Sainte Barbe ou Barbara
Avant la révolution de 1917 et jusque la fin de la guerre civile de très nombreux militaires de l'Armée impériale et des armées blanches avaient sur eux une petite icône de sainte Barbe.

Sainte-Barbe vivait au milieu du III ème siècle (vers 235 ) à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd'hui Izmit, un port de Turquie.
Dioscore, son père, était un être d'une humeur bizarre et d'un naturel cruel ayant toutes les inclinations d'un barbare. Celui-ci, voyant que sa fille, déjà parvenue à l'adolescence, était d'une beauté très remarquable, et comprenant les dangers auxquels ne tarderaient pas à l'exposer ses grâces jointes à une immense fortune, imagina de l'enfermer dans une forteresse inaccessible. La célèbre tour ressemblait plus à un palais magnifique qu'à une prison.
Barbe profita de l'absence de son père pour faire percer une troisième fenêtre en plus des deux dont disposait sa prison dorée, pour symboliser la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. De même elle y traça des signes de croix.

Son père, à son retour, lui demanda l’explication de ces signes. Elle lui dit qu’elle avait voulu représenter un Dieu en trois personnes et la mort du fils de Dieu sur la croix. Dioscore entra dans une grande colère en voyant que sa fille embrassait "les rêveries" des chrétiens : elle fut obligée de fuir.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 17 Décembre 2017 à 06:00 | 0 commentaire | Permalien

Le livre de frère Jean "Signes de lumière" est  en vente à la librairie du Centre spirituel et culturel du quai Branly
Avec la bénédiction de l'évêque Nestor le livre de "SIGNES DE LUMIÈRE" du Frère Jean aux Editions "ART SACRÉ" - poèmes et photos" est en vente à la librairie du Centre spirituel et culturel du quai Branly. Il est préfacé par le père Boris Bobrinskoy, traduit en russe par Anna Davidenkoff.

Frère Jean est prêtre, il dépend canoniquement de l’Archevêché russe en Europe occidentale dans l’obédience du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Ce recueil poétique et photographique témoigne, par une écriture de lumière, du quotidien d’un moine orthodoxe qui demeure émerveillé par la majesté du simple.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 16 Décembre 2017 à 08:43 | 1 commentaire | Permalien

Père Serge Model: l'archevêque Basile Krivochéine et la redécouverte de Grégoire Palamas
IRENIKON/ № 2 - Revue des Moines de Chevetogne

Pionnier du renouveau patristique orthodoxe, l’archevêque russe Basile Krivochein (1900-1985) est surtout connu en tant que spécialiste de Syméon le Nouveau Théologien. Mais son « premier amour » fut Grégoire Palamas. Dès 1936, Krivochein publiera une étude remarquée sur le docteur de l’hésychasme byzantin.

S’efforçant de répondre aux critiques modernes du « palamisme », Krivochein explique que la distinction palamite entre l’essence et les énergies divines doit être « comprise comme ayant un caractère ontologique, objectif », mais sans introduire de complexité en Dieu, les énergies « n’étant pas des réalités hypostatiques » mais Dieu « dans son activité et sa révélation au monde ».

Considérant Palamas comme l’expression la plus aboutie de la spiritualité orthodoxe, le futur Mgr Basile affirme que sa pensée peut fonder théologiquement l’expérience spirituelle, « puisque ce n’est qu’en partant de cette doctrine que l’on peut affirmer de façon cohérente la réalité de la communion entre Dieu et l’homme et de la déification, sans tomber dans une confusion panthéiste entre le Créateur et la créature ». S. Model synthétise l’approche de Palamas par Krivochein, avant de répondre à la question : « Y a-t-il un palamisme krivochéinien ? ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 15 Décembre 2017 à 12:06 | 0 commentaire | Permalien

Recension Jean-Claude Larchet : père Placide Deseille, « De l’Orient à l’Occident. Orthodoxie et catholicisme »
Père Placide Deseille, « De l’Orient à l’Occident. Orthodoxie et catholicisme », Avant-propos de Bernard Le Caro, Éditions des Syrtes, Genève, 2017, 348 p.

C’est une excellente idée d’avoir rassemblé, dans ce volume, les riches études de l’Archimandrite Placide Deseille, qui datent pour beaucoup d’entre elles de l’époque déjà ancienne où il donnait des conférences régulières et très suivies à Montgeron, mais qui après des années passées n’ont pas pris une ride. Ces textes avaient été publiés sous forme de fascicules par son monastère, et de ce fait n’avaient pas connu toute la diffusion qu’ils méritaient. Le fait de les réunir permet des les avoir tous, mais aussi et surtout de monter un ensemble cohérent, consacré pour l’essentiel à une réflexion historique, théologique et spirituelle sur les rapports entre l’Orient et l’Occident chrétiens avant et après le schisme.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Décembre 2017 à 16:52 | 1 commentaire | Permalien

Marie-Hélène Congourdeau
Chargée de recherche au CNRS

L'hésychasme est un mouvement spirituel de l'Église d'Orient, marqué principalement par la répétition du nom de Jésus ; il remonte aux premiers siècles du christianisme, où il concernait principalement les provinces orientales de l'empire byzantin : Égypte, Palestine, Syrie. Il connut un renouveau spectaculaire au XIVe siècle, au cœur de l'empire byzantin et au mont Athos, suscitant une polémique autour de sa légitimité théologique, et finit par être adopté comme doctrine officielle de l'orthodoxie. Après la chute de l'Empire byzantin, il eut une existence souterraine, en pays d'islam puis dans les monastères slaves. La publication d'un recueil de textes hésychastes, la Philocalie, à la fin du XVIIIe siècle, provoqua un nouvel essor de ce mouvement spirituel, qui de nos jours déborde sur les Églises d'Occident. Nous avons demandé à Marie-Hélène Congourdeau de nous en donner les premières définitions.
Rédigé par PO le 10 Décembre 2017 à 07:17 | 0 commentaire | Permalien

Saint Jean Chrysostome ( 345 - 407)
Archimandrite Placide Deseille
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 345, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean. Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.

Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par cœur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 26 Novembre 2017 à 13:00 | 3 commentaires | Permalien

La communion sans confession : interview du métropolite Kallistos (Ware)
Nous vous proposons de découvrir l’activité pastorale de Mgr Kallistos, évêque métropolite de l’Église de Constantinople et professeur à Oxford. Cet entretien concerne un des problèmes actuels, celui de la préparation à la communion et de ses rapports à la confession, il met au jour des différences entre les pratiques grecque et russe.

En 2012, à Moscou s’est tenue une conférence pastorale du type table ronde où ont été traitées les questions du jeûne, du cycle de prières et de la confession avant la communion. Dans l’Église orthodoxe russe s’est instaurée la tradition de se préparer à la communion par un jeûne de trois jours, la lecture des trois canons et du cycle de prières préparatoires à la communion et de se confesser.

Pensez-vous que l’on puisse alléger cette préparation à la communion ?

Mgr Kallistos — Nous devons tenir compte des traditions de chaque Église locale et ne pas modifier les exigences inconsidérément. La question que vous soulevez est importante, surtout pour nous qui vivons en Occident où les orthodoxes grecs vivent aux côtés d’orthodoxes russes, et parfois dans une même paroisse, comme c’est le cas, par exemple, à Oxford.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Novembre 2017 à 20:35 | 0 commentaire | Permalien

Le Starets Serge: La vie selon les vertus
Le détachement

L’une des vertus de base de la vie spirituelle est le détachement.

Le progrès dans la vie spirituelle se manifeste moins par des acquisitions brillantes que par un détachement progressif. Le Starets cite à cet égard cette parole du père Sophrony : « Notre enrichissement est un appauvrissement ».

Le détachement est une prise de distance. Il est important, dans la vie courante, de ne pas se laisser accabler par les pensées des choses matérielles, de ne pas se crisper sur elles, mais de garder vis-à-vis d’elles un certain détachement. En ayant ce détachement, nous pourrons non seulement être plus libres spirituellement mais mener plus facilement toutes nos entreprises.

Paradoxalement, on méprise d’autant mieux les choses et les situations que l’on est plus détaché à leur égard. Le Starets recourt à cette image : si l’on veut soulever une lourde pierre avec un levier, ce n’est pas près de la pierre que l’on aura plus de force mais loin d’elle.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 1 Novembre 2017 à 18:51 | 0 commentaire | Permalien

Le métropolite Hilarion appelle les missionnaires orthodoxes à s’inspirer de l’exemple des missionnaires protestants
Monseigneur Hilarion, métropolite de Volokolamsk, invite les croyants orthodoxes à mieux connaître les Evangiles et précise que les prédicateurs protestants ont une connaissance très complète des textes bibliques.

« Mes obligations font que je suis souvent en contact avec des protestants. Je suis parfois étonné des connaissances approfondies qu’ils ont des textes bibliques, a dit Monseigneur Hilarion lors de la présentation à Moscou du sixième volume de son livre «Jésus-Christ. Sa vie et Son enseignement ».

J’ai rencontré dans le cadre d’un congrès qui se tenait aux Etats-Unis un pasteur dont le discours abondait en citations très précises de la Bible.

Lorsque ce pasteur s’est assis à côté de moi j’ai remarqué que la Bible qu’il avait dans les mains était saturée de références faites aux crayons de différentes couleurs et de notations en marge des pages. Constatant mon étonnement mon interlocuteur m’a dit qu’il ne se séparait jamais de ce livre qui l’a accompagné pendant toute sa vie.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Octobre 2017 à 13:00 | 7 commentaires | Permalien

Le monastère de Chevetogne est unique en son genre: un pont entre l’Orient et l’Occident
Nicolas Imbert

Fondé en 1925 par Dom Lambert Beauduin, cette cité monastique se distingue par la coexistence, dans une seule et même communauté, de deux traditions liturgiques : d’une part celle de l’Occident (rite latin) et d’autre part celle de l’Orient (rite byzantin).

Ayant l’aspiration profonde d’une unité entre chrétiens, la vocation de ce monastère s’inscrit dans une démarche œcuménique que la célébration des deux liturgies inaugure et réalise par un « rapprochement des âmes » que formulait de ses vœux le père Beauduin. Un désir de rapprochement qui n’entre pas en dissonance avec l’identité bénédictine du monastère, bien au contraire.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 22 Octobre 2017 à 06:38 | Permalien

Le Starets Serge: La maîtrise de soi et la paix
Il faut, enseigne le Starets, veiller à être toujours alerte, dans un état de dynamisme, ce que Saint Paul appelle « le zèle ». Il faut exclure toute passivité, ne pas se laisser aller, mais prendre sa vie en mains ; ne pas se laisser guider par ses sensations, son imagination, ses impressions, mais être en tout et toujours maître de soi.

C’est la vérité que les Pères appellent « la tempérance » en son sens le plus large.

Nous avons reçu pour cela la force de grâce, que nous avons reçue dans les sacrements.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 20 Octobre 2017 à 18:18 | -1 commentaire | Permalien

LE VOILE DE LA PROTECTION
Prêtre Vladimir ZELINSKY

« Sous la protection de ta miséricorde nous nous réfugions », - chante la prière la plus ancienne adressée à la Mère de Dieu.

L’idée de sa protection, née presque avec le début du christianisme, « s’est revêtue » un jour d’un événement concret et mystique : au X ème siècle Marie est apparue à un « fou en Christ et à son disciple dans l’Eglise de St Sophie avec le voile en signe de la protection de la ville de en Constantinople contre le menace venue de la mer.

La protection, en russe, "pokrov", car cette fête célébrée le 14 octobre est particulièrement aimée en Russie, ne signifie pas seulement le souvenir d'un miracle qui s'est produit une fois, mais la sollicitation maternelle qui fait partie de la foi chrétienne. "Toute la nostalgie de l'humanité" souffrante qui n'a pas l'audace d'ouvrir son âme devant le Christ par crainte de Dieu, - dit un philosophe russe G.Fedotov, - se verse librement et avec amour sur la Mère de Dieu." Parmi les images les plus aimées de Marie est celle de la Mère qui protège, qui nous accompagne et nous sauve d'un danger, celui qui peut nous attendre dans cette vie, mais surtout celui qui menace notre salut éternel.

Marie est solidaire avec toute la famille humaine, elle n'est pas "déesse", elle prie comme nous prions devant son Fils et son Père Céleste, mais elle sollicite aussi pour tous les hommes. Et sa prière, portée par l'Esprit Saint, nous fait découvrir l'aspect maternel du Dieu même.
Rédigé par Prêtre Vladimir Zelinsky le 15 Octobre 2017 à 10:52 | 0 commentaire | Permalien

Saint Silouane l'Athonite (1866 - 1938)
Syméon Ivanovitch Antonov était un robuste charpentier d'un village de Russie centrale. D'une vigueur peu commune, il était affligé d'un caractère violent et querelleur.

A 26 ans, tout change! Le paysan rustique et sensuel entend la voix de la Mère de Dieu qui l'appelle à revenir à lui-même. Il se met en route pour l'Athos. Celui qui est devenu frère Silouane connaît tout d'abord une grande joie : celle de qui a trouvé sa place sur terre. Mais cette euphorie des premiers jours ne dure pas.

Silouane va connaître, au monastère, des tentations alternées d'orgueil et de désespoir : désespoir de constater que l'orgueil lui colle à la peau et qu'il ne peut s'en défaire. L'épreuve est si longue et si dure qu'il en arrive à se croire condamné, damné même.

C'est alors que le Christ lui apparaît et lui dit :" Tiens ton âme en enfer et ne désespère pas. " Silouane a compris que si bas qu'il puisse descendre, Jésus est là. Il vivra désormais dans la douceur et la prière continuelle, priant pour le monde entier et semant la paix autour de lui, jusqu'à sa mort.
Rédigé par l'équipe rédaction le 24 Septembre 2017 à 14:06 | 1 commentaire | Permalien

Les reliques du saint Théophane le Reclus visiteront les paroisses orthodoxes en France
La fin de sa vie est marquée par la maladie. Il souffre de rhumatismes, de névralgies,d'arythmies cardiaques et il devient aveugle de l'œil droit en 1888. Il décède le 6 janvier 1894. Il sera canonisé en 1988 par l'Église russe.

Les reliques du saint Théophane le Reclus ainsi que l'icône de la Vierge Marie, qui appartenait au saint Théophane, séjourneront en France du 12 septembre au 2 octobre.

Programme du séjour en France des saintes reliques du monastère de Vycha /région de Ryazan, Russie/

Le 12 septembre arrivée en France des reliques de Saint Théophane le Reclus;

Du 12 au 16 septembre les reliques séjournent à l’église des Trois saints Docteurs (5 rue Pétel, 75015 Paris);
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Septembre 2017 à 15:46 | 6 commentaires | Permalien

Samedi le 14 octobre 2017 pèlerinage à Chartres
Avec la bénédiction de Monseigneur Nestor et après concertation avec le recteur de la cathédrale de Chartres une liturgie orthodoxe sera célébrée dans la crypte, lieu où se trouve une parcelle du voile de la Mère de Dieu.

Le car quitte l'église des Trois Saints Docteurs à 7 heures.

Contacts: prêtre Nicolas Nikichine ou Madame Inna Botcharova +33 (0)6 50 64 01 26 / +33 (0)6 20 34 95 46 nicolas.nikichine@gmail.com Prière de vous inscrire au plus tôt.

Informations détaillées sur le site PALOMNIK et l'affiche suite >>>>

Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 7 Septembre 2017 à 09:58 | 0 commentaire | Permalien

Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse: Homélie le jour de la fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie
« Dans ton enfantement tu as gardé la virginité, dans ta Dormition tu n’as pas quitté le monde, ô Mère de Dieu. Tu as rejoint la Source de vie, toi qui conçus le Dieu vivant et qui délivres nos âmes de la mort par tes prières ».

En cette journée, chers frères, chères sœurs, nous célébrons, comme le fait toute l’Eglise orthodoxe du Christ, la mémoire de la glorieuse Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie. Cette fête clôt, ne l’oublions pas, le cycle des douze fêtes Majeures et couronne l’année liturgique nous faisant évoquer tout ce que nous avons ressenti et vécu, ce à quoi nous avons aspiré tout au cours l’année ecclésiale qui s’achève. La fête est précédée par deux semaines de jeûne strict. La Dormition est commémorée dans les monastères les plus connus, les Laures, les cathédrales ainsi que dans les petites églises éloignées. De nombreuses cathédrales et églises sont, au sein de l’Eglise orthodoxe d’Orient ainsi qu’en Occident consacrées à la glorification de la vie éternelle de la Très Sainte Vierge.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 28 Août 2017 à 08:19 | 0 commentaire | Permalien

Homélie pour la fête de la Transfiguration
Frères, il nous arrive, à nous chrétiens, d’être interpellés par nos contemporains agnostiques ou ayant perdu la foi sur l’utilité et le caractère pratique du message du Christ.

Certains d’entre nous sommes en effet tentés d’intellectualiser un peu trop notre foi, ou encore de la socialiser à outrance, au détriment de la dimension proprement sotériologique. Je ne dis pas qu’il ne faille pas impliquer notre intellect lorsque nous scrutons la Parole du Christ. Au contraire, notre foi serait vaine si elle n’avait l’adhésion intégrale de notre raison. Ce que je veux dire, c’est que nous ne pouvons réduire le christianisme à une théologie abstraite, de même qu’il ne peut être considéré comme le signe d’une identité particulière.

La foi chrétienne est tout à fait concrète et, si j’ose dire, pragmatique. Ou plutôt, elle est essentielle, puisqu’elle nous touche au plus profond de notre nature, elle transfigure notre être tout entier. Aujourd’hui, lorsque nous célébrons la Transfiguration de Jésus-Christ, c’est le moment de nous en rappeler.

"La Transfiguration" : une icône de mère Marie (Skobtsov)
Rédigé par Parlons d'orthodoxie le 19 Août 2017 à 08:18 | 0 commentaire | Permalien

L’enfance de Jésus
Les Evangiles canoniques n’en disent pas grand-chose et les apocryphes, abondants sur le sujet, versent souvent dans le pur merveilleux.

Pauvre parmi les pauvres d’Israël

Joseph, son père « adoptif », n’a rien d’un grand seigneur. Il est charpentier, ou tout simplement ouvrier du bâtiment, selon la manière dont on traduit le grec tektôn (Mt 13, 55). Lors de la présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa naissance, ainsi que le prescrit la loi juive de l’époque, Joseph et Marie offrent le sacrifice des pauvres (Lc 2, 24), « un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes ». La famille de Jésus est donc comptée parme les pauvres d’Israël.

Cette condition modeste a peut-être gênée une partie des premiers croyants. D’ailleurs, la critique antichrétienne en a aussi longtemps fait un argument contre la divinité de Jésus. « Il n’y a rien là qui fasse pressentir le royaume de Dieu », se moque le Romain Celse (II siècle) dans son fameux discours « Contre les chrétiens ».
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 12 Août 2017 à 09:16 | 2 commentaires | Permalien

Père Serge Boulgakov :  LES PORTES DE LA PENITENCE
" Ouvre-moi les portes de la pénitence, ô Source de vie ! "

Une volonté consciente

À cette époque, l’Église prie pour l’ouverture des portes de la repentance. Quelles sont ces portes ? Où sont-elles ? Combien de fois nous nous plaignons et nous déplorons que nous ne connaissions pas le repentir, que nous ne savions pas comment se repentir ! Notre cœur reste vide et froid, même quand nous cherchons le repentir ; notre conscience continue à sommeiller.

Néanmoins, nous savons qu’il n’y a pas de salut sans repentir : sans le repentir, on ne peut pas s’approcher du Royaume de Dieu et la foi vivante demeure impossible. Le repentir est le sel qui donne à la nourriture toute sa saveur. Comment pouvons-nous connaître sa puissance ?

Photo, Crimée 1920

Le repentir commence en nous par une volonté consciente de voir et de reconnaître notre péché : " Car je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi " – l’âme témoigne contre elle-même dans le cri de repentance du psalmiste (Ps 50, 3).
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 2 Août 2017 à 09:13 | 19 commentaires | Permalien

Père Andrew Phillips - Panorthodoxe ou non-orthodoxe?
Même dans l'Église orthodoxe russe, nous entendons parfois parler des organisations, des assemblées, des conférences, des réunions, même des «liturgies panorthodoxes», «panorthodoxes». mais qu'est ce que ça veut dire?

Chaque liturgie est «panorthodoxe», dans la mesure où tous les orthodoxes sont invités à participer, en effet, le monde entier est invité à prier. Malheureusement, l'expression «panorthodoxe» signifie vraiment «seulement pour des orthodoxes choisis».

En fait, cela signifie «pour les nouveaux calendaristes seulement» (excluant ainsi 85% des orthodoxes) et pour les œcuménistes, les modernistes, les francs-maçons et les intellectuels libéraux (excluant ainsi 99,9% du reste). Comment cette distorsion de sens a-t-elle eu lieu?

Ce mot déformé vient de deux visions opposées de l'unité de l'Église, en particulier dans la Diaspora. La première vision de l'unité, celle «panorthodoxe», repose sur un nivellement vers le plus bas dénominateur commun, en fait, sur la protestantisation et la sécularisation.

L'autre vision de l'unité, l'orthodoxe, est basée sur une aspiration vers le plus haut dénominateur commun, en fait, elle est ascétique et conduit à la sainteté.
Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 27 Juillet 2017 à 11:29 | 4 commentaires | Permalien

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