

LE PERE SERGE ET SES ENFANTS SPIRITUELS

Père Serge fut véritablement un PERE, dans le sens le plus filial du terme.
Il a adopté un certain nombre de personnes et son amour en a fait ses enfants, avant que des disciples.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 9 Avril 2019 à 04:51 | -1 commentaire | Permalien

Père Serge Model: La canonisation des saints dans l’Église orthodoxe
Texte adapté d’une communication présentée à Bruxelles /Belgique/ le 15 octobre 2011, dans le cadre de la Journée de rencontre et de ressourcement organisée par la Fraternité orthodoxe de la région bruxelloise

« La vénération des saints occupe une grande place dans la piété orthodoxe », relève l’un des grands théologiens orthodoxes contemporains, le père Serge Boulgakov. Et il poursuit :

Les saints sont nos orants et nos protecteurs dans le ciel et donc des membres vivants et actifs de l’Église terrestre […].

Leur présence de grâce dans celle-ci, rendue apparente par leurs icônes et leurs reliques, nous entoure comme d’une nuée de prière à la gloire de Dieu. Elle ne nous éloigne pas, elle nous rapproche du Christ et nous unit à lui.

Les saints ne sont pas des médiateurs entre Dieu et les hommes, qui nous écarteraient du seul médiateur Jésus Christ […] ; ce sont nos compagnons de prière, nos amis et nos aides dans notre service du Christ et notre communion avec lui. (1
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 8 Avril 2019 à 21:35 | 6 commentaires | Permalien

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